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	<title>Archives des sécurité humaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des sécurité humaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Commémoration de la journée des martyrs : Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 17:14:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La commémoration de la Journée des martyrs rappelle l'importance de la mémoire et de la résilience dans la société malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge de la commémoration de la Journée des martyrs du 26&nbsp;mars 1991, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la Pyramide du Souvenir, a initié un colloque placé sous la présidence du ministre Mamou Daffé. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents, parmi eux Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi, « <em>Sécurité humaine et recompositions socio-technologiques au Mali : dynamiques, gouvernance et résilience face à la crise&nbsp;post-2012</em><em> </em>», a permis de relier mémoire et actualité. Il ne s’agissait pas seulement de se souvenir des martyrs, mais de réfléchir aux mutations sociales et technologiques qui conditionnent la stabilité du pays. En intégrant la sécurité humaine et les recompositions technologiques, les organisateurs ont donné une profondeur analytique à la commémoration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-memoire-et-actualite-a-portee-nationale"><strong>Mémoire et actualité à portée nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, Mamou Daffé a rendu hommage aux martyrs du 26&nbsp;mars 1991, symboles de courage et de sacrifice, tout en évoquant les victimes des crises récentes, civiles et militaires. Pour lui, la commémoration doit être un levier d’action et une source d’inspiration pour bâtir un Mali résilient. Cette double tonalité, mémorielle et tournée vers l’avenir, a marqué la cérémonie, en invitant les générations actuelles à transformer la mémoire en projets concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="990" height="524" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg" alt="Célébration des martyrs" class="wp-image-21677" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs.jpeg 990w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-300x159.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-768x406.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-585x310.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Celebration-des-martyrs-600x318.jpeg 600w" sizes="(max-width: 990px) 100vw, 990px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Rencontre de haut niveau à la Pyramide du souvenir, le 26 mars 2026, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Mamou Daffé de la Culture,  Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement. Crédit photo : Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a insisté sur la cohésion sociale et la souveraineté nationale, qu’il considère comme des piliers essentiels pour l’avenir du Mali. Selon lui, l’héritage des martyrs impose aux générations présentes de traduire le souvenir en initiatives tangibles. Ce message traduit une volonté politique de lier l’histoire aux actions actuelles, afin que le sacrifice des martyrs ne reste pas une référence abstraite, mais devienne un moteur de mobilisation nationale et de consolidation démocratique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommage-et-mobilisation-pour-la-souverainete-nationale"><strong>Hommage et mobilisation pour la souveraineté nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque s’est affirmé comme une plateforme de réflexion nationale. Chercheurs, experts et acteurs institutionnels ont été conviés pour analyser les recompositions socio-technologiques et les enjeux de gouvernance. Les débats ont mis en lumière les fragilités du système, mais aussi les opportunités offertes par les nouvelles dynamiques sociales et technologiques. Cette démarche a transformé l’hommage en espace de dialogue et de prospective, donnant une profondeur intellectuelle à la commémoration.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du recueillement, Mamou Daffé a insisté sur l’importance du capital humain. Pour lui, investir dans les savoirs et les compétences est une condition indispensable pour consolider la souveraineté nationale. Cette orientation montre que la mémoire des martyrs n’est pas seulement un héritage historique, mais aussi une source d’inspiration pour des politiques publiques centrées sur l’éducation, la formation et l’innovation. La jeunesse et la connaissance deviennent ainsi des leviers stratégiques pour l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dialogue-intellectuel-et-valorisation-du-capital-humain"><strong>Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commémoration a donc dépassé le cadre symbolique pour devenir un moment de réflexion stratégique. Elle a permis de conjuguer mémoire et avenir, en articulant hommage et prospective. Les autorités maliennes ont réaffirmé leur volonté de renforcer la gouvernance et la cohésion sociale, tout en honorant le sacrifice des martyrs. Ce colloque s’est imposé comme un espace de mobilisation pour construire un Mali durable et souverain, où la mémoire devient un levier pour l’action et la résilience nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée des martyrs du 26&nbsp;mars 1991, célébrée à la Pyramide du Souvenir, a été bien plus qu’un moment de recueillement. Elle a permis de rappeler l’importance de la mémoire dans la construction d’un projet national. En liant hommage et réflexion sur les défis contemporains, les autorités ont montré que l’histoire peut servir de socle à l’action. Le colloque a ainsi ouvert une voie vers un Mali plus fort, résilient et souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Appui