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	<title>Archives des sécurité internationale &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des sécurité internationale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Attaques du 25 avril : le Conseil de sécurité condamne les actes « lâches » avec fermeté  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne avec fermeté les attaques terroristes du 25 avril et du 6 mai au Mali, exprime sa solidarité avec les victimes et appelle à une coopération internationale renforcée contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué officiel, le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné avec la plus grande «&nbsp;fermeté&nbsp;» les attaques terroristes survenues au Mali le 25 avril 2026 ainsi que le 6 mai. Ces actes qualifiés d’odieuses et lâches ont provoqué des pertes en vies humaines ainsi que de nombreux blessés, suscitant une vive inquiétude quant à la stabilité nationale et régionale.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde sympathie aux familles endeuillées. Ils ont adressé leurs condoléances au peuple ainsi qu’aux autorités du Mali, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Ce message traduit la solidarité internationale face à la douleur des victimes et rappelle l’importance de l’accompagnement moral dans un contexte marqué par l’insécurité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solidarité mondiale envers les victimes maliennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué rappelle que le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations, constitue l’une des menaces les plus graves à la paix ainsi qu’à la sécurité internationale. Les attaques au Mali s’inscrivent dans une dynamique mondiale qui affecte de nombreux pays. La communauté internationale est ainsi appelée à rester vigilante, unie et déterminée pour contrer ce fléau.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également souligné la nécessité de tenir pour responsables les auteurs, organisateurs, financiers ainsi que les commanditaires de ces actes. La justice doit être saisie afin que ces crimes ne restent pas impunis. Cette exigence reflète la volonté de renforcer l’État de droit tout en dissuadant toute tentative future de déstabilisation par la violence armée.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité judiciaire contre les auteurs terroristes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte appelle tous les États à coopérer activement avec les autorités du Mali ainsi que les autres instances compétentes. Cette coopération doit se faire dans le respect du droit international ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. L’objectif est de renforcer les capacités de riposte tout en assurant une coordination efficace pour neutraliser les réseaux terroristes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est réaffirmé que tout acte de terrorisme est criminel ainsi qu’injustifiable, quelles que soient ses motivations, son lieu, sa date ou ses auteurs. Cette position ferme vise à ôter toute légitimité aux discours qui tentent de justifier la violence. Elle rappelle que le terrorisme constitue une violation grave des principes universels de coexistence pacifique ainsi que du respect de la dignité humaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Affirmation du caractère criminel du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué insiste sur le fait que la lutte contre le terrorisme doit se faire dans le respect de la Charte des Nations Unies ainsi que des obligations internationales. Les membres rappellent l’importance du droit international des droits de l’homme, du droit des réfugiés ainsi que du droit humanitaire. Cette précision souligne que la lutte doit rester conforme aux normes juridiques universelles.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des populations civiles est mise en avant. Les attaques du 25 avril ainsi que du 6 mai ont montré la vulnérabilité des habitants face aux violences. La communauté internationale insiste sur la nécessité de préserver les vies humaines tout en garantissant un environnement sécurisé, en particulier pour les familles directement touchées par ces événements tragiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Protection des civils face aux violences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué traduit aussi la volonté de maintenir une position unie face aux menaces terroristes. En rappelant la gravité des attaques au Mali, les membres soulignent que la lutte contre le terrorisme nécessite une mobilisation collective. Cette unité est essentielle pour renforcer la résilience des États tout en évitant que les groupes armés ne profitent des divisions internationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le texte adresse un message de solidarité au Mali ainsi que réaffirme la vigilance de la communauté internationale. Les attaques terroristes du 25 avril ainsi que du 6 mai rappellent que la menace reste active. Les membres appellent à une coopération renforcée ainsi qu’à une détermination commune pour combattre ce fléau, dans le respect du droit ainsi que des valeurs universelles de paix et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Repenser la paix dans un monde en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mikaïlou Cissé analyse la guerre contemporaine, ses mutations stratégiques et la confusion entre guerre et terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette réflexion dense,&nbsp;<strong>Mikaïlou Cissé</strong>, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une lecture critique de la guerre contemporaine. Au-delà du simple affrontement militaire, il analyse ses effets systémiques sur les sociétés, ses mutations stratégiques et la confusion croissante entre guerre et terrorisme dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre est avant tout une perturbation majeure de l’ordre social à grande échelle. Au-dessous d’un certain seuil d’intensité et d’extension, elle se réduit à un conflit localisé ou à une opération militaire ponctuelle. Elle provoque une reconfiguration profonde des organisations sociales, touchant la production socio-économique, la démographie et les mécanismes institutionnels de préservation de la vie humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-phenomene-total-aux-effets-systemiques"><strong>Un phénomène total aux effets systémiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Phénomène total, la guerre mobilise les États sur la scène internationale, tout en se déployant à l’intérieur des frontières ou dans des espaces transfrontaliers. Elle restructure les priorités collectives : certains secteurs économiques s’intensifient, d’autres s’effondrent durablement. La natalité chute, tandis que la mortalité explose dans un contexte de violence qui nie la vie humaine sous divers aspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de se limiter au militaire, l’état de guerre devient une catégorie politique qui façonne les représentations et les pratiques sociales à travers les médias et les stratégies communicationnelles. Les États mènent ainsi une lutte simultanée pour l’exclusivité de la violence, dans laquelle la conquête, la production et le contrôle de l’énergie constituent des enjeux centraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-comme-construction-politique-et-mediatique"><strong>La guerre comme construction politique et médiatique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La qualification de «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» dépend largement des discours publics, qui en amplifient la portée dans la conscience collective afin d’en faire accepter ou rejeter les principes et objectifs. Elle oppose des systèmes politiques dans un espace médiatico-politique de gouvernance, où les intérêts sont à la fois interdépendants et contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique s’étend aux domaines économiques, énergétiques et stratégiques, donnant à certains conflits une dimension globale, comme au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La «&nbsp;<em>guerre contre le terrorisme</em>&nbsp;» illustre cette mutation profonde. Elle oppose les États à des entités étatiques ou non étatiques, structurées et engagées dans la contestation de l’ordre politique et militaire. Ces conflits bouleversent la vie sociale à toutes les échelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les civils, pourtant protégés en théorie par les conventions internationales, en sont les premières victimes. Des régions comme le Liban, la Cisjordanie ou la bande de Gaza témoignent de bouleversements démographiques profonds, liés à des logiques de guerre prolongée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ambiguites-et-instrumentalisation-du-terrorisme"><strong>Ambiguïtés et instrumentalisation du terrorisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, les méthodes terroristes ne sont pas l’apanage des groupes non étatiques. Certains États y recourent également, tout en disqualifiant leurs adversaires sous cette même étiquette. Cette ambiguïté est particulièrement visible au Moyen-Orient, où la communauté internationale demeure souvent silencieuse face aux déplacements forcés de populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique sahélienne, en pleine recomposition, ces dynamiques prennent la forme de criminalité organisée, de prédation économique et de rivalités géopolitiques imbriquées à des conflits locaux. Les zones riches en ressources deviennent ainsi des foyers de confrontation, exacerbant l’instabilité et fragilisant les sociétés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-frontiere-incertaine-entre-guerre-et-terrorisme"><strong>La frontière incertaine entre guerre et terrorisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette extension de la guerre aux domaines vitaux pose une question centrale : où se situe la frontière entre guerre et terrorisme ? Toute action perturbant durablement la vie sociale et instaurant un climat de terreur relève d’une logique terroriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critères incluent notamment l’usage intentionnel de la violence contre des civils, les attaques contre les institutions étatiques et la volonté de produire un effet psychologique de peur collective au service d’objectifs politiques. Ces éléments devraient constituer le socle de toute qualification juridique du terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-repenser-la-paix-comme-exigence-universelle"><strong>Repenser la paix comme exigence universelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, repenser la paix et la guerre sur des principes universels contraignants apparaît comme une exigence humaine et morale. La paix ne saurait se réduire à l’absence de guerre, mais doit être conçue comme une régulation juste des relations humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute violence dirigée contre les civils disqualifie son auteur comme acteur de paix, quel que soit son statut. Elle lui retire toute légitimité politique et l’inscrit dans le registre de la criminalité absolue : le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guerre contemporaine : la fin des certitudes stratégiques</title>
		<link>https://saheltribune.com/guerre-contemporaine-la-fin-des-certitudes-strategiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 14:10:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse approfondie des mutations de la guerre contemporaine, où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une analyse dense et critique, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, interroge les mutations profondes de la guerre contemporaine. Entre brouillage de la notion de victoire, montée des rivalités géopolitiques et imbrication des enjeux militaires, économiques et médiatiques, il décrypte un nouvel ordre conflictuel où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre constitue avant tout un affrontement de stratégies, de moyens et de volontés orientés vers l’atteinte d’objectifs déterminés. Elle se conçoit dans la réflexion stratégique, mais se décide et se précise dans la réalité concrète du champ de bataille. La victoire se mesure alors à la réalisation des objectifs initiaux et à la capacité d’un acteur politique ou militaire d’imposer sa volonté à l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-dilution-contemporaine-de-la-notion-de-victoire"><strong>La dilution contemporaine de la notion de victoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans la dynamique des conflits contemporains, la notion de victoire tend parfois à perdre sa clarté. Elle se transforme en une quête indéterminée où les objectifs évoluent au fil du conflit, entraînant sa prolongation et fragilisant les principes du droit international