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	<title>Archives des Russie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Russie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Football : Moscou et Bamako se défient en amical, un test grandeur nature pour les Aigles</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 05:42:46 +0000</pubDate>
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<p>Les Aigles contre la Russie : un match amical crucial pour le Mali à Saint-Pétersbourg le 31 mars pour progresser dans le classement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La sélection malienne affrontera la Russie le 31 mars à Saint-Pétersbourg lors d’un match amical annoncé par la Fédération de Russie de football. Une rencontre stratégique pour les Aigles, qui cherchent à confirmer leur progression au classement de la FIFA après leur parcours remarqué en Coupe d’Afrique des Nations.</em></strong></p>



<p>La sélection malienne poursuit sa montée en gamme sur la scène internationale. Elle affrontera le 31 mars à Saint-Pétersbourg son homologue russe dans une rencontre amicale au parfum de répétition stratégique, entre diplomatie sportive et préparation compétitive, selon une information relayée par African initiative.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-aigles-surfent-sur-leur-dynamique-continentale"><strong>Les Aigles surfent sur leur dynamique continentale</strong></h2>



<p>Selon la Fédération de Russie de football, la confrontation entre la Russie et le Mali se tiendra à 20 heures dans la capitale du nord russe, Saint‑Pétersbourg. L’affiche oppose deux sélections aux trajectoires contrastées mais ambitieuses : l’Équipe Russee de football, classée 26e mondiale, et l’Équipe malienne de football, actuellement 54e au classement de la FIFA.</p>



<p>Pour Bamako, cette rencontre constitue une occasion de se mesurer à une nation habituée aux joutes internationales, tout en consolidant la cohésion d’un effectif largement expatrié, dont de nombreux cadres évoluent dans les championnats européens.</p>



<p>La sélection malienne sort d’une campagne encourageante lors de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par la Confédération africaine de football. Les Aigles avaient éliminé l’Équipe Tunisienne de football en huitièmes de finale avant de céder en quarts face à l’Équipe Sénégalaise, futur champion du tournoi disputé au Maroc.</p>



<p>Cette performance confirme la progression régulière d’une génération talentueuse qui ambitionne désormais de franchir un palier sur la scène mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diplomatie-sportive-et-rapprochement-russie-afrique"><strong>Diplomatie sportive et rapprochement Russie-Afrique</strong></h2>



<p>La tenue de cette rencontre s’inscrit aussi dans un contexte de multiplication des initiatives sportives entre Moscou et le continent africain. En février, la ville russe avait déjà accueilli un tournoi amateur baptisé « <em>Coupe de l’amitié : Russie–Afrique </em>». Un match qui illustre la volonté des organisateurs de renforcer les passerelles culturelles par le sport.</p>



<p>Au-delà du symbole, ce match amical représente un laboratoire tactique pour les deux staffs techniques. Les Russes chercheront à confirmer leur solidité face à une équipe réputée pour sa vitesse et son impact physique, tandis que les Maliens y verront un révélateur de leur capacité à rivaliser avec des adversaires mieux classés.</p>



<p>À quelques mois des prochaines échéances internationales, cette confrontation pourrait ainsi servir de baromètre du niveau réel des Aigles et de leur potentiel à s’imposer durablement parmi les sélections qui comptent.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commerce agricole mondial : la montée en puissance du blé russe en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 07:27:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le blé russe joue un rôle clé dans la stratégie commerciale de Moscou, impactant les marchés en Afrique et en Asie du Sud-Est.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>La Russie acc</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>orientation de ses exportations c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ali</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>res vers l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Afrique, le Moyen-Orient et l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Asie du Sud-Est. Ce qui</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;consolid</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la fois ses d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>bouch</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s commerciaux et son influence dans un contexte de recomposition des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>quilibres alimentaires mondiaux.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>De l’Égypte au Kenya, les cargaisons de blé&nbsp;russe se multiplient. Cette situation illustre une stratégie&nbsp;économique qui dépasse le seul commerce agricole pour s’inscrire dans une diplomatie des denrées devenue centrale dans les rapports de force internationaux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-pilier-de-la-strat-e-gie-commerciale-russe"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>Afrique, pilier de la strat</strong><strong>é</strong><strong>gie commerciale russe</strong><strong></strong></h2>



<p>La réorientation des exportations agricoles russes vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est confirme une transformation durable des flux alimentaires mondiaux. Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et de recomposition des chaînes d’approvisionnement, Moscou consolide sa position de puissance agricole en s’appuyant sur la demande croissante des pays du Sud.</p>



<p>Selon l’agence TASS, les producteurs russes ont intensifié&nbsp;leurs livraisons vers ces régions, mettant en avant des volumes importants et des standards de qualité&nbsp;conformes aux exigences des marchés importateurs. Cette orientation a&nbsp;été&nbsp;confirmée par Inna Zaïtchenko lors du forum&nbsp;«&nbsp;<em>C</em><em>é</em><em>r</em><em>é</em><em>ales de Russie</em>&nbsp;»&nbsp;organisé à&nbsp;Sirius.</p>



<p>Le continent africain apparaît comme un axe central de cette stratégie. Des pays comme l’Égypte, l’Algérie et la Libye figurent parmi les principaux importateurs, en raison de leur forte dépendance aux marchés internationaux pour couvrir leurs besoins en blé.</p>



<p>Cette dépendance structurelle renforce le rôle de la Russie comme fournisseur clé&nbsp;dans un contexte où&nbsp;la sécurité&nbsp;alimentaire devient un enjeu politique majeur pour de nombreux&nbsp;États africains confrontés&nbsp;à&nbsp;la volatilité&nbsp;des prix et aux chocs climatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-perc-e-e-en-afrique-subsaharienne"><strong>Une perc</strong><strong>é</strong><strong>e en Afrique subsaharienne</strong><strong></strong></h2>



<p>Au-delà&nbsp;de l’Afrique du Nord, Moscou cherche&nbsp;à étendre son influence vers l’Afrique subsaharienne. Les premières cargaisons expédiées vers le Cameroun et le Kenya via le port de Vysotsk illustrent cette dynamique d’expansion vers de nouveaux marchés&nbsp;à&nbsp;fort potentiel démographique.</p>



<p>Parallèlement, l’expédition de blé&nbsp;kazakh vers la Tunisie témoigne d’une coordination croissante entre producteurs de l’espace eurasiatique pour répondre&nbsp;à&nbsp;la demande africaine.</p>



<p>Au-delà&nbsp;des considérations commerciales, les exportations céréalières constituent un levier d’influence pour la Russie. En sécurisant l’approvisionnement de pays fortement dépendants des importations alimentaires, Moscou renforce ses relations&nbsp;économiques et politiques avec de nombreux&nbsp;États du Sud.</p>



<p>Cette&nbsp;«&nbsp;<em>diplomatie du bl</em><em>é</em>&nbsp;»&nbsp;s’inscrit dans une stratégie plus large visant&nbsp;à&nbsp;consolider des partenariats alternatifs aux circuits dominés par les puissances occidentales, tout en capitalisant sur l’image d’un fournisseur fiable dans un contexte d’incertitude sur les marchés mondiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-recomposition-durable-des-flux-alimentaires"><strong>Une recomposition durable des flux alimentaires</strong><strong></strong></h2>



