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	<title>Archives des renaissance africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali Koura ou la fin du fatalisme sahélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:50:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali s’engage sur la voie de la refondation avec Mali Koura, une vision souveraine et inclusive fondée sur le danbé pour bâtir un État fort et digne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À un moment où le Sahel cherche à se réinventer face aux vents contraires de l’histoire, le Mali trace sa propre voie. Porté par la philosophie du&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>danbé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;— cette exigence de dignité, de responsabilité et d’honneur —, le projet&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Mali Koura</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;s’affirme comme une refondation totale de l’État, entre souveraineté retrouvée, redéploiement économique et affirmation géopolitique. Dans un contexte régional en recomposition, Bamako entend désormais ne plus subir le regard du monde, mais imposer le sien : celui d’une nation qui refuse le fatalisme et veut écrire, enfin, son propre récit.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali vit un moment charnière, comme une clairière qui s’ouvre après de longues années d’ombre et d’errance institutionnelle.&nbsp;Mali Koura&nbsp;n’est pas une simple réforme politique. Il s’impose comme un horizon de reconstruction morale, sociale et stratégique fondé sur le&nbsp;danbé, cette éthique cardinale qui rappelle que la dignité, la responsabilité et l’honneur ne peuvent être négociés. Dans un environnement régional fracturé, où les certitudes s’érodent et où les rapports de force se recomposent, le projet malien entend réaffirmer un «&nbsp;<em>nous&nbsp;</em>» collectif, lucide sur ses fragilités mais déterminé à réinventer son avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-economique-et-strategique"><strong>Une transition économique et stratégique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tournant se matérialise déjà dans des changements profonds. L’économie renoue avec une dynamique ascendante, portée par la diversification des secteurs productifs, la relecture stratégique du code minier, l’exploitation émergente du lithium et les nouvelles voies de mobilisation des ressources internes. L’installation d’une usine d’armement, symbole d’une volonté de souveraineté durable, marque l’ambition de rompre avec la dépendance sécuritaire extérieure. Ces évolutions témoignent d’un État qui cherche à se redéployer, à devenir acteur de sa propre stabilité et non simple spectateur des crises qui l’assaillent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-gouvernance-et-recit-national"><strong>Souveraineté, gouvernance et récit national</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la transition malienne trouve son sens surtout dans la cohérence des principes qui la structurent : restauration de la souveraineté, refondation de la gouvernance et sécurisation durable du territoire. Ces choix ne sont pas des slogans ; ils représentent une réponse à des décennies d’affaiblissement institutionnel, de fragmentation sociale et de pressions extérieures contradictoires. Ils constituent également une ligne directrice à un moment où le Sahel est traversé par des rivalités géopolitiques intenses, par une compétition économique pour les ressources stratégiques et par un terrorisme qui se nourrit du vide étatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que les positions exprimées par les autorités, notamment le ministre&nbsp;Abdoulaye Diop, prennent tout leur relief. Elles rappellent que les enjeux actuels dépassent largement la seule question sécuritaire : ils touchent à la&nbsp;souveraineté cognitive, à la maîtrise du récit national et à la capacité d’inscrire le Mali dans un nouvel équilibre international. L’enjeu est de ne plus subir le regard extérieur, mais de produire sa propre lecture des événements, ses propres stratégies et sa propre trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-danbe-comme-boussole-d-un-avenir-collectif"><strong>Le danbé comme boussole d’un avenir collectif</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi,&nbsp;<em>Mali Koura</em>&nbsp;apparaît non comme une rupture improvisée, mais comme une tentative assumée de replacer l’État au centre de sa mission : protéger, organiser, projeter. Cette dynamique reste fragile, semée d’obstacles, mais elle témoigne d’un changement profond : le refus d’un fatalisme longtemps imposé au Sahel, et la volonté de bâtir une souveraineté enracinée dans les réalités nationales et les aspirations populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de refondation, encore inachevé, ouvre néanmoins une nouvelle possibilité historique. Il invite à regarder le Mali non comme un pays enfermé dans ses crises, mais comme un&nbsp;espace politique en reconstruction, qui assume désormais de penser par lui-même et de parler en son nom. Dans cette démarche, le&nbsp;danbé&nbsp;n’est pas un mot ancien remis au goût du jour : il devient une boussole pour un futur que les Maliens entendent désormais écrire collectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 08:22:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retour des migrants ouvre la voie à des investissements dans les secteurs clés du Burkina Faso. En savoir plus sur cet événement. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mesure-forte-pour-faciliter-le-retour-aux-racines"><strong>Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-panafricaine"><strong>Un appel à la mobilisation panafricaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique</em>&nbsp;», a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-opportunites-concretes-pour-la-diaspora"><strong>Des opportunités concrètes pour la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-salue-par-les-representants-de-la-diaspora"><strong>Un message salué par les représentants de la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message «&nbsp;<em>Back to your roots</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-carrefour-de-la-renaissance-africaine"><strong>Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement «&nbsp;<em>Bienvenue chez vous</em>&nbsp;» s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali d’aujourd’hui, la Chine d’hier : l’histoire se répète, autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 20:42:32 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les parallèles entre la Révolution malienne et la révolution chinoise à travers l'objectif de la souveraineté.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’histoire, dit-on, est la plus exigeante des maîtresses. Elle n’accorde sa clémence qu’à ceux qui acceptent d’apprendre d’elle. De la Chine de Mao Zedong au Mali du général Assimi Goïta, deux époques, deux contextes, deux civilisations – mais une même obsession : reconstruire un pays jadis humilié, affaibli, morcelé, en lui redonnant la maîtrise de son destin. La révolution chinoise fut un chemin de souffrance ; la refondation malienne, elle, est un chemin de lucidité. Les deux procèdent d’un même impératif : celui de la souveraineté retrouvée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Mao Zedong proclama la République populaire de Chine, le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 1949, il ne promettait pas le confort. Il annonçait plutôt la douleur. Pendant une décennie, son peuple connut la faim, la peur, les purges et la désillusion. Le Grand Bond en Avant — qui devait transformer des paysans en sidérurgistes et une nation en empire industriel — se mua en catastrophe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, sous les cendres de cette tragédie, la Chine comprit qu’aucune souveraineté ne se gagne sans discipline collective, sans sacrifice, sans solidarité et sans endurance nationale. Aujourd’hui, dans le Sahel, c’est ce même principe, transposé au XXIᵉ siècle, que le Mali réapprend à incarner.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-et-la-tentation-du-bond-en-avant"><strong>Le Mali et la tentation du Bond en Avant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, Bamako avance à contre-courant du monde, frappé par des sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;», fragilisé par la guerre qui lui a été imposée depuis plus d’une décennie par des partisans du chaos contrôlé, mais mû par la certitude qu’il faut se reconstruire par soi-même ou disparaître. Le général Assimi Goïta, à sa manière, mène une révolution silencieuse – non pas idéologique, mais souverainiste. Là où Mao exaltait la dictature du prolétariat, Goïta exalte la «&nbsp;<em>dictature</em>&nbsp;» du devoir national : celle d’un peuple qui refuse d’être administré depuis l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée malienne n’est pas la Garde rouge, mais elle porte la même fonction symbolique. Car elle est aussi un instrument de régénération, un levier de refondation. Dans les casernes comme dans les villages, la conscience se forge. Dans ces endroits comme dans beaucoup d’autres, les uns et les autres commencent à comprendre que la souveraineté ne se décrète pas, mais qu’elle se construit dans la rigueur, la patience et parfois la douleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-chaos-a-la-reconstruction-la-lecon-chinoise"><strong>Du chaos à la reconstruction : la leçon chinoise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine de Mao a saigné pendant dix (10) ans pour renaître. Ses campagnes ont été vidées de leurs forces, ses villes purgées de leurs élites, mais de ce chaos est née une structure d’État qui, quelques décennies plus tard, sous Deng Xiaoping, allait propulser le pays vers la première place mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, lui aussi, traverse son moment dialectique : entre l’effondrement et la renaissance. Le terrorisme a érodé ses territoires, les sanctions économiques d’organisations sous-régionales inféodés aux parrains du terrorisme international, mécontents de leur départ du Mali et des pays du sahel, et donc de la fin de leur entreprise machiavélique dans ces zones, ont paralysé son commerce. Mais dans cette épreuve, un instinct collectif émerge : celui de ne plus confier son destin aux autres. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes de la transition ont ouvert dès leur arrivée au pouvoir un vaste chantier de refondation de l’État du fond en comble. Des réformes qui touchent jusqu’au comportement des citoyens. Car comme préfère le rappeler à juste titre le président de la transition, «&nbsp;<em>il n’y a pas de Mali Kura sans le maliden kura&nbsp;</em>». Il faut refonder l’État en même temps que les citoyens afin d’éradiquer des maux qui entravent le développement du pays depuis des décennies, à savoir des pratiques de mauvaise gouvernance qui dilapidaient les fonds publics ou pire les extravertissaient.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont donc entamé par refonder la loi fondamentale du pays. En juillet 2023, une nouvelle constitution a été adoptée afin de prendre en compte les nouvelles orientations du pays et le propulser au niveau des autres nations émergentes. Dans le secteur économique et financière, plusieurs réformes ont eu lieu, dont la relance des industries et entreprises (COMATEX, UMPP, etc) à l’arrêt depuis belle lurette. Il faut noter aussi la relance du chemin de fer mais aussi la réforme du Code minier et de son Contenu local afin d’augmenter les marges de l’État dans les entreprises minières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi sur le plan de la défense et de la sécurité, le pays a directement entamé la dénonciation des accords léonins qui sous-traitaient sa sécurité. Ce qui a rapidement nourri des adversités visant à saboter le grand Bon en avant enclenché par les autorités maliennes de la transition. Mieux, la création du bloc tryptique avec le Niger et le Burkina Faso, dans le cadre de la Confédération des États du sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, avec comme mission la restauration de la sécurité et le développement de ces nations sahéliennes longtemps victimes de la mainmise extérieure, a aggravé les choses.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme la Chine, le Mali comprend donc que la souveraineté est un processus, non un slogan. Que la fierté nationale exige des fondations solides : école, armée, industrie, livre, et conscience historique. C’est dans cette dynamique que le président de la transition a entamé la rénovation des établissements scolaires du pays dès son investiture. Cette rénovation a concerné aussi bien les fondamentales que les secondaires, notamment les lycées afin de créer plus de conditions d’études pour les élèves.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-comme-ecole-de-douleur-et-de-dignite"><strong>La souveraineté comme école de douleur et de dignité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre Mao et Goïta, il y a un demi-siècle et un monde de différences. Mais il y a aussi une vérité commune : toute refondation est une épreuve initiatique. La Chine a survécu à la famine, à la peur, à l’isolement international pour devenir la deuxième puissance mondiale. Le Mali, lui, affronte la pénurie du carburant, la guerre asymétrique, la reconstruction de l’État, également la tentative désespérée d’isolement international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les routes sont différentes, mais la destination reste la même : la maîtrise de son destin. Et si le Grand Bond en Avant a coûté à la Chine des millions de vies, il a aussi forgé un caractère national inébranlable. Le Mali, fort de sa mémoire, choisit la voie de la patience, de la cohésion et du savoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations ne se construisent pas dans la facilité. Elles s’éprouvent dans la faim, dans la peur, dans le doute. Le Mali d’aujourd’hui, comme la Chine d’hier, apprend à vivre debout dans un monde qui le préfère à genoux. Mais là où Mao imposait le silence, le Mali choisit la conscience. C’est là toute la différence entre la révolution et la refondation : la première consume, la seconde éclaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre l’ombre de Mao et la lumière de Bamako, il y a la même leçon universelle : aucune douleur n’est vaine quand elle accouche d’une souveraineté lucide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. La femme malienne, socle invisible de la souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 14:53:38 +0000</pubDate>
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<p>La femme malienne est une figure essentielle dans la société, contribuant à la paix et à la stabilité malgré les crises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali en reconstruction, souvent décrit à travers ses crises, ses armées et ses réformes, on oublie parfois la colonne vertébrale silencieuse qui soutient la nation : la femme. Ni spectatrice, ni simple héritière, elle est la gardienne de la cohésion, la mémoire du courage et le ferment invisible de la souveraineté. Là où elle s’efface, c’est tout un pays qui vacille.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On la voit dans les champs, les marchés, les écoles ou les foyers — sans uniforme, sans tribune, mais omniprésente. La femme malienne ne gouverne pas, elle&nbsp;<em>tient debout</em><em>.&nbsp;</em>C’est elle qui, dans les heures sombres, empêche les foyers de sombrer dans le chaos, qui nourrit l’espérance quand les vivres manquent, qui enseigne la patience quand la colère monte. Elle incarne cette stabilité souterraine qui empêche toute nation de se briser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays encore marqué par la guerre et la crise, elle ne se plaint pas — elle agit. Elle ne réclame pas la gloire — elle bâtit dans le silence. Elle est cette énergie sociale qui transforme l’épreuve en continuité, la douleur en résistance. Sans elle, le Mali ne serait pas un pays debout, mais un pays orphelin.