censés encadrer la conduite de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les valeurs proclamées par le monde dit « <em>civilisé</em> » apparaissent souvent en tension avec les pratiques effectives des puissances qui se présentent comme les garantes de l’ordre international. Les moyens technologiques et militaires mobilisés dans les conflits contemporains mettent ainsi en lumière les contradictions entre les discours fondés sur la défense des droits humains et les impératifs stratégiques liés à la sécurité et à la puissance économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-et-la-structuration-des-rapports-de-force"><strong>Les grandes puissances et la structuration des rapports de force</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité d’une entité politique repose pourtant sur la solidité de ses institutions, sa capacité à maintenir la paix intérieure et l’existence d’une force militaire organisée placée sous l’autorité d’un commandement légitime reconnu à la fois par le pouvoir politique et par la population. Lorsque ces conditions s’affaiblissent, la structure de l’État se fragilise et la souveraineté devient vulnérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ordre international actuel, certaines puissances structurent les rapports de force en s’appuyant sur des capacités économiques, technologiques et militaires considérables. Les États-Unis disposent par exemple d’un complexe militaro-industriel et énergétique capable d’influencer les équilibres stratégiques mondiaux. Cette puissance se déploie notamment à travers un vaste réseau d’alliances en Europe et au Moyen-Orient, régions devenues des espaces majeurs de rivalités géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-determinant-des-dynamiques-politiques"><strong>Le rôle déterminant des dynamiques politiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces zones sensibles, les domaines aérien, maritime et informationnel constituent désormais des théâtres de compétition stratégique. Les puissances y déploient simultanément des démonstrations de force militaire, des stratégies d’influence politique et des politiques de contrôle des ressources énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines situations de crise, la disparition ou l’affaiblissement d’une figure politique peut transformer profondément la dynamique du conflit. Un tel événement modifie les rapports de force et impose de nouvelles contraintes stratégiques, y compris aux grandes puissances. L’enlèvement au Venezuela du président Nicolas Maduro en est une illustration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-imprevisibilite-des-conflits-contemporains"><strong>L’imprévisibilité des conflits contemporains</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution des affrontements internationaux déjoue ainsi fréquemment les prévisions initiales. La réaffirmation d’une autorité politique ou la mobilisation d’une population peuvent neutraliser les effets attendus d’une supériorité militaire. L’issue d’un conflit dépend alors autant de la cohérence du projet politique que de la puissance matérielle engagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la guerre contemporaine affecte directement les populations civiles. Des actions violentes visent parfois les infrastructures essentielles à la vie sociale, tandis que les victimes ne sont évoquées que sous forme de statistiques illustrant l’ampleur du désastre. La violence ne se limite plus à la destruction matérielle : elle cherche également à nier l’existence politique de l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-inscrite-dans-l-economie-mondiale"><strong>Une guerre inscrite dans l’économie mondiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confrontation militaire s’inscrit également dans un système plus large où décisions politiques, institutions militaires et intérêts énergétiques participent à la structuration de l’économie mondiale. Dans certaines régions stratégiques, notamment au Moyen-Orient, les rivalités autour des ressources et des routes commerciales alimentent les tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contemporaine révèle également une transformation profonde de la puissance militaire. Sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace, les systèmes d’armes disposent de capacités de projection et de destruction sans précédent. Les industries d’armement se trouvent ainsi engagées dans une compétition technologique où l’innovation devient un facteur décisif de la puissance des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-et-les-couts-de-la-domination-militaire"><strong>Les limites et les coûts de la domination militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique soulève toutefois une question politique majeure : les États peuvent-ils assumer les conséquences humaines, démographiques et écologiques de ces stratégies de domination militaire ? Les dispositifs de défense, longtemps perçus comme les garants de la sécurité nationale, révèlent désormais leurs limites face aux vulnérabilités technologiques et systémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la maîtrise de l’énergie apparaît comme l’un des fondements essentiels de la guerre contemporaine. Les technologies militaires modernes reposent en effet sur une capacité croissante à mobiliser et à concentrer l’énergie au service de la domination politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’imbrication entre industrie de défense, pouvoir politique et espace médiatique transforme profondément la nature des conflits. Les enjeux économiques, stratégiques et militaires s’entrelacent dans la construction de la politique et dans la lutte pour l’influence internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-affaiblissement-du-droit-international"><strong>L’affaiblissement du droit international</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conventions internationales elles-mêmes se trouvent fragilisées lorsque des bombardements massifs visent les espaces urbains ou paralysent les institutions sociales, remettant en cause la possibilité d’une régulation juridique effective de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la confrontation militaire devient également une lutte pour la légitimité politique. Sur les plans diplomatique et médiatique, chaque acteur cherche à délégitimer l’autre en l’accusant d’hégémonie ou d’impérialisme, accusations