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	<title>Archives des résilience nationale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Du blocus à la fierté : comment le 14 janvier 2022 a refaçonné la mémoire nationale au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:29:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 14 janvier 2022 marque la souveraineté retrouvée du Mali face aux sanctions de la CEDEAO et à la lutte pour la dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté.</em></strong></p>



<p>Quatre ans après les sanctions économiques «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» imposées par la CEDEAO et l’UEMOA — qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays — le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée </em>». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « <em>non</em> » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle.</p>



<p>Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-sanctions-frappent-la-nation-se-ressoude"><strong>Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude</strong></h2>



<p>Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlé&nbsp;</em>».</p>



<p>Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité.</p>



<p>Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mobilisation-a-la-mythologie-nationale"><strong>De la mobilisation à la mythologie nationale</strong></h2>



<p>Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme «&nbsp;<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>&nbsp;». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « <em>l’indépendance économique</em> » et « <em>la dignité retrouvée </em>» : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple.</p>



<p>Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable — dans son intensité émotionnelle — à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses.&nbsp;</p>



<p>Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>», «&nbsp;<em>An tè kôrôlen fè fô kura&nbsp;</em>» (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 — « <em>respect de la souveraineté nationale </em>», « <em>liberté de choix des partenaires </em>» et « <em>défense des intérêts vitaux des populations </em>» — et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : <em>maaya</em> (l’humanité partagée), <em>danbe</em> (la dignité), <em>maliden kura </em>(le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce <em>Malidenkura</em>, le <em>Mali kura</em> ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition.&nbsp;</p>



<p>En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme «&nbsp;<em>l’année de la culture&nbsp;</em>». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-souverainete-devient-une-arme-politique"><strong>Quand la souveraineté devient une arme politique</strong></h2>



<p>Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — «&nbsp;<em>Pour l’Afrique et pour toi, Mali&nbsp;</em>» — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;» de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international.&nbsp;</p>



<p>Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. &nbsp;</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes.</p>



<p>Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Acheminent du carburant au Mali : Le courage et le sacrifice des conducteurs routiers récompensés par l&#8217;État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 07:50:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'assurance sociale pour les conducteurs est une mesure inédite au Mali, soulignant le courage des routiers face aux dangers.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>L&rsquo;approvisionnement du Mali en carburant, durant la crise, a été possible en partie grâce au courage et au patriotisme des conducteurs routiers. Défiant les dangers et les menaces des groupes armés terroristes, ils ont accepté de continuer, au prix de leur vie, d&rsquo;acheminer, sous escorte militaire, du carburant dans le pays. Face à &nbsp;leur sacrifice, les autorités ont décidé de les récompenser par des mesures inédites dans le milieu des transporteurs.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>En effet, les populations maliennes ont été témoins de la bravoure des conducteurs routiers accompagnés de leurs apprentis transportant du carburant de l&rsquo;extérieur à l&rsquo;intérieur du pays. Tous les jours, on apprend que des centaines de citernes ont fait leur entrée à Bamako et dans des régions administratives du pays.&nbsp;</p>



<p>Cependant, au début de l&rsquo;opération, certains conducteurs routiers et des apprentis ont perdu la vie et d&rsquo;autres ont été blessés au cours des attaques des groupes armés terroristes. Pour signifier la reconnaissance de la nation aux conducteurs routiers et à leurs apprentis, le gouvernement a signé avec leurs différents syndicats, le jeudi 13 novembre 2025, un protocole d&rsquo;accord à l&rsquo;issue d&rsquo;une rencontre historique et mémorable présidée par trois ministres du gouvernement (Travail, Fonction publique et du Dialogue Social, Transports et infrastructures, Santé et Développement Social).&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est un protocole d&rsquo;accord qui porte&nbsp;au total sur six (06) doléances. Il s’agit de la prise en charge des apprentis et des chauffeurs blessés, la prise en charge des enfants des chauffeurs et des apprentis décédés lors des attaques terroristes, l&rsquo;immatriculation des chauffeurs à l&rsquo;INPS ( Institut national de prévoyance sociale) et à l&rsquo;AMO ( Assurance Maladie Obligatoire), la mise en place de la convention collective des chauffeurs, la situation des camions stationnés à Kati et des conteneurs en souffrance dans les ports, ainsi que le problème de l&rsquo;anneau Sotrama.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-certaines-doleances-ont-ete-reglees"><strong>Certaines doléances ont été réglées</strong><strong></strong></h2>



