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	<title>Archives des rupture &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des rupture &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p>La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p>Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p>Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p>Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p>Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p>« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p>Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p>Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p>Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p>Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p>Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p>Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’UEMOA a dit non. L’histoire, elle, pourrait dire autrement</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des relations tendues entre l'UEMOA et l'AES, marquées par la présidence controversée du Conseil des ministres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>C’est un bras de fer de ceux qui changent la géographie politique d’un continent. D’un côté, le formalisme feutré de Lomé, ses tapis rouges et ses discours calibrés, drapés dans la rhétorique de la légalité communautaire. De l’autre, la colère froide de Ouagadougou, la morgue souverainiste de Bamako, la raideur stratégique de Niamey. Entre les deux, un micro-déclencheur : la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA… refusée au Burkina Faso.</em></strong></p>



<p>Tout commence le 11 juillet 2025. Une date qui s’ajoutera sans doute aux annales des rendez-vous manqués de l’intégration ouest-africaine. Ce jour-là, à Lomé, les délégations des trois pays de l’AES (Mali, Burkina, Niger) claquent la porte d’une réunion du Conseil des ministres de l’UEMOA, furieuses d’un camouflet qu’elles jugent doublement injuste : contre le droit et contre leur dignité.</p>



<p>Car le texte est clair comme l’eau d’un puits de brousse. L’article 11 du traité de l’Union prévoit que la présidence du Conseil revient à tour de rôle aux ministres des Finances des États membres. Après le Bénin, c’était au Burkina Faso, naturellement. Sauf que la rotation a soudainement buté sur un veto. Celui du président ivoirien Alassane Ouattara, chef d’orchestre discret mais implacable d’un rejet assumé : pas de présidence pour un pays dirigé par un militaire en treillis.</p>



<p>L’argument ? Une organisation monétaire ne saurait confier sa tête à un État dont le gouvernement est issu d’un coup de force, où les urnes ont cédé la place aux kalachnikovs, et où les institutions de la démocratie dorment encore sous la poussière. La réalité ? Une défiance profonde, géopolitique, presque civilisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-ouattara-redoute-ce-que-traore-incarne"><strong>Ce que Ouattara redoute, ce que Traoré incarne</strong></h2>



<p>Il ne s’agit pas uniquement de Traoré, de Tiani ou de Goïta. Il s’agit d’une lecture du monde. Pour Ouattara, comme pour Macky Sall hier ou Patrice Talon demain, l’avenir passe par les institutions héritées de Bretton Woods, par les partenariats de Washington, par l’ancrage à l’euro. Pour le triumvirat de l’AES, l’horizon est ailleurs : Moscou, Pékin, et surtout eux-mêmes. Un souverainisme radical, aux accents panafricanistes, qui se veut rupture autant que revanche.</p>



<p>Ce qui se joue, c’est donc bien plus qu’une querelle de procédure. L’UEMOA est aujourd’hui le dernier trait d’union entre deux visions du continent. La CEDEAO a déjà éclaté, emportée par les sanctions, les ressentiments et les ruptures. L’UEMOA tenait encore, portée par la BCEAO, cimentée par le franc CFA, sanctuarisée par l’économie. Elle tangue désormais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-dernier-bastion-ou-premier-champ-de-bataille"><strong>La monnaie, dernier bastion ou premier champ de bataille ?</strong></h2>



<p>Les signaux étaient déjà là. Le général Tiani au Niger qui fustige une monnaie coloniale. Le capitaine Traoré qui promet de «&nbsp;<em>briser les chaînes</em>&nbsp;» de l’asservissement monétaire. Le colonel Goïta qui parle de créer une devise propre, ancrée dans l’autodétermination. Trois pays, un même cri : la souveraineté ne sera complète que lorsqu’elle sera également monétaire.</p>



<p>Mais voilà : quitter le franc CFA, c’est plonger dans l’inconnu. C’est renoncer au «&nbsp;<em>pot commun</em>&nbsp;» de la BCEAO, aux taux bonifiés du marché régional, aux transferts massifs des diasporas depuis Abidjan ou Dakar. C’est prendre le risque d’une instabilité, d’une inflation, d’un isolement économique. En un mot : c’est faire le saut sans parachute.</p>



<p>Et pourtant, pour les chefs de l’AES, il s’agit d’un pari existentiel. Le refus du Burkina Faso à la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA ne serait que la goutte de trop dans un vase rempli d’humiliations perçues, de condescendance diplomatique et de marginalisation politique. L’heure, pour eux, n’est plus à l’intégration. Elle est à la recomposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-l-implosion-ou-la-metamorphose"><strong>Vers l’implosion ou la métamorphose ?</strong></h2>