qui renvoient souvent à une même logique historique : la recherche du monopole de la décision et de la violence légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-commerce-mondial-comme-champ-de-bataille"><strong>Le commerce mondial comme champ de bataille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la perturbation du commerce mondial constitue l’une des manifestations les plus visibles de ces rivalités. Les chaînes logistiques, les flux énergétiques et les circuits financiers deviennent eux-mêmes des instruments de pression stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la guerre contemporaine ne se réduit plus à l’affrontement militaire direct. Elle s’inscrit dans un conflit multidimensionnel où se mêlent rivalités géopolitiques, compétition technologique, stratégies économiques et luttes d’influence médiatique pour le contrôle de l’ordre international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune ] Le terrorisme : histoire, ambiguïtés et usages politiques d’un concept controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:45:24 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la Généalogie du terrorisme à travers une analyse historique et philosophique des enjeux politiques contemporains.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette réflexion approfondie, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, analyse la notion de terrorisme en revenant sur son évolution historique, ses ambiguïtés juridiques et ses usages politiques. À travers une approche à la fois philosophique et géopolitique, l’auteur montre que le terrorisme ne peut être compris uniquement comme une forme de violence, mais aussi comme une catégorie de qualification dont le sens dépend des contextes historiques, des rapports de pouvoir et des enjeux des relations internationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme « <em>terrorisme</em> » occupe aujourd’hui une place centrale dans les discours politiques, médiatiques et militaires contemporains. Pourtant, derrière son apparente évidence morale, il dissimule une notion historiquement évolutive, juridiquement contestée et politiquement instrumentalisée. Comprendre le terrorisme exige donc de dépasser les usages immédiats du mot pour en retracer la généalogie, en interroger la portée conceptuelle et en examiner les implications géopolitiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-origine-revolutionnaire-du-concept"><strong>L’origine révolutionnaire du concept</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, il révèle que le terrorisme n’est pas seulement un phénomène de violence, mais aussi une catégorie de qualification politique dont la signification dépend des contextes historiques et des rapports de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, le terme apparaît dans un contexte inattendu au regard de son usage actuel. Son origine remonte à la Révolution française, plus précisément à la période de la Terreur entre 1793 et 1794. À cette époque, la terreur est assumée comme un instrument politique par le pouvoir révolutionnaire afin de préserver la République face aux menaces intérieures et extérieures.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La violence n’est pas alors celle d’acteurs clandestins contre l’État, mais bien celle exercée par l’État lui-même pour défendre un ordre politique jugé légitime. Dans cette configuration originelle, le terrorisme n’est pas perçu comme une criminalité marginale, mais comme une technique de gouvernement fondée sur l’intimidation et la peur. Cette généalogie historique rappelle que la notion de terrorisme ne naît pas dans la périphérie du pouvoir, mais au cœur même de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transformation-du-sens-au-xixe-siecle"><strong>La transformation du sens au XIXe siècle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du XIXe siècle, le sens du terme connaît cependant une transformation progressive. Avec l’émergence de mouvements anarchistes, révolutionnaires et nationalistes, le terrorisme en vient à désigner des actions violentes dirigées contre les institutions étatiques ou contre les représentants du pouvoir. Les attentats anarchistes, les actions de groupes révolutionnaires ou certaines luttes de libération nationale contribuent à modifier la perception du phénomène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouveau contexte, la violence terroriste est associée à des acteurs non étatiques cherchant à déstabiliser l’ordre politique établi. Cette mutation sémantique révèle déjà une tension fondamentale : la qualification de terrorisme dépend largement de la position de celui qui l’énonce. Pour les gouvernements, ces actes apparaissent comme des formes de criminalité politique menaçant l’ordre public. Pour leurs auteurs, ils peuvent être présentés comme des moyens de résistance ou de lutte contre l’oppression. La notion devient ainsi intrinsèquement polémique, oscillant entre condamnation morale et justification politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-absence-de-definition-universelle-dans-les-relations-internationales"><strong>L’absence de définition universelle dans les relations internationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque contemporaine, cette ambiguïté s’accentue encore avec la mondialisation des conflits et l’émergence de réseaux transnationaux de violence politique. Malgré l’usage massif du terme dans les relations internationales, aucune définition universelle et consensuelle du terrorisme n’existe. Les organisations internationales ont tenté d’en préciser les contours, mais les divergences politiques entre États rendent difficile l’adoption d’une définition unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’Organisation des Nations unies privilégie une approche pragmatique. La résolution 1566 adoptée en 2004 décrit le terrorisme comme des actes criminels dirigés contre des civils, commis dans l’intention de provoquer un état de terreur au sein d’une population ou de contraindre un gouvernement à agir d’une certaine manière. Cette formulation met l’accent sur deux critères essentiels : l’intention de produire un effet psychologique de peur collective et l’usage de la violence contre des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tentative de clarification vise à établir une base juridique permettant la coopération internationale contre les réseaux violents