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	<title>Archives des rencontres de Bamako | Sahel Tribune</title>
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		<title>Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie : refabuler les récits pour une identité nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 10:21:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Rencontres de Bamako 2026 placent la « Refabulation » au cœur de leur 15ᵉ édition. Une invitation à repenser les récits africains à travers la photographie, l’imaginaire et la création contemporaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Maison Africaine de la Photographie a accueilli, le mardi 2 juin 2026, une rencontre d’échange avec les photographes et artistes visuels autour du thème « Refabulations ». En présence du Dr Salia Malé, représentant le ministre Mamou Daffé, les discussions ont permis de poser les bases d’une biennale qui veut donner à l’Afrique la possibilité de se raconter à travers son propre imaginaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie se dérouleront du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 dans plusieurs lieux culturels de Bamako, dont le Musée national, la Maison Africaine de la Photographie et le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Créées en 1994, elles sont devenues le principal rendez‑vous international consacré à la photographie africaine contemporaine, attirant chaque édition des artistes et des penseurs venus du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de cette 15ᵉ édition est porté par la commissaire générale Armelle Dakouo, qui s’est inspirée des réflexions de l’écrivain nigérian Chinua Achebe. Cette orientation traduit une volonté de revisiter les récits africains en les libérant des cadres imposés, afin de donner aux artistes la possibilité de créer de nouvelles narrations enracinées dans l’imaginaire du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réflexion sur l’imaginaire africain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le panel était composé du Dr Salia Malé, de Sonia Guillotin Keïta et d’Abdou Ouologuem, sous la modération d’Elhadj Amadou Diop. Chacun a apporté une vision particulière de ce que signifie refabuler. Les échanges ont montré que ce concept n’est pas seulement théorique, mais qu’il peut devenir une pratique artistique et culturelle, capable de transformer la manière dont l’Afrique est perçue et racontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdou Ouologuem a expliqué que la refabulation consiste à penser l’Afrique à travers son propre imaginaire. Pour lui, il est essentiel de rompre avec les récits imposés de l’extérieur, qui enferment le continent dans des clichés. Refabuler, c’est inventer de nouvelles histoires, se réapproprier la narration et affirmer une identité culturelle autonome, libérée des carcans hérités de la colonisation et des représentations figées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Dr Salia Malé, la refabulation est le fait que les autres t’ont mis dans une situation que tu as fini par accepter, une manière de montrer comment des récits imposés peuvent enfermer une personne ou une communauté dans une réalité subie. Il a ajouté que la refabulation commence aussi lorsque tu refuses des stéréotypes, car ce refus marque le point de départ d’une réinvention des récits et ouvre la voie à une identité culturelle plus libre et affirmée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fabulation comme outil créatif puissant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sonia Guillotin Keïta a rappelé que la fabulation est une faculté humaine universelle. Elle permet de construire de nouveaux récits et de faire émerger des peuples nouveaux. Elle a insisté sur l’importance de cette démarche créative pour inventer des formes narratives libératrices. Refabuler, selon elle, c’est transformer les imaginaires collectifs et ouvrir des horizons culturels inédits, capables de réenchanter le monde et de donner une nouvelle place à l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Rencontres de Bamako se positionnent ainsi comme un espace de réflexion et de création. En plaçant la refabulation au cœur de cette 15ᵉ édition, elles invitent les artistes à dépasser les cadres traditionnels et à explorer de nouvelles voies. Bamako devient un laboratoire d’idées, où l’art n’est pas seulement esthétique, mais aussi un outil de transformation sociale et culturelle, capable de toucher les imaginaires et de changer les perceptions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La photographie comme langage universel africain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie, au centre de cette biennale, est un langage universel. Elle permet de déconstruire les clichés, de proposer des visions inédites et de donner une voix aux invisibles. Les artistes présents ont rappelé que l’appareil photo peut devenir un instrument de résistance et de réinvention identitaire. À travers l’image, il est possible de refabuler le monde et de montrer une Afrique plurielle, créative et affirmée, loin des représentations figées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des interventions individuelles, la rencontre a mis en lumière une dynamique collective. La refabulation ne peut être portée par un seul acteur, mais nécessite une mobilisation des institutions, des artistes et des penseurs. Ensemble, ils peuvent construire des récits pluriels, capables de refléter la diversité des expériences africaines et de nourrir un imaginaire commun. Cette démarche collective est la clé d’une identité renouvelée et partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une identité africaine réinventée durablement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La refabulation