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	<title>Archives des responsabilité &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des responsabilité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la mort d’un étudiant à l’UCAD ravive le débat sur les violences policières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 18:02:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La marche pacifique de ce 21 février 2026 à Dakar vise à rendre hommage à Abdoulaye Ba, et à dénoncer les violences étudiantes. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le décès d’Abdoulaye Ba, 21 ans, survenu lors d’affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue de susciter indignation, controverses et mobilisation citoyenne, tandis que l’enquête judiciaire tente d’établir les circonstances exactes du drame.</em></strong></p>



<p>Le 9 février, des heurts éclatent sur les campus social et pédagogique de l’université dakaroise dans un climat de tension lié notamment aux conditions d’études et aux revendications sur les bourses. Gaz lacrymogènes, incendies de locaux et interventions policières marquent cette journée agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-premieres-conclusions-medico-legales">Les premières conclusions médico-légales</h2>



<p>Gravement blessé dans ce contexte, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, décède dans la soirée dans une structure médicale universitaire. Très vite, sa mort devient un symbole national des crispations entre pouvoir public et mouvement étudiant au Sénégal.</p>



<p>Le parquet de Dakar a confié les investigations à la police judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, affirme que l’enquête s’appuie sur témoignages, vidéosurveillance, auditions des forces de sécurité et autopsie.</p>



<p>Selon les premières conclusions médico-légales, l’étudiant serait mort des suites d’une chute du quatrième étage du pavillon F alors qu’un incendie s’était déclaré à proximité, selon les précisions des médias locaux. Le rapport évoque des traumatismes multiples et une hémorragie interne, sans confirmer à ce stade l’hypothèse d’un passage à tabac.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sanctions-administratives-et-colere-etudiante"><strong>Sanctions administratives et colère étudiante</strong></h2>



<p>Cette explication peine toutefois à convaincre une partie de l’opinion, des organisations de défense des droits humains et de nombreux étudiants. Plusieurs témoins affirment que l’intervention des forces de l’ordre a été particulièrement musclée. Certains évoquent des charges, des tirs de gaz lacrymogène et des violences physiques.</p>



<p>Pour ces voix critiques, même si la chute est confirmée, la responsabilité de l’État pourrait être engagée en raison du contexte d’intervention, de la gestion de l’évacuation et des conditions de sécurité dans les bâtiments universitaires.</p>



<p>Face à l’émotion suscitée, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de plusieurs cadres de la police impliqués dans l’opération. Une décision jugée insuffisante par certains représentants étudiants.</p>



<p>« <em>Les relever de leurs fonctions ne suffit pas. Sinon cela se reproduira</em> », estime Mouhamed Fadel Adje, secrétaire général de la Fédération des élèves étudiants du département de Dakar, qui dénonce un sentiment d’impunité au sein des forces de l’ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-societe-civile-s-organise"><strong>La société civile s’organise</strong></h2>



<p>Le 20 février, une dizaine d’organisations se sont réunies au siège de Amnesty International Sénégal pour lancer un collectif contre les bavures policières. Leur objectif : obtenir la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba et pousser à une réforme des pratiques de maintien de l’ordre.</p>



<p>Parmi les propositions figure la possibilité pour les citoyens de filmer les interventions policières afin de faciliter les signalements d’abus. Pour Momar Assane Diouf, membre fondateur du collectif, la priorité reste la formation : «<em> Il faut revoir les techniques d’intervention et garantir la dignité des citoyens, même lorsqu’ils sont en tort. </em>»</p>



<p>Une marche pacifique a lieu ce samedi 21 février à Dakar pour porter ces revendications.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-debat-ancien-relance"><strong>Un débat ancien relancé</strong></h2>



<p>L’affaire remet en lumière une question récurrente au Sénégal. Il s’agit de la présence des forces de sécurité sur les campus universitaires. Depuis des décennies, les crises étudiantes liées aux bourses, aux conditions de vie ou à la gouvernance universitaire dégénèrent régulièrement en affrontements.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la mort d’Abdoulaye Ba dépasse le cadre d’un fait divers. Elle pose la question plus large de l’encadrement de la contestation, de la doctrine de maintien de l’ordre et du dialogue entre autorités et jeunesse universitaire.</p>



<p>Décrit par ses proches comme un étudiant sérieux et discret, Abdoulaye Ba est devenu malgré lui une figure de mobilisation. Veillées, hommages et collectes de soutien à sa famille se multiplient dans plusieurs villes du pays.</p>



<p>Au-delà de l’émotion, un mot d’ordre domine : vérité et justice. Car pour beaucoup d’étudiants et d’acteurs de la société civile, l’enjeu est désormais double — faire toute la lumière sur ce décès et empêcher que de tels drames ne se reproduisent dans les universités sénégalaises.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dans le rêve des chauffeurs disparus, la vérité d’un pays en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:20:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un récit touchant sur les morts des chauffeurs de camions-citernes et le poids du réel face aux rêves fragiles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Au cœur d’un songe à la manière de Dostoïevski, les morts du Sahel se tiennent aux côtés des vivants. Honorés par la Nation, trois chauffeurs tombés sur la route livrent une vérité douce et grave, tandis qu’une âme perdue révèle le drame d’une jeunesse manipulée.&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Dans ce storytelling</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;où la conscience collective se voit sommée de choisir son destin</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Mikaïlou Cissé nous livre un message important</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Il existe des moments où le réel devient si lourd qu’aucune pensée consciente ne suffit à le contenir. Alors, seul le rêve – fragile, flottant, mais d’une vérité implacable – parvient à éclairer ce que le jour dissimule.</p>



<p>C’est dans cet entre-deux, à la frontière de la veille et du sommeil, semblable à ce que Dostoïevski fait vivre à son «<em>&nbsp;homme ridicule</em>&nbsp;», qu’une scène m’est apparue : un lieu sans temps où les morts ne s’effacent pas, mais demeurent, silencieux, veillant sur les vivants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apparition-des-chauffeurs-disparus-la-nation-reconnait-ses-fils">Apparition des chauffeurs disparus : la Nation reconnaît ses fils</h2>