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-liberte-et-devoir-la-grandeur-silencieuse"><strong>Entre liberté et devoir : la grandeur silencieuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Soumise à des traditions souvent pesantes, à des normes qui la consultent rarement, la femme malienne vit dans un équilibre précaire : entre la liberté qu’elle aspire à conquérir et le devoir qu’elle refuse d’abandonner. Elle est à la fois fille du vent et gardienne du foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce balancement entre émancipation et fidélité, elle incarne la plus haute forme de lucidité : celle de celles qui savent que le progrès n’a de sens que s’il respecte la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernité lui offre des promesses, parfois des mirages. Mais dans le tumulte des influences étrangères, elle reste fidèle à sa source — cette foi, cette langue, cette tradition qui la relient à la matrice du Mali. Là où certains prêchent le changement par la rupture, elle rappelle que la véritable révolution se nourrit de continuité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-femme-gardienne-du-lien-et-de-la-memoire"><strong>La femme, gardienne du lien et de la mémoire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des plaines de Sikasso aux dunes de Tombouctou, le fil de l’histoire malienne est tissé par des mains féminines. Quand les hommes prenaient les armes, les femmes prenaient soin. Elles ont protégé la culture, la foi, les enfants, les livres. Elles ont gardé vivante l’idée même de nation — cette idée que l’on ne conquiert pas avec des fusils, mais avec la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, dans les institutions, les champs, les marchés ou les salles de classe, elles perpétuent ce rôle invisible mais essentiel : celui de l’unité. Dans un pays en guerre contre le terrorisme et la pauvreté, elles sont le ciment moral d’une refondation lente mais réelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-force-tranquille-pour-un-pays-en-transition"><strong>Une force tranquille pour un pays en transition</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Mali de la Transition, où la souveraineté se décline désormais en actes — armée nationale, production locale, autonomie diplomatique —, la femme demeure la garante du sens. Elle rappelle que la force d’un pays ne se mesure pas seulement à ses blindés, mais à la stabilité de ses foyers. Que la véritable indépendance n’est pas seulement militaire, mais aussi morale. Et que l’avenir d’une nation dépend moins de ses conquêtes que de la manière dont elle élève ses enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme malienne ne revendique pas le pouvoir. Elle&nbsp;<em>l’exerce</em>&nbsp;par sa seule présence, par la constance de ses gestes, par sa capacité à porter la vie et la mémoire dans un même souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant qu’elle parlera au nom du silence, qu’elle préservera la dignité et élèvera la vie, le Mali gardera son âme invincible. Elle n’est ni l’ombre des hommes, ni la vitrine d’un féminisme importé : elle est le cœur battant d’une souveraineté intérieure, enracinée dans la foi, la patience et la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les puissances s’effritent, le Mali tient encore debout parce qu’il a aussi des femmes debout. Et c’est peut-être là, dans cette discrétion héroïque, que réside le secret de sa véritable indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune &#124; Mali : le pays qui a choisi de se tenir debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:52:49 +0000</pubDate>
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<p>Mikaïlou Cissé évoque la diversité et la souveraineté du Mali, célébrant la force de son peuple et de ses traditions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, signe un plaidoyer pour un Mali debout, maître de son destin et fidèle à son essence. Entre mémoire et modernité, il célèbre la diversité du pays, l’engagement de sa jeunesse et la loyauté de son armée, deux forces jumelles d’un même idéal : celui d’un Mali libre, multiple et souverain, résolu à inventer son avenir sans renier ses racines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans littoral au sens propre, mais ouvert à tous les souffles du monde, le pays s’étend, vaste comme une promesse, dense comme une histoire. Les pères fondateurs l’ont voulu grand, digne et souverain — non pas comme un mot gravé sur un drapeau, mais comme une résolution intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa terre et son sous-sol regorgent de richesses, mais sa vraie fortune réside ailleurs : dans le peuple, patient, laborieux, résilient. Dans la dignité têtue du quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-tisse-de-diversites"><strong>Un pays tissé de diversités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du Sahel poussiéreux aux artères surchauffées de Bamako, du chef coutumier au responsable d’État, le fil de l’autorité tisse une responsabilité commune. La liberté de