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	<title>Archives des Répression &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 20:59:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président sénégalais a signé une loi sur l'homosexualité, augmentant les peines. Découvrez toutes les implications de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.</em></strong></p>



<p>Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.</p>



<p>Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-peines-desormais-doublees"><strong>Des peines désormais doublées</strong></h2>



<p>Jusqu’ici, les «&nbsp;<em>actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe</em>&nbsp;» étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).</p>



<p>La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire&nbsp;<strong>«&nbsp;</strong><em>l’apologie&nbsp;</em>» de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-de-repression-accrue"><strong>Un contexte de répression accrue</strong></h2>



<p>L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’«&nbsp;<em>actes contre nature</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>transmission volontaire du VIH</em>&nbsp;» ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.</p>



<p>Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de «&nbsp;<em>lesbianisme</em>&nbsp;» ont également été arrêtées.</p>



<p>Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-inquietudes-internationales"><strong>Inquiétudes internationales</strong></h2>



<p>L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait «&nbsp;<em>une atteinte aux droits humains</em>&nbsp;».</p>



<p>Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.</p>



<p>Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.</p>



<p>La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ouattara et ses voisins : le crépuscule du « vieux bloc » ouest-africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:21:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la veille de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat dans un climat tendu. Entre exclusion des rivaux, répression des manifestations et isolement régional, la Côte d’Ivoire vacille entre mémoire des crises et peur du lendemain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À 83 ans, Alassane Ouattara s’avance vers un quatrième mandat sous les applaudissements forcés de ses partisans et les soupirs fatigués d’une opposition décimée. À la veille du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire se souvient de ses blessures passées et s’interroge : la stabilité promise n’est-elle pas devenue un autre nom pour l’immobilisme ?</em></strong></p>



<p>À Abidjan, les vieux démons s’agitent de nouveau. À la veille du scrutin du 25 octobre 2025, l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire a la lourdeur d’une saison sèche qui ne veut pas finir. Les files de partisans, les tentes du RHDP, les affiches soigneusement retouchées du président Alassane Ouattara masquent mal une vérité simple : c’est une élection sans véritable adversité, dans un pays qui se regarde une fois de plus dans le miroir trouble de son passé politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-en-sursis-electoral"><strong>Un pays en sursis électoral</strong></h2>



<p>Cinq candidats seulement sur les soixante dossiers initiaux ont été validés par le Conseil constitutionnel. Exit Laurent Gbagbo, l’ancien président revenu des cendres de La Haye, recalé pour une histoire de casier judiciaire ; exit Tidjane Thiam, héritier d’Houphouët-Boigny et incarnation d’une opposition moderniste, déclaré inéligible pour raisons administratives ; exit encore Affi N’Guessan et Blé Goudé, figures déchues d’une gauche nationale divisée et surveillée.</p>



<p>Reste Ouattara, 83 ans, prêt à rempiler pour un quatrième mandat sous le prétexte juridique de la «&nbsp;<em>remise à zéro</em>&nbsp;» constitutionnelle. Les mots sont polis, la manœuvre, moins. Le pouvoir a verrouillé le jeu. Et l’opposition, décapitée, crie à la confiscation démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fantomes-de-2010-et-la-tentation-du-deja-vu"><strong>Les fantômes de 2010 et la tentation du déjà-vu</strong></h2>



<p>En Côte d’Ivoire, les crises post-électorales ne se ressemblent jamais, mais elles s’enchaînent avec une régularité déconcertante. En 1999, le général Robert Guéï renversait Bédié au nom d’un salut national. En 2010, la bataille des urnes entre Gbagbo et Ouattara vira à la guerre civile, faisant 3 000 morts. En 2020, la candidature d’un Ouattara «&nbsp;<em>troisième mandat</em>&nbsp;» fit à nouveau descendre la rue, laissant 85 morts dans les quartiers populaires d’Abidjan.</p>



<p>Vingt-cinq ans après le premier putsch de son histoire, la Côte d’Ivoire vit toujours sous le règne du soupçon, entre la mémoire des crises et la peur du recommencement. Cette fois encore, les signes ne trompent pas : rassemblements interdits, opposants harcelés, journalistes bousculés, gaz lacrymogènes dans l’air d’Abobo. Le vieux pays du cacao et des cathédrales de béton se prépare à voter, mais sans conviction et sans confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-et-ses-voisins-la-solitude-du-president-roi"><strong>Ouattara et ses voisins : la solitude du président-roi</strong></h2>



<p>Dans la région, Alassane Ouattara est désormais un homme seul.<br>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la CEDEAO qu’il présidait naguère comme un club d’amis du libéralisme tempéré.<br>À Bamako, on raille «&nbsp;<em>le doyen du bloc occidental africain</em>&nbsp;» ; à Niamey, on se souvient des sanctions économiques imposées avec son aval. Le Nigeria d’Asiwaju Tinubu regarde ailleurs, accaparé par ses propres fissures internes. Quant au Sénégal, en pleine recomposition, il n’a plus l’enthousiasme d’antan pour le «&nbsp;<em>modèle ivoirien</em>&nbsp;».</p>