<p>Le choc du 11 juillet 2025 est peut-être le prélude à une rupture définitive. Car si l’UEMOA refuse ses textes au nom de principes flous, que reste-t-il de son autorité ? Et si l’AES transforme le ressentiment en agenda monétaire alternatif, que restera-t-il du CFA demain ?</p>



<p>Plus grave encore ; cette crise révèle l’échec d’un langage commun en Afrique de l’Ouest. Entre ceux qui jurent par la stabilité et ceux qui revendiquent la rupture, entre les républicains institutionnels et les révolutionnaires militaires, il n’y a plus même syntaxe.</p>



<p>La rotation bloquée du Burkina Faso n’est qu’un symbole. Mais comme souvent dans l’histoire, les symboles précèdent les tremblements de terre.</p>



<p>L’Afrique de l’Ouest change de logiciel. Et chacun cherche encore sa place dans ce nouveau code.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kigali-Bruxelles : la rupture de trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 15:00:34 +0000</pubDate>
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<p>Dans une décision aussi brutale que symbolique, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec son ancienne puissance coloniale, la Belgique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le couperet est tombé. Paul Kagame a tranché. Bruxelles paiera le prix fort de son soutien affiché à Kinshasa. En ce 17&nbsp;mars 2025, Kigali n’a pas fait dans la demi-mesure&nbsp;: fin de partie avec la Belgique.</em></strong></p>



<p>Dans une décision aussi brutale que symbolique, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec son ancienne puissance coloniale. Motif&nbsp;: le parti pris flagrant de Bruxelles dans la guerre à l’Est du Congo et les manœuvres occidentales pour diaboliser Kigali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une crise sous haute tension</strong></h3>



<p>Tout s’est accéléré en quelques semaines. En février, la Belgique avait déjà suspendu son aide au développement au Rwanda, prétextant des « <em>inquiétudes</em> » sur le rôle de Kigali dans le conflit opposant le M23 à l’armée congolaise. Une sanction perçue à Kigali comme une provocation néocoloniale. L’histoire ne s’arrête pas là. Le gouvernement belge avait également plaidé en coulisses pour de nouvelles sanctions européennes contre Paul Kagame et son entourage.</p>



<p>Mais Kagame, habitué aux rapports de force, n’a pas attendu que l’étau se resserre. Après des jours de tensions diplomatiques, la réponse rwandaise est tombée. Expulsion des diplomates belges sous 48&nbsp;heures, fermeture de l’ambassade de Belgique à Kigali, et fin des coopérations bilatérales.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Kagame, seul contre tous ? Pas si vite.</strong></h3>



<p>Bruxelles n’est pas la première capitale à subir le courroux de Kigali. Kagame a fait du Rwanda une forteresse politique et militaire, refusant toute ingérence étrangère. Ces dernières années, il a multiplié<a> </a>les alliances avec des partenaires plus « <em>pragmatiques</em> » : Russie, Chine, Turquie,<a> </a>Émirats<a> </a>arabes unis.</p>



<p>Surtout, il n’est pas seul à claquer la porte aux vieilles puissances coloniales. Le Rwanda rejoint le club grandissant des États africains décidés à redessiner leurs alliances. Mali, Burkina Faso, Niger ont déjà rompu avec la France, préférant lorgner du côté de Moscou. La Centrafrique a emboîté le pas. Désormais, Kigali fait voler en éclats ses derniers liens avec Bruxelles, un divorce aux allures d’émancipation définitive.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un bras de fer géopolitique aux répercussions explosives</strong></h3>



<p>Mais cette rupture ne sera pas sans conséquences. En Europe, la Belgique pousse pour isoler davantage le Rwanda, espérant convaincre l’UE d’adopter une position plus dure à l’égard de Kigali. À Kinshasa, Félix Tshisekedi jubile&nbsp;: une alliée de taille s’efface, laissant la voie libre aux offensives diplomatiques congolaises contre le Rwanda.</p>



<p>Sauf que Kagame n’a jamais été du genre à subir sans riposter. La Belgique vient de perdre ce qui lui restait de levier sur l’un des pays les plus stratégiques d’Afrique centrale. Pire encore, cette rupture fragilise la crédibilité européenne sur le continent, où Bruxelles tente péniblement de rivaliser avec la Russie, la Chine et même les États du Golfe.</p>



