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	<title>Archives des sécurité au sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des sécurité au sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Au Mali, l’armée comme fondement de la refondation nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mikaïlou Cissé explore l'armée malienne  en tant que pilier de l'État sahélien et symbole de la souveraineté et de la refondation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, examine le rôle de l’armée dans la refondation de l’État. À travers le prisme du discours du président Assimi Goïta lors du 65ᵉanniversaire des Forces armées, il interroge la fonction politique, morale et symbolique d’une armée devenue pilier de la souveraineté nationale et de la stabilité régionale.</em></strong></p>



<p>Le 20 janvier représente une date charnière dans l’histoire politique et militaire sahélienne. C’est à la fois une cérémonie des armes, des armées du Sahel, et une occasion unique pour le peuple de méditer sur le sens de la souveraineté. En ce jour où l’État se raconte au peuple à travers son armée, la question centrale n’est plus seulement de savoir qui tient le fusil contre le terrorisme dans les campagnes sahéliennes, mais de comprendre comment la force armée sert l’État dans sa mission régalienne : pacifier le Sahel par les sahéliens, pour les sahéliens, et donner un contenu concret au projet de restauration politique porté par l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p>Cette date consacre, en effet, la loi historique N° 81/AN-RM portant organisation générale de la défense du Mali, adoptée pour « <em>assurer en tout temps la sûreté et l’intégrité du territoire</em> », ainsi que le proclamait l’Assemblée nationale souveraine après sollicitation du père de l’indépendance politique, le 3 août 1961. Aujourd’hui, en inscrivant la défense nationale au cœur du projet Mali Kura et de la souveraineté retrouvée, l’armée malienne se pose en rempart face à l’assaut du terrorisme politique, sous ses formes armée et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-armee-gardienne-d-un-projet-national-et-culturel"><strong>L’armée, gardienne d’un projet national et culturel</strong></h2>



<p>Le Mali, projet ambitieux de mise en valeur de la diversité culturelle de l’empire dont il tient sa symbolique, occupe un territoire relativement vaste, hérité par l’armée républicaine après le départ du dernier soldat colonial, lorsque les anciens peuples du Soudan français se sont reconnus dans le projet « <em>Mali</em> » après la séparation avec le Sénégal. Ce projet réhabilite un État en dynamique constante avec un peuple de plus en plus urbanisé, des campagnes parfois hostiles à la vie républicaine et de larges zones désertées, qui constituent autant de terrains de garde pour l’armée nationale, en phase décisive de la perpétuation de sa légitimité.</p>



<p>Le peuple y exprime une confiance implicite envers l’autorité de l’État et ses alliances politiques, en phase avec la doctrine militaire, et une confiance civique qui se redéfinit dans son essence, en plaçant au premier plan l’intérêt général. Face aux récents incidents régionaux, où la souveraineté se renégocie sans cesse entre acteurs internationaux et armée nationale, les Forces armées et de sécurité incarnent un Mali debout dans le Sahel, qui tient par la vigilance de son peuple et la mobilisation intelligente de ses ressources internes – minières, agricoles – ainsi que par la valorisation de son caractère enclavé en couloir d’accès stratégique pour de nombreux pays vers les ports, grâce aux interconnexions régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fama-pilier-d-une-refondation-sahelienne"><strong>Les FAMa, pilier d’une refondation sahélienne</strong></h2>



<p>Au cœur de cette recomposition sahélienne se tient l’armée malienne, pilier de la refondation de l’autorité souveraine de l’État et de l’AES. Présentée par les autorités comme l’héritière d’une légitimité populaire – « <em>issue du peuple et combattant pour le peuple </em>», selon les mots du Général d’armée Assimi Goïta –, elle assure la protection physique du peuple et rétablit l’ordre républicain ainsi que la légitimité politique face aux puissances extérieures. Pourtant, les armées sahéliennes se heurtent à des réalités matérielles et morales : sauver des vies dans les périphéries des grandes agglomérations et dans les zones ravagées par la violence, pallier la déliquescence de certaines institutions, restaurer la présence de l’autorité de l’État. De force républicaine, elles deviennent ainsi des institutions de sauvegarde de l’autorité de l’État, des acteurs et cadres politiques par nécessité historique.-</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-reorganisee-autour-de-la-souverainete"><strong>Une armée réorganisée autour de la souveraineté</strong></h2>



<p>Les FAMa opèrent sur un théâtre étendu, où mobilité, maîtrise spatiale, logistique, aviation et renseignement sont essentiels. Depuis le début de la transition, l’État malien réaffirme sa souveraineté régalienne en matière de défense, en concertation avec le peuple et sous la direction unifiée de la hiérarchie militaire et politique.&nbsp;</p>



<p>Les coopérations au sein de l’AES, le recrutement massif de soldats aguerris et mieux équipés, la modernisation constante de l’arsenal militaire illustrent cette dynamique : occupation effective du territoire, rôle de filet social, et garant de cadre politique permettant au peuple d’exprimer son adhésion à la doctrine des unités mobiles de lutte contre les groupes terroristes. Chaque soldat, chaque unité, chaque opération traduit la volonté générale d’une communauté aspirant à la paix sociale et au développement économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-comme-horizon-concret"><strong>La souveraineté comme horizon concret</strong></h2>



<p>La souveraineté n’est plus une abstraction juridique, mais la maîtrise des choix sécuritaires, l’autonomie diplomatique et la liberté de choisir ses partenaires – comme l’illustre la rupture avec certains partenaires extérieurs, au profit d’une réappropriation des décisions. La guerre contre le terrorisme sahélien donne un sens profond à l’action de ses forces armées : elles se confrontent à une méthode asymétrique de guerre visant la désorganisation de l’État, la peur collective et la rupture du lien de confiance entre peuple et autorité.&nbsp;</p>