aux communautés du Liptako-Gourma : tenue du premier comité national de validation de sous-projets en leur faveur </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 05:09:27 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali, le Niger et le Burkina œuvrent ensemble pour la communauté du Liptako-Gourma grâce au projet PCRSS. En savoir plus ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali vit depuis plus d’une dizaine d’années un conflit qui affecte les communautés. Pour relever et renforcer la résilience de ces communautés, surtout celles vivant dans le Liptako-gourma, les gouvernements du Mali, du Niger et du Burkina qui partagent cette zone ont mis en place avec l’appui de la Banque mondiale un projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS). Ce projet, côté malien, a tenu une réunion pour la validation des sous-projets en faveur des bénéficiaires.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ladite réunion, dénommée comité national de validation de sous-projets (CNVP), s’est tenue le vendredi&nbsp;20&nbsp;juin 2025 à Bamako sous la présidence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Général de corps d’armée Ismaël Wagué. Première du genre, cette session du CNVP s’inscrit dans le cadre du Projet communautaire de Relèvement et de Stabilisation du Sahel (PCRSS).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la session, les communautés bénéficiaires ont identifié plusieurs sous-projets prioritaires pour améliorer leurs conditions de vie. Ainsi, la session a validé leur conformité technique, environnementale, sociale et financière. La session a, aussi, permis de constater que l’approche de Développement conduit par les Communautés (DCC) adoptée par le PCRSS a été une réussite.&nbsp;En effet, ayant constaté les limites de l’approche descendante, directive qui n’implique pas les populations dans les prises de décisions, concernant leur projet de développement, le PCRSS a opté pour une approche dite de « <em>Développement conduit par les Communautés</em> » (DCC).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pcrrs-mali-un-projet-qui-implique-nbsp-activement-les-communautes-locales"><strong>PCRRS —Mali, un projet qui implique&nbsp;</strong><strong>activement les communautés locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Placé sous la tutelle du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Projet communautaire de Relèvement et de Stabilisation du Sahel (PCRSS-MALI) est une opération de développement communautaire visant à appuyer la reconstruction et le redressement de la zone des régions des trois frontières (Mali/Niger/Burkina Faso).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une période d’exécution de 4&nbsp;ans, il est une initiative du Gouvernement du Mali, résultant d’un engagement à long terme pour soutenir le relèvement et le renforcement de la résilience dans la région du Liptako Gourma. Il couvre&nbsp;144&nbsp;communes dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou, Ménaka, Douentza et Bandiagara, soit au total 900 000&nbsp;bénéficiaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers bénéficiaires sont les communautés dans les zones d’intervention sélectionnées. La stratégie d’intervention du PCRSS favorise l’implication active des communautés locales dans la mise en œuvre du projet en les informant sur les opportunités offertes et en encourageant leur participation à sa planification et à son évaluation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pcrss-mali-fait-partie-d-un-vaste-programme-sous-regional-nbsp"><strong>Le PCRSS-Mali fait partie d’un vaste programme sous-régional&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Projet communautaire de Relèvement et de Stabilisation du Sahel (PCRSS) est une initiative des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec &lsquo;appui de la banque mondiale, pour le relèvement économique, la paix et la sécurité aux bénéfices des populations surtout les plus affectées par ces crises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un financement global de 352,5&nbsp;millions de dollars soit environ 54,3&nbsp;milliards&nbsp;FCFA, le PCRSS a été conçu pour contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma à travers une approche régionale soutenant des services et infrastructures socio-économiques intégrés, des moyens de subsistance et du développement territorial, des données et de la coordination régionale. Il a été mis en vigueur le 21&nbsp;mai 2022 pour une durée de 5&nbsp;ans. Il va bénéficier à 8 132 000&nbsp;personnes sur l’ensemble de la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce projet, les trois États se sont résolument engagés sur le chemin du relèvement et du renforcement de la résilience des communautés touchées par les conflits qui se sont imposés à elles depuis maintenant quelques années.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la mendicité des enfants talibés, un véritable problème de sécurité humaine </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 08:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Armés de leurs sébiles, faufilant entre les véhicules pour quémander de quoi manger ou autres aides, dans un pays en pleine insécurité, la mendicité devient un danger public.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils sont presque visible</strong><strong>s</strong><strong>&nbsp;sur&nbsp;</strong><strong>toutes les grandes artères</strong><strong>&nbsp;de la capitale malienne, et à tout moment de la journée. Armés de leurs sébiles</strong><strong>,</strong><strong>&nbsp;faufilant entre les véhicules pour quémander de quoi manger ou autres aides, dans un pays en pleine insécurité, la mendicité devient un danger public. Alors que la loi malienne&nbsp;</strong><strong>l’interdît</strong><strong>.