apparaît ainsi comme une invitation à dépasser les héritages figés et à construire une identité africaine nouvelle. Elle ne se définit pas par opposition, mais par affirmation. Elle s’appuie sur la créativité, la mémoire et l’imaginaire pour proposer des récits qui parlent au présent et ouvrent des perspectives pour l’avenir. Les Rencontres de Bamako deviennent le lieu où cette réinvention prend forme et se déploie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre préparatoire a donné le ton de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako. En plaçant la refabulation au centre des débats, elle a ouvert un espace où l’Afrique se raconte par elle-même. Bamako s’affirme comme une capitale culturelle, où la photographie devient un outil de libération et d’invention. Les artistes sont désormais invités à refabuler le monde, à partir de leur propre imaginaire, et à offrir de nouveaux récits au continent et au reste du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie : « refabulation » pour réinventer les récits  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:58:25 +0000</pubDate>
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<p>La 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie se tiendra de novembre 2026 à janvier 2027 autour du thème “Refabulation”, entre création artistique, mémoire et souveraineté culturelle africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les activités de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie ont été officiellement lancées ce jeudi 14 mai 2026 à la Maison africaine de la photographie. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière, du Tourisme, Mamou Daffé, en présence de la Commissaire générale Armelle Dakouo, du Délégué général El Hadj Amadou Diop ainsi que de nombreux invités diplomatiques et culturels.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition se déroulera du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, avec une semaine professionnelle prévue du 26 novembre au 2 décembre. Placée sous le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;», elle s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la culture décrétée par les autorités maliennes. Comme toutes les éditions précédentes, elle demeure consacrée à la photographie contemporaine africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une biennale fidèle à la photographie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le ministre Mamou Daffé a rappelé que la photographie n’est pas seulement un outil pour capter l’image, mais une écriture du réel, une mémoire vivante, un miroir des sociétés en mutation. Il a insisté sur la capacité des artistes à imaginer une nouvelle Afrique ainsi qu’un nouveau Mali à travers leurs œuvres, en contribuant à la construction de récits collectifs et à la projection vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;» puise son inspiration dans la pensée de l’écrivain nigérian Chinua Achebe. La commissaire Armelle Dakouo conçoit la refabulation comme une méthode de création, une résistance face aux récits dominants. Elle invite les artistes africains, diasporiques, afro‑descendants à réinventer les narrations. La photographie devient une puissance narrative, capable de transformer les perceptions et de proposer de nouveaux imaginaires collectifs.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="530" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg" alt="Les participants à la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako" class="wp-image-22397" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--768x397.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--585x303.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--600x310.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg 1032w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement de  la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, le 14 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Refabulation&nbsp;» comme outil de résistance culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme le principal rendez‑vous international consacré à la photographie africaine contemporaine. Elles ont révélé des figures majeures telles que Seydou Keïta ou Malick Sidibé. Pendant deux mois, Bamako se transformera en épicentre mondial de l’art visuel, renforçant la souveraineté culturelle du Mali ainsi que son rayonnement international. Cet événement incarne la continuité d’une identité artistique africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Délégué général El Hadj Amadou Diop a, pour sa part, insisté sur la portée collective de cette Biennale. Il a affirmé que participer à cette édition est un acte de résistance et a annoncé l’investissement de six sites principaux à Bamako dont la Maison africaine de la photographie, le Musée national du Mali, le Mémorial Modibo Keïta, le Palais de la Culture ainsi que la Place OMVS.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Six sites culturels mobilisés à Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un appel à projets a été lancé pour associer un large réseau d’artistes et multiplier les voix créatives. Les Rencontres de Bamako ne se limitent pas à une sélection officielle : elles invitent photographes, vidéastes, plasticiens africains et diasporiques à s’emparer du thème sous toutes ses formes. Expositions, performances, interventions in situ, résidences courtes ainsi que contributions numériques viendront enrichir la programmation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a insisté sur la dimension éducative de l’événement. Des ateliers pour enfants, des conférences ainsi que des débats universitaires sont prévus afin de renforcer la transmission des savoirs. La Biennale devient un outil pédagogique, permettant aux jeunes générations de découvrir la photographie comme mémoire vivante, miroir des sociétés. Elle s’inscrit dans une logique de formation citoyenne.