<p>Les références politiques ne constituent souvent qu’un langage de mobilisation ; en réalité, ces groupes adaptent leurs tactiques aux milieux : prédation économique sur ressources, trafic de carburant ou contrebande de biens essentiels, violence psychologique pour imposer coercition et extraction. Ce modèle hybride, ancien dans ses racines, défie des armées historiquement formées à la confrontation frontale, mais que les sponsors directs ou indirects – groupes terroristes et intérêts géopolitiques – entravent dans leur marche vers la concorde sociale et le développement intégré entre les peuples de la sous-région, en prolongeant leur défiance envers des autorités pourtant admises et soutenues par le peuple, laissant des vides sécuritaires que les FAMa comblent patiemment.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-un-peuple-une-meme-mission-de-paix"><strong>Une armée, un peuple, une même mission de paix</strong></h2>



<p>La relation entre armée et peuple forme à la fois la condition et l’horizon de la sortie de crise imposée par les sponsors du terrorisme au Sahel. Dernier socle face à l’effondrement de l’ordre public, elle oriente et exprime la volonté générale du peuple, exprimée dans les assemblées populaires, et se traduit dans les opérations de sécurisation dynamique des territoires ruraux et des périphéries urbaines. La création de l’AES marque une réappropriation collective de la sécurité par des armées sahéliennes souveraines, symboliquement désignées comme Force Unifiée, cristallisée dans cette formule : « <em>Personne ne viendra mourir à la place de nos peuples. </em>»</p>



<p>Ainsi, la célébration du 20 janvier oblige à interroger la fonction de l’armée républicaine. Le défi des armées sahéliennes est immense : faire du bras armé du peuple un instrument véritablement souverain de protection civique, inverser les logiques des groupes armés et garantir une souveraineté ancrée dans l’avenir du peuple souverain.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« 2026 sera l’année de la consolidation, et du progrès. », le président Goita dans son adresse à la nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 21:40:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président Goïta évoque les défis surmontés lors de son adresse à la nation. Un aperçu de ses ambitions pour 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans son adresse de fin d’année, diffusée sur la télévision nationale  (ORTM), ce 31 décembre 2025, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé le  bilan de 2025. Entre crises surmontées, souveraineté affirmée et refondation nationale, le chef de l’État malien veut faire de 2026 l’année de la consolidation et du progrès partagé. Derrière les mots, une ambition : ancrer définitivement le « Mali Kura » dans la durée et replacer la culture, la justice et l’économie au cœur d’un projet d’État souverain.</em></strong></p>



<p>Dans un discours empreint de solennité et d’assurance, prononcé à la veille du Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé un large bilan de l’année écoulée et tracé les grandes orientations du Mali pour 2026. Au cœur de son adresse : la souveraineté, la paix et la refondation d’un État qu’il veut à la fois moderne et fidèle à ses racines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-d-epreuves-et-de-resilience"><strong>Une année d’épreuves et de résilience</strong></h2>



<p>L’année 2025 aura été, selon le chef de l’État, celle des « <em>épreuves et de la vérité </em>». Marquée par la crise du carburant, des attaques contre les convois logistiques et des tensions économiques persistantes, elle a aussi révélé, dit-il, « <em>le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliens </em>».</p>



<p>Le général Goïta a salué « <em>la bravoure</em> » des transporteurs et la coordination des Forces armées et du gouvernement, qui ont évité « <em>des ruptures majeures </em>» d’approvisionnement. Ces difficultés, a-t-il souligné, doivent être transformées en « <em>opportunités d’innovation et d’industrialisation </em>».</p>



<p>Face aux « <em>pressions et manœuvres d’influence</em> », Bamako revendique plus que jamais une indépendance politique et économique. Le président a réaffirmé son attachement à la « <em>souveraineté assumée </em>», citant la Vision prospective <em>Mali Kura </em><em>ɲɛ</em><em>taasira ka b</em><em>ɛ</em><em>n san 2063 ma</em> comme boussole stratégique : « <em>À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste et prospère. </em>»</p>



<p>Dans cette perspective, 2026 est présentée comme « <em>l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès.</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-paix-endogene-et-une-armee-reconfiguree"><strong>Une paix endogène et une armée reconfigurée</strong></h2>



<p>Sur le plan sécuritaire, le chef de la transition a mis en avant les « <em>avancées significatives </em>» dans la reconquête du territoire. Il a salué la coopération militaire avec le Burkina Faso et le Niger à travers la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont la remise du drapeau au commandant a eu lieu le 20 décembre dernier.</p>



<p>Mais la paix, a-t-il insisté, « <em>ne s’impose pas, elle se construit </em>». L’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que le redémarrage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), doivent ancrer « <em>un processus de paix endogène, fondé sur la vérité et la confiance </em>».</p>



<p>Le général Assimi Goïta a également insisté sur la « <em>souveraineté culturelle</em> », pilier du Mali nouveau, en célébrant l’officialisation des langues nationales et la valorisation des légitimités traditionnelles.&nbsp;</p>



<p>La justice et la gouvernance, a-t-il rappelé, restent « <em>au cœur du projet national </em>». Le président a mis en avant le rôle du Pôle économique et financier et de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis dans la lutte contre la corruption et l’impunité : « <em>Nul n’est au-dessus de la loi. L’argent soustrait à la Nation doit revenir à la Nation.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-economiques-et-transformation-structurelle"><strong>Réformes économiques et transformation structurelle</strong></h2>



<p>Malgré les sanctions et les contraintes sécuritaires, l’économie malienne affiche, selon le président, « <em>une résilience remarquable</em> » : croissance soutenue, inflation maîtrisée et dette jugée soutenable. Le retrait du Mali de la liste grise du GAFI, en juin 2025, est présenté comme un signal de confiance retrouvé.</p>



<p>Le général Goïta a promis de poursuivre la modernisation de l’administration par la digitalisation et de renforcer la souveraineté minière. « <em>La richesse du Mali doit appartenir aux Maliens </em>», a-t-il martelé, évoquant la renégociation des contrats miniers et la transformation locale des matières premières.</p>



<p>Le développement du capital humain sera, selon lui, au centre de l’action gouvernementale. La santé, l’éducation et la formation professionnelle demeurent « <em>les fondations du Mali Kura </em>». Le président a annoncé la poursuite du <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> et le lancement du <em>Projet national de formation des ressources humaines</em> pour adapter les compétences aux besoins économiques.</p>