<p>La montée en puissance des exportations russes vers l’Afrique et le Moyen-Orient reflète plus largement la recomposition du commerce agricole mondial. Face&nbsp;à&nbsp;la croissance démographique et&nbsp;à&nbsp;l’urbanisation rapide, la demande alimentaire de ces régions devrait continuer d’augmenter. Ce qui renforce&nbsp;l’importance stratégique des grands exportateurs de céréales.</p>



<p>En consolidant ses positions sur ces marchés, la Russie confirme son rôle central dans l’équilibre alimentaire mondial et renforce son ancrage&nbsp;économique dans le Sud global,&nbsp;à&nbsp;un moment où&nbsp;les denrées agricoles deviennent un instrument majeur de puissance.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moscou plutôt que Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 17:21:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite de Michaël Randrianirina à Moscou ouvre la voie à une diplomatie africaine plus diversifiée et affirmée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le président de transition malgache Michaël Randrianirina a choisi Moscou plutôt que les capitales occidentales, pour cette 1ère sortie à l&rsquo;internationale. Un déplacement hautement politique qui s’inscrit dans la recomposition des influences en Afrique, au moment où la France tente de reprendre pied sur un continent où la concurrence stratégique s’intensifie.</em></strong></p>



<p>Entre drones, coopération énergétique et évocation d’une possible adhésion aux BRICS, la visite de Randrianirina en Russie dépasse largement le cadre bilatéral. Elle symbolise l’affirmation d’une diplomatie africaine plus diversifiée et la montée des rivalités de puissances sur le continent.</p>



<p><em>« Nous sommes ravis de vous annoncer notre détermination à travailler avec la Russie. Nous sommes prêts à entamer une nouvelle ère de coopération et nous pensons que la Russie va beaucoup nous aider dans cette période un peu difficile tant sur le plan politique qu’économique »</em>, a déclaré le président malgache, qui doit se rendre à Paris dans quelques jours. Cette visite de Michaël Randrianirina à Moscou n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de recomposition des alliances africaines, dans laquelle les États cherchent à élargir leurs marges de manœuvre face aux partenaires traditionnels.</p>



<p>Alors que la France multiplie les initiatives diplomatiques sur le continent — notamment en Afrique du Nord et au Sahel — la visite du dirigeant malgache en Russie est le témoignage de la montée en puissance d’acteurs alternatifs capables d’offrir coopération sécuritaire, énergétique et technologique sans condition politique explicite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-africaine-plus-autonome"><strong>Une diplomatie africaine plus autonome</strong></h2>



<p>Pour Moscou, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie patiente d’implantation en Afrique, fondée sur des projets concrets — énergie, infrastructures, agriculture — mais aussi sur des instruments d’influence culturelle comme l’ouverture annoncée d’une Maison russe à Antananarivo.</p>



<p>La coopération militaire et les discussions sectorielles relèvent d’une approche globale visant à renforcer l’interdépendance avec des partenaires africains en quête de diversification.</p>



<p>Pour Madagascar, l’enjeu est de multiplier les partenaires afin de réduire la dépendance à un seul pôle d’influence. L’évocation d’une possible adhésion aux BRICS s’inscrit dans cette logique d’intégration à un ordre international plus multipolaire.</p>



<p>Ce positionnement traduit une tendance plus large observée sur le continent. L’affirmation d’États qui cherchent à arbitrer entre puissances concurrentes pour maximiser leurs intérêts économiques et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recul-relatif-de-l-influence-francaise"><strong>Le recul relatif de l’influence française</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, la France apparaît confrontée à une érosion progressive de son influence historique, malgré des efforts récents pour relancer sa présence diplomatique. La concurrence de la Russie, mais aussi de la Chine, de la Turquie, des Etats-Unis d’Amérique ou des pays du Golfe, redessine un paysage où Paris n’est plus l’interlocuteur privilégié qu’elle fut longtemps.</p>



<p>La visite de Randrianirina à Moscou illustre finalement une transformation plus profonde.&nbsp; L’Afrique est devenue un espace central de compétition stratégique dans un monde fragmenté.</p>



<p>Entre quête de souveraineté, recherche d’investissements et diversification des alliances, les États africains redéfinissent leurs partenariats selon une logique de pragmatisme, annonçant une ère diplomatique plus fluide — et plus concurrentielle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Groenland &#8211; Etats-Unis &#8211; l’UE : le bal de l’hypocrisie</title>
		<link>https://saheltribune.com/groenland-etats-unis-lue-le-bal-de-lhypocrisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:14:31 +0000</pubDate>
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<p>Le Groenland - Etats-Unis - l’UE : un aperçu des aspirations de Donald Trump et de leurs implications internationales.</p>
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<p><strong><em>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d&rsquo;acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l&rsquo;intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</em></strong></p>



<p>Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l&rsquo;enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l&rsquo;action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d&rsquo;Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-pretextes-fallacieux-nbsp"><strong>Les prétextes fallacieux&nbsp;</strong></h2>



<p>Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L&rsquo;époque où l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;ONU une prétendue fiole d&rsquo;anthrax, comme le fit le secrétaire d&rsquo;État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d&rsquo;un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p>L&rsquo;anéantissement de l&rsquo;Irak, ne nous y trompons pas, n&rsquo;était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d&rsquo;une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l&rsquo;initiative de Saddam Hussein contre le «&nbsp;<em>pétrodollar</em>&nbsp;».</p>



<p>En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «&nbsp;<em>menace</em>&nbsp;» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d&rsquo;euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l&rsquo;Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l&rsquo;anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p>Forte de l&rsquo;impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l&rsquo;humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l&rsquo;annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p>La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu&rsquo;elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l&rsquo;océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s&rsquo;étend jusqu&rsquo;à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p>Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l&rsquo;extraction américaine de terres rares et d&rsquo;uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d&rsquo;une telle exploitation (affaire d&rsquo;Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d&rsquo;une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l&rsquo;opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d&rsquo;intérêt que l&rsquo;avis des Européens concernant l&rsquo;annexion de l&rsquo;île. Cette indifférence stratégique s&rsquo;inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l&rsquo;histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p>« <em>Un conflit ou une tentative d&rsquo;annexion du territoire d&rsquo;un pays membre de l&rsquo;OTAN par un autre pays également membre de l&rsquo;OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons »</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d&rsquo;Outre-Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg" alt="DÉCLARATION DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX." class="wp-image-20910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1536x415.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-2048x553.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1920x519.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1170x316.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-585x158.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-600x162.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">DÉCLARATION DES<br>TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-presence-americaine-au-groenland"><strong>La présence américaine au Groenland</strong></h2>



<p>Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l&rsquo;océan Arctique ne nécessite nullement l&rsquo;annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d&rsquo;action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p>À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.&nbsp;</p>



<p>Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « <em>L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable </em>», n&rsquo;altèrent pas la nature juridique de l&rsquo;accord existant.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l&rsquo;exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l&rsquo;île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-hypocrisies-de-l-union-europeenne-nbsp"><strong>Les hypocrisies de l’Union Européenne &nbsp;</strong></h2>



<p>À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l&rsquo;Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l&rsquo;initiative des États-Unis d&rsquo;Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d&rsquo;Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d&rsquo;Italie, de Pologne et d&rsquo;Espagne).&nbsp;</p>



<p>Cette déclaration, confinée à l&rsquo;expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.&nbsp;</p>



<p>À l&rsquo;instar des prédateurs opportunistes, l&rsquo;appareil politico-bureaucratique de l&rsquo;UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d&rsquo;une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.&nbsp;</p>



<p>La devise de l’Union&nbsp;Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : «&nbsp;<em>Ce qui est permis à Jupiter n&rsquo;est pas permis au bœuf&nbsp;».</em></p>