<p>Ils étaient là. Trois hommes dont la mort venait d’être redressée par la communauté. Burkinabè, ivoirien, malien, hommes simples mais essentiels, ils furent ceux qui, dans l’ombre des débats politiques, portaient la charge vitale d’approvisionner tout un pays en carburant.</p>



<p>Pour certains, la route fut leur dernier souffle.&nbsp;Le décret n°2025-820/PT-RM, hommage rendu à vingt-sept chauffeurs tombés dans l’exercice de leur mission, ne s’est pas contenté de reconnaître un sacrifice. Il a réintégré ces morts dans la grande mémoire de la Nation, leur restituant place, dignité, sens.</p>



<p>Leur présence dans ce rêve n’avait rien de spectral. Ils étaient debout, paisibles, comme si la lumière qui les entourait témoignait du respect retrouvé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-trois-temoignages-trois-morts-trois-verites-une-meme-nation">Les trois témoignages : trois morts, trois vérités, une même Nation</h2>



<p>Zongo fut le premier à parler.&nbsp;Sa voix n’était ni amère ni brisée. Elle portait la sérénité de celui qui a compris. Il évoqua la nuit où son camion avait cessé d’exister, quelque part dans une zone reculée du sud malien.&nbsp;«&nbsp;<em>Je suis arrivé enfin,</em>&nbsp;dit-il,<em>&nbsp;lorsque ma mort a été reconnue. Ma mère, mes enfants ne sont plus seulement les miens</em><em>. I</em><em>ls appartiennent désormais à une Nation entière</em><em>, qui les élève au rang de pupille</em><em>.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>Il semblait apaisé.&nbsp;Dans la pensée dogon, expliqua-t-il, la mort n’est pas un effacement. C’est un déplacement. Lorsque la société honore ses défunts, elle les sauve de la nuit sans mémoire.</p>



<p>Camara poursuivit avec une douceur infinie, celle d’un homme dont la mère a reçu une médaille portant son nom.&nbsp;Sa mort avait trouvé un sens dans la reconnaissance collective. La douleur était devenue transmission. Sa voix ressemblait à une bénédiction pour ceux qui restent.</p>



<p>Puis Cissé se tourna vers moi.&nbsp;Il raconta un pays qui recommence à respirer : les dépôts de carburant qui se reconstituent, les stations-service qui se stabilisent, les convois protégés qui reprennent la route.&nbsp;On sentait dans sa parole que leur sacrifice avait pavé la voie du progrès.</p>



<p>La route elle-même, disait-il, semblait vouloir la paix.&nbsp;Alors une quatrième silhouette apparut, hésitante, presque tremblante.&nbsp;Ce n’était pas un ancêtre paisible, mais un jeune homme perdu. Ses yeux n’exprimaient pas la mort, mais quelque chose de plus terrible : l’absence d’appartenance.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je suis mort aussi… mais personne ne m’attend&nbsp;</em>», souffla-t-il.&nbsp;Sa vie avait basculé dans une lutte sans sens, manipulée, exploitée, avalée par la violence. Son errance était celle d’une génération désorientée, que certains nourrissent de colère pour l’utiliser comme instrument de destruction.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reponse-des-chauffeurs-sagesse-responsabilite-lumiere">La réponse des chauffeurs : sagesse, responsabilité, lumière</h2>



<p>Les trois chauffeurs se tournèrent vers lui, non pour condamner, mais pour élever.&nbsp;Ils lui parlèrent comme parlent les vieux sages du Sahel.&nbsp;Ils expliquèrent que la colère peut devenir conscience, que la rage peut devenir lucidité, mais seulement lorsqu’elle se met au service du bien commun.&nbsp;Ils dénoncèrent ceux qui manipulent le peuple, qui exploitent la souffrance des jeunes, qui alimentent les flammes du chaos pour étouffer l’espoir.</p>



<p>Cissé dit alors, d’une voix grave :&nbsp;«&nbsp;<em>Ceux qui mangent dans le plat de ceux qui soufflent sur les braises de nos routes ne peuvent faire partie de la résistance.</em>&nbsp;»&nbsp;Ces mots tombèrent comme un verdict moral, mais aussi comme un appel à la rédemption.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nbsp-revelation-de-la-silhouette">La&nbsp;révélation de la silhouette</h2>



<p>La silhouette comprit.&nbsp;Elle comprit que sa mort n’était pas mémoire, mais rupture.&nbsp;Que les chauffeurs, eux, appartenaient désormais à la continuité du monde, nourrissant la Nation de leur sacrifice.&nbsp;Tandis que lui demeurait suspendu, sans lieu, sans sens, sans communauté.</p>



<p>Il découvrit ce contraste terrible :<br>– leur mort construisait,<br>– la sienne détruisait.<br>La lumière se referma autour de lui, comme pour lui montrer le chemin du retour à la dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-a-la-realite-un-pays-qui-change">Retour à la réalité : un pays qui change</h2>



<p>Lorsque le rêve s’effaça, la réalité reprit forme.&nbsp;Un Mali en mutation se tenait là, où les chauffeurs de carburant – vivants, debout – deviennent des acteurs essentiels de la souveraineté nationale.</p>



<p>Une société qui honore ses morts est une société qui élève son avenir.&nbsp;Le sacrifice de ces hommes s’inscrit désormais dans le mouvement profond d’un pays qui choisit de se reconstruire.</p>



<p>Ce rêve, à l’image de celui de l’«&nbsp;<em>homme ridicule&nbsp;</em>», était un avertissement :&nbsp;Le Mali doit choisir entre la responsabilité de la construction ou la confusion de la manipulation.</p>



<p>Car ces morts – burkinabè, ivoirien, malien – affirment d’une seule voix :&nbsp;Une Nation n’est grande que lorsqu’elle refuse de laisser mourir ses enfants, ni dans leur chair ni dans leur conscience.&nbsp;Et la silhouette errante renvoie un autre message :&nbsp;Un pays se détruit lorsque ses jeunes s’engagent dans des causes qui ne sont pas les leurs.</p>