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mamadou est venu à Bamako quand il&nbsp;était âgé d’environ&nbsp;13&nbsp;ans.&nbsp;Il est&nbsp;originaire&nbsp;de Bougouni,&nbsp;au sud profond du Mali. Aujourd’hui, il ne se rappelle plus de son âge. Mais il&nbsp;situerait dans la tranche d’âge&nbsp;de&nbsp;19&nbsp;à&nbsp;21&nbsp;ans. Il n’exerce d’autres métiers que&nbsp;la mendicité.Quotidiennement, il fait&nbsp;le&nbsp;porte-à-porte pour chercher à manger. « <em>Depuis que j’ai quitté mes parents, je&nbsp;n’y suis&nbsp;pas encore retourné. Je vis avec mon maitre&nbsp;parmi une centaine de&nbsp;talibés à Moribabougou »,&nbsp;</em>raconte Mamadou.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Ils sont tous des délinquants&nbsp;»</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant son envie d’exercer un autre métier&nbsp;différent de&nbsp;la mendicité<em>,</em><em>&nbsp;</em>il répond qu’il souhaite exercer d’autres métiers.<em>&nbsp;</em><em>« Mais il faut que mon maitre accepte. J’ai déjà terminé d’apprendre le coran depuis une année</em><em>.</em><em>&nbsp;</em><em>J</em><em>e mendie pour vivre et avoir de quoi à manger </em>»,précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est submergé depuis une décennie dans une crise sécuritaire,&nbsp;avec ses lots de menaces contre la quiétude des populations.&nbsp;Cette pratique de la&nbsp;mendicité des enfants talibés n’est pourtant pas sans impacts sur la situation sécuritaire du pays.&nbsp;« <em>On ne sait pas d’où ces jeunes désœuvrés viennent</em><em>.</em><em>&nbsp;</em><em>I</em><em>ls sont tous des délinquants qui peu</em><em>ven</em><em>t servir de bouc émissaire aux terroristes</em> »,&nbsp;marmonne un commerçant&nbsp;au grand marché de Bamako ( Rail-da).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces jeunes drapés dans des habits désuets et sales suscitent de la pitié aux yeux de certains, d’autres ne les apprécient pas. « <em>Je n’ai pas&nbsp;</em><em>pitié de&nbsp;</em><em>ces jeunes. Ce sont des bandits qui nous volent, braquent&nbsp;</em><em>et&nbsp;</em><em>même souvent qui deviennent des drogu</em><em>és</em><em>…</em> »,&nbsp;fustige Aminata Keita,&nbsp;habitant de Bagadadji.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrefois, certains voyaient la mendicité&nbsp;comme un système&nbsp;d’éducation, permettant aux enfants de découvrir certaines difficultés de la vie, leur inculquer l’instinct de survie. Elle avait été instituée pour inculquer une certaine endurance, l’humilité, la modestie, chez les enfants. En un mot, elle était utilisée pour amener l’enfant à adopter des principes de bonne conduite dans la société. D’autres y voyaient une dimension traditionnelle et religieuse,&nbsp;ancrée dans la société. Mais, aujourd’hui, la réalité est toute&nbsp;autre.&nbsp;« <em>Ces enfants encadrés par les marabouts&nbsp;ne retiennent&nbsp;rien d’autre que la délinquance et le banditisme dans les rues de Bamako…</em> »,&nbsp;déplore&nbsp;Oumar Berthé, un citoyen malien.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une pratique interdite </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête de l’ONG Human Rights Watch sur la mendicité des enfants talibés au Sénégal, on peut ire ce passage remarquable&nbsp;: « <em>Cela fait longtemps que des parents confient leurs enfants à un marabout—souvent un proche ou quelqu’un du même village—chez qui ils résident jusqu’à ce qu’ils terminent leurs études coraniques. Traditionnellement, les enfants se concentraient sur leurs études tout en aidant à cultiver les champs du marabout </em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mendicité forcée, les sévices corporels et les conditions de vie quotidienne dangereuses que subissent ces talibés violent le droit national et international, souligne HRW.&nbsp;La mendicité est officiellement interdite&nbsp;au Mali par la loi Nº&nbsp;01-079 du 20&nbsp;aout 2001 portant code pénal, dans ses articles&nbsp;184 et 193 qui punissent&nbsp;la&nbsp;pratique&nbsp;de 15&nbsp;jours&nbsp;à 6&nbsp;mois d’emprisonnement. Cela même s’il s’agit des personnes invalides.&nbsp;La peine&nbsp;va encore loin si la personne entrainée est un mineur. Le coupable est&nbsp;puni&nbsp;de 3 à un an de prison. Nonobstant toutes ces dispositions pénales, le phénomène prend de l’ampleur dans les grandes villes du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la transition, pour lesquelles la sécurité demeure la priorité, sont fortement interpelées sur cette problématique devenue un véritable casse-tête et même un problème de sécurité nationale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi l’« esclavage par ascendance » subsiste encore au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-l-esclavage-par-ascendance-subsiste-encore-au-mali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Ces dernières années, les images de migrants africains enchaînés et vendus en Libye ont rappelé la triste contemporainité de pratiques esclavagistes semblant relever d’un autre âge. Mais en Afrique, et&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, les images de migrants africains enchaînés et <a href="https://edition.cnn.com/videos/world/2017/11/13/libya-migrant-slave-auction-lon-orig-md-ejk.cnn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vendus en Libye</a> ont rappelé la triste contemporainité de pratiques esclavagistes semblant relever d’un autre âge. Mais en Afrique, et notamment en Afrique subsaharienne, la longue histoire, souvent méconnue, de l’esclavage a encore de lourdes conséquences dans de nombreux pays. Ainsi, au Mali, se perpétue une forme d’esclavage appelée « esclavage par ascendance ». Il s’agit de l’assignation du « statut d’esclave » à une classe de personnes sous le prétexte que l’un de leurs ancêtres aurait été réduit en