transnationaux. Toutefois, elle laisse subsister une difficulté majeure. En pratique, la plupart des définitions internationales s’appliquent principalement aux acteurs non étatiques, tandis que les violences commises par les États sont généralement inscrites dans le cadre du droit international humanitaire. Cette distinction contribue à maintenir une zone d’ombre conceptuelle autour de ce que certains qualifient de «<em> terrorisme d’État</em> », notion qui demeure politiquement sensible dans les relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-terrorisme-comme-categorie-strategique-dans-les-relations-internationales"><strong>Le terrorisme comme catégorie stratégique dans les relations internationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pratiques géopolitiques contemporaines, le terme « <em>terrorisme</em> » fonctionne ainsi souvent comme une catégorie stratégique. Les gouvernements l’utilisent pour délégitimer leurs adversaires et justifier diverses politiques sécuritaires ou interventions militaires. Cette dynamique s’est particulièrement intensifiée au début du XXIe siècle à la suite des attentats du 11 septembre 2001.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proclamation d’une « <em>guerre mondiale contre le terrorisme</em> » a contribué à universaliser cette catégorie dans les discours politiques et à renforcer les dispositifs juridiques et sécuritaires dans de nombreux États. Les législations antiterroristes se sont multipliées, élargissant les pouvoirs des autorités publiques en matière de surveillance, de répression et de contrôle des populations et des États. Parallèlement, certaines puissances ont établi des classifications d’« <em>États parrains du terrorisme</em> », catégories souvent influencées par des considérations stratégiques et politiques autant que juridiques et humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-qualification-profondement-politique-de-la-violence"><strong>Une qualification profondément politique de la violence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution révèle le caractère profondément politique de la notion. Loin d’être une simple description objective d’actes violents, le terrorisme fonctionne également comme un instrument de qualification normative. Nommer un acteur « <em>terroriste</em> » revient à lui retirer toute légitimité politique et à inscrire son action dans le registre de la criminalité absolue. Cette dimension performative du langage explique la force symbolique du terme dans les relations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle explique aussi les débats persistants autour de son usage, car la qualification de terrorisme peut dépendre autant des rapports de puissance que de critères juridiques ou moraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation renvoie plus largement à la question de la qualification de la violence politique. Toute violence ne se réduit pas à sa matérialité : elle est toujours interprétée et catégorisée dans des cadres normatifs et discursifs. Une même action peut être décrite comme un acte de guerre, une insurrection, une résistance ou un terrorisme selon le point de vue adopté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pluralité d’interprétations montre que la notion de terrorisme appartient autant au domaine du langage politique qu’à celui du juridique ou du stratégique. Elle illustre également la difficulté de distinguer clairement entre violence illégitime et violence politiquement justifiée dans les situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-definition-plus-objective-du-phenomene"><strong>Vers une définition plus objective du phénomène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, recentrer la définition du terrorisme sur des critères relativement objectifs afin de limiter les manipulations politiques semble nécessaire. Ces critères incluent l’usage intentionnel de la violence, la cible constituée de civils, la volonté de produire un effet psychologique de peur collective et la poursuite d’objectifs politiques. Une telle approche permettrait de dissocier la qualification du terrorisme de l’identité des acteurs et de la fonder plutôt sur la nature des actes commis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le terrorisme apparaît comme une notion à la fois indispensable et fragile dans la compréhension des conflits contemporains. Indispensable, parce qu’elle permet de désigner certaines formes de violence politique visant délibérément les populations civiles et les États souverains. Fragile, parce que son usage reste profondément dépendant des contextes politiques et des rapports militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les débats publics, parler du terrorisme implique donc de préciser les critères employés, de distinguer les faits de leur qualification normative et de replacer les événements dans leur contexte historique et politique. À défaut de cet effort de clarification, le terme risque de perdre sa valeur sémantique pour devenir une simple arme rhétorique dans les conflits du monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le monde au bord du précipice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 20:59:59 +0000</pubDate>
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<p>Les tensions États-Unis-Iran relancent le débat sur les guerres et l'avenir de l'ordre mondial en période de crise.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte d’escalade militaire impliquant les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, la stratégie internationale attribuée à Donald Trump ravive le spectre d’un monde régi par la force plutôt que par le droit. Une situation qui relance le débat sur la place des peuples dans les décisions de guerre et sur l’avenir de l’ordre mondial.