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	<title>Archives des résilience climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des résilience climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Souveraineté hydrique : 22 millions de Maliens bientôt couverts par la PNE 2026-2035</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La souveraineté hydrique au Mali est renforcée grâce à la Politique Nationale de l'Eau 2026-2035, un enjeu crucial pour l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali franchit un nouveau cap dans la gestion de ses ressources hydriques. Sous la direction du Ministère de l’Énergie et de l’Eau, le gouvernement de la République du Mali a adopté la Politique Nationale de l’Eau (PNE) 2026-2035, un plan stratégique ambitieux visant à assurer l’accès universel à l’eau potable et à renforcer la souveraineté hydrique du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 22 millions d’habitants et un contexte sahélien fortement exposé aux changements climatiques, le Mali fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau. La PNE 2026-2035 répond à cette urgence en plaçant l’accès à l’eau potable au sommet des priorités nationales, conformément à la Constitution du 22 juillet 2023 qui consacre l’eau comme un droit fondamental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique traduit la volonté des autorités maliennes de garantir la justice sociale, la dignité humaine et la réduction des inégalités dans l’accès aux services essentiels, notamment pour les populations vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-ambitieuse-pour-2035"><strong>Une vision ambitieuse pour 2035</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La PNE fixe un objectif clair : d’ici 2035, toutes les ressources en eau du Mali seront connues, mobilisées et gérées durablement, afin de fournir à chaque citoyen un accès inclusif et équitable à l’eau potable. Le programme s’inscrit dans la stratégie nationale « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma </em>» et vise à aligner le pays sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de la PNE repose sur quatre programmes majeurs :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1-Programme National d’Accès à l’Eau Potable (PNAEP) – axe prioritaire, concentrant 89,83 % des investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2-Programme National des Aménagements Hydrauliques (PNAH) – pour sécuriser les infrastructures hydrauliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3-Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE) – pour une gestion durable selon les bassins et aquifères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4-Programme National de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement (PNGSEA) – pour renforcer transparence, participation et redevabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-investissement-strategique-de-3-051-milliards-f-cfa"><strong>Un investissement stratégique de 3 051 milliards F.CFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût global de cette politique sur la période 2026-2035 est estimé à 3 051 499 235 005 F.CFA. Cet investissement mobilisera les ressources de l’État, des collectivités territoriales, des bénéficiaires et des partenaires techniques et financiers. Au-delà de l’accès à l’eau potable, ce projet est un levier pour la croissance économique, la sécurité alimentaire, la santé publique et la résilience climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La PNE prévoit également la création d’une architecture institutionnelle renforcée : Conseil Supérieur de l’Eau auprès du Président de la République ; Renforcement des organes consultatifs nationaux et territoriaux ; Établissement progressif d’Agences de gestion de l’eau par bassin et aquifère ; Consolidation de la Police de l’Eau pour protéger les ressources et appliquer la législation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des outils stratégiques, tels que le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et le Système National d’Information sur l’Eau, viendront soutenir la planification et le suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la PNE 2026-2035, le Mali affirme sa détermination à placer l’eau au cœur du développement durable et de la transformation économique nationale. Le Ministère de l’Énergie et de l’Eau appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se mobiliser pour garantir la réussite de ce chantier stratégique au service des générations présentes et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.Touré</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le FMI accorde 248 millions de dollars au Niger et au Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 18:24:12 +0000</pubDate>
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<p>Le FMI accroît son appui au Burkina Faso et au Niger avec un financement de 248 millions de dollars pour la croissance durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre appui budgétaire et financement climatique, l’institution de Bretton Woods renforce son engagement dans deux économies sahéliennes confrontées à des défis sécuritaires, financiers et environnementaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’octroi d’un financement global de 248 millions de dollars en faveur du Niger et du Burkina Faso, destiné à consolider leur stabilité macroéconomique et à soutenir des réformes structurelles, notamment face aux risques climatiques. Cette enveloppe s’inscrit dans plusieurs programmes d’assistance combinant soutien budgétaire et mécanismes de résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-priorite-a-la-resilience-climatique"><strong>Priorité à la résilience climatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), environ 61 millions de dollars seront attribués au Niger et 33,2 millions au Burkina Faso. Ce dispositif vise à aider les États bénéficiaires à stabiliser leurs finances publiques tout en posant les bases d’une croissance durable. Pour Niamey, ce décaissement reste conditionné à l’approbation finale du conseil d’administration du FMI après validation de la revue du programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces montants s’ajoute un financement spécifique orienté vers la lutte contre les effets du changement climatique. Le Niger devrait recevoir 30 millions de dollars supplémentaires, tandis que 124 millions sont destinés au Burkina Faso au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces ressources doivent permettre d’investir dans des projets visant à réduire la vulnérabilité environnementale, renforcer les infrastructures et améliorer l’adaptation des économies locales aux chocs climatiques. Les financements devraient s’étaler jusqu’en septembre 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces appuis interviennent dans un contexte paradoxal. Malgré des contraintes sécuritaires et budgétaires persistantes, les perspectives économiques du Niger demeurent relativement robustes. Selon des données officielles relayées par l’agence nationale de presse, la croissance moyenne du pays a atteint environ 6,5 % sur la période 2023-2025, avec des projections avoisinant 7 % entre 2026 et 2029.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-strategique-dans-un-sahel-fragilise"><strong>Un soutien stratégique dans un Sahel fragilisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique s’inscrit dans la volonté affichée par le président Abdourahamane Tiani de renforcer la souveraineté économique nationale, notamment à travers une gestion autonome des ressources naturelles et une commercialisation directe de produits stratégiques comme l’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le FMI, ces programmes constituent à la fois un instrument financier et un levier d’influence économique dans une région où les besoins d’investissement restent considérables. Le double volet — stabilité macroéconomique et résilience climatique — traduit l’évolution de l’approche de l’institution, désormais attentive aux risques environnementaux susceptibles de fragiliser les équilibres budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que l’efficacité de ces financements dépendra de la capacité des États bénéficiaires à mener les réformes promises et à orienter les fonds vers des projets structurants. Dans un Sahel en recomposition politique et économique, ces ressources pourraient jouer un rôle déterminant pour soutenir la croissance et renforcer la crédibilité financière des deux pays sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le programme ambitieux de résilience hydrique au Mali vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les régions vulnérables du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retards-inquietants-dans-la-mise-en-oeuvre"><strong>Des retards inquiétants dans la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « <em>Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-assainissement-et-climat-un-defi-structurel"><strong>Eau, assainissement et climat : un défi structurel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « <em>analyse approfondie des documents</em> » et à formuler des recommandations « <em>pertinentes</em> » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « <em>Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations </em>», a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:35:22 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique dans le changement climatique : renforcement des systèmes d'alerte précoce après une année de crises climatiques.</p>
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<p class="wp-block-paragraph" id="h-a-l-issue-d-une-annee-2025-marquee-par-des-crises-climatiques-a-repetition-experts-institutions-et-scientifiques-reunis-par-africa-21-appellent-a-renforcer-les-systemes-d-alerte-precoce-accelerer-l-adaptation-et-preparer-une-cop32-africaine-strategique-tout-en-se-premunissant-contre-la-montee-de-la-desinformation"><em><strong>À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier «&nbsp;<em>Rendez-vous de l’environnement</em>&nbsp;» organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales,&nbsp;est sans appel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C&nbsp;</em>», rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent paie un lourd tribut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.</li>



