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	<title>Archives des Sécurité au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Sécurité au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : quand l&#8217;État reprend le terrain — mètre carré par mètre carré, cylindrée par cylindrée</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali renforce sa stratégie de lutte contre le terrorisme avec l’interdiction des motos de plus de 125 cm³ et le classement de 39 forêts en zones militaires. Analyse d’une doctrine de reconquête territoriale visant à priver les groupes armés de leurs sanctuaires et de leurs moyens de mobilité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En vingt-quatre heures, Bamako a interdit les motos de plus de 125 cm³ sur l&rsquo;ensemble du territoire et classé 39 forêts en zones militaires fermées. Deux décisions que les commentateurs pressés lisent comme des restrictions. Ce sont en réalité deux batailles dans une même guerre : celle de la reconquête de la souveraineté territoriale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre le terrorisme sahélien se gagne ou se perd dans les détails logistiques. Les groupes armés terroristes ne sont pas des armées conventionnelles dotées de chars et de pièces d&rsquo;artillerie. Ce sont des réseaux de mobilité légère, d&rsquo;infiltration forestière et de soutien civil contraint. C&rsquo;est exactement ce que les deux arrêtés du 3 juin 2026 s&#8217;emploient à neutraliser, l&rsquo;un en verrouillant les refuges naturels, l&rsquo;autre en coupant l&rsquo;accès aux vecteurs de déplacement rapide. Critiquer ces mesures sans comprendre leur logique opérationnelle, c&rsquo;est lire la guerre avec des lunettes de temps de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La moto : l&rsquo;arme tactique que personne ne voulait réguler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler de liberté commerciale ou de droits des importateurs, parlons stratégie. Dans tout le Sahel, la moto de forte cylindrée — 125 cm³ et plus — est devenue depuis dix ans l&rsquo;arme tactique de prédilection des groupes armés terroristes. Elle est rapide, silencieuse comparée à un véhicule à moteur, capable de traverser des terrains que les véhicules militaires ne peuvent pas emprunter, facile à dissimuler, simple à entretenir et d&rsquo;acquisition aisée sur les marchés locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques de villages, les assassinats ciblés d&rsquo;élus locaux, les enlèvements, les poses d&rsquo;engins explosifs improvisés sur les pistes : dans l&rsquo;immense majorité des cas documentés au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ces actions ont été conduites par des hommes à moto. L&rsquo;armée française, pendant l&rsquo;opération Barkhane, avait <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/docs/RINFANR5L15B2696.raw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">identifié ce phénomène dès 2014</a> et tenté, avec des résultats limités, de cartographier les flux d&rsquo;approvisionnement en motocyclettes dans la bande sahélo-saharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Bamako d&rsquo;interdire l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motos de 125 cm³ et plus (arrêté interministériel n°2026-1313, signé par cinq ministères) n&rsquo;est pas une mesure économique déguisée. C&rsquo;est une décision de guerre. Elle vise à assécher l&rsquo;approvisionnement en engins de combat légers des groupes armés qui opèrent sur le territoire malien. Le fait qu&rsquo;elle pénalise également des usages civils légitimes — transport rural, artisanat, commerce — est un coût réel, assumé, dans le cadre d&rsquo;une logique de guerre totale contre un ennemi qui se nourrit de la porosité des marchés civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les forêts comme théâtres de guerre : la logique de l&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second arrêté — n°2026-1311, signé le même jour sous l&rsquo;égide de six ministères — est encore plus révélateur de l&rsquo;évolution doctrinale de l&rsquo;armée malienne. Trente-neuf forêts et parcs nationaux sont classés «&nbsp;<em>Zones d&rsquo;intérêt militaire d&rsquo;accès interdit à la population civile</em>&nbsp;». L&rsquo;accès y est strictement soumis à l&rsquo;autorisation d&rsquo;une autorité militaire locale, placée sous la responsabilité directe du chef d&rsquo;état-major général des Armées. Seuls les militaires, les forces de sécurité, les Douanes et les Eaux et Forêts peuvent y pénétrer sur ordre de la hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte abroge et remplace l&rsquo;arrêté de décembre 2023 qui gérait ces mêmes zones sous l&rsquo;égide de l&rsquo;opération «&nbsp;<em>Maliko</em>&nbsp;» avec un régime d&rsquo;accès simplement limité. Le passage d&rsquo;un accès limité à un accès strictement interdit marque un changement de doctrine fondamental : il ne s&rsquo;agit plus de surveiller ces espaces, mais de les vider de toute présence civile pour y conduire des opérations militaires sans risque de dommages collatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie des sites concernés dit tout de la stratégie. Les forêts visées couvrent l&rsquo;ensemble du territoire malien, du nord au sud, de l&rsquo;est à l&rsquo;ouest : la forêt de la Faya à Zantiguila, les monts Manding à Faraba, les forêts de Keniebaoulé et Bossofala près de Bamako, le Parc national de la Boucle du Baoulé, la forêt de Wagadou à Nara, les forêts de Faïra à Ségou, de Sossebougou à Macina, de Tangadrin à Goundam. Ce sont les refuges naturels que les groupes armés exploitent depuis des années pour préparer leurs attaques, stocker des armes et se déplacer à l&rsquo;abri des frappes aériennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre asymétrique impose des réponses asymétriques. La liberté de circuler dans une forêt pèse peu face à la liberté de ne pas être massacré dans son village.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La doctrine de la reconquête : une cohérence stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans la lecture conjointe de ces deux arrêtés, c&rsquo;est leur cohérence doctrinale. Les groupes armés terroristes opèrent selon un triptyque bien documenté par les spécialistes du contre-terrorisme : mobilité, sanctuarisation, soutien logistique civil contraint. L&rsquo;arrêté sur les motos s&rsquo;attaque à la mobilité. L&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO s&rsquo;attaque à la sanctuarisation. Les deux ensembles commencent à construire ce que les armées appellent un «&nbsp;<em>environnement dégradé</em>&nbsp;» pour l&rsquo;ennemi — un espace dans lequel ses avantages comparatifs sont progressivement érodés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est cohérente avec l&rsquo;évolution générale de la doctrine contre-insurrectionnelle dans les conflits asymétriques. Des opérations similaires ont été menées en Colombie contre les FARC, en Malaisie lors de l&rsquo;urgence de 1948-1960, aux Philippines contre Abu Sayyaf. Dans chacun de ces cas, la reconquête territoriale est passée par la fermeture administrative des sanctuaires naturels et le contrôle des flux de mobilité des combattants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali fait ce que d&rsquo;autres ont refusé de faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut le dire clairement : ces décisions ont le mérite d&rsquo;exister. Pendant des années, les gouvernements successifs du Mali — et les partenaires internationaux qui les accompagnaient — ont reculé devant les mesures contraignantes, par peur des réactions de l&rsquo;opinion, des pressions économiques ou des critiques des organisations de défense des droits humains. Résultat : les groupes armés ont prospéré dans les forêts maliennes, se sont équipés sur les marchés maliens, se sont déplacés sur les pistes maliennes avec des motos achetées dans les villes maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de Transition a décidé de rompre avec cette paralysie. Les arrêtés du 3 juin 2026 sont des actes