<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des religion &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/religion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/religion/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 01 May 2026 08:19:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des religion &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/religion/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Bamako : comment le religieux contribue à la cohésion sociale et à la paix au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-comment-le-religieux-contribue-a-la-cohesion-sociale-et-a-la-paix-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bamako-comment-le-religieux-contribue-a-la-cohesion-sociale-et-a-la-paix-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:16:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogue interreligieux]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[leaders religieux]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[paix sociale]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22150</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le rôle du religieux dépasse la foi : médiation, solidarité et cohésion sociale en font un levier clé de paix dans un Mali en crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, où se croisent tensions sécuritaires, fractures sociales et aspirations à la stabilité, la religion s’impose comme un acteur discret mais déterminant. Au-delà de la foi, mosquées, églises et leaders religieux contribuent à maintenir le dialogue, à apaiser les crises et à renforcer la cohésion nationale, faisant du fait religieux un levier essentiel dans la quête d’une paix durable au Mali.</em></strong></p>



<p>Dans un Mali confronté depuis plus d’une décennie aux violences terroristes, aux fractures sociales et aux tensions institutionnelles, la quête d’une paix durable demeure l’un des défis majeurs de l’État. Si les réponses militaires et politiques occupent légitimement le devant de la scène, d’autres mécanismes, plus discrets mais profondément enracinés dans la société, participent chaque jour à la préservation de l’équilibre collectif. Parmi eux, le fait religieux à Bamako s’impose comme un levier essentiel de cohésion sociale et de pacification.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous tension, entre diversité et fragilités</strong></h2>



<p>Capitale politique et économique du pays, Bamako concentre à elle seule les multiples contradictions du Mali contemporain. Ville de brassage humain, elle accueille des populations venues de toutes les régions, porteuses de langues, de cultures et de trajectoires diverses.</p>



<p>Cette diversité constitue une richesse sociale, mais elle s’accompagne également de fragilités liées aux inégalités économiques, au chômage des jeunes, à la pression urbaine et aux répercussions de la crise sécuritaire nationale. Dans un tel environnement, la cohésion sociale devient une condition indispensable de stabilité — un rôle dans lequel le religieux s’affirme comme un acteur de premier plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le religieux, acteur structurant du lien social</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion dépasse largement le cadre spirituel. Mosquées, églises, associations confessionnelles et leaders religieux participent activement à la structuration du lien social.</p>



<p>À travers l’encadrement moral, les actions de solidarité et les médiations communautaires, ils contribuent à maintenir des espaces de dialogue et de confiance. Cette reconnaissance se traduit jusque dans l’action publique : les rencontres régulières entre les autorités de la transition et les leaders religieux illustrent la volonté de mobiliser ces forces morales pour renforcer la cohésion nationale. Leur rôle est d’ailleurs consacré par la Constitution du 22 juillet 2023.</p>



<p>Depuis les audiences initiées à Koulouba en 2021, le pouvoir politique affirme ainsi la place stratégique du religieux dans la consolidation de la stabilité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un rôle décisif en période de crise</strong></h2>



<p>La fonction pacificatrice du religieux s’est particulièrement illustrée lors de la crise politico-militaire de 2012. Dans un climat marqué par l’incertitude et la méfiance, plusieurs leaders religieux ont multiplié les appels à l’apaisement.</p>



<p>Leurs médiations discrètes ont contribué à réduire les tensions dans la capitale et à favoriser un environnement propice à la transition politique. Plus récemment, leur rôle s’est également révélé déterminant dans certaines médiations liées aux enlèvements ou aux violences intercommunautaires.</p>



<p>L’exemple de la libération de passagers enlevés sur l’axe Bankass–Bandiagara en 2024 illustre cette capacité d’intercession, là où les voies institutionnelles restent parfois limitées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prières, dialogues et initiatives interreligieuses</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion sert aussi de point de rassemblement dans les moments de tension. Les prières collectives organisées sur le campus universitaire de Badalabougou en sont une illustration marquante.</p>



<p>Dans une étude académique, le chercheur Sekou Sala Timbely souligne que les années 1990 ont vu une implication accrue des organisations religieuses dans les affaires publiques, contribuant à structurer ces espaces de dialogue.</p>



<p>La relance du cadre de concertation entre l’État et les associations religieuses en février 2026 confirme cette reconnaissance institutionnelle du dialogue interreligieux comme outil de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une conception malienne de la paix</strong></h2>



<p>Au Mali, la paix ne se limite pas à l’absence de violence : elle repose sur la qualité des relations sociales. Cette vision s’inscrit dans l’héritage de la Charte de Kouroukanfouga, fondée sur le respect, la solidarité et la dignité.</p>



<p>À travers des valeurs comme le Maya, le Dambé ou le Malidenya, la société malienne rappelle que la stabilité collective repose sur la responsabilité partagée et la reconnaissance de l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle moral et social des leaders religieux</strong></h2>



<p>À travers sermons et prêches, les leaders religieux diffusent des messages de tolérance, de patience et de responsabilité collective. Leur influence contribue à orienter les comportements dans les périodes difficiles.</p>



<p>Lors des tensions liées à la crise énergétique, certains ont ainsi appelé à la solidarité et à l’endurance, participant à maintenir une forme de résilience sociale.</p>



<p>Par ailleurs, dans un contexte où les services publics sont parfois insuffisants, les structures religieuses jouent un rôle de proximité essentiel : aides alimentaires, soutien aux familles vulnérables, accompagnement des jeunes et médiation des conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre influence positive et risques d’instrumentalisation</strong></h2>



<p>Cependant, cette influence n’est pas sans limites. Le religieux peut aussi faire l’objet d’instrumentalisations politiques ou identitaires. Lorsqu’il alimente l’exclusion ou la radicalisation, il devient un facteur de fragilisation.</p>



<p>Certaines dérives rappellent que la contribution du religieux à la paix dépend de son inscription dans une logique d’inclusion et de responsabilité. C’est dans cet esprit que Assimi Goïta a appelé, en 2026, les confessions religieuses à davantage de responsabilité dans leurs interventions publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier essentiel pour la paix durable</strong></h2>



<p>Dans la reconstruction de la paix sociale, les réponses sécuritaires restent indispensables, mais insuffisantes à elles seules. Le fait religieux constitue une ressource interne précieuse pour soutenir la cohésion sociale et renforcer les solidarités.</p>



<p>Dans un Mali en quête de stabilité durable au cœur du Sahel, la paix dépend autant de la solidité des institutions que de la vitalité des liens sociaux. À Bamako, le religieux demeure ainsi un ressort discret mais puissant de la pacification nationale.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bamako-comment-le-religieux-contribue-a-la-cohesion-sociale-et-a-la-paix-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22150</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redessinent notre rapport aux crises mondiales</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-croyances-apocalyptiques-gagnent-du-terrain-et-redessinent-notre-rapport-aux-crises-mondiales/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/les-croyances-apocalyptiques-gagnent-du-terrain-et-redessinent-notre-rapport-aux-crises-mondiales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété climatique]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[comportements collectifs]]></category>
		<category><![CDATA[conflits géopolitiques]]></category>
		<category><![CDATA[crise mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croyances apocalyptiques]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[fatalisme]]></category>
		<category><![CDATA[fin du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Journal of Personality and Social Psychology]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Billet]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[pandémies]]></category>
		<category><![CDATA[perception des risques]]></category>
		<category><![CDATA[perception du futur]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[risques globaux]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Université de la Colombie-Britannique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21625</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comment les croyances apocalyptiques affectent-elles notre société ? Analysez les résultats d'une étude récente sur ce sujet crucial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Et si la peur de la fin du monde influençait déjà nos choix politiques et nos comportements collectifs ? Longtemps marginales, les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redéfinissent en profondeur la manière dont les sociétés perçoivent et affrontent les grandes menaces globales.</em></strong></p>