<p>Lors de la signature du protocole, la ministre de la Santé et du Développement social a déclaré que les orphelins de chauffeurs seraient désormais ajoutés aux pupilles de la Nation et les chauffeurs blessés pris en charge par l&rsquo;ANAM ( Agence nationale d&rsquo;Assistance&nbsp;Médicale). Il faut souligner que le statut de pupille de la Nation est accordé à un enfant mineur dont un parent, un soutien de famille, est mort au service de la Nation. C&rsquo;est une reconnaissance du sacrifice de ses parents ou soutiens pour le pays.&nbsp;</p>



<p>Ce statut confère à l&rsquo;enfant des droits et des aides matérielles et morales. Il s&rsquo;agit de la prise en charge par l&rsquo;État de ses frais médicaux, de scolarité, d&rsquo;apprentissage et de formation. Une bourse complète lui est accordée pour ses études secondaires ou supérieures. Des aides matérielles peuvent également être accordées, comme des kits scolaires, des cartes d&rsquo;identification et des cartes bancaires. &nbsp;Un soutien psychologique et moral est proposé pour aider l&rsquo;enfant à surmonter son deuil.&nbsp;</p>



<p>Le statut de pupille de la Nation prend fin à la majorité de l&rsquo;enfant. Les enfants des conducteurs et apprentis décédés viennent s&rsquo;ajouter à ceux des membres des forces de défense et de sécurité tombés sur le théâtre des opérations et ceux de civils décédés en mission de l&rsquo;État.&nbsp;</p>



<p>Par rapport à la prise en charge des conducteurs et apprentis blessés par l&rsquo;ANAM, une remise symbolique par&nbsp;Mme le&nbsp;ministre de la&nbsp;Santé et du&nbsp;Développement social des cartes du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) aux Syndicats des Chauffeurs et Conducteurs Routiers&nbsp;a eu lieu. C&rsquo;était le jeudi 20 novembre 2025 en présence de deux ministres (Travail, Fonction publique et Dialogue Social, Transports et infrastructures ) et en marge des travaux de la 24e session du Conseil d’administration de l’ANAM.&nbsp;</p>



<p>Plusieurs syndicats de chauffeurs y étaient également présents à la cérémonie. Désormais, les conducteurs routiers et leurs apprentis &nbsp;pourront accéder aux soins dans les hôpitaux et structures sanitaires de leur choix, avec dignité et sécurité. Très content de cette initiative du gouvernement, le représentant des syndicats&nbsp;a proposé&nbsp;que la date du 20 novembre soit désormais instituée comme Journée nationale des chauffeurs et apprentis routiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-autres-le-seront-dans-les-brefs-delais-nbsp"><strong>D&rsquo;autres le seront dans les brefs délais&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En ce qui concerne l&rsquo;immatriculation et la convention collective, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé que des dispositions sont en cours à ce sujet. Un atelier national sur la convention collective sera bientôt organisé et les recommandations issues des travaux seront transmises aux autorités compétentes.&nbsp;</p>



<p>Par rapport aux camions et conteneurs en souffrance à Kati et dans les ports maritimes de pays voisins,&nbsp;Mme le&nbsp;ministre des Transports et des Infrastructures a rassuré ses interlocuteurs en affirmant que des mesures sont déjà prises pour trouver des solutions. A titre d&rsquo;exemple, il y a eu, le 18 novembre 2025 à &nbsp;Dakar, une rencontre&nbsp;entre la ministre des&nbsp;Transports et des&nbsp;Infrastructures et la ministre&nbsp;sénégalaise&nbsp;des Pêches et de l&rsquo;Économie maritime.</p>



<p>Il faut signaler que cette valorisation des conducteurs routiers et leurs apprentis est une très bonne initiative, car elle encourage le patriotisme et le sacrifice ultime dans un pays en crise comme le Mali. C&rsquo;est une initiative qui vient s&rsquo;ajouter à d&rsquo;autres telles que la décoration de plusieurs agents publics et d&rsquo;acteurs du secteur privé.</p>