<li>RDC – 165 morts après les crues d’avril.</li>



<li>Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.</li>



<li>Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-n-est-pas-victime-elle-est-porteuse-de-solutions"><strong>« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double :&nbsp;«&nbsp;<em>Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les&nbsp;opportunités du continent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,</li>



<li>65 % des terres arables encore disponibles,</li>



<li>le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,</li>



<li>une urbanisation rapide permettant d’« <em>éviter les erreurs du Nord</em> ».</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-adaptation-la-bataille-cruciale"><strong>Adaptation : la bataille cruciale</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque africaine de développement rappelle que&nbsp;9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais&nbsp;60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un programme de 25 milliards USD,</li>



<li>un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.</li>



<li>L’OMM met en avant l’initiative « <em>Alerte précoce pour tous </em>», qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop30-avancees-deceptions-et-enjeux-pour-la-cop32"><strong>COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,</li>



<li>Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,</li>



<li>Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,</li>



<li>Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).</li>



<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mais deux dossiers restent bloqués :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la sortie des énergies fossiles,</li>



<li>un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop32-en-ethiopie-a-l-afrique-de-prendre-le-leadership"><strong>COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement&nbsp;</em>», insiste le WWF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les priorités africaines déjà identifiées :&nbsp;une&nbsp;architecture financière adaptée,&nbsp;un&nbsp;accès simplifié au financement climatique,&nbsp;une&nbsp;transition énergétique juste,&nbsp;une&nbsp;valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la BAD, l’Afrique doit aussi&nbsp;évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autre-menace-la-desinformation-climatique"><strong>L’autre menace : la désinformation climatique</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Brigitte Perrin (OMM) alerte :&nbsp;«&nbsp;<em>Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent.&nbsp;En réponse, la COP30 a adopté la&nbsp;Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BAD rappelle,&nbsp;de son côté,&nbsp;ses engagements, à savoir: un&nbsp;premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008),&nbsp;6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte,&nbsp;le&nbsp;soutien à la restauration des terres et&nbsp;des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-e-ntre-urgence-et-action-l-afrique-se-prepare"><strong>E</strong><strong>ntre urgence et action, l’Afrique se prépare</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes.&nbsp;Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réhabilitation des routes au Mali : des initiatives de plus pour booster l’économie et créer des milliers d’emplois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 09:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>La Réhabilitation des routes au Mali est vitale pour le développement national. Apprenez comment le pays améliore ses routes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La route du développement passe par le développement (construction et réhabilitation) des routes. C’est pourquoi les autorités nationales ne ménagent aucun effort pour améliorer la connectivité dans le pays. C’est dans ce cadre qu’elles viennent de mettre en œuvre le Projet d’Amélioration de la Connectivité et de la Résilience des Infrastructures routières. Auparavant, elles avaient un vaste programme d’entretien routier pour cette année.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, à l’issue du conseil des ministres du mercredi&nbsp;23&nbsp;juillet 2025, elles ont adopté les textes de ratification de l’Accord de financement du Projet d’Amélioration de la Connectivité et de la Résilience des Infrastructures routières, signé à Bamako, le 21&nbsp;juillet 2025, entre le Mali et l’Association internationale de Développement. D’un montant de 133 356 058 100&nbsp;francs CFA sous forme de prêt, le Projet permettra d’améliorer la connectivité résiliente au climat des corridors routiers prioritaires du Mali à travers, entre autres, la construction de la route Sandaré-Diéma, la réhabilitation de salles de classe, de centres de santé, l’amélioration de 200&nbsp;km de routes rurales dans les zones couvertes par le projet et la conduite d’études techniques pour la réhabilitation du tronçon Douentza-Gao.