<p>Longtemps reléguée aux marges, la pensée apocalyptique s’impose désormais comme un prisme central à travers lequel une part croissante des sociétés interprète les menaces globales. C’est le principal enseignement d’une étude récente publiée dans le <em>Journal of Personality and Social Psychology</em>, qui met en lumière l’influence profonde de ces croyances sur les comportements collectifs face aux crises contemporaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-de-la-fin-du-monde-largement-partagee"><strong>Une vision de la fin du monde largement partagée</strong></h2>



<p>Menée par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l’étude repose sur des enquêtes réalisées auprès de plus de 3 400 personnes aux États-Unis et au Canada. Son principal auteur, Matthieu Billet, aujourd’hui affilié à l’Université de Californie à Irvine, souligne un constat frappant : près d’un tiers des Américains interrogés pensent que la fin du monde surviendra de leur vivant.</p>



<p>Dans un contexte marqué par l’angoisse climatique, les tensions géopolitiques et l’essor rapide de l’intelligence artificielle, ces croyances ne relèvent plus de l’exception. Elles traversent désormais les sociétés nord-américaines et influencent directement la manière dont les individus perçoivent des risques tels que les pandémies, les conflits nucléaires ou les bouleversements technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-facons-de-penser-l-apocalypse"><strong>Cinq façons de penser l’apocalypse</strong></h2>



<p>Pour mieux comprendre ce phénomène, les chercheurs ont identifié cinq dimensions structurantes de la pensée apocalyptique : la proximité perçue de la fin du monde, sa cause (humaine ou divine), le degré de contrôle individuel, et la charge émotionnelle associée à cette fin — perçue comme catastrophe ou comme délivrance.</p>



<p>Ces représentations ne sont pas neutres. Elles conditionnent les attitudes face aux politiques publiques. Ainsi, ceux qui attribuent une origine humaine à une éventuelle catastrophe — notamment à travers le changement climatique — se montrent plus enclins à soutenir des mesures fortes pour y faire face. À l’inverse, les individus convaincus que la fin relève d’un dessein divin tendent à adopter des postures plus fatalistes, voire à rejeter les politiques de prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-croyances-qui-pesent-sur-l-action-collective"><strong>Des croyances qui pèsent sur l’action collective</strong></h2>



<p>Les implications de ces résultats sont majeures. En croisant ces croyances avec les grandes catégories de risques identifiées par le Forum économique mondial — économiques, environnementaux, géopolitiques, sociétaux et technologiques —, l’étude montre que la perception de l’urgence et les réponses envisagées varient fortement selon les récits apocalyptiques auxquels adhèrent les individus.</p>



<p>Ce clivage complique la coordination des réponses à l’échelle nationale et internationale. Certaines croyances peuvent même entraver des politiques publiques cruciales, comme l’ont montré les résistances à la vaccination durant la pandémie de Covid-19 ou le découragement d’une partie de la jeunesse face à l’ampleur de la crise climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-religion-culture-et-fragmentation-des-perceptions"><strong>Religion, culture et fragmentation des perceptions</strong></h2>



<p>L’étude met également en évidence des différences notables entre groupes religieux et non religieux. Si tous s’accordent globalement sur le rôle de l’humanité dans son propre destin, les interprétations divergent quant aux causes ultimes et aux solutions possibles.</p>



<p>Ces écarts traduisent le poids des cadres culturels et religieux dans la construction des perceptions du futur. Ils participent à fragmenter l’espace public, rendant plus difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes priorités globales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-plutot-que-marginaliser"><strong>Comprendre plutôt que marginaliser</strong></h2>



<p>Face à ce constat, les chercheurs appellent à ne pas disqualifier ces croyances comme irrationnelles. Bien au contraire : les intégrer dans l’analyse des comportements collectifs apparaît comme une condition essentielle pour améliorer la communication publique et l’efficacité des politiques.</p>



<p>Dans un monde confronté à des risques systémiques — du dérèglement climatique aux menaces liées à l’intelligence artificielle —, la compréhension des imaginaires apocalyptiques devient un enjeu stratégique. Car, qu’elles soient fondées ou non, ces croyances façonnent bel et bien les décisions individuelles et collectives.</p>



<p>À l’heure où la gestion des crises exige une coordination sans précédent, ignorer ces représentations reviendrait à sous-estimer un facteur déterminant de l’action humaine : la manière dont les sociétés se projettent dans leur propre fin.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/les-croyances-apocalyptiques-gagnent-du-terrain-et-redessinent-notre-rapport-aux-crises-mondiales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21625</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : l’influenceur malien « Général Chico » condamné pour incitation à la haine religieuse</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-linfluenceur-malien-general-chico-condamne-pour-incitation-a-la-haine-religieuse/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/senegal-linfluenceur-malien-general-chico-condamne-pour-incitation-a-la-haine-religieuse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 21:45:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[blasphème]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikhna Nimaga]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[coopération judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
		<category><![CDATA[discours haineux]]></category>
		<category><![CDATA[Général Chico]]></category>
		<category><![CDATA[Haut Conseil Islamique du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[influenceurs]]></category>
		<category><![CDATA[justice numérique]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[numérique responsable]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Sidiki DIabaté]]></category>
		<category><![CDATA[TikTok]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20795</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La condamnation du général Chico soulève des questions sur la responsabilité numérique et les limites de la liberté d'expression en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Condamné à un an de prison ferme par le tribunal de Dakar, l’influenceur malien Cheikhna Nimaga, alias Général Chico, devient le symbole des dérives d’une parole numérique sans filtre. Ses vidéos polémiques, mêlant insultes et provocations religieuses, ont déclenché une vague d’indignation et ravivé le débat sur les limites de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest. Entre justice nationale, pressions sociales et responsabilité numérique, l’affaire Chico marque un tournant dans la régulation des discours en ligne sur le continent.</em></strong></p>



<p>Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « <em>Général Chico</em> » ou « <em>Chico 223 </em>», n’a que 25 ans, mais son nom est désormais associé à l’une des affaires judiciaires les plus commentées entre le Mali et le Sénégal. Ce jeune influenceur malien, installé à Dakar, a été condamné le 7 janvier 2026 à un an de prison ferme pour «<em> injures publiques par le biais d’un système informatique </em>» et « <em>incitation à la discrimination religieuse </em>».</p>



<p>Son parcours illustre la dérive d’une célébrité numérique devenue symbole des excès des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest. L’affaire met en lumière la difficile conciliation entre liberté d’expression, responsabilité en ligne et respect des sensibilités religieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-chute-d-un-influenceur"><strong>La chute d’un influenceur</strong></h2>



<p>L’affaire trouve son origine dans un conflit personnel entre Chico et le chanteur malien Sidiki Diabaté. Admirateur devenu détracteur, l’influenceur avait multiplié sur TikTok des directs dans lesquels il accusait la star de comportements immoraux. Ces vidéos, suivies par des milliers d’internautes, ont conduit le musicien à porter plainte pour diffamation, injures publiques et chantage.</p>



<p>Mais le différend a rapidement pris une tournure plus grave. Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles contre l’influenceur, l’accusant d’avoir tenu des propos blasphématoires et outrageants envers l’islam.</p>



<p>Arrêté à Dakar le 4 décembre 2025, Chico a été jugé par le tribunal hors classe de la capitale sénégalaise. Les juges l’ont reconnu coupable d’avoir diffusé, à plusieurs reprises, des propos jugés contraires aux bonnes mœurs et à la tolérance religieuse.</p>