<p><strong>Sidi Modibo C</strong><strong>oulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : La cité des 333 saints se rouvre au monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 17:03:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les touristes russes à Tombouctou témoignent de la renaissance culturelle du Mali et de sa résistance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>On le disait isolé, replié, assiégé par les crises. Mais le Mali, fidèle à son génie de la résistance, surprend encore. À Tombouctou, trente-trois touristes russes viennent d’inaugurer le retour du pays sur la scène culturelle internationale. À la veille de la Biennale Artistique et Culturelle de 2025, le pays se redresse par la culture et la souveraineté, offrant au monde l’image d’un Mali debout, fier et maître de son destin.</em></strong></p>



<p>Il est des symboles qui parlent plus fort que les discours. Dans la Cité mystérieuse de Tombouctou, berceau de savoirs et de civilisations, un convoi inattendu a résonné comme une réponse aux prophètes de malheur : trente-trois touristes russes foulant le sable d’un pays qu’on disait isolé, fatigué, replié. L’image est forte. Car au moment où certains chancelleries occidentales conseillaient à leurs ressortissants de quitter le Mali, d’autres — venues d’ailleurs — font le chemin inverse, guidées non par la peur, mais par la curiosité et la confiance.</p>



<p>Cette arrivée, fruit d’une collaboration entre Hogon Tours et le Festival Vivre Ensemble de Tombouctou, dépasse la simple anecdote touristique. Elle illustre le retour progressif du Mali sur la carte mondiale des destinations culturelles. Sous la houlette du Général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété 2025 «&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;», le pays retrouve ce qui fait sa force depuis des siècles : l’alliance entre l’esprit, la création et la résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-voyage-hautement-symbolique"><strong>Un voyage hautement symbolique</strong></h2>



<p>Ces visiteurs russes ne sont pas seulement venus admirer les mosquées de terre et les manuscrits anciens de la «&nbsp;<em>ville aux 333 saints</em>&nbsp;». Leur périple a valeur de manifeste. Il dit que le Mali reste debout, ouvert, hospitalier, et qu’il ne cédera ni à la peur ni à l’isolement. Sous la protection vigilante des FAMa, ils ont visité les sites historiques et la Salle Ali Farka Touré, en cours de rénovation, qui accueillera la Biennale Artistique et Culturelle ainsi que le Forum Mondial des Civilisations prévus en décembre prochain. Deux événements phares qui entendent replacer le Mali au cœur du dialogue culturel mondial.</p>



<p>Le ministre Mamou Daffé, artisan infatigable de la renaissance culturelle, l’a souligné : «&nbsp;<em>Cette visite positionne Tombouctou comme un pôle touristique majeur et confirme la relance du tourisme international.</em>&nbsp;» Derrière cette phrase sobre, se cache une vérité plus profonde : celle d’un Mali qui transforme chaque épreuve en tremplin, chaque blocus en opportunité, chaque crise en démonstration de souveraineté. Là où d’autres voyaient la fin, Bamako écrit un recommencement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mali-debout-fidele-a-lui-meme"><strong>Un Mali debout, fidèle à lui-même</strong></h2>



<p>On disait le pays replié sur lui-même ; il s’ouvre au monde par la culture. On le disait à genoux ; il se tient droit, sûr de ses choix et de ses alliances. On le disait isolé ; il accueille de nouveaux amis venus saluer la beauté de son patrimoine et la résilience de son peuple. C’est peut-être là, dans ce sable de Tombouctou foulé par des visiteurs étrangers, que s’écrit la véritable image du Mali : celle d’une nation fière, qui reconquiert sa place, non par la soumission, mais par la dignité.</p>



<p>Parce qu’au Mali, la résistance a toujours pris le visage de la culture. Et quand les armes se taisent un instant, ce sont les tambours, les mots et la mémoire des pierres qui rappellent au monde que ce pays, décidément, n’a jamais cessé de tenir debout.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie du carburant, le Mali choisit la raison avant la précipitation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 14:16:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>Face à la pénurie de carburant, comment Bamako s'organise-t-il ? Apprenez-en plus sur la décision atypique des autorités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à la pénurie de carburant qui paralyse le pays, Bamako a pris une décision rare : suspendre les cours dans toutes les écoles et universités pendant deux semaines. Un choix de lucidité, dicté par les réalités du terrain, qui en dit long sur la manière dont le Mali apprend à gouverner dans l’adversité — avec calme, méthode et souveraineté.</em></strong></p>