de gouvernement assumés, signés conjointement par plusieurs ministères, avec des dispositifs de mise en œuvre et de contrôle. Ce n&rsquo;est pas de la communication — c&rsquo;est de la politique. Et cette politique, aussi douloureuse soit-elle pour certains acteurs économiques et certaines communautés rurales, s&rsquo;inscrit dans une logique de reconquête de la souveraineté territoriale qui est la condition première de tout développement futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali fait la guerre. Pas métaphoriquement. Réellement. Et dans une guerre réelle, les mesures de temps de guerre s&rsquo;appliquent. Ceux qui les critiquent depuis des capitales en paix feraient bien de regarder d&rsquo;abord le prix que paient les populations maliennes pour l&rsquo;absence de ces mesures depuis trop longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pays dogon : pourquoi Bandiagara reste au cœur des défis sécuritaires et de la paix au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La région de Bandiagara, au centre du Mali, fait face aux violences armées, aux tensions communautaires et aux déplacements de populations, tout en conservant des mécanismes locaux de médiation et de résilience.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La région administrative de Bandiagara</em></strong> <strong><em>est devenue l&rsquo;un des espaces les plus éprouvés par les crises contemporaines du Mali. Souvent désignée comme le « pays dogon » en raison de son héritage historique et culturel exceptionnel — falaises millénaires, architecture vernaculaire, pratiques rituelles reconnues par l&rsquo;UNESCO —, elle illustre aujourd&rsquo;hui les contradictions d&rsquo;un territoire riche de son passé, mais profondément fragilisé par une décennie de violence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrefois relativement épargnée par les confrontations armées de grande ampleur, la région s&rsquo;est progressivement transformée en un espace de violence complexe impliquant groupes armés terroristes, mouvements d&rsquo;autodéfense communautaires, forces étatiques et acteurs coutumiers. Depuis la recomposition des groupes insurgés à partir de 2016-2018 — marquée notamment par la formation du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM, lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique) et par la montée en puissance de katibas opérant dans le delta intérieur du Niger —, les violences se sont déplacées vers les zones rurales isolées du Séno Bankass, du plateau dogon et de leurs périphéries. Les massacres d&rsquo;Ogossagou, en mars 2019 et en février 2020, ont constitué les épisodes les plus meurtriers de cette spirale, faisant plusieurs centaines de victimes civiles peules et dogons et révélant au monde l&rsquo;ampleur de la crise intercommunautaire en gestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une conflictualité multidimensionnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dynamiques ont profondément bouleversé les équilibres locaux. Les localités encore habitées malgré l&rsquo;insécurité connaissent des mutations démographiques importantes, des ruptures économiques ainsi qu&rsquo;une détérioration progressive des relations intercommunautaires. La région subit désormais une conflictualité multidimensionnelle mêlant insurrection armée, tensions intercommunautaires entre agriculteurs dogons et éleveurs peuls, rivalités entre groupes armés pour le contrôle des axes de circulation, et militarisation croissante des appartenances communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déplacements de populations constituent l&rsquo;une des principales conséquences de cette crise. Les mécanismes de suivi humanitaire indiquent que les régions de Bandiagara, de Douentza et de Mopti concentrent une part importante des déplacés internes du Mali — estimés à plusieurs centaines de milliers de personnes dans le seul centre du pays. Certaines communes comme Koro accueillent également des réfugiés burkinabè fuyant les violences transfrontalières, signe de la porosité des crises sahéliennes. Ces mouvements recomposent les équilibres sociaux, fragilisent les mécanismes traditionnels de médiation et accentuent la pression sur des ressources déjà limitées, notamment l&rsquo;eau, le foncier pastoral et les denrées de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;armement progressif des communautés, favorisé par le contexte sécuritaire et parfois encouragé localement, a profondément modifié les rapports sociaux traditionnels. Des tensions autrefois contenues par les ressources coutumières peuvent désormais déboucher rapidement sur des affrontements meurtriers. Dans ce contexte, les mécanismes traditionnels de médiation demeurent importants, mais apparaissent insuffisants sans l&rsquo;appui des autorités étatiques et des dispositifs de sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des ressources locales de régulation à préserver</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l&rsquo;instabilité, les sociétés locales conservent des capacités réelles de régulation sociale qu&rsquo;il serait erroné de sous-estimer. Les autorités familiales, chefs coutumiers, dignitaires religieux et médiateurs traditionnels continuent de jouer un rôle structurant dans la prévention des conflits et la recherche d&rsquo;apaisement. Les séances de palabres organisées en période de crise, parfois sous l&rsquo;égide de l&rsquo;État, demeurent des espaces de dialogue reconnus et légitimes localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces ressources sont illustrées par des exemples concrets. Dans plusieurs communes du plateau dogon, des accords de cessation des hostilités entre villages dogons et peuls ont été négociés sous l&rsquo;égide de sages et de chefs religieux, permettant des périodes de coexistence pacifique même en contexte de forte tension. Les mariages mixtes, les alliances de plaisanterie — ces relations ritualisées qui autorisent entre membres de clans différents une familiarité codifiée — et certaines pratiques rituelles partagées témoignent de formes anciennes de cohésion sociale pouvant contribuer à réduire les tensions. Ces leviers endogènes, parce qu&rsquo;ils s&rsquo;appuient sur une légitimité enracinée dans l&rsquo;histoire longue des communautés, ont une résilience que les dispositifs externalisés de médiation peinent à reproduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les accords locaux observés ces dernières années montrent que l&rsquo;implication des sages, des autorités religieuses et des détenteurs de légitimité coutumière peut favoriser des compromis durables, à condition qu&rsquo;elle s&rsquo;accompagne d&rsquo;un minimum de sécurité et d&rsquo;une reconnaissance institutionnelle de la part des autorités étatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les limites du local face à la recomposition armée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l&rsquo;affaiblissement de la présence étatique en milieu rural a favorisé l&rsquo;émergence d&rsquo;acteurs armés concurrents cherchant à contrôler les territoires, les axes de circulation et les populations. Dans plusieurs localités, groupes terroristes et milices communautaires se disputent l&rsquo;influence sécuritaire, alimentant la méfiance entre communautés et réduisant les marges d&rsquo;action des autorités traditionnelles comme des forces nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains mouvements d&rsquo;autodéfense, initialement perçus comme protecteurs par les communautés qui les ont vus naître, ont été accusés d&rsquo;exactions, fragilisant leur légitimité et nourrissant des cycles de représailles. La dissolution de Dana Ambassagou — milice dogon dont la création avait répondu à un sentiment d&rsquo;abandon sécuritaire réel, mais dont les méthodes avaient fini par retourner l&rsquo;opinion contre elle — ainsi que la disparition progressive de certains mouvements d&rsquo;autodéfense peuls associés à des figures comme Sékou Bolly illustrent les reconfigurations permanentes des acteurs armés dans la région. Ces dissolutions