<p>Le verdict, assorti d’une amende de 500 000 francs CFA, a été salué comme un « <em>rappel à l’ordre</em> ». Cette décision judiciaire vise à préserver la paix sociale dans un contexte régional marqué par la montée des discours haineux et des tensions confessionnelles en ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-justice-transfrontaliere-a-l-ere-du-numerique"><strong>Une justice transfrontalière à l’ère du numérique</strong></h2>



<p>Le procès de Chico, bien que mené au Sénégal, a mobilisé la diaspora malienne et relancé le débat sur les responsabilités des influenceurs dans l’espace numérique ouest-africain. Les faits étant survenus sur les réseaux sociaux, leur dimension transfrontalière a obligé la justice sénégalaise à intervenir, rappelant la nécessité d’une coopération judiciaire renforcée entre pays de la région.</p>



<p>Les juges ont aussi voulu rappeler que les propos tenus en ligne, même sous couvert d’humour ou de provocation, restent soumis aux lois nationales. Dans son jugement, le tribunal a souligné que la liberté d’expression « <em>ne saurait s’exercer au détriment du respect dû aux croyances et à la dignité d’autrui </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lecon-pour-les-reseaux-sociaux-africains"><strong>Une leçon pour les réseaux sociaux africains</strong></h2>



<p>Au-delà du cas Chico, cette affaire ouvre un débat de fond sur la régulation du discours numérique dans un espace médiatique en pleine mutation. Les plateformes sociales sont devenues des arènes politiques, religieuses et sociales où les frontières entre satire, critique et incitation sont souvent floues.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, cette condamnation marque un tournant dans la gouvernance numérique africaine. Les États cherchent désormais à établir un équilibre entre la liberté d’expression et la préservation de la cohésion sociale.</p>



<p>Chico, lui, paie le prix fort d’une parole devenue incontrôlable. Son cas restera sans doute un précédent pour les influenceurs du continent, invités à mesurer, désormais, le poids de chaque mot prononcé à l’écran.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/senegal-linfluenceur-malien-general-chico-condamne-pour-incitation-a-la-haine-religieuse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20795</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sur les traces des Tall 3 : héritage et pouvoir spirituel à Ségou</title>
		<link>https://saheltribune.com/sur-les-traces-des-tall-3-heritage-et-pouvoir-spirituel-a-segou/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sur-les-traces-des-tall-3-heritage-et-pouvoir-spirituel-a-segou/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 11:37:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de Ségou]]></category>
		<category><![CDATA[histoire des Tall]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Ségou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=15974</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'histoire des Tall de Ségou, une famille influente depuis leur arrivée en 1861. Plongez dans leur héritage spirituel et culturel unique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Descendants d’El Hadji Oumar Tall, les Tall ont marqué l’histoire de Ségou depuis leur arrivée en 1861. Reconnus pour leur influence religieuse et spirituelle, ils jouent encore aujourd’hui un rôle central dans la vie de la ville, perpétuant un riche héritage historique et culturel.</em></strong></p>



<p>Comme un fleuve nourricier, les Tall ont irrigué Ségou de leur héritage spirituel, transformant cette ville en un sanctuaire vivant de traditions et de foi. Depuis leur arrivée en 1861, telle une étoile guidant les voyageurs perdus, ils ont éclairé le chemin de la population, marquant chaque pierre de l’histoire de Ségou de leur empreinte indélébile. Aujourd’hui, les Tall continuent de faire résonner les échos du passé, mêlant harmonieusement héritage et modernité dans un ballet perpétuel de sagesse et de dévotion.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arrivee-des-tall-a-segou"><strong>L’arrivée des Tall à Ségou</strong></h2>



<p>L’histoire des Tall à Ségou est intimement liée à l’héritage spirituel d’El Hadji Oumar Tall, un éminent chef religieux et militaire. Les Tall ont marqué l’histoire de Ségou par leur arrivée en 1861. Cette visite, bien que brève et initialement inaperçue, a planté les graines de la transformation religieuse de la région. Accueillis par l’Imam Oumarou Kébir Djiré et le roi Torokoro Mari Diarra, El Hadji Oumar Tall et ses disciples ont commencé à propager l’islam dans une région encore largement influencée par les croyances traditionnelles.</p>



<p>L’impact de cette première visite n’a pas été immédiatement apparent, mais elle a préparé le terrain pour des changements significatifs. El Hadji Oumar Tall, connu pour son charisme et sa ferveur religieuse, a attiré de nombreux disciples, et sa présence à Ségou a rapidement fait de la ville un centre d’attraction pour les fidèles musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-prise-de-pouvoir-des-tall"><strong>La prise de pouvoir des Tall</strong></h2>



<p>La véritable transformation de Ségou est survenue lorsque El Hadji Oumar Tall et ses forces ont confronté les guerriers de Bina Diarra. Ces affrontements ont abouti à la prise de contrôle de Ségou par les Tall, avec El Hadji Oumar Tall confiant la gestion de la ville à son fils, Amadou Tall. Cette transition a marqué le début d’une ère où Ségou est devenue un centre de pouvoir religieux et politique sous la direction des Tall.</p>



<p>Sous le règne d’Amadou Tall, Ségou a prospéré en tant que centre d’érudition islamique et de gouvernance religieuse. La ville a attiré des érudits et des étudiants de tout l’empire, devenant un foyer d’apprentissage et de spiritualité. Cette période de stabilité et de croissance a cependant été interrompue par l’arrivée des colons français en 1890, qui ont imposé leur domination sur la région. Malgré la colonisation, les Tall ont maintenu leur influence en continuant de jouer un rôle central dans la vie religieuse et sociale de Ségou.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="667" height="664" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22.jpeg" alt="Thierno Mountaga Tall, premier chef religieux des Tall Moumouni Kountigui" class="wp-image-15975" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22.jpeg 667w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22-300x300.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22-150x150.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22-585x582.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22-600x597.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Thierno-Mountaga-Tall-premier-chef-religieux-des-Tall-22-Moumouni-Kountigui22-100x100.jpeg 100w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Thierno Mountaga Tall, premier chef religieux des Tall, Moumouni Kountigui. Fatoumata Coulibaly/ Sahel tribune. </figcaption></figure>



<p>Même après la fuite du Sultan Amadou Thierno Mountaga Tall en 1931, la famille Tall a réussi à préserver une partie de son autorité et de son prestige. Leur capacité à s’adapter aux nouvelles réalités politiques tout en conservant leur rôle spirituel a été un témoignage de leur résilience et de leur leadership.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-actuel-des-tall"><strong>Le rôle actuel des Tall</strong></h2>



<p>Aujourd’hui, les Tall continuent de jouer un rôle central dans la vie religieuse de Ségou. Ils sont reconnus comme les chefs religieux de la ville, un titre officiel de « <em>Moumouni Kountigui</em> » qui leur a été accordé en 1933 par l’Imam Abdoul Rahamane Djiré. Cette reconnaissance officielle a consolidé leur position en tant que gardiens de la foi islamique et leaders spirituels de la communauté.</p>



<p>La famille Tall perpétue l’héritage d’El Hadji Oumar Tall en s’engageant activement dans des activités religieuses et communautaires. Ils organisent et dirigent des prières, des célébrations religieuses et des programmes éducatifs, tout en servant de conseillers spirituels pour les habitants de Ségou. Leur influence s’étend au-delà des frontières de la ville, atteignant des communautés de fidèles à travers toute la région.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall.jpeg"><img decoding="async" width="721" height="666" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall.jpeg" alt="Bouillard de El'Hadj Amdoun Tall" class="wp-image-15976" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall.jpeg 721w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall-300x277.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall-585x540.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2024/06/Bouillard-de-ElHadj-AmdounTall-600x554.jpeg 600w" sizes="(max-width: 721px) 100vw, 721px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bouillard de El&rsquo;Hadj Amdoun Tall. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<p>Les familles Djiré, Thiero et Tall ont chacune joué un rôle crucial dans la formation de l’identité historique et culturelle de Ségou. Leur influence religieuse et spirituelle a profondément marqué la région, faisant de Ségou une ville unique où tradition et modernité coexistent harmonieusement. Les Djiré ont été les pionniers de l’islam à Ségou, les Thiero ont contribué à l’administration et à la gestion des ressources locales, et les Tall ont renforcé la spiritualité et la gouvernance religieuse.</p>



