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	<title>Archives des sécurité alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des sécurité alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Femmes rurales maliennes : les oubliées de l’exode qui font vivre l’agriculture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que les hommes quittent les campagnes, les femmes rurales maliennes assurent l’agriculture, l’éducation des enfants et la survie économique des villages.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quand on parle d&rsquo;exode rural au Mali, on imagine des jeunes hommes prenant la route vers Bamako ou au-delà. Mais derrière chaque départ masculin, il y a une femme qui reste. Qui cultive. Qui élève les enfants. Qui nourrit la famille. Qui porte le village. Ces femmes rurales maliennes, piliers silencieux d&rsquo;une économie agricole en tension, sont les grandes absentes du débat sur la migration intérieure. Il est temps de leur rendre leur place.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exode rural malien a un visage masculin. Ce sont majoritairement les hommes — jeunes fils, frères, maris — qui quittent les villages pour les villes ou l&rsquo;étranger. Derrière eux, les femmes demeurent. Non par choix systématique, mais par contrainte sociale, économique et familiale. Partir, pour une femme rurale malienne, c&rsquo;est souvent renoncer à ses enfants, à sa famille élargie, à ce que la tradition lui assigne comme place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène, que les chercheurs appellent la « <em><a href="https://www.anefa.org/blog/actualites-nationales/la-feminisation-de-lagriculture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminisation de l&rsquo;agriculture</a></em> », est en train de remodeler les campagnes maliennes. Dans certaines régions comme Ségou, Mopti ou Kayes, les femmes représentent aujourd&rsquo;hui la <a href="https://fr.scribd.com/document/735638377/2018-01-Care-rapport-etude-femmes-foncier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">majorité de la main-d&rsquo;œuvre agricole active</a>. Elles labourent, sèment, récoltent, transforment — souvent sans posséder légalement la terre qu&rsquo;elles travaillent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un triple fardeau invisible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première injustice que vivent les <a href="https://landportal.org/sites/default/files/library/resources/Femme%2520et%2520foncier%2520agricole%2520au%2520Mali_202301_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">femmes rurales maliennes est foncière</a>. Au Mali, l&rsquo;accès à la terre reste dominé par les structures patrilinéaires : c&rsquo;est l&rsquo;homme qui hérite, qui possède, qui décide. Une femme qui travaille un champ toute sa vie peut se le voir retirer à la mort de son mari, au profit des fils ou des frères du défunt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insécurité foncière n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question de justice : c&rsquo;est un frein économique majeur. Sans titre de propriété, une femme ne peut pas obtenir de crédit agricole, ne peut pas investir dans son exploitation, ne peut pas s&rsquo;engager dans des contrats avec des acheteurs professionnels. Elle travaille, mais le fruit de son travail lui échappe structurellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l&rsquo;homme part, la <a href="https://www.wathi.org/laboratoire/initiatives/migrations-ouest-africaines/contribution-migrations-ouest-africaines/situation-difficile-femmes-demigres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">femme ne reçoit pas de renfort</a> : elle assume seule ce qu&rsquo;ils portaient à deux, voire à plusieurs. La gestion du foyer, l&rsquo;éducation des enfants, les soins aux anciens, et en même temps le travail des champs. Les transferts d&rsquo;argent envoyés par les migrants sont souvent irréguliers, insuffisants, ou simplement inexistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, beaucoup de femmes rurales maliennes développent des stratégies de survie remarquables : jardins potagers, petit commerce, transformation de produits agricoles, tontines entre voisines. Ces activités, invisibles dans les statistiques officielles, constituent pourtant une économie parallèle vitale pour les ménages ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième dimension du fardeau : l&rsquo;exclusion des espaces de décision. Les conseils de village, les coopératives agricoles, les comités de gestion des périmètres irrigués — ces instances où se décide l&rsquo;avenir des terres et des ressources sont encore très majoritairement masculines. La voix des femmes, pourtant premières concernées, y est peu entendue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résistances qui s&rsquo;organisent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les femmes rurales maliennes ne restent pas passives. Depuis des décennies, elles s&rsquo;organisent en groupements — tontines, associations villageoises, <a href="https://wildaf-mali.org/remise-des-kits-dactivites-generatrices-de-revenus-agr-aux-beneficiaires-des-groupes-de-metiers-porteurs-des-4-cercles-de-la-region-de-sikasso-sikasso-kadiolo-dandereso-et-kolondieba/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coopératives de transformation</a> — qui leur permettent de <a href="https://www.ripess.org/cooperative-de-femmes-cest-lieu-privilegie-dexpression-dempowerment-femmes-entretien-sabine-martel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mutualiser ressources et savoirs</a>. Ces structures informelles sont souvent le premier filet de sécurité économique dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces groupements ont franchi un cap décisif : ils accèdent désormais au microcrédit, forment leurs membres à l&rsquo;agroécologie, négocient collectivement avec les acheteurs de la ville. Dans la région de Sikasso, des groupements féminins de <a href="https://mon-3.org/wp-content/uploads/2019/09/Etude-de-marche-du-beurre-de-karite-produit-en-Republique-du-Mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">productrices de karité</a> ont réussi à commercialiser directement leur beurre sur des marchés d&rsquo;exportation, capturant une valeur ajoutée qui leur échappait auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont progressivement intégré la dimension genre dans leurs politiques agricoles. Des programmes spécifiques ciblent <a href="https://ceci.org/fr/nouvelles-et-evenements/donner-aux-femmes-un-acces-a-la-terre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;accès des femmes au foncier</a>, à la formation et au financement. <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/mli67609.