<p>Ainsi va le Mali.&nbsp;Ainsi avance le vivant selon la sagesse dogon :&nbsp;non pas celui qui survit, mais celui qui construit.</p>



<p><strong>Mikaïlou&nbsp;</strong><strong>Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>“Solidarité, vigilance, courage” : l’appel de l’association Soleil Mali aux Maliens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 08:18:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’association Soleil Mali invite les Maliens à la vigilance et à la solidarité face à la crise sécuritaire actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à la crise sécuritaire persistante qui affecte le Mali, l’association&nbsp;</em></strong><strong><em>Soleil Mali</em></strong><strong><em>, par la voix de son président&nbsp;</em></strong><strong><em>Moustapha Abdoulaye Djiro</em></strong><strong><em>, engagée pour la promotion de la justice, de la paix et de l’inclusion sociale, a publié sur ses réseaux sociaux un communiqué invitant les citoyens à l’unité, à la vigilance et à la solidarité. Ce message souligne la nécessité pour tous les Maliens de faire preuve de courage et de solidarité afin de surmonter les défis sécuritaires qui touchent le pays.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Dans son communiqué, M. Djiro rappelle l’importance de soutenir&nbsp;les victimes civiles et militaires&nbsp;et de saluer les efforts des autorités et des&nbsp;Forces de Défense et de Sécurité, qui s’efforcent de protéger l’intégrité du territoire et de maintenir la quiétude dans les localités touchées par l’insécurité.</p>



<p>Le président de Soleil Mali rend également hommage aux&nbsp;conducteurs de camions-citernes, qui continuent d’assurer l’approvisionnement en carburant malgré les risques. Selon M. Djiro, leur courage et leur sens du sacrifice sont un exemple concret de responsabilité et d’engagement citoyen.</p>



<p>Fidèle aux valeurs de&nbsp;solidarité, d’équité et d’engagement,&nbsp;Moustapha Abdoulaye Djiro&nbsp;condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes. Il rappelle que ces actes n’ont aucun fondement idéologique, ethnique ou religieux et visent uniquement à saper l’unité nationale et le vivre-ensemble. Il appelle les citoyens à rester unis et vigilants pour préserver la paix et l’harmonie dans le pays.</p>



<p>Le président insiste également sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « <em>Plus que jamais, le Mali doit marcher&nbsp;</em><em>au coude à coude, sur le sentier du bonheur</em><em>&nbsp;</em>», souligne-t-il.</p>



<p>M. Djiro conclut sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « <em>Plus que jamais, le Mali doit marcher au coude à coude, sur le sentier du bonheur. La paix et la stabilité dépendent de l’engagement de chaque citoyen. Ensemble, nous pouvons construire un avenir durable pour notre pays. </em>»</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pénurie de carburant : la crise qui révèle la maturité du Mali Kura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 10:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Comprenez les défis liés à la pénurie de carburant au Mali, touchant la sécurité et la vie quotidienne des citoyens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali, comme d’autres pays de part et d’autre le monde, fait face à une pénurie de carburant qui paralyse la vie économique et sociale, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, signe une tribune dans les colonnes de Sahel Tribune. Entre urgence énergétique et impératif souverain, il appelle à une gouvernance de discernement, où la force publique se conjugue à la justice, et où chaque litre de carburant devient symbole de dignité nationale.</em></strong></p>



<p>La pénurie du carburant s’est muée en une crise aux ramifications profondes. Elle touche la vie quotidienne, paralyse l’économie, perturbe la sécurité. Depuis plusieurs semaines, au Mali comme d’autres pays dans le monde, les files s’allongent devant les stations-service. Cette pénurie ne se limite plus à une difficulté d’approvisionnement; elle bloque le transport, ralentit le commerce, freine les chaînes humanitaires et fragilise les zones rurales déjà vulnérables. Le carburant n’est pas une simple marchandise — il est l’énergie vitale qui relie les villages aux marchés, les campagnes aux villes, les forces armées à la nation. Son absence devient alors une asphyxie sociale autant qu’économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-principe-du-discernement-nbsp"><strong>Le principe du discernement&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette crise met en lumière une vérité essentielle : gouverner, c’est arbitrer entre l’urgence vitale et l’enjeu secondaire. La maxime <em>« Au peuple, le souffle ; aux ennemis, le blocus ; à l’État, le discernement »</em> dessine à elle seule une doctrine d’action — morale, stratégique et politique. Elle rappelle les priorités de toute gouvernance souveraine : protéger la vie du peuple, contenir l’adversaire, et agir avec intelligence d’État. Il ne s’agit pas seulement de livrer du carburant, mais de garantir la justice dans sa distribution.</p>



<p>Le discernement, pour être opérant, suppose des principes d’action clairs. Il faut d’abord sécuriser les axes vitaux pour permettre l’acheminement du carburant vers les centres urbains, les sites industriels et les zones enclavées. Ensuite, neutraliser les réseaux illégaux sans pénaliser les citoyens. Enfin, mobiliser les moyens militaires et logistiques afin d’assurer la protection des convois et de garantir une distribution conforme à la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-distribution-selon-la-loi-nbsp"><strong>Une distribution selon la loi&nbsp;</strong></h2>



<p>Les grandes entreprises disposant de logistiques robustes — souvent mieux structurées que l’administration — doivent être intégrées dans un cadre public et transparent. Leur concours, encadré par l’État, permettrait la création de points de distribution décentralisés, réduisant ainsi la dépendance aux circuits longs. Mais cette collaboration ne saurait être sans garde-fous. La loi doit prévoir des mesures exceptionnelles, telles que la réquisition temporaire, assorties de garanties contre toute dérive.</p>