<p>En préservant leurs traditions et en s’adaptant aux défis contemporains, ces familles continuent de façonner le paysage religieux et social de Ségou. Leur héritage collectif est un témoignage vivant de la richesse culturelle et historique de la ville, illustrant comment les valeurs traditionnelles peuvent coexister avec les aspirations modernes pour créer une communauté harmonieuse et prospère.</p>



<p>Le récit des Tall de Ségou est un exemple inspirant de la résilience et de l’engagement envers la préservation de la foi et de la culture. En continuant de jouer un rôle central dans la vie de Ségou, les Tall démontrent l’importance de la spiritualité et de la tradition dans la construction d’une société forte et unie.</p>



<p><strong>Fatoumata Z Coulibaly, correspondante à Ségou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sur-les-traces-des-tall-3-heritage-et-pouvoir-spirituel-a-segou/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">15974</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Conflit israélo-palestinien : malgré la dialectique « du maitre-esclave », à quand la fin ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/conflit-israelo-palestinien-malgre-la-dialectique-%e2%80%89du-maitre-esclave%e2%80%89-a-quand-la-fin%e2%80%89/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/conflit-israelo-palestinien-malgre-la-dialectique-%e2%80%89du-maitre-esclave%e2%80%89-a-quand-la-fin%e2%80%89/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 May 2021 15:11:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[cohabitation]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Israèl]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=7705</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le conflit entre l’Israël et la Palestine s’explique, pour Mikailou Cissé, professeur de philosophie, comme un problème de cohabitation entre deux religions. Pour un dénouement de cette crise, le professeur&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le conflit entre l’Israël et la Palestine s’explique, pour Mikailou Cissé, professeur de philosophie, comme un problème de cohabitation entre deux religions. Pour un dénouement de cette crise, le professeur de philosophie avance son opinion. </strong></p>



<p>Les recueils consacrés à l’histoire des religions soulignent tous que les religions issues de la tradition abrahamique ont certes permis l’interconnexion entre les communautés, mais dans la plupart des cas par la violence. Cela n’est pas anodin. Elle prouve que ces religions abrahamiques ont tendance à pousser les autres à abandonner leur idéologie religieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Problème de cohabitation</strong></h2>



<p>Ces religions abrahamiques conçoivent les conceptions des autres sur le Divin comme impropre. Selon elles, ces religions ne magnifient pas le Divin à sa juste valeur. Les religions abrahamiques sont hostiles à la présence d’une autre religion à proximité de leurs territoires respectifs. Pire, elles sont « <em>impérialistes</em> ». À l’image du mode de production économique capitaliste, elles n’hésitent pas à user de la force pour s’imposer.</p>



<p>Les récits sur l’histoire de ces religions donnent assez d’informations qui permettent de se rendre à l’évidence que la conflictualité est ancrée dans leur essence. La conquête de plus d’espace territoriale et la conversion des autres peuples sont leurs missions prioritaires. L’Europe est décrite comme la terre qu’elles ont endeuillée le plus. Le Moyen-Orient aussi n’est pas à la marge. Il est depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale l’espace territorial qui est le plus confronté aux altercations entre différentes communautés de tendance religieuse différente.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Communauté palestinienne contre communauté israélienne</strong></h3>



<p>Le différend qui oppose la communauté palestinienne, à majorité musulmane, et la communauté israélienne, à majorité juive, s’inscrit dans cette dynamique. C’est une guerre de préservation d’identité culturelle et religieuse&nbsp;: une guerre des croyances. Il est la continuation d’une vielle guerre entre deux communautés de tendance religieuse différente qui vivent à proximité et qui partagent avec les chrétiens une ville qui abrite, à elle seule, des lieux de culte important pour les fidèles qui se réclament de ces trois religions&nbsp;: le <em>Kotel </em>ou Mur des Lamentations pour les juifs, l’église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens, et la noble Sanctuaire ou mosquée Al-Aqsa pour les musulmans. Jérusalem ou « <em>la ville dite trois fois sainte</em> », tel est le nom de cette ville</p>



<p>L’histoire contemporaine et même celle d’avant notre ère précisent que la ville de Jérusalem est tombée entre les mains de plusieurs communautés. Elle est citée même comme une terre prophétique. Le culte du Divin a toujours occupé une place centrale dans la vie des communautés qui l’ont occupée et qui vivent dans ses environnants. Elle demeure toujours une ville dont la gestion fait l’objet d’une dispute. Les communautés de tendance religieuse différente se sont livré maintes batailles pour son contrôle total.</p>



<p>Toutefois, le différend qui oppose la communauté palestinienne et la communauté israélienne est celui qui a fait couler plus de sang durant ces dernières années pour le contrôle de cette ville « <em>prophétique</em> ». Bien que ces deux communautés aient eu à cohabiter à Jérusalem sans grande incidence, elles ne se sont jamais acceptées au sens propre du terme. Elles ont cultivé au fil du temps du dédain l’une envers l’autre à cause de l’essence de leur religion.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des colonies de peuplement</strong></h4>



<p>Le judaïsme, comme son nom l’indique, est une religion communautaire et l’islam est une religion universaliste. Le différend qui oppose ces deux communautés dans la ville de Jérusalem et ses environs a pris une large dimension lorsque les juifs, qui avaient migré vers l’Europe et environs dans l’intention de trouver meilleur ailleurs en fuyant une terre sous le joug des communautés converties à l’islam, ont commencé à revenir au bercail. Un retour qui a constitué le début du bouleversement de l’ordre précaire qui régnait jadis à Jérusalem et dans ses alentours. &nbsp;</p>



<p>L’accueil que les sédentaires palestiniens ont réservé aux juifs avec le concours de presque toutes les grandes puissances qui se réclament de la tradition islamique et la riposte qui a suivi de la part des juifs étaient un signe apparent que ce retour est mal perçu par les musulmans et aussi que les juifs étaient déterminés à siéger dans cette zone qu’ils considèrent aussi comme la terre de leurs ancêtres.</p>



<p>Les déclarations des officiels des pays à majorité musulmans soutenant la communauté palestinienne et celles des pays occidentaux sur ce sujet prouvent que la question du divin est celle qui est au centre de ce conflit.</p>



<p>En se référant à la répartition du territoire entre ces deux communautés sur cette zone après la défaite de la coalition des pays musulmans contre les juifs déposés, équipés et soutenus par les Occidentaux, on serait tenté de donner raison aux Palestiniens. La crainte de perdre des terres et l’influence sur la ville de Jérusalem, qu’ils considèrent comme une ville qui abrite un lieu de culte important pour leur communauté, était la principale motivation de leurs refus.</p>



<p>Les juifs qui étaient perçus comme une communauté persécutée en occident sont devenus des persécuteurs au Moyen-Orient. Eux pour qui des hommes ont été jugés et condamnés pour antisémitisme sont en train à leur tour de s’approprier des terres d’une autre communauté par la force en construisant des colonies de peuplement dans leur zone sans leur accord.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>À quand la fin ?</strong></h4>