<p>Ouattara demeure, à sa manière, le dernier des mohicans de la vieille CEDEAO, un patriarche entouré de nouveaux régimes militaires dont il ne comprend ni la posture, ni le langage. Ses alliés sont désormais des technocrates européens et des bailleurs internationaux ; ses ennemis, des souverainistes nationaux qui, de Ouagadougou à Bamako, redessinent la carte du pouvoir ouest-africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ordre-a-bout-de-souffle"><strong>Un ordre à bout de souffle</strong></h2>



<p>Les partisans d’Alassane Ouattara parlent de stabilité, de croissance, de continuité.<br>Mais à Abidjan comme à Bouaké, ce mot sonne creux. Sous la façade des tours vitrées du Plateau, les frustrations s’accumulent. Dans les quartiers, on murmure que «&nbsp;<em>le vieux&nbsp;</em>» ne veut pas lâcher ; dans les chancelleries, on se demande jusqu’où il ira pour imposer son dernier mandat.</p>



<p>La Côte d’Ivoire, naguère moteur de la sous-région, se replie sur elle-même, surveillée par ses propres forces de sécurité et ignorée par ses anciens alliés africains.<br>Le temps de l’houphouëtisme triomphant est loin. Désormais, le pays s’avance vers le scrutin avec la peur au ventre, la mémoire du sang encore vive, et un président qui, à 83 ans, semble vouloir entrer dans l’histoire à la force du décret.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-morale-ivoirienne-d-un-vieux-conte-africain"><strong>La morale ivoirienne d’un vieux conte africain</strong></h2>



<p>Comme souvent en Afrique de l’Ouest, le pouvoir a l’allure d’une promesse non tenue.<br>La Côte d’Ivoire, hier symbole de renaissance démocratique, se retrouve au bord d’un nouveau paradoxe : trop stable pour être libre, trop verrouillée pour être apaisée.</p>



<p>Alassane Ouattara voulait incarner la modernité, il risque désormais de symboliser la permanence du pouvoir. Et dans cette région où les transitions s’improvisent souvent au son des bottes, son isolement pourrait bien être le prix de sa longévité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : le pouvoir se dit “debout”, mais chancelle sur ses appuis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:46:29 +0000</pubDate>
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<p>À Madagascar, la situation est confuse avec des mutineries militaires et une lutte pour le pouvoir à Antananarivo.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Antananarivo, le pouvoir malgache tente de reprendre la main après une journée de confusion et de rumeurs. Pendant que des militaires mutins proclament la “prise du pouvoir”, la présidence assure que tout va bien. L’orchestre continue de jouer, même si le bateau tangue.</em></strong></p>



<p>Ce samedi 11 octobre 2025, Madagascar a connu l’un de ces jours où l’histoire hésite entre tragédie et comédie politique. En fin de matinée, des soldats du CAPSAT — le Corps d’administration des personnels et services de l’armée de terre —, déjà entrés dans la légende pour leurs mutineries passées, annoncent qu’ils “<em>prennent leurs responsabilités</em>” et déclarent le pouvoir “<em>dissous</em>”. Dans la foulée, ils instaurent un couvre-feu et appellent la population à “<em>rester chez elle</em>”, ce qui, à Antananarivo, signifie généralement descendre dans la rue.</p>



<p>Quelques heures plus tard, alors que la place du 13-Mai, symbole historique des révoltes malgaches, est envahie par une foule euphorique scandant la fin du régime, la présidence de la République sort enfin de son silence. Le message ? Non, le président Andry Rajoelina n’a pas fui. Oui, il est “<em>au pays</em>”. Et mieux encore : il “<em>coordonne les affaires nationales</em>” aux côtés de son Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo. Un communiqué à la tonalité plus rassurante que crédible, dans un pays où les démentis officiels précèdent souvent les ruptures de régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-en-funambule"><strong>Un Premier ministre en funambule</strong></h3>



<p>Apparu à la télévision nationale, le général Zafisambo — raide comme un porte-drapeau — s’est voulu rassembleur : “<em>Le pouvoir en place se tient debout et est prêt à écouter toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires.”</em></p>



<p>Un ton mesuré, presque apaisé, loin du lexique martial habituel. Comme s’il voulait convaincre que l’on peut encore dialoguer quand les fusils parlent. Le Premier ministre a même rappelé qu’une concertation nationale, sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), est “<em>en cours de préparation”</em>. Une manière de dire que la religion, une fois de plus, sert de planche de salut politique à un État dévissé.</p>



<p>Signe de lucidité ou aveu d’impuissance, Zafisambo a lancé un appel à ne pas “<em>laisser les forces armées s’entretuer</em>”. Une phrase lourde de sens, car elle trahit ce que tout le monde sait : le pouvoir ne contrôle plus totalement ses propres troupes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-presidence-sur-le-fil"><strong>Une présidence sur le fil</strong></h3>