ne signifient pas la fin de la militarisation communautaire : elles témoignent plutôt de sa fluidité et de la difficulté à y opposer des réponses pérennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vulnérabilité géographique et transfrontalière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La position géographique de Bandiagara renforce sa vulnérabilité structurelle. Située entre le centre du Mali et le nord du Burkina Faso, la région constitue à la fois une zone de brassage culturel historique et un espace stratégique de circulation transfrontalière pour les groupes armés, les trafics et les flux de réfugiés. Les reliefs rocheux du plateau, les plaines ouvertes du Séno et certaines zones difficilement accessibles compliquent le contrôle territorial durable par l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension transfrontalière est centrale. La crise au Burkina Faso — dont la région du Sahel et celle du Nord, limitrophes de Bandiagara, connaissent une violence comparable — alimente directement les dynamiques maliennes : flux d&rsquo;armes, déplacements de combattants, mouvements de réfugiés. Une réponse exclusivement nationale à cette crise serait structurellement insuffisante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une paix ancrée dans les réalités locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La résolution durable de la crise de Bandiagara suppose de conjuguer plusieurs logiques qui ne s&rsquo;excluent pas, mais qui ne se substituent pas les unes aux autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre effective de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale — adoptée le&nbsp;7 août 2025 par le Conseil national de transition (CNT) et promulguée le 22 août suivant,&nbsp;à l&rsquo;issue du Dialogue inter-Maliens — constitue un cadre institutionnel pertinent, à condition qu&rsquo;elle ne reste pas un document de principe. Son opérationnalisation dans la région de Bandiagara suppose la mobilisation effective des mécanismes endogènes de résolution des conflits qu&rsquo;elle reconnaît : instances coutumières, espaces de palabres, médiateurs communautaires. Le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV), qui vise à renforcer les fondements civiques et moraux du vivre-ensemble, peut y contribuer à moyen terme, particulièrement auprès des jeunes exposés au recrutement par les groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces instruments institutionnels ne produiront leurs effets qu&rsquo;à trois conditions. D&rsquo;abord, un retour progressif de la sécurité minimale permettant aux autorités traditionnelles d&rsquo;exercer leur rôle sans être exposées à des représailles. Ensuite, une reconnaissance institutionnelle explicite des mécanismes coutumiers de médiation, qui leur confère une légitimité formelle sans les déposséder de leur ancrage communautaire. Enfin, une approche régionale coordonnée avec le Burkina Faso, sans laquelle les dynamiques transfrontalières continueront d&rsquo;alimenter les violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés du pays dogon ont traversé des crises profondes dans leur histoire longue. Elles disposent de ressources de résilience que ni la violence armée ni l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;État n&rsquo;ont encore totalement détruites. Préserver et mobiliser ces ressources — en les articulant avec une présence étatique restaurée et des mécanismes institutionnels opérationnels — est la condition d&rsquo;une paix qui ne soit pas seulement une trêve entre deux cycles de violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Conseil de sécurité, l’AES défend la souveraineté du Sahel et la protection des civils face au terrorisme</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face aux membres du Conseil de sécurité réunis sur la protection des civils dans les conflits armés, la Confédération des États du Sahel a délivré, le 20 mai 2026, un message sans ambiguïté : ses pays sont en guerre, leurs populations souffrent, et ils entendent bien mener ce combat jusqu&rsquo;à la victoire — sans ingérence et sans leçons à recevoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des discours qui sonnent faux à la tribune des Nations unies. Celui prononcé le 20 mai 2026 par Issa Konfourou, ambassadeur du Mali et porte-voix de la Confédération des États du Sahel (AES), n&rsquo;était pas de ceux-là. Devant le Conseil de sécurité réuni en séance publique sur la protection des civils dans les conflits armés, le diplomate malien a dit ce que peu osent dire dans cette enceinte : que le Burkina Faso, le Mali et le Niger affrontent depuis plus d&rsquo;une décennie un terrorisme transnational alimenté de l&rsquo;extérieur, que leurs populations civiles en paient le prix au quotidien, et que leurs forces armées se battent, au péril de leur vie, pour y mettre fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un discours de vérité, dans un monde qui préfère souvent les formules diplomatiques au courage politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre imposée, pas choisie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de l&rsquo;AES commence par rappeler une réalité que les chancelleries occidentales préfèrent euphémiser : les trois pays du Sahel ne sont pas plongés dans le chaos par incompétence ou mauvaise gouvernance. Ils sont les cibles d&rsquo;un «<em>crime transnational organisé, soutenu par des sponsors étatiques étrangers</em>» — une formulation diplomatique pour désigner ce que les populations sahéliennes vivent comme une guerre par procuration, où des intérêts extérieurs instrumentalisent des groupes armés pour déstabiliser des États souverains qui ont eu l&rsquo;audace de vouloir choisir leurs propres partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits sont là, implacables. Les groupes terroristes qui opèrent dans le Sahel ciblent délibérément les civils : femmes et enfants assassinés, villages pillés, mosquées profanées, écoles et centres de santé détruits, récoltes brûlées, troupeaux volés, routes coupées. C&rsquo;est cette réalité brutale que l&rsquo;ambassadeur Konfourou a portée devant le Conseil de sécurité — non comme un plaidoyer victimaire, mais comme un acte d&rsquo;accusation contre ceux qui, par action ou par omission, permettent que cette barbarie continue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des forces armées qui se sacrifient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette menace, les États membres de la Confédération AES n&rsquo;ont pas attendu que la communauté internationale veuille bien s&rsquo;en préoccuper. Sous le leadership des Capitaine Ibrahim Traoré, Général Assimi Goïta et Général Abdourahamane Tiani, les forces armées des trois pays ont mutualisé leurs moyens, uni leurs commandements, et engagé leurs soldats sur tous les fronts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambassadeur Konfourou l&rsquo;a dit avec une fierté sobre : ces hommes et ces femmes «<em>se battent au prix de leur vie, pour garantir à toutes les populations sans distinction aucune, la jouissance de leurs droits humains élémentaires, notamment le droit à la vie.</em>» Ce ne sont pas des mercenaires. Ce ne sont pas des supplétifs de puissances étrangères. Ce sont des fils et des filles du Sahel qui meurent pour leurs compatriotes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 avril 2026, lors des attaques coordonnées qui ont frappé simultanément plusieurs villes maliennes, des soldats maliens ont payé de leur vie la défense de leur pays. Le Conseil de sécurité lui-même a condamné ces attaques dans une déclaration à la presse le 15 mai 2026, exprimant «<em>sa compassion et sa solidarité avec le Mali, son peuple et ses autorités»</em>&nbsp;— reconnaissance internationale que l&rsquo;AES a saluée, non sans rappeler qu&rsquo;elle aurait pu venir bien plus tôt.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La désinformation, cinquième colonne du terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des passages les plus forts de la déclaration de l&rsquo;AES concerne la guerre de l&rsquo;information. La Confédération y condamne «<em>fermement tous les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus des relais de la propagande terroriste.