<p>Ce discours de fin d’année, long et calibré, aura confirmé la volonté du chef de la transition de s’inscrire dans la durée, en projetant le pays au-delà des turbulences immédiates. Entre souveraineté retrouvée et défis à venir, le Mali entame 2026 avec la promesse d’un État qui veut redevenir maître de son destin.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kodal Minerals publie ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 07:35:53 +0000</pubDate>
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<p>Les résultats intermédiaires de Kodal Minerals montrent des progrès significatifs. Découvrez les détails sur le projet de lithium de Bougouni.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le groupe minier Kodal Minerals, présent au Mali, a publié ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025. La période marque une étape clé avec les premières exportations de concentré de spodumène issues du projet de lithium de Bougouni.</em></strong></p>



<p>La société minière britannique Kodal Minerals, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a franchi un cap symbolique au second semestre 2025 avec le lancement de ses premières exportations de concentré de spodumène depuis le Mali. Dans ses résultats intermédiaires publiés pour les six mois clos au 30 septembre 2025, le groupe confirme l’entrée progressive en phase commerciale de son projet de lithium de Bougouni, tout en enregistrant une perte nette réduite par rapport à l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-premieres-exportations-depuis-bougouni"><strong>Premières exportations depuis Bougouni</strong></h2>



<p>En septembre 2025, les autorités maliennes ont accordé à Kodal un permis d’exportation portant sur 125 000 tonnes de concentré de spodumène, permettant le démarrage effectif des flux logistiques vers le port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le premier chargement, de 28 950 tonnes, a quitté le port après la clôture de la période, en novembre 2025, à destination de la province chinoise de Hainan.</p>



<p>Le projet est exploité par <em>Les Mines de Lithium de Bougouni SA</em>, filiale de Kodal Mining UK Limited (KMUK), société dans laquelle Kodal détient 49 %. Fin 2025, la coentreprise a perçu un premier paiement de 21,3 millions de dollars de la part de son partenaire d’enlèvement, le groupe chinois Hainan Mining.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-encore-en-montee-en-puissance"><strong>Une production encore en montée en puissance</strong></h2>



<p>Sur le plan industriel, la première phase du projet repose sur une usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS). Environ 45 000 tonnes de concentré de lithium, titrant en moyenne 5,39 % d’oxyde de lithium, ont été produites durant la période en vue de leur exportation.</p>



<p>L’activité minière a toutefois été ralentie par la saison des pluies, entre juillet et septembre, période durant laquelle la fosse s’est partiellement remplie d’eau, limitant l’accès aux zones d’extraction. L’entreprise indique avoir profité de cet arrêt relatif pour mener des travaux de maintenance et d’optimisation technique sur l’usine, ainsi que pour préparer l’extension de la fosse et la reprise des opérations à un rythme plus soutenu.</p>



<p>À partir de novembre 2025, un nouveau programme d’exploitation vise un acheminement mensuel de plus de 100 000 tonnes de minerai vers l’usine, avec l’objectif d’assurer une alimentation continue tout au long de l’année 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resultats-financiers-contrastes"><strong>Résultats financiers contrastés</strong></h2>



<p>Sur le plan financier, Kodal Minerals affiche une perte nette de 1,13 million de livres sterling sur le semestre, contre 1,49 million un an plus tôt. Cette amélioration relative tient notamment à la contribution positive de KMUK, dont la part de résultat attribuable à Kodal s’élève à 218 000 livres, incluant un important effet de change.</p>



<p>La trésorerie du groupe s’établissait à 15,6 millions de livres au 30 septembre 2025, un niveau jugé suffisant par la direction pour accompagner la montée en puissance industrielle du projet. La valeur comptable de la participation de Kodal dans KMUK ressort néanmoins en baisse, à 20,9 millions de livres, contre 28,2 millions un an auparavant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-renforcee-dans-un-mali-sous-tension"><strong>Sécurité renforcée dans un Mali sous tension</strong></h2>



<p>Le développement du projet intervient dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable au Mali. Si la région de Bougouni, située dans le sud du pays, est historiquement plus calme que le centre et le nord, la violence s’y est progressivement étendue en 2025. Un incident de sécurité survenu en août à proximité du site a conduit à un renforcement de la présence militaire et administrative, en coordination avec les autorités maliennes.</p>



<p>La première phase du projet a néanmoins été inaugurée officiellement en novembre 2025, en présence du président de la transition, le général Assimi Goïta, et du ministre des Mines, signe du soutien politique accordé à cette exploitation stratégique dans un pays qui ambitionne de se positionner sur le marché des minéraux critiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pari-industriel-sur-fond-de-volatilite-du-lithium"><strong>Un pari industriel sur fond de volatilité du lithium</strong></h2>



<p>Le lancement des exportations de Bougouni coïncide avec une période de volatilité persistante des cours du lithium, après une forte correction des prix en 2024. Si la demande liée aux véhicules électriques et au stockage d’énergie montre des signes de reprise, les perspectives restent incertaines à court terme, en raison de stocks élevés et de tensions géopolitiques affectant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<p>Kodal Minerals table désormais sur une production génératrice de revenus réguliers au cours des douze prochains mois et sur le développement ultérieur d’une usine de flottation de phase 2, prévue à partir de 2026, afin d’augmenter les volumes et la valeur ajoutée locale.</p>



<p>Bougouni illustre ainsi le double pari du Mali et de ses partenaires : exploiter les ressources stratégiques du sous-sol tout en sécurisant des investissements lourds dans un environnement à haut risque.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, la force militaire unifiée de l’AES cherche à passer à l’épreuve du terrain</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 00:05:28 +0000</pubDate>
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<p>L'Alliance des États du Sahel met en place sa force militaire unifiée pour faire face à l'insécurité persistante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Mali, Burkina Faso et Niger ont engagé, depuis début 2025, la mise en œuvre opérationnelle de leur force conjointe de 5 000 hommes. Première démonstration avec l’opération « Yere-Ko », menée dans la zone des trois frontières. Un tournant sécuritaire encore fragile, dans une région confrontée à une insécurité persistante et à de lourdes contraintes capacitaires.</em></strong></p>