esclavage par le passé par des familles de l’élite locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’esclavage et les traites internes en Afrique de l’Ouest ont prédaté la traite transatlantique et se sont perpétuées au-delà des abolitions. Le commerce transatlantique a accéléré le recentrage des économies ouest-africaines sur la traite : pour répondre à la demande atlantique mais également trans-saharienne, des razzias et des guerres sont menées, les <a href="https://www.academia.edu/3630439/_L_esclavage_au_Soudan_fran%C3%A7ais_1848_1931_In_Captivit%C3%A9_et_abolition_de_l_esclavage_dans_les_colonies_fran%C3%A7aises_ouest_africaines_Analyse_juridique_historique_et_anthropologique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">captifs</a> sont gardés localement et/ou vendus comme esclaves pour financer les prochaines guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’esclavage en Afrique de l’Ouest connaît un regain au XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle. La multiplication de conflits locaux fait de nombreux captifs de guerre alors que l’abolition progressive de la traite transatlantique réduit la demande. L’«&nbsp;offre&nbsp;» devient alors pléthorique et les prix abordables pour toutes les couches de population. L’Afrique de l’Ouest entame à la même époque une reconversion dans l’économie de plantation, pour laquelle elle a besoin de main-d’œuvre. Les économies ouest-africaines sont dès lors basées essentiellement sur le travail des personnes esclavisées. Les enfants de ces personnes héritent du statut de leurs parents, créant une classe héréditaire reproductible et endogame, corvéable et exploitable à merci. Les rachats sont possibles mais rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le commerce des esclaves n’existe plus aujourd’hui, les pratiques d’exploitation sociale et économique héréditaire de type « esclavagage par ascendance » s’observent encore au sein des communautés nomades touarègues et peules résidant dans le <a href="https://www.academia.edu/3321988/2005_Article_Facing_Dilemmas_Former_Fulbe_slaves_in_modern_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">centre</a> et le <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00083968.2005.10751309" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nord</a> du pays, mais elles sont en réalité présentes dans toutes les régions du Mali, ainsi que dans d’autres pays comme le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Nigéria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan et le Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, quatre <a href="http://bamada.net/pour-avoir-refuse-de-conserver-le-statut-desclavage-4-hommes-ont-ete-battus-a-mort-dans-le-village-de-djandjame-region-de-kayes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">militants</a> maliens qui oeuvraient contre cette <a href="https://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&amp;LangID=E" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pratique</a> ont été battus à mort à Djandjoumé, dans l’ouest du pays, sur l’ordre d’élites locales qui continuent de défendre les hiérarchies sociales héritées du passé esclavagiste. S’en sont suivies d’importantes manifestations contre l’esclavage à <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/magazines/24920-esclavage-a-kayes-des-associations-accusent-l-etat-de-ne-pas-faire-assez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kayes</a>.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Une perpétuation silencieuse de l’esclavage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après <a href="https://www.academia.edu/3630439/_L_esclavage_au_Soudan_fran%C3%A7ais_1848_1931_In_Captivit%C3%A9_et_abolition_de_l_esclavage_dans_les_colonies_fran%C3%A7aises_ouest_africaines_Analyse_juridique_historique_et_anthropologique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abolition de la traite interne des esclaves africains de 1905</a> par l’État colonial français, la libération totale des personnes esclavisées a été lente. Les autorités coloniales se préoccupaient davantage <a href="https://www.academia.edu/21746132/_I_Ask_for_Divorce_Because_My_Husband_Does_not_Let_Me_Go_Back_to_My_Country_of_Origin_with_My_Brother_Gender_Family_and_the_End_of_Slavery_in_the_Region_of_Kayes_French_Soudan_1890_1920" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du contrôle des populations</a> et du recrutement des populations anciennement esclavisées pour le travail forcé sur les chantiers coloniaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propriétaires d’esclaves se sont adaptés au nouvel environnement juridique en <a href="https://www.academia.edu/2005269/_Under_the_Guise_of_Guardianship_and_Marriage_Mobilizing_Juvenile_and_Female_labor_in_the_Aftermath_of_Slavery_in_Kayes_French_Soudan_1900_1939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cachant la pratique</a> sous le couvert de domesticité, de <a href="https://www.cairn.info/revue-l-autre-2014-2-page-167.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confiage</a> et de mariage. <a href="https://stichproben.univie.ac.at/fileadmin/user_upload/p_stichproben/Artikel/Nummer20/20_Pelckmans_Hahonou.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’esclavage par ascendance continue</a> ainsi d’exister aujourd’hui. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Les Diambourou : esclavage et émancipation à Kayes au Mali" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/8-x0HA90_xA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>esclavage et émancipation à Kayes au Mali.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les victimes de l’esclavage par ascendance sont confrontées à des discriminations et des abus et peuvent se retrouver contraintes de travailler sans rémunération. Toute rébellion vis-à-vis de leurs supposés « maîtres » les expose à des <a href="https://www.dependency.uni-bonn.de/en/publications/report-pelckmans.