l’individu s’y conjugue avec la puissance du collectif — non en opposition, mais en équilibre. Dans les marchés et sur les routes, au cœur des foyers, se mêlent échanges et récits : le commerce des biens devient commerce des âmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est multiple. Et cette multiplicité, loin d’être une dispersion, est respiration. Elle est le pouls du pays. Chaque langue, chaque coutume, chaque croyance, chaque manière d’être y devient visage de la même patrie. Ce pays n’a jamais craint la diversité. Il en a fait sa force. C’est de cette mosaïque que naît la cohésion nationale, vivante et têtue, tenace parce qu’humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-armee-incarnation-du-peuple"><strong>L’armée, incarnation du peuple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce tissu de différences, l’armée se dresse comme un miroir.<br>Elle n’est pas un corps étranger greffé à la société. Elle est la chair du peuple. Fils de cultivateurs, de bergers, d’artisans ou d’enseignants, les soldats sont le visage même du pays — la République en uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses rangs se fondent la mémoire et la rigueur, la diversité et la discipline. L’armée n’est pas un simple rempart. Elle est une conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque crise, elle s’avance pour rétablir l’équilibre d’où jaillit la paix. Ses chefs imposent cette paix non comme un trophée, mais comme un devoir. Car ici, la paix ne se décrète pas : elle s’arrache au prix du courage et se conserve par la fidélité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée ne défend pas seulement un territoire. Elle protège une mémoire, une idée : celle d’un Mali debout.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-souffle-et-promesse"><strong>La jeunesse, souffle et promesse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette unité vécue dans l’armée trouve son écho dans la jeunesse.<br>Elle aussi est multiple. Elle est la main de l’artisan et la voix de l’étudiant, la force des champs et le souffle des cités. Partout présente, partout inventive, elle relie les générations comme un fil de sève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’elle est diverse, elle sait unir ; parce qu’elle est vigoureuse, elle bâtit.<br>La paix véritable ne naît pas d’un seul geste : elle est l’œuvre lente et obstinée de la jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté, au Mali, n’est pas un luxe. Elle est une culture.<br>Elle se partage, s’exerce avec responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre éprouve la jeunesse et l’armée ; le commerce révèle l’ingéniosité du peuple. Sur les routes, dans les ateliers, au bord des rivières, s’écrivent chaque jour des récits d’endurance et de création. Ce pays ne se plaint pas. Il persiste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fractures-et-l-esperance"><strong>Les fractures et l’espérance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le Mali n’est pas qu’espérance. Il est aussi traversé de contradictions.<br>La vie urbaine, hyperconnectée, bouscule la sérénité ; la vie rurale, isolée, freine la circulation des idées. Ces tensions creusent parfois des fractures — entre jeunes et anciens, entre héritage et modernité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation, imparfaite et inégale, est au cœur de ces tensions.<br>Les écoles déconnectées parfois des réalités locales forment des esprits déracinés ; les talibés et les élèves déscolarisés peinent à trouver leur place. L’influence étrangère — européenne ou arabe — façonne parfois des imaginaires en rupture avec le vécu local. L’école, censée unir, devient alors fracture. Et pourtant, c’est par elle que la paix peut se reconstruire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paix-un-art-collectif"><strong>La paix, un art collectif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la paix n’est pas un état figé. Elle est discipline et apprentissage.<br>Quand la société vacille, c’est vers le terrain commun — le commerce, la parole, le respect des institutions — que revient l’espoir. La paix se cultive dans l’effort partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée et la jeunesse, deux forces, deux symboles : la stabilité et le renouveau. L’une protège, l’autre bâtit. Ensemble, elles assurent la continuité du pays. Car le Mali, riche de sa diversité et fort de sa jeunesse engagée, se tient debout.<br>Souverain, indomptable, libre — non pas par hasard, mais par choix.<br>Le choix de la persévérance. Le choix de la responsabilité. Le choix d’un avenir qui se conquiert autant qu’il se rêve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum de Sikasso 2025 : Le balafon, instrument de transformation sociale et de cohésion culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 07:18:18 +0000</pubDate>