<p>Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, qui a acté la naissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent donner un contenu concret à leur ambition sécuritaire commune. Le 21 janvier 2025, les autorités nigériennes annonçaient officiellement la création d’une force militaire unifiée de 5 000 hommes, marquant le passage d’une alliance politique à une architecture opérationnelle.</p>



<p>Cette initiative rompt avec plusieurs décennies de tentatives avortées de coopération régionale en matière de sécurité. Ni la CEDEAO, ni le G5 Sahel n’étaient parvenus à déployer durablement une force intégrée capable de répondre à l’expansion des groupes armés terroristes dans le Sahel central. L’AES, née dans le contexte des ruptures avec les partenaires occidentaux et du retrait progressif des dispositifs français, revendique une prise en charge souveraine de la sécurité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-militaire-en-construction"><strong>Une architecture militaire en construction</strong></h2>



<p>La Force unifiée de l’AES repose sur un état-major central installé à Niamey, au sein de la base aérienne 101, anciennement utilisée par l’opération française Barkhane. Ce choix symbolique traduit la volonté des trois régimes militaires de reprendre le contrôle d’infrastructures stratégiques, tout en affirmant une rupture avec les dispositifs sécuritaires hérités.</p>



<p>Les étapes de mise en place se sont accélérées en 2025. Des réunions successives des chefs d’état-major et des ministres de la défense, à Ouagadougou, Bamako puis Niamey, ont permis de préciser la chaîne de commandement, les mécanismes de coordination et le calendrier de déploiement. L’objectif affiché est une pleine capacité opérationnelle à partir de 2026, même si, à ce stade, la force reste largement adossée aux armées nationales existantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yere-ko-premier-test-grandeur-nature"><strong>« Yere-Ko », premier test grandeur nature</strong></h2>



<p>Entre le 24 février et le 6 mars 2025, l’opération conjointe « <em>Yere-Ko 2 </em>» a constitué la première démonstration militaire d’envergure de cette coopération. Menée dans la zone dite des « <em>trois frontières </em>», à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, elle visait les bastions du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et de l’État islamique au Sahel.</p>



<p>Coordonnée depuis le poste de commandement interarmées de Gao, au Mali, l’opération a mobilisé des unités terrestres, appuyées par des moyens aériens et du renseignement partagé. Selon les bilans communiqués par les états-majors, plusieurs bases jihadistes ont été démantelées, des combattants neutralisés ou capturés, et d’importants stocks logistiques saisis, notamment des armes, du carburant et des moyens de communication.</p>



<p>Au-delà des résultats tactiques, « <em>Yere-Ko</em> » a surtout validé une capacité inédite de coordination interarmées, avec une chaîne de commandement partagée et des opérations conduites simultanément sur plusieurs territoires nationaux. Un pas important dans une région où la porosité des frontières a longtemps entravé les efforts militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-centrale-des-moyens-aeriens"><strong>La question centrale des moyens aériens</strong></h2>



<p>L’un des défis majeurs reste toutefois la faiblesse des capacités aériennes des armées sahéliennes. Face à des groupes armés très mobiles, la surveillance, le renseignement et l’appui aérien sont déterminants. L’AES mise sur une mutualisation progressive des moyens existants — hélicoptères, drones, capacités de renseignement — plutôt que sur la création immédiate d’une flotte commune.</p>



<p>La Turquie fournit des drones à plusieurs pays de l’Alliance, tandis que la Russie a annoncé, au printemps 2025, un appui en matière de formation et d’équipements. Cette stratégie de partenariats multiples vise à éviter une dépendance exclusive, après le retrait des partenaires occidentaux. Mais elle pose aussi la question de l’interopérabilité des systèmes et de la soutenabilité financière de ces choix dans la durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-experience-encore-ouverte"><strong>Une expérience encore ouverte</strong></h2>



<p>Malgré cette montée en puissance, la force unifiée de l’AES demeure confrontée à de lourds obstacles. Les groupes terroristes continuent d’adapter leurs modes opératoires, tandis que les contraintes budgétaires, logistiques et humaines limitent l’ampleur des opérations. Par ailleurs, l’absence d’un cadre institutionnel supranational pleinement opérationnel restreint la capacité à planifier sur le long terme.</p>



<p>L’opération «<em> Yere-Ko</em> » a montré que le Mali, le Burkina Faso et le Niger pouvaient, pour la première fois, conduire ensemble des opérations militaires coordonnées d’envergure. Mais transformer cette dynamique en un dispositif durable, capable de stabiliser le Sahel central, nécessitera bien davantage qu’une convergence sécuritaire.</p>



<p>La réussite de la force unifiée dépendra autant de sa capacité militaire que de l’évolution politique des régimes qui la portent, et de leur aptitude à inscrire cette coopération dans un projet régional plus large. Le 2ème collège des chefs d’État de la Confédération des Etats du sahel, prévu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, devrait offrir un premier bilan politique de cette expérimentation sécuritaire inédite au Sahel.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune — Comment l’AES veut contrer la désinformation et construire un récit commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:00:33 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les mécanismes de lutte contre la désinformation au sein de l'AES et leur impact sur la narration sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à ce qu’elle décrit comme une « guerre informationnelle », la confédération des États du Sahel déploie une stratégie inédite : contrôler le récit pour consolider son pouvoir. Plateforme médiatique commune, agences de presse harmonisées, journalisme « patriotique »… L’AES s’organise pour reprendre en main la narration sahélienne. Mais jusqu’où la lutte contre la désinformation peut-elle aller sans étouffer le pluralisme ?</em></strong></p>



<p>Le centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en collaboration avec la Maison de la presse et la Direction de l’information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), a organisé, jeudi 11 décembre 2025, un «&nbsp;<em>panel de haut niveau avec les acteurs de la presse sur l’information et la communication dans un contexte de cabale médiatique contre le Mali</em>« . Autour de cinq thématiques majeures, les professionnels maliens de l’information et de la communication ont débattu les différents contours de la désinformation et des rumeurs au Mali et dans l’espace AES. Leur objectif est de mobiliser l’ensemble de la presse pour la cause nationale et sahélienne en exhortant les journalistes à plus de professionnalisme.&nbsp;</p>