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sanctions</a> dans les villages où elles résident : on les empêche d’accéder aux ressources essentielles comme l’eau, la terre ou les biens de consommation de base.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Un phénomène difficilement observable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de législation sur l’esclavage par ascendance. Il est donc difficile de connaître le nombre exact de personnes victimes de ce phénomène. En 2020, nous avons lancé un <a href="https://www.slaveryforcedmigration.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet de recherche</a> de trois ans pour analyser et cartographier les déplacements forcés de personnes cherchant à échapper aux conflits liés à l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’esclavage a une place centrale dans l’histoire de Kayes ; au XIX<sup>e</sup> siècle, la région était une <a href="https://www.jstor.org/stable/44723365?seq=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zone de transit</a> importante pour les caravanes d’esclaves. Nos recherches démontrent la continuité historique et l’ampleur des déplacements successifs liés à l’esclavage au Mali depuis le début du XX<sup>e</sup> siècle. Depuis 2018, plus de 3 000 personnes victimes d’esclavage par ascendance ont dû quitter leurs villages dans la région de Kayes, notamment en raison de leur engagement contre cette pratique. Nombre d’entre elles ont subi des <a href="https://observers.france24.com/en/20190924-video-malian-man-tied-public-opposing-traditional-slavery" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exactions</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/384019/original/file-20210212-23-drzroy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="L’esclavage par ascendance se perpétue au Mali"/><figcaption>L’esclavage par ascendance se perpétue au Mali. <a href="https://www.flickr.com/photos/visionafrique23/5764820725/in/photolist-aWz184-7FD1r6-7zwpMk-ie8s6c-7JQTYX-Et6Hp-9MqcWB-9MqdmM-9Gppkg-9GsmKS-9Gprd2-9GptRk-9Gsroo-8F4gVK-9GpqnF-9Gpvqa">Nicolas Jalibert/Flickr</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déplacements internes – principalement au sein de l’espace rural dans le Sahel occidental – sont largement ignorés. Il est important de les étudier pour permettre une meilleure compréhension du phénomène et épauler les responsables politiques concernés dans la prévention et l’accueil de ces flux migratoires. Il s’agit également de pouvoir anticiper ces flux et renforcer la résilience des communautés d’accueil face à l’arrivée soudaine de familles déplacées. Nos recherches visent à proposer des mesures concrètes pour remédier à cette situation et pour gérer et prévenir le déplacement prolongé des victimes qui tentent d’échapper à l’esclavage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe pas de loi spécifique criminalisant l’esclavage par ascendance au Mali, contrairement aux pays voisins, le Niger et la Mauritanie. En raison de cette absence de cadre juridique protecteur, les victimes de l’esclavage par ascendance n’ont souvent d’autre choix que de fuir vers des régions plus « hospitalières ». Ces déplacements sont souvent causés par des conflits résultant de formes extrêmes d’exclusion ou de discrimination. Une large partie de ces déplacements est totalement <a href="https://www.academia.edu/45032934/_2020_Fugitive_Emplacements_Slave_Concubines_in_Niger_Nigerian_Borderlands_In_Invisibility_in_African_Displacements_edited_by_Jesper_Bjarnesen_and_Simon_Turner_216_235_London_Zed_Books" target="_blank" rel="noreferrer noopener">invisible/invisibilisée</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’une tendance historique. Depuis que les Français ont aboli l’esclavage dans la majeure partie de l’Afrique occidentale française en 1905, les résistances contre l’esclavage ont généré des <a href="https://vimeo.com/245704895" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vagues successives de déplacements</a>. Parmi ceux et celles qui ont échappé à l’esclavage, certains ont tenté de <a href="https://www.jstor.org/stable/181190" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retourner</a> dans leur village d’origine, mais beaucoup ont décidé de ne pas le faire et se sont ré-installés ailleurs.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Une diaspora militante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La résistance à l’esclavage pour échapper aux violences systématiques a conduit à la fondation de <a href="https://bouillagui.soas.ac.uk/#EN_d%C3%A9part" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communautés indépendantes</a> mais également à la migration vers les villes et les pays voisins comme le Sénégal. Ces migrations ont été largement ignorées et <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/listening-to-the-history-of-those-who-dont-forget/9AA0CD0C1FE6622C4A7EBB13EFECD752" target="_blank" rel="noreferrer noopener">passées sous silence</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Ligne Directe - Résister à l&#039;esclavage au Mali" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Hh1WfUQxOaA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Résister à l’esclavage au Mali.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les personnes auxquelles sont encore assignés le « statut d’esclave » et leurs alliés continuent de protester contre leur traitement et leur exclusion de la société. Ils ont créé des réseaux internationaux, tels que <a href="https://web.facebook.com/ARMEPES/?