<p>Sous le regard impuissant des pays musulmans, ils ont réduit la communauté musulmane palestinienne à l’état de légume. Ils ne peuvent même pas manger sans l’aide des autres ni pratiquer leur religion en toute liberté. Ils sont perçus comme des personnes indésirables sur leur propre terre. Ils sont persécutés, rabaissés à chaque fois que l’occasion se présente. Avec leur agissement belliqueux au nom de leur croyance, ils ont divisé la communauté palestinienne en différents groupuscules et contraint un nombre important à l’exil.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Devant les yeux rivés des pays membres de l’Organisation des Nations Unies, ils ont dispersé les Palestiniens sur leur terre en bafouant toutes les résolutions prises en vue de pacifier cette zone tout en imposant leur volonté par les armes. Ils mettent tout en œuvre pour empêcher les autres de vivre comme des hommes. Pour cela, l’usage disproportionné de la force est l’instrument qu’ils utilisent à chaque fois que cela leur plaît. C’est ce qui les a permis de s’accaparer de toutes les ressources sur cette partie du globe avec la bénédiction des autorités américaines. Mais jusqu’à quand allons-nous continuer à assister à une telle guerre d’une rare violence ?</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/conflit-israelo-palestinien-malgre-la-dialectique-%e2%80%89du-maitre-esclave%e2%80%89-a-quand-la-fin%e2%80%89/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7705</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dieu n’est pas un fonds de commerce</title>
		<link>https://saheltribune.com/dieu-nest-pas-un-fonds-de-commerce/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/dieu-nest-pas-un-fonds-de-commerce/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 11:14:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[affairisme]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[incivisme]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=7639</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine. Ce qui n’est point de l’ordre des discussions, c’est que nous sommes tirés vers le bas et&nbsp; il nous faut le geste ultime pour ne pas toucher le fond. Que Dieu nous en préserve pour le bonheur de la postérité pour qui le combat vaut la peine parce qu’eux ne méritent pas la sanction de nos fautes.</p>



<p>Le temps n’est plus au verbe mais à l’action de notre génie malien, la foi en notre destin commun.</p>



<p>Quel triste paradoxe, que la foi, un des trois piliers de notre Devise, soit devenue notre talon d’Achille.</p>



<p>Mon objectif à travers ce texte n’est pas d’objecter sur les analyses antérieures de notre situation ni même d’annihiler les solutions, mais de toucher du doigt ce qui, de mon point de vue, reste la cause des causes, la sous-jacente de&nbsp; tous les symptômes.</p>



<p>Ce qui nous arrive, ne tombe pas ex nihilo, mais reste le résultat d’un processus de déliquescence et de désintégration collectivement ourdi.</p>



<p>Après moult analyses, je suis aujourd’hui gagné à l’idée que le véritable problème malien est une défaillance spirituelle.</p>



<p>Ce qu’on ne peut nullement nous contester, est que nous sommes un peuple profondément religieux. Nos lieux de prière ne désemplissent pas les jours et heures indiquées.</p>



<p>Au-delà des différences de dogmes, toutes nos religions se retrouvent autour des concepts et valeurs de crainte de Dieu, d’amour du prochain et de pratique de la justice. Les Saintes Ecritures préviennent que celui qui prétend aimer Dieu alors qu’il n’aime pas son prochain, est un menteur. Elles ajoutent qu’on ne peut pas prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas et ne pas aimer son prochain qu’on voit. Nous le savons aussi, la foi révélée par les religions monothéistes se ramène à deux grands commandements, à savoir : aimer Dieu de toute son âme, de toutes ses forces (1) et aimer son prochain comme soi-même (2).</p>



<p>Dites-moi, comment expliquer tant d’injustice, d’animosité, de cruauté sous toutes ses formes, dans “<em>&nbsp;un pays fondamentalement croyant</em>&nbsp;” à presque 100% ?</p>



<p>Comment comprendre tant d’incivisme, de triche, d’irrespect envers la chose publique ?</p>



<p>Lorsqu’un rapport du Vérificateur Général épingle plus de 250 milliards de nos francs dans un pays de tréfonds de pauvreté, l’indignation du citoyen n’est pas à la hauteur du scandale.&nbsp; Il me semble que nous soyons suffisamment habitués à cet air malodorant de la corruption que nous n’en sommes plus sensibles. C’est ici un des signes inquiétants&nbsp; vers le laborieux chemin de construction d’un destin commun et triomphant.</p>



<p>Parlant de 250 milliards de CFA de manque à gagner, un petit exercice nous permet de comprendre qu’il s’agit bien de 250 000 millions de CFA. Une opération de division entre nos 703 communes permet à chaque commune d’en gagner 355 millions, de quoi dépasser le budget annuel de beaucoup de nos communes. Si nous reprenons le même exercice pour nos 12 000 villages, chacun en reçoit une dotation de plus de 20 millions, une enveloppe à même d’améliorer les services sociaux de base en manque criard dans beaucoup de nos villages.</p>



<p>Après l’affairisation de la politique, c’est, me semble-t-il, le tour de la religion d’être ”&nbsp;<em>businessisée</em>“.</p>



<p>A coup de manipulation, de conditionnement à des fins d’autoréalisation, le message religieux perd toute objectivité.</p>



<p>Il me semble que ”&nbsp;<em>l’argent-dieu</em>&nbsp;” a imposé son culte et a gagné beaucoup trop d’adeptes.</p>



<p>Ceci explique cette addiction effrénée à l’argent au point que beaucoup de nos compatriotes sont prêts à accepter un dessous de table d’un million de CFA contre 1 milliard qu’il ferait perdre à son pays.</p>



<p>L’absence d’esprit de suffisance, synonyme de cupidité, est une maladie spirituelle qu’on retrouve aussi bien chez les nantis que chez les démunis. Et il reste vrai que la richesse engendre la satiété et celle-ci la démesure pour des cœurs qui ne connaissent point la mesure de la suffisance. (Wassa en langue Bamanankan).</p>



<p>Un de mes meilleurs jours a été ce jour où un ainé m’a confié avoir dit dans ses prières à Dieu de ne plus augmenter ses avoirs. Il ajouta qu’Il avait demandé au Tout-Puissant de donner aux nécessiteux la part qu’il aurait encore pour lui. Quelle grandeur d’âme et d’esprit.</p>



<p>Une tante, également écrivaine, me confia un jour une mission, celle d’écrire un livre sous le titre de : ” <em>le pays de l’humain</em> “. C’était pendant un de ces moments d’échanges que nous avions pour réfléchir à la situation de notre pays, le Mali. J’estime pour ma part, qu’un tel ouvrage devrait être collectif et donc porteur de voix plus autorisées que la mienne même si mon modeste accompagnement sera obligé. Il est des moments où, en solitaire, j’exprime ma gratitude au Dieu Créateur de nous avoir gracieusement donné tout ce qui est de l’ordre du vital, l’eau et l’air par exemple. Imaginons, dans notre contexte de défaillance spirituelle, que ces deux denrées fussent la possession de quelques privilégiés. Imaginez ce que serait le monde.</p>



<p>Tel un animal agonissant, notre pays, bien qu’à terre, souffre davantage de certains de ses fils qui, plutôt que de prêter leurs efforts et leur énergie pour le remettre sur ses pieds,&nbsp; ne s’en soucient que très peu et continuent de chercher à lui enlever son énergie restante. Honte à eux, car le Mali se redressera.</p>



<p>Fort heureusement, comme des sentinelles, se tiennent à la brèche ceux dont la dévotion et la consécration sont sans ride ni ombre de variation.</p>



<p>Certains de mes concitoyens comprendront mes propos comme une flèche en direction de quelques individus plutôt que de regarder dans leur propre miroir. Ils sont comme ces insensés qui, lorsqu’on leur montre du doigt le soleil, plutôt que de regarder dans la direction du doigt, ils regardent le doigt.</p>



<p>Tout comme la connaissance et la compétence qui ne se donnent pas en héritage, nul ne peut se prévaloir de la foi de son père ou de sa mère, aussi fervente fut-elle été. Chacun répondra de ses œuvres. Je pense que l’unanimité est faite sur cette assertion : lorsque le menteur vous dit qu’il mourra un jour, pour une fois, il vous dit la vérité. Puissions-nous nous rappeler de notre état de finitude.</p>