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<p>Le Forum de Sikasso 2025 met en lumière le balafon renforçant la cohésion culturelle. Ne manquez pas cet événement exceptionnel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso a accueilli, samedi 11 octobre 2025, le Forum de Sikasso 2025, organisé dans le cadre de la 9ᵉ édition du Festival Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur consacré au balafon, cet instrument emblématique du patrimoine africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Salia Mallé, Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé. Placé sous le thème : « Le Balafon, symbole de transformation sociale dans un nouvel espace souverain », le forum s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon inaugurale a été donnée par le Dr Fodé Moussa Sidibé, qui a présenté un exposé riche sur l’histoire et la symbolique du balafon. Selon le Dr Sidibé, le balafon dépasse le simple rôle musical pour devenir un vecteur d’éducation, de mémoire et de cohésion sociale. Il a rappelé la genèse du Triangle du Balafon, initiative qui réunit les pays partageant cette tradition musicale et culturelle, notamment le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. L’instrument, a-t-il expliqué, représente bien plus qu’une note ou un rythme, il est un symbole de l’unité des peuples et de la transmission intergénérationnelle de valeurs culturelles fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a réuni un large panel de participants, parmi lesquels des acteurs culturels, des promoteurs, des artistes et des balafonistes venus de divers pays. La présence du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, ainsi que d’autres personnalités locales et régionales, a renforcé l’importance de l’événement pour la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-panels-riches-et-des-echanges-instructifs"><strong>Des panels riches et des échanges instructifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des panels thématiques ont été animés par des figures culturelles de renom telles que Kelessigué Sonogo, Ousmane Kouyaté de la Guinée, Karim Bengaly, entre autres, qui ont partagé leur expérience et leur vision de la place du balafon dans la société contemporaine. Ces échanges ont permis d’aborder des questions liées à la préservation du patrimoine, à l’innovation musicale et à la promotion culturelle au niveau local et international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, M. Salia Mallé a souligné le rôle crucial du balafon dans la mission éducative et sociale du ministère. «&nbsp;<em>Le balafon joue un rôle central dans notre mission d’éducation et de transformation sociale des jeunes générations</em>&nbsp;», a-t-il affirmé. Il a insisté sur le fait que la promotion de cet instrument dépasse le cadre artistique pour contribuer à la consolidation des valeurs sociales et culturelles, renforçant ainsi l’identité et la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Dr Neba Vincent Coulibaly, 2e adjoint au maire de Sikasso, a exprimé la fierté de la région d’accueillir un forum de cette envergure. «&nbsp;<em>La région de Sikasso est heureuse de recevoir ce forum unique qui contribue au développement socioéconomique de notre région et du Mali en général&nbsp;</em>», a-t-il déclaré. Selon lui, le balafon n’est pas seulement un héritage culturel, mais également un vecteur de promotion touristique et un outil pour valoriser les talents locaux et la créativité des jeunes artistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-balafon-vecteur-de-dialogue-et-de-cohesion"><strong>Le balafon, vecteur de dialogue et de cohésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le forum a été ponctué par des échanges interactifs entre participants et panélistes. Toute chose qui a favorisé un dialogue autour de la sauvegarde du patrimoine culturel, de la transmission des savoirs et de l’innovation dans l’art du balafon. Les discussions ont mis en lumière l’importance de renforcer les initiatives locales et régionales, afin de préserver cet instrument traditionnel tout en l’inscrivant dans une dynamique de transformation sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition du Forum de Sikasso a une fois de plus confirmé que le balafon, au-delà de son rôle musical, est un véritable instrument de cohésion, de dialogue et de rayonnement culturel. Il symbolise l’unité des peuples du Triangle et leur capacité à s’inspirer de leur patrimoine pour construire un avenir harmonieux et souverain. Les organisateurs espèrent que ce forum servira de tremplin pour de nouvelles initiatives culturelles, éducatives et sociales. Ce renforcerait la place du Mali et de la région de Sikasso sur la scène culturelle africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong>, <strong>envoyé spécial à Sikasso</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rentrée littéraire 2026 : l’Afrique refuse d’être racontée par les autres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:05 +0000</pubDate>