_rdc=1&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ganbanaxuun Fedde Armepes</a>, qui est activement soutenu par la diaspora. Ils utilisent largement les <a href="https://www.dependency.uni-bonn.de/en/publications/report-pelckmans.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réseaux sociaux</a>. Le sujet a également été repris par la communauté des blogueurs maliens, qui a lancé la campagne « Mali sans esclaves » <a href="https://benbere.org/dossiers-benbere/mali-sans-esclaves/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">#MaliSansEsclaves</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans locaux des hiérarchies sociales historiques, avec la complicité d’une partie de l’élite dirigeante demeurée largement silencieuse sur ces questions, ont pour la plupart réagi violemment à cet activisme anti-esclavagiste. Les gens qui contestent l’ordre social basé sur l’esclavage par ascendance sont attaqués, et dans certains cas, assassinés. Ce qui provoque le déplacement forcé de centaines de familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces groupes déplacés de force, principalement des femmes et des enfants, font partie des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du Sahel.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Une crise non reconnue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes continuent de <a href="https://bouillagui.soas.ac.uk/#EN_3.3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">refuser</a> de reconnaître qu’il y a encore des victimes de l’esclavage par ascendance au Mali et prétendent plutôt que les victimes ne sont pas des esclaves mais des participants à des pratiques culturelles dites « traditionnelles », lesquelles devraient donc être respectées par souci de cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le Mali est <a href="https://antislaverylaw.ac.uk/country/mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">signataire</a> de diverses conventions internationales contre l’esclavage et la traite et qui prévoient, entre autres, le droit à la vie et à la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, une <a href="http://news.abamako.com/h/55194.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coalition d’organisations maliennes de défense des droits de l’homme</a> plaide pour l’adoption d’une loi criminalisant l’esclavage par ascendance. Mais ce projet de loi a finalement été relégué dans un tiroir par le gouvernement sous prétexte d’autres priorités de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement semble incapable ou peu désireux de s’attaquer à l’esclavage par ascendance et reste <a href="https://www.dependency.uni-bonn.de/en/publications/report-pelckmans.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">silencieux</a> sur le sujet. L’esclavage est considéré comme un <a href="https://journals.openedition.org/etudesafricaines/15854" target="_blank" rel="noreferrer noopener">héritage tabou</a> qu’il est honteux d’aborder ouvertement car il risque de délégitimer certaines élites dirigeantes actuelles qui ont fermé les yeux sur les tentatives de dissimulation de ces pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’esclavage par ascendance ne sera pas criminalisé au Mali, il sera très difficile de poursuivre le combat contre les abus que subissent les personnes à qui est assigné le « statut d’esclave ». D’autant plus que le système judiciaire malien reste très dysfonctionnel et enclin à la <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">corruption</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous <a href="https://www.slaveryforcedmigration.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">proposons</a> des mesures concrètes pour remédier à cette crise durable en formant des professionnels de la justice et en plaidant pour l’adoption d’une loi qui criminalise l’esclavage par ascendance. Nous préconisons la formation des gouvernements locaux et nationaux sur la manière de gérer efficacement les déplacements prolongés des victimes de cette pratique.</p>



<hr class="wp-block-separator is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Leah Durst-Lee, qui travaille actuellement comme stagiaire de recherche à l’Université de Copenhague avec Lotte Pelckmans sur les déplacements ruraux prolongés, a contribué à la rédaction de cet article.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/marie-rodet-1171921">Marie Rodet</a>, Reader in the History of Africa, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/soas-university-of-london-975" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SOAS, University of London</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/bakary-camara-1208116" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bakary Camara</a>, Professeur Titulaire Agrégé des facultés de droit et Doyen de la Faculté de Droit Public, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-des-sciences-juridiques-et-politiques-de-bamako-3899" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université des sciences juridiques et politiques de Bamako</a></em>, and <a href="https://theconversation.com/profiles/lotte-pelckmans-1171934" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lotte Pelckmans</a>, Associate Professor, Centre for Advanced Migration Studies, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-copenhagen-1186" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of Copenhagen</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">This article is republished from <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/pourquoi-l-esclavage-par-ascendance-subsiste-encore-au-mali-155226" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/155226/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
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		<title>Produits chimiques : Comment manipuler le Nitrate d’ammonium sans danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nitrate Aumonium]]></category>