<p>En décidant de couper les ponts avec la Belgique, Kagamé ne se contente pas de solder un vieux contentieux historique. Il envoie un message clair à l’Occident&nbsp;: le Rwanda n’est plus une chasse gardée. Et ça, ni Bruxelles, ni Paris, ni Washington ne l’avaient vraiment anticipé.</p>



<p>Un tournant qui pourrait bien redessiner la carte du pouvoir en Afrique centrale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES-CEDEAO : le divorce consommé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 09:27:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Confédération des États du Sahel (AES) affirme sa rupture définitive avec la CEDEAO lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Ouagadougou, le 26 janvier 2025. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La Confédération des États du Sahel (AES) affirme sa rupture définitive avec la CEDEAO lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Ouagadougou, le 26&nbsp;janvier 2025. Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie malienne, insiste sur l&rsquo;irréversibilité de ce choix et la montée en puissance de l’AES comme nouvel acteur géopolitique. Sécurité, souveraineté et intégration sont au cœur des discussions, alors que les trois États entendent imposer leur vision face à une CEDEAO en quête de dialogue.</em></strong></p>



<p>Par un froid matin de janvier, dans la capitale burkinabé, une réunion d’une importance capitale s’ouvre sous les auspices de la Confédération des États du Sahel (AES). À la tribune, une figure incarne la fermeté de cette union naissante&nbsp;: Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le ton est donné d’emblée&nbsp;: il ne s’agit pas d’un simple conclave diplomatique, mais d’un rendez-vous historique qui scelle un divorce avec la CEDEAO et ancre un nouvel ordre géopolitique au Sahel.</p>



<p>D’un air grave et solennel, Diop commence par saluer d’abord la chaleur de l’accueil burkinabé, « <em>dans la pure tradition africaine et du Pays des Hommes Intègres</em> ». Un hommage appuyé au leadership de Ibrahim Traoré, capitaine-président du Faso, et à la résilience d’un peuple qui, selon lui, fait face à des « <em>actes de déstabilisation</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faire vivre « l’esprit AES »</h3>



<p>Mais l’essentiel est ailleurs. Ce rendez-vous ministériel consacre une rupture inédite dans l’histoire sous-régionale&nbsp;: la sortie définitive du Mali, du Burkina et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un tournant « <em>irréversible</em> », justifié par les circonstances qui ont conduit à cette décision et qui, selon Diop, « <em>hélas, se poursuivent encore </em>». Le retrait du 28&nbsp;janvier 2024 n’était donc que le premier acte. Le second, plus structurant, s’est joué le 6&nbsp;juillet 2024 à Niamey avec la création de la Confédération AES, une alliance qui veut marquer une rupture totale avec l’ancien ordre ouest-africain.</p>



<p>« <em>Que de chemin parcouru en six mois</em> », s’enthousiasme le ministre malien. Sur le plan sécuritaire, la mutualisation des ressources a permis une avancée significative contre le terrorisme. « <em>Je m’incline à la mémoire de toutes les victimes</em> », dira-t-il en guise d’hommage. Côté diplomatique, un front commun s’est formé pour imposer la nouvelle réalité géopolitique sahélienne. Plus encore, ce qu’il appelle « <em>l’esprit AES</em> », une dynamique de solidarité et de coopération entre les trois États, s’est enraciné au sein des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le temps de l’attente est révolu</h3>



<p>Mais alors que les ministres s’apprêtent à poser les bases des futures relations entre l’AES et la CEDEAO, Abdoulaye Diop ne manque pas de tacler l’organisation régionale. Il dénonce une instance&nbsp;<em>« qui s’est écartée des principes qui ont présidé à sa création </em>», suggérant que la CEDEAO n’incarne plus les aspirations des peuples sahéliens. En face, le Mali, le Burkina et le Niger ont, eux, rééquilibré les rapports de force et imposé le respect de leur souveraineté.</p>



<p>À l’heure où la CEDEAO tente de rouvrir le dialogue, l’AES entend ne rien céder. « <em>Nos pays ont créé une nouvelle réalité géopolitique</em> », assène Diop, martelant que les intérêts de la Confédération resteront au centre des négociations. La réunion d’Ouagadougou se veut donc une démonstration de force, un message clair aux partenaires ouest-africains et internationaux&nbsp;: le divorce est consommé, et l’AES avance résolument vers son destin. Le temps de l’attente est révolu, l’heure est à la confirmation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : la souveraineté au cœur de l’engagement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 09:48:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES dénonce la décision unilatérale de la CEDEAO et affirme son retrait immédiat de l'organisation. Plongez dans cette évolution historique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans une déclaration, le 22&nbsp;décembre 2024 par le président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Assimi Goïta, le Collège des Chefs d’État a vivement dénoncé la décision « unilatérale » de la CEDEAO de prolonger de six mois le retrait définitif du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Considérant cette initiative comme une tentative d’entraver leur dynamique d’émancipation, l’AES réaffirme le caractère irréversible et immédiat de son retrait de l’organisation.</em></strong></p>



<p>La Confédération des États du Sahel (AES) se trouve, aujourd’hui, à un tournant décisif de son histoire. En proclamant la « <em>mise en état d’alerte maximale</em> » de ses forces de défense et en dénonçant des manœuvres déstabilisatrices orchestrées par une poignée de chefs d’État au sein de la CEDEAO, l’alliance Burkina-Mali-Niger affirme une fois de plus sa volonté inébranlable de préserver sa souveraineté et l’intégrité de ses territoires.</p>



<p>Cette déclaration illustre une méfiance croissante envers certains acteurs régionaux accusés de servir des agendas étrangers. La dénonciation explicite des « <em>manœuvres de déstabilisation initiées par une “junte française impérialiste”</em>,&nbsp;<em>soutenue par des</em>&nbsp;<em>supplétifs africains</em> », expose les rivalités sous-jacentes qui minent les efforts d’émancipation de la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-a-des-decennies-de-domination-neocoloniale"><strong>Une réponse à des décennies de domination néocoloniale</strong></h3>



<p>L’AES, fruit d’une alliance stratégique entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est née d’une volonté commune de se libérer des pratiques néocoloniales et des ingérences extérieures. Depuis sa création en septembre 2023, cette confédération s’est affirmée comme un modèle alternatif de gouvernance, priorisant la souveraineté et l’unité des peuples sahéliens. Pourtant, cette quête d’autodétermination a été confrontée à des obstacles majeurs, notamment des tentatives de déstabilisation orchestrées à l’échelle internationale.</p>



<p>Le retrait des trois pays de la CEDEAO en janvier 2024, suivi de la formation officielle de l’AES en juillet, a marqué le début d’une rupture avec des politiques jugées inefficaces et souvent imposées de l’extérieur. Mais cette posture n’a pas tardé à susciter des réactions hostiles. Selon l’AES, des opérations de regroupement de groupes terroristes dans des zones stratégiques et un soutien logistique extérieur viseraient à miner la stabilité de la confédération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-radicales-face-a-la-menace-securitaire"><strong>Des mesures radicales face à la menace sécuritaire</strong></h3>



<p>Face à cette situation, le Collège des chefs d’État a opté pour des mesures sans précédent, notamment la transformation de l’espace confédéral en un théâtre unique d’opérations militaires et un appel pressant à la vigilance des populations. Ces initiatives traduisent la détermination des leaders de l’AES à défendre leur souveraineté face à des menaces multiformes.</p>



<p>Portée par une vision claire et une détermination sans faille, l’AES incarne un espoir renouvelé pour la souveraineté et l’émancipation des peuples sahéliens. La cohésion entre ses membres, malgré les défis, témoigne d’une volonté commune de surmonter les pressions économiques, diplomatiques et militaires. Ce projet ambitieux, soutenu par des populations sahéliennes prêtes à se mobiliser, pourrait devenir un modèle de résilience et de solidarité face aux adversités.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-combat-pour-la-dignite-et-l-emancipation"><strong>Un combat pour la dignité et l’émancipation</strong></h3>



<p>Le défi auquel l’AES fait face est immense, mais il est également porteur d’espoir. La quête de souveraineté véritable et d’émancipation des peuples sahéliens, portée par des leaders comme Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani, marque une rupture salutaire avec des décennies de soumission. C’est un combat pour la dignité, mais aussi pour un avenir où les nations africaines pourront, enfin, tracer leur propre destin.</p>



<p>Ce combat, loin d’être terminé, exige non seulement une solidarité infaillible entre les membres de l’AES, mais aussi une mobilisation sans précédent des populations sahéliennes. Dans une synergie renouvelée, ces acteurs doivent prouver que l’indépendance n’est pas seulement une aspiration, mais une réalité à conquérir et à préserver. L’histoire retiendra cette lutte, si elle aboutit, comme un tournant dans l’émancipation des peuples africains.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Espionnage ou quiproquo ? L’affaire Marius Bercea ravive les tensions Paris-Niamey</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 08:58:02 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les tensions croissantes entre Paris et Niamey suite à l'arrestation d'un ressortissant français au Niger, soupçonné d'espionnage.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’arrestation de Marius Bercea au Niger, soupçonné d’espionnage, exacerbe les tensions déjà vives entre Paris et Niamey. Ce nouvel épisode traduit une crise diplomatique profonde.</em></strong></p>



<p>L’arrestation de Marius Bercea, ressortissant français et ancien parachutiste de la Légion étrangère, au Niger le 13&nbsp;novembre dernier, illustre l’érosion des relations entre Niamey et Paris. Présenté par la télévision publique nigérienne comme un agent de la DGSE, cet incident vient jeter une lumière crue sur l’intensité du climat de défiance entre les autorités nigériennes de la transition et la France.</p>



<p>Depuis le coup d’État de juillet 2023 qui a renversé le président Mohamed Bazoum, les ponts diplomatiques entre les deux nations se sont transformés en barricades. L’expulsion des forces militaires françaises, la fermeture de l’ambassade, et la reconfiguration symbolique d’établissements culturels tels que le centre franco-nigérien — rebaptisé en un geste affirmant la souveraineté nationale — témoignent de la volonté explicite de Niamey de se démarquer de l’influence française. Cette rupture, dictée autant par un besoin de légitimité intérieure que par un nationalisme exacerbé, a relégué Paris au rang de suspect systématique dans la politique nigérienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-arrestation-a-haute-portee-symbolique-nbsp-nbsp"><strong>Une arrestation à haute portée symbolique&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p>La capture de Bercea vient nourrir cette rhétorique. Consultant en sécurité selon ses profils publics, il est soupçonné d’être un maillon d’un réseau d’espionnage visant à déstabiliser la transition nigérienne. Que ces accusations soient fondées ou non, leur symbolisme est limpide : pour les dirigeants nigériennes, l’arrestation d’un Français à un moment stratégique sert à renforcer la perception d’un complot occidental et à galvaniser une opinion publique acquise à la souveraineté nationale. En écho, la réaction mesurée de la diplomatie française — marquée par une volonté de négocier sans envenimer la situation — traduit l’équilibre entre la protection de ses citoyens et la reconnaissance d’une réalité géopolitique bouleversée.</p>



<p>Mais cette arrestation soulève des questions profondes sur l’avenir des relations entre les deux pays. L’accusation d’espionnage pourrait marquer un point de non-retour, instaurant une méfiance institutionnelle durable. De plus, elle fragilise l’image d’une France capable de protéger ses intérêts et ses ressortissants dans une région où ses engagements sécuritaires ont longtemps été omniprésents. Elle reflète aussi une tendance plus large en Afrique francophone, où les nouvelles élites post-coup d’État exploitent le rejet de l’héritage colonial pour justifier leurs politiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opportunite-pour-reevaluer-les-positionnements-nbsp-nbsp"><strong>Une opportunité pour réévaluer les positionnements&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p>Le cas de Marius Bercea n’est donc pas un incident isolé. Il est l’écho d’un théâtre géopolitique où chaque geste, chaque déclaration devient une pièce d’un puzzle complexe. Pour la France, il s’agit désormais non seulement d’obtenir la libération de son ressortissant, mais aussi de réévaluer son positionnement stratégique au Sahel. Pour le Niger, cette affaire offre l’opportunité d’affirmer son autonomie sur la scène internationale, tout en rappelant qu’elle se joue dangereusement sur la corde raide des relations bilatérales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Si la souveraineté est un principe sacré, elle ne doit pas devenir un prétexte à la rupture systématique. Car, au-delà des discours et des arrestations, ce sont des nations liées par l’Histoire et les intérêts partagés qui risquent de s’éloigner durablement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mois de ramadan : quelques bonnes pratiques par Dr Lamine Bah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Apr 2023 17:59:57 +0000</pubDate>
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<p>Quelqu’un qui n’a pas de pathologie, qui n’a rien, le jeûne n’a que des effets positifs sur son organisme. Le jeûne permet de nettoyer l’organisme. Il permet de se dégraisser. Car, l’obésité est une maladie à part. Quand on n’a pas de pathologie, avant le mois de ramadan, le jeûne n’a que des bienfaits sur la santé.</p>
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<p><strong>Le mois de ramadan rime avec la réapparition de beaucoup de maladies chroniques chez les jeûneurs, surtout après la rupture du jeûne où beaucoup de personnes piquent des crises. Pour évoquer ce sujet, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Dr Lamine Bah, directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM) de Kabala. Dans cet entretien exclusif, Dr Lamine Bah livre des bonnes pratiques pendant le mois de ramadan. Tout en évoquant l’impact positif et négatif du jeûne sur la santé des jeûneurs, Dr Bah les invite à se faire consulter avant de commencer à jeûner. Il souligne également la nécessité de s’abstenir de manger en quantité importante à la rupture du jeûne. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;: <strong>depuis une semaine, la communauté musulmane a entamé le mois de ramadan. Le jeûne a-t-il un impact (positif et négatif) sur la santé des jeûneurs ?</strong></h5>