<p>Pour autant, la force publique ne doit jamais devenir instrument d’étouffement ou d’arbitraire. Militariser la distribution n’a de sens qu’adossé à une supervision civile et à un contrôle démocratique rigoureux. Des audits indépendants et des voies de recours citoyennes renforceraient la confiance, empêchant que la crise ne serve de prétexte à l’abus. Gouverner, c’est protéger — mais c’est aussi répondre et rendre compte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-penurie-qui-ouvre-une-fenetre-d-opportunite"><strong>Une pénurie qui ouvre une fenêtre d’opportunité</strong></h2>



<p>Cette pénurie révèle les fragilités de l’État : lenteurs bureaucratiques, dépendance logistique, pratiques de corruption locales. Mais elle ouvre aussi une fenêtre d’opportunité. Réorganiser la distribution, réduire les intermédiaires, responsabiliser les collectivités territoriales : autant de pas concrets vers une souveraineté énergétique réelle, enracinée dans les réalités du pays.</p>



<p>Car la souveraineté ne se mesure pas à la contrainte exercée, mais à la capacité de faire circuler le souffle vital du pays — cette énergie qui relie, nourrit et soutient. C’est ainsi que se bâtit la résilience au Sahel : par la lucidité des dirigeants, la vigilance du peuple et la justice des choix publics.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Citoyenneté et responsabilité : les piliers du Mali Kura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2024 15:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Découvrez l'importance de la citoyenneté et de la responsabilité dans la construction d'un avenir meilleur pour le Mali. Engagement, éducation et solidarité sont les clés du développement socio-économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Pour bâtir un Mali Kura, un avenir meilleur, chaque citoyen doit s’engager dans une citoyenneté collective et une responsabilité partagée. En adoptant des comportements nouveaux et responsables, et en investissant dans l’éducation et la solidarité, les Maliens peuvent transformer leur pays et assurer son développement socio-économique.</em></strong></p>



<p>Rien ne peut changer autour de nous si rien ne change en nous. Vouloir le changement sans vouloir se changer soi-même est un acte de mauvaise foi. La soif du nouveau requiert un don de soi, un prix à payer. La quête d’un Mali Kura, un Mali d’un avenir meilleur, vient sans nul doute avec ses conditions. Une citoyenneté et une responsabilité collective sont indispensables pour réaliser ce Mali Kura, garantissant le développement socio -politico-économique et le développement personnel. L’application stricte de ces principes offre une chance d’espérer un renouveau pour les Maliennes et Maliens.</p>



<p>La citoyenneté collective implique une maîtrise conjointe de ses droits et de ses devoirs. Au Mali, certains citoyens se concentrent plus sur leurs droits que sur leurs devoirs. Pourtant, la connaissance des droits est souvent liée à l’accomplissement des devoirs. La citoyenneté collective exige une action collective et simultanée de tous les citoyens dans l’accomplissement de leurs devoirs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-connaitre-les-lois-et-eviter-le-suivisme-nbsp"><strong>Connaitre les lois et éviter le suivisme&nbsp;</strong></h2>



<p>La citoyenneté collective repose sur des comportements nouveaux et adaptés à la vision du Mali Kura. Il s’agit de comportements qui, tout comme ceux d’un candidat désireux de réussir à un examen, permettent d’atteindre l’objectif de transformation nationale. Il est nécessaire d’abandonner des habitudes nuisibles telles que la peur de souffrir aujourd’hui pour sourire demain, les guerres politiques, l’indiscipline routière, les mutations criminelles des enseignants vers les villes, la non-prise des vignettes des engins, et le bourrage des caniveaux pendant les périodes pluvieuses.</p>



<p>La lecture doit devenir également un devoir de citoyenneté. Tous les citoyens doivent apprendre à lire les lois du Mali pour éviter le suivisme aveugle. Cela permet de comprendre le fonctionnement juridique et structurel du pays et de lutter contre l’analphabétisme. La maîtrise des textes qui gouvernent le pays évitera les mauvaises interprétations et permettra aux citoyens de participer activement à la vie publique de manière éclairée. Par exemple, combien de Maliens avaient lu le projet de constitution avant le référendum ? Combien de femmes mariées connaissent le code du mariage au Mali ? Combien de travailleurs connaissent leurs droits et devoirs ? La lecture des lois fondamentales doit devenir une priorité pour tous.</p>



<p>L’école doit former à la citoyenneté. Il est essentiel de mettre en œuvre un système d’apprentissage des lois de base, notamment la constitution, à travers un cahier de citoyenneté pour chaque élève. Chaque semaine, l’enseignant expliquera deux ou trois articles de la constitution, permettant aux apprenants et aux enseignants de se familiariser avec la loi de base du pays. Cette approche pragmatique permettra aux futurs cadres du pays d’être bien informés et engagés dans la construction d’un Mali Kura.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-caniveaux-ne-doivent-pas-etre-transformes-en-depotoirs-d-ordures"><strong>Les caniveaux ne doivent pas être transformés en dépotoirs d’ordures</strong></h2>



<p>La responsabilité collective repose sur la philosophie de&nbsp;<em>l’Ubuntu</em>, où chaque citoyen doit assumer sa responsabilité vis-à-vis de la patrie. Cela exprime l’amour réel pour la patrie. Le Mali Kura ne peut être réalisé sans une responsabilité collective au sein des administrations publiques. Les surfacturations et le détournement des fonds publics doivent être évités. Les fonds alloués doivent être utilisés conformément à leur objectif initial. Les responsables doivent s’acquitter de leurs tâches sans enfreindre les lois, et les autorités étatiques doivent contrôler les structures sans complaisance.</p>



<p>Certaines personnes se battent pour le développement du Mali en théorie mais agissent contre en pratique. Pour le Mali Kura, il faut des citoyens responsables qui respectent les lois et les valeurs de la société. Les populations doivent cesser les comportements contradictoires, comme encourager la fraude ou négliger les règles de la circulation routière. Par exemple, les caniveaux ne doivent pas être transformés en dépotoirs d’ordures. Les Maliens doivent aider leurs enfants, leurs frères, leurs élèves et leurs proches à réussir honnêtement leurs examens et concours, sans recourir à la fraude. Encourager la fraude nuit aux talents et empêche tout changement positif au Mali.</p>