		<category><![CDATA[protection des des animaux]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[transport de produits chimiques]]></category>
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<p>Le professionnel à la manipulation du Nitrate d’ammonium explique quelques conséquences de ce produit chimique. Selon lui, il faut mettre l’accent sur trois grands facteurs dans la manipulation du Nitrate d’ammonium.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis un certain temps, une information révèle qu’une importante cargaison de Nitrate d’ammonium, en provenance du Sénégal, est en route vers le Mali. Cette information soulève beaucoup d’inquiétudes chez la population malienne. Elle a fait l’objet d’un débat sur RP-MEDIAS au cours de cette semaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat a réuni des spécialistes en chimie&nbsp;: Hamady Kaba Diakité, un professionnel à la manipulation du Nitrate d’ammonium, qui vit actuellement au Canada ; Boubacar Senou, un spécialiste en chimie, qui vient du Burkina Faso, qui est aussi membre de l’ordre de chimiste du Canada, et en fin un jeune Malien Soumaila Kanouté, étudiant en chimie. Ces spécialistes ont échangé autour du thème&nbsp;<em>: « Transfert de 3000 tonnes de nitrate d’ammonium du port de Dakar vers le Mali, quel est le niveau de risque pour le Mali ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M.&nbsp;Diakité, dans les entrepôts, il y a certaines causes qui peuvent entrainer des explosions de ce produit. Il cite notamment les circuits électriques. C’est pourquoi il recommande qu’il faille mettre en place des mesures sécuritaires pour éviter tout contact de ce produit avec le feu, qui peut être aussi source d’explosion. À l’en croire, le Nitrate d’ammonium n’est pas compatible avec une forte chaleur et une température élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le professionnel à la manipulation du Nitrate d’ammonium explique quelques conséquences de ce produit chimique. Selon lui, il faut mettre l’accent sur trois grands facteurs dans la manipulation du Nitrate d’ammonium. Tout d’abord, au niveau de la production, ce produit peut être en contact avec la poussière. Ce qui est très dangereux pour la santé ainsi que la sécurité des travailleurs. Ensuite, au niveau du transport, il peut y avoir des accidents. Cela peut entrainer le versement du produit dans la nature. Ce qui peut être d’une fâcheuse conséquence pour les êtres, notamment les aquatiques, une fois que ce produit atteint les eaux. Enfin, au niveau de l’entreposage, si le Nitrate d’ammonium n’est pas bien entreposé dans un lieu sécurisé loin des sources de chaleur, il se décomposera et cela peut susciter des explosions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En raison de tous ces dangers, M.&nbsp;Diakité recommande à ce que les personnes en contact avec ce produit dans l’entrepôt aient une bonne formation. Cela, afin de pouvoir secourir les personnes en danger en cas d’explosion et aussi de se protéger. Ce n’est pas tout, il estime qu’il faut prendre des mesures pour la sécurité de toutes les habitations aux alentours des entrepôts de ce produit chimique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M.&nbsp;Diakité, pour minimiser les impacts de ce produit, il faut que les fermiers qui l’utilisent comme engrais dans leurs champs aient un permis qui les autorise à avoir accès au Nitrate d’ammonium. À ses dires, la quantité demandée par le fermier doit être contrôlée. À l’en croire, si la quantité remise au fermier n’a pas été complètement utilisée, il est dans l’obligation de retourner le reste du produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de tout ce qui précède, l’étudiant malien Soumaila Kanouté invite les autorités maliennes à être très vigilantes en ce qui concerne le transport et l’entreposage de ce produit. Cela, en raison de l’insécurité régnante dans le pays. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sira Niankaté, Stagiaire</strong></p>
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		<title>Polémique autour du transport du Nitrate d’Ammonium : les autorités maliennes rassurent la population</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 15:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[mines or]]></category>
		<category><![CDATA[Nitrate Aumonium]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[transport de produits chimiques]]></category>
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<p>Le ministère « rassure les populations que le transport de ce produit, qui est une commande habituelle des sociétés minières pour des besoins d’utilisation dans les carrières, est fait en parfaite conformité avec les règles de transport de marchandises dangereuses </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’acheminement de plusieurs tonnes de Nitrate d’Ammonium au Mali enfle les polémiques sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Pour couper court à tous ces rumeurs, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine donne des précisions. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la date du 23 août 2020, 700 tonnes de Nitrate d’Ammonium ont été acheminées au Mali. Ces tonnes évacuées étaient au profit de la compagnie MAXAM. Elles étaient destinées aux mines d’or de Loulou et Goungoto. En tout cas, c’est l’information qui nous vient du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine. La même source indique dans un communiqué du 25 août 2020, qu’au cours de cette année, il est prévu d’évacuer 12 700 tonnes de ce produit au Mali. Ce qui représente une augmentation du nombre de tonnes évacuées dans notre pays ces trois dernières années. En effet, en 2019, plus de 21 000 tonnes de ce produit ont été acheminées au Mali, à partir du port de Dakar, indique le ministère malien des Transports. En 2018, c’était plus de 19 000 tonnes, acheminées à partir des entrepôts maliens au Sénégal et au Ghana.