<p>La protection des démocraties, des droits de l&rsquo;homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p>L&rsquo;Union Européenne redécouvre avec soudaineté l&rsquo;existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l&rsquo;UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p>Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d&rsquo;un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit.&nbsp;</p>



<p>De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable&nbsp;: « <em>Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l&rsquo;eau et de l&rsquo;électricité, tout ce qu&rsquo;il a à faire est d&rsquo;accepter les conditions de l&rsquo;OTAN et nous arrêterons cette campagne </em>[&#8230;]. <em>Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problème</em>s <em>!</em> » (porte-parole de l&rsquo;OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.</p>



<p>Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.&nbsp;</p>



<p>Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « <em>élites</em> » politiques face à ces deux revendications ?&nbsp;</p>



<p>La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).&nbsp;</p>



<p>En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p>De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « <em>élites</em> » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « <em>défenseurs des droits de l’homme </em>» sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables.&nbsp;</p>



<p>Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d&rsquo;échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.</p>



<p>Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « <em>élites</em> » (à ne pas confondre avec les peuples) du « <em>jardin fleuri</em> » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « <em>jungles</em> » <em>(« L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p>Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de <em>La Ferme des animaux</em> : « T<em>ous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em> », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p>Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « <em>ne sous-estimait pas</em> » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « <em>faire preuve d’une solidarité totale</em> » avec le Danemark.&nbsp;</p>



<p>En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « <em>élites</em> » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p><strong>Président du CCIE<em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em></strong></p>



<p><em><strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Washington renoue avec la géopolitique du muscle : le Nigeria, nouveau pivot africain du retour américain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:33:05 +0000</pubDate>
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<p> La livraison de matériel militaire au Nigeria marque un tournant pour les États-Unis en Afrique. En savoir plus sur cette opération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Moins d’un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump redéploie les États-Unis sur le continent africain. La livraison de matériel militaire au Nigeria et les frappes aériennes menées dans le nord du pays traduisent un repositionnement stratégique plus large, où Washington cherche à regagner du terrain face aux puissances montantes que sont la Russie et la Chine.</em></strong></p>



<p>Le 13 janvier 2026, l’Africom, le commandement des États-Unis pour l’Afrique, a confirmé la livraison de fournitures militaires « <em>essentielles</em> » aux forces nigérianes à Abuja. Une aide présentée comme un « <em>soutien aux opérations de sécurité en cours </em>» contre les groupes armés terroristes. La déclaration, sobre dans la forme, s’inscrit pourtant dans une offensive diplomatique et militaire plus vaste : celle d’un Washington décidé à redevenir un acteur central de la sécurité africaine après plusieurs années de retrait.</p>



<p>Car depuis la reprise du pouvoir par Donald Trump, en janvier 2025, la politique africaine de Washington a été repensée autour d’un axe double : sécurité et influence. Officiellement, il s’agit d’aider les États africains à « <em>combattre le terrorisme et à protéger les chrétiens persécutés </em>». Officieusement, c’est un moyen de reprendre pied sur un continent où les alliances se redessinent à grande vitesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nigeria-nouvel-allie-de-premiere-ligne"><strong>Le Nigeria, nouvel allié de première ligne</strong></h2>



<p>Cette réactivation du partenariat militaire avec Abuja n’est pas anodine. Le Nigeria, première puissance démographique et économique du continent, reste un partenaire historique des États-Unis, bien que leurs relations aient connu des tensions sous la présidence Buhari.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu, les discussions sécuritaires se sont accélérées. L’accord de défense révisé début janvier 2026 prévoit un partage accru du renseignement, l’appui de drones américains de surveillance et la formation de plusieurs unités nigérianes aux opérations anti-insurrectionnelles. En toile de fond, Washington veut éviter que le Nigeria, comme le Sahel, ne bascule davantage vers l’influence russe, qui a trouvé au Mali, au Niger et au Burkina Faso un terrain politique favorable à son implantation.</p>



<p>Les frappes du 25 décembre 2025, menées par des drones américains MQ-9 Reaper dans la forêt de Bauni, dans l’État de Sokoto (nord-ouest), symbolisent ce nouveau niveau d’engagement. Officiellement dirigées contre des combattants affiliés à l’État islamique, elles ont marqué le retour effectif des opérations militaires américaines directes sur le sol africain — un fait inédit depuis la fermeture de certaines bases en 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trump-la-diplomatie-de-la-foi-et-le-jeu-de-puissance"><strong>Trump, la « diplomatie de la foi » et le jeu de puissance</strong></h2>



<p>Dans le style qui lui est propre, Donald Trump a justifié cette intensification par des considérations morales et religieuses. En octobre 2025, il accusait les autorités nigérianes de « <em>laxisme</em> » face à un prétendu « <em>génocide des chrétiens </em>» — une affirmation largement démentie par Abuja et les observateurs indépendants.</p>



<p>Mais au-delà du discours, cette rhétorique sert une stratégie claire : mobiliser la base évangélique américaine, tout en légitimant une présence militaire accrue sur un continent perçu comme essentiel à la nouvelle compétition mondiale. En relançant les programmes d’assistance militaire, Trump fait du Nigeria un levier pour contrer à la fois l’influence russe au Sahel et l’expansion économique chinoise en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-repositionnement-global"><strong>Un repositionnement global</strong></h2>



<p>Le repositionnement américain au Nigeria ne s’inscrit pas en vase clos. Il fait partie d’un virage global observé depuis la réélection de Trump : désengagement partiel d’Europe et du Moyen-Orient, recentrage sur l’Asie et l’Afrique. Les annonces successives — retrait de certaines organisations internationales, réduction du soutien militaire à l’Ukraine, et création d’une « <em>nouvelle flotte africaine </em>» rattachée à l’US Navy — confirment une vision : l’Afrique devient un nouveau front de la rivalité des grandes puissances.</p>



<p>Dans cette optique, Abuja sert de tête de pont à la réaffirmation américaine, après la perte d’influence en Afrique francophone. Là où Moscou a consolidé l’Alliance des États du Sahel (AES) et où Pékin renforce ses positions économiques, Washington choisit une approche plus sélective, en s’appuyant sur des alliés régionaux stratégiques. Le Nigeria à l’ouest, le Kenya à l’est, et l’Afrique du Sud comme pivot diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-carte-des-alliances-africaines"><strong>Vers une nouvelle carte des alliances africaines</strong></h2>



<p>Cette stratégie n’est toutefois pas sans risques. Si le gouvernement nigérian se félicite du « <em>renforcement de la coopération sécuritaire </em>», certains observateurs à Abuja redoutent une ingérence croissante. D’autres s’interrogent sur la légalité des frappes américaines sur le sol nigérian, menées sans validation publique du Parlement.</p>



<p>Mais du point de vue américain, le pari est clair : plutôt investir dans des partenariats bilatéraux solides que dans des coalitions multilatérales jugées inefficaces, comme l’ONU ou l’Union africaine.</p>



<p>En soutenant militairement le Nigeria, les États-Unis réinvestissent un espace africain en recomposition rapide. La coopération de l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) s’articule autour de Moscou, tandis que les puissances du Golfe — notamment les Émirats et l’Arabie saoudite — accroissent leur influence économique. Dans ce contexte, la manœuvre de Washington traduit un réalignement du rapport de forces mondial, où le continent africain redevient un enjeu stratégique majeur.</p>