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative vient s’ajouter à celle déjà en cours dénommée programme d’entretien routier (PER) pour l’année&nbsp;2025. D’un budget de 102&nbsp;milliards de F CFA, le PER 2025 va réhabiliter près de 20 000&nbsp;km de routes à travers le pays. Ce programme d’envergure, piloté par le ministère des Transports et des Infrastructures, vise à désenclaver les régions, fluidifier la mobilité nationale et stimuler l’activité économique, tant en zones rurales qu’urbaines.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-investissement-a-multiples-retombees"><strong>Un investissement à multiples retombées </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, il a pour objectifs clés de désenclaver les régions, de faciliter le transport des productions agricoles, de réduire les coûts logistiques jusqu’à 30 %, d’améliorer l’accès aux soins et à l’éducation, et de renforcer la sécurité et la résilience humanitaire. Il ne s’agit pas seulement de réparer les routes, mais de procéder à l’entretien préventif des axes routiers pour freiner leur dégradation et assurer leur viabilité en toute saison et à la réhabilitation ciblée des tronçons endommagés. Ces grands travaux concernent non seulement les routes nationales, régionales et rurales, mais aussi les pistes d’accès aux marchés, aux centres de santé et aux écoles des zones les plus reculées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PER va bénéficier à plus d’un million de personnes, en ce sens qu’il va faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les marchés, réduisant significativement les pertes post-récolte. Il va également diminuer les charges logistiques pour les entreprises et les transporteurs et faciliter, surtout pour les localités isolées, l’accès aux services sociaux de base (santé, éducation). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PER améliorera l’acheminement de l’aide vers les zones sinistrées ou en crise. Les transports interurbains et régionaux seront réguliers. Le déploiement des forces de défense et de sécurité sera plus rapide. Sur le plan sous-régional, il va renforcer les corridors régionaux vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Cette grande initiative des autorités permettra de protéger les infrastructures contre les effets du changement climatique, notamment les inondations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-de-15-000-nbsp-emplois-crees-nbsp"><strong>Plus de 15 000&nbsp;emplois créés&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme d’entretien routier&nbsp;2025 ne réhabilite pas seulement des routes. Il ouvre de belles perspectives d’avenir surtout pour les jeunes en leur offrant de l’emploi. Plus de 15 000&nbsp;emplois directs et indirects dans le secteur des BTP ( Bâtiments et Travaux publics) sont attendus. Ses emplois qui concernent les jeunes et les ouvriers locaux, avec une priorité pour les jeunes et les ouvriers locaux, voire faire bien occuper des élèves en cette période de vacances scolaires. En plus de ces emplois, le PER va contribuer à l’insertion professionnelle durable dans les métiers des infrastructures, à travers des sessions de formation qu’il va faire pour accompagner les différents chantiers&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que du 14 au 16&nbsp;septembre 2023, le gouvernement a tenu les États généraux sur l’entretien routier avec comme thème central&nbsp;: « <em>Entretien routier&nbsp;: problématiques, solutions et perspectives </em>». Pendant trois jours, les décideurs et l’ensemble des acteurs intervenant dans l’entretien routier au Mali ont passé au peigne fin toute la problématique de l’entretien routier au Mali et proposé des solutions durables aux difficultés rencontrées. Donc, en lançant cet ambitieux Programme d’Entretien routier (PER) pour l’année&nbsp;2025, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire du développement des infrastructures une pierre angulaire de sa politique de souveraineté et de croissance économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : quand l’Afrique aride entre en surchauffe et que l’Occident lambine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Comment le réchauffement climatique en Afrique aride affecte-t-il les vies? Un aperçu des défis face à la chaleur extrême.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par une chaleur insoutenable, dans un silence quasi-global, les zones arides du continent tirent leur sonnette d’alarme. Et personne, ou presque, ne l’entend.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Allah n’est pas obligé, n’a pas besoin d’être juste dans toutes ses choses, dans toutes ses créations, dans tous ses actes ici-bas</em> », écrivait Amadou Kourouma dans une phrase à la fois terrible et lucide, comme un écho prophétique aux tragédies muettes du présent. Kayes, 3 avril 2024. Le&nbsp;<a href="https://www.climatecentre.org/13690/sahel-heatwave-blamed-for-some-100-excess-deaths-in-mali-would-not-have-occurred-without-climate-change-study/">thermomètre crève le plafond à 48,5 °C</a>. Une chaleur brute, inhumaine, implacable. En quatre jours, cent Maliens tombent, non pas sous les balles ou les bombes, mais sous le poids d’un ciel devenu brasier. Le soleil n’a pas d’ennemi, pas de visage, pas de parti. Juste une justice à lui, aussi impénétrable