<p>Rajoelina, l’homme de 2009 qui s’était hissé au pouvoir en renversant Marc Ravalomanana avec l’appui de ce même CAPSAT, est désormais rattrapé par sa propre histoire. Ironie du sort : ceux qui l’avaient jadis propulsé pourraient bien aujourd’hui le renverser.</p>



<p>Derrière le vernis des communiqués et les discours d’apaisement, la réalité malgache demeure brutale : une armée fracturée, une population épuisée, un président contesté, et une économie asphyxiée. Le tout sur fond de colère sociale nourrie par la pauvreté et les coupures d’électricité, dans un pays où les illusions de stabilité ne durent jamais plus qu’un cycle électoral.</p>



<p>Pour l’heure, Antananarivo retient son souffle. Le pouvoir dit qu’il “<em>se tient debout</em>”, mais à Madagascar, on sait depuis longtemps que la verticalité politique est un sport de déséquilibriste.</p>



<p>Entre démentis officiels et rumeurs virales, le flou règne, et c’est peut-être cela, le vrai pouvoir du moment : la confusion. Car à Madagascar, comme souvent, les crises politiques ne s’achèvent pas — elles changent simplement d’acteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tunisie : un post Facebook, une condamnation à mort</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 08:06:01 +0000</pubDate>
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<p>La condamnation de Saber Chouchane relance le débat sur la liberté d'expression en Tunisie et le respect dû aux institutions sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Condamné à mort pour des publications critiques sur Facebook, Saber Chouchane, simple citoyen tunisien de 51 ans, cristallise les dérives d’un pouvoir de plus en plus répressif. Derrière l’affaire, un signal glaçant envoyé par le régime de Kaïs Saïed à une société civile déjà sous pression.</em></strong></p>



<p>Saber Chouchane n’est ni militant politique, ni figure de la dissidence tunisienne. À 51 ans, ce père de famille sans emploi stable s’est fait connaître malgré lui par la sévérité de la peine prononcée à son encontre : une condamnation à mort, rendue le 1er octobre par un tribunal tunisien, sur la base de l’article 72 du Code pénal. Son tort ? Avoir publié, sur un compte Facebook au nom provocateur – «&nbsp;<em>Kaïs Saïed l’infortuné</em>&nbsp;» –, une série de messages jugés attentatoires à la forme du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-limites-de-la-liberte-d-expression-a-l-ere-numerique"><strong>Des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique</strong></h2>



<p>Dans les faits, cette décision n’aboutira pas à une exécution : la Tunisie applique depuis 1991 un moratoire sur la peine capitale. Il n’empêche, la disproportion apparente entre l’acte – des publications à faible audience – et la sanction – la plus extrême prévue par le droit tunisien – a suscité un malaise dans l’opinion publique et dans certains cercles de la société civile.</p>



<p>Faut-il s’en étonner ? Pas forcément. Car cette affaire soulève une question plus vaste, et plus actuelle que jamais : celle des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. À une époque où les réseaux sociaux sont devenus des arènes incontrôlées, où chacun se fait tribun ou procureur, la tentation de l’outrance est constante. L’anonymat relatif offert par ces plateformes, la viralité des propos, la culture du clash – tout pousse à la démesure. Et parfois à la transgression.</p>



<p>Or, dans une République, la liberté d’expression n’est pas l’absence de règles. Elle s’exerce dans un cadre : celui de la loi, celui du respect dû aux institutions, et surtout à la fonction présidentielle. Dans toutes les cultures politiques, le chef de l’État incarne la continuité de la nation. En Afrique comme ailleurs, il est, qu’on l’apprécie ou non, une figure d’autorité, dépositaire d’une légitimité populaire, et à ce titre, il mérite respect. Non pas dévotion, mais retenue. Non pas silence, mais mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fermete-ne-saurait-remplacer-la-pedagogie"><strong>La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie</strong></h2>



<p>Cela ne signifie pas que toute critique devient sacrilège, ni que le citoyen doit se taire. Mais il y a, entre la liberté et l’invective, une frontière. Celle que Saber Chouchane, à sa manière, a franchie – peut-être sans en mesurer les conséquences.</p>



<p>Ce que cette affaire révèle, aussi, c’est la difficulté pour des systèmes judiciaires à s’adapter aux mutations de l’espace public numérique. Faut-il pour autant dégainer l’article 72 à la première incartade sur Facebook ? Probablement pas. À l’inverse, peut-on laisser se banaliser les discours de haine, les attaques&nbsp;<em>ad hominem</em>, les remises en cause violentes de l’ordre institutionnel ? Certainement pas.</p>



<p>L’équilibre est délicat. Il suppose, de part et d’autre, responsabilité. Responsabilité des citoyens dans leur expression, mais aussi responsabilité des juges dans l’application des peines. La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie, ni la loi se substituer à la prévention.</p>