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule est dure. Elle est pourtant documentée. Depuis des années, certains médias internationaux relaient des bilans de combats fournis exclusivement par des sources terroristes, donnent une tribune à des groupes armés qui massacrent des civils, et traitent les forces armées sahéliennes avec une suspicion systématique que l&rsquo;on n&rsquo;observe jamais à l&rsquo;égard des armées occidentales dans leurs propres guerres. Ce deux poids deux mesures, les populations du Sahel le ressentent profondément. Il nourrit une méfiance légitime envers une presse internationale qui se présente comme neutre mais dont les angles révèlent des présupposés idéologiques rarement questionnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;AES demande également que soient taries «<em>les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons pour la libération des otages</em>» — une pique à peine voilée à l&rsquo;égard de certains États européens dont la politique de rachat d&rsquo;otages a, pendant des années, financé les groupes qui terrorisent le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté comme boussole</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue fondamentalement l&rsquo;AES des régimes précédents, c&rsquo;est sa détermination à exercer une souveraineté pleine et entière. Pendant des décennies, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont vu défiler des forces étrangères sur leur sol, accepté des conditionnalités politiques humiliantes, et subi les conséquences d&rsquo;une architecture sécuritaire internationale qui n&rsquo;a pas réussi à endiguer la progression du terrorisme. Le résultat est connu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles autorités ont choisi une autre voie : la mutualisation de leurs forces dans le cadre de la Confédération AES, une diplomatie indépendante qui refuse l&rsquo;alignement automatique, et des partenariats choisis sur la base de l&rsquo;intérêt national. C&rsquo;est ce que l&rsquo;ambassadeur Konfourou a rappelé à New York en citant les Capitaine Traoré, Général Goïta et Général Tiani — trois chefs d&rsquo;État qui ont décidé «<em>en toute souveraineté, de mutualiser les efforts des trois pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette souveraineté, la Confédération l&rsquo;assume également devant le Conseil de sécurité en dénonçant «<em>l&rsquo;agenda subversif de certains États membres de l&rsquo;ONU, dont l&rsquo;objectif ultime est d&rsquo;imposer à nouveau leur hégémonie dans nos pays.»</em>&nbsp;Une mise en accusation qui aurait été impensable voilà dix ans, tant les États sahéliens étaient sous tutelle. Elle traduit aujourd&rsquo;hui une rupture que de nombreux observateurs africains jugent salutaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un hommage aux victimes, une promesse aux vivants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de l&rsquo;AES s&rsquo;est conclue par un hommage solennel à «<em>toutes les victimes du terrorisme, sahéliennes comme étrangères, civiles comme militaires</em>», avec une pensée particulière pour les victimes des attaques du 25 avril 2026 au Mali. Et par une réaffirmation de l&rsquo;engagement des trois États à protéger leurs populations «<em>en toute circonstance et dans le respect des engagements internationaux, en particulier dans le domaine des droits de l&rsquo;homme et du droit international humanitaire.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cet engagement — pas les leçons venues de loin, pas les conditionnalités imposées de l&rsquo;extérieur — qui constitue le socle sur lequel les peuples du Sahel peuvent aujourd&rsquo;hui reconstruire l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir sans terrorisme. La Confédération des États du Sahel n&rsquo;est pas parfaite. Aucun État ne l&rsquo;est. Mais elle est debout. Et elle se bat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : gouvernement et médias mobilisés contre la désinformation après les attaques du 25 avril</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Au Mali, le gouvernement et les organisations de presse appellent à une mobilisation nationale des médias pour lutter contre la désinformation et renforcer la cohésion nationale après les attaques du 25 avril.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, a animé le lundi 11 mai 2026 un point de presse à la Maison de la Presse de Bamako. À ses côtés se trouvaient le président de la Haute Autorité de la Communication, Gaoussou Coulibaly, le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, ainsi que plusieurs responsables des faîtières et des organisations professionnelles. L’objectif était de sensibiliser les acteurs des médias sur la situation nationale.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre s’est déroulée après les attaques du 25 avril et face à une recrudescence des campagnes de désinformation. La presse malienne, dans toutes ses composantes, était représentée : médias publics, privés, audiovisuels, écrits et en ligne. Cette mobilisation démontre la volonté des journalistes de participer activement à la défense des intérêts supérieurs du pays et au renforcement de la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le ministre Alhamdou Ag Ilyene a rappelé la mission essentielle de la presse. Selon lui, «&nbsp;<em>informer avec responsabilité, relayer avec professionnalisme et contribuer à la stabilité nationale&nbsp;</em>» sont des devoirs incontournables. Il a ajouté que les médias doivent rester vigilants face aux campagnes de désinformation et jouer un rôle central dans la consolidation de la souveraineté nationale. Ses propos ont placé la presse au cœur de la riposte contre les manipulations hostiles.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unité et solidarité des journalistes maliens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, a salué l’initiative du ministère et insisté sur l’unité des journalistes face aux défis actuels. Il a déclaré que «&nbsp;<em>la diversité des médias est une richesse, mais elle doit être encadrée par des principes de responsabilité et de professionnalisme&nbsp;</em>». Il a également mis l’accent sur la solidarité entre les journalistes et la nécessité de préserver la liberté d’informer dans le respect des lois et des valeurs nationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassaro Haïdara, représentant du syndicat, a dénoncé le déficit d’information auquel la presse malienne est confrontée. Selon lui, il est inconcevable que la population soit informée par des sources extérieures faute de données locales fiables. Il a rappelé que dans d’autres pays, les agences de presse jouent un rôle central. Au Mali, l’absence d’un tel dispositif fragilise la crédibilité et expose les journalistes à des risques dans l’exercice de leur métier.