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Loi d&rsquo;Orientation Agricole</a> prévoit des dispositions pour renforcer la participation des femmes dans les coopératives et les instances de gouvernance agricole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des périmètres maraichers réservés aux femmes ont été aménagés dans plusieurs régions, leur donnant un espace de production sécurisé, irrigué et légalement reconnu. Ces initiatives, encore insuffisantes à l&rsquo;échelle du besoin, montrent néanmoins que la question est prise au sérieux et que des solutions concrètes existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est l&rsquo;un des <a href="https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0512-114347-mali-les-acteurs-de-la-filiere-karite-se-dotent-d-une-interprofession" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premiers producteurs mondiaux de karité</a>, un arbre dont les noix sont transformées en beurre prisé par l&rsquo;industrie cosmétique internationale. Cette filière est quasi exclusivement féminine : ce sont les femmes qui ramassent, concassent, transforment et vendent. Un secteur en plein essor qui représente pour des milliers de femmes rurales une source de revenus croissante et un levier d&rsquo;autonomisation économique réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;avenir peut tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître le rôle des femmes rurales maliennes n&rsquo;est pas seulement un impératif moral : c&rsquo;est une nécessité économique. Une agriculture qui ignore la moitié de ses acteurs se condamne elle-même à l&rsquo;incomplétude. Les femmes ne constituent pas une catégorie périphérique de l&rsquo;économie rurale ; elles en sont l&rsquo;un des piliers. Les exclure de l&rsquo;accès aux ressources, aux financements, à la propriété foncière ou aux instances de gouvernance revient à amputer le secteur agricole d&rsquo;une part considérable de son potentiel productif. Comme le rappelle <em><a href="https://www.maliweb.net/interview/fousseni-togola-lauteur-du-livre-feminitude-musoya-ce-livre-revendique-plus-despaces-appropries-a-lexpression-lepanouissement-de-la-femme-2794040.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Féminitude : Musoya</a></em>, « <em>aucun projet de développement ne saurait être crédible s&rsquo;il fait l&rsquo;impasse sur la moitié de l&rsquo;humanité</em> ». L&rsquo;implication des femmes dans l&rsquo;économie n&rsquo;est donc pas seulement une exigence de justice sociale : elle est une condition de l&rsquo;efficacité économique. Une nation qui marginalise ses femmes renonce à une partie de son intelligence, de sa créativité et de sa capacité d&rsquo;innovation. À l&rsquo;inverse, une économie qui leur ouvre pleinement ses portes se donne les moyens d&rsquo;une croissance plus inclusive, plus durable et plus prospère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes rurales maliennes ne sont pas des victimes passives de l&rsquo;exode. Elles en sont les grandes absorbantes, celles qui maintiennent le tissu social et productif des villages pendant que d&rsquo;autres partent. Il est temps que cette réalité soit reconnue, valorisée et soutenue par des politiques à la hauteur de leur contribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Invisibles dans les statistiques, absentes des débats publics, mais omniprésentes dans les champs : les femmes rurales maliennes sont le vrai pilier d&rsquo;une agriculture en mutation. Leur reconnaissance pleine et entière — foncière, économique, institutionnelle — est l&rsquo;une des clés d&rsquo;un développement rural durable et équitable au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture au Mali : comment retenir les paysans sur leurs terres et freiner l’exode rural</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Face à l’exode rural, le Mali mise sur l’irrigation, la mécanisation, la formation, le financement agricole et les infrastructures pour renforcer la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des paysans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali est une nation paysanne. Près de 70 % de sa population active travaille la terre, et l&rsquo;agriculture représente environ 40 % du produit intérieur brut. Pourtant, des milliers de paysans quittent chaque année leurs villages pour les villes. Comment renverser cette tendance ? En rendant la vie rurale viable, digne et porteuse d&rsquo;avenir. C&rsquo;est exactement ce que visent les politiques agricoles engagées par les autorités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture malienne est bien plus qu&rsquo;un secteur économique : c&rsquo;est le socle de l&rsquo;identité nationale. Le riz du fleuve Niger, le coton du Sud, le mil des plaines sahéliennes, les mangues de Sikasso — ces productions alimentent des millions de familles et constituent l&rsquo;ossature du tissu social rural. Perdre les paysans, c&rsquo;est perdre bien plus qu&rsquo;une source de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi les autorités de la Transition ont placé l&rsquo;agriculture au cœur de leur stratégie de développement souverain. L&rsquo;objectif est de faire du Mali un pays capable de nourrir sa population sans dépendre des importations, tout en offrant aux paysans des conditions de vie qui leur donnent envie de rester.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leviers concrets pour ancrer les paysans dans leurs terroirs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première raison qui pousse un paysan à partir, c&rsquo;est la peur de ne pas récolter. Face à la variabilité climatique croissante au Sahel, l&rsquo;irrigation est la réponse la plus directe. Le Mali dispose d&rsquo;un atout considérable : le fleuve Niger et ses affluents traversent le pays sur des milliers de kilomètres, offrant un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d&rsquo;hectares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement une fraction de ce potentiel est actuellement exploitée. Les investissements dans les périmètres irrigués — comme ceux de l&rsquo;Office du Niger, qui a doublé sa production de riz en dix ans — montrent ce qui est possible à grande échelle. Chaque hectare irrigué supplémentaire, c&rsquo;est une famille paysanne qui peut planifier sa récolte indépendamment des caprices du ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Labourer à la houe plusieurs hectares sous le soleil sahélien est un travail épuisant, peu rentable et peu attractif pour les jeunes générations. La mécanisation — même partielle, même progressive — change radicalement l&rsquo;équation. Des tracteurs mutualisés au sein de coopératives, des batteuses à riz, des décortiqueuses à mil : ces outils transforment le travail agricole en activité productive et digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des programmes publics de subvention à l&rsquo;équipement agricole ont permis à des milliers d&rsquo;exploitations maliennes d&rsquo;accéder à ces technologies à des prix