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dimension éducative au cœur de l’édition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 15ᵉ édition se veut une renaissance culturelle ainsi qu’une affirmation de la souveraineté africaine. Elle défend le narratif malien ainsi que celui du continent sur la scène internationale, en rappelant que la culture est un pilier du développement durable, du dialogue des peuples. Les organisateurs invitent les artistes à faire de cette Biennale un moment de partage, de rayonnement, au‑delà des frontières africaines.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale africaine de la photographie est un espace d’excellence, d’innovation, de rayonnement continental. Elle incarne la conviction que l’art ainsi que la culture sont des solutions durables pour bâtir une Afrique unie, souveraine, prospère. Bamako s’apprête à vibrer au rythme de la création photographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontres de Bamako : la Biennale africaine de la photographie prépare sa 15ᵉ édition en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La commissaire générale de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Armelle Dakouo, a été reçue par le ministre Mamou Daffé. La Biennale africaine de la photographie se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 autour du thème « Refabulation ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La commissaire générale de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Armelle Dakouo, a été reçue par le ministre Mamou Daffé. La Biennale africaine de la photographie se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 autour du thème « Refabulation ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques mois de son ouverture, la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie se précise. Le mardi 12 mai 2026, la commissaire générale de cette nouvelle édition, Armelle Dakouo, a été reçue en audience par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, organisée dans la capitale malienne, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la manifestation culturelle, qui se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 à Bamako. Considérée comme la plus grande plateforme consacrée à la photographie sur le continent africain, la biennale entend cette année encore réunir artistes, curateurs et professionnels de l’image venus d’Afrique et d’ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rencontre pour lancer les préparatifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commissaire générale était accompagnée de Tidiane Sangaré, directeur général de la Maison africaine de la photographie, ainsi que du délégué général des Rencontres de Bamako, El Hadj Amadou Diop.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’audience, les échanges ont porté sur plusieurs aspects liés à l’organisation de la biennale, notamment les derniers réglages de la cérémonie officielle de lancement, prévue le 14 mai 2026 dans les locaux de la Maison africaine de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a également permis de présenter officiellement au ministre la nouvelle commissaire générale, sélectionnée à l’issue d’un appel à candidatures international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une édition placée sous le thème « Refabulation »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu pour cette 15ᵉ édition, « <em>Refabulation</em> » — une technique littéraire, artistique utilisée en théorie culturelle pour reprendre une histoire existante et la raconter différemment, en imaginant d’autres points de vue, d’autres voix ou d’autres interprétations — a été salué par le ministre Mamou Daffé, qui a adressé ses félicitations à la commissaire générale pour sa nomination et pour l’orientation artistique proposée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce concept entend explorer les nouvelles manières de raconter l’Afrique et ses sociétés, à travers la photographie contemporaine. Dans l’esprit des organisateurs, il s’agit de mettre en avant des récits visuels capables de revisiter l’histoire, l’identité et les imaginaires du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un événement majeur pour la photographie africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme l’un des rendez-vous incontournables de la scène artistique africaine. Organisée à Bamako, la biennale contribue à révéler de nouveaux talents et à renforcer la visibilité internationale des photographes africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, cet événement représente également un levier important pour la diplomatie culturelle et l’attractivité touristique du pays, qui intervient au cours de «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les Rencontres de Bamako, vitrine de la photographie africaine dans un monde en recomposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 09:02:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Rencontres de Bamako reviennent en 2026 pour célébrer la photographie et la culture africaine sur la scène internationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali a annoncé, le 25 février 2026, l’organisation de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, prévue de novembre 2026 à janvier 2027. Dans un contexte de recomposition des équilibres culturels et géopolitiques, les autorités présentent cet événement comme un instrument de diplomatie culturelle et d’affirmation du récit africain sur la scène internationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni le 25 février au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres malien, présidé par le général