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité accrue dans la guerre médiatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’URTEL, Mahamoudou Bocoum, est surtout revenu sur la responsabilité de la presse dans la guerre médiatique actuelle. Il a affirmé que «&nbsp;<em>les journalistes doivent déconstruire les narratifs hostiles au pays en produisant une information crédible et critique</em>&nbsp;». Selon lui, la presse reste le dernier rempart de la population, notamment dans les zones reculées. Il a plaidé pour un accompagnement de l’État afin de renforcer les capacités des médias et leur permettre de jouer pleinement leur rôle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé le rôle central de son institution comme agence nationale d’information. Il a accentué son intervention sur la nécessité de consolider l’AMAP afin qu’elle puisse jouer pleinement sa mission dans la riposte médiatique. Selon lui, «&nbsp;<em>l’agence doit être renforcée pour garantir une information crédible et coordonnée face aux campagnes hostiles</em>&nbsp;». Il a appelé à une meilleure organisation des médias publics pour soutenir la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Importance des médias sociaux et jeunesse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’APPEL Mali, Modibo Fofana, a centré son intervention sur les médias sociaux, qu’il considère comme le prolongement de l’armée dans la guerre médiatique. Il a dénoncé le matraquage subi depuis le 25 avril, marqué par la désinformation et l’usage de l’intelligence artificielle. Il a ajouté que «&nbsp;<em>la tranche d’âge de 24 à 40 ans est la plus active sur internet et la plus exposée aux narratifs hostiles</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’ASSEP, Boubacar Yalkoué, a rappelé, quant à lui, que les événements du 25 avril doivent renforcer la cohésion et l’unité entre les Maliens. Il a particulièrement mis l’accent sur la responsabilité collective des journalistes et des citoyens dans la défense des intérêts supérieurs du pays. Selon lui, «&nbsp;<em>la presse doit rester vigilante face aux manipulations et contribuer à la stabilité nationale&nbsp;</em>». Il a appelé à la solidarité et à l’engagement patriotique pour surmonter les défis actuels.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Synergie des médias maliens et AES</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Salif Sanogo, représentant la télévision Tafouk (la chaîne de l’AES), a mis en avant les difficultés rencontrées par les télévisions locales face à la puissance des médias internationaux. Il a également insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité d’une synergie entre les médias maliens et ceux de l’Alliance des États du Sahel afin de renforcer la souveraineté médiatique et construire un narratif commun&nbsp;</em>». Cette coopération est jugée indispensable pour donner plus de force et de crédibilité à l’information nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la Haute Autorité de la Communication, Gaoussou Coulibaly, a insisté sur «&nbsp;<em>la responsabilité et le professionnalisme des journalistes face aux campagnes de désinformation</em>&nbsp;». Il a rappelé que la HAC doit protéger les acteurs des médias et garantir un cadre équilibré. Selon lui, la presse doit contribuer efficacement à la cohésion nationale et à la stabilité du pays, en restant fidèle à ses principes déontologiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Alhamdou Ag Ilyene a conclu la rencontre en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à travailler avec l’ensemble des acteurs du secteur. Il a appelé à «&nbsp;<em>la vigilance, la responsabilité et l’engagement patriotique de tous les journalistes&nbsp;</em>». Selon lui, «&nbsp;<em>la presse doit rester un pilier de la cohésion nationale et un outil de défense des intérêts supérieurs du pays&nbsp;</em>». La rencontre s’est achevée sur un appel à la solidarité et à la mobilisation collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Kati, symbole d’une guerre qui ne se joue plus seulement sur le terrain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’histoire récente du Sahel, certains lieux et certaines dates dépassent leur simple réalité géographique. Ils deviennent des points de&nbsp;convergence&nbsp;où les tensions se cristallisent et où les fragilités de l’État apparaissent au grand jour. Kati, cœur du dispositif militaire malien, en est une illustration.&nbsp;Le mois d’avril également<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De 2012 à 2026 : une crise qui change de nature</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avril 2012 avait révélé une crise interne de l’État, marquée par des fractures au sein de l’appareil militaire et politique. L’autorité avait vacillé, sans pour autant s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la menace est d’une autre nature. Elle émane d’une violence terroriste diffuse et asymétrique. Les attaques du 25 avril ne relèvent pas d’un simple coup tactique : elles traduisent une mutation stratégique. Le terrorisme ne se limite plus aux périphéries ; il cible désormais les centres névralgiques du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque contre le symbole de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En frappant Kati, les assaillants ne visent pas seulement une base militaire. Ils s’attaquent à un symbole : la continuité de l’État malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, s’inscrit dans cette logique. Elle dépasse la perte militaire pour devenir un événement structurant dans la dynamique des conflits sahéliens, où la guerre se joue autant dans les esprits que sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner sens au choc : entre mémoire et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’émotion, un discours s’est structuré autour du sacrifice, du devoir et de l’honneur. Dans un pays marqué par une forte tradition militaire, cette lecture n’est pas anodine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société ne subit pas le choc : elle lui donne un sens. Dans le contexte sahélien, la mort devient un point de bascule, transformant une perte individuelle en mémoire collective et en exigence partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre au-delà du militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelait Sadio Camara, l’adversaire n’est pas uniquement militaire. Autour des groupes armés gravitent des acteurs d’influence, des opportunistes et des relais qui alimentent les fractures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la réponse ne peut être exclusivement sécuritaire. Elle doit aussi être sociale et morale, ancrée dans les valeurs du malidenya, fondement de la cohésion nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille décisive : celle des perceptions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les guerres sahéliennes contemporaines, l’enjeu central est une bataille des perceptions. L’adversaire cherche à installer l’idée d’un effondrement inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, une autre réalité s’impose : l’État tient parce que certains tiennent. Dans ces moments critiques, l’armée agit comme une ligne de continuité, préservant l’État sans se substituer au politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une transition à l’épreuve de l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de Sadio Camara révèle à la fois la vulnérabilité et la résilience de l’État malien. Elle rappelle une vérité essentielle : les États ne disparaissent pas seulement sous les coups de l’ennemi, mais lorsque leurs sociétés renoncent à faire face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le président de la Transition, Assimi Goïta, a repris les rênes du ministère de la Défense après les funérailles du 30 avril 2026, dans un moment charnière pour l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conseil supérieur de la défense : Assimi Goïta fixe 16 orientations pour renforcer la défense nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 16:51:14 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, le président de la Transition Assimi Goïta a présidé une réunion du Conseil supérieur de la Défense nationale et fixé seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatre jours après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril, les autorités maliennes ont réuni le plus haut organe de décision en matière de sécurité. Réuni le 29 avril à Bamako, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le chef de l’État de transition, le général d’armée Assimi Goïta, a examiné la situation sécuritaire du pays et défini de nouvelles orientations stratégiques pour renforcer la riposte contre les groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion s’est tenue au lendemain d’une série d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du territoire malien. Autour du président de la Transition étaient présents le Premier ministre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les membres du gouvernement ainsi que le chef d’état-major général des armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la session, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, s’est adressé à la presse pour rendre compte des décisions prises et de l’évaluation de la situation sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Hommage au ministre de la Défense Sadio Camara</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette déclaration, le ministre a exprimé les condoléances de la Nation aux familles des victimes des événements du 25 avril. Il a également rendu un hommage appuyé au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, décédé dans le contexte de ces événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, ce dernier restera une figure marquante de la défense nationale, saluée pour «&nbsp;<em>son engagement exemplaire et son sacrifice au service de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des attaques coordonnées attribuées aux groupes terroristes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que les attaques du 25 avril ont été soigneusement planifiées par des groupes armés terroristes et visaient des objectifs stratégiques. Malgré cette offensive simultanée, les forces armées et de sécurité maliennes ont réussi à contenir les assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le ministre de la Sécurité, la réaction rapide et la coordination des forces engagées ont permis d’infliger «&nbsp;<em>d’importantes pertes humaines et matérielles</em>&nbsp;» aux groupes armés, contraints finalement de se replier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie du dispositif sécuritaire. À l’issue des échanges, le chef suprême des armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer les capacités nationales de défense et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces orientations portent notamment sur l’amélioration de la coordination des forces, le renforcement du renseignement opérationnel et l’adaptation du dispositif sécuritaire aux nouvelles formes de menaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent au calme et à la vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement assure que la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Les autorités ont également salué la mobilisation des populations, dont les informations et signalements contribuent à l’efficacité des opérations militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Sécurité a enfin appelé les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale. Il a également invité la population à se référer exclusivement aux canaux officiels d’information, dénonçant la propagation de rumeurs et de campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président de la Transition s’est adressé à la nation malienne, à travers la chaîne nationale, le 28 avril dernier,&nbsp;au cours de laquelle le chef de l’État a salué l’intervention rapide des forces armées et de sécurité, qui a permis de déjouer l’attaque de mettre la situation sous contrôle. Le Président a également rendu hommage au ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, tué dans l’attaque du 25 avril. Il a aussi appelé à l’unité nationale face à cette menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Attaques terroristes au Mali : une stratégie de déstabilisation politique et géopolitique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 11:50:45 +0000</pubDate>
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<p>Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 au Mali illustrent une stratégie de déstabilisation visant l’État et sa souveraineté. Analyse des enjeux sécuritaires, politiques et géopolitiques du conflit malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les attaques coordonnées qui ont visé plusieurs villes maliennes le 25 avril 2026 ne constituent pas seulement un épisode sécuritaire de plus dans une crise sahélienne qui dure depuis plus d’une décennie. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition installé à Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tôt dans la matinée, des groupes armés ont pris pour cibles plusieurs points sensibles dans la capitale malienne et dans différentes localités du pays. Selon plusieurs sources, ces attaques ont été revendiquées par des combattants du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda, ainsi que par des éléments liés au Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA). Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Kidal et Mopti figurent parmi les villes ciblées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une communication officielle diffusée en fin de journée, le porte-parole du gouvernement malien, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que le bilan provisoire faisait état de seize blessés, civils et militaires confondus, pris en charge par les structures sanitaires. Il a également assuré que la situation était «&nbsp;<em>totalement sous contrôle</em>&nbsp;» dans l’ensemble des localités concernées, évoquant des dégâts matériels limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des couvre-feux ont néanmoins été instaurés dans plusieurs villes, signe que les autorités entendent prévenir toute tentative d’extension des violences.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de déstabilisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux observateurs de la crise malienne, ces attaques coordonnées ne sont pas totalement inattendues. Elles interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, marqué par la recomposition des alliances régionales et par la volonté affichée des autorités de transition de redéfinir les rapports de souveraineté avec les partenaires étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès novembre 2025, lors de l’inauguration de la deuxième mine de lithium de Bougouni, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait évoqué ce qu’il qualifiait de «&nbsp;<em>guerre psychologique</em>&nbsp;» visant le Mali. Selon lui, les groupes armés cherchent à exploiter la peur collective et à provoquer un climat d’instabilité dans les grands centres urbains afin de détourner l’attention des autorités. Cette stratégie permettrait, dans le même temps, de fragiliser le contrôle de certaines zones stratégiques du nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a6qFAwVrq/">régions</a> de Kidal, Ber, Tombouctou, Gao ou encore Ménaka constituent depuis plusieurs années des espaces de rivalités où se croisent insurrections armées, trafics transnationaux et enjeux géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme comme instrument géopolitique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Devant la diaspora malienne réunie en Russie le 24 juin 2025, Assimi Goïta avait déjà avancé une lecture plus large du conflit. Selon lui, le terrorisme constitue aujourd’hui une «&nbsp;<em>nouvelle forme de colonisation</em>&nbsp;» et un instrument de pression géopolitique dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux. Dans cette dynamique, les groupes armés ne sont pas uniquement des acteurs locaux, mais également les relais indirects d’intérêts stratégiques extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons aux faits. L’attaque coordonnée du samedi intervient juste quelques jours après l’intrusion de Oumar Mariko, leader politique en exil depuis des années déjà, dans une localité tenue secrète où il a pu rencontrer des otages maliens détenus par le JNIM. Ce déplacement, avec l’appui de la France, n’était qu’une diversion ou participait plutôt à la préparation de ce coup contre la République. Oumar Mariko se serait finalement arrangé, officiellement du côté des ennemis de son pays. Outre ce cas Mariko, il convient de rappeler la complicité des voisins algériens et mauritaniens dans ce conflit contre le Mali.&nbsp;Le président mauritanien&nbsp;Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani&nbsp;a effectué une visite d&rsquo;État de trois jours en France, le 15 avril 2026, sur invitation d&rsquo;Emmanuel Macron.