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde vacille, et l’époque semble redécouvrir ses vieux démons. Sous l’ombre portée de Donald Trump, les États‑Unis paraissent renouer avec une vision brutale des relations internationales : celle d’un ordre régi non plus par le droit, mais par la force. Une sorte de retour à l’« <em>état de nature</em> » décrit par le philosophe Thomas Hobbes, où la sécurité n’est jamais garantie et où la méfiance devient la règle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-de-36-000-morts-civils-dans-quatorze-guerres-rien-en-2024"><strong>Plus de 36 000 morts civils dans quatorze guerres rien en 2024</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La frappe coordonnée menée le 28 février 2026 par Washington et Israël contre des cibles en Iran — notamment à Téhéran et dans plusieurs centres stratégiques — marque un seuil supplémentaire dans l’escalade. L’opération, mêlant missiles de croisière et saturation aérienne, a été suivie de représailles iraniennes visant des installations militaires américaines et israéliennes dans la région. En quelques heures, la mécanique de dissuasion s’est transformée en spirale d’action-réaction. La logique est de frapper pour prévenir, riposter pour dissuader, escalader pour ne pas perdre la face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce basculement vers une conflictualité permanente se déroule dans un silence quasi-assourdissant des institutions censées préserver l’équilibre mondial. Les organisations internationales, héritières de l’ordre d’après-guerre, semblent paralysées. Comme si les règles construites sur les ruines de 1945 n’étaient plus que des vestiges juridiques face au retour des rapports de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, derrière les démonstrations militaires et les discours martiaux, ce sont rarement les peuples qui décident des guerres, mais presque toujours eux qui les subissent. Une étude publiée en 2024 par Handicap International recensait tortures, violences sexuelles, déplacements forcés ou prises d’otages comme réalités ordinaires des civils dans les conflits contemporains. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies a comptabilisé plus de 36 000 morts civils dans quatorze guerres rien qu’en 2024. Les chiffres changent et font froid dans le dos, mais la logique reste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comment-empecher-les-gouvernants-de-nuire"><strong>« Comment empêcher les gouvernants de nuire ? »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la pensée de Karl Popper retrouve une brûlante actualité. Pour le philosophe, la démocratie ne se définit pas par la promesse abstraite du bonheur collectif — illusion dangereuse — mais par la capacité des citoyens à renverser pacifiquement leurs dirigeants. Là où ce mécanisme disparaît, commence la tyrannie. Autrement dit, la véritable question politique n’est pas « <em>qui doit gouverner ?</em> », mais « <em>comment empêcher les gouvernants de nuire ? </em>». Cette question doit se poser avec acuité dans le monde actuel. L’on ne devrait plus se préoccuper de la personnalité dirigeante, mais plutôt s’assurer du maintien des libertés, du protectionnisme de l’Etat afin que les citoyens disposent permanemment du droit de dire «&nbsp;<em>non</em>&nbsp;», sans déstabiliser l’ordre politique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper insistait sur un point décisif : ceux qui prennent les décisions ne sont presque jamais ceux qui en paient le prix. Si les citoyens étaient réellement associés aux choix majeurs — guerres, sanctions, politiques hostiles — ils hésiteraient davantage à enclencher des processus dont ils seraient les premières victimes. La distance entre décideurs et populations constitue ainsi l’un des moteurs invisibles des conflits modernes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanite-est-elle-condamnee-a-repeter-l-histoire"><strong>L’humanité est-elle condamnée à répéter l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre intuition poppérienne, tout aussi actuelle, c’est la dénonciation des récits simplistes et complotistes. Quand les sociétés refusent d’analyser rationnellement leurs problèmes, elles cherchent des coupables plutôt que des causes. La théorie du complot devient alors une arme politique commode. Elle soude un camp, désigne un ennemi et dispense de toute autocritique. Dans un monde saturé d’informations instantanées, cette tentation n’a jamais été aussi forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’escalade entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran n’est donc pas seulement un épisode géopolitique de plus. Elle est le symptôme d’un dérèglement plus profond. L’érosion progressive des garde-fous rationnels qui limitaient autrefois la violence internationale. Quand la diplomatie recule, l’imaginaire guerrier avance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, simple et vertigineuse : l’humanité est-elle condamnée à répéter l’histoire, ou saura-t-elle enfin apprendre d’elle ? Car si le XXe siècle a démontré la capacité des hommes à détruire le monde, le XXIe teste désormais leur volonté — ou leur incapacité — à l’empêcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Groenland : L&#8217;humeur prédatrice de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:20:05 +0000</pubDate>
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<p>La tentative d'annexion du Groenland par Trump soulève des questions cruciales sur le néocolonialisme et la souveraineté nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans cette tribune, Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l’étranger accrédité par le ministère grec des affaires étrangères et membre de l’Association des correspondants de presse à l’étranger de Grèce, analyse la tentative de Donald Trump de s’approprier le Groenland. Une démarche qu’il qualifie de néocoloniale, révélatrice d’un rapport de force brutal et d’une remise en cause inquiétante des principes de souveraineté et du droit international.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tentative du président américain Donald Trump de «<em>s&#8217;emparer</em>» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d&rsquo;un «<em>shérif</em>» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l&rsquo;histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «<em>Le Groenland n&rsquo;est pas à vendre</em>» et «<em>Le Groenland appartient aux Groenlandais</em>», soulignant ainsi la volonté d&rsquo;autodétermination. Parallèlement, les sondages montrent qu&rsquo;environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d&rsquo;un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d&rsquo;«<em>irrespectueuses</em>» et a appelé à la fin des menaces et des discours d&rsquo;annexion «<em>entre amis</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-groenland-la-plus-grande-ile-de-notre-planete"><strong>Le Groenland, la plus grande île de notre planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s&rsquo;exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : « <em>Nous traversons une période sombre</em>» et a précisé que «<em>le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d&rsquo;occuper le Groenland par la force militaire et l&rsquo;annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l&rsquo;OTAN qui s&rsquo;opposaient à son projet d&rsquo;acquisition de l&rsquo;île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n&rsquo;ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la «<em>fracture</em>» au sein de l&rsquo;axe euro-atlantique s&rsquo;est approfondie, mettant à l&rsquo;épreuve la cohésion du monde occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2&nbsp;166&nbsp;086 kilomètres carrés. L&rsquo;Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l&rsquo;OTAN et allié des États-Unis depuis 1721.