abordables. C&rsquo;est un investissement dont le retour est immédiat : plus de surface cultivée, moins de pertes post-récolte, plus de revenus pour les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire plus ne suffit pas si l&rsquo;on ne sait pas produire mieux. Les agents des services d&rsquo;encadrement agricole jouent un rôle décisif dans la diffusion des bonnes pratiques : rotation des cultures, gestion de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les nuisibles, conservation des semences. Leur présence dans les villages, régulière et accessible, est la condition du changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a également développé des centres de formation professionnelle agricole qui forment chaque année des centaines de jeunes aux métiers de l&rsquo;agroélevage, de la pisciculture et de la transformation alimentaire. Ces diplômés retournent dans leurs régions avec des compétences qui leur permettent de créer de la valeur là où ils ont grandi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre la vie rurale attractive : au-delà des champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres ne passe pas uniquement par des politiques agricoles. Cela passe aussi par la qualité de vie que le village peut offrir. Routes praticables en saison des pluies, accès à l&rsquo;eau potable, centres de santé fonctionnels, écoles équipées : ce sont ces infrastructures qui font la différence entre un village que l&rsquo;on quitte et un village où l&rsquo;on choisit de rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements publics dans les zones rurales, amplifiés ces dernières années, commencent à produire des résultats visibles. Dans plusieurs régions, des routes ont désenclavé des zones agricoles entières, permettant aux producteurs d&rsquo;acheminer leurs récoltes vers les marchés dans de meilleures conditions et à moindre coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des grands freins au développement agricole malien est l&rsquo;accès difficile au crédit. Un paysan qui veut investir dans des semences améliorées, un équipement ou une petite unité de transformation se heurte souvent à des portes fermées. Les institutions de microfinance rurale, encouragées par l&rsquo;État malien, comblent progressivement ce vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fonds spéciaux dédiés à l&rsquo;agriculture familiale permettent à des milliers de petits exploitants d&#8217;emprunter à des taux accessibles, de rembourser après la récolte et de réinvestir dans leur exploitation. Ce modèle, éprouvé dans plusieurs pays africains, est en train de prendre racine au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les filières d&rsquo;avenir : coton, mangue, karité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture vivrière, le Mali mise sur des filières d&rsquo;exportation à haute valeur ajoutée. Le coton, longtemps dominé par des intermédiaires étrangers, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une politique de valorisation locale croissante. La mangue de Sikasso, réputée sur les marchés européens, représente un potentiel encore largement sous-exploité. Le karité, dont le Mali est l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux, est au cœur d&rsquo;une industrie cosmétique mondiale en plein essor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ces filières localement — de la production à la transformation, de la transformation à l&rsquo;exportation — permettrait de multiplier les emplois ruraux et de retenir des populations qui, autrement, partiraient grossir les rangs des migrants urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres n&rsquo;est pas une question de nostalgie. C&rsquo;est une nécessité économique, sociale et stratégique pour le Mali. Les outils existent : irrigation, mécanisation, formation, financement, infrastructures. Les politiques publiques s&rsquo;y emploient avec une détermination croissante. Le défi est immense, mais les exemples de réussite dans les campagnes maliennes montrent que le chemin est tracé. L&rsquo;avenir du Mali se cultive aussi dans ses champs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture au Mali : Assimi Goïta dévoile les mesures clés pour la campagne agricole 2026</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 15:28:46 +0000</pubDate>
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<p>Réuni à Koulouba, le Conseil supérieur de l’agriculture a adopté les orientations de la campagne agricole 2026. Subventions aux engrais, soutien au coton et souveraineté alimentaire sont au cœur de la stratégie du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Koulouba à l&rsquo;approche de la campagne agricole 2026, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture a fixé les grandes orientations du secteur. Entre subventions renforcées, soutien aux filières stratégiques et ambition de souveraineté alimentaire, les autorités maliennes affichent leur volonté de faire de l&rsquo;agriculture l&rsquo;un des piliers du « Mali Kura ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du lancement de la campagne agricole 2026, les autorités maliennes ont voulu envoyer un signal fort au monde rural. Réuni mardi 9 juin au palais de Koulouba sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture (CSA) a dessiné les contours d&rsquo;une nouvelle offensive en faveur de la production agricole nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par la Loi d&rsquo;orientation agricole, cette rencontre annuelle rassemble les principaux acteurs du secteur : gouvernement, organisations professionnelles, chambres d&rsquo;agriculture et représentants des filières de production. Un rendez-vous devenu stratégique dans un pays où l&rsquo;agriculture demeure le principal pourvoyeur d&#8217;emplois et de revenus pour une large partie de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;agriculture au cœur du projet de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le président de la Transition a placé l&rsquo;agriculture au centre du projet de transformation économique porté par les autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C&rsquo;est grâce au courage, à la résilience et à la détermination des producteurs que nous relevons progressivement le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture</em>&nbsp;», a déclaré Assimi Goïta devant les participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a réaffirmé sa volonté de faire du secteur agricole un moteur de croissance, de création de richesses et de stabilité sociale. Une ambition qui s&rsquo;inscrit dans la Vision 2063 du Mali et dans la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), dont l&rsquo;un des axes majeurs repose sur le développement des chaînes de valeur agricoles à travers les futurs agropoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, climatiques et économiques, Bamako