<p>Les autorités doivent également jouer un rôle clé dans la promotion de la responsabilité collective. Elles doivent contrôler les structures publiques avec rigueur et sans complaisance. Les fonds destinés au bon fonctionnement des administrations publiques ne doivent pas être détournés pour des fins personnelles. Par exemple, les fonds votés pour l’achat de documents destinés aux apprenants ou étudiants doivent être utilisés à cette fin spécifique. Il en va de même pour les hôpitaux et les structures sportives. Tout doit fonctionner dans la discipline et conformément aux lois. Lorsque les citoyens viennent pour un besoin, ils doivent être servis de manière efficace et respectueuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-solidarite-et-la-cooperation"><strong>La solidarité et la coopération</strong></h2>



<p>Le recouvrement des impôts et des taxes par les mairies et les services des impôts doit se faire de manière transparente et honnête. Certains agents de recouvrement ne doivent pas gérer cette situation en prenant des sommes inférieures à la normale en collusion avec certaines populations. Une telle irresponsabilité collective ne permet pas d’espérer un Mali Kura. Pour un Mali émergent, il faut des autorités responsables et des populations responsables. Le nouveau Mali exige un engagement et une responsabilité des populations, ainsi qu’une union nationale forte.</p>



<p>La citoyenneté collective et la responsabilité collective sont essentielles pour réaliser le Mali Kura. Lorsqu’une équipe de football est dominée par une responsabilité collective, elle avance. De même, pour un Mali Kura, il faut que les dirigeants et les dirigés soient unis dans un esprit de responsabilité collective. Chaque citoyen doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de ce nouveau Mali. C’est seulement ainsi que le Mali pourra avancer vers un avenir meilleur.</p>



<p>La citoyenneté collective implique également un respect mutuel et une solidarité entre les citoyens. Les Maliens doivent apprendre à travailler ensemble pour le bien commun. Cela signifie qu’ils doivent mettre de côté leurs différences politiques, ethniques et religieuses pour se concentrer sur ce qui les unit&nbsp;: leur désir d’un Mali Kura. La solidarité et la coopération sont essentielles pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté et pour construire un avenir meilleur pour tous.</p>



<p>La responsabilité collective s’étend également à la protection de l’environnement. Les Maliens doivent prendre conscience de l’importance de préserver leur environnement pour les générations futures. Cela implique de réduire la pollution, de protéger les ressources naturelles et de promouvoir des pratiques durables. La protection de l’environnement est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous les citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-respecter-les-lois-et-les-valeurs-de-la-societe"><strong>Respecter les lois et les valeurs de la société</strong></h2>



<p>La citoyenneté collective et la responsabilité collective ne peuvent être réalisées sans une éducation de qualité. L’éducation est la clé du développement personnel et du progrès socio-économique. Les autorités doivent investir massivement dans l’éducation pour garantir que tous les enfants aient accès à une éducation de qualité. Les écoles doivent être bien équipées et les enseignants bien formés pour offrir un enseignement de qualité. L’éducation doit également inclure des programmes de citoyenneté pour inculquer aux élèves les valeurs de responsabilité et de solidarité.</p>



<p>Pour réaliser le Mali Kura, il faut une citoyenneté collective et une responsabilité collective. Chaque citoyen doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de ce nouveau Mali. Les autorités doivent contrôler les structures publiques avec rigueur et sans complaisance.&nbsp;</p>



<p>Les populations doivent cesser les comportements contradictoires et respecter les lois et les valeurs de la société. La protection de l’environnement est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous les citoyens. Enfin, une éducation de qualité est essentielle pour garantir le développement personnel et le progrès socio-économique. C’est seulement ainsi que le Mali pourra avancer vers un avenir meilleur.</p>



<p><strong>Abdramane Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition : Bah N’Daw et Moctar Ouane libres, mais l’impératif kantien demeure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 13:54:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[impératif kantien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'ancien président de la transition et son Premier ministre, Bah N’Daw et Moctar Ouane, ont bénéficié, le 27 août dernier, d’une levée de « toutes les mesures restrictives » les concernant. Une libération qui ne sera pas un blanc-seing.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L&rsquo;ancien président de la transition et son Premier ministre, Bah N’Daw et Moctar Ouane, ont bénéficié, le 27 août dernier, d’une levée de&nbsp;«<em> toutes les mesures restrictives</em> » les concernant. Une libération qui ne sera pas un blanc-seing.</strong></p>



<p>Dans le souci de l’apaisement du climat politique, le gouvernement de transition, en collaboration avec le Comité de suivi de la transition (Cédéao, l’Union européenne, les Nations unies …), a décidé de la levée des <em>« mesures de surveillance spéciales qui étaient mises en place »</em> pour l’ancien président de la transition et son Premier ministre, depuis le <a href="https://saheltribune.com/mali-issa-kaou-ndjim-avance-les-raisons-de-larrestation-de-bah-ndaw-et-moctar-ouane/">24 mai dernier</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Faire preuve d’esprit de responsabilité »</strong></h3>



<p>Dans un communiqué du 27 août 2021, le Comité de suivi de la transition au Mali a apprécié cette <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiyt6Py6NPyAhURA2MBHcjQCxsQ0PADKAB6BAgDEAE&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.jeuneafrique.com%2F1224130%2Fpolitique%2Fmali-levee-des-restrictions-pour-bah-ndaw-et-moctar-ouane%2F&amp;usg=AOvVaw3H41OBnvzuBiLpBdNszJFm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">levée de « <em>toutes les mesures</em></a><em> restrictives</em> » concernant Bah N’Daw et Moctar Ouane. Une mesure qui est entrée en vigueur, ce 28 août, comme annoncée par le gouvernement de transition dans un <a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/4711679488851506" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 27 août.</p>