<p>Je propose un exercice aussi simple que difficile à mes compatriotes. Il consiste à consentir à observer une journée ”&nbsp;<em>zéro corruption</em>&nbsp;“. Je suggère déjà le 25 mai, une journée riche en symbole, la journée de notre chère Afrique. Nous passerons ensuite à ”&nbsp;<em>la semaine zéro corruption</em>&nbsp;“, ”&nbsp;<em>au mois zéro corruption et après à ” l’année zéro corruption</em>&nbsp;“. Après ces étapes, j’ai la conviction que cela entrera dans nos esprits et dans nos muscles. Notre expérience, j’en reste convaincu, fera école.</p>



<p>Du reste, comme nous sommes sur le double terrain de la foi et du social, je présente humblement mes excuses à tous ceux qui se sentiront offensés. Mon objectif n’est pas de donner une leçon de foi, elle convient à ceux qui en sont investis, mais de rappeler notre engagement de foi, à savoir, craindre Dieu et aimer notre prochain comme nous&nbsp; même. Tout le reste vient par-dessus, la grandeur de notre pays aussi.</p>



<p>Que Dieu sauve le Mali. Amen !</p>



<p><strong>MARC GOITA</strong></p>



<p><strong>Consultant, auteur, écrivain.</strong></p>



<p><strong>Promoteur de la Plateforme Sentinelle Démocratique.</strong></p>



<p><strong>Tel. (223) 66 87 71 16 / 76 13 68 46</strong></p>



<p><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/dieu-nest-pas-un-fonds-de-commerce/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7639</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dans la conscience humaine, le Divin garde-t-il encore plus de place ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/dans-la-conscience-humaine-le-divin-garde-t-il-encore-plus-de-place/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/dans-la-conscience-humaine-le-divin-garde-t-il-encore-plus-de-place/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 15:18:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[conscience humaine]]></category>
		<category><![CDATA[divin]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=7572</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair. Mikailou Cissé, professeur&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair. Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, explique cette déviation comme une conséquence du silence du Divin aux appels à secours des humains.</strong></p>



<p>Les questionnements sur la mort ne sont pas centrés uniquement sur ce que pourrait devenir une personne après sa migration définitive. Ils portent aussi sur la cause de la mort du défunt, de ce qu’adviendrait sa postérité. Sur ce que deviendrait la vie des vivants après la mort d’une personnalité influente d’une famille ou d’une communauté. C’est ce qui explique la raison pour laquelle qu&rsquo;à chaque fois qu’un membre d’une communauté meurt, la vie et le vide que cette mort pourrait laisser après son départ sont généralement sujets d’inquiétude.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Destinée d’une communauté après la mort d’un membre influent</strong></h2>



<p>Certes, certains se fient aux théories qui ont été développées par leurs prédécesseurs en fonction de leur croyance et évitent de s’étaler sur la problématique de la mort. Mais ceux qui se livrent à des jugements sur l’après-mort sont plus nombreux que ceux qui s’abstiennent. C’est ce qui explique pourquoi on assiste de plus en plus à des débats sur la mort d’un individu, sur les causes qui l’ont conduit à quitter le monde des sens, sur ce qui l’attend et ce que deviendrait l’existence de ses descendants ou de sa communauté après son voyage.</p>



<p>Admettre l’existence d’un <a href="https://www.cairn.info/revue-philosophique-2009-3-page-309.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">divin</a> transcendant en apparence, et observer la prière comme cela avait été recommandé ainsi que toutes les pratiques d’une religion quelle qu’elle soit ne font pas de soi un croyant. Ils ont certes une grande place, mais ne suffisent pas en soi. Car la religiosité d’un être ne se mesure pas en fonction des pratiques ou des actes visibles, mais par son degré d’avancement sur le chemin spirituel. Elle se juge en fonction de la place qu’un être consacre au respect des préceptes édictés par une religion bien définie. Elle dépend fortement aussi de la foi et n’exclut pas l’usage de la raison.</p>



<p>La raison et la foi permettent toutes d’accéder au Divin, mais par des chemins différents. La première sans preuve et la seconde après déduction. Le Divin dont il est question ici est pris dans son sens le plus étendu. Il prend en compte toutes les conceptions, qu’elles soient monothéistes, polythéistes, théistes ou toutes autres considérations acceptant l’existence d’un être transcendant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Le Divin</strong><strong> ne se manifeste pas pour punir&nbsp;</strong>»</h3>



<p>La crainte de la mort était bien présente dans la conscience des humains qui craignaient le Divin dans leur grande majorité. Cette crainte était liée à la place considérable qu’occupait le Divin dans la vie des hommes. Elle était due au fait que l’homme se voyait comme un être redevable à un autre qui pouvait influencer sa destinée.</p>



<p>Au fur et à mesure que les humains maitrisent la nature, parviennent à la plier à leur volonté sans l’aide d’un Divin, prennent conscience qu’ils disposent d’une puissance créatrice, ils ont commencé à sentir du <a href="https://plus.lapresse.ca/screens/697386cd-2264-4df4-abc6-bc019375a9ce__7C___0.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mépris </a>vis-à-vis du Divin.</p>



<p>Ce cran face à la mort a gagné de l’ampleur lorsque l’idée selon laquelle le <a href="https://www.cairn.info/l-experience-interieure-de-la-liberte--9782130460367-page-413.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Divin  n’interfère</a> <a href="https://www.cairn.info/l-experience-interieure-de-la-liberte--9782130460367-page-413.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pas</a> dans le cours des choses et dans la vie des humains à gagner l’esprit de certains hommes. Elle est celle qui a conduit les premiers agnostiques à contester la puissance du Divin.</p>



<p>Outre cela, puisque le Divin ne se manifeste pas pour punir ceux qui transgressent, dans les discours et les actes, ses interdits, alors il n’a pas de puissance selon ses gens. De ce fait, les récits à son sujet deviennent du coup à leurs yeux des fables.</p>



<p>Tout être humain qui perd la foi ou vient d’en manquer ne mérite pas de prétendre être un croyant. Il est plutôt un pratiquant ou un simple adepte d’une tendance religieuse. Mieux, il est un croyant de façade, un agnostique déguisé en religieux. Qu’est-ce que le manque de foi dans ce cas ? Il désigne le refus d’admettre que le Divin est un être suprême, un être qui a le pouvoir sur tout, un être souverain.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Silence du Divin</strong></h4>



<p>C’est une prise de conscience de trop. Car cette attitude de l’humain devant le Divin et la mort aura pour conséquence le durcissement du cœur de certains humains. Et ne tardera pas à se répandre. Elle les conduira à ne plus accorder d’intérêt à la mort et à ce qui pourrait advenir après ce phénomène de la nature. Le silence du Divin face à certains agissements des humains qui, jadis, l’irritaient comme il est exposé dans les récits, mais qui ne le contrarient plus, est ce qui fait fléchir la foi des croyants de manière générale.</p>