<p>Dans les rues de Bamako, les files d’attente devant les stations-service sont devenues une pratique quotidienne. Des familles patientent des heures pour quelques litres d’essence, des enseignants laissent leurs motos à sec, des élèves parcourent des kilomètres à pied. La scène est connue, presque banale, mais cette fois, elle a pris une ampleur nationale.</p>



<p>Le gouvernement malien a tranché en décidant que les écoles et universités resteront fermées du 27 octobre au 9 novembre 2025.&nbsp;Non par renoncement, mais par réalisme.&nbsp;«&nbsp;<em>Gouverner, c’est prévoir</em>&nbsp;», disait l’adage. À Bamako, on dirait aujourd’hui : gouverner, c’est s’ajuster.</p>



<p>Cette décision, loin d’un simple geste administratif, relève d’une pédagogie de crise : alléger la pression sur les ménages, réduire la mobilité, préserver le peu de carburant encore disponible pour les services essentiels.Dans un pays où l’éducation reste le ciment de la cohésion nationale, ce choix symbolise une forme de discipline collective, signe d’un État qui assume ses contraintes au lieu de les nier.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-miroir-de-la-nation"><strong>L’école, miroir de la nation</strong></h3>



<p>Dans le silence des classes, c’est toute une société qui s’interroge sur sa propre endurance.<br>Le Mali suspend l’école, mais pas l’éducation.&nbsp;Dans les familles, les cahiers se ferment, mais la parole circule. Les discussions reprennent, les solidarités s’inventent, les mères s’improvisent enseignantes, les pères philosophes du quotidien.<br>La fermeture des établissements ne traduit pas un échec, mais une pause lucide, une respiration collective face à une tension logistique devenue insoutenable.</p>



<p>Au-delà de la mesure, c’est une leçon de maturité politique : celle d’un État qui accepte de ralentir pour mieux avancer.&nbsp;La pénurie de carburant n’est plus seulement une crise économique, elle devient un test de gouvernance.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lucidite-et-responsabilite-partagee"><strong>Lucidité et responsabilité partagée</strong></h3>



<p>Le professeur Cheikh Yacoub Doucouré, figure morale respectée, le rappelle avec justesse :&nbsp;«&nbsp;<em>Les moments difficiles font partie intégrante de la vie collective. La résilience nationale consiste à affronter l’adversité avec calme, discipline et foi en l’avenir.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ses mots résonnent comme un écho au pragmatisme du pouvoir malien.<br>Le pays n’est pas à genoux. Il s’adapte.&nbsp;Cette pause éducative n’est pas une rupture, mais un acte de gestion lucide d’un contexte régional où les défis énergétiques s’accumulent — du Sahel aux ports de la Méditerranée.</p>



<p>C’est aussi une manière d’exprimer la souveraineté du réel : ne pas céder à la panique, ne pas masquer les difficultés, mais les transformer en espace de réflexion collective.&nbsp;En ce sens, le Mali ne subit pas sa crise ; il l’utilise pour repenser sa trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-lecon-africaine-de-maitrise-et-de-mesure"><strong>Une leçon africaine de maîtrise et de mesure</strong></h3>



<p>La décision de Bamako tranche avec les réflexes habituels des «&nbsp;<em>États fragiles</em>&nbsp;».<br>Là où d’autres auraient improvisé, le Mali a choisi l’ordre et la cohérence.<br>Là où d’autres auraient masqué la crise sous le vernis de la communication, il a préféré la transparence et la prudence.</p>



<p>Cette approche, presque confucéenne, illustre une nouvelle pédagogie de la souveraineté. Une pratique qui consiste à assumer la contrainte comme un passage obligé vers la maîtrise de soi.&nbsp;L’État malien démontre qu’il ne s’agit plus d’obéir à la vitesse du monde, mais d’imposer son propre rythme — celui d’une refondation lente, mais consciente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-nbsp-savoir-comme-energie-nationale">Le<strong>&nbsp;savoir comme énergie nationale</strong></h3>



<p>Dans cette parenthèse forcée, un symbole s’impose : l’école malienne reste debout, même les portes closes.Chaque élève, chaque enseignant, chaque parent porte la conviction que l’éducation est la première énergie d’un pays — plus précieuse encore que le carburant.</p>



<p>Car si le Mali manque aujourd’hui d’essence, il ne manque ni de foi, ni de raison, ni de mémoire.&nbsp;Et dans ce monde de vitesse et de vertige, cette leçon de mesure — presque philosophique — fait du Mali un pays qui, même ralenti, avance avec dignité.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le chômage : plus de 105 000 emplois créés en dix-huit mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Découvrez les critères du chômage et l'importance de l'emploi pour la dignité et l'autonomie des individus.</p>
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<p><strong><em>La dignité d’une personne se trouve dans l’exercice d’un emploi le permettant de ne pas dépendre de quelqu’un et de subvenir à ses principaux besoins. C’est pourquoi la quête d’emploi est de plus en plus le souci permanent des hommes, surtout des jeunes. Cette quête est valable sous tous les cieux. Préoccupées par cette situation, les autorités maliennes viennent de publier les efforts qu’elles ont consentis pour la création d’emplois.</em></strong></p>



<p>C’était à la faveur de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;septembre 2025. D’après le communiqué qui en est ressorti, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des ministre<em>s&nbsp;</em>des créations et des pertes d’emplois enregistrées en 2024 et au premier semestre 2025.&nbsp;<em>« Conformément à sa mission de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données statistiques sur le marché du travail, l’Observatoire national de l’Emploi et de la Formation réalise un suivi trimestriel des créations d’emplois effectuées par le secteur public et le secteur privé. »</em>&nbsp;peut-on lire dans le communiqué.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, les données recueillies font ressortir que le secteur public et le secteur privé ont créé respectivement 32 019 et 32 292&nbsp;emplois courant l’année&nbsp;2024 ; 25 939 et 14 962&nbsp;emplois au 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025. En récapitulant, il s’agit de 64 311&nbsp;créés en 2024 (12 mois) et, 40 901 dans le premier semestre de l’année&nbsp;2025. Ce qui fait un total de 105 212&nbsp;emplois créés en dix-huit (18) mois. Cette performance peut sembler invraisemblable. Mais en prenant connaissance des normes internationales de qualification en emploi de telle ou telle activité, l’on peut comprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-appelle-t-on-un-emploi"><strong>Qu’appelle-t-on un emploi ?</strong></h2>



<p>Selon le BIT (Bureau International du Travail) qui assure le secrétariat permanent de l’organisation internationale du travail (OIT), pour être considéré comme chômeur, il faut remplir simultanément trois conditions&nbsp;: ne pas avoir travaillé, même pas une seule heure, durant la semaine de référence ; être disponible pour commencer un emploi dans un délai court (généralement deux semaines) ; avoir activement cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines (candidatures, consultations d’annonces, démarches concrètes, etc.)&nbsp;</p>



<p>En plus, quand un enquêteur sur le chômage se présente chez quelqu’un, il lui pose la question suivante :<em>&nbsp;« Au cours des 7&nbsp;derniers jours, avez-vous travaillé ? Ne serait-ce qu’une seule heure, en échange d’une rémunération ? »</em>&nbsp;Dès que l’enquêté répond par l’affirmative, il n’est plus considéré comme un chômeur. En appliquant cette norme et les critères du BIT, le taux de chômage est, selon le ministre de l’Économie et des Finances, passé de 6,5&nbsp;% en 2022 à 3,5&nbsp;% en 2024 alors que le taux moyen dans la sous-région ouest-africaine est de 6,5&nbsp;%. Ce taux pourrait même être plus bas si l’on prend en considération les nombreux emplois informels. À titre d’exemple, l’introduction récente des moto-taxis ainsi que la pratique de l’orpaillage traditionnel ont créé des milliers d’emplois informels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-milliers-d-emplois-formels-en-cours"><strong>Des milliers d’emplois formels en cours</strong></h2>



<p>En plus de ces emplois déjà acquis, on peut dire qu’il y a beaucoup d’emplois qui sont sur le point d’être pourvus tant dans le secteur public que dans le privé. Dans le secteur public, on peut citer, entre autres, le vaste programme de recrutement dans les rangs des forces de sécurité. En effet, un communiqué daté du 12&nbsp;juin 2025 annonce le recrutement de 2000&nbsp;policiers et de 1000&nbsp;agents de la protection civile (sapeurs-pompiers). En sus, plusieurs concours de recrutement dans le secteur public sont en cours tels que pour ceux des auditeurs de justice de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif.&nbsp;</p>



<p>Dans le secteur privé, on peut évoquer, entre autres, le cas de la compagnie minière&nbsp;B2GOLD qui a annoncé la création prochaine de 2000&nbsp;emplois. Cette annonce a été faite à l’issue d’une audience que le Premier ministre avait accordée, le 23&nbsp;juillet 2025, au vice-président de B2GOLD, Bill Lytle. Auparavant, à l’occasion du lancement officiel de la construction de la raffinerie d’or, il a été dit que cette structure créera 500&nbsp;emplois directs et 2000&nbsp;emplois indirects.&nbsp;</p>



<p>Cependant, il faut noter que parallèlement à la création d’emplois, l’observatoire national de l’emploi a recensé des milliers de pertes d’emploi sur la même période. Les pertes enregistrées s’élèvent à 3 619&nbsp;emplois pour 2024 et 2 037&nbsp;emplois pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>22 septembre 2025 : une fête nationale en démonstration d’unité et de souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 12:26:16 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les préparatifs du 65ᵉ anniversaire de l'indépendance à Bamako le 22 septembre 2025, un événement grandiose.</p>
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]]></description>
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<p><strong><em>À Bamako, les préparatifs du 65&nbsp;ᵉ anniversaire de l’indépendance ne ressemblent en rien à ceux des années précédentes. Défilé militaire grandeur nature sur le boulevard de l’Indépendance, ciel malien quadrillé par les avions… Cette mise en scène n’est pas seulement festive. Elle incarne la volonté du Mali de démontrer sa souveraineté et de répondre par la force symbolique à ceux qui misent sur la peur, le terrorisme économique et la guerre informationnelle.</em></strong></p>



<p>Depuis une semaine, Bamako vit au rythme des préparatifs du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance. Le boulevard de l’Indépendance, artère symbolique de la capitale, est devenu le théâtre de répétitions militaires à grande échelle. Embouteillages monstres, circulation perturbée, regards curieux des passants&nbsp;: tout annonce que cette édition du 22&nbsp;septembre ne sera pas une simple prise d’armes comme par le passé, mais un défilé grandeur nature, aérien et terrestre, où toutes les composantes des forces armées maliennes seront mises en scène. Le ciel, sillonné par les avions militaires, se prépare à résonner au rythme des moteurs et des drapeaux flottants, signes d’un pays décidé à montrer sa force.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-recits"><strong>La guerre des récits</strong></h2>



<p>Mais ce faste annoncé s’inscrit dans un contexte marqué par des menaces récurrentes. À l’approche de chaque 22&nbsp;septembre, les groupes armés terroristes — désormais affaiblis sur le terrain — tentent, avec l’appui de leurs sponsors extérieurs, de semer la peur. Attaques sporadiques contre des civils, tentatives de blocus économiques, rumeurs en ligne. Autant de stratégies désespérées pour imposer une psychose collective. Comme l’a souligné le président de la Transition, Assimi Goïta, dès 2023 à Sikasso, ce « <em>terrorisme économique</em> » vient s’ajouter au terrorisme avec violence armée et terrorisme médiatique.</p>



<p>Aujourd’hui, la bataille ne se joue plus uniquement sur les champs de combat. Elle se déroule aussi dans les esprits, à travers une guerre informationnelle où les réseaux sociaux deviennent des armes à double tranchant. Fausses nouvelles, campagnes de désinformation, vidéos manipulées. Tout est mis en œuvre pour affaiblir la confiance des Maliens en leur État. Mais le paradoxe est là&nbsp;: plus les offensives militaires et informationnelles des terroristes échouent, plus l’adhésion populaire au projet souverainiste incarné par l’AES se renforce.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-fete-comme-message-politique"><strong>Une fête comme message politique</strong></h2>



<p>Ainsi, la célébration du 65&nbsp;ᵉ anniversaire de l’indépendance dépasse largement le cadre commémoratif. Elle sera un signal clair envoyé aux partenaires comme aux adversaires. Le Mali entend assumer pleinement sa souveraineté et sa résilience.</p>



<p>Derrière les uniformes impeccablement alignés et les avions qui strieront le ciel de Bamako, c’est un message d’unité et de détermination qui sera adressé. Dans un Sahel en recomposition, où la guerre hybride mêle économie, information et politique, la fête nationale se mue en acte de résistance.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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