<p>Toutefois, le Comité de suivi aussi bien que le gouvernement semblent rappeler aux deux personnalités, ayant eu une certaine implication dans la gestion des affaires de l’État, que cette mesure ne sera aucunement synonyme de blanc-seing.</p>



<p>En effet, dans chacun des communiqués, le CLST ainsi que le gouvernement malien exhortent tous « <em>les acteurs concernés à faire preuve d’esprit de responsabilité, d’attachement à l’intérêt national, au respect de la loi et de s’abstenir de toute action pouvant impacter négativement le bon déroulement de la transition</em> ». Le gouvernement de transition les invite surtout au « <em>respect des engagements pris</em> ».</p>



<p>Sans être une baïonnette pour les deux acteurs, ces mises en garde interpellent Bah N’Daw et Moctar à avoir un sens plus élevé de moralité et de sens de l’État. Ils sont donc tenus à s’abstenir de toute action pouvant impacter, négativement, le processus de déroulement de la transition en cours.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’impératif kantien</strong></h3>



<p>Moctar Ouane semble avoir bien compris le sens du message qui leur est envoyé. D’où sûrement son appel à l’union à l’endroit de tous les Maliens&nbsp;: « <em>Unis, nous sommes plus forts ».</em> Sur son <a href="https://www.facebook.com/moctar.ouane.9/posts/4187692024681963" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Facebook</a>, l’ancien Premier ministre explique que « <em>cette expérience vécue renforce</em> [sa ndlr] <em>conviction profonde dans la nécessité du rassemblement des filles et fils du Mali</em> ».</p>



<p>Ce rassemblement des Maliens autour de l’essentiel, le Mali, oblige chacun à œuvrer à la réussite de cette transition en cours. Cela ne peut se faire qu’en prêtant une main-forte à ceux qui tiennent le gouvernail. Car si le bateau doit chavirer, ce sera avec tout l’équipage, et non pas seulement avec le capitaine et ses hommes. <a href="https://www.cairn.info/revue-cites-2004-3-page-153.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’impératif kantien</a> s’impose à chaque Malien. Chacun doit faire son devoir sans arrière-pensée, sans attendre d’autres récompenses que la satisfaction morale, qui est une tranquillité avec soi-même.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>E.Kant et H.Jonas, deux éthiques humanistes pour repenser notre monde</title>
		<link>https://saheltribune.com/kant-jonas-deux-ethiques-humanistes-repenser-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 11:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Kant]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Hans Jonas]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[protection de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
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<p>L’homme est devenu un véritable prédateur. Il s’autodétruit, à travers ses actions incontrôlées, et porte atteinte aux autres êtres. Dans un tel contexte de folie, il est plus qu’urgent de faire recours à des théories éthiques humanistes. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L’homme est devenu un véritable prédateur. Il s’autodétruit, à travers ses actions incontrôlées, et porte atteinte aux autres êtres. Dans un tel contexte de folie, il est plus qu’urgent de faire recours à des théories éthiques humanistes. C’est à ce travail que Oumar Djourté, étudiant à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako, se livre.</strong></p>



<p>Dans la mesure où les autorités américaines semblent oublier que ce sont les Américains noirs qui ont été à l’origine de la grandeur des États-Unis d’Amérique, nous sommes en droit de nous poser des questions sur leur degré de moralité.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La morale universelle de Kant</strong></h3>



<p>Le philosophe allemand E. Kant dans ses « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B00BU94VJQ/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=B00BU94VJQ&amp;linkId=d903249a65f96b6c5d78f0f73c5de2b6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondements de la métaphysique des mœurs</a> » </em>ne montrait-il pas que l’être humain doit, en principe, être une fin en soi. Autrement dit, la finalité dernière de tout acte que nous posons doit être la réalisation du bonheur de l’humanité tout entière. Ne soutenait-il pas dans la deuxième règle de sa morale : <em>« Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. »<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></em></p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=645&amp;action=edit">Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies</a></p>



<p>Kant veut montrer par là qu’en tant qu’être humain, nous devons imaginer la conséquence de nos actes, non pas sur un individu seulement, mais sur l’être humain, c’est-à-dire sur l’humanité tout entière. Le but ultime de nos actions doit être imaginé toujours dans le sens de la réalisation du bonheur de l’humanité. Contrairement aux êtres dépourvus de raison — qui n’ont qu’une valeur conditionnelle ou relative —, l’existence de l’être humain a par elle-même&nbsp;une valeur absolue qui, par conséquent, est une fin en soi. Donc, les êtres raisonnables sont des personnes, qui par suite ne doivent pas être considérées simplement comme un moyen, mais doivent être considérées aussi comme une fin en soi.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Obéissance à la loi</strong></h3>



<p>Et c’est seul l’être raisonnable, appartenant au <em>« règne des fins</em> », considéré comme une fin en soi, qui doit : <em>« agir avec l’idée, que la volonté de l’être raisonnable qu’il est une volonté législatrice universelle »<a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> </em>comme l’énonce la troisième règle. Tel est le principe de « <em>l’autonomie de la volonté</em> », qui fait valoir pour le monde moral la conception rousseauiste concernant l’ordre social, qui sous-tend que l’homme doit se prescrire la loi à laquelle il obéit. Et l’obéissance à la loi que nous nous sommes nous-mêmes prescrite est la condition même de notre liberté, comme le précise bien Rousseau dans « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2081275236/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2081275236&amp;linkId=b878fe6984a795ea8f6365802cfb97a9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Du Contrat social </a>».</em></p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2035&amp;action=edit">Crises dans le monde : pourquoi il faut revisiter la « sélection naturelle » de Charles Darwin</a></p>



<p>Dans ces conditions, peut-on dire que le racisme est une pratique universalisable ? Peut-il être son propre législateur ? Sûrement pas !</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’éthique de la responsabilité</strong></h3>