<p>Au Sahel, la bataille stratégique ne se joue plus uniquement sur les terrains militaires ou diplomatiques. Elle se déroule aussi dans l’espace informationnel. La confédération des États du Sahel (AES), née le 6 juillet 2024 à Niamey au Niger&nbsp; —&nbsp; et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger — entend désormais reprendre la main sur ce qu’elle nomme « <em>le narratif </em>», estimé central pour la souveraineté. À Bamako, Niamey comme à Ouagadougou, l’idée s’impose : pour exister politiquement, il faut d’abord contrôler la manière dont on raconte le monde. Car ceux qui maîtrisent l’information, maitrise le monde.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-informationnelle-nouvelle-matrice-politique"><strong>La « guerre informationnelle », nouvelle matrice politique</strong></h2>



<p>Dans les trois capitales sahéliennes, la désinformation est désormais présentée comme une menace stratégique au même titre que le terrorisme ou l’ingérence étrangère. En visite à Sikasso, en juin 2024, le président de la transition a expliqué les trois formes de terrorisme dont souffre le Mali, et par ricochet les pays de l’AES: le terrorisme avec violence armée, le terrorisme médiatique et le terrorisme économique. &nbsp;</p>



<p>Ces derniers mois, à travers l’imposition d’une pénurie du carburant au Mali, les sponsors étatiques internationaux du terrorisme, ont fait subir au Mali les deux dernières formes du terrorisme. Ce qui traduit leur échec cuisant sur le terrain de la violence armée. &nbsp;</p>



<p>Le ministre malien de la Communication, Alhamdou Ag Ilyene, parle d’« <em>une bataille de souveraineté</em> ». À travers cette formule, les autorités font de la communication un champ de confrontation géopolitique, justifiant une centralisation accrue de la parole publique. Selon ce récit officiel, riposter à la désinformation relèverait moins de la régulation médiatique que de la protection nationale contre des « <em>campagnes orchestrées</em> » visant à affaiblir l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-mediatique-pour-saheliser-l-information"><strong>Une plateforme médiatique pour “sahéliser” l’information</strong></h2>



<p>Cette doctrine a conduit à la création d’une plateforme numérique commune, conçue lors d’ateliers tenus à Bamako en août 2024. La future chaîne de télévision et de radio “<em>AES</em>” doit devenir la vitrine médiatique de la Confédération. Pensée comme des outils de « <em>sahélisation</em> » de l’information, elle concentrera la production éditoriale autour des priorités politiques des trois gouvernements.&nbsp;</p>



<p>Les contenus seront labellisés comme « <em>fiables</em> », selon la communication officielle — une manière d’opposer au foisonnement des sources en ligne un canal consolidé et maîtrisé. Dans les faits, l’initiative vise à repositionner l’AES dans le paysage médiatique international tout en offrant une alternative aux médias nationaux et internationaux jugés trop critiques et victimes généralement de «&nbsp;<em>manipulation</em>&nbsp;».</p>



<p>La volonté d’harmonisation s’est renforcée en octobre 2025, avec la signature d’une convention liant les agences de presse du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Pour les ministres de la Communication, cette intégration représente une étape décisive : il s’agit, selon eux, de « <em>reprendre la parole</em> » et de refuser que « <em>d’autres parlent à la place</em> » de l’espace sahélien. La ligne éditoriale commune sera « <em>centrée sur la vision des chefs d’État</em> », un positionnement assumé qui transforme les agences publiques en instruments politiques au service de la Confédération. L’accord prévoit également une mutualisation des contenus, une intensification des formations et un renforcement de la lutte contre la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-journalisme-patriotique-nouvelle-norme-editoriale"><strong>Le “journalisme patriotique”, nouvelle norme éditoriale</strong></h2>



<p>Cette stratégie s’accompagne d’une redéfinition du rôle du journaliste. Dans les trois États, les autorités défendent la notion de « <em>journalisme patriotique</em> », censée aligner l’information sur les intérêts supérieurs de la nation. Elle se traduit par des « <em>omissions stratégiques</em>” — l’absence volontaire de couverture d’événements considérés comme démoralisants ou politiquement nuisibles. Pour les gouvernements de l’AES, cette orientation est légitime dans un contexte de « <em>guerre informationnelle </em>» où la cohérence du message prime sur l’indépendance éditoriale.</p>



<p>La communication de l’AES ne se limite pas aux plateformes numériques. Elle vise autant les populations locales que la communauté internationale. À l’interne, les messages cherchent à renforcer la résilience sociale face aux crises et à consolider l’adhésion aux projets politiques de l’Alliance. À l’externe, l’objectif est de contrer ce que les dirigeants décrivent comme un « <em>diktat narratif</em> » de certaines puissances occidentales. Dans cette logique, les langues locales jouent un rôle central. Elles permettent d’atteindre des segments de population éloignés des médias formels et d’ancrer la légitimité de l’AES dans le tissu social.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-triptyque-d-objectifs-credibilite-cohesion-controle"><strong>Un triptyque d’objectifs : crédibilité, cohésion, contrôle</strong></h2>