<p>L’Afrique n’est plus seulement perçue comme un terrain d’aide au développement, mais comme un théâtre de compétition géopolitique globale, entre influence, ressources et sécurité. Et dans ce jeu de puissances, le Nigeria s’impose, une fois encore, comme le pivot incontournable de la stratégie américaine en Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les « nouvelles routes de la souveraineté »</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 15:27:33 +0000</pubDate>
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<p>Explore les nouvelles routes de la souveraineté au Mali, un programme transformateur pour l'économie et les infrastructures.</p>
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<p><strong><em>Quatre ans après les sanctions de la CEDEAO, le Mali a fait de la «&nbsp;souveraineté retrouvée&nbsp;» le moteur d’un vaste programme de transformation économique. Centrales solaires, corridors routiers, nouveau code minier et transformations économiques majeures. Derrière les chantiers se joue une reconquête souveraine du pouvoir sur les ressources, les infrastructures et les choix géopolitiques. Mais cette ambition, entre autonomie revendiquée et dépendances nouvelles, interroge la capacité réelle de Bamako à convertir la souveraineté politique en souveraineté économique durable.</em></strong></p>



<p>14 janvier 2022-14 janvier 2026, depuis quatre ans, le Mali s’est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta et conceptualisée dans la <em>Vision Mali 2063</em>, se dessine le récit politique d’un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées «&nbsp;<em>capitalistes et impérialistes</em>&nbsp;».</p>



<p>Depuis les sanctions «&nbsp;<em>injustes, illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA en 2022, le discours de la «&nbsp;<em>souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» est devenu le cœur de la rhétorique d’État. Mais loin des simples discours, le gouvernement malien tente de la traduire dans les faits. Trois grandes centrales solaires, des corridors routiers réhabilités, un nouveau Code minier et des appuis multiformes au secteur agricole sont à rappeler. Ces initiatives permettront, sans nul doute, au pays de se hisser au rang des nations les plus émergents. On peut articuler ces projets, présentés comme les piliers d’un Mali «&nbsp;<em>maître de son destin&nbsp;</em>», autour de trois axes structurants : <em>Yeelen Kura</em> (l’électrification nationale), <em>Farafinna Jigine</em> (la souveraineté alimentaire) et la réforme du secteur minier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-comme-etendard-de-l-autonomie"><strong>L’énergie comme étendard de l’autonomie</strong></h2>



<p>Les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d’une capacité cumulée de 400 mégawatts, constituent le symbole le plus visible du nouveau cap Mali. Fruit de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique. Surtout, la clause selon laquelle la centrale de Sanankoroba reviendra intégralement à l’État malien au bout de dix ans illustre une ambition de «&nbsp;<em>reprise de souveraineté progressive</em>&nbsp;», rare en Afrique de l’Ouest, post-indépendance.</p>



<p>On peut inscrire cette transition énergétique dans un programme plus vaste, qu’on pourrait appeler <em>Yeelen Kura </em>(lumière nouvelle). Pour le gouvernement, la lumière n’est plus seulement une question de kilowattheures, mais un acte politique : «&nbsp;<em>éclairer le Mali&nbsp;</em>» devient synonyme d’émancipation.</p>



<p>L’autre pilier de cette reconquête se joue sur le terrain des routes. La modernisation de la RN27 entre Bamako et Koulikoro, financée à plus de 33 milliards de FCFA, ou encore la réhabilitation du corridor Bamako–Dakar soutenue par la Banque mondiale, participent de&nbsp; l’effort stratégique de désenclaver un pays continental et maîtriser ses voies d’accès commerciales. Derrière le bitume, se lit une géopolitique du transit, à savoir contrôler les routes, pour contrôler les flux de richesses et affirmer son poids dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mines-nouveau-levier-du-pouvoir-economique"><strong>Les mines, nouveau levier du pouvoir économique</strong></h2>



<p>Adopté en août 2023, le nouveau Code minier renforce considérablement la part de l’État malien dans l’exploitation des ressources : 35 %, dont 10 % gratuits. La réforme du «&nbsp;<em>contenu local&nbsp;</em>», votée en 2025, oblige désormais les compagnies étrangères à recruter, former et sous-traiter localement.</p>



<p>Pour les autorités de la transition, il s’agit de rompre avec des décennies d’exploitation «&nbsp;<em>sans retombées&nbsp;</em>». Les mines doivent financer l’économie réelle. La mine d’or de Sadiola, exploitée par la société canadienne Allied Gold, servira de test grandeur nature . Pour la première fois, un site en activité sera soumis intégralement au nouveau cadre légal.</p>



<p>Moins visible mais tout aussi décisif, les autorités maliennes de la Transition ambitionne de faire du Mali «&nbsp;<em>Farafinna Jigine&nbsp;» </em>(le grenier d’Afrique). Cet ambitieux projet se traduit par les efforts inlassables consentis en faveur de la promotion de l’agriculture et de son industrialisation. On se souvient des nombreuses initiatives du président de la transition, en faveur des agriculteurs, à travers notamment la subvention des intrants agricoles mais aussi de la hausse progressive, d’année en année, du prix d’achat du coton ainsi que la relance de certaines usines de transformation à l’arrêt depuis des années. Aussi faut-il rappelé la remise de distinction honorifiques aux paysans et éleveurs de la région de Sikasso en 2024.&nbsp;</p>



<p>Le but de ces nombreuses initiatives est d’assurer une autarcie alimentaire pour le Mali et par ricochet toute la sous-région. Elles visent non seulement&nbsp; l’autosuffisance céréalière mais aussi la valorisation des filières agricoles traditionnelles (coton, riz, lait). Dans la logique gouvernementale, la souveraineté ne se limite pas à produire de l’électricité ou de l’or. Elle consiste à garantir la capacité du pays à nourrir son peuple sans dépendre des importations. Produire et consommer local est l’ambition des autorités de la transition, qui tiennent à mettre un terme à la politique impérialiste qui fait du Mali un pays consommateur et non transformateur de ses productions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-souverainete-multipolaire"><strong>Une stratégie de souveraineté multipolaire</strong></h2>



<p>Derrière les chantiers se profile une géopolitique nouvelle. En diversifiant ses partenaires (Russie, Chine, Turquie, voire BRICS), Bamako cherche à sortir de l’orbite des institutions occidentales. Le choix du nucléaire civil russe et des partenariats solaires chinois s’inscrit dans la doctrine de « <em>Coopérer sans s’aligner&nbsp;</em>». Cette orientation s’accompagne d’un discours culturel qui a fait de 2025<em>&nbsp;l’«&nbsp;Année de la Culture&nbsp;</em>», dans le but de relier souveraineté économique et réhabilitation identitaire.</p>



<p>Pourtant, le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d’électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre.</p>



<p>Les «&nbsp;<em>routes de la souveraineté&nbsp;</em>» symbolisent donc autant une volonté de rupture qu’un pari risqué : celui d’un État qui veut faire de l’économie une arme de dignité. Car le président Goïta reste convaincu qu’il «<em>&nbsp;ne saurait y avoir de développement sans sécurité et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement&nbsp;</em>». Reste une question : cette souveraineté, bâtie sur des financements extérieurs et des partenariats multipolaires, peut-elle être véritablement «&nbsp;<em>retrouvée</em>&nbsp;» ? Ou n’est-elle qu’une nouvelle forme d’interdépendance, simplement déplacée d’un pôle à un autre ?</p>



