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	<title>Archives des Russie Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : pourquoi les infrastructures financées par la Russie attirent l’attention de l’Afrique</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la Russie finance écoles, crèches, centres de santé, mosquées et stades. Une diplomatie du concret qui renforce l’influence de Moscou dans un Sahel en pleine recomposition géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la base aérienne 101 de Sénou, une cérémonie sobre a marqué la remise d&rsquo;installations sociales financées par le ministère russe de la Défense. Stades, crèches, centres de santé, lieux de culte : dans un Mali en quête de partenaires fiables, Moscou soigne son image — et ses intérêts — par le béton autant que par les armes.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La base aérienne 101 de Sénou, aux portes de Bamako, n&rsquo;est pas un lieu anodin. C&rsquo;est là que transitent les aéronefs militaires, là que se nouent les coopérations opérationnelles. C&rsquo;est là aussi, désormais, que la Russie a choisi de poser une autre pierre — symbolique — de son partenariat avec le Mali : un stade de deux hectares, avec tribunes, vestiaires et sanitaires, offert aux militaires maliens par le ministère russe de la Défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie de remise, sobre et bien organisée, était représentative de la méthode russe en Afrique : présence militaire discrète, mais gestes civils très visibles. Le commandant de la région aérienne n°1, le colonel Abdoulaye Diakité, et le commandant de la base, le lieutenant-colonel Mohamed Sangaré, ont exprimé leur gratitude au nom des forces armées maliennes. Le représentant du ministère russe de la Défense, lui, a tenu à replacer l&rsquo;événement dans une perspective plus large.&nbsp;<em>« Aujourd&rsquo;hui, nous ne remettons pas seulement ce nouveau stade. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une partie d&rsquo;un projet de grande envergure mené dans plusieurs villes du pays, visant le développement durable du Mali. »</em>&nbsp;selon le Représentant du ministère russe de la Défense.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des infrastructures du quotidien, pas seulement des armes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue cette initiative des coopérations militaires classiques, c&rsquo;est précisément son ancrage dans le tissu social malien. Il ne s&rsquo;agit pas de livraisons de matériel de guerre ni de formations tactiques — même si cela existe par ailleurs. Il s&rsquo;agit de crèches, d&rsquo;écoles, de centres de santé, de mosquées, d&rsquo;églises. Des structures qui servent les populations civiles, dans des villes qui en ont cruellement besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Kolokani, ville du centre-nord du pays, six équipements ont été livrés dans le cadre du programme : une crèche, deux écoles, une église, une mosquée et un centre de santé. À Bamako même, sept installations supplémentaires ont été remises — une école, deux crèches, deux centres de santé, une mosquée et une église. À Banankoro, un terrain de sport multifonctionnel a été entièrement reconstruit.</p>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><img fetchpriority="high" decoding="async" width="452" height="542" src="blob:https://saheltribune.com/bc204c24-0a40-438d-914d-3836f45e3b4e"></td></tr></tbody></table></div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une diplomatie du concret qui interpelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où l&rsquo;aide publique au développement occidentale est de plus en plus contestée — perçue comme conditionnée, lente, ou déconnectée des besoins réels — la méthode russe tranche par sa rapidité d&rsquo;exécution et son pragmatisme affiché. On ne demande pas d&rsquo;audit préalable, pas de conditionnalités de gouvernance, pas de rapports trimestriels. On construit, on livre, on inaugure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les populations maliennes, qui voient depuis des années des promesses d&rsquo;infrastructure se heurter à des procédures interminables, cette approche a un attrait indéniable. Les bâtiments existent. Les enfants peuvent y aller à l&rsquo;école. Les malades peuvent y être soignés. Le colonel Diakité a souligné que le stade livré à Sénou «&nbsp;<em>symbolise la durabilité des relations entre les personnels militaires maliens et leurs partenaires russes</em>&nbsp;» — une formule qui dépasse largement le domaine sportif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Fruit du soutien financier du partenaire russe, cette nouvelle infrastructure contribuera à offrir aux hommes un cadre adéquat et sécurisé pour la pratique du sport. Ce geste illustre la solide coopération entre le Mali et la Russie, inscrite dans un partenariat fécond et dynamique. »</em>, rapporte l’agence African initiative.