<p>En plus des deux raisons évoquées, il convient de souligner la recherche du plaisir de la chair, c’est-à-dire le penchant pour le matériel, précisément l’argent, la vie de luxe, qui ont fait que les humains n’accordent de l’importance qu’à la vie en tant qu’être sensible au détriment de la vie en tant qu’être spirituel. Perde la vie devient à leurs yeux insignifiants. Ce dont il faut avoir peur, c’est vivre dans une condition misérable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il résulte alors que c’est le silence du Divin face aux appels à secours des humains pendant des moments difficiles qui les a poussés à ne plus s’occuper de son sujet. Il est ce qui a conduit certains humains à déclarer que l’homme est abandonné à lui-même, sans guide. Et cela n’est pas sans conséquence&nbsp;: l’être transcendant a fait place dans la conscience des hommes à l’être humain.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/dans-la-conscience-humaine-le-divin-garde-t-il-encore-plus-de-place/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7572</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pourquoi la croyance ne peut jamais justifier la violence</title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-la-croyance-ne-peut-jamais-justifier-la-violence/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pourquoi-la-croyance-ne-peut-jamais-justifier-la-violence/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=4741</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mélissa Fox-Muraton, Groupe ESC Clermont L’attentat à Nice jeudi 29 octobre qui a fait trois morts, et qui suit de près l’assassinat de Samuel Paty, professeur de collège qui enseignait la&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107">Mélissa Fox-Muraton</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe ESC Clermont</a></em></p>



<p><strong>L’attentat à Nice jeudi 29 octobre qui a fait trois morts, et qui suit de près l’assassinat de Samuel Paty, professeur de collège qui enseignait la liberté d’expression, nous rappelle avec douleur que le combat contre l’intolérance et le fanatisme est loin d’être gagné. De tels actes font des victimes directes, les personnes assassinées, leurs familles et leurs proches, mais également des victimes indirectes : toutes les personnes de <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/19/apres-l-attentat-de-conflans-de-nombreux-imams-condamnent-l-assassinat-de-samuel-paty_6056566_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confession musulmane qui condamnent</a> l’assimilation de leur foi à la violence.</strong></p>



<p>Mais quels arguments opposer à ceux qui pensent que la vérité ou l’autorité religieuse peut justifier d’outrepasser les règles de la morale&nbsp;? Qui croient qu’au nom d’une vérité supérieure, il est de leur devoir de sacrifier des vies&nbsp;?</p>



<p>Afin de répondre à cette question, nous nous tournerons vers la pensée de <a href="https://theconversation.com/kierkegaard-un-penseur-pour-le-xxi-siecle-117387" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Søren Kierkegaard</a>, un philosophe chrétien qui au XIX<sup>e</sup> siècle posait précisément cette question par rapport à la foi chrétienne, et qui montre que l’appel à l’autorité religieuse ne peut jamais justifier l’exceptionnalisme moral (le fait de se croire au-dessus des normes et règles morales qui s’appliquent à tous), comme nous le développons <a href="https://www.degruyter.com/view/journals/kier/23/1/article-p3.xml" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un article récent</a>.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Le cas du martyr</h3>



<p>Dans un <a href="https://books.google.fr/books/about/Oeuvres_compl%C3%A8tes_de_S%C3%B6ren_Kierkegaard.html?id=j2ogAQAAMAAJ&amp;redir_esc=y" target="_blank" rel="noreferrer noopener">essai de 1849</a> intitulé « Un homme a-t-il le droit de se laisser mettre à mort pour la vérité ? », Kierkegaard pose la question de savoir s’il est possible de donner une justification religieuse à certains actes a priori immoraux, et plus précisément le fait de devenir un martyr pour la vérité.</p>



<p>Ce qui est intéressant dans ce texte, c’est qu’au lieu d’offrir un argumentaire philosophique, Kierkegaard présente le cas sous la forme d’une étude «&nbsp;poétique&nbsp;», ce qui offre l’avantage de dissocier la question de tout personnage réel et de tout trait subjectif qui pourrait venir compliquer la question elle-même.</p>



<p>Nous nous trouvons donc face au cas hypothétique d’une personne qui, ayant grandi avec l’image du Christ-crucifié comme seule représentation du christianisme, viendrait à croire que la plus haute preuve de la foi serait de devenir martyr.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/366696/original/file-20201030-24-15rcxp.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Doit-on, au nom de la foi, devenir un martyr pour établir une (notre) vérité&nbsp;?. <a href="https://www.pexels.com/fr-fr/photo/coiffure-ecouter-homme-individu-1278566/">Pexels/Rodrigues</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<p>Une telle personne, convaincue de posséder la vérité, et convaincue également que la plus haute réalisation d’une vie humaine serait de mourir pour cette conviction, ne devrait-elle pas agir en conséquence, suivre les commandes de sa foi, et établir une corrélation entre ses actes et ses croyances&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">La méthode de Kierkegaard</h3>



<p>De telles questions soulèvent évidemment des problèmes liés au pluralisme des valeurs et des convictions. Kierkegaard nous invite cependant à aborder le cas le plus rationnellement et objectivement possible. Et il nous propose une méthode&nbsp;: pour aborder la question, l’on ne doit surtout pas commencer en rejetant les convictions, mais il faut au contraire adopter la posture qui consiste à les accepter comme vraies.</p>



<p>Nous admettrons alors celles-ci, c’est-à-dire 1) que la personne en question est en possession de la vérité, et 2) que la plus haute réalisation d’une vie humaine est de mourir pour la vérité.</p>



<p>Cette méthode peut paraître contre-intuitive, mais sa raison est simple&nbsp;: si l’on devait porter le questionnement sur l’une ou l’autre de ces prémisses, l’on tomberait forcément dans l’impasse, puisqu’il est objectivement impossible de déterminer si une personne convaincue dans son for intérieur de posséder la vérité par la foi (et non par la raison) est dans le vrai ou non. Toute réponse à une telle question ne peut être qu’un jugement subjectif.</p>



<p>De même, ce n’est pas sur la base des affirmations d’un individu que l’on peut décider de la cohérence d’une telle proposition, puisqu’on ne peut jamais savoir si une personne qui dit posséder la vérité croit vraiment ce qu’elle dit. De ce fait, si l’on veut pouvoir étudier sérieusement de telles propositions, nous ne pouvons le faire que si nous supposons qu’elles sont vraies, en examinant ensuite les conséquences logiques des prémices et leur accord avec les conclusions tirées.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">L’erreur de raisonnement</h3>



<p>Or, bien que la conclusion proposée par l’aspirant au martyr – qu’il doit se laisser mettre à mort pour la vérité – semble suivre des prémices, Kierkegaard démontre ensuite que son raisonnement n’est pas logique, et cela parce qu’il se pose les mauvaises questions.</p>



<p>Autrement dit, l’homme présuppose qu’il est de son devoir de mourir pour la vérité, et se demande seulement s’il en a les capacités et le courage. Ainsi, il «&nbsp;n’arrive pas au véritable problème&nbsp;», qui est une question d’ordre moral&nbsp;: «&nbsp;une chose est de dire&nbsp;: en ai-je le courage&nbsp;? Et une autre de demander&nbsp;: en ai-je le droit&nbsp;?&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/366702/original/file-20201030-15-1yl3dmp.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/366702/original/file-20201030-15-1yl3dmp.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt="Søren Aabye Kierkegaar"/></a><figcaption>Søren Aabye Kierkegaard est né le 5 mai 1813 et mort le 11 novembre 1855 à Copenhague. Son œuvre est considérée comme une première forme de l’existentialisme. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B8ren_Kierkegaard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikimedia</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<p>Qu’est qui, en effet, lui conférerait ce droit&nbsp;? Le commandement divin&nbsp;? Mais comment peut-il être certain de l’avoir (bien) entendu ou bien compris&nbsp;? La vérité&nbsp;? Mais alors, comment savoir que c’est bien la vérité si lui seul possède cette connaissance&nbsp;? Le bien pour les autres&nbsp;?</p>



<p>Agir pour le bien que les autres ignorent, c’est effectivement ce le motive.</p>



<p>Mais alors, Kierkegaard nous demande, comment peut-il entendre apporter la vérité et le bien aux autres, si par son acte il les rend coupables de meurtre, dégageant ainsi sa responsabilité sur ceux qui vont le tuer&nbsp;? Si par son acte, il produit le mal&nbsp;?</p>