considère désormais la souveraineté alimentaire comme un enjeu stratégique au même titre que la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures concrètes pour la campagne 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir les producteurs face à la hausse des coûts de production et préserver la compétitivité des filières, plusieurs mesures d&rsquo;accompagnement ont été annoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 FCFA. Les autorités maintiennent également une politique de soutien aux intrants agricoles avec un prix subventionné de 15 000 FCFA pour le sac de 50 kilogrammes d&rsquo;engrais minéraux et de 3 000 FCFA pour les engrais organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les semences améliorées bénéficient elles aussi d&rsquo;un accompagnement public. Le kilogramme de semence hybride de maïs est fixé à 1 500 FCFA tandis que le biostimulant OVALIS sera proposé à 17 500 FCFA le kilogramme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre décision importante : le maintien de l&rsquo;affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l&rsquo;alimentation animale, une mesure saluée par les acteurs des filières élevage et agriculture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résilience agricole malgré les difficultés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les contraintes sécuritaires et les aléas climatiques, les résultats provisoires de la campagne écoulée témoignent, selon les autorités, de la capacité de résistance du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Agriculture a présenté des chiffres encourageants : plus de 11,4 millions de tonnes de céréales produites, 433 700 tonnes de coton, près de 158 000 tonnes de viande contrôlée, plus de 17 000 tonnes de lait collecté et plus de 122 000 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances qui traduisent, selon le gouvernement, les effets des politiques de soutien engagées ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le monde rural salue les efforts de l&rsquo;État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom des producteurs, le président de l&rsquo;Assemblée permanente des chambres d&rsquo;agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya Sylla, a salué les mesures prises par les autorités depuis cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a notamment cité la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, les programmes de subvention des tracteurs, la détaxation des aliments destinés à l&rsquo;aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ou encore les achats institutionnels de riz directement auprès des producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d&rsquo;initiatives qui, selon les représentants du monde rural, ont contribué à améliorer les conditions de production et à renforcer la résilience des exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations professionnelles ont toutefois rappelé plusieurs défis à relever, notamment les difficultés d&rsquo;approvisionnement en poussins d&rsquo;un jour pour les éleveurs, les risques liés aux prévisions d&rsquo;un hivernage déficitaire et la nécessité d&rsquo;accélérer l&rsquo;opérationnalisation du Fonds national d&rsquo;appui à l&rsquo;agriculture afin de faciliter l&rsquo;accès au financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté alimentaire comme horizon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture, un consensus émerge : face aux défis économiques et géopolitiques, le Mali entend faire de son agriculture un instrument de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le projet structurant «&nbsp;<em>Farafinna Jigine</em>&nbsp;» et la Vision 2063, les autorités misent sur la modernisation des exploitations, l&rsquo;industrialisation des filières agricoles et la valorisation des productions locales pour réduire la dépendance alimentaire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition économique et politique, l&rsquo;agriculture apparaît plus que jamais comme l&rsquo;un des leviers majeurs de la stratégie de refondation portée par les autorités de la Transition. Une ambition qui devra désormais se mesurer aux réalités du terrain et aux défis climatiques qui attendent la campagne 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oumar Fomba </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aliments contaminés : l&#8217;Afrique paie le tribut le plus lourd d&#8217;une crise mondiale silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un rapport de l’OMS publié en juin 2026, les aliments contaminés provoquent 866 millions de maladies et 1,5 million de décès chaque année. L’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont les régions les plus touchées, notamment les enfants de moins de cinq ans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de l&rsquo;OMS publié le 4 juin 2026 chiffre pour la première fois avec précision l&rsquo;ampleur des maladies d&rsquo;origine alimentaire : 866 millions de cas et 1,5 million de morts chaque année dans le monde. L&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est concentrent à elles seules près des trois quarts des malades et 60 % des décès. Un signal d&rsquo;alarme qui appelle des politiques de sécurité alimentaire urgentes sur le continent.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque repas est une loterie. C&rsquo;est, ramené à l&rsquo;essentiel, ce que dit le rapport de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé publié ce 4 juin 2026, à trois jours de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. Les chiffres sont vertigineux : dans le monde, les aliments contaminés ou insalubres provoquent chaque année environ 866 millions de maladies et 1,5 million de décès. Des chiffres longtemps sous-estimés, faute de données nationales suffisantes — et que cette nouvelle analyse, la plus exhaustive jamais réalisée, permet enfin de quantifier avec précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a passé au crible 42 dangers d&rsquo;origine alimentaire — bactéries, virus, parasites, métaux lourds, substances chimiques — dans 194 pays, sur la période 2000-2021. Le verdict est sans appel : si le fardeau total des maladies d&rsquo;origine alimentaire a diminué depuis 2000, d&rsquo;importantes inégalités régionales persistent. Et l&rsquo;Afrique figure parmi les régions les plus exposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Afrique en première ligne : une crise d&rsquo;équité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le continent africain, ce rapport n&rsquo;est pas une surprise — c&rsquo;est une confirmation documentée d&rsquo;une réalité vécue au quotidien par des millions de familles. L&rsquo;OMS est explicite : l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est représentent à elles seules près des trois quarts des maladies d&rsquo;origine alimentaire et 60 % des décès mondiaux liés à la consommation d&rsquo;aliments insalubres. Une surreprésentation écrasante, qui reflète des inégalités structurelles profondes dans l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, à l&rsquo;assainissement, aux systèmes de conservation des aliments et aux soins de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une question de pratiques culturelles ou d&rsquo;insuffisances individuelles. C&rsquo;est une question de systèmes : des chaînes alimentaires insuffisamment contrôlées, des marchés où la chaîne du froid est absente, des réglementations alimentaires peu appliquées, une surveillance épidémiologique fragmentée. Les populations les plus touchées sont les moins équipées pour se défendre contre une menace qu&rsquo;elles ne voient pas — les bactéries invisibles dans la viande avariée, les métaux lourds dans le poisson, les parasites dans l&rsquo;eau de boisson.