<p>Pour l’heure, le Mali trace ses routes, érige ses centrales et refonde ses lois. Qu’elles mènent à l’autonomie ou à un nouvel équilibre de dépendances reste à voir. Mais une chose est sûre : Bamako ne veut plus subir l’histoire, elle veut la construire.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le coup de force américain au Venezuela ravive les peurs d’un monde sans règles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:59:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a bouleversé le paysage géopolitique mondial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le 3 janvier 2026, l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a fait l’effet d’un séisme diplomatique. L’opération américaine confirme le retour brutal des logiques impériales et l’affaiblissement d’un multilatéralisme déjà vacillant. Le monde, désormais livré à la loi du plus fort, semble glisser vers ce que le capitaine Ibrahim Traoré appelle « l’hiver noir » : un âge de fer où les puissances redessinent leurs zones d’influence, au mépris du droit international.</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont lancé une opération d’envergure contre Caracas. Une opération qui se termine par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores. L’annonce, faite triomphalement par Donald Trump sur <em>Truth Social,</em> a sonné comme un coup de tonnerre dans le paysage géopolitique mondial. Le dirigeant américain, revenu à la Maison Blanche un an plus tôt, a salué une « <em>victoire contre le terrorisme et le narcotrafic</em> ». Le chef d’Etat américain place cette intervention sous la bannière de la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-washington-redessine-sa-doctrine-d-intervention"><strong>Washington redessine sa doctrine d’intervention</strong></h2>



<p>Au-delà du spectaculaire, cette action unilatérale marque le retour d’une diplomatie américaine de coercition directe. Elle rappelle la capture de Manuel Noriega au Panama en 1990. Avec Maduro désormais détenu par la justice américaine, le Venezuela entre dans une phase d’incertitude politique totale, tandis que l’Amérique latine redoute une nouvelle ère d’instabilité et d’hégémonie américaine.</p>



<p>Depuis plusieurs mois, l’administration Trump avait préparé le terrain : déploiement militaire massif dans les Caraïbes, frappes ciblées contre des infrastructures vénézuéliennes et mise à prix de 50 millions de dollars (plus de 27 milliards 959 millions de FCFA) pour la capture du président. Accusé de « <em>terrorisme lié à la drogue</em> » et de collusion avec les FARC, Maduro était considéré à Washington comme un ennemi prioritaire de la sécurité nationale américaine.</p>



<p>Cette opération relance le débat sur l’unilatéralisme de la politique étrangère américaine, opérant sans mandat onusien ni aval du Congrès. Plusieurs parlementaires américains ont d’ailleurs dénoncé une « <em>violation de la Constitution</em> » et une « <em>militarisation de la justice </em>». Mais pour Donald Trump, ce coup de force constitue une victoire symbolique majeure à un an de la présidentielle américaine de 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-politiques-de-puissance-un-signal-fort-pour-l-afrique"><strong>Le retour des politiques de puissance : un signal fort pour l’Afrique</strong></h2>



<p>Au-delà de l’Amérique latine, cette démonstration de force résonne jusque sur le continent africain, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces États, engagés dans une quête affirmée de souveraineté politique, économique et militaire, pourraient y voir une preuve supplémentaire que le multilatéralisme vacille face au retour brutal des logiques impériales.</p>



<p>Le multilatéralisme est plus en plus malade. Le monde se trouve sur une pente glissante. D’un coté, la Russie et l’Ukraine s’affrontent, sans qu’il ait un espoir d’apaisement. Maintenant, c’est les Etats-unis qui s’en prennent au Zénézuela, au nez et à la barbe des Nations unis sans que personne ne lève le petit doigt. Qui seront les prochains ? La Chine aussi va-t-elle s&rsquo;en prendre à un pays ? Qu&rsquo;en est-il de la France ou de l&rsquo;Allemagne ? </p>



<p>Le monde rétrograde-t-il dans la logique ringarde de la « <em>loi du plus fort</em> » ? Un état de guerre permanente où « <em>l’homme est un loup l’homme </em>». Bref, assisterait-on à un retour à « <em>l’état de nature </em>» décrit par le philosophe anglais Thomas Hobbes ou plutôt au début d’un nouveau « <em>partage du monde</em> », tel chanté par l’artiste reggae man Tiken Jah Fakoly ? </p>



<p>Dans son discours d’ouverture à la 2ème session du collège des chefs d’Etat de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, avait pourtant lancé l’avertissement « <em>l&rsquo;hiver noir </em>» arrive en Afrique de l’Ouest. «&nbsp;<em>L&rsquo;hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier.</em> […] <em>L’hiver viendra parce que la guerre se transporte en Afrique de l&rsquo;Ouest. Les impérialistes font tout pour mettre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest à feu et à sang.&nbsp;</em>» A travers cette métaphore dans le sillage du printemps arabe, le nouveau président de la confédération des Etats du sahel aurait vu et compris ce qui se trempe dans les salons de la géopolitique.&nbsp;</p>



<p>Il faut rappeler les frappes aériennes américaines le 25&nbsp;décembre 2025, menées contre l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest du Nigeria. Le président Donald Trump a promis de nouvelles attaques si l’organisation continuait de tuer des chrétiens dans le pays. Faut-il donc parler d’ingérence politiques ou plutôt d’un retour de l’humanité à l’âge révolu de la bestialité.&nbsp;</p>



<p>Ce qui vient de se passer au Venezuela confirme ce que redoutent déjà de nombreux Africains et de citoyens du monde entier : qu’aucun État du Sud n’est à l’abri d’une telle opération, dès lors qu’il remet en cause un ordre mondial dominé par les grandes puissances. Pour les pays de l’AES, qui prônent une diplomatie de non-alignement et une autonomie stratégique face aux anciennes puissances coloniales, le précédent vénézuélien constitue un avertissement. Ces pays doivent davantage travailler de concert pour parer à ce genre d’agression ou de violation de leur souveraineté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-entre-solidarite-et-vigilance-strategique"><strong>L’AES, entre solidarité et vigilance stratégique</strong></h2>



<p>Depuis 2023, les dirigeants de l’AES — Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — insistent sur la nécessité d’une souveraineté complète, du contrôle des ressources naturelles à la maîtrise des orientations diplomatiques. L’arrestation de Maduro, figure de résistance face à l’hégémonie occidentale, pourrait renforcer leur conviction que seule une alliance régionale forte peut dissuader toute forme d’ingérence extérieure. C’est pourquoi, prônant son attachement «&nbsp;<em>à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables</em>&nbsp;», le Mali a plaidé, lors du sommet Russie-Afrique, en juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, en faveur dune «&nbsp;<em>nouvelle architecture de la sécurité internationale</em>&nbsp;» qui passera forcement par une réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU. &nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, si Washington peut renverser un président élu en Amérique du Sud, que peuvent faire de petits États africains sans armée unie ni doctrine commune de défense ? Déjà, les États sahéliens renforcent leurs partenariats sécuritaires avec Moscou et cherchent à établir une architecture militaire commune, à travers notamment la création Force unifiée AES, fort de 5000 hommes et dotée d’équipements de pointe, le tout dans un contexte de tension croissante avec les États-Unis,  l’Union européenne et certains sponsors régionaux du terrorisme. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-des-alliances-sud-sud"><strong>Vers une recomposition des alliances Sud-Sud</strong></h2>