<p>Trois ambitions structurent cette architecture communicationnelle. La première consiste à renforcer la crédibilité internationale de l’AES en imposant une parole collective homogène. La deuxième vise à approfondir l’adhésion interne en encourageant l’idée d’un destin partagé au-delà des frontières nationales. La troisième, plus sensible, cherche à contrôler l’espace informatif, en réduisant l’influence des voix discordantes — médias dits indépendants, ONG, observateurs critiques — dont les récits peuvent contrecarrer les messages officiels tout en défendant des intérêts d’acteurs étrangers.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali Koura ou la fin du fatalisme sahélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:50:52 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali s’engage sur la voie de la refondation avec Mali Koura, une vision souveraine et inclusive fondée sur le danbé pour bâtir un État fort et digne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À un moment où le Sahel cherche à se réinventer face aux vents contraires de l’histoire, le Mali trace sa propre voie. Porté par la philosophie du&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>danbé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;— cette exigence de dignité, de responsabilité et d’honneur —, le projet&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Mali Koura</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;s’affirme comme une refondation totale de l’État, entre souveraineté retrouvée, redéploiement économique et affirmation géopolitique. Dans un contexte régional en recomposition, Bamako entend désormais ne plus subir le regard du monde, mais imposer le sien : celui d’une nation qui refuse le fatalisme et veut écrire, enfin, son propre récit.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Le Mali vit un moment charnière, comme une clairière qui s’ouvre après de longues années d’ombre et d’errance institutionnelle.&nbsp;Mali Koura&nbsp;n’est pas une simple réforme politique. Il s’impose comme un horizon de reconstruction morale, sociale et stratégique fondé sur le&nbsp;danbé, cette éthique cardinale qui rappelle que la dignité, la responsabilité et l’honneur ne peuvent être négociés. Dans un environnement régional fracturé, où les certitudes s’érodent et où les rapports de force se recomposent, le projet malien entend réaffirmer un «&nbsp;<em>nous&nbsp;</em>» collectif, lucide sur ses fragilités mais déterminé à réinventer son avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-economique-et-strategique"><strong>Une transition économique et stratégique</strong><strong></strong></h3>



<p>Ce tournant se matérialise déjà dans des changements profonds. L’économie renoue avec une dynamique ascendante, portée par la diversification des secteurs productifs, la relecture stratégique du code minier, l’exploitation émergente du lithium et les nouvelles voies de mobilisation des ressources internes. L’installation d’une usine d’armement, symbole d’une volonté de souveraineté durable, marque l’ambition de rompre avec la dépendance sécuritaire extérieure. Ces évolutions témoignent d’un État qui cherche à se redéployer, à devenir acteur de sa propre stabilité et non simple spectateur des crises qui l’assaillent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-gouvernance-et-recit-national"><strong>Souveraineté, gouvernance et récit national</strong><strong></strong></h3>



<p>Mais la transition malienne trouve son sens surtout dans la cohérence des principes qui la structurent : restauration de la souveraineté, refondation de la gouvernance et sécurisation durable du territoire. Ces choix ne sont pas des slogans ; ils représentent une réponse à des décennies d’affaiblissement institutionnel, de fragmentation sociale et de pressions extérieures contradictoires. Ils constituent également une ligne directrice à un moment où le Sahel est traversé par des rivalités géopolitiques intenses, par une compétition économique pour les ressources stratégiques et par un terrorisme qui se nourrit du vide étatique.</p>



<p>C’est dans ce contexte que les positions exprimées par les autorités, notamment le ministre&nbsp;Abdoulaye Diop, prennent tout leur relief. Elles rappellent que les enjeux actuels dépassent largement la seule question sécuritaire : ils touchent à la&nbsp;souveraineté cognitive, à la maîtrise du récit national et à la capacité d’inscrire le Mali dans un nouvel équilibre international. L’enjeu est de ne plus subir le regard extérieur, mais de produire sa propre lecture des événements, ses propres stratégies et sa propre trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-danbe-comme-boussole-d-un-avenir-collectif"><strong>Le danbé comme boussole d’un avenir collectif</strong><strong></strong></h3>



<p>Ainsi,&nbsp;<em>Mali Koura</em>&nbsp;apparaît non comme une rupture improvisée, mais comme une tentative assumée de replacer l’État au centre de sa mission : protéger, organiser, projeter. Cette dynamique reste fragile, semée d’obstacles, mais elle témoigne d’un changement profond : le refus d’un fatalisme longtemps imposé au Sahel, et la volonté de bâtir une souveraineté enracinée dans les réalités nationales et les aspirations populaires.</p>



<p>Ce projet de refondation, encore inachevé, ouvre néanmoins une nouvelle possibilité historique. Il invite à regarder le Mali non comme un pays enfermé dans ses crises, mais comme un&nbsp;espace politique en reconstruction, qui assume désormais de penser par lui-même et de parler en son nom. Dans cette démarche, le&nbsp;danbé&nbsp;n’est pas un mot ancien remis au goût du jour : il devient une boussole pour un futur que les Maliens entendent désormais écrire collectivement.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Françafrique, médias, diaspora : les fronts invisibles du Mali » — la tribune de Judé Sogoba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 11:51:42 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la campagne médiatique contre le Mali et son impact sur le projet souverainiste et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans une tribune au ton résolument souverainiste, Judé Sogoba, doctorant en philosophie et spécialiste des questions de développement en Afrique, revient sur la bataille informationnelle qui entoure le Mali. Entre accusations de néocolonialisme, critique des élites médiatiques et mise en avant des avancées sécuritaires des FAMa, l’auteur analyse les fractures idéologiques qui traversent le pays et plaide pour une vigilance accrue face aux récits qui, selon lui, fragilisent le projet souverainiste porté par l’AES.</em></strong></p>



<p>Ces derniers temps, nous assistons à une propagande orchestrée pour semer la panique au Mali. Certains apatrides réfugiés en France et dans d’autres pays incarnent une véritable décadence morale pour toute l’Afrique, et particulièrement pour le Mali. Je ne peux comprendre comment un individu peut aller jusqu’à soutenir les ennemis qui cherchent à détruire son pays natal. Leur attitude révèle un comportement tératologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-combat-contre-la-francafrique"><strong>Combat contre la Françafrique</strong></h2>



<p>Le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est un combat frontal contre la Françafrique. Ceux qui refusent de le mener n&rsquo;ont qu’à se taire à jamais. Nous savons que tous les hommes intègres qui ont œuvré pour la libération de l’Afrique ont été froidement assassinés ou combattus par les forces néocolonialistes. Des figures comme Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby et tant d’autres ont été lâchement trahies par des Africains devenus les «&nbsp;<em>boys</em>&nbsp;» d’intérêts étrangers, véritables symboles de décadence morale.</p>



<p>Les sponsors des terroristes sont connus de tous, sauf de ceux frappés par une cécité intellectuelle. Cette lutte de libération, qu’elle se mène aujourd’hui ou demain, finira par s’imposer, car l’Afrique doit être affranchie. Ceux qui participent à l’asphyxie du continent nous trouveront sur leur chemin. Les principaux commanditaires sont, bien sûr, les pays impérialistes qui s’enrichissent en pillant des États dirigés par des pseudo-intellectuels. C’est pourquoi la lutte engagée contre le terrorisme est un combat noble, que toute l’Afrique devra mener tôt ou tard. La liberté ou la mort !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-victoires-notables-de-l-armee-malienne"><strong>Les victoires notables de l’armée malienne</strong></h2>