&nbsp;<em>« La sécurité alimentaire n&rsquo;est pas une question abstraite : elle concerne chaque repas, chaque famille, chaque jour. Pour la première fois, les pays disposent de leurs propres données pour identifier les zones les plus touchées. »</em>, a déclaré&nbsp;Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l&rsquo;OMS.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enfants africains : les premières victimes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport réserve ses données les plus alarmantes aux enfants de moins de cinq ans. Ce groupe d&rsquo;âge, qui ne représente que 9 % de la population mondiale, supporte près d&rsquo;un tiers de l&rsquo;ensemble des maladies d&rsquo;origine alimentaire. Les jeunes enfants courent trois fois plus de risques de tomber malades à cause d&rsquo;aliments contaminés que les adultes. Et pour eux, la diarrhée — l&rsquo;une des manifestations les plus fréquentes — peut être mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le danger ne s&rsquo;arrête pas à la survie immédiate. L&rsquo;exposition au méthylmercure et au plomb présents dans certains aliments peut nuire durablement au développement cérébral de l&rsquo;enfant, entraînant des troubles neurologiques et des déficiences intellectuelles permanentes. Des générations entières d&rsquo;enfants africains peuvent être affectées dans leurs capacités cognitives par ce qu&rsquo;ils mangent — non pas parce qu&rsquo;ils mangent mal, mais parce que les aliments disponibles ne sont pas suffisamment contrôlés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les métaux lourds : la menace invisible qui tue le plus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les risques biologiques — bactéries, virus, parasites — causent la grande majorité des maladies (860 millions de cas), c&rsquo;est paradoxalement l&rsquo;exposition aux substances chimiques qui est responsable de la majorité des décès. En 2021, les risques chimiques ont été à l&rsquo;origine de 73 % des décès liés aux aliments contaminés. L&rsquo;arsenic inorganique concentre 42 % de ces décès, le plomb 31 % — principalement parce que ces expositions augmentent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces métaux lourds pénètrent dans la chaîne alimentaire par des voies souvent liées à l&rsquo;activité industrielle et minière : contamination des sols et des nappes phréatiques, rejets industriels dans les cours d&rsquo;eau, pratiques agricoles non contrôlées. Dans des zones d&rsquo;exploitation minière artisanale — nombreuses en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale — la contamination au plomb et au mercure constitue une menace directe pour les populations riveraines. Une fois introduits dans la chaîne alimentaire, ces contaminants sont souvent impossibles à éliminer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coût économique : 647 milliards de dollars de productivité perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se limite pas aux conséquences sanitaires. Il chiffre également le coût économique de cette crise silencieuse : en 2021, les maladies d&rsquo;origine alimentaire ont entraîné une perte de productivité estimée entre 310 et 647 milliards de dollars par an selon la méthode de calcul retenue — le chiffre le plus élevé tenant compte des différences de coût de la vie entre pays. Pour des économies africaines déjà fragilisées par les crises sécuritaires, climatiques et financières, ce fardeau invisible représente un frein structurel au développement.&nbsp;<em>« Ce rapport est un signal d&rsquo;alarme, mais aussi une feuille de route. Les maladies d&rsquo;origine alimentaire persistent et sont aggravées par le changement climatique, qui accroît les risques de contamination, et par la résistance aux antimicrobiens, qui rend les infections plus difficiles à traiter. Chaque retard a des conséquences mortelles. »</em>, a expliqué&nbsp;Yuki Minato, responsable technique OMS pour la sécurité sanitaire des aliments, The Lancet Global Health,.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les gouvernements africains doivent faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se contente pas de mesurer — il prescrit. Pour les pays africains, les recommandations se déclinent à trois niveaux. En amont, prévenir la contamination à la source : meilleures pratiques agricoles, contrôles industriels plus stricts, réglementation environnementale renforcée autour des sites miniers et industriels. En milieu de chaîne, améliorer l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement, généraliser les bonnes pratiques de conservation et de transformation des aliments — pasteurisation, chaîne du froid, hygiène des marchés. En aval, renforcer la surveillance épidémiologique et l&rsquo;accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS appelle à une approche dite «&nbsp;<em>Une seule santé</em>&nbsp;» — intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale — pour faire face à des menaces dont la complexité dépasse les cloisonnements sectoriels habituels. Santé, agriculture, environnement, commerce : les ministères doivent travailler ensemble, s&rsquo;appuyer sur les nouvelles données nationales disponibles pour cibler leurs interventions, et investir dans la surveillance comme dans la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin 2026, résume l&rsquo;enjeu avec une économie de mots qui dit tout : «&nbsp;<em>Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous.</em>&nbsp;» Pour l&rsquo;Afrique, qui supporte une part disproportionnée de ce fardeau, le chemin des solutions passe par des investissements politiques et financiers que les données de l&rsquo;OMS rendent désormais impossibles à ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Diplomatie : la Russie envoie 770 tonnes d’aide alimentaire au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:51:07 +0000</pubDate>