<p>L’affaire Maduro pourrait paradoxalement accélérer le rapprochement entre l’Afrique et certains pôles émergents, notamment la Russie, la Chine et l’Iran. Ces pays dénoncent une violation flagrante du droit international et appellent à un nouvel ordre mondial multipolaire. Le Venezuela, longtemps allié des nations africaines anti-impérialistes, pourrait devenir un symbole de solidarité entre les États du Sud face à la coercition occidentale.&nbsp;</p>



<p>Au-délà de son aspect pratique, cette opération de Trump au Vénézuela se trouve en droite ligne avec sa politique de coup de communication. Il tient surtout à sa présence dans les médias. Pour ce faire, il ne manque aucune occasion. «&nbsp;<em>Toutes les guerres de l&rsquo;impérialisme commencent d&rsquo;abord par la communication.&nbsp;</em>», a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.&nbsp;</p>



<p>Pour les pays de l’AES, la souveraineté n’est jamais acquise, elle se défend. Et face à la démonstration américaine, qui démontre l&rsquo;orientation vers un nouvel ordre mondial, le Sahel, en pleine refondation politique, pourrait bien accélérer la construction de son propre modèle de gouvernance — enraciné, endogène et solidaire.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une armée, trois nations, un destin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 11:21:43 +0000</pubDate>
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<p>Lancement de la Force unifiée du Sahel (FU-AES) par le président Assimi Goïta, un nouveau chapitre pour la sécurité au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Sous un soleil écrasant et les salves des fanfares militaires, le président Assimi Goïta, président de la Confédération des États du Sahel (AES), a remis solennellement, le 20 décembre 2025, l’étendard de la nouvelle Force unifiée du Sahel (FU-AES) à son commandant, le général de brigade Daouda Traoré. Cette cérémonie, tenue au pavillon présidentiel de l’aéroport international président Modibo Kéïta, symbolise la montée en puissance d’un outil militaire régional désormais opérationnel.</em></strong></p>



<p>Derrière le cérémonial, c’est un message clair adressé aux partenaires et aux adversaires de la Confédération : le Sahel entend désormais assurer seul sa sécurité. La mise en scène a impressionné observateurs et attachés de défense étrangers. Des colonnes de blindés modernes, des motos de reconnaissance, des véhicules d’évacuation sanitaire et des pick-up tactiques ont défilé sur le parvis de l’aéroport. Tout dans la chorégraphie militaire renvoyait l’image d’une armée désormais structurée, disciplinée et dotée de moyens cohérents.</p>



<p>Au centre de cette démonstration, les Bataillons d’intervention rapide (BIR), unité emblématique de la nouvelle doctrine de guerre sahélienne. Ces bataillons, composés de commandos légers, utilisent des motos tout-terrain capables de se faufiler dans les dunes et les zones forestières pour traquer les groupes armés. Une tactique pensée pour contrer la mobilité des insurgés et reprendre l’initiative sur le terrain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-1024x683.jpg" alt="Des éléments de la Force Unifiée AES" class="wp-image-20585" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-1536x1025.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A0958-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des éléments de la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-militaire-repensee"><strong>Une architecture militaire repensée</strong></h2>



<p>Selon nous indiscrétions, la Force unifiée compte un effectif initial de 5 000 hommes issus du Mali, du Burkina Faso et du Niger — un contingent combinant forces spéciales, unités mécanisées, commandos parachutistes et personnels logistiques.</p>



<p>Les effectifs sont encadrés par un état-major commun basé à Niamey, chargé de planifier les opérations interarmées et d’assurer l’interopérabilité des systèmes de commandement. Les premières opérations conjointes, baptisées Yéréko I et Yéréko II, ont déjà permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes dans la zone des trois frontières, selon des sources militaires maliennes.</p>



<p>L’un des atouts de la FU-AES réside dans son autonomie logistique : des ateliers de maintenance mobile, des ambulances blindées et des unités de ravitaillement accompagnent désormais les troupes, signe d’un apprentissage tiré de deux décennies de guerre asymétrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-au-service-d-une-souverainete-assumee"><strong>Une armée au service d’une souveraineté assumée</strong></h2>



<p>Le général Assimi Goïta a qualifié cette remise d’étendard de « <em>moment historique dans la reconquête de la souveraineté militaire du Sahel</em> ». Dans son allocution, il a rappelé que cette force incarne « <em>la volonté des peuples de l’AES de se défendre eux-mêmes, avec leurs moyens, leurs hommes et leurs valeurs</em> ».</p>



<p>Le président malien a salué le courage des armées nationales et insisté sur la nécessité d’« <em>une anticipation stratégique permanente </em>» face à des menaces qu’il décrit comme « <em>multiformes : terroristes, économiques et informationnelles </em>».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-1024x683.jpg" alt="Des équipements de la Force Unifiée AES" class="wp-image-20584" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-1536x1025.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/0U5A1059-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des équipements de la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p>La Confédération a en effet lancé plusieurs chantiers parallèles : la création d’une chaîne de télévision et d’une radio AES, la mise en place d’un centre d’analyse stratégique régional et la formation d’un corps d’officiers interarmées pour encadrer les nouvelles générations de militaires sahéliens.</p>



<p>Inspirée des modèles de contre-insurrection africains et asiatiques, la doctrine des Bataillons d’intervention rapide repose sur trois principes : la vitesse, la coordination et la persistance.</p>



<p>Les BIR peuvent être déployés en quelques heures sur un théâtre d’opération grâce à leur mobilité sur motos et à des relais de commandement mobiles. Leurs actions s’appuient sur un maillage territorial dense, rendu possible par la présence simultanée de forces légères et de blindés de soutien. Cette « <em>guerre de saturation</em> » vise à empêcher les groupes armés de reconstituer leurs sanctuaires, un défi que les armées nationales, isolées, n’avaient jamais réussi à relever seules.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-adresse-a-la-region-et-au-monde"><strong>Un message adressé à la région et au monde</strong></h2>



<p>La présence des ministres de la Défense du Burkina Faso et du Niger, des chefs d’état-major conjoints et des représentants diplomatiques, donnait à la cérémonie un relief géopolitique évident. En un an, la Confédération AES s’est dotée de symboles (drapeau, hymne, carte d’identité confédérale, passeport, devise) et d’institutions militaires unifiées.</p>



<p>Cette montée en puissance intervient alors que les trois pays ont définitivement rompu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et tourné le dos à la coopération militaire française. La FU-AES, adossée à des partenariats renforcés avec la Russie et d’autres puissances non occidentales, s’impose comme le pilier militaire de la souveraineté sahélienne.</p>



<p>À Bamako, l’image des milliers de soldats unis sous un seul drapeau est la preuve que le Sahel n’attend plus de sauveur, il se tient désormais debout — armé, organisé et déterminé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le futur de l’armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:19:48 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les enjeux autour de l'armée ukrainienne post-guerre et comment cela impacte les discussions avec la Russie.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Le zugzwang&nbsp;est une situation dans le jeu d’échecs dans laquelle le joueur n&rsquo;a aucun mouvement favorable possible &#8211; toute action qu&rsquo;il fera entraînera une détérioration imminente de sa position sur le plateau de jeu.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans le cadre des actuelles négociations officieuses de l’accord de paix entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ou, pour être plus précis, entre le bloc de l’OTAN et Moscou, la question du nombre du contingent de l’armée ukrainienne de la période post-guerre est présentée comme un des points clés du désaccord entre les Russes et les Ukrainiens, avec les «&nbsp;<em>va-t-en-guerre&nbsp;</em>» européens derrière.&nbsp;</p>