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Au-delà du Mali : un modèle qui essaime</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme malien n&rsquo;est pas isolé. Il s&rsquo;inscrit dans une stratégie russe d&rsquo;implantation en Afrique subsaharienne qui combine présence sécuritaire, fourniture de ressources critiques et investissements dans les infrastructures sociales. En avril 2026, quelques semaines avant la cérémonie de Sénou, le ministère russe de la Défense avait déjà remis aux forces armées maliennes du matériel destiné au traitement de l&rsquo;eau et à la production d&rsquo;électricité dans les régions reculées — deux besoins essentiels dans un pays où des millions de personnes vivent sans accès fiable à ces ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche multidimensionnelle — sécuritaire, énergétique, sociale — illustre la profondeur de la reconfiguration des alliances en cours sur le continent. Pour Bamako, comme pour d&rsquo;autres capitales africaines qui ont choisi de diversifier leurs partenariats, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas idéologique. Il est pragmatique : qui construit, qui livre, qui reste quand la situation se complique ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La jeunesse, horizon stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant russe a insisté sur un point : les réalisations livrées profiteront «&nbsp;<em>avant tout à la jeune génération</em>&nbsp;». La formule n&rsquo;est pas anodine. Dans un pays où la moitié de la population a moins de 18 ans, investir dans les écoles, les crèches et les espaces sportifs, c&rsquo;est investir dans le capital humain de demain — et, incidemment, dans l&rsquo;image d&rsquo;un partenaire bienveillant auprès de générations qui construiront les alliances de l&rsquo;avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;Afrique qui observe, la leçon est claire : la coopération la plus durable n&rsquo;est pas celle qui se négocie dans les salles de conférence ou s&rsquo;affiche dans les communiqués diplomatiques. C&rsquo;est celle qui se construit brique par brique, dans les quartiers, les écoles et les terrains de sport. Sur ce terrain-là, Moscou est en train de marquer des points.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la France joue-t-elle avec le feu en soutenant les rebelles touaregs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:47:01 +0000</pubDate>
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<p>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 25 avril 2026, le Mali vit au rythme d&rsquo;une offensive d&rsquo;une ampleur inédite. Le Front de Libération de l&rsquo;Azawad (FLA), coalition des mouvements rebelles touaregs et arabes, et le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel — ont engagé des attaques coordonnées sur plusieurs fronts simultanément : Kidal, Gao, Mopti, et jusqu&rsquo;aux abords de Bamako. Cette alliance de circonstance, aussi surprenante que redoutable, leur permet la facilité de mobilité et la multiplication des attaques terroristes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des ex-légionnaires dans l&rsquo;ombre du conflit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte explosif que le journaliste Georges Malbrunot, du&nbsp;<em>Figaro</em>&nbsp;et de RTL, a levé un coin du voile. Selon une source sécuritaire française, des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent en coordination avec les rebelles touaregs. Parmi elles, quelques dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française, déployés pour former, conseiller et appuyer militairement les forces du FLA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, officiellement chassée du Mali entre 2022 et 2023, continue donc d&rsquo;agir en sous-main, en jouant sur le vivier de militaires ukrainiens passés par ses rangs. Le schéma répond à une logique d&rsquo;intérêts croisés : les rebelles touaregs cherchent à affaiblir les autorités maliennes de la transition; Kiev et Paris, eux, veulent faire mordre la poussière aux militaires russes de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas une première. Dès le début de l&rsquo;année 2025, le renseignement ukrainien avait proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les autorités de la transition&nbsp;&nbsp;du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) et faire reculer l&rsquo;influence russe. Paris avait alors décliné, ne souhaitant pas apparaître, même de manière déguisée. Cette fois, le verrou est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un jeu de billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;<em>paravent ukrainien</em>&nbsp;» offre à la France un avantage décisif : ne pas coopérer directement avec des djihadistes classés organisations terroristes, tout en entretenant des liens historiques bien connus avec les Touaregs, qui revendiquent l&rsquo;indépendance de leur région. En clair : soutenir techniquement — notamment en matière de transmissions — des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda, sans en assumer officiellement la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Problème : le JNIM n&rsquo;est pas un groupe local anodin. Il s&rsquo;inscrit dans une mouvance terroriste qui a revendiqué ou inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice. En cherchant à affaiblir le régime pro-russe de Bamako, Paris prend le risque de renforcer, même indirectement, un ennemi stratégique de premier ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes, a reconnu sur X une aide ukrainienne limitée au FLA en 2024, tout en démentant que cette aide soit toujours active et en rejetant tout lien entre la France et le JNIM. Les autorités françaises, elles, sont restées muettes. Le ministère des Armées s&rsquo;est borné à indiquer que si des militaires ukrainiens avaient quitté la Légion étrangère pour servir l&rsquo;Ukraine «&nbsp;<em>de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», Paris n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence éloquent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La logique du moindre mal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication a été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont toujours soutenu que la crise sécuritaire sur leur espace est créée et soutenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs tel que les derniers évènements en date du 25 avril dernier le prouvent. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation de l&rsquo;effectif, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France s&rsquo;expose à une accusation lourde : celle d&rsquo;avoir, au nom du pragmatisme géopolitique, contribué à l&rsquo;expansion territoriale et logistique d&rsquo;une organisation affiliée à Al-Qaïda, dans l&rsquo;une des régions jugées les plus instables du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La froide réalité du terrain a parfois ses propres règles. Elle a rarement ses propres garde-fous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée nationale de la Russie à Bamako : l’association Perspective Sahélienne en première ligne pour renforcer les liens russo-maliens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 08:27:59 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, la Journée nationale de la Russie met à l’honneur la coopération russo-malienne avec débats, hommages historiques et concours culturels.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la Journée nationale de la Russie, l’Association Perspective Sahélienne, en collaboration avec l’agence de presse russe African Initiative, a organisé, à Bamako, le 10&nbsp;juin 2025, une série d’activités marquantes dans la capitale malienne. Au centre de cette journée&nbsp;: une conférence-débat riche en échange et en messages forts, ponctuée par des concours culturels qui ont mis à l’honneur la jeunesse malienne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont surtout les discours de Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne, et d’Anna Zamaraeva, rédactrice en chef adjointe d’African Initiative, qui ont donné le ton de cette journée à forte portée symbolique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nous-comprenons-ce-que-signifie-lutter-pour-sa-souverainete"><strong>« Nous comprenons ce que signifie lutter pour sa souveraineté.»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une intervention empreinte de détermination, Mamadou Bah a rappelé la constance du soutien russe au Mali, notamment dans les moments les plus critiques. « <em>La Russie a démontré qu’elle était avec nous, quand beaucoup ont choisi d’abandonner le navire Mali</em> », a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance de bâtir un partenariat durable, fondé sur la souveraineté, l’égalité et le respect mutuel&nbsp;: « <em>Nous voulons une coopération gagnant-gagnant, loin de toute domination, dans un esprit de solidarité réelle. </em>» Le président de l’association a également salué les nombreuses initiatives russes en matière de soutien militaire, de formation et d’accompagnement stratégique, insistant sur le fait que le peuple malien restait reconnaissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venue tout droit de Moscou, Anna Zamaraeva a pris la parole pour rappeler les similitudes historiques entre la Russie et le Mali, deux nations ayant dû affirmer leur indépendance face à des pressions extérieures. « <em>Nous comprenons ce que signifie lutter pour sa souveraineté. Cela fait partie de notre histoire.</em> » Critique envers les médias occidentaux, elle a assuré qu’African Initiative continuerait à défendre une vision fidèle des réalités africaines, loin des stéréotypes. « <em>Notre rôle est de dire la vérité sur ce qui se passe au Mali, et de faire entendre la voix des peuples du Sahel.</em> » Elle a conclu son intervention en saluant l’accueil chaleureux de Bamako et en réaffirmant l’importance d’un partenariat entre égaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-memoire-historique-et-appel-a-renforcer-les-liens-economiques"><strong>Mémoire historique et appel à renforcer les liens économiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence-débat, intitulée « <em>La Russie et le Mali&nbsp;: de l’Union soviétique à nos jours </em>», a permis aux intervenants de revenir sur l’histoire d’une coopération ancienne, initiée dès les années&nbsp;1960. Les panélistes, à savoir Amara Simpara, ingénieur en génie civil, Bah Diakité, docteur en sciences de l’éducation, spécialité langue russe, Daouda Tékété, journaliste et écrivain et Djibril Diallo, ingénieur-géologue ont mis en avant l’implication de la Russie dans plusieurs domaines de développements notamment dans le domaine de la défense, de l’éducation, de la santé, de la culture et des infrastructures. Mais un point a retenu l’attention&nbsp;: la faiblesse des relations économiques entre les deux pays, malgré un accord de coopération datant de 1962. Les orateurs ont appelé à relancer les échanges commerciaux pour donner une nouvelle dimension au partenariat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du volet géopolitique, la journée a été ponctuée d’activités culturelles. Un concours littéraire, sur le thème « <em>La guerre et la paix dans la littérature russe</em> », a permis aux lycéens de Bamako d’explorer les classiques de la littérature russe. Un concours d’art culinaire a également été organisé entre différents établissements scolaires, mettant en avant créativité et diversité des jeunes talents maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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