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<p>La Russie a expédié 770 tonnes de pois cassés au Mali dans le cadre d’un programme humanitaire soutenu par l’ONU, illustrant à la fois un appui alimentaire et un renforcement de son influence au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une cargaison de 770 tonnes de pois cassés polis a quitté la région russe de l’Altaï à destination du Mali, dans le cadre d’un programme humanitaire international piloté sous l’égide de l’Organisation des Nations unies. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la branche régionale du Centre fédéral d’évaluation de la sécurité et de la qualité des produits agro-industriels, citée par l’agence&nbsp;<em>African Initiative</em>, ces denrées — des pois cassés de première qualité produits dans le district d’Oust-Kalmanski — ont été soigneusement contrôlées avant leur expédition. Les analyses, menées dans un laboratoire de l’Altaï, ont confirmé leur conformité aux normes nationales en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’envoi s’inscrit dans un dispositif d’assistance alimentaire destiné à soutenir des pays confrontés à des défis économiques et sécuritaires persistants. Avant leur acheminement, chaque lot fait l’objet d’une expertise technique rigoureuse, censée garantir la qualité sanitaire des produits distribués, explique l’agence russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une aide calibrée et certifiée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une première. En mars dernier, dans le cadre d’une opération similaire, près de 1 500 tonnes de gruau de pois et de farine de blé avaient déjà été expédiées depuis la même région russe vers l’Afghanistan et le Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’opération est officiellement humanitaire, elle intervient dans un contexte où Moscou renforce ses liens avec Bamako, notamment sur les plans sécuritaire et économique. L’aide alimentaire apparaît ainsi comme un levier supplémentaire de renforcement des liens de coopération avec le Mali, et par ricochet l’Afrique, à quelques mois du 3ème sommet Russie-Afrique, prévue en Russie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, confronté à des défis alimentaires dans certaines zones, ces cargaisons constituent un appui non négligeable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:30:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso suspend les importations de riz afin de soutenir la production nationale et renforcer la souveraineté alimentaire. Les opérateurs disposent d’un délai de deux mois pour écouler les autorisations déjà délivrées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué conjoint signé ce mercredi 29 avril 2026 par trois départements ministériels, à savoir le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension de l’importation du riz. Cette décision vise à promouvoir la consommation du riz local et à soutenir les producteurs nationaux dans un contexte de souveraineté alimentaire.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document précise que toutes les autorisations spéciales d’importation de riz sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant d’autorisations déjà délivrées bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs formalités. Passé ce délai, aucune cargaison de riz importé ne sera tolérée. Cette mesure traduit une volonté claire de réorienter le marché vers les productions locales et de réduire la dépendance aux importations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suspension des importations de riz</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement appelle à un esprit d’économie patriotique. Les opérateurs économiques sont invités à coopérer avec les services techniques de l’État pour assurer le respect de la décision. Les autorités insistent sur la nécessité de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la solidarité nationale. Les consommateurs sont également encouragés à privilégier le riz local afin de valoriser le travail des agriculteurs burkinabè.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué avertit que toute violation de cette mesure entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur. Pour renforcer le dispositif de contrôle, des numéros verts ont été mis à disposition afin de signaler les cas de non-respect. Cette disposition traduit la volonté des autorités de garantir l’application stricte de la suspension et d’impliquer la population dans le suivi.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation des importateurs locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des filières agricoles locales. Le Burkina Faso produit du riz en quantité croissante, mais les importations freinent la commercialisation du riz national. En limitant l’entrée du riz étranger, le gouvernement espère stimuler la demande pour le riz local, améliorer les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte économique et climatique difficile.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs devront s’adapter à cette nouvelle situation. Certains craignent des perturbations dans l’approvisionnement, mais les autorités assurent que les producteurs locaux pourront répondre à la demande. Les services techniques sont mobilisés pour accompagner cette transition et éviter une hausse des prix. Le gouvernement mise sur la capacité des acteurs nationaux à relever le défi et à garantir un approvisionnement stable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette suspension de l’importation du riz marque une étape importante dans la politique agricole du Burkina Faso. Elle traduit une volonté politique de soutenir l’économie nationale et de promouvoir le « consommer local ». Les producteurs sont placés au centre de la stratégie, et les consommateurs sont invités à participer à cet effort collectif. Le communiqué interministériel illustre ainsi une orientation forte vers l’autonomie alimentaire et la valorisation des ressources locales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi le prix de la viande augmente au Mali : les explications de la filière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Face à la hausse du prix de la viande au Mali, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, réunit les acteurs de la filière bétail-viande pour identifier des solutions et stabiliser un marché sous tension.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à l’augmentation persistante du prix de la viande et aux tensions qui traversent la filière bétail-viande, le gouvernement malien tente de reprendre la main. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni lundi 20 avril les principaux acteurs du secteur afin d’identifier des mesures d’urgence et des réformes structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la hausse continue du prix de la viande révèle les fragilités d’une filière pourtant centrale pour l’économie et l’alimentation des ménages. Entre désorganisation des marchés à bétail, coûts de production en hausse et érosion du cheptel national, les tensions s’accumulent. Réuni à Bamako par le ministre de l’Industrie et du Commerce,&nbsp;Moussa Alassane Diallo, l’ensemble des acteurs du secteur tente désormais de trouver des solutions pour contenir l’inflation et réorganiser une chaîne d’approvisionnement mise à rude épreuve.