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-organisation-historique-et-geographique-du-groenland"><strong>L’organisation historique et géographique du Groenland</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland était une colonie danoise jusqu&rsquo;en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s&rsquo;est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d&rsquo;exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité de la population, qui s&rsquo;élève à environ 56 000 personnes, est composée d&rsquo;Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d&rsquo;origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l&rsquo;Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l&rsquo;océan Atlantique et l&rsquo;Islande, à l&rsquo;est la mer du Groenland, au nord l&rsquo;océan Arctique et à l&rsquo;ouest la baie de Baffin et le Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-pas-riche-au-sens-conventionnel-du-terme"><strong>Un pays, pas riche au sens conventionnel du terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La majeure partie de l&rsquo;île, soit environ 80 % de sa superficie (1&nbsp;700&nbsp;000 km²), est recouverte d&rsquo;une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s&rsquo;agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d&rsquo;îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le «<em>soleil de minuit</em>», une lumière continue, tandis qu&rsquo;en hiver, elle subit la «<em>nuit polaire</em>», une obscurité permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l&rsquo;ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;économie de l&rsquo;île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland n&rsquo;est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour «<em>survivre</em>», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d&rsquo;euros du Danemark, soit environ 9&nbsp;000 euros par habitant. C&rsquo;est aussi pourquoi nombre d&rsquo;habitants de l&rsquo;île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-inacceptable-que-regne-la-loi-du-plus-fort-dans-notre-monde"><strong>Il est inacceptable que règne la loi du plus fort dans notre monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland possède également des gisements d&rsquo;or, d&rsquo;uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d&rsquo;importants gisements de terres rares. D&rsquo;après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «<em>matières premières critiques</em>» sont présents sur l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d&rsquo;une valeur stratégique qui garantit l&rsquo;accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l&rsquo;Atlantique Nord et de l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l&rsquo;une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d&rsquo;alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système NORAD pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l&rsquo;avenir de l&rsquo;île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s&#8217;empêcher de crier haut et fort&nbsp;: «<em>Trump, ne touchez pas au Groenland!</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
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		<title>Conseil de sécurité de l’ONU : L’AES affirme sa détermination face au terrorisme </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:49:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdourahamane Tiani]]></category>
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<p>L'AES au Conseil de sécurité de l’ONU : une voix unie du Burkina Faso, du Mali et du Niger contre le terrorisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, &nbsp;Issa Konfourou, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York, a porté la voix des trois pays lors de la réunion publique d’information du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la « Consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». La rencontre s’est tenue sous la présidence de Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, qui assume la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de novembre.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de l’AES ont rappelé que depuis plus de dix ans, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel sont confrontés à un terrorisme «&nbsp;<em>imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers</em>&nbsp;». Les populations civiles subissent assassinats, violences, déplacements forcés et privations d’accès aux services sociaux essentiels. Les écoles et les centres de santé sont régulièrement ciblés, tandis que les groupes armés, affaiblis par la résistance des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), se tournent désormais vers un «&nbsp;<em>terrorisme économique&nbsp;</em>» visant les infrastructures civiles et les axes de ravitaillement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général Assimi Goïta et le Général Abdourahamane Tiani ont décidé de créer la Confédération AES, le 6 juillet 2025. Cette alliance vise à mutualiser les efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces confédérales combattent ensemble, «&nbsp;<em>courageusement et sans relâche</em>&nbsp;», les organisations qualifiées de criminelles et obscurantistes. Un hommage particulier a été rendu aux soldats pour leur sacrifice quotidien dans la sécurisation des territoires et des populations. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-regionale-et-internationale-incontournable"><strong>Une lutte régionale et internationale incontournable</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES a insisté sur le fait que la lutte contre le terrorisme doit rester une entreprise régionale et internationale. Les trois États se disent ouverts à la coopération avec leurs voisins et partenaires, mais dans le respect strict de leur souveraineté et de leurs choix stratégiques. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La relance de la coopération régionale passe par une reconstruction de la confiance entre les États d’Afrique de l’Ouest et par une compréhension commune de la menace. Les représentants ont dénoncé les «&nbsp;<em>ingérences extérieures hostiles »&nbsp;</em>et les<em>&nbsp;« sanctions illégales et inhumaines</em>&nbsp;», plaidant pour une approche fondée sur le dialogue constructif et le partage de renseignements. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau international, l’AES a souligné le rôle crucial du Conseil de sécurité et des mécanismes onusiens. Toutefois, les résolutions et déclarations sont jugées insuffisantes face à la menace. Des réponses «&nbsp;<em>concrètes, rapides et adaptées&nbsp;</em>» sont nécessaires. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-humanitaire-et-financement-du-terrorisme"><strong>Humanitaire et financement du terrorisme</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a été cité comme exemple d’une expérience non concluante avec la MINUSMA, dont le mandat n’était pas jugé conforme aux besoins sécuritaires du pays. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération a également mis en avant l’importance de la coopération internationale pour lutter contre le financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons. Elle a appelé à une mobilisation accrue des ressources pour les populations victimes, réfugiés et déplacés internes. Le niveau actuel de l’aide humanitaire pour le Sahel, estimé à seulement 14 % des besoins, a été jugé très insuffisant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants ont dénoncé un «&nbsp;<em>terrorisme médiatique quotidien&nbsp;</em>» alimenté par une certaine presse accusée de relayer la propagande terroriste et de faire l’apologie de la violence. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un hommage a été rendu à toutes les victimes du terrorisme, civiles et militaires, sahéliennes et étrangères, avec une pensée particulière pour Mariam Cissé, récemment assassinée. La résilience des populations du Sahel a été saluée, et la détermination des États membres de l’AES à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent a été réaffirmée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
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		<title>Moscou — Le silence des pierres : Assimi Goïta rend hommage au Soldat inconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:59:51 +0000</pubDate>
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<p>Visite significative du Président malien à Moscou, un hommage aux morts du Sahel et à ceux des guerres passées.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avant les mots, il y a les gestes. Et certains parlent plus fort que des discours. En déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu à Moscou, le Président malien de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a rendu hommage aux morts de toutes les guerres — mais aussi, discrètement, à ceux du Sahel. Un acte de mémoire, de respect, mais surtout un signal silencieux de souveraineté partagée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des micros, sous les frondaisons disciplinées du Jardin Alexandre, à deux pas des murailles du Kremlin, le Président malien de la Transition, le général Assimi Goïta, a déposé ce 23 juin 2025, en début de matinée, une gerbe de fleurs au pied de la flamme éternelle. Un geste fort, sobre, dense. Et loin d’être anodin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la liturgie diplomatique russe, le dépôt de gerbe sur la tombe du Soldat inconnu est un rituel sacré. Lieu de mémoire, de respect, mais aussi de messages codés, cette tombe — qui n’en est pas une — incarne les anonymes de l’Histoire, les morts sans noms, ceux qui, en 1941, ont défendu Moscou au prix du sang. Y poser des fleurs, c’est, en silence, prendre rang dans le camp des nations qui n’oublient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Assimi Goïta, ce matin-là, n’avait rien d’un visiteur de circonstance. Vêtu d’un boubou blanc, visage grave, il s’est incliné devant la flamme éternelle. À ses côtés, son Directeur de cabinet, l’Ambassadeur du Mali en Russie, mais aussi deux figures militaires russes : le Vice-ministre de la Défense et le Commandant militaire de Moscou. En d’autres termes, la garde rapprochée du pouvoir dur, celle qui ne se déplace jamais sans message.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-mais-aussi-un-signal"><strong>Un hommage, mais aussi un signal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste du Président malien n’était pas que protocolaire. Il traduisait, dans le langage discret des chefs d’État, une convergence de récits historiques : celle d’un peuple qui résiste, et d’un autre qui comprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, à travers ce dépôt de gerbe, Bamako semble dire aussi : « <em>Nous aussi, nous connaissons le prix de la souveraineté. Nous aussi, nous enterrons des soldats sans nom. Nous aussi, nous tenons notre ligne. </em>» Dans un contexte régional secoué par des crises sécuritaires, cet hommage prend une dimension hautement symbolique — presque géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-du-respect-mutuel"><strong>Une diplomatie du respect mutuel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En choisissant de débuter sa visite par cette cérémonie de recueillement, Assimi Goïta a aussi voulu inscrire son séjour moscovite dans le registre du respect et de la mémoire partagée. À une époque où les alliances se nouent autant par les armes que par les symboles, l’image d’un Président malien aux portes du Kremlin, fleurs blanches et rouges en main, parlera autant aux chancelleries africaines qu’aux stratèges du ministère russe de la Défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la cérémonie, sobre et digne, le Chef de l’État malien a été escorté par ses hôtes jusqu’à sa résidence. Le silence des pierres avait parlé. Les vivants, désormais, ont rendez-vous avec l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
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