<p>La malhonnêteté intellectuelle pousse certains à répéter que Bamako serait «&nbsp;<em>encerclé</em>&nbsp;» par les terroristes, mais aucun n’ose mentionner les victoires remarquables des FAMa sur les groupes armés. Les vaillants militaires maliens ne cessent de neutraliser les terroristes, et cela doit être affirmé haut et fort. Toute souveraineté a un prix, et le Mali n’y fera pas exception. Le peuple, conscient de cet enjeu, s’est tenu fermement aux côtés de ses forces armées pour la libération du pays.</p>



<p>La sortie de la CEDEAO est désormais effective. Avec la création d’une banque centrale propre, la nouvelle monnaie viendra, permettant d’obtenir une pleine souveraineté monétaire. La Monnaie de l’AES nous libérera du franc CFA, instrument de domination et de recolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-terroristes-intellectuels-maliens-et-africains"><strong>Les terroristes intellectuels maliens et africains</strong></h2>



<p>Des pseudo-intellectuels maliens, africains, ainsi que certains journalistes — maliens ou non — participent eux aussi à la guerre médiatique contre le Mali, considéré par beaucoup comme le cœur de l’AES à abattre en priorité. C’est pourquoi ces individus courent se réfugier auprès de leurs maîtres pour tenter d’asphyxier le pays.</p>



<p>Tous ceux qui font l’apologie du terrorisme ou contribuent à son financement sont eux-mêmes des terroristes. Ils sont même plus dangereux que les combattants armés, car ils constituent les têtes pensantes de cette entreprise destructrice. Il revient donc aux autorités maliennes de prendre des mesures fermes contre tous les Maliens vivant à l’extérieur qui se livrent à de telles pratiques.</p>



<p><strong>Judé SOGOBA, doctorant en philosophie, Spécialiste des questions de développement de l’Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kidal : le jour où le Mali a relevé la tête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 11:26:33 +0000</pubDate>
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<p>Le 14 novembre 2023, Kidal est revenu sous contrôle malien. Explorez les enjeux de cette reconquête de Kidal pour Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Kidal, verrou symbolique du Nord malien et sanctuaire des rébellions touarègues depuis plus d’une décennie, est retombée le 14&nbsp;novembre 2023 sous contrôle de l’armée malienne. Une victoire militaire autant qu’un acte politique fondateur pour Bamako, qui y voit la preuve éclatante de sa souveraineté retrouvée après des années d’humiliation et de tutelle internationale. Mais derrière l’image forte d’un État qui relève la tête, se profilent déjà les défis plus discrets — et plus exigeants — de la stabilisation, de la gouvernance locale et de la recomposition du jeu sahélien.</em></strong></p>



<p>Il y a des dates qui, dans l’histoire tourmentée d’un pays, fonctionnent comme des bornes kilométriques. Le 14&nbsp;novembre 2023 est de celles-là. Ce jour-là, à 1 600&nbsp;kilomètres de Bamako, la ville mythique de Kidal, irritant fétiche des chancelleries, sanctuaire touareg, totem des rébellions successives, retombait — enfin — dans l’escarcelle de l’État malien. Et ce n’est pas seulement une victoire militaire. C’est un acte politique, une revanche historique, presque une psychanalyse nationale.</p>



<p>Car, pendant plus de dix ans, Kidal fut davantage qu’une anomalie administrative&nbsp;: un angle mort de souveraineté, une parenthèse humiliante dans la conscience malienne. Pour les présidents qui se sont succédé, elle était ce caillou dans la botte. On savait qu’il fallait le retirer, mais on reculait toujours l’instant. Le général Assimi Goïta, fin stratège, lui, n’a pas reculé, et l’a affronté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-revanche-d-un-etat-qu-on-disait-defait"><strong>La revanche d’un État qu’on disait défait</strong></h2>



<p>Depuis 2012, le grand échiquier sahélien avait transformé Kidal en laboratoire de toutes les illusions&nbsp;: promesses d’autonomie sous perfusion d’ONG, médiations interminables, MINUSMA transformée en puissance tutélaire et un Accord d’Alger que chacun, en privé, jugeait d’une naïveté confondante — les séparatistes y trouvaient une légitimité, Bamako un piège, et les parrains internationaux du terrorisme une illusion de stabilité.</p>



<p>En 2023, les militaires maliens, redressés, reéquipés, réentraînés, cèdent à une impatience que beaucoup jugeaient légitime. Alghabass Ag Intallah, président de la CMA, avait averti début février 2023 les médiateurs internationaux accourus à Kidal —&nbsp;<em>« Sans l’accord, nous sommes azawadiens »</em>. Une phrase qui agit comme une provocation ultime.&nbsp;</p>



<p>Cette déclaration intervenait un mois après le retrait des mouvements qu’il dirige des pourparlers consacrés à l’application de l’accord de paix. Le général Goïta y répond non par un discours, mais par une décision&nbsp;: la demande de retrait de la MINUSMA. Ce fut le début de la fin d’une décennie de mise sous tutelle molle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-offensive-nbsp-modernisation-express-et-nouveaux-partenaires"><strong>L’offensive&nbsp;: modernisation express et nouveaux partenaires</strong></h2>



<p>L’armée malienne de 2023 n’a plus grand-chose à voir avec celle, décharnée, qui s’était effondrée en 2012. Les TB2 turcs, les hélicoptères russes, les blindés chinois&nbsp;VN22, les conseillers étrangers — oui — mais aussi une doctrine revisitée, une chaîne de commandement resserrée et un moral rendu à zéro — composent les ingrédients de cette réincarnation militaire.<strong></strong></p>