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<p>La Rentrée littéraire 2026 au Mali se déroule du 10 au 14 février, mettant en avant l'Afrique dans le monde de demain.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la Rentrée littéraire du Mali&nbsp;2026 se prépare comme bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. Du 10 au 14&nbsp;février, écrivains, penseurs et artistes proclameront que l’Afrique ne veut plus être racontée par les autres. Elle choisit de se réinventer dans ses propres mots et de reprendre la plume de son avenir, face aux récits fabriqués ailleurs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque livre publié est une pierre posée sur l’édifice vacillant de notre temps. En rassemblant plumes et idées, la Rentrée littéraire malienne 2026 transforme la page blanche en manifeste pour la souveraineté culturelle et la renaissance africaine. Thème de l’année : « <em>L’Afrique dans le monde de demain</em> ». Une formule simple, mais qui, à elle seule, sonne comme une déclaration de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le monde de demain ne pourra pas se construire sans l’Afrique. Ceux qui prétendent le contraire, à Paris, Londres ou Washington, perpétuent les récits d’hier – ceux qui réduisaient le continent au rôle de périphérie dépendante, spectatrice impuissante des tragédies du globe. La Rentrée littéraire du Mali, elle, oppose un manifeste&nbsp;: l’Afrique n’est pas un décor, elle est désormais le sujet central de l’histoire universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-refuse-les-recits-fabriques-ailleurs"><strong>L’Afrique refuse les récits fabriqués ailleurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis trop longtemps, l’Afrique est assignée au rôle humiliant de « <em>continent malade</em> », enfermée dans des récits d’assistance et de dépendance. Or, répétons-le&nbsp;: ce n’est pas à Bruxelles, à Paris ou à New York que se joue la bataille du récit africain, mais à Bamako, à Lagos, à Dakar. Cette édition&nbsp;2026 proclame haut et fort que l’Afrique n’est pas ce qu’on dit d’elle, mais ce qu’elle choisit de devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature, ici, n’est pas divertissement, mais arme de libération. Elle démonte les clichés, brise les silences, et rend à ceux qu’on croyait condamnés à l’invisibilité la dignité de leur voix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-memoire-resistance-et-refondation"><strong>Mémoire, résistance et refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait tort de croire que la Rentrée littéraire du Mali n’est qu’un rendez-vous d’intellectuels. C’est une bataille politique par d’autres moyens. Résister devient un acte vital&nbsp;: à la désespérance, au silence, à la fatalité. Résister, c’est refuser d’abandonner l’avenir aux « <em>caprices</em> » d’une minorité qui, depuis cinq siècles, s’arroge le droit d’écrire l’histoire du monde à la place des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là l’autre dimension de ce forum&nbsp;: rétablir la mémoire africaine comme socle du futur. Car aucun monde de demain ne peut se construire sur l’amnésie. Le passé colonial, les silences imposés, les voix étouffées doivent être réintégrés dans le récit collectif, non pas comme blessures béantes, mais comme sources de lucidité, de courage et d’inspiration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-au-centre-de-l-echiquier-mondial"><strong>Une Afrique au centre de l’échiquier mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un temps où les vieilles puissances s’accrochent à leurs illusions de grandeur et où les fractures géopolitiques se creusent, la Rentrée littéraire du Mali rappelle une vérité simple&nbsp;: aucun projet global ne sera viable sans l’Afrique. Non pas une Afrique assignée au rôle de champ d’expérimentation ou de terrain de conquête, mais une Afrique actrice, productrice de sens, d’idées, de récits et de visions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux idéologies de domination, Bamako oppose des projets d’existence. S&rsquo;agissant des stratégies de conquête, elle propose des stratégies de partage. Quant aux récits fabriqués pour d’autres, elle érige son propre récit, celui d’une humanité plurielle, fragile, mais résolument solidaire.<br>La Rentrée littéraire du Mali 2026 ne sera pas seulement une fête des lettres. Elle sera un acte politique, une reconquête symbolique, un manifeste continental. Ici, l’Afrique ne quémande plus le droit à la parole. Elle l’exerce. Avec force, avec mémoire, avec cette certitude que le monde de demain ne s’écrira pas sans elle — ou ne s’écrira pas du tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
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		<title>Livre : « Royaume des mots » ou l’espoir d’une renaissance africaine</title>
		<link>https://saheltribune.com/livre-royaume-mots-espoir-renaissance-africaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:42:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Gafe]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[recueil de poèmes]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance africaine]]></category>
		<category><![CDATA[royaume des mots]]></category>
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<p>Publié chez les Éditions Gafé, « Royaume des mots » de Mohamed H Coulibaly est un recueil de poèmes qui lance un appel pressant à la jeunesse africaine, qui doit prendre conscience de son destin. C’est un ouvrage qui présente une nouvelle image de l’Afrique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Publié chez les Éditions <a href="https://www.facebook.com/ArtisanduLivre19/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gafé</a>, <em>« Royaume des mots »</em> de Mohamed H Coulibaly est un recueil de poèmes qui interpelle la jeunesse africaine à prendre conscience de son destin. C’est un ouvrage présentant une nouvelle image de l’Afrique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Composé de 73&nbsp;pages, ce recueil de poèmes glisse dans l’Art