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des rumeurs </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ces derniers jours, ce produit est source de polémiques sur les réseaux sociaux depuis l’entente de l’évacuation de 3050 tonnes du Nitrate d’Ammonium en provenance de Dakar pour le Mali. <em>« </em><em>La Direction générale du Port autonome de Dakar informe l’opinion publique et les parties intéressées de l’existence d’un entreposage de 3050 tonnes de nitrate d’ammoniac au niveau du Mole&nbsp;3 dédié aux marchandises du Mali. Sur ce tonnage, 350 tonnes ont été déjà évacuées vers le Mali qui reste sa destination finale après son débarquement par l’armateur XLOC. La Direction générale du Port autonome de Dakar a déjà mis en demeure le propriétaire pour l’enlèvement sans délai de la marchandise</em> », lit-on sur Xibaaru. Ce mardi 25 août 2020, une autre page Facebook pose cette interrogation&nbsp;: « <em>Pour éviter tout risque d’explosion comme au Liban, le Sénégal réachemine en urgence 3050 Tonnes de nitrate d’ammoniac vers le Mali. Quelles sont les dispositions prises par le propriétaire et les autorités pour protéger les populations ?</em> » Sur BEE Digital, une autre page Facebook, on peut lire&nbsp;: « <em>Les 3050 tonnes de nitrate d’ammoniac au Port de Dakar depuis plusieurs jours en attente d’être acheminées au Mali, ont finalement été enlevées. Ceci après une pression intense des autorités portuaires auprès des responsables de la société XLOG, propriétaire du produit. Près de 18 camions ont été affrétés par ces derniers afin de procéder à l’enlèvement. </em>»</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le ministère rassure </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à ces polémiques, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine sort de son silence pour éclairer les lanternes&nbsp;: « <em>Depuis un certain temps [ndlr] des informations sur les réseaux sociaux font allusion au transport de nitrate d’ammonium au Mali et à son impact sur la sécurité des populations</em> ». Le ministère « <em>rassure les populations que le transport de ce produit, qui est une commande habituelle des sociétés minières pour des besoins d’utilisation dans les carrières, est fait en parfaite conformité avec les règles de transport de marchandises dangereuses&nbsp;: confinement propre, discrimination avec d’autres produits sur le même espace et entreposage sur une plateforme à l’air libre</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou </strong><strong></strong></p>
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		<title>Région de Dioïla : un jeune homme tue sa mère puis nie les faits </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 15:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[assassinats]]></category>
		<category><![CDATA[Dioila]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité locale]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[tué sa mère]]></category>
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<p>L’insécurité est devenue l’autre nom du Mali. Le mardi 28 juillet 2020, dans la capitale du Baniko, Dioïla, un jeune homme tue sa mère et blesse plusieurs autres membres de sa famille.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insécurité est devenue l’autre nom du Mali. Le mardi 28 juillet 2020, dans la capitale du Baniko, Dioïla, un jeune homme tue sa mère et blesse plusieurs autres membres de sa famille.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Sana (commune de Dégnékoro), à près de 20&nbsp;km de Dioïla, dans la région de Koulikoro, un jeune homme tue sa mère Djoudjou Kané à coups de machette. T. T, puisque c’est de lui qu’il s’agit, blesse plusieurs autres membres de sa famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le forfait, le jeune homme fuit de village en village avant de trouver refuge dans un puits, selon le commandant de la Brigade de gendarmerie de Dioila, Baba Kaina.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au téléphone, le commissaire divisionnaire de Dioïla, Ismaïla Traoré, nous indique que c’est aux environs de 15&nbsp;h qu’il sortira du puits de lui-même. La protection civile et la gendarmerie étant présente ont empêché la population de le lyncher, fait savoir le commandant Kaina. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits se sont déroulés le mardi 28 juillet 2020 dans la matinée. Selon notre source, le jeune homme a consommé une première dose du comprimé&nbsp;120 avant de se rendre au champ. Il revient ensuite à la maison pour consommer une seconde dose de stupéfiant. Après cette deuxième dose, il échange sa daba contre une machette. Selon le commandant Kaina, il quitte alors sa chambre et rejoint celle de sa mère. Trouvant celle-ci allongée sur son lit, il l’assène de coups de machette. Sous l’ampleur des cris de détresse, les membres de la famille ont couru vers la chambre de la victime pour savoir ce qui se passe. Tous ces gens ont également reçu des coups de machette, selon notre source. Au moins sept personnes ont été grièvement blessées par ce jeune homme. Les blessés ont été conduits à l’hôpital Gabriel Touré pour les pris en charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux dires du commandant Kaina, le jeune T.T doit recevoir des analyses psychologiques. Il sera déféré à la Maison centrale d’arrêt de Bamako dans les jours qui suivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune Assassin revenu à lui-même a nié tous les faits, nous rapporte le commandant Kaïna.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F.T</strong></p>
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