<p>Cependant, au-delà de la conception kantienne de l’éthique — basée uniquement sur les relations interhumaines —, celle développée par son compatriote Hans Jonas, est d’une originalité manifeste. H. Jonas, dans<em> « <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2081307693/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2081307693&amp;linkId=f968c8fbf66c98d331ce42831fc096e5" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le principe responsabilité</a> », </em>développe un nouveau discours éthique contre ce qu’il appelle « <em>l’éthique traditionnelle</em> ». Cette <em>« éthique traditionnelle ou classique</em> »<a href="#_ftn3">[3]</a> mettait l’homme au centre de tout et ne visait que le plein épanouissement et la réalisation de ce dernier en tant qu’être humain. À l’opposé de celle-ci, H. Jonas met en place <em>« l’éthique de la responsabilité</em> ».</p>



<p>Cette éthique de la responsabilité s’occupe uniquement des relations interhumaines. Elle est une éthique d’immédiateté, de proximité et de simultanéité, du présent. C’est ce que Jonas illustre en montrant clairement&nbsp;que « <em>La signification éthique faisait partie du commerce direct de l’homme avec l’homme, y compris le commerce avec soi-même ; toute éthique traditionnelle est anthropocentrique. </em>»<a href="#_ftn4">[4]</a></p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1447&amp;action=edit">Maître de la nature, l’homme serait-il devenu un possesseur déchu ?</a></p>



<p>Donc, nulle éthique traditionnelle ne nous instruit sur les normes du « <em>bien</em> » et du « <em>mal</em> » auxquelles doivent être soumises les modalités entièrement nouvelles du pouvoir et de ses créations possibles. La terre nouvelle de la pratique collective, dans laquelle nous sommes entrés avec la technologie de pointe, est encore une terre vierge de la théorie éthique, renchérit Jonas.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Éthique traditionnelle et éthique nouvelle</strong></h3>



<p>L’éthique traditionnelle était devenue inefficace face aux nouveaux défis. Car il fallait aller au-delà des questions intersubjectives. Sa caducité s’explique par le fait qu’elle ne dit rien sur les rapports que l’homme entretient avec le monde extrahumain ; sur les générations futures ; sur les nouvelles questions rendant l’homme lui-même objet de la technique. Et face à ce danger menaçant la survie de l’humanité en présence d’une éthique dépassée, s’est manifestée la nécessité de la mise en place d’un nouveau discours éthique pour pallier le problème auquel l’humanité faisait face.</p>



<p>En d’autres termes, dans la mesure où l’éthique traditionnelle manifeste son incapacité d’agir face aux nouveaux domaines qui s’ouvrent à l’agir humain. C’est-à-dire, dans la mesure où elle s’est montrée inapte à donner des solutions palliatives aux problèmes tellement colossaux qui se présentent aux humains. H. Jonas plaide pour l’existence d’une autre éthique&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em> [..] Il faut dire de l’éthique qu’elle doit exister. Elle doit exister parce que les hommes agissent et l’éthique est là pour ordonner les actions et pour réguler le pouvoir d’agir. Elle doit exister d’autant plus que les pouvoirs de l’agir qu’elle doit réguler sont plus grands ; et de même qu’il doit être ajusté à l’ordre de grandeur, le principe de l’ordre doit également être ajusté au type de ce qui doit être ordonné. C’est pourquoi des facultés d’agir d’un type nouveau réclament de nouvelles règles de l’éthique et peut-être même une éthique d’un type nouveau<a href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a></em>.</p></blockquote>



<p>Donc, c’est suite à l’inefficacité de l’éthique traditionnelle que Jonas a pensé la nécessité de refonder l’éthique, de mettre à la place de l’ancienne une forme nouvelle. Et cette nouvelle forme qu’il appelle « <em>l’éthique de la responsabilité »</em>, rend non seulement le « <em>je</em> » responsable du « <em>tu</em> », mais aussi de la nature extrahumaine et des générations futures qui se trouvaient sacrifiées dans l’ancienne, pour reprendre Ngenbele. Et ce nouveau type d’éthique va au-delà des relations humaines. Donc, on voit le champ de la responsabilité humaine s’étendre avec le nouveau discours que met en place Jonas. Contrairement à l’éthique classique, la nouvelle forme se veut une éthique qui se soucie de la sauvegarde de l’humanité et de la nature devant les menaces du danger lié à l’essor des progrès technoscientifiques. D’où l’impératif jonassien&nbsp;formulé positivement ou négativement en ces termes&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre » ou pour l’exprimer négativement&nbsp;: « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie » ; ou simplement&nbsp;: « Ne compromets pas les conditions pour la survie indéfinie de l’humanité sur terre » ; ou encore, formulé de nouveau positivement&nbsp;: « Inclus dans ton choix actuel l’intégrité future de l’homme comme objet secondaire de ton vouloir »<a href="#_ftn6"><strong>[6]</strong></a>.</em></p></blockquote>



<p>Si dans l’éthique traditionnelle, la responsabilité de l’homme ne se limitait qu’aux relations intersubjectives, dans le nouveau discours éthique, l’homme devient responsable de la nature qui l’interpelle. La nature en tant qu’objet de la responsabilité humaine est certainement une nouveauté à laquelle la théorie éthique doit réfléchir.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1347&amp;action=edit">Journée mondiale de l&rsquo;eau: quatre milliards de personnes exposées à des pénuries d&rsquo;eau dans le monde</a></p>



<p>Alors, nous devons, pour reprendre Ngenbele, avoir conscience du futur en respectant le principe ou le commandement jonassien qui sous-tend&nbsp;: « <em>l’obligation inconditionnelle d’exister de l’humanité. »<a href="#_ftn7"><strong>[7]</strong></a></em></p>



<p>À la lumière de l’éthique telle que conçue par H. Jonas, nous dirons que dans ce 21<sup>e</sup> siècle, le souci n’est plus au niveau du racisme et de surcroit au niveau de l’existence de l’homme, il concerne la responsabilité de l’homme face à la nature. L’être humain se trouve interpellé par la nature.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Oumar Djourté</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><a href="#_ftnref1">[1]</a><em> </em>E. KANT, <em>Fondements de la métaphysique des mœurs</em>, trad. Victor Delbos, Paris, Ed. Delagrave, 1976, p.&nbsp;46.</p>



<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> E. KANT<em>, Op. cit.</em></p>



<p><a href="#_ftnref3">[3]</a><em> « L’éthique traditionnelle (classique, antérieure, du passé) est cette réflexion éthique qui a eu lieu depuis l’antiquité jusqu’à Kant ou de l’idéalisme allemand ou très probablement jusqu’à la publication du Principe Responsabilité</em> ». Elle se caractérise par&nbsp;: « <em>La neutralité face au monde extrahumain ; la prédominance de l’anthropocentrisme ; la stabilité du monde et l’immuabilité de l’identité humaine ; l’action et sa dimension d’immédiateté ».</em> Voir J. MBUNGU MUTU, <em>Éthique écologique et principe de la responsabilité</em>. <em>La théorie éthique de Hans Jonas face au progrès technoscientifique et à la crise écologique, </em>Peter Lang, Frankfurt am main, 2010, p.&nbsp;227-230, cité par Bertin NGENGELE dans « La question technologique à la genèse du discours éthique de Hans Jonas. Une lecture du Principe de Responsabilité », mémoire en philosophie, Faculté de Saint Pierre Canisius, R. D. Congo, 2013.&nbsp;</p>



<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Hans JONAS, <em>Le Principe Responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, </em>trad. J. Greisch, Paris, Cerf, 1992, p.&nbsp;22.</p>



<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Hans JONAS, <em>Op. cit.,</em> p.&nbsp;45.</p>



<p><a href="#_ftnref6">[6]</a><em> Ibid.,</em> p.&nbsp;30-31.</p>



<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hans JONAS, <em>Op. cit.,</em> p.&nbsp;62.</p>
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		<title>Crises sociales au Mali : à qui la faute ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 17:20:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Dans un régime démocratique, le peuple est considéré comme souverain. À ce titre, le choix des dirigeants lui revient. Ce choix, pour qu’il puisse mieux servir en répondant aux attentes de toute la communauté, doit être désintéressé de toute considération matérielle.</p>
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<p><strong>Les crises sociales dans lesquelles le Mali sombre de jour en jour ne sont pas que la faute des autorités politiques. Les citoyens ont également leur responsabilité qu’il ne faudrait pas négliger.</strong></p>



<p>« <em>On récolte ce qu’on a semé</em> », dit une sagesse populaire pour attirer notre attention sur les conséquences des décisions que nous prenons au jour le jour. En effet, chaque choix renvoie à une grosse responsabilité à assumer. Car chacun de nos choix individuels ou collectifs, s’ils sont mal réfléchis, peut avoir des répercussions tragiques sur l’avenir de toute la nation ou de la communauté.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Choix universels</strong></h2>



<p>En plus, nos choix individuels peuvent avoir une portée universelle s’ils influencent d’autres membres de la société qui les adoptent comme modèle de vie à suivre, nous apprenait Jean Paul Sartre. Ainsi, nous sommes non seulement responsables de nous-mêmes, mais aussi responsables de tous les autres. C’est la raison pour laquelle il importe de mieux mesurer les décisions que nous devons prendre pour éviter l’angoisse ou de se voir interpelé au tribunal de l’histoire.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2248&amp;action=edit">Au Mali, la chute dans “l’état de nature” est </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2248&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consommée</a></p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Considérations matérielles</strong></h2>



<p>Au Mali, il est nécessaire de rappeler cette grande responsabilité de l’homme. Dans un régime démocratique, le peuple est considéré comme souverain. À ce titre, le choix des dirigeants lui revient. Ce choix, pour qu’il puisse mieux servir en répondant aux attentes de toute la communauté, doit être désintéressé de toute considération matérielle. Mais au Mali, durant la période électorale, instant phare des décisions de laquelle tout l’avenir du pays dépend, on constate plutôt le contraire. Les choix se portent généralement sur qui paie le mieux.</p>



<p>Durant tout le processus électoral, de l’organisation jusqu’à la proclamation des résultats en passant par le vote, la corruption reste le fondement. Le peuple aide sur cette voie.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2238&amp;action=edit">Tombouctou</a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2238&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2238&amp;action=edit">: l’impunité, terreau des assassinats à répétition</a></p>



<p>Nous sommes encore dans la mouvance des élections législatives, beaucoup de Maliens savent comment elles se sont déroulées et où elles nous ont conduits aujourd’hui.</p>



<p>Dans ces genres de circonstances, faut-il se plaindre des mauvais dirigeants, des autorités sanguinaires ? Non. Puisqu’ils sont notre choix. Ils sont d’ailleurs l’image de leur peuple.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Considérations spirituelles &nbsp;</strong></h4>



<p>En 2013, c’est pratiquement tous les Maliens qui ont voté à l’unanimité l’actuel chef d’État. Ce non pas sur la base de considérations matérielles, mais plutôt spirituelles. Le peuple s’est laissé saoulé de vin à l’opium, faisant référence à cette thèse de Karl Marx&nbsp;: <em>« La religion est l’opium du peuple</em> ».</p>



<p>En 2018, malgré un premier mandat assez sombre, le peuple a laissé le même homme briquer un second mandat. Or, beaucoup d’initiatives d’intérêts personnels ont été avortées durant le premier mandat suite à des contestations populaires. Avec ce second mandat, tous les garde-fous sont mis en place afin de parvenir à la pleine réalisation de ces initiatives restées en plan.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2218&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Qui pour dire aux nouveaux députés qu’ils doivent être des modèles ?</a></p>



<p>Les tirs à balles réelles sur la population, la paralyse de l’éducation, les crises sociales ne sont que le début du commencement. Il fallait s’y attendre. Tout ce qui est resté en plan durant le premier mandat trouvera son accomplissement sous ce second mandat de gré ou de force. Néanmoins, que les citoyens maliens sachent qu’ils sont responsables des générations futures.</p>



<p><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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