qu’indifférente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epicentre-de-la-detresse-climatique-mondiale"><strong>L’épicentre de la détresse climatique mondiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette ville jadis fière de ses rails, le métal se tord, les certitudes aussi. Ce n’est pas un désastre soudain, mais une agonie diffuse, une apocalypse lente — celle d’un climat qui frappe sans haine, mais avec une efficacité chirurgicale. Face à cette injustice climatique, où mourir de chaleur devient banal, la phrase de Kourouma résonne cruellement juste : l’équilibre du monde ne nous est pas dû. Mais il n’en reste pas moins que les humains en ont, à bien des égards, compromis l’harmonie. Car derrière la chaleur de Kayes, ce n’est pas simplement la fatalité climatique qui se joue, mais bien le prix accumulé de décennies d’inaction, d’aveuglement et d’avidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Sahara grignote les terres, que la faim ravage les villages du Sahel et que les canicules tuent désormais à Kayes, le continent africain est pris dans un compte à rebours climatique. Et pendant que les alertes s’enchaînent, les réponses — financières, politiques, géopolitiques — restent aussi évanescentes qu’un mirage de saison sèche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sahara, Sahel, Corne de l’Afrique&nbsp;: un triangle infernal qui constitue aujourd’hui l’épicentre de la détresse climatique mondiale. Une ligne de front où la température grimpe, les pluies s’évaporent, et les espoirs, trop souvent, se fanent avec les récoltes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-visages-d-un-desastre-silencieux"><strong>Trois visages d’un désastre silencieux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahara</a>, d’abord : 8,5 millions de kilomètres carrés de fournaise, avec des pointes à 50 °C dans le désormais tristement célèbre « <em>triangle de feu</em> » algérien. Puis vient le Sahel, ce trait d’union entre désert et savane, où le <a href="https://www.alliance-sahel.org/presse/le-sahel-face-aux-enjeux-du-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement est 1,5 fois</a> plus rapide que la moyenne planétaire. Là, entre Mopti et Tahoua, les pluies tombent — parfois — pendant trois mois, mais laissent sècheresse, migration et conflits sur leur passage. Et enfin la Corne, ce couloir maudit où la sècheresse de 2020-2023 a laissé <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Horn_of_Africa_drought_(2020%E2%80%932023)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 43 000 morts en Somalie</a>, 23 millions d’affamés, et des troupeaux décimés comme jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les chiffres, aussi vertigineux soient-ils, ne disent pas tout. Ce sont les canicules de février, les sècheresses en spirale, la progression du Sahara vers le sud — 400&nbsp;millions de personnes menacées — et la&nbsp;<a href="https://eu.boell.org/en/SoilAtlas-regreening-Sahara-desert">disparition quasi-totale du lac Tchad</a>&nbsp;qui forcent le constat&nbsp;: quelque chose d’irréversible est en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-la-communaute-internationale-presente-mais-en-retard"><strong>Et la communauté internationale ? Présente, mais en retard</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nations unies, les grandes conférences, les COP, les fonds climatiques… Tout y est. Sauf peut-être l’essentiel : l’urgence. Entre 2021 et 2022, les flux financiers destinés à l’Afrique n’ont couvert que <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">23 % des besoins climatiques</a> estimés du continent. Sur les 200 milliards nécessaires d’ici 2030, à peine 44 sont déboursés. Et quand les sommes sont là, les retards, les lourdeurs administratives et les critères opaques viennent freiner la moindre avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds « <em>Perte et dommage</em> » ? Annoncé, salué, applaudi… mais à zéro dollar décaissé à ce jour. La <a href="https://africanclimatewire.org/2025/05/africa-great-green-wall-initiative-seeks-to-overcome-policy-and-funding-gaps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille verte</a> ? Ambitieuse, elle peine à dépasser les 30 % d’avancement, malgré des promesses de 19 milliards de dollars. Même <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adaptation</a>, ce maillon clé pour survivre, est majoritairement financée par des prêts, accroissant la dette de pays déjà fragilisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resistance-locale-inventivite-africaine"><strong>Résistance locale, inventivité africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, le continent résiste.