<p>Sans présenter l’analyse de l’ensemble des clauses d&rsquo;un éventuel accord de paix, je m’arrêterai sur la question quantitative de la future armée ukrainienne, dont l&rsquo;importance, singulièrement sous-estimée, transcende les narrations propagandistes des grands médias occidentaux.</p>



<p>Le récit dominant oppose la volonté de Moscou de minimiser le nombre de militaires dans l&rsquo;armée ukrainienne à la position du camp ukraino-européen, réticent à toute réduction d&rsquo;effectifs.</p>



<p>Le plan de paix proposé par l&rsquo;administration Trump préconise une réduction de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 militaires actifs, tandis que les exigences de l&rsquo;Union Européenne oscillent autour de 800 000 individus.&nbsp;</p>



<p>Cela étant, il est à souligner que la focalisation sur l&rsquo;aspect sécuritaire de cette question s&rsquo;avère non seulement fallacieuse, mais aussi déconnectée des impératifs socio-économiques de la réalité que l’Ukraine connaîtra dans un avenir proche. L&rsquo;équation est considérablement plus complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-effectifs-de-l-armee-nbsp"><strong>Les effectifs de l’armée&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Aujourd’hui, le nombre exact de soldats et d&rsquo;officiers servant dans l&rsquo;armée ukrainienne reste indéterminé. Les estimations, issues de sources officielles et non officielles, suggèrent une fourchette de 800 à 950 mille individus, incluant un nombre significatif de déserteurs, estimé entre 200 et 300 mille selon diverses sources ukrainiennes (le chiffre officiel de plus de 120 000 poursuites judiciaires intentées contre des militaires ayant déserté les rangs de l&rsquo;armée ukrainienne ne reflète guère l&rsquo;ampleur réelle de l&rsquo;exode).</p>



<p>En conséquence, l&rsquo;effectif réel de l&rsquo;armée ukrainienne se situerait entre 500 et 750 mille personnes, dont environ 200 mille sont directement engagées dans les combats sur la ligne de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelle-est-la-signification-de-ces-chiffres-presentes-nbsp"><strong>Quelle est la signification de ces chiffres présentés ?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le fait que ces effectifs s&rsquo;inscrivent bien dans la « <em>zone de marchandage</em> » proposée par Washington, suggérant une absence de demande de sacrifices en termes d&rsquo;effectifs de la future armée ukrainienne, constitue un aspect non éclairé par les médias mainstream occidentaux, mais, néanmoins, secondaire de la problématique.</p>



<p>Il est pertinent de rappeler qu&rsquo;avant l’entrée de la Russie en guerre, l&rsquo;ensemble des forces armées ukrainiennes comptait environ 200 mille soldats et officiers. Ce chiffre tenait déjà compte de la guerre menée par Kiev dans la région du Donbass depuis avril 2014.</p>



<p>Parallèlement, les armées les plus importantes des pays de l&rsquo;Union Européenne en termes d&rsquo;effectifs actifs, telles que celles de la France et de la Pologne, comptent également près de 200 mille militaires chacune. Cette taille relativement réduite s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;en temps de paix, des armées plus importantes pour des pays ayant le poids démographique et économique de la France constitueraient une charge économique excessive. Une augmentation hypothétique des effectifs militaires français de 200 à 300 mille serait fortement préjudiciable à une économie se situant déjà au bord de la récession.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique avéré, ne sera pas en mesure de financer une armée de 800 mille hommes, ni même de maintenir un effectif de 200 mille militaires actifs comme avant 2022. À l&rsquo;issue du conflit, le pays sera plongé dans une récession profonde et durable.</p>



<p>Qu&rsquo;ils le veuillent ou non, même une fois le conflit actuel achevé, les contribuables européens devront inéluctablement continuer de financer Kiev par le biais de dotations massives, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d&rsquo;euros par an et&nbsp;crevant ainsi durablement les finances publiques des pays européens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-piege-ukrainien-nbsp-zugzwang"><strong>Le piège ukrainien&nbsp;: zugzwang</strong><strong></strong></h2>



<p>Les narratifs véhiculés par les canaux de propagande du bloc otanien quant au rôle futur et crucial de l’armée ukrainienne dans la défense de l’Union Européenne divergent considérablement de la réalité. Contrairement aux affirmations publiques, aucun gouvernement européen, aussi russophobe soit-il, ne consentira à des sacrifices substantiels au profit d&rsquo;une armée étrangère, dont la fonction se limite à constituer un rempart temporaire face à l&rsquo;armée russe, un « <em>consommable</em> » stratégique pendant les quelques années nécessaires au renforcement des forces armées nationales.</p>



<p>A l&rsquo;issue de ce processus, il est certainement prévu que l&rsquo;armée ukrainienne, déjà chroniquement sous-alimentée même en période de guerre, soit progressivement abandonnée à son propre sort, faute d&rsquo;une dotation annuelle de plusieurs dizaines de milliards d’euros, indispensable au maintien du niveau de capacité affiché dans les déclarations officielles.</p>



<p>Cela étant, le futur drame réputationnel des capitales européennes réside dans le fait que, sans reléguer l&rsquo;Ukraine au statut d&rsquo;État paria et sans fermer hermétiquement sa frontière avec l&rsquo;UE, l&rsquo;interruption des perfusions financières susmentionnées s&rsquo;avérera irréalisable, même en cas d&rsquo;accession massive au pouvoir, dans les pays de l&rsquo;Union, de gouvernements souverainistes, voire ouvertement anti-ukrainiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-nbsp-nbsp"><strong>Pourquoi&nbsp;?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Actuellement, la rémunération d&rsquo;un soldat de rang directement engagé dans les zones de combat excède fréquemment 100 000 hryvnias, soit près de 2 000 euros par mois. Depuis plusieurs années, plus de 200 000 individus, sur un effectif total estimé entre 500 000 et 750 000 militaires d&rsquo;active au sein de l&rsquo;armée ukrainienne, se sont non seulement familiarisés avec la confrontation directe à la mort et l&rsquo;acte de tuer, mais également habitués à percevoir une rétribution qui, pour la majorité d&rsquo;entre eux, représente un multiple de 5 par rapport à leurs revenus civils antérieurs au conflit. À titre indicatif, le revenu moyen de la population ukrainienne en 2021 s&rsquo;élevait à 14 018 hryvnias par mois, soit environ 434 euros bruts (ministère des Finances de l’Ukraine, 2021).</p>



<p>Au sortir du conflit armé, des centaines de milliers de combattants retrouveront une vie civile désenchantée, confrontés à une économie en ruines et à la quête ardue d&rsquo;un emploi précaire, rétribué au mieux quelques centaines d&rsquo;euros mensuels.&nbsp;</p>



<p>Les sondages déjà réalisés en Ukraine sont sans équivoque et n’ont aucun effet de surprise&nbsp;: tout au moins, plusieurs dizaines de milliers de personnes habituées à tuer, et avec la psyché détruite par la guerre, prendront le chemin de l’Union Européenne afin d’y retrouver le niveau de rémunération auquel elles se sont habituées depuis des années de guerre, et ce par tous les moyens qui seront à leur disposition. &nbsp;</p>



<p>Les capitales européennes seront alors confrontées à un choix très restreint&nbsp;: soit maintenir un financement substantiel et pérenne de l&rsquo;armée et de l&rsquo;économie ukrainiennes, soit accueillir sur leur sol des dizaines de milliers d&rsquo;individus déséquilibrés ayant l’expérience de tuer, en quête d&rsquo;un niveau de vie confortable, soit, comme mentionné plus haut, mettre l’Ukraine sous le statut d’état paria et fermer sa frontière à la libre circulation avec l’UE.</p>