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-circuits-d-approvisionnement-desorganises"><strong>Des circuits d’approvisionnement désorganisés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, organisée à Bamako, intervient dans un contexte de renchérissement du prix de la viande, qui pèse de plus en plus lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Les professionnels du secteur – éleveurs, commerçants de bétail et artisans bouchers – évoquent une crise qui touche désormais l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des échanges, les acteurs de la filière ont pointé du doigt la délocalisation de certains Garbals, ces marchés à bétail traditionnels qui structurent le commerce du bétail dans le pays. Selon eux, ces déplacements ont contribué à désorganiser les circuits habituels d’approvisionnement et à augmenter les coûts de transport et de distribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation se répercute directement sur les prix pratiqués sur les marchés urbains, notamment à Bamako, où la viande constitue un produit de consommation courante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-difficultes-structurelles-anciennes"><strong>Des difficultés structurelles anciennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la question immédiate des prix, la réunion a également mis en évidence des fragilités structurelles plus profondes de la filière. Les professionnels alertent notamment sur la hausse du coût de l’aliment bétail, en particulier les tourteaux, essentiels pour l’engraissement des animaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre sujet d’inquiétude : l’érosion progressive du cheptel national. Plusieurs intervenants estiment que ce recul reflète un affaiblissement des politiques de gestion et de valorisation du potentiel pastoral du pays, pourtant l’un des plus importants de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artisans bouchers, directement confrontés aux fluctuations des prix et aux attentes des consommateurs, ont également fait part de leurs préoccupations au ministre, qui s’est engagé à poursuivre les concertations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reunions-techniques-pour-trouver-des-solutions"><strong>Des réunions techniques pour trouver des solutions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre, les interprofessions ont remis une note technique détaillant plusieurs propositions destinées à stabiliser le secteur. Ces recommandations portent notamment sur la régulation du prix de l’aliment bétail, l’amélioration des circuits d’approvisionnement et des mesures de soutien à la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a demandé l’organisation rapide de réunions techniques associant la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence ainsi que la Direction nationale des productions et des industries animales afin d’examiner ces pistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle séance de travail est prévue dans une semaine pour préciser les mesures susceptibles d’être mises en œuvre. Cette initiative s’inscrit dans les orientations fixées par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui a fait de la satisfaction des besoins essentiels des populations l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dix tonnes de viande avariée stoppées aux portes de Bamako </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les services douaniers ont saisi 10 tonnes de viande avariée à Bamako, révélant des enjeux de santé publique importants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les services douaniers maliens ont intercepté, à Bamako, un camion transportant près de 10 tonnes de viande de volaille avariée. Cette opération met en lumière l’ampleur des trafics alimentaires illicites et leurs implications pour la santé publique et l’économie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la soirée du 15 avril 2026, les agents de la Brigade fluviale des douanes, relevant de la Brigade mobile d’intervention de Bamako, ont procédé à une saisie d’envergure dans le quartier de Sébénikoro. Un camion-benne a été intercepté alors qu’il transportait 1 000 cartons de viande de volaille avariée, pour un poids total estimé à 10 000 kilogrammes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervention, menée aux alentours de 20 heures, s’est déroulée sans incident, selon les autorités douanières, qui saluent le professionnalisme des agents mobilisés. La marchandise, d’origine étrangère, était destinée à être écoulée sur le marché local, en dehors de tout circuit de contrôle sanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-majeur-de-sante-publique"><strong>Un enjeu majeur de santé publique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la saisie elle-même, l’opération met en évidence les risques sanitaires liés à l’introduction de produits impropres à la consommation. La commercialisation de denrées avariées peut entraîner des intoxications alimentaires graves, dans un contexte où les dispositifs de contrôle restent sous pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cette saisie illustre notre engagement constant à préserver la santé publique</em>&nbsp;», a déclaré Cheickna Amala Diallo, directeur général des douanes maliennes. Les autorités soulignent que ce type de trafic constitue une menace directe pour les consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les douanes pointent également la dimension économique du phénomène. L’importation clandestine de produits alimentaires échappe aux taxes et fragilise les filières locales, déjà confrontées à de multiples défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vigilance-accrue-des-autorites"><strong>Une vigilance accrue des autorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas précis, la quantité saisie – l’équivalent de plusieurs tonnes de marchandises – laisse entrevoir l’existence de réseaux organisés capables d’acheminer et de distribuer ces produits à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, les services douaniers affirment renforcer leur dispositif de surveillance sur l’ensemble du territoire, notamment dans les zones de transit et les axes d’approvisionnement de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites, qui englobe aussi bien les denrées alimentaires que d’autres marchandises sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saisie de ces 10 tonnes de viande avariée rappelle l’importance des contrôles aux frontières et sur les circuits de distribution. Elle met en lumière un défi persistant pour les autorités maliennes : garantir la sécurité sanitaire tout en luttant contre une économie parallèle qui prospère sur les failles du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-loffice-du-niger-face-a-lequation-production-financement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 12:14:36 +0000</pubDate>