<p>Le Mali, désormais membre fondateur de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6&nbsp;juillet 2025, s’inscrit enfin dans une géopolitique régionale assumée, débarrassée des hypocrisies diplomatiques. Le Burkina Faso et le Niger, en soutien politique constant, adossent la reconquête du nord à un socle d’intégration militaire naissante.</p>



<p>Les frappes de drones, d’une précision nouvelle, ouvrent la route de Kidal. Le CSP-PSD, habitué autrefois à des armées mal équipées et à des mandats internationaux timorés, découvre soudain une FAMa modernisée, mobile, dure au combat, sûre d’elle. Le 14&nbsp;novembre, les rebelles se replient. Kidal redevient malienne et le drapeau national y flotte de nouveau. Les administrations publiques sont de retour et un gouverneur y est nommé en la personne du général&nbsp;El Hadj Ag Gamou.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-victoire-et-ce-qu-elle-revele-nbsp-une-nation-debout"><strong>La victoire et ce qu’elle révèle&nbsp;: une nation debout</strong></h2>



<p>Pour les autorités maliennes de la Transition — mais aussi pour une majorité silencieuse —, la scène est dense de symbolisme. Des habitants saluent les soldats, d’autres observent, méfiants, mais soulagés. L’État réinstalle les services de base, rouvre les marchés, remet les écoles en marche.</p>



<p>À Bamako, c’est un sentiment profond — presque intime — de réparation historique.<br>Kidal n’était pas simplement une ville perdue, c’était un honneur retrouvé. Mais sans rappeler que les victoires militaires, sont rarement la fin de l’histoire.</p>



<p>Le JNIM, appuyé par les sponsors étrangers du terrorisme, jamais vraiment éradiqué, entame une guerre d’attrition économique, jusqu’à la tentative désespérée d’imposer un blocus du carburant sur la capitale à la suite de l’interdiction de vente du carburant dans certaines conditions, dans certaines zones rurales. Les reconfigurations touarègues — CSP-DPA puis FLA — montrent que la question identitaire, politique et territoriale ne disparaît pas encore totalement parce que les sponsors étatiques étrangers sont entrés dans la danse avec l’intention de saboter les efforts des autorités maliennes de la transition.</p>



<p>Quant à la présence russe, elle nourrit autant la montée en puissance opérationnelle que des controverses, dont Bamako se passerait volontiers. Enfin, les réformes institutionnelles sous la transition — dissolution de l’accord d’Alger, adoption d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation, adoption d’une nouvelle constitution par référendum, ainsi que les Assises nationales de la refondation — posent les jalons d’une refondation, mais n’ont pas encore absorbé la complexité du « <em>fait touareg</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kidal-point-de-depart-plus-que-point-d-arrivee"><strong>Kidal, point de départ plus que point d’arrivée</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes de la Transition, depuis 2020, ont construit un récit&nbsp;: celui d’un Mali reconquis, affranchi des puissances étrangères, maître de son destin.</p>



<p>La reprise de Kidal a rendu au Mali quelque chose qu’on ne mesure pas dans un rapport militaire&nbsp;: la dignité. Elle a refermé une plaie ouverte depuis 2012. Elle a prouvé qu’un pays que l’on disait brisé peut se relever.</p>



<p>Mais elle a aussi ouvert un cycle nouveau — celui de la consolidation, du dialogue repensé, de la souveraineté assumée. Le général Assimi Goïta a remporté la bataille symbolique. Reste à gagner la paix durable.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p>Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p>Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p>Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p>Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p>Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p>Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p>Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p>Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p>Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p>Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p>Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p>Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p>Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p>Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p>En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p>Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Général Assimi Goïta : « Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 08:46:40 +0000</pubDate>
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<p>Plongez dans l'interview du Président sur le 22 septembre 2025 au Mali, un hommage aux héros de l'indépendance.</p>
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<p><strong><em>A la suite des festivités du 22 septembre sur le Boulevard de l’Indépendance, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé une interview à la presse. L’occasion pour le Chef de l’État de revenir sur la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, la mémoire des pères fondateurs, et le rôle des forces armées dans la protection du pays.</em></strong></p>



<p>Le Président a tenu à rappeler l’importance du 22 septembre comme jour de mémoire et de devoir pour tous les Maliens. Il a salué le parcours des pionniers de l’indépendance et insisté sur les valeurs de souveraineté, de patriotisme et de don de soi, toujours d’actualité pour guider le pays.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconnaissance-envers-les-forces-armees-et-la-securite"><strong>Reconnaissance envers les Forces armées et la sécurité</strong></h2>



<p>S’exprimant sur la situation sécuritaire, le Général Goïta a rendu hommage aux soldats tombés sur le théâtre des opérations et aux blessés. Il a souligné que la lutte contre les groupes armés terroristes reste un engagement national et régional, notamment à travers la force unifiée de l’AES, déjà active sur le terrain.</p>



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<iframe title="Discours à la nation du president de la Transition " width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/wJntCUYIh30?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>«&nbsp;<em>Nous continuons à travailler pour que nos soldats captifs puissent revenir à la maison</em>&nbsp;», a-t-il ajouté, soulignant la cohésion et le professionnalisme des FAMa.</p>



<p>Le Chef de l’État a invité tous les Maliens à rester unis face aux défis actuels et futurs, notamment en matière de sécurité, de refondation du pays et de développement.&nbsp;<em>« Le peuple malien s’est toujours distingué par sa résilience, son courage et sa détermination face à l’adversité. Ce n’est donc pas aujourd’hui que nous reculerons. Nous poursuivrons ce combat pour la souveraineté jusqu’à la pacification complète de notre territoire national. »,&nbsp;</em>a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-celebration-et-reconnaissance"><strong>Célébration et reconnaissance</strong></h2>



<p>Le Président a également salué la coopération régionale avec le Niger et le Burkina Faso, et rappelé que la célébration du 65ᵉ anniversaire est une manifestation de fierté et de reconnaissance envers les forces armées et tous les serviteurs de la Nation.</p>



<p>«<em>&nbsp;La fête de l’indépendance 2025 restera un moment mémorable. Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure. Après tant de contributions, tant de sacrifices, tant de résilience déployés pour bâtir nos forces armées, c’était le moindre hommage que la Nation pouvait leur rendre.&nbsp;</em>», a conclu le Président.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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