d’Armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 dans la capitale malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1994, la Biennale africaine de la photographie de Bamako s’est progressivement imposée comme l’un des principaux rendez-vous consacrés à la photographie contemporaine du continent et de sa diaspora. L’événement, qui combine expositions, résidences d’artistes, rencontres professionnelles et débats, a contribué à révéler plusieurs générations de photographes africains sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-evenement-culturel-au-coeur-d-enjeux-politiques"><strong>Un événement culturel au cœur d’enjeux politiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa communication au Conseil des ministres, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présenté la biennale comme un espace stratégique de promotion de la création photographique africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de sa dimension artistique, l’événement est désormais investi d’une portée politique plus large. Les autorités maliennes soulignent en effet que la manifestation intervient dans « <em>un contexte mondial marqué par des recompositions culturelles, géopolitiques et médiatiques</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, les grandes manifestations culturelles africaines – festivals, biennales ou foires d’art – sont de plus en plus perçues comme des instruments d’influence symbolique, permettant aux États d’affirmer leur présence dans les circuits internationaux de la culture et de la création.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-vecteur-de-souverainete"><strong>La culture comme vecteur de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, Bamako cherche à faire de la Biennale un outil de diplomatie culturelle et un espace de production d’un « <em>narratif africain</em> ». Cette notion, de plus en plus mobilisée dans les politiques culturelles du continent, renvoie à la volonté de reprendre la maîtrise des récits et des représentations de l’Afrique dans les médias et les institutions culturelles internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, pays engagé depuis 2020 dans une transition politique et dans une redéfinition de ses partenariats internationaux, la culture apparaît comme un vecteur de projection symbolique et d’affirmation identitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 15ᵉ édition est placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à renforcer la place des productions artistiques africaines dans les débats contemporains sur l’image, la mémoire et les identités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-carrefour-culturel-ouest-africain"><strong>Bamako, carrefour culturel ouest-africain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les difficultés sécuritaires et économiques auxquelles le pays reste confronté, Bamako continue de revendiquer son statut de capitale culturelle en Afrique de l’Ouest. Les Rencontres de Bamako participent depuis trois décennies à cette ambition, en attirant artistes, commissaires d’exposition, chercheurs et institutions culturelles du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, la prochaine édition devra à la fois consolider la place historique de la Biennale dans le paysage artistique africain et affirmer le rôle du Mali comme espace de réflexion et de création au cœur des transformations culturelles du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 15ème édition intervient dans le cadre de l’année de «&nbsp;<em>l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», décrété par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kani Sissoko : « L’œil du photographe est sensible aux faits sociaux qui l’entourent »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 10:26:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[biennale africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Kany Sissoko]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontres de Bamako]]></category>
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<p>Portant toujours en bandoulière son joli bijou (appareil photo), Kani Sissoko fait partie de ces jeunes dames de la nouvelle génération de la photographie qui hisse le drapeau malien au firmament de la photographie mondiale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kani Sissoko est une photographe spécialisée à la photographie d’art, avec une expérience de près d’une décennie. Elle s’exprime sur ses vécus, les faits sociaux, notamment l’autonomisation des femmes, l’univers secret des femmes, le mariage forcé et tant d’autres sujets, qui l’ont propulsé aujourd’hui au sommet du 9<sup>e</sup>&nbsp;art malien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projecteurs viennent de se braquer sur la <a href="https://www.rencontres-bamako.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">13e édition <em>des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie</em></a>, le 8 décembre dernier, au musée national de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« L’œil de Bamako »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un événement majeur du 9<sup>e</sup>&nbsp;art malien, africain et mondial. Jusqu’en février 2023, les admirateurs de la photographie pourraient ainsi vivre au rythme des clichés, qui redonnent à la capitale malienne, sa légendaire renommée&nbsp;: ville de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très loin des époques de <a href="https://www.jeuneafrique.com/199090/societe/les-yeux-de-bamako/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>l’œil de Bamako</em> »</a>, le pionnier Malick Sidibé, sur sa bicyclette, immortalisa les euphories de l’indépendance. C’est le temps des <a href="https://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20180221-yeye-afrique-hallyday" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>yéyés </em>»</a>, «<em> twist et des 45 tours<strong> </strong></em>». Ces images respirent l’insouciance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Portant toujours en bandoulière son joli bijou (appareil photo), <a href="https://www.lesfemmessexposent.com/edition-2018/kani-sissoko-afflictions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kani Sissoko</a> fait partie de ces jeunes dames de la nouvelle génération de la photographie qui hisse le drapeau malien au firmament de la photographie mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de pouvoir d’expression </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours souriante, avec son visage ovale, Kani fait de la photographie un moyen un moyen pour raconter ses peines, angoisses, soucis. Grâce au 9<sup>e</sup> art, cette jeune essaie de peindre également les <a href="https://www.boursorama.com/videos/actualites/la-photographe-kani-sissoko-lutte-contre-les-cliches-dcd60b5a41b82f6d60d4aaf68cb1e53b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perspectives d’un monde meilleur </a>pour les femmes dans un pays patriarcal. Le tout dans des images qui parlent en douceur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La photographie est pour moi, un outil d’exprimer sur des faits sociaux, de raconter mes propres histoires à travers les images. Et de défendre mes idéales </em>», explique Kani Sissoko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a connu la photographie sous l’administration coloniale, plus précisément à la fin du 19<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Depuis cette date jusqu’à l’orée des années&nbsp;60, la photographie, tout comme le cinéma demeure « <em>sous contrôle français </em>», dans beaucoup de territoires africains, encore sous domination française. Une manière d’éviter de nuire aux intérêts de la France, la puissance colonisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à partir des veilles des indépendances que la demande en photographie devient forte, essentiellement en portrait d’identité. Cela coïncide avec une période où les consultations électorales au suffrage universel s’enchaînent, suite à la promulgation de la <a href="https://francearchives.fr/fr/pages_histoire/39444" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi-cadre Defferre en 1956</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« La photo ne peut nourrir personne</strong><strong> »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout juste après les indépendances, notamment au <a href="https://saheltribune.com/musique-la-malienne-black-ad-sacree-laureate-du-prix-decouvertes-rfi-2022/">Mali</a>, les portraits et les œuvres des grands pionniers de cet art ont contribué à étaler l’histoire des euphories des populations notamment celles du Mali. Elle a permis d’immortaliser les balles de nuit dans les premiers «<em> Night-club</em> » de la capitale malienne, d’une jeunesse urbanisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie malienne a parcouru le monde grâce au talent des inoxydables, <a href="https://www.lagaleriedesphotographes.fr/collection/malick-sidibe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Malick Sidibé</a>, <a href="https://www.afriqueinvisu.org/alioune-ba030/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alioune Bâ</a> et Seydou Keïta, désignés par le monde de l’art comme les pères de la photographie africaine. Les héritiers ne se comptent plus du bout des doigts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diplômée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_des_arts_de_Bamako" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Institut national des Arts de Bamako</a>, Kani Sissoko a débuté son stage au musée national, auprès du talentueux feu Alioune Bâ. « <em>Nous étions huit étudiants envoyés par l’INA pour effectuer le stage en audiovisuel au Musée</em> », précise-t-elle. C’est dans ce somptueux lieu, où tiennent chaque deux ans « <em>les Rencontres de Bamako</em> », qu’elle tombe sous la passion de la photographie, dans un pays où la place de la femme demeure le foyer. « <em>On me répétait incessamment : la photo ne peut nourrir personne</em> », évoque-t-elle en souriant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’œil du photographe</strong><strong> </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’était mal connaître Kani, qui a aujourd’hui dans son compteur une vingtaine d’expositions à travers le monde, notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, en France, en Allemagne, en Italie… Elle a également travaillé avec des Organisations non-gouvernementale canadienne, italienne, française et allemande. Celle qui se bat pour l’émancipation et l’autonomisation des femmes dans ses œuvres a exposé avec les grands renoms de la photographie malienne et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle travaille dans la structure Yamarou photo. Une organisation dans la promotion de la photographie au Mali à travers des projets citoyens et de formation à de jeunes aspirants photographes. « <em>Kani est une star de la photographie malienne, elle est connue partout dans le monde. Mais c’est triste de voir que jusqu’à présent cet art est moins considéré au Mali</em> », déplore Seydou Camara, le promoteur de Yamarou photo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1024x768.jpg" alt="Yamarou Photo" class="wp-image-11608" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-150x113.jpg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-696x522.jpg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1068x801.jpg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Yamarou Photo. Kani Sissoko, à droite. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4f7.png" alt="📷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Kani.