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<p>L’Office du Niger se réunit pour évaluer ses performances 2026. Explorez les enjeux et priorités de la gouvernance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contre-saison-agricole-des-avancees-sous-contraintes"><strong>Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparer-la-prochaine-campagne-dans-un-contexte-incertain"><strong>Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-de-transformation-a-long-terme"><strong>Une ambition de transformation à long terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali : l’Office du Niger veut changer d’échelle et s’imposer comme un agropole continental</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 14:29:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 56ᵉ session du Conseil d’administration de l'Office du Niger adresse les défis et ambitions pour transformer la zone agricole.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire du Mali, l’Office du Niger affiche ses ambitions de transformation structurelle. Lors de la 56ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue à Bamako, ses responsables ont dressé un bilan contrasté de l’année 2024 tout en réaffirmant une vision ambitieuse : faire de cette zone agricole un véritable agropole de référence à l’échelle continentale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni le 7 avril à Bamako, le conseil d’administration de l’Office du Niger a affiché l’ambition de transformer cette vaste zone agricole en véritable pôle agro-industriel de référence en Afrique de l’Ouest. Malgré des performances globalement solides en 2024, l’institution fait face à des contraintes structurelles persistantes, entre déficit de financements, fragilité sécuritaire et limites d’infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-d-agropole-a-l-horizon-2063"><strong>Une ambition d’agropole à l’horizon 2063</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présidant la 56e session du conseil d’administration, le PDG, Samba Bocary Tounkara, a mis l’accent sur la nécessité de «&nbsp;<em>faire de l’Office du Niger un agropole majeur</em>&nbsp;», capable de structurer durablement les filières agricoles stratégiques. Riz, canne à sucre, oignon, élevage ou encore pisciculture doivent constituer les piliers de cette transformation, à laquelle s’ajoute désormais le blé, introduit pour répondre à une demande nationale croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un potentiel estimé à plus de 2,4 millions d’hectares, dont près de 1,45 million irrigables par gravité, la zone Office du Niger apparaît comme l’un des leviers essentiels de la souveraineté alimentaire du Mali. Cette ambition s’inscrit dans la vision stratégique nationale à long terme, notamment la stratégie «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et la SNEDD 2024-2033.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser cette trajectoire, deux outils structurants sont en cours de finalisation : la Stratégie de développement global à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) et le Plan d’action pour le renouveau (PAR-ON), destinés à impulser une transformation structurelle du modèle agricole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-performances-solides-mais-contrastees"><strong>Des performances solides, mais contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, la campagne agricole 2024-2025 est jugée globalement satisfaisante. La superficie exploitée a atteint près de 132 000 hectares, soit plus de 92 % des objectifs, en progression par rapport à la campagne précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production de riz paddy s’est établie à plus de 773 000 tonnes, en hausse de plus de 22 000 tonnes. Le rendement moyen, autour de 5,86 tonnes par hectare, reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions. Ces résultats ont été favorisés par une pluviométrie favorable et une meilleure disponibilité de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les performances apparaissent plus mitigées dans les autres segments. Le maraîchage affiche un taux de réalisation d’environ 70 %, tandis que la diversification agricole plafonne à un peu plus de 55 %. Une situation en partie liée au recentrage des producteurs sur le riz de contre-saison, jugé plus rentable dans un contexte incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-contraintes-structurelles-persistantes"><strong>Des contraintes structurelles persistantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’Office du Niger. Parmi eux : l’accès tardif aux engrais subventionnés, le manque de main-d’œuvre et d’équipements agricoles, ainsi que l’entretien insuffisant des infrastructures hydrauliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du financement demeure également centrale. Sur les 5,5 milliards de FCFA attendus, l’État n’a mobilisé que 45,44 % des ressources prévues en 2024, avec un unique décaissement partiel en fin d’année. À l’inverse, la redevance-eau affiche un taux de recouvrement élevé, supérieur à 92 %, traduisant une relative efficacité dans la mobilisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, l’établissement reste globalement stable, avec un chiffre d’affaires de 7,63 milliards de FCFA et un résultat net bénéficiaire, bien que modeste, de 9,35 millions de FCFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-partenariats-et-securite-conditions-du-decollage"><strong>Partenariats et sécurité, conditions du décollage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le PDG a souligné le rôle déterminant des Forces armées maliennes dans la stabilisation de la zone, condition indispensable à la poursuite des activités agricoles. Il a également salué l’appui des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande, qui finance le projet d’irrigation de N’Débougou IV à hauteur de 26 milliards de FCFA, et la coopération néerlandaise à travers le projet PRODEAU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, cette 56e session confirme le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la politique agricole malienne. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur, la transformation de cette zone en agropole intégré constituera un tournant décisif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, la réussite de ce pari dépendra d’une mobilisation accrue des ressources, d’une meilleure gouvernance et d’une stabilisation durable des zones de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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