<p>L’exemple que Kierkegaard offre ici souligne les pièges du raisonnement fallacieux qui guettent tout individu isolé (ou par extension toute communauté), qui penserait devoir s’exempter de l’éthique pour faire advenir le bien. Une telle action ne peut jamais être que contre-productive et contradictoire.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Une question très personnelle</h3>



<p>Pourquoi l’argument de Kierkegaard est-il particulièrement pertinent&nbsp;? Tout d’abord, parce qu’en tant que penseur chrétien, la question du martyre était, pour lui, une question tout à fait personnelle et importante.</p>



<p>Kierkegaard défendait l’idée qu’il existe une séparation entre l’éthique (la sphère de l’universalité, des normes et devoirs qui s’appliquent à tous) et la foi (la sphère de la singularité).</p>



<p>L’un de ses arguments les plus connus est que par rapport à la foi, l’individu est paradoxalement positionné au-dessus de l’universel, dans un rapport absolu avec l’absolu, comme il l’écrit dans <a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/crainte-et-tremblement-9782743605872" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Crainte et tremblement</em></a>.</p>



<p>Ce paradoxe de la foi soulève la possibilité d’une «&nbsp;suspension téléologique de l’éthique&nbsp;», ou une exception des normes générales en raison d’une plus haute vocation, que Kierkegaard articule autour du problème du sacrifice d’Abraham.</p>



<p>Qu’est-ce qui fait d’Abraham, à qui Dieu avait ordonné de sacrifier son fils Isaac, le père de la foi et non un simple meurtrier&nbsp;? Et si Abraham est devenu par sa volonté d’obéir le père de la foi, ne devrions-nous pas aussi l’imiter&nbsp;?</p>



<p>C’est une question qui a hanté Kierkegaard sa vie durant, et qui se trouve réarticulée à maintes reprises à travers son œuvre. C’est aussi une question qu’il a toujours laissée en suspens, ou à laquelle, comme ici, il apportera finalement une réponse négative. Aussi forte que puisse être la foi, aussi certain que l’on puisse être d’être dans le vrai, et même fût-ce le cas, Kierkegaard nous dit cependant qu’en tant qu’êtres humains, nous ne pouvons jamais nous exempter de nos devoirs moraux</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Penser être dans le vrai ne suffit pas</h3>



<p>Dans l’essai sur le martyre, Kierkegaard remarque que même si ce constat lui paraît à la fois «&nbsp;triste&nbsp;» et «&nbsp;désolant&nbsp;», il est néanmoins la seule valable.</p>



<p>La valeur de son argument réside précisément dans le fait que cette appréciation subjective peut et doit être mise de côté. La croyance d’être en possession d’une vérité qui doit être connue – même si l’on suppose que cette croyance est vraie – ne peut jamais suffire pour agir selon cette croyance.</p>



<p>En s’exemptant de la morale, l’on se place au-dessus des autres, l’on présuppose une connaissance ou un pouvoir supérieur, qu’aucun être humain, en tant qu’être humain, ne peut posséder. En s’exemptant de la morale, l’on s’exempte en même temps du domaine de l’humain – mais cela, aucun être humain ne peut le faire.</p>



<p>En formulant le problème en ces termes, Kierkegaard nous montre que l’on n’est pas obligé d’engager des débats sur la nature de la vérité ou sur la possibilité qu’un individu puisse posséder la vérité, arguments qui conduisent nécessairement à l’impasse, pour appréhender le problème. On n’est pas non plus obligé de remettre en question la vision du monde et les convictions de la personne concernée. C’est en étudiant les erreurs dans ses propres raisonnements que nous pouvons trouver les failles.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Un texte d’une grande pertinence aujourd’hui</h3>



<p>Le problème du martyre n’est certes pas celui du terrorisme et, certes, on objectera à raison, que cet argument est peu susceptible de convaincre un individu radicalisé.</p>



<p>Néanmoins, il est bon de se rappeler que l’islamisme n’a pas le monopole du fanatisme ni celui de la violence.</p>



<p>Chaque année, en France seulement, des centaines de femmes sont victimes de <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/18/en-2019-le-nombre-de-feminicides-a-augmente-de-21-en-france_6049189_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminicides</a>, des centaines de personnes sont victimes de violences parce qu’elles sont <a href="https://www.rtl.fr/girls/identites/les-chiffres-inquietants-des-violences-anti-lgbt-en-france-reveles-par-sos-homophobie-7793408430" target="_blank" rel="noreferrer noopener">homosexuelles</a> et les violences <a href="https://www.franceculture.fr/societe/antisemitisme-en-france-des-faits-en-hausse-et-une-menace-pregnante" target="_blank" rel="noreferrer noopener">antisémites</a> sont en hausse.</p>



<p>Ces violences aussi se fondent le plus souvent sur des convictions et croyances, qu’elles soient religieuses ou non, qui incitent certaines personnes à se placer au-dessus des autres.</p>



<p>À travers son analyse, Kierkegaard nous offre cependant des pistes pour mieux comprendre comment le problème de la justification morale peut se poser. Et sa réponse est d’autant plus forte que, désirant parvenir à une autre conclusion, il nous plonge dans le processus de pensée de celui qui croit que l’autorité (religieuse) peut constituer une raison valable pour s’exempter de ses devoirs envers les autres.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mélissa Fox-Muraton</a>, Professeur de Philosophie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe ESC Clermont</a></em></p>



<p>This article is republished from <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/pourquoi-la-croyance-ne-peut-jamais-justifier-la-violence-149201" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/149201/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pourquoi-la-croyance-ne-peut-jamais-justifier-la-violence/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4741</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Reprise du prêche dans les radios locales de Dioïla</title>
		<link>https://saheltribune.com/reprise-du-preche-dans-les-radios-locales-de-dioila/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/reprise-du-preche-dans-les-radios-locales-de-dioila/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 17:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[autorisation]]></category>
		<category><![CDATA[prêche]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[suspension]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=4209</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après quelques semaines de suspension des émissions de prêche sur les radios locales de la ville de Dioïla par le maire de Kaladougou, les émissions ont repris, selon nos informations.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Après quelques semaines de suspension des émissions de prêche sur les radios locales de la ville de Dioïla par le maire de Kaladougou, les émissions ont repris, selon nos informations. Les prêcheurs seraient cette fois-ci gardés à l’œil par le Haut conseil islamique, rapporte notre source. Tous ceux qui déraperont seront purement et simplement interdits d’intervenir sur les radios de la ville de Dioila, nous a expliqué notre source.</p>



<p>Rappelons que cette suspension du prêche sur ces radios était survenue en raison de certaines dissensions entre des prêcheurs de confession différente via ces radios. Ayant eu peur qu’un conflit entre les religieux ne s’éclate et fragilise la zone, le maire a expliqué avoir décidé de suspendre les émissions en attendant que les deux confessions trouvent un terrain d’entente. Tel serait le cas maintenant.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/reprise-du-preche-dans-les-radios-locales-de-dioila/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4209</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[Tribune] Pyramide sociale : sommes-nous dans une société parfaite ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-pyramide-sociale-sommes-nous-dans-une-societe-parfaite%e2%80%89/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-pyramide-sociale-sommes-nous-dans-une-societe-parfaite%e2%80%89/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2020 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[militaire et politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=3948</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Nous sommes loin d’être dans une société parfaite où chacun doit respecter sa classe sociale. Si un enseignant doit passer toute sa vie à enseigner, l’humanité s’étiolera.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Sur la crise politique que traverse le Mali, le professeur de philosophie, Tidiani Bakary Guindo fait comprendre que chaque couche sociale peut avoir son mot à dire.</strong></p>



<p>Si l’imam Mahmoud Dicko peut sortir de la mosquée pour monter sur le ring du combat politique, force est de reconnaître que les militaires également peuvent sortir de la caserne au profit du même ring politