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	<title>Archives des retrait de la CEDEAO &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des retrait de la CEDEAO &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ouagadougou : des milliers de manifestants célèbrent la sortie de l’AES de la CEDEAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 10:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un geste hautement symbolique, les manifestants ont mis en scène un « enterrement » de la CEDEAO, transportant une civière recouverte de son drapeau et de celui de la France</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce 28&nbsp;janvier 2025 est un tournant historique en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger actent officiellement leur retrait de la CEDEAO. À la Place de la Révolution à Ouagadougou, capitale burkinabè, une foule immense célèbre cette rupture, qui symbolise la fin d’une ère jugée contraignante pour les peuples de la confédération des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée de manifestation et de signature de l’acte divorce entre les deux organisations a débuté par la montée des couleurs des trois nations et du drapeau de l’AES. Ce qui scelle définitivement leur divorce avec l’organisation régionale. Dans un geste hautement symbolique, les manifestants ont mis en scène un « <em>enterrement</em> » de la CEDEAO, transportant une civière recouverte de son drapeau et de celui de la France, perçus comme des symboles d’ingérence étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous sommes mobilisés ce matin pour montrer que la sortie de la CEDEAO n’est pas une simple décision des trois chefs d’État. Les peuples de l’AES soutiennent leurs présidents</em> », affirme un militant à nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), reflétant l’adhésion populaire à cette rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi la foule, une forte délégation venue du Niger témoigne de la solidarité entre les trois pays. Ce retrait, loin d’être anodin, marque une réorientation stratégique pour ces nations, déterminées à forger un nouvel avenir, affranchi des contraintes de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Manifestation à Paris : une mobilisation sous influence, ou la géopolitique d’une contestation orchestrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 08:13:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Quelques dizaines de manifestants se sont réunis à Paris pour dénoncer le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><br>Quelques dizaines de manifestants se sont réunis à Paris pour dénoncer le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao. Derrière cette contestation, orchestrée loin des terres sahéliennes, se dessine une bataille d’influence où la France, en perte de contrôle sur la région, tente de préserver son emprise face à des nations en quête de souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques dizaines de manifestants réunis place de la Bastille, à Paris, le 11&nbsp;janvier, suffisent-ils à incarner la voix légitime des peuples sahéliens ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, l’information a été relayée par des médias d’influence française.&nbsp;&nbsp;Derrière les pancartes dénonçant le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), se dessine un autre enjeu&nbsp;: celui d’une France en quête de contrôle sur un espace sahélien qui lui échappe inexorablement. Ce rassemblement, bien que réduit en nombre, révèle les manœuvres discrètes d’une géopolitique postcoloniale où la scène publique devient le terrain d’une guerre d’influence larvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>V</strong><strong>oix libres ou relais stratégiques</strong><strong> </strong><strong>?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, les manifestants se présentent comme des citoyens engagés, inquiets pour l’avenir de leurs nations respectives. Pourtant, leurs discours, aussi sincères soient-ils, soulèvent des interrogations. « <em>La liberté d’expression est bafouée</em> », affirme Idrissa, un Nigérien vivant en Normandie. Cette déclaration, répétée à l’unisson par d’autres membres de la diaspora, semble moins relever d’une analyse critique de la situation sahélienne que d’une rhétorique savamment entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les grands récits sont souvent écrits par ceux qui détiennent les moyens de communication, la présence de ces manifestants pourrait être perçue comme un levier d’influence subtile. Les inquiétudes exprimées masquent difficilement un agenda plus large&nbsp;: celui d’une France désireuse de garder un pied dans une région qui s’émancipe peu à peu de son joug.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce du retrait de ces trois pays de la Cédéao, l’institution ouest-africaine apparaît de plus en plus comme un instrument au service des intérêts étrangers, notamment ceux de la France. Les sanctions économiques et politiques, systématiquement dirigées contre les régimes de transition du Mali, du Niger et du Burkina Faso, traduisent moins une volonté de promouvoir la démocratie qu’une tentative de punir des États qui refusent désormais de suivre les directives parisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait marque une rupture historique&nbsp;: la contestation d’un ordre régional façonné par les puissances occidentales et leurs relais locaux. Il s’agit d’une remise en question des mécanismes de dépendance, où les élites politiques sahéliennes se retrouvent souvent piégées entre des injonctions étrangères et les aspirations de leurs peuples.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un théâtre parisien pour une pièce sahélienne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Paris comme lieu de manifestation n’est pas anodin. Il reflète une volonté de déplacer la scène de la contestation sahélienne sur le territoire même de l’ancienne puissance coloniale. Mais ce théâtre parisien, à l’image de la place de la Bastille, évoque aussi une révolution inversée&nbsp;: celle où les forces du statu quo tentent de se maintenir en brandissant les symboles de la liberté et de la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ismaël Sakho, opposant malien en exil, résume bien cette stratégie lorsqu’il affirme&nbsp;: « <em>Nous voulons rester dans un ensemble qui nous rapporte plus. </em>» Cette déclaration traduit une nostalgie d’un ordre ancien, où les relations asymétriques permettaient à certaines élites de prospérer sous l’ombre protectrice des grandes puissances. En réalité, ce n’est pas tant la voix des peuples sahéliens qui s’exprime ici, mais celle d’un modèle dépassé qui refuse de disparaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un</strong><strong>&nbsp;réveil sahélien inéluctable</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rassemblement illustre la vérité que la France perd son influence au Sahel. Alors que le Mali, le Niger et le Burkina Faso resserrent leurs liens avec d’autres partenaires « <em>sincères et fiables</em> » comme la Russie, la Turquie et la Chine, Paris s’accroche à des stratégies obsolètes, utilisant la diaspora comme une caisse de résonance pour critiquer les régimes de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette tentative d’ingérence soft semble de plus en plus inefficace. Les peuples sahéliens, conscients des enjeux, soutiennent majoritairement le retrait de leurs pays des structures héritées de la colonisation, qu’il s’agisse de la Cédéao ou d’autres instances jugées compromises. Ce soutien populaire fragilise davantage la capacité de la France à façonner l’avenir de la région selon ses intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation de la Bastille, bien que modeste, témoigne d’une bataille symbolique plus large&nbsp;: celle d’un Sahel qui lutte pour sa souveraineté contre un modèle d’influence postcoloniale en déclin. Derrière les slogans et les pancartes se joue une recomposition des alliances géopolitiques, où le rejet de la tutelle française s’impose comme un acte d’émancipation historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, en rompant avec la Cédéao, ne font pas que quitter une institution ; ils redéfinissent leur place dans le monde. Ce processus, bien que douloureux et semé d’embûches, marque le début d’un réveil sahélien où les peuples, et non les puissances extérieures, seront enfin maîtres de leur destin. Cette rupture sera définitive à partir du 29 janvier, bien prolongée jusqu&rsquo;en juillet par la CEDEAO. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, Niger, Burkina : le départ qui divise la CEDEAO </title>
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		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 18:19:22 +0000</pubDate>
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<p>Débat animé à la CEDEAO suite au retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Découvrez les deux tendances qui se dessinent et leurs implications.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO en janvier 2025 divise l’organisation régionale entre acceptation résignée et appel à un délai supplémentaire. Cela illustre les tensions géopolitiques en Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24&nbsp;janvier 2025 pourrait marquer une étape décisive dans l’histoire politique et économique de l’Afrique de l’Ouest. Les trois nations dirigées par des régimes militaires — le Niger, le Burkina Faso et le Mali — s’apprêtent à formaliser leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une décision qui ne cesse de polariser les débats au sein de cette organisation régionale. Entre pragmatisme politique et préoccupations stratégiques, deux camps distincts se dessinent, illustrant les tensions et les enjeux d’un retrait sans précédent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-fracture-politique-au-sein-de-la-cedeao"><strong>Une fracture politique au sein de la CEDEAO</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après nos informations, deux tendances opposées animent les discussions au sein de la CEDEAO. D’un côté, des États membres plaident pour « <em>prendre acte</em> » du départ des trois pays et acter ainsi une rupture jugée inéluctable. Leur position repose sur l’idée que les régimes militaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont clairement exprimé leur rejet des principes fondamentaux de l’organisation, notamment en ce qui concerne la gouvernance démocratique. Pour ces pays, il serait vain de prolonger un dialogue désormais stérile, et mieux vaut se concentrer sur la stabilisation du reste de l’espace CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un autre côté, une seconde faction défend l’idée d’un délai supplémentaire. Ces États, probablement préoccupés par les répercussions géopolitiques et économiques de ce retrait, estiment que des discussions prolongées pourraient éviter une escalade des tensions. Ils craignent également que ce départ ne renforce davantage l’influence d’acteurs extérieurs tels que la Russie, via le groupe Wagner, ou d’autres puissances non africaines, au détriment de l’unité régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-enjeux-multiples"><strong>Des enjeux multiples</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait officiel des trois pays dirigés par des juntes militaires, qui ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, ne se limite pas à une simple réorganisation institutionnelle. Il cristallise des enjeux complexes qui transcendent les frontières de ces États et de la CEDEAO.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-5102fb6628ee6a99449b1304b230ddb4 wp-block-paragraph"><strong>1. Une question de souveraineté et de légitimité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Niger, le Burkina Faso et le Mali, leur départ de la CEDEAO est présenté comme une affirmation de souveraineté face à une organisation perçue comme alignée sur des agendas occidentaux. Depuis le coup d’État au Niger en juillet 2023, la tension entre ces pays et la CEDEAO, notamment sous l’égide du Nigeria, n’a cessé de croître. Les sanctions économiques et les menaces d’intervention militaire n’ont fait qu’exacerber ce fossé.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-36f7ed35bb76d2fd933c9650fb570670 wp-block-paragraph"><strong>2. Les impacts économiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait officiel des trois pays pourrait avoir des conséquences économiques importantes. Ensemble, le Niger, le Burkina Faso et le Mali représentent une part non négligeable de la population et des ressources de l’Afrique de l’Ouest. Leur exclusion pourrait nuire aux échanges commerciaux et à la coordination régionale en matière de développement. Par ailleurs, l’AES pourrait chercher à nouer de nouvelles alliances économiques, remettant en question le monopole d’influence de la CEDEAO dans la région.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-d81dc64ab57649d493a6a2869e9622fc wp-block-paragraph"><strong>3. La menace d’un précédent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un retrait réussi des trois pays pourrait inspirer d’autres nations de la sous-région en proie à des tensions internes, notamment des États confrontés à des défis similaires de gouvernance ou d’insécurité. Cela poserait un risque réel pour l’intégrité et la crédibilité de la CEDEAO en tant qu’organisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-dilemmes-pour-la-cedeao"><strong>Les dilemmes pour la CEDEAO</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la CEDEAO, la gestion de ce retrait est un exercice d’équilibriste. D’un côté, accepter trop facilement le départ de ces trois États pourrait être perçu comme un aveu d’impuissance. D’un autre, prolonger indéfiniment les discussions pourrait accroître les frustrations et consolider l’alliance entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position des poids lourds de l’organisation, tels que le Nigeria et le Ghana, sera déterminante. Ces deux pays, historiquement moteurs de la CEDEAO, devront choisir entre une approche ferme, mais risquée, et une stratégie conciliatrice qui pourrait être interprétée comme un recul.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelle-issue-pour-l-afrique-de-l-ouest"><strong>Quelle issue pour l’Afrique de l’Ouest ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle illustre les défis auxquels sont confrontées les organisations régionales en Afrique. Alors que la CEDEAO tente de défendre des principes démocratiques, elle est confrontée à la réalité d’une région où l’instabilité et l’insécurité remettent en question les modèles traditionnels de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la polarisation des positions, le risque est de voir s’éroder davantage l’unité régionale. L’AES, en tant que nouvelle entité politique, pourrait devenir un acteur de poids, redéfinissant les équilibres géopolitiques dans cette région en pleine effervescence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision finale de la CEDEAO sur le retrait du Niger, du Burkina Faso et du Mali, qu’elle prenne acte ou demande un délai, sera cruciale pour l’avenir de l’organisation. Elle marquera soit un renouveau, soit un affaiblissement de son rôle en tant que pilier de l’intégration régionale. Pour les trois pays de l’AES, ce retrait symbolise une rupture avec un modèle jugé obsolète, mais il les engage aussi dans une voie incertaine, où ils devront prouver leur capacité à bâtir une alternative viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Manœuvres subtiles de la Cédéao pour contrecarrer le départ du Mali, du Niger et du Burkina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 11:25:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[décision souveraine]]></category>
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<p>Découvrez les obstacles au retrait de la CEDEAO par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Une analyse des manœuvres de l'organisation pour préserver son influence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, qui devra prendre effet en janvier 2025, selon les textes de l’institution, pourrait être entravé par des manœuvres subtiles de l’organisation sous-régionale. À l’approche de cette date fatidique, la Cédéao multiplie les tentatives pour préserver son influence et freiner cette émancipation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, prévu pour prendre effet en janvier 2025, a ouvert une nouvelle phase de tensions dans la sous-région. Si ce retrait symbolise pour ces trois pays une émancipation face à une organisation qu’ils jugent inféodée à des intérêts étrangers, les obstacles à cette séparation sont loin d’être simplement bureaucratiques. En coulisses, la Cédéao, aidée par des sponsors étrangers, emploie déjà des moyens subtils et parfois maladroits pour empêcher cette rupture définitive.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-sortie-annoncee-nbsp-une-menace-pour-l-ordre-regional"><strong>La sortie annoncée&nbsp;: une menace pour l’ordre régional ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce faite en janvier 2024 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso de quitter la Cédéao est perçue par beaucoup comme un coup de tonnerre dans les relations sous-régionales. Les trois pays, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), depuis septembre 2023, ont décidé de se libérer d’une institution qu’ils accusent de servir les intérêts de puissances occidentales, et plus particulièrement la France ou encore les États-Unis. Cependant, si sur le papier cette décision semble claire, la réalité est bien plus complexe. Le retrait effectif n’interviendra qu’en janvier 2025, et d’ici là, la Cédéao pourrait déployer toute une panoplie de stratégies pour ralentir, voire contrecarrer cette sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ores et déjà, l’on constate à une montée des tensions sociales dans chacun de ces trois États. Des voix dissidentes s’élèvent pour dénoncer le bilan de ces transitions, qu’elles jugent mitiger, la cherté de la vie, l’isolement de leur pays sur la scène géopolitique, la restriction de l’espace civique, la violation des droits de l’homme, ou encore des transitions qui s’éternisent sans résultat. Toutes ces critiques ou dénonciations ne sont que, une fois de plus, des tentatives d’instrumentalisation des populations en vue de déstabiliser les régimes en place.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cédéao, en tant qu’actrice géopolitique majeure en Afrique de l’Ouest, ne souhaite point accepter sans résistance la perspective d’un départ qui affaiblirait sa légitimité et pourrait inciter d’autres pays à suivre le même chemin. Ainsi, à mesure que 2025 s’approche, elle use de tactiques subtiles, mais nuisibles, visant à fragiliser ces trois pays et à les dissuader de poursuivre leur projet d’émancipation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tactiques-insidieuses-nbsp-sanctions-deguisees-et-tentatives-de-destabilisation"><strong>Tactiques insidieuses&nbsp;: sanctions déguisées et tentatives de déstabilisation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les mois à venir, il serait naïf de penser que la Cédéao va simplement attendre janvier 2025 pour acter le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les sanctions économiques imposées par le passé, bien qu’inefficaces à long terme, se transformeraient en restrictions financières plus ciblées et discrètes, affectant directement les secteurs vitaux de ces nations. Par ailleurs, des tentatives de déstabilisation politiques sont déjà en œuvre. Les gouvernements de transition devront donc surveiller de près les manœuvres diplomatiques et économiques que nous observons et qui pourraient créer des fractures internes au sein de leurs administrations et de leurs armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte de tensions géopolitiques actuelles fait émerger une série de pressions indirectes&nbsp;: l’intensification de la guerre de l’information, le financement de groupes d’opposition, ou encore l’infiltration de réseaux d’influence dans les cercles décisionnels de ces pays. La Cédéao, craignant de perdre son poids géopolitique, a recours à des méthodes plus subtiles pour semer le doute sur la capacité de ces États à se gérer seuls, tout en essayant de brouiller l’image d’une transition réussie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-nbsp-un-contrepoids-en-gestation-sous-pression"><strong>L’Alliance des États du Sahel&nbsp;: un contrepoids en gestation sous pression</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces manœuvres, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), transformée en confédération en juillet 2024, est une tentative de réorganiser la coopération régionale en dehors du cadre de la Cédéao. Cependant, ce projet ambitieux est lui-même dans le viseur. La Cédéao multiplierait les tentatives pour affaiblir cette structure naissante, notamment en cherchant à influencer les partenaires internationaux des trois pays. Des efforts sont faits pour isoler diplomatiquement l’AES et décourager d’autres États de la région à les rejoindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue économique, des pressions sont exercées via des instruments financiers régionaux contrôlés ou influencés par la Cédéao. En bloquant ou en retardant l’accès à des fonds et à des marchés régionaux, l’organisation tente de fragiliser les économies des trois pays, créant un climat d’instabilité propice à la révision de leur décision.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2024-nbsp-une-annee-charniere-entre-pressions-exterieures-et-defis-internes"><strong>2024&nbsp;: une année charnière, entre pressions extérieures et défis internes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’année 2024 marque la dernière ligne droite avant la rupture officielle, elle est également une période de vulnérabilité. Les pays du Sahel devront rester sur leurs gardes, car la Cédéao, ayant échoué à faire plier ces gouvernements par la force, pourrait redoubler d’ingéniosité pour les faire reculer. La fenêtre est étroite&nbsp;: des élections à organiser, une économie à stabiliser et une nouvelle coopération régionale à faire vivre, tout en contrant des tentatives de déstabilisation multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, le retrait de la Cédéao est loin d’être un simple acte administratif. Il s’agit d’un processus complexe, où chaque geste compte, et où la Cédéao, même discrète, emploiera tous les moyens pour que ce départ n’aboutisse pas ou, du moins, soit perçu comme une décision erronée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Échecs et stratégies : les Sages de la Cédéao à la croisée des chemins géopolitiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 May 2024 14:20:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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<p>Quelles solutions les sages de la Cédéao proposent-ils pour les défis de gouvernance, de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des Sages de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), sous la direction de l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, s’est réuni à Abidjan du 29 au 30&nbsp;avril 2024 pour discuter des défis de gouvernance, de paix et de sécurité dans la région. Cette rencontre intervient alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de quitter l’organisation, soulevant des questions sur l’efficacité des médiations régionales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la scène géopolitique en Afrique de l’Ouest, les actions récentes des sages de la Cédéao, sous la présidence de Dr Goodluck Jonathan, ressemblent davantage à des tentatives désespérées de colmater des brèches plutôt qu’à des solutions pérennes pour les défis de gouvernance, de paix et de sécurité. Leurs récentes déclarations à Abidjan lors d’une retraite de deux jours, bien que teintées d’une noble intention de préserver l’unité régionale, semblent manquer de cette sagesse pratique émanant des figures historiques comme les sept Sages de la Grèce antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sages-en-carton-nbsp"><strong>Les Sages en carton&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La sagesse, dans son essence la plus pure, ne consiste pas seulement à accumuler des connaissances ou à exceller dans la diplomatie préventive, mais plutôt à naviguer avec précaution dans les eaux troubles des intérêts géopolitiques tout en préservant les intérêts fondamentaux des peuples. Lorsque le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait de la Cédéao, cela devrait sonner comme un réveil cinglant pour ces sages, leur rappelant que leur rôle dépasse la simple médiation ; il inclut également la capacité d’anticiper et de répondre efficacement aux crises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, des sanctions jugées « <em>injustes, inhumaines et illégitimes </em>» ont été imposées contre le Mali, suivies par des mesures similaires contre le Burkina Faso et le Niger. Ces sanctions, loin de stabiliser la région, ont exacerbé les tensions. Lorsque l’organisation ouest-africaine a brandi la menace d’une intervention armée contre le Niger suite au coup d’État de juillet 2023, le Mali et le Burkina Faso ont réagi en assimilant cette possibilité à une déclaration de guerre. Ces moments de crise auraient dû être des occasions pour le Conseil des Sages d’intervenir et de modérer, de rappeler les parties à la raison et à la recherche de solutions pacifiques. Pourtant, leur silence ou leur alignement sur les décisions controversées soulève des questions sur leur pertinence et leur efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résilience des peuples malien et burkinabé face à ces épreuves aurait dû être un signal d’alarme pour ces « <em>Sages en carton</em> », leur montrant la nécessité de revoir leurs méthodes et d’adopter une approche plus juste et plus humaine. Mais la réalité, souvent cruelle, nous rappelle que les titres honorifiques ne garantissent pas la sagesse et que les conseils prodigués ne sont pas toujours exempts de calculs politiques ou d’intérêts personnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-arene-de-conflits-geostrategiques"><strong>Une « arène de conflits géostratégiques »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sage moderne, devrait-il être semblable à Solon, utilisant son intelligence pour légiférer avec prudence, ou devrait-il suivre l’exemple de Thalès, en plongeant dans les profondeurs de la philosophie pour chercher des réponses aux crises contemporaines ? L’appel à la réconciliation et à l’unité semble faible lorsqu’il est juxtaposé à la réalité des ingérences étrangères qui manipulent subtilement la dynamique régionale pour servir des intérêts stratégiques lointains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région est décrite comme une « <em>arène de conflits géostratégiques</em> » par le Conseil lui-même, révélant ainsi une prise de conscience de la vulnérabilité de ces États à des forces extérieures. Pourtant, leur réponse manque d’une stratégie claire pour contrer efficacement ou atténuer ces influences. Est-ce la marque d’un véritable sage, celui qui se contente de reconnaître les problèmes sans proposer de véritables solutions ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable sagesse ne devrait-elle pas aussi consister à offrir des solutions tangibles et justes qui ne conduisent pas les nations à un isolement désespéré, mais plutôt à une indépendance constructive ? Comment les sages de la Cédéao peuvent-ils se regarder dans le miroir de l’histoire et voir autre chose que l’échec, si les nations qu’ils prétendent unir se sentent contraintes de quitter l’organisation ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reliques-d-une-epoque-revolue"><strong>Des reliques d’une époque révolue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En vérité, le titre de « <em>sage</em> » au sein de la Cédéao devrait être un cri de ralliement pour une introspection profonde et une réévaluation de leurs méthodes et approches. Le sage d’aujourd’hui doit transcender la diplomatie conventionnelle et la réaction aux crises pour devenir un architecte de solutions durables qui respectent à la fois l’autonomie des États membres et leur intégrité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de ces trois pays de quitter l’organisation commune n’est pas seulement un acte de rébellion, mais un signal d’alarme pour que les sages redéfinissent leur rôle et réaffirment leur pertinence. À défaut, ils risquent de devenir des reliques d’une époque révolue, où les conseils pratiques et la modération guidée par la sagesse faisaient défaut quand ils étaient le plus nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Retrait de la CEDEAO : Une onde de choc financière en Afrique de l&#8217;Ouest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 08:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[aspects économiques]]></category>
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<p>Le retrait de la CEDEAO par le Mali, le Burkina Faso et le Niger secoue la région. Découvrez ses conséquences politiques et économiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le paysage politique et économique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, la décision récente du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors de la session extraordinaire du 24 février 2024 à Abuja, Nigeria, a envoyé des ondes de choc à travers la région.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le paysage politique et financier de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, le retrait soudain du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO agit comme un séisme, ébranlant non seulement les fondations politiques, mais aussi les piliers économiques de la région. Loin d&rsquo;être simplement politique, ce retrait a des implications financières profondes qui touchent non seulement ces trois pays, mais également l&rsquo;ensemble de la région de la CEDEAO, explique la CEDEAO dans son communiqué de session.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-representent-17-4-de-la-population-de-la-cedeao">Le Mali, le Burkina Faso et le Niger représentent 17,4% de la population de la CEDEAO</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;organisation ouest africaine, du point de vue de la sécurité, ces pays bénéficiaient d&rsquo;un soutien financier crucial pour lutter contre le terrorisme et l&rsquo;extrémisme violent. Une enveloppe de 100 millions de dollars des États-Unis, mobilisée par l’UEMOA au titre du Plan d’action de la CEDEAO contre le terrorisme, était spécifiquement allouée à ces efforts. Le retrait pourrait affaiblir la coopération régionale en matière de sécurité, mettant en péril des initiatives telles que l&rsquo;initiative d&rsquo;Accra et les activités de la Force multinationale mixte, développe le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le Mali, le Burkina Faso et le Niger représentent ensemble 17,4% de la population de la CEDEAO et 10% de son PIB. Leur départ entraînera une réduction significative de la taille du marché de la CEDEAO, ce qui perturbera le commerce intracommunautaire et affectera divers secteurs, notamment l&rsquo;agriculture, l&rsquo;industrie et les ressources minérales, selon la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, ces pays bénéficiaient de plusieurs projets et programmes régionaux, financés par des institutions telles que la Banque mondiale, pour des montants considérables. La Réserve régionale de sécurité alimentaire, le Programme régional d&rsquo;appui au pastoralisme au Sahel et d&rsquo;autres initiatives sont désormais confrontés à l&rsquo;incertitude quant à leur mise en œuvre et leur financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-implications-du-retrait">Les implications du retrait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, les implications sont également significatives. Les engagements des institutions financières régionales comme la Banque d&rsquo;Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) dans ces pays représentent des montants considérables, avec des projets du secteur public et privé évalués à plus de 321 millions de dollars US.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le retrait aura des répercussions institutionnelles majeures, entraînant la fermeture de plusieurs agences régionales et affectant la sécurité de l&#8217;emploi de centaines de membres du personnel de la CEDEAO, indique la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, il est impératif que les gouvernements et les institutions de la région travaillent ensemble pour atténuer les impacts négatifs potentiels et trouver des solutions durables pour assurer la stabilité politique et économique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abuja : Regards tournés vers l&#8217;avenir de la sous-région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 08:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abuja examinera la situation politique et sécuritaire de la sous-région. Découvrez ce qui se passe et les conséquences du retrait des membres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans la capitale nigériane d&rsquo;Abuja, un vent de diplomatie souffle alors que les chefs d&rsquo;État de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) se préparent à se réunir pour un sommet extraordinaire le samedi 24 février. Cette rencontre, d&rsquo;une importance cruciale, sera dédiée à l&rsquo;examen minutieux de la situation politique et sécuritaire de la sous-région, dans un contexte marqué par le retrait de trois membres éminents : le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont opté pour la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre dernier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des débats, le retrait annoncé de ces trois nations de la CEDEAO constituera le point focal du sommet d&rsquo;Abuja. Les dirigeants des pays membres de l&rsquo;organisation auront ainsi l&rsquo;opportunité d&rsquo;étudier un document officiel détaillant les avantages et les inconvénients de ce départ, mettant en lumière les implications profondes de cette décision sur la stabilité régionale et les dynamiques économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches de la présidence de la Commission de la CEDEAO, il est clair que personne ne célèbre la décision du Mali, du Niger et du Burkina Faso de quitter l&rsquo;organisation. Au contraire, l&rsquo;objectif principal du sommet est de tendre la main à ces nations, les incitant à rester au sein de la CEDEAO. Dans cette optique, des discussions approfondies seront menées, avec des concessions potentielles sur la table pour favoriser un réengagement constructif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lever-des-sanctions-contre-le-niger">Lever des sanctions contre le Niger </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les sujets brûlants qui seront abordés figurent également les sanctions imposées au Niger, un dossier sur lequel des chefs d&rsquo;État influents, tels que le président togolais Faure Gnassingbé, plaident en faveur d&rsquo;une levée. En parallèle, la crise politique secouant le Sénégal constituera également une préoccupation majeure, susceptible d&rsquo;être examinée lors des échanges entre les dirigeants ouest-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un climat de préoccupation mais aussi d&rsquo;optimisme quant à la capacité de la CEDEAO à naviguer à travers les défis actuels, le sommet extraordinaire d&rsquo;Abuja s&rsquo;annonce comme un moment décisif pour l&rsquo;avenir de la sous-région. Les yeux sont rivés vers les dirigeants qui se réuniront autour de la table, dans l&rsquo;espoir de voir émerger des solutions concertées et des mesures qui favoriseront la paix, la stabilité et la prospérité pour tous les peuples ouest-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
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		<title>Coup de tonnerre à Abuja : Le désengagement du Burkina, du Mali et du Niger de la Cédéao</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 11:05:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Différends politiques et économiques causent le retrait d'un trio de pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Quel est l'avenir de l'intégration régionale dans la sous-région ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) secoue les fondations de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Dans un contexte de tensions politiques et économiques, cette décision laisse la Cédéao à la recherche de solutions pour préserver son unité et sa fonctionnalité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est confrontée à un défi majeur&nbsp;: comment faire face au retrait inattendu du Burkina Faso, du Mali et du Niger ? Cette décision, motivée par des différends politiques et économiques, met en lumière les complexités de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest et soulève des questions cruciales quant à l’avenir de l’intégration régionale dans la sous-région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-differents-politiques-et-economiques"><strong>Différents politiques et économiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28&nbsp;janvier dernier, à travers un communiqué conjoint, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont exprimé leur désir de quitter la Cédéao en raison de différends politiques et économiques. Les trois pays ont notamment exprimé la perception d’un éloignement de la Cédéao des « <em>idéaux panafricains de ses pères fondateurs</em> », la perception de l’influence de puissances étrangères hostiles sur la Cédéao, un sentiment d’abandon par la Cédéao dans sa lutte contre le terrorisme, et l’imposition de sanctions « <em>illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables</em> » par la Cédéao.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, suite à des coups d’État militaires opérés dans ces pays, la Cédéao a pris des décisions draconiennes, en réponse à ces putschs. Pourtant, ce retrait massif peut sérieusement fragiliser le fonctionnement même de l’institution d’autant plus que nul n’ignore l’importance de ces pays dans la stabilité et le développement de la région ouest-africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-poudre-aux-yeux"><strong>« La poudre aux yeux ? »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Cédéao ont exprimé leur préoccupation face à cette décision et ont appelé au dialogue pour résoudre les différends.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ce sommet, la Commission a par ailleurs réitéré que les raisons avancées par les trois pays pour justifier leur retrait ne « <em>constituent que de la poudre aux yeux, cachant la véritable raison qui est leur intention de ne pas remplir leurs obligations au titre du traité et du protocole </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Commission, les leaders de ces trois pays n’ont « <em>nullement l’intention de renoncer, dans un futur proche, au pouvoir politique</em> » qu’ils ont pourtant obtenu par des « <em>voies non constitutionnelles</em> ». Aux yeux de l’organisation, la position de ces dirigeants pourrait être interprétée comme un « <em>stratagème visant à détourner l’attention de l’instance de la Cédéao sur le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-accelerer-l-activation-en-cours-de-la-force-en-attente"><strong>Accélérer « l’activation en cours de la force en attente »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en exhortant les trois pays à « <em>recourir au dialogue, à la négociation et à la médiation</em> », en incluant la société civile, les chefs traditionnels et religieux, les personnalités éminentes et les femmes leaders, la Cédéao invite les États membres de l’AES à « <em>respecter les dispositions du Traité révisé de 1993, en particulier l’article&nbsp;91 </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de sécurité de médiation et de sécurité a tout de même réitéré la nécessité urgente pour la Cédéao d’accélérer « <em>l’activation en cours de la Force en Attente</em> » dans son mode cinétique pour lutter contre le terrorisme dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à cette question, ce sommet extraordinaire a également abordé la situation sociopolitique au Sénégal. Des discussions ont eu lieu sur les récents troubles et manifestations au Sénégal, et les membres de la Cédéao ont exprimé leur soutien à des solutions pacifiques et à un dialogue national pour résoudre les problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaie commune du sahel : Un projet audacieux après le retrait de la CEDEAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 09:13:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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<p>Dans une interview exclusive, le président de la Transition au Burkina Faso révèle une volonté de rompre avec les chaînes héritées de la colonisation. Découvrez leurs ambitions, la monnaie commune des États du Sahel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur du Sahel, une décision audacieuse secoue l’équilibre régional. Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO ne se résume pas à une simple divergence économique, mais annonce un profond bouleversement. Le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition burkinabè, révèle dans une interview exclusive les intentions sous-jacentes, laissant entrevoir un ambitieux projet de renaissance économique et politique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien captivant accordé à Alain Foka la semaine dernière, le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition au Burkina Faso, a jeté un pavé dans la mare en annonçant le retrait de son pays, du Mali et du Niger de la CEDEAO. Cette décision, loin d’être anodine, pourrait ouvrir la voie à la création d’une monnaie commune et s’inscrirait dans une volonté plus vaste de rompre avec les chaînes héritées de la colonisation. Les motivations profondes et les implications régionales de cette démarche audacieuse suscitent interrogations et spéculations, plongeant le Sahel dans une période de changement radical aux contours encore flous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a affirmé que cette décision de quitter la CEDEAO ne doit pas être vue de manière isolée, mais plutôt comme un premier pas vers la remise en question de nombreuses structures héritées de la colonisation. L’annonce suscite des interrogations et des spéculations quant aux motifs profonds de cette démarche radicale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-a-l-aube-d-une-transformation-majeure"><strong>Le Sahel, à l’aube d’une transformation majeure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Notre sortie de la CEDEAO vous a surprise, et beaucoup de choses vont probablement vous surprendre encore,</em> » a déclaré le Capitaine Ibrahim Traoré lors de l’entretien. « <em>Laissez venir les choses. Il n’y a pas que la monnaie. Tout ce qui est en lien avec la colonisation et qui nous maintient dans l’esclavage, nous devons le briser.</em> », déclare le président burkinabè de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commentaires du président laissent entrevoir un projet d’envergure, dépassant largement le simple cadre monétaire. Les trois États du Sahel semblent résolus à remettre en question les vestiges du passé colonial et à forger leur propre destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de la CEDEAO, qui regroupe actuellement quinze États membres, marque une rupture significative dans les dynamiques régionales. Les conséquences de cette décision pourraient être vastes, affectant les relations diplomatiques, les échanges commerciaux et les collaborations en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations profondes de ce choix radical restent toutefois voilées de mystère. Certains analystes suggèrent que la création d’une monnaie commune pourrait constituer un moyen de renforcer la souveraineté économique des trois nations, tandis que d’autres évoquent des préoccupations plus larges liées à la lutte contre les séquelles de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines étapes de ce processus intrigant demeurent incertaines, mais une chose est sûre&nbsp;: le Sahel est à l’aube d’une transformation majeure, remettant en question les structures établies et ouvrant la voie à une nouvelle ère économique et politique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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