contemporain. Il se veut aussi un outil de réflexion, un réservoir de mots pour inciter la jeunesse à se réarmer pour faire face à son destin, ses responsabilités, ses devoirs vis-à-vis de soi, de son pays voire de l’Afrique, selon les mots de son auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par sa présentation innovante, son approche pédagogique, mais aussi par des outils dignes d’ateliers de coaching pour accompagner la jeunesse dans son cheminement de prise de conscience, cette œuvre reste une contribution dans l’écriture d’une <a href="https://twitter.com/Alainlobog/status/1579037113911488514?t=f3YaCv5FbFRCWBXqEtaB-Q&amp;s=09" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle page de l’histoire de l’Afrique</a> contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immigration, le sens de la responsabilité, la tradition, le <a href="https://idl-bnc-idrc.dspacedirect.org/bitstream/handle/10625/58416/58546.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mariage forcé</a>, la <a href="https://www.definitions360.com/causes-et-consequences-de-la-pollution-de-l-environnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution</a>, l’art et l’hommage sont entre autres les thématiques abordées dans ce recueil d’une vingtaine de poèmes. Il se présente aussi comme un hymne à la bravoure et à l’honnêteté des enseignants et des femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’homme veut détruire la Terre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet ouvrage, qui constitue un bréviaire pour la jeunesse consciente, l’auteur essaye de <em>« détruire l’image de l’Afrique des jeunes enfants soldats des maquis qui ne pensent qu’à s’entretuer ». </em>Traduisant le rêve d’afficher une autre image de l’Afrique, ce recueil de poèmes incite la jeunesse à prouver qu’elle peut et vaut mieux que l’on ne l’imagine. Il s’agit pour l’auteur de mettre en exergue la face cachée de l’Afrique, <em>« l’autre jeunesse de l’Afrique ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il faut vite que nous comprenions que nous ne sommes pas forcément destinés à être des figurants en acceptant le rôle qui nous est attribué dans un scénario monté de toutes pièces par autrui »,</em> peut-on lire dans l’avant-propos de cet ouvrage. A en croire Mohamed H Coulibaly, <em>« il n’est pas trop tard pour être, pour pouvoir nous faire accepter, avec notre originalité, malgré nos différences et nos rudiments de savoirs, comme d’autres le pensent ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait pas de doute que l’avenir du continent africain appartient à sa jeunesse. Ainsi,tout doit concourir à conscientiser cette jeunesse au regard de sa responsabilité&nbsp;: devoir impératif d’assumer son destin de bâtisseur d’une Afrique debout et prospère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en dénonçant les mauvais actes de l’homme contre la nature, l’auteur invite à ce qu’on réfléchisse à l’<em>« essence de nos actes »</em> et à leurs conséquences sur la terre et nos mers. « <em>On peut dire que milliers de nos maux sont nos fruits », </em>déplore M.&nbsp;Coulibaly<em>. </em>De même, « <em>les cataclysmes ont jusqu’alors/ Détruit sur terre les espèces. L’homme, lui, veut détruire la terre/ Effets de serre menacent nos mers/ Glaciers, comme nous, veulent se mouvoir/ Océan en furie face à nos terres pour les ronger/ Climat de plus en plus complexe pour pollution </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Actrice incontournable du changement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À travers <em>« Royaume des mots »</em>, l’auteur enseigne comment les Africains peuvent transformer leurs quêtes en fructueuses démarches de conquêtes. Il invite surtout la jeunesse africaine à se charger de sa responsabilité, en vue d’être indépendante tant sur le plan économique que politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la situation claire/obscure, l’auteur invite cette jeunesse à penser&nbsp;positivement, en vue de se débarrasser des idées négatives véhiculées au fil de l’histoire. Il s’agit pour cette jeunesse de voir les choses autrement. Il faut qu’elle devienne actrice et non simple spectatrice de son destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son combat pour une renaissance africaine, Mohamed H Coulibaly suggère de <em>« commencer le dépistage de solutions à notre problème crucial par la détermination de notre part de responsabilité dans ladite situation en vue de l’affronter ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers la lecture de ce recueil de poèmes, il appartiendra ainsi à chacun de scruter sa conscience et son environnement afin d’identifier son chemin. Car, faut-il le dire, le levier de l’Afrique d’aujourd’hui et de demain reste la <a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/%C3%A9dition-sp%C3%A9ciale-sur-la-jeunesse-2017/l%E2%80%99avenir-d%C3%A9pend-de-la-jeunesse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">jeunesse</a>, qui constitue l’actrice incontournable du changement plus que toute autre couche sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Royaume des mots</em> est le second ouvrage de Mohamed H Coulibaly. Il vient après <em>Sanglots de joie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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