<p>Au regard des politiques menées ces dernières années par Bruxelles et la majorité des gouvernements européens, et considérant les risques inhérents pour les «&nbsp;<em>élites&nbsp;</em>» à la seconde option, le maintien d&rsquo;un financement conséquent de Kiev apparaît comme le moindre mal. &nbsp;</p>



<p>Cependant, l&rsquo;indignation affichée par les décideurs européens face à la proposition de l&rsquo;administration Trump de ramener les effectifs de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 hommes à la fin du conflit relève d&rsquo;une grossière chimère dont l&rsquo;objectif véritable serait d’empêcher la signature d&rsquo;un accord de paix et de faire perdurer la guerre le temps nécessaire pour l’Union Européenne de restructurer ses armées au prix de sacrifices socio-économiques que ses contribuables feront de gré ou de force.</p>



<p><strong><a>Oleg Nesterenko</a></strong>, <strong>Président du CCIE (</strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><u><strong>www.c-cie.eu</strong></u></strong></a><strong>)</strong></p>



<p><strong>(Ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macron en Afrique : la tournée de la dernière chance </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 14:25:02 +0000</pubDate>
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<p>La tournée africaine de Macron vise à redéfinir la présence française en Afrique. Quelles implications cette stratégie aura-t-elle ?</p>
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<p><strong><em>En quatre escales soigneusement choisies — Maurice, Afrique du Sud, Gabon et Angola — Emmanuel Macron tente une opération de séduction à grande échelle sur un continent où la France n’a jamais été aussi contestée. Chassée du Sahel, marginalisée par Moscou, Pékin et Ankara, Paris cherche à se réinventer. Plus d’arrogance postcoloniale, place à une diplomatie du réalisme, économique et symbolique. Une tournée de la dernière chance pour sauver l’influence française dans une Afrique en pleine recomposition.</em></strong></p>



<p>Sous le soleil austral de novembre, Emmanuel Macron s’envole à nouveau vers l’Afrique. L’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Angola : quatre escales, quatre scènes pour un président en quête de rédemption diplomatique. Entre le 20 et le 24 novembre 2025, l’Élysée déploie sa diplomatie du rattrapage — ou, pour les plus sceptiques, de la séduction — à un moment où la France est plus contestée que jamais sur le continent. Le temps n’est plus à la Françafrique, mais à la survie d’un lien stratégique malmené, érodé par les revers militaires, les ruptures politiques et le désamour populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-la-france-en-exil-de-son-ancien-empire"><strong>L’ombre du Sahel : la France en exil de son ancien empire</strong></h2>



<p>Le décor est planté : un Sahel désormais fermé à la France, un axe Bamako–Ouagadougou–Niamey fédéré dans une Confédération des États du Sahel (AES) qui a tourné la page de Barkhane et de ses promesses déçues. Le départ des troupes françaises du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, a signé la fin d’un cycle : celui d’une puissance européenne persuadée d’être indispensable. L’Afrique, elle, s’est réinventée — ou du moins, cherche à le faire — en s’appuyant sur d’autres partenaires, plus discrets mais souvent plus efficaces : la Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats.</p>



<p>Dans ce vide laissé par Paris, Moscou a avancé ses pions, drapé dans le costume du libérateur anticolonial. Les drapeaux tricolores ont disparu des capitales sahéliennes, remplacés par des slogans appelant à la souveraineté totale. Les Français, eux, ont compris que leur «<em> pré carré </em>» n’en était plus un. Et Macron, lucide ou résigné, se tourne désormais vers d’autres horizons — l’Afrique anglophone, l’océan Indien, les économies émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-reconquerir-l-influence-perdue"><strong>Une tournée pour reconquérir l’influence perdue</strong></h2>



<p>De Moka à Luanda, le président français entend redéfinir les termes du partenariat : fini la tutelle, place à la coopération économique. Le message est clair — la France ne viendra plus « <em>donner des leçons</em> », mais « <em>signer des contrats </em>».</p>



<p>À Maurice, il mise sur la croissance et la stabilité d’une île carrefour entre l’Afrique et l’Asie. En Afrique du Sud, il participera au G20 de Johannesburg, cherchant à se présenter comme le visage européen d’un partenariat équitable. Au Gabon, il tentera de renouer les fils avec Brice Oligui Nguema, le général devenu président après la chute de la dynastie Bongo, symbole d’une époque que Paris dit vouloir oublier. Quant à l’Angola, elle devient la pièce maîtresse du puzzle : riche en pétrole et en minerais critiques, elle attire les convoitises de l’Europe post-carbone — et Macron espère y arrimer le programme « <em>Global Gateway </em>», le contrepoids européen aux « <em>Nouvelles Routes de la Soie</em> » chinoises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seduire-sans-dominer-la-nouvelle-grammaire-francaise"><strong>Séduire sans dominer : la nouvelle grammaire française</strong></h2>



<p>Le temps est aux « <em>partenariats horizontaux </em>», à la diplomatie économique et culturelle. Le discours est rodé : « <em>Nous voulons être un partenaire, pas un tuteur </em>». Mais dans les chancelleries africaines, on écoute avec un sourire prudent. Car au Sahel, l’ombre du passé est longue. Les mots de Macron à Ouagadougou en 2017, promettant une ère nouvelle entre la France et l’Afrique, résonnent aujourd’hui avec une ironie amère.</p>



<p>Cette tournée, que l’Élysée présente comme une « <em>redéfinition des relations</em> », ressemble surtout à une opération de reconquête symbolique. Il ne s’agit plus de sauver une influence perdue, mais d’éviter qu’elle ne disparaisse complètement. Le président français avance comme un funambule : entre l’arrogance du passé et la nécessité d’un nouveau ton, entre la nostalgie des drapeaux tricolores et l’obligation de composer avec les puissances émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-en-recomposition-une-france-en-repositionnement"><strong>Un continent en recomposition, une France en repositionnement</strong></h2>



<p>L’Afrique de 2025 n’est plus celle des bases militaires et des discours de coopération. Elle est celle des corridors commerciaux sino-africains, des accords de défense russo-sahéliens, et des ambitions énergétiques des pays du Golfe. Dans ce nouveau jeu, la France cherche désespérément sa place.</p>



<p>Macron, plus que ses prédécesseurs, a compris que l’avenir africain se joue désormais loin des vieilles capitales francophones. Mais le pari est risqué. Il faudra convaincre des partenaires qui n’ont ni la mémoire affective ni la dette historique envers Paris. L’île Maurice et l’Angola n’ont jamais été des colonies françaises — et c’est peut-être là, paradoxalement, que se trouve la chance du renouveau : un dialogue sans ressentiment, un commerce sans culpabilité.</p>



<p>La tournée africaine d’Emmanuel Macron n’est pas celle d’un conquérant, mais d’un survivant. L’ère de la Françafrique est révolue, celle de la France-afrique économique commence — avec humilité, contrainte et réalisme.</p>



<p>À travers ce voyage, Paris tente de montrer qu’elle reste un acteur crédible dans un continent où la géopolitique se redessine sans elle. Mais au fond, ce périple a la saveur d’un mea culpa : celui d’une puissance qui, après avoir trop longtemps cru parler au nom de l’Afrique, cherche aujourd’hui à simplement lui parler.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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