<p><strong>Dr Lamine Bah</strong> : quelqu’un qui n’a pas de pathologie, qui n’a rien, le jeûne n’a que des effets positifs sur son organisme. Le jeûne permet de nettoyer l’organisme. Il permet de se dégraisser. Car, l’obésité est une maladie à part. Quand on n’a pas de pathologie, avant le <a href="https://saheltribune.com/don-de-sucre-durant-le-ramadan-la-belle-initiative-personnelle-devenue-objet-de-frustration/">mois de ramadan</a>, le jeûne n’a que des bienfaits sur la santé.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Tous les musulmans sont-ils habilités à jeûner ?</strong></h5>



<p>Le jeûne dépend de la bonne santé. Ce que je conseille aux jeûneurs, avant de commencer à jeûner, il faut faire au moins une consultation pour voir certaines pathologies vitales comme l’hypertension, le diabète. Quand le médecin te conseille de jeûner, tu jeûnes. Mais quand il y a des risques, mieux vaut laisser le jeûne.</p>



<p>On peut passer aussi par des analyses en vue de déterminer son aptitude à jeûner ou pas.Cela dépend surtout de l’examen clinique. Si cela détecte une pathologie, pour confirmer son existence et son ampleur, on peut donner des examens. S’il n’y a pas de signe de pathologie, ce n’est pas la peine de faire un bilan. Mais si la personne a déjà une maladie chronique, on doit faire le bilan pour évaluer son état par rapport au jeûne.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Des jeûneurs piquent parfois des crises à la rupture du jeûne. Comment expliquez-vous cet état de fait ?</strong></h5>



<p>Ces crises sont généralement dues au fait qu’on passe toute la journée sans manger. Le fonctionnement de l’organisme est aussi pratiquement désorganisé. Car, on n’est pas habitué à cela. Dans ce cas, le mieux est de faire la <a href="https://saheltribune.com/vie-de-couple-ramadanesque-accompagner-les-nouvelles-mariees/">rupture</a> de façon progressive. Il s’agit de commencer avec quelque chose assez chaude. Ce qui concorde avec l’intérieur de l’organisme. À la rupture, le jeûneur doit s’abstenir de manger en quantité importante. Il faut plutôt aller doucement pour que l’organisme s’adapte au repas.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles bonnes pratiques recommanderiez-vous aux musulmans en début de jeûne, à l&rsquo;aube ?</strong></h5>



<p>De préférence, quand on mange à l’aube, il faut terminer le repas avec <a href="https://saheltribune.com/mois-de-ramadan-au-mali-lancement-officiel-de-loperation-jigi-sigi-a-segou/">quelque chose de sucré</a>. Il est aussi préférable d’être au moins dans un endroit un peu humide pendant la journée. Mais pour éviter tout désagrément, il est préférable de manger progressivement pendant la nuit, après la rupture du jeûne.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La fin du jeûne coïncide directement avec la fête de ramadan. Quel comportement les jeûneurs doivent-ils adopter en termes de ration, ce jour de fête ?</strong></h5>



<p>C’est pratiquement la même chose pendant le jeûne. Il faut manger de façon modérée. Parce qu’il y a un désordre total au niveau de l’organisme. Il n’est pas habitué au régime habituel. Donc, pour éviter tout <a href="https://saheltribune.com/mois-de-ramadan-la-messe-des-paradoxes/">trouble de fonctionnement</a>, il est toujours mieux de manger de façon modérée.</p>



<p><strong>Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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