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui au Mali, avec la révolution de la technologie, la photographie perd de plus en plus de l’attrait. Les smartphones ont presque remplacé les appareils à clics. Mais, selon Kani, « <em>c’est des choses très différentes </em>». Les appareils photo sont pour les professionnels et « <em>qui sait comment traiter, faire des portraits et des photos reportages. Il faut être formé et bien inspiré </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son stage au côté de feu Alioune Bâ au musée national de Bamako, Kani est rentrée dans l’univers de la photographie en 2014. Sur ses démarches artistiques, elle explique&nbsp;: «<em> L’œil du photographe est sensible aux différents faits sociaux qui l’entourent. Il doit à cet effet être le porte flambeau de la société à laquelle on ne peut nullement l’arracher, puisqu’il y est lié par les moyens de son art ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La condition de la femme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions de la jeune photographe, il lui est quelques fois arrivé de prendre une pause et d’observer autour d’elle, en pleine marche<em>. « Quand je vois des tas d’ordures dans la rue, ça me désole et mon instinct me pousse à appuyer sur le déclencheur. Chaque photo prise est un témoignage vivant qu’on garde soigneusement et qu’on partage des fois avec son entourag</em>e », indique Kani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fait et expose des œuvres comme « <em>Quand les murs parlent ». </em>Selon elle, « <em>cette série souligne le lien qui existe entre les femmes et le mur, dans notre société. Depuis la nuit des temps, on parle des questions comme l’émancipation, l’autonomisation, les violences physiques comme psychologiques…, mais on ne montre généralement pas, la source de ces questions ou problèmes. La question de la condition des femmes dans nos sociétés est en fait profond</em>e. ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Kani, « <em>depuis le bas âge on inculque religieusement à la femme que son mari est comme son deuxième dieu. Que son salut ici et à l’au-delà dépend du degré de soumission et d’obéissance qu’elle aura envers son homme. De plus, que cette soumission serait pour les enfants la condition d’un meilleur avenir. Comme si la réussite, la vie et même le destin de la femme se résumeraient à un mariage dans laquelle elle doit tout accepter sans murmures</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Worotan »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sa seconde œuvre est sa propre histoire mise en images. Une histoire sur ses vécus, l’immixtion de ses parents dans ses choix et sur sa vie. Une série qui s’intitule « <em>Worotan </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Après avoir été sous l’emprise des parents durant ma jeunesse, toutes les décisions importantes me concernant appartenaient à mes parents. Ma scolarisation, mon excision et toutes les charges étaient gérées par mon père et ma mère ». </em>Au fil du temps, une nouvelle porte s’ouvre pour la jeune Kany. Une porte que les sages nomment&nbsp;: la porte de la patience et la tolérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Après avoir reçu les conseils des sages, une autre inquiétude s’est réveillée en moi. La chanson du célèbre chanteur <a href="https://www.discogs.com/release/6814787-Djelimadi-Cissoko-n-2-Musique-Malienne-vol-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Djélimady SISSOKO N° 2 </a>a été une illustration des conseils à travers son titre “Worotan Be Mousso Ké djon yé” </em>qui signifie que<em> les 10 colas rendent la femme esclave (faisant allusion au Mariage) », </em>explique Kani <em>, </em>qui n’a de cesse analyser cette affirmation<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la jeune photographe<em>, « dans notre tradition, une femme mariée doit obéir et accepter la volonté de son mari et de ses parents. Elle doit être une aiguille qui renforce les liens de la famille conjugale et non une lame, synonyme de division ». </em>Notre héroïne de la photographie malienne continue d’égrener les maux de la société malienne en ce qui concerne surtout la condition de lafemme <em>, </em>qui<em> « doit accepter le comportement de son mari, et les coups de sa belle-famille en s’armant de patience et de soumission. Son mari a le droit, selon les us et les coutumes, de se marier à 4&nbsp;femmes ». </em>Kani souhaiterait<em> « entendre une autre forme de discours notamment celui de l’amour, de complicité, de protection et de respect ». </em>Elle estime que « Woro tan » doit devenir plutôt le symbole de l’union, de l’amour et non de la privation de la liberté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’amour et la passion </strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres de la photographe sont nombreuses. On y compte également la série « <em>La folie nocturne </em>», qui parle de la rupture d’une relation amoureuse, du chagrin et des mélancolies que cela installe. Aussi, faut-il noter « <em>Décharge</em> », qui évoque la protection de l’environnement au Mali, et « <em>La Racine</em> », qui démontre l’influence jusqu’à présent de la géomancie, jets de Cauris et toutes ces choses mystiques émanant des religions purement africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kani Sissoko, avec ce parcours prometteur dans la photographie, encourage « l<em>es jeunes à d’abord aimer la photographie avant de se lancer dedans. C’est un art basé sur l’amour et la passion. Il ne faut pas rentrer dedans pour juste avoir de l’argent. Je les invite aussi à se former davantage</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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