&nbsp;Pourtant, la relation entre l’Algérie, la Mauritanie, l’Algérie et les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien n’est plus à démontrer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit aux multiples fronts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir malien met l’accent régulièrement sur la spécificité de la crise sécuritaire à laquelle le pays fait face. Lors de la présentation des vœux des forces vives de la nation en janvier 2026, le général Assimi Goïta rappelait que l’armée malienne devait lutter simultanément contre plusieurs formes de menaces : les groupes terroristes, les mouvements rebelles, les réseaux de narcotrafic, le banditisme organisé et les tensions intercommunautaires. Dans ce contexte, la stabilisation du territoire devient un processus long et complexe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se mène aussi dans les esprits. «&nbsp;<em>Ce combat est aussi un combat mental</em>&nbsp;», répète régulièrement le chef de l’État malien, appelant les citoyens à faire preuve de cohésion nationale et à ne pas céder à la panique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les initiatives nationales pour la paix&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation constitue l’un des piliers de la stratégie des autorités maliennes pour reconstruire l’unité nationale après plus d’une décennie de crise sécuritaire et politique. Élaborée à l’issue du Dialogue inter-maliens organisé en 2024, cette charte vise à proposer un cadre strictement national de règlement des différends, après la dénonciation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. En fixant des orientations politiques, institutionnelles et sociales autour du vivre-ensemble, du renforcement de la cohésion nationale et de la stabilisation du pays, ce texte entend refonder les bases du contrat social malien. Les autorités de la Transition, dirigées par le président Assimi Goïta, présentent ainsi la Charte comme un instrument central pour accompagner la reconstruction de l’État et répondre aux défis sécuritaires persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette même dynamique, la création de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale marque une étape importante dans l’opérationnalisation de cette charte. Par un décret signé le 2 mars 2026, le chef de l’État a procédé à la nomination des membres de cette instance, placée sous la présidence de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, également président de la commission de rédaction de la Charte. L’Observatoire rassemble plusieurs personnalités issues de la sphère politique, administrative, religieuse et de la société civile, parmi lesquelles Zeïni Moulaye, Fatoumata Sékou Dicko et le guide religieux Thierno Hady Thiam. Chargé de suivre la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte, d’en évaluer l’application et de formuler des recommandations aux autorités, cet organe doit contribuer à inscrire durablement les efforts de paix et de réconciliation dans l’architecture institutionnelle du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : près de Bamako, la douane saisit explosifs, mercure et drogue dans un camion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la douane a intercepté un camion transportant explosifs, mercure et drogue dans la périphérie de Bamako. Une importante saisie qui porte un coup aux réseaux criminels opérant dans la région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, les services des douanes ont réalisé une importante opération contre les trafics illicites. Le 17 avril, la Brigade mobile d’intervention (BMI) a intercepté, dans la périphérie de Bamako, un camion transportant une cargaison composée d’explosifs, de mercure et de drogue. Une saisie que les autorités présentent comme un coup dur porté aux réseaux criminels opérant dans la capitale et ses environs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération a été menée dans la matinée du 17 avril, aux alentours de 10 heures, à la suite d’un renseignement douanier ayant permis de cibler le véhicule suspect.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Direction générale des Douanes du Mali, la fouille du camion a permis de découvrir une cargaison jugée particulièrement préoccupante pour la sécurité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les agents ont saisi 23 bonbonnes de mercure, une substance hautement toxique pour l’être humain et l’environnement. À cela s’ajoutent 1 650 bâtons d’explosifs, deux rouleaux de cordons détonants et 25 détonateurs, des matériaux susceptibles d’être utilisés pour des activités illégales ou criminelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les douaniers ont également découvert 17 briques de chanvre indien, confirmant la dimension multiple du trafic.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-coup-porte-aux-reseaux-criminels"><strong>Un coup porté aux réseaux criminels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités douanières, cette saisie illustre l’ampleur et la diversité des trafics qui transitent dans la région. Explosifs, produits chimiques et stupéfiants constituent en effet des marchandises sensibles, pouvant alimenter aussi bien les activités criminelles que certains circuits clandestins liés à l’exploitation illégale de ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Brigade mobile d’intervention, unité spécialisée des douanes maliennes, est régulièrement mobilisée pour lutter contre ces réseaux, notamment dans la capitale et les zones de transit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vigilance-renforcee-face-aux-trafics"><strong>Vigilance renforcée face aux trafics</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de l’opération, le directeur général de la Direction générale des Douanes du Mali a salué la performance des agents engagés sur le terrain. Il a également rappelé la nécessité de maintenir une vigilance constante face à des réseaux de plus en plus structurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités douanières affirment vouloir poursuivre leurs efforts pour endiguer les trafics illicites, considérés comme une menace pour la sécurité, la santé publique et l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par la circulation d’armes, de substances dangereuses et de stupéfiants, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer le contrôle des flux et la lutte contre la criminalité organisée au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako en fête : véhicules blindés, Su-24 et troupes mobilisées pour les 65 ans du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 08:34:14 +0000</pubDate>
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<p>Revivez le défilé militaire du 65ème anniversaire du Mali, une journée marquée par l'honneur et la fierté nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce lundi 22 septembre 2025, le Mali a&nbsp;commémoré en grande pompe, avec fierté et recueillement, le 65ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale, sur le&nbsp;Boulevard de l’Indépendance, comme cela n’avait jamais été le cas auparavant. La capitale, Bamako, a vibré au rythme des cérémonies officielles, des défilés et des hommages, offrant aux Maliens une journée mémorable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée commémorative a débuté par le&nbsp;traditionnel dépôt de gerbes au pied du Monument de l’Indépendance. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a ainsi rendu hommage aux pionniers et héros de la Nation, qui ont consenti le sacrifice suprême pour la liberté et la dignité du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ce moment solennel, le Chef de l’État a procédé à la&nbsp;revue des troupes, saluant l’engagement et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ensuite rejoint la&nbsp;tribune officielle du Boulevard de l’Indépendance, où il a présidé une cérémonie de décoration exceptionnelle en l’honneur de personnalités appelées à faire valoir leurs droits à la retraite. Par ce geste, le Président a voulu rappeler que le service loyal rendu à la Nation ne sera jamais oublié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de lui, on notait la présence du&nbsp;Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement, des corps constitués, ainsi que de plusieurs&nbsp;diplomates étrangers et ambassadeurs accrédités au Mali, venus témoigner de leur solidarité et partager avec le peuple malien ce moment de mémoire et de fierté nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defile-civil-militaire-et-motorise"><strong>Défilé civil, militaire et motorisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand défilé a débuté sous les yeux du Président et des officiels, sous les applaudissements d’une foule nombreuse venue célébrer le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le défilé civil a ouvert la cérémonie, avec des associations, des syndicalistes, des ministères et des groupes culturels animant le boulevard par des chants et des danses. La diversité des participants et l’enthousiasme du public ont offert un spectacle vivant et coloré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défilé militaire et paramilitaire a captivé la foule par la précision et la discipline des troupes. Chaque mouvement était exécuté avec rigueur, reflétant l’entraînement et le professionnalisme des forces maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defile-motorise-nbsp"><strong>Défilé motorisé&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les colonnes de véhicules blindés, composées de plusieurs centaines d’engins, ont impressionné par leur puissance et leur diversité : BRDM, BTR-60, BTR-70, VN-22, véhicules de commandement, camions logistiques de livraison et de transport de carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des unités spécialisées, telles que la compagnie cynophile et la cavalerie, ont également pris part au défilé, rappelant à la fois les traditions et la modernité des forces maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long du défilé, les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger flottaient côte à côte, en hommage à l’Alliance des États du Sahel (AES), symbolisant la coopération régionale et la solidarité dans la lutte contre l’insécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defile-aerien-et-puissance-militaire"><strong>Défilé aérien et puissance militaire</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--1024x683.jpeg" alt="Défilé des avions de combat dans le cadre du 22 septembre" class="wp-image-19830" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--1536x1024.jpeg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Defile-des-avions-dans-le-cadre-du-22-septembre-.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Défilé aérien à Bamako, le 22 septembre 2025 sur le boulevard de l&rsquo;indépendance. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le ciel de Bamako, les spectateurs ont pu admirer le passage des&nbsp;L-39 Albatros&nbsp;et surtout du redoutable&nbsp;Su-24, symbole de la puissance aérienne du Mali. À leurs côtés, plusieurs&nbsp;hélicoptères de manœuvre et d’attaque&nbsp;ont évolué en formation, démontrant la capacité des FAMa à assurer à la fois le transport tactique, l’appui-feu et les opérations spéciales. Les figures aériennes, saluées par les ovations du public, ont mis en lumière une armée capable d’opérations offensives d’envergure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sol, la diversité des forces blindés, logistique, compagnies spécialisées a illustré la&nbsp;modernisation et la polyvalence&nbsp;de l’armée malienne, capable de relever les défis sécuritaires les plus complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce défilé, civil, militaire et aérien, a duré plus de trois heures, offrant à la population un spectacle historique et symbolique, reflet de la puissance, de la cohésion et de la discipline des forces armées du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-et-organisation"><strong>Sécurité et organisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité a été renforcée autour du boulevard avec des patrouilles de policiers et militaires, des cordons et des véhicules blindés. Malgré le spectre des menaces terroristes, l’atmosphère est restée&nbsp;calme, ordonnée et respectueuse, reflétant la confiance du peuple en ses forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce 22 septembre 2025, Bamako a vécu une&nbsp;journée mémorable et impressionnante, entre hommage, cérémonie, défilé et démonstration de puissance nationale. Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance restera gravé dans les mémoires comme un moment de&nbsp;fierté, d’unité et de reconnaissance&nbsp;envers les forces armées et l’ensemble des serviteurs de la Nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Assimi Goïta reçoit deux policiers libérés des mains des terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 21:14:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Deux policiers maliens, Abdramane Dembélé et Boubacar Dabo, ont retrouvé la liberté grâce à une opération spéciale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux mois après leur enlèvement, deux policiers maliens ont été libérés grâce à une opération coordonnée des services de renseignement. Présentés à Assimi Goïta, chef suprême des armées, ils symbolisent la détermination des FAMa à ne céder ni au terrorisme ni à la peur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako, mardi 9 septembre. Dans les couloirs sobres de Koulouba, l’image restera : le général Assimi Goïta, Président de la Transition et chef suprême des armées, accueillant deux fils du pays rendus à la liberté après plus d’un mois de captivité. Le commissaire principal de police Abdramane Dembélé et le sergent de police Boubacar Dabo, enlevés le 6 août dernier près de Bamara Maoudé, sur l’axe Tombouctou-Douentza, ont été présentés au chef de l’État par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Aly Mohammedine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émotion fut à la hauteur de l’épreuve. «&nbsp;<em>Par la grâce de Dieu et grâce à l’implication totale de nos forces de défense et de sécurité, singulièrement nos services de renseignement, ils ont été libérés hier&nbsp;</em>[lundi 8 septembre 2025]<em>&nbsp;</em>», a déclaré le ministre devant la presse. Derrière cette sobriété de ton, une réalité : celle d’un combat souterrain, acharné, mené par les unités de renseignement, dont le professionnalisme a été unanimement salué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-captivite-ne-sera-eternelle"><strong>Aucune captivité ne sera éternelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a rappelé aux deux rescapés la dure vérité de la vocation militaire : servir sous l’uniforme, c’est accepter les risques de la guerre asymétrique qui ronge encore le Sahel. Mais aussi, leur a-t-il dit, c’est appartenir à une famille nationale qui ne laisse jamais les siens. La suite, déjà programmée, sera médicale et psychologique avant le retour tant attendu dans leurs foyers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce dénouement heureux, le message politique est que la machine sécuritaire malienne, désormais arrimée à la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), ne cède rien. Ni aux rumeurs de blocus, ni aux assauts des groupes armés terroristes. L’ennemi, désormais acculé, se replie dans la terreur et les attaques lâches contre des civils ou des infrastructures. Mais, comme l’a martelé le ministre, «&nbsp;<em>cela ne nous découragera pas, cela ne nous détournera pas de notre mission régalienne</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette mise en scène maîtrisée – libération, audience, hommage et rappel à l’unité – se lit l’un des traits saillants du régime de transition : assumer les coups, magnifier les victoires, partager le deuil. Car le colonel devenu général sait que, dans cette guerre longue, chaque otage libéré vaut comme un symbole. Celui de la résistance, de la dignité et de la promesse faite aux Maliens : aucun sacrifice ne sera oublié, aucune captivité ne sera éternelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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