<p>Car au fond, ce que cette affaire nous dit, c’est que l’avenir du débat public – en Tunisie comme ailleurs – dépend moins des tribunaux que de notre capacité collective à réapprendre les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique. Cela commence par un principe simple : toute liberté s’arrête là où commence la dignité d’autrui. Et cela vaut aussi, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de celle du chef de l’État.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Togo : Faure l’Éternel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse de la crise politique au Togo: le règne durable de Gnassingbé face à une jeunesse en lutte pour le changement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em><strong>Un demi-siècle après le coup d’État militaire d’Eyadéma, son fils Faure Gnassingbé continue de régner sur le Togo, désormais via une réforme constitutionnelle sur mesure. Mais en juin 2025, une jeunesse décomplexée, dopée aux réseaux sociaux et à la musique contestataire, est descendue dans la rue. Le pouvoir vacille-t-il sous le poids de son propre entêtement ? Ou est-ce simplement le dernier sursaut d’un régime trop longtemps protégé par le silence ?</strong></em></p>



<p>Dans le théâtre politique ouest-africain, il est des régimes qui défient la pesanteur du temps. Des régimes qui, à force de manœuvres juridiques, de verrouillages électoraux et de silences complices, s’installent dans une longévité quasi monarchique. Le Togo est de ceux-là. Cinquante-huit ans après que Gnassingbé Eyadéma s’est emparé du pouvoir par la voie des armes, son fils, Faure, en occupe encore les allées les plus feutrées. À Lomé, l’air du changement se fait rare, et l’opposition, quand elle ne se consume pas dans ses propres contradictions, se heurte au mur d’une dynastie désormais constitutionnellement blindée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-immobilisme-par-le-droit"><strong>L’immobilisme par le droit</strong></h2>



<p>Car c’est bien là que le bât blesse&nbsp;: l’adoption, en avril 2024, d’une nouvelle Constitution par une Assemblée monocolore, sans consultation populaire, a dessiné les contours d’un régime parlementaire sur mesure. Un texte qui consacre l’institution d’un « <em>président du Conseil des ministres</em> » — autrement dit, le chef du parti majoritaire à l’Assemblée — détenteur de tous les leviers du pouvoir exécutif. Un texte que Faure Gnassingbé, sans surprise, a incarné dès le 3&nbsp;mai 2025 en prêtant serment, renforçant ainsi les fondations d’un pouvoir dont il est désormais l’alpha et l’oméga.</p>



<p>Il ne s’agit plus ici d’une simple réforme. Il s’agit d’un coup de force légal. D’un coup d’État constitutionnel qui ne dit pas son nom. Exit le suffrage universel, exit les limites de mandats&nbsp;: tant que l’Union pour la République (UNIR) tiendra la majorité parlementaire, Faure pourra régner à sa guise. Et ce, sans jamais être soumis au verdict populaire. Dans une région secouée par les ruptures de l’ordre constitutionnel — qu’elles soient militaires ou électorales — le Togo vient d’inventer une nouvelle variante du maintien autoritaire&nbsp;: l’immobilisme par le droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mais-voila-nbsp-la-rue-elle-n-a-pas-dit-son-dernier-mot"><strong>Mais voilà&nbsp;: la rue, elle, n’a pas dit son dernier mot</strong></h2>



<p>Les 26, 27 et 28&nbsp;juin derniers, une vague inédite de contestation a déferlé sur Lomé et plusieurs autres villes du pays. À l’origine, une jeunesse lassée de l’inertie, galvanisée par les réseaux sociaux, portée par des artistes et rappeurs comme Aamron — arrêté, interné de force, devenu symbole d’un pouvoir qui vacille. Ce n’était pas un appel des partis classiques, mais un cri du peuple. Brut, spontané, déchaîné. Et la répression, elle, fut à la hauteur de la peur du régime&nbsp;: sept morts, des corps repêchés dans les lagunes, des miliciens masqués, des forces de l’ordre à visage découvert.</p>



<p>Le gouvernement a botté en touche, parlant de « <em>noyade</em> ». La société civile, elle, parle de crimes d’État. Chacun choisira son camp. Mais les faits sont têtus.</p>



<p>Derrière le rideau de cette réforme constitutionnelle se cache une crise plus vaste&nbsp;: celle d’un pays en panne d’alternance, figé dans une pauvreté chronique où 53&nbsp;% de la population vit sous le seuil de pauvreté, où l’économie informelle fait office de planche de salut, et où la moindre hausse du prix de l’électricité — +12,5&nbsp;% en mai dernier — peut mettre le feu aux poudres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mur-de-la-peur-qui-se-fissure"><strong>Le « mur de la peur qui se fissure »</strong></h2>



<p>L’opposition, de son côté, continue à se chercher. Fragmentée, inaudible, parfois discréditée par ses propres revirements, elle a longtemps fait le lit du régime qu’elle prétend combattre. En 2024, un mea culpa tardif a été prononcé, mais le mal est profond. Les FDR, l’ANC, le Parti des Togolais ont bien tenté de faire front, allant jusqu’à exiger la démission de Faure. Mais les institutions sont verrouillées, le système est huilé, et le parti majoritaire agit comme un rouleau compresseur.</p>



<p>Alors, reste la rue. Reste cette jeunesse qui n’a connu que le règne des Gnassingbé. Reste cette société civile qui, à défaut de bulletins de vote efficaces, mise sur le sursaut citoyen. Reste ce que David Dosseh appelle le « <em>mur de la peur qui se fissure</em> ».</p>



<p>Ce qui se joue au Togo, ce n’est pas seulement la fin d’une illusion démocratique. C’est l’usure d’un modèle. Un modèle où une famille confond l’État avec son patrimoine. Où le pouvoir n’est pas transmis par l’élection, mais par l’héritage. Où la politique devient une affaire de lignage et non de légitimité.</p>



<p>Le Togo n’est pas une monarchie. Ce n’est pas la Corée du Nord. Et pourtant, l’ombre portée de la transmission dynastique plane déjà au-dessus de Lomé.</p>



<p>L’histoire retiendra peut-être que ce mois de juin 2025 aura marqué le début de la fin. Non pas d’un règne, mais d’une résignation.</p>



<p>Car même les régimes les mieux huilés finissent toujours par se gripper.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drogue : le Mali brûle ses démons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 12:43:27 +0000</pubDate>
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<p>En  juin 2025, le Mali incinère 128 tonnes de drogues saisies pour montrer sa détermination contre le narco-trafic.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En incinérant 128&nbsp;tonnes de drogues saisies en une année, Bamako ne s’est pas contentée d’un simple geste symbolique. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le Mali a voulu marquer les esprits et affirmer sa détermination à ne plus être l’un des maillons faibles du narco-corridor ouest-africain. Derrière la fumée des stupéfiants brûlés, c’est toute une stratégie de reconquête de souveraineté sécuritaire et sociale qui se dessine.</em></strong></p>



<p>À l’initiative de l’Office central des stupéfiants (OCS), appuyé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ROSEN), cette journée n’a pas été qu’un moment de communication institutionnelle. Le feu mis aux saisies spectaculaires — cocaïne, cannabis, héroïne, crack, tramadol, diazépam, produits pharmaceutiques contrefaits, protoxyde d’azote, chichas et arômes — a tenu de l’acte politique.</p>



<p>Entre juin 2024 et juin 2025, ce sont précisément 127,9&nbsp;tonnes de produits prohibés qui ont été interceptées par les forces de sécurité maliennes — un chiffre inédit, reflet d’un volontarisme affiché mais aussi d’une réalité inquiétante&nbsp;: celle de la montée en puissance du Mali dans les corridors du trafic international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-carrefour-un-pays-cible"><strong>Un pays carrefour, un pays cible</strong></h2>



<p>Car le Mali n’est pas seulement une victime, il est devenu, depuis une décennie, un point de transit stratégique pour les réseaux qui relient l’Amérique latine à l’Europe en passant par le Sahel. Ces flux toxiques s’imbriquent dans les fragilités structurelles du pays&nbsp;: porosité des frontières, zones d’instabilité chronique, corruption diffuse. Mais la donne est peut-être en train de changer.</p>



<p>Avec le soutien logistique et technique de l’ONU, l’OCS et ses partenaires — Police nationale, Gendarmerie, Douanes — semblent mieux armés pour répondre à l’ampleur du défi. L’arsenal juridique a été renforcé, des cellules régionales ont vu le jour, des opérations conjointes sont menées dans les grandes agglomérations comme dans les points de passage ruraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-ciblee-une-societe-vulnerable"><strong>Une jeunesse ciblée, une société vulnérable</strong></h2>



<p>Le choix du 26&nbsp;juin ne doit rien au hasard. En alignement avec les Nations unies, le Mali entend mettre en lumière les ravages sociaux causés par l’usage croissant de drogues dites « <em>de rue</em> ». Tramadol, crack, protoxyde d’azote — ces substances, parfois vendues en pharmacie ou en ligne, font des ravages parmi les jeunes urbains, proies faciles dans un contexte d’oisiveté, de chômage et de vulnérabilité psychologique.</p>



<p>Le trafic, quant à lui, s’est technicisé&nbsp;: réseaux sociaux, messageries cryptées, logistique low cost… Les narcotrafiquants se sont modernisés plus vite que certains services de l’État. Et c’est justement contre cette asymétrie que les autorités veulent se dresser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-d-usure-mais-pas-impossible"><strong>Une guerre d’usure, mais pas impossible</strong></h2>



<p>Dans les discours, une constante&nbsp;: la volonté de ne plus subir. Dans les actes, une série de signaux faibles, mais cohérents. L’incinération de ce 26&nbsp;juin n’est pas un aboutissement, c’est un marqueur. Il signifie que le Mali refuse d’être le ventre mou de la guerre contre la drogue en Afrique de l’Ouest. Il montre aussi que, dans l’ombre des grandes batailles diplomatiques et sécuritaires, un autre front s’est ouvert&nbsp;: celui de la souveraineté sociale et morale, dans un pays où la fragilité des jeunes est un enjeu de stabilité nationale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – Le moment Tchadien ou l’émergence d’une géopolitique de souveraineté en Afrique</title>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2025 07:17:23 +0000</pubDate>
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<p>L'adhésion du Tchad à l'AES pourrait redéfinir les relations de souveraineté en Afrique. Explorez cette nouvelle dynamique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la croisée des tensions politiques et des recompositions régionales, le Tchad esquisse une nouvelle trajectoire stratégique : celle d’une adhésion annoncée à l’Alliance des États du Sahel (AES), qui pourrait bouleverser l’équilibre géopolitique de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et redéfinir les rapports de souveraineté sur le continent.</em></strong></p>



<p>À bien y regarder, ce qui se joue aujourd’hui à N’Djamena dépasse de loin les frontières d’un pays meurtri par des décennies de crises. Ce qui se trame là est peut-être l’un des laboratoires les plus fascinants d’une Afrique cherchant, dans la douleur, à réinventer son destin au XXIᵉ siècle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-parler-d-egal-a-egal-avec-le-reste-du-monde"><strong>Parler d’égal à égal avec le reste du monde</strong></h3>



<p>Car, qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en inquiète, la déclaration du ministre de la Communication du Tchad en faveur d’une adhésion à l’Alliance des États du Sahel (AES) ne relève pas d’un simple effet d’annonce. Derrière les mots de Gassim Cherif Mahamat, il y a une vision, encore confuse sans doute, mais puissamment évocatrice : celle d’un continent qui tente de se libérer des tutelles héritées, de reconstruire ses alliances, et d’inventer ses propres chemins de souveraineté.</p>



<p>Le Tchad, fidèle à son histoire tourmentée, est à nouveau à la croisée des chemins. D’un côté, un régime sorti à peine d’une transition contestée, avec à sa tête Mahamat Idriss Déby Itno, héritier d’une dynastie militaire. D’un autre, une jeunesse urbaine et connectée, avide de justice, réprimée mais debout, incarnée hier par Succès Masra, aujourd’hui par des milliers d’anonymes.</p>



<p>Et pourtant, malgré ce climat de tension politique et sociale, une dynamique plus grande semble à l’œuvre. En rompant avec la France sur le terrain militaire, en s’interrogeant sur le franc CFA, en multipliant les gestes vers le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Tchad exprime une intuition géopolitique majeure : celle de rejoindre une Afrique qui ne se satisfait plus des discours sur le développement, mais qui veut parler d’égal à égal avec le reste du monde, à ses propres conditions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-ne-se-decrete-pas"><strong>La souveraineté ne se décrète pas</strong></h3>



<p>L’AES, malgré ses imperfections, ses fragilités et ses contradictions, représente à ce jour la seule tentative réelle de mutualisation des souverainetés africaines face aux grands enjeux économiques, sécuritaires et monétaires. Que le Togo et le Tchad y songent n’est pas une surprise. C’est une nécessité stratégique pour tous les pays enclavés ou marginalisés par les logiques ouest-africaines dominées par Lagos et Abidjan.</p>



<p>Il y a là une opportunité, mais aussi un piège. Car s’il s’agit de reconstruire de nouvelles dépendances, sous de nouveaux habits, le projet est voué à l’échec. S’il s’agit en revanche de bâtir une alliance démocratique, solidaire, orientée vers l’innovation, la formation et la souveraineté économique, alors l’AES peut devenir bien plus qu’un simple regroupement militaire.</p>



<p>Le Tchad, paradoxalement, pourrait en être l’un des catalyseurs. Mais encore faut-il que son régime comprenne que la souveraineté ne se décrète pas par des slogans. Elle se construit par la confiance, l’État de droit, l’inclusion politique, la liberté d’expression. Le reste, la géopolitique, les alliances, les discours souverainistes, suivront. Ou s’effondreront, comme tant d’autres illusions africaines, si les peuples ne sont pas au cœur du projet.</p>



<p>Il n’est pas interdit d’espérer. Mais il est urgent de regarder la réalité en face. Le moment tchadien n’est pas une fin en soi. C’est peut-être, enfin, le début d’autre chose.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet. Pourquoi relire 1984 en 2025 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 06:18:56 +0000</pubDate>
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<p>En 2025, Orwell n’est plus une référence littéraire, mais un miroir. Dans un monde où la surveillance est volontaire et la vérité négociable, relire 1984 devient un acte de résistance tranquille.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En 2025, Orwell n’est plus une référence littéraire, mais un miroir. Dans un monde où la surveillance est volontaire et la vérité négociable, relire&nbsp;</em></strong><em><strong>1984</strong></em><strong><em>&nbsp;devient un acte de résistance tranquille.</em></strong><em></em></p>



<p>Il n’a jamais été aussi urgent de relire&nbsp;<em>1984</em>. Pas pour le plaisir morbide de constater à quel point George Orwell avait vu juste, mais pour mesurer tout ce que nous avons accepté, lentement, insidieusement, au nom de la sécurité, du progrès, ou du confort.&nbsp;</p>



<p>Nous vivons dans un monde où la surveillance est désormais invisible et consentie. Les écrans sont devenus les complices dociles de notre dépendance à l’instant. La langue se simplifie, se désosse, jusqu’à en devenir inoffensive. L’Histoire s’efface, se réécrit ou s’ignore — selon les besoins du jour. Big Brother n’est plus un dictateur, c’est un algorithme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus qu’une suggestion littéraire, un acte de lucidité</strong><strong></strong></h3>



<p>Orwell, lui, pensait en dictatures bruyantes. Nous avons inventé des démocratures muettes. Et chacun y va de son écran, de son identifiant, de sa géolocalisation offerte, de son visage numérisé avec le sourire. Qui a besoin de policiers quand il y a des abonnements ? Qui a besoin de censure quand l’autocensure est devenue une politesse sociale ?</p>



<p><em>1984</em>&nbsp;ne prédisait pas un régime. Il annonçait une tentation. Celle du repli, de la pensée unique, du refus du doute. Celle, surtout, de croire que la vérité est relative, manipulable, reprogrammable. Relire Orwell aujourd’hui, c’est mesurer à quel point nous avons banalisé l’absurde.</p>



<p>C’est aussi se demander, à quel moment avons-nous cessé de nous en offusquer ? En 2025, alors que les IA rédigent des lois, que les réseaux effacent des réputations, que les vérités se marchandent en temps réel, relire <em>1984</em> n’est plus une suggestion littéraire  mais un acte de lucidité. Une urgence civique.</p>



<p>Pas pour pleurer ce qui s’est perdu. Mais pour défendre, encore, ce qui peut être sauvé.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mauritanie : la farce électorale de Ghazouani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 00:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise post-électorale]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[réélection de Mohamed Ould Ghazouani]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
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<p>Découvrez la crise post-électorale en Mauritanie : tensions politiques, répression et contestation après la réélection de Mohamed Ould Ghazouani.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La réélection de Mohamed Ould Ghazouani dès le premier tour de l’élection présidentielle, le 30&nbsp;juin dernier, a suscité une vague de contestation en Mauritanie. Alors que l’opposition crie à la fraude, des émeutes ont éclaté, entraînant la mort de trois personnes. Retour sur une élection controversée, marquée par des tensions politiques et une répression qui ne faiblit pas.</em></strong></p>



<p>Ah, la Mauritanie. Encore une élection, encore une controverse. Le président sortant, Mohamed Ould Ghazouani, a été réélu le 30&nbsp;juin dès le premier tour, et comme prévu, l’opposition dénonce une « <em>mascarade électorale</em> ». Il semblerait que les élections dans ce pays soient plus une pièce de théâtre qu’un véritable exercice démocratique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-enquete-transparente-et-approfondie"><strong>Enquête transparente et approfondie</strong></h3>



<p>Trois personnes sont mortes dans le sud de la Mauritanie après avoir été arrêtées suite à des émeutes. « <em>Émeutiers</em> », les appelle le gouvernement, dans un contexte de contestation post-électorale. Les scènes de chaos se sont déroulées à Kaédi, dans la vallée du fleuve Sénégal. Le ministère de l’Intérieur explique que des actes de pillage et de vandalisme ont conduit les forces de sécurité à affronter ces « <em>émeutiers</em> » et à en interpeler plusieurs. Deux d’entre eux sont décédés en détention, et le troisième à l’hôpital.</p>



<p>L’absence de précisions sur les circonstances de ces décès laisse un goût amer. Le ministère de l’Intérieur s’est contenté de dire que les « <em>émeutiers</em> » avaient été placés en détention en raison de « <em>l’heure tardive et du nombre élevé de manifestants</em> ». Ah, les euphémismes bureaucratiques.</p>



<p>Deux membres des forces de sécurité ont également été gravement blessés, l’un d’eux étant admis en soins intensifs. Le ministère promet une « <em>enquête transparente et approfondie</em> ». Mais soyons honnêtes, combien de fois avons-nous entendu cette promesse sans que la transparence ou l’approfondissement ne soient au rendez-vous ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-resultats-finaux-attendus-nbsp"><strong>Les résultats finaux attendus&nbsp;</strong></h3>



<p>Cette agitation survient après l’annonce des résultats finaux provisoires, donnant à M.&nbsp;Ghazouani une large victoire dès le premier tour. Le candidat Biram Dah Abeid, donné deuxième, a présenté ses condoléances aux victimes et crié à la fraude électorale, affirmant que la commission électorale est à la solde du pouvoir. « <em>Nous refusons toujours cette mascarade électorale</em> », a-t-il déclaré, appelant les Mauritaniens à « <em>rester debout</em> » et à « <em>manifester pacifiquement</em> ».&nbsp;</p>



<p>Les lendemains de scrutin en Mauritanie sont souvent tumultueux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées à la suite de troubles à Nouakchott et à Nouadhibou, avec une coupure d’Internet mobile qui est devenue une habitude mondiale pour les gouvernements cherchant à étouffer les protestations.</p>



<p>Les résultats finaux doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, mais qui peut douter de l’issue ? Si les résultats sont confirmés, Mohamed Ould Ghazouani, militaire de carrière, continuera de diriger ce vaste pays désertique, un espace de stabilité dans un Sahel troublé par le djihadisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-ombres-de-justice-et-des-echos-de-liberte"><strong>Des ombres de justice et des échos de liberté</strong></h3>



<p>Il est ironique que la Mauritanie, qui n’a pas connu d’attaque djihadiste depuis 2011, continue de lutter contre les démons de la fraude électorale et de la répression politique. Les élections de 2019 avaient déjà été marquées par des heurts et des arrestations. Cette année ne fait pas exception.</p>



<p>En fin de compte, que reste-t-il de ces élections ? Un pays divisé, des familles en deuil, et une population qui se demande quand viendra le véritable changement. Les promesses d’enquêtes et les appels au dialogue semblent creux face à une réalité où la violence et la répression sont la norme. La Mauritanie mérite mieux que cela. Elle mérite une véritable démocratie, où chaque voix compte et où chaque vote est respecté. Mais pour l’instant, nous ne voyons que des ombres de justice et des échos de liberté.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Répression ou préservation? Le Mali dissout une association accusée de troubler l&#8217;ordre public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 19:55:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[préservation]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien annonce la dissolution d'une association civile lors d'une réunion du Conseil des Ministres présidée par le Colonel Assimi GOITA.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>Le mercredi 17 avril 2024, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, le Conseil des Ministres du Mali s&rsquo;est réuni au Palais de Koulouba pour dissoudre l&rsquo;association « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali ». Cette mesure a été prise en réponse à des actions jugées contraires aux principes de souveraineté et d&rsquo;unité nationale du pays.</strong></em></p>



<p>Le gouvernement malien, présidé par le Colonel Assimi GOITA, a annoncé la dissolution d&rsquo;une association civile lors de la session du Conseil des Ministres tenue le mercredi 17 avril 2024. Cette réunion s&rsquo;est déroulée dans la salle de délibérations du Palais de Koulouba, affirmant ainsi l&rsquo;engagement continu du gouvernement envers la souveraineté et l&rsquo;unité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-surveillance-et-regulation-des-activites-des-organisations">Surveillance et régulation des activités des organisations </h2>



<p>Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a présenté au Conseil une décision cruciale concernant la « <em>Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali</em> ». Cette association, formée dans un contexte de crise politique et sociale, a été dissoute sous prétexte de violer les principes fondamentaux de la République, notamment la souveraineté de l&rsquo;État, l&rsquo;unité nationale et la laïcité de l&rsquo;État.</p>



<p>La dissolution s&rsquo;appuie sur la législation en vigueur qui régit les activités des partis politiques et des associations. Selon la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, ainsi que la Loi n°04-038 du 5 août 2004 modifiée, les organisations politiques et civiles doivent opérer dans un cadre qui respecte les principes de l’État. La loi interdit explicitement aux partis de former des associations et aux associations de s&rsquo;engager dans des comportements pouvant compromettre l&rsquo;ordre public et les valeurs de l&rsquo;État.</p>



<p>L&rsquo;association dissoute a été accusée d&rsquo;engager des actions provocatrices qui menacent l&rsquo;ordre public et sapent l&rsquo;autorité de l&rsquo;État. Cette mesure reflète une tendance plus large de surveillance et de régulation strictes des activités des organisations non gouvernementales et politiques au Mali, surtout dans un contexte où la stabilité du pays reste fragile.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-precarite-de-l-espace-accorde-au-debat-democratique">La précarité de l&rsquo;espace accordé au débat démocratique </h2>



<p>La décision du Conseil des ministres soulève des questions importantes sur l&rsquo;équilibre entre la sécurité nationale et la liberté d&rsquo;expression. Elle intervient dans un climat où le gouvernement de transition cherche à renforcer son contrôle sur les dynamiques politiques et sociales du pays, dans le but de maintenir l&rsquo;ordre et de préparer le terrain pour des réformes futures visant la consolidation de la paix et la réconciliation nationale.</p>



<p>Les implications de cette dissolution pour le paysage politique et la société civile du Mali sont profondes. Elles indiquent une volonté ferme du gouvernement de contrôler l&rsquo;espace public et d&rsquo;assurer que toutes les entités fonctionnent en alignement avec les objectifs nationaux définis par l&rsquo;État. Cela pose également un précédent significatif pour la gestion des dissensions au sein du pays, soulignant la précarité de l&rsquo;espace accordé au débat démocratique dans le contexte actuel de transition.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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