&nbsp;<em>Résiland Sahel</em>, le programme alimentaire du PAM, les registres de protection sociale adaptative, les bonds innovants comme le&nbsp;<em>Lemur Bond</em>&nbsp;à Madagascar… Autant de preuves que l’Afrique ne se contente plus de subir, mais innove, préviens, reconstruit. Non sans douleur, mais avec dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le sud de la Mauritanie, plus de 300 000 hectares ont déjà été restaurés. À Niamey, à Ouagadougou ou à Bamako, des stratégies nationales émergent, portées par des jeunes, des femmes, des collectifs qui refusent de se résigner. L’observatoire de la Grande Muraille verte, lancé en 2024, tente de mettre un peu d’ordre dans la jungle des portefeuilles climatiques. Mais sans <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">sursaut global</a>, la course est perdue d’avance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce n’est plus une simple crise. C’est une guerre. Une guerre contre la montre, contre la torpeur des bailleurs, contre les mécanismes de financement obsolètes. Une guerre où les soldats sont des éleveurs touaregs sans pâturage, des mères somaliennes sans lait à offrir, des enfants sahéliens sans arbres pour jouer à l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant ce temps, le monde regarde ailleurs. L’Ukraine, Gaza, Taïwan… L’Afrique, elle, brûle en silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-le-continent-reclame-nbsp-du-concret"><strong>Ce que le continent réclame&nbsp;: du concret</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que faire ? Quatre lignes suffiraient&nbsp;: qu’on quadruple les flux financiers avant 2030. Qu’on simplifie, enfin, l’accès aux fonds. Qu’on canalise l’aide via les systèmes sociaux existants. Et qu’on investisse massivement dans la donnée, la vraie, celle du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car pour l’Afrique aride, l’heure n’est plus aux discours. Chaque mois perdu, chaque dollar non versé, chaque hectare non replanté est une promesse de famine, d’exode, de conflit. Et au bout de cette chaîne, il y a le monde entier, car comme le dit un proverbe peul&nbsp;:&nbsp;<em>« Quand la case du voisin brûle, mieux vaut ne pas s’endormir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, si Allah n’est pas tenu à la justice, nous, humains, le sommes. Nous avons une responsabilité morale et politique de rééquilibrer ce qui peut l’être encore : par les politiques climatiques, par la solidarité financière, par la restauration des terres dévastées. À défaut de changer les lois de la physique, il nous reste celle, impérieuse, de la conscience.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : la colère de l’eau et l’indiscipline des hommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:50:42 +0000</pubDate>
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<p>L'inondation et incivisme au Mali soulèvent des questions sur l'avenir de Bamako et l'implication de l'État face à ces crises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’État malien, souvent pointé du doigt à tort, a su tirer les leçons des catastrophes passées pour anticiper l’hivernage&nbsp;2025. Mais à Bamako, plus que les nuages, ce sont les mauvaises habitudes qui inondent les rues. Et si le vrai chantier de résilience n’était pas dans le béton, mais dans les mentalités ?</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura donc fallu que Bamako se retrouve, une fois de plus, les pieds dans l’eau et le cœur en désarroi pour que surgisse la question qui dérange&nbsp;: que peut bien un État, aussi prévoyant soit-il, face à une population qui refuse d’entendre raison ? En 2024, la capitale malienne a suffoqué sous les flots. Près de 100&nbsp;morts, des milliers de sinistrés, des écoles en ruine, des routes effacées et des quartiers transformés en marécages urbains. Le Mali tout entier a payé, au prix fort, son tribut au changement climatique. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas seul responsable de son malheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-est-victime-d-un-desordre-entretenu-et-banalise-nbsp"><strong>Bamako est victime d’un désordre entretenu et banalisé&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes, elles, n’ont pas fui leurs responsabilités. Dès août 2024, l’état de catastrophe nationale fut décrété. Des milliards ont été débloqués pour l’urgence, l’assistance humanitaire, le relogement et la remise en état des infrastructures. L’hivernage&nbsp;2025, lui, a été anticipé avec des opérations de curage préventif de plus de 360 000&nbsp;mètres de canaux et de collecteurs. Le projet PRUBA, financé en partie par la Banque mondiale, a vu ses moyens renforcés. Des écoles, des ponts, des stations de pompage, des réseaux d’assainissement sont en chantier. L’État a agi. Vite. Fort. Et avec méthode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voilà. Aucune politique de résilience urbaine ne peut réussir si elle ne s’appuie pas sur une citoyenneté responsable. Or c’est là que le bât blesse. Depuis des années, on construit n’importe où, souvent illégalement, dans les lits mêmes des marigots censés absorber les eaux de pluie. On jette les ordures dans les caniveaux, on obstrue les passages naturels, on détourne les plans d’urbanisme comme on contourne les lois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et lorsque les pluies viennent, on crie à l’injustice, on accuse l’État, on implore l’aide. Mais qui ose se regarder dans la glace ? Bamako n’est pas victime de la seule colère du ciel, elle est aussi la conséquence d’un désordre entretenu et banalisé par ses propres habitants. Ce n’est pas une accusation, c’est un constat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-incivisme-une-maladie-chronique"><strong>L’incivisme, une maladie chronique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, oui, l’État a sa part de responsabilité historique dans l’urbanisation anarchique. Mais ce nouveau Mali qui émerge, sous la conduite d’autorités conscientes des enjeux, a compris que gouverner, c’est aussi parfois imposé, trancher, et même démolir quand il le faut. La Commission nationale de libération des servitudes a été mise en place. Des centaines de constructions illégales seront rasées. Non pas pour punir, mais pour prévenir. Pour sauver. Pour reconstruire en mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vision « <em>Bamako ville résiliente à l’horizon&nbsp;2030</em> » ne sera pas qu’un slogan. Elle est un cap. Elle exige, de tous, une discipline nouvelle. Car l’État peut planifier, investir, protéger. Mais il ne peut pas curer les consciences à la place des citoyens. Et si l’eau est un fléau, l’incivisme, lui, est une maladie chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps d’en guérir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté alimentaire au Mali : entre volonté politique et limites structurelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Explorez les ambitions du gouvernement malien concernant la souveraineté alimentaire et les défis à surmonter dans l'agriculture.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, tenue à Koulouba sous l’égide du président Assimi Goïta, le gouvernement malien affiche des prévisions ambitieuses : plus de 8 millions de tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton et une intensification des filières végétales et animales à l’horizon 2025-2027. Un pari audacieux au regard des défis structurels : aléas climatiques, insécurité persistante, faible mécanisation et dépendance aux intrants importés. Si le bilan 2024 reste encourageant avec 11 millions de tonnes de céréales, la concrétisation des objectifs repose sur une exécution rigoureuse, des moyens financiers accrus et une coordination renforcée entre l’État et les acteurs du monde rural.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C’est dans l’enceinte solennelle du Palais de Koulouba que s’est tenue, ce 6 mai 2025, la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la présidence directe du général d’armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Transition. Plus qu’un rituel administratif, cette rencontre annuelle a donné le ton d’une ambition assumée : faire de l’agriculture malienne le moteur stratégique de la souveraineté nationale et du développement économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-bilan-solide-dans-un-contexte-difficile"><strong>Un bilan solide dans un contexte difficile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2024 n’a pas été clémente pour le monde rural. Entre inondations dévastatrices, poches de sécheresse au sud, insécurité persistante dans plusieurs localités, flambée du prix des intrants et crises géopolitiques à l’échelle sous-régionale, le secteur agricole malien a été rudement éprouvé. Et pourtant, les chiffres donnent à espérer : 11 010 851 tonnes de céréales récoltées, 640 000 tonnes de coton graine, 234 244 tonnes de pomme de terre, 846 668 tonnes d’oignon et d’échalote, 636 436 tonnes de mangue, 113 218 tonnes de poisson frais et près de 97 000 tonnes de viande contrôlée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances saluées par le Chef de l’État qui, dans son discours inaugural, a souligné la résilience des producteurs maliens, tout en rappelant que près de 80 % de la population active vit de l’agriculture, secteur qui pèse 40 % du PIB national.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-previsions-ambitieuses-pour-2025-2027"><strong>Des prévisions ambitieuses pour 2025–2027</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le terrain des projections que la session a dévoilé ses ambitions les plus ambitieuses. Le Gouvernement prévoit, pour la campagne 2025, une production de plus de 8 millions de tonnes de céréales, dont 3,2 millions de tonnes de riz, 2,8 millions de tonnes de mil, 1,5 million de tonnes de maïset 1 million de tonnes de sorgho. Du côté des autres cultures, les objectifs sont fixés à 508 806 tonnes d’arachide, 297 601 tonnes de niébé, 206 307 tonnes de soja, 244 122 tonnes de tomate, et 264 112 tonnes d’oignon/échalote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, l’État met sur la table un budget ambitieux. En 2024, ce sont 182,4 milliards de francs CFAqui ont été inscrits au budget en faveur des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, avec un taux de décaissement satisfaisant de 92,35 %. Pour 2025, la tendance est au renforcement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-massif-aux-producteurs"><strong>Un soutien massif aux producteurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif a d’ores et déjà annoncé les prix subventionnés des intrants agricoles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Engrais minéraux (sac de 50 kg) : <strong>1</strong>4 000 FCFA</li>



<li>Engrais organiques : 3 000 FCFA</li>



<li>Semences de maïs hybride : 1 500 FCFA/kg</li>



<li>Biostimulant Ovalis : 17 500 FCFA/kg</li>



<li>Coton graine (1er choix) : 300 FCFA/kg</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces subventions, associées à des programmes de mécanisation, de soutien à la pisciculture, à l’élevage, à la valorisation des productions locales et à l’accès facilité au crédit agricole, constituent les piliers d’une stratégie de modernisation et de sécurisation de l’agriculture familiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-chaines-de-valeur-integrees"><strong>Vers des chaînes de valeur intégrées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta a appelé à une rupture décisive avec le modèle agricole extractif. Il a plaidé pour une montée en gamme de l’économie agricole, via la transformation locale, la création de valeur ajoutée, et une meilleure structuration des filières, allant du champ à l’assiette. Le développement de plateformes agro-industrielles et de hubs logistiques régionaux est également en discussion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contraintes restent nombreuses : accès inégal aux intrants, enclavement des zones de production, faible taux de mécanisation, aléas climatiques, fragilité de certaines organisations paysannes. Mais le cap est fixé, et il se nomme souveraineté alimentaire, résilience climatique, et essor du monde rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 15e session du CSA n’a pas seulement dressé un bilan, elle a posé un cap. Celui d’un Mali agricole debout, productif, ambitieux. Un Mali qui, pour la première fois depuis longtemps, ne regarde plus son avenir depuis les guichets extérieurs, mais depuis ses champs, ses greniers, et la force tranquille de ses paysans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pour éviter d’éventuelles inondations : le gouvernement entreprend des travaux d’hercule à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:10:00 +0000</pubDate>
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<p>La prévention des inondations à Bamako est en cours avec des travaux d’urgence. Découvrez leur impact sur la sécurité de la ville.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors d’un forum régional africain sur les prévisions saisonnières en Afrique de l’Ouest et au Sahel tenu à Bamako du 21 au 25&nbsp;avril 2025, les experts de dix-sept pays ont annoncé la précocité de l’hivernage&nbsp;2025 accompagnée d’un risque élevé d’inondations. Une alerte qui n’est pas passée inaperçue au niveau du gouvernement, même si celui-ci était déjà en préparation à cause des inondations meurtrières que le Mali a vécu l’année dernière. C’est dans ce cadre que des travaux d’hercule ont été lancés dans le district de Bamako.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel de ces travaux a eu lieu, jeudi&nbsp;15&nbsp;mai, à Banankabougou dans la commune&nbsp;VI du district de Bamako. C’était sous la présidence du Premier ministre. Le lancement a été suivi d’une visite sur les sites des travaux. Il s’agit de Woyowoyanko et Sabalibougou Courani&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-au-niveau-de-woyowoyanko"><strong>Au niveau de « Woyowoyanko »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le « Woyowoyanko » est le paysage d’un cours d’eau qui sépare les quartiers de Djicoroni-Para et Sebenicoro dans la commune IV du district de Bamako. Il est situé sur la route nationale RN5 qui va en Guinée Conakry. Sur ce bras de cours d’eau se trouve un pont qui subit chaque année des dommages pendant l’hivernage. L’année dernière a été la goutte d’eau qui a débordé le vase, car une partie de ses installations a été emportée par le ruissellement des eaux. Ce qui a créé un blocage des usagers en partance vers Sebenicoro et les localités situées derrière ce quartier. Il en a été de même pour les usagers qui faisaient le trajet inverse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cet ouvrage, qui est très important dans le trafic routier de la partie ouest de Bamako, qui va subir des travaux afin de le rendre plus opérationnel. Les travaux vont consister en la construction d’un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l’existant afin de maintenir en service l’une des artères principales du Mali. La mise en œuvre du projet contribuera à la modernisation du réseau routier, à l’augmentation du niveau de service, à la fluidité du trafic vers Sébénicoro, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations, grâce aux facilités d’accès aux centres socio-sanitaires, aux écoles, aux administrations, aux commerces, ainsi qu’à la réduction du temps de parcours. En plus, il y aura un aménagement d’une voie alternative de 6&nbsp;km au tronçon urbain de la RN5 en commune&nbsp;IV du district de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-sabalibougou-courani"><strong>A Sabalibougou Courani</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un quartier situé dans la commune&nbsp;VI du district de Bamako au sud-est du 3e&nbsp;pont de la capitale. A ce niveau, les travaux portent sur le curage des deux siphons et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires sur la voie d’accès à Sabalibougou Courani. Ces travaux, une fois finis, permettront de drainer les eaux du collecteur principal de Missabougou vers lesdits siphons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces travaux (Woyowoyanko et Sabalibougou Courani) sont exécutés par la Cellule des Travaux routiers d’Urgence (CETRU) pour un montant de 150 000 000&nbsp;francs CFA, et un délai d’exécution de 45&nbsp;jours, sous la supervision de la Direction générale des Routes. Le financement des travaux est entièrement assuré par le budget national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux ouvrages font partie d’un plan d’investissement&nbsp;2025 qui vise à nettoyer 131 073&nbsp;mètres linéaires de collecteurs et 235 365&nbsp;mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district. C’est un plan financé à hauteur de 2,66&nbsp;milliards de francs CFA à travers le Budget spécial d’investissement et le Projet de Résilience urbaine (PRUBA). L’objectif est de garantir une protection efficace à 87,71&nbsp;% contre les inondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – Sahel : la revanche de l’eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 07:29:40 +0000</pubDate>
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<p>Face aux crises mondiales, les pays du Sahel misent sur l’irrigation pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autonomie agricole d’ici 2035.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Afrique, les symboles ne manquent pas. Mais il en est un, discret et pourtant fondamental, qui a fait son grand retour sur la scène sahélienne à Dakar, début avril : l’eau. Pas l’eau potable, sujet déjà dramatique en soi, mais l’eau irriguée, maîtrisée, domptée, canalisée. Celle qui fait pousser le mil, survivre le bétail et, surtout, reculer la pauvreté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dix ans après une première Déclaration sur l’irrigation au Sahel, six pays – Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie, Sénégal – se sont retrouvés à Dakar pour clamer haut et fort une ambition longtemps reléguée au second plan : mettre un million d’hectares de terres en irrigation complète d’ici 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait y voir un voeu pieux de plus. Un «&nbsp;<em>plan de plus</em>&nbsp;», diront les cyniques. Ce serait une erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-alimentaire-face-aux-diktats-du-commerce-international"><strong>La souveraineté alimentaire face aux diktats du commerce international</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Car, dans un monde où le riz thaïlandais double de prix en six mois, où les cargos ukrainiens peinent à franchir la mer Noire, l’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe d’attendre. Elle ne peut plus confier sa sécurité alimentaire aux fluctuations du marché international, ni à la générosité des bailleurs. Elle doit, comme le dit si bien le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, «&nbsp;<em>sortir du paradigme de l’importation alimentaire</em>&nbsp;». Traduction : cultiver pour manger. Et irriguer pour cultiver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Dakar, les ministres ont donc fait plus que discourir. Ils ont signé une nouvelle Déclaration. Ils ont listé les priorités. Ils ont parlé financement. Gouvernance. Résilience climatique. Contribution des agriculteurs. Et, pour une fois, ils ont aussi parlé coopération régionale — et non de frontières hermétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c’est bien là que se joue l’enjeu géopolitique de cette transformation agricole. En investissant dans l’irrigation, les États sahéliens ne cherchent pas seulement à nourrir leurs populations. Ils cherchent à stabiliser leurs territoires. À créer de l’emploi. À rendre caduques les promesses des groupes armés. À montrer qu’un État peut exister autrement que par les casernes. À imposer, aussi, une certaine souveraineté alimentaire face aux diktats d’un commerce international inégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-ne-veut-plus-etre-le-ventre-mou-du-continent"><strong>Le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose, bien sûr, des ressources. Des dizaines de milliards de francs CFA, que les États seuls ne peuvent mobiliser. D’où l’appel lancé au secteur privé, aux bailleurs, aux investisseurs : venez planter vos tuyaux, vos pompes solaires et vos systèmes goutte-à-goutte, mais venez avec une vision. Celle d’une Afrique qui se nourrit elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette Afrique-là, le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent. Il entend devenir le grenier. Une ambition audacieuse, mais pas illusoire. Les technologies existent. Les terres aussi. Les bras ne manquent pas. Seule la volonté politique devait suivre. Elle semble enfin s’éveiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, les 285 000 hectares irrigués depuis 2013 sont bien en-deçà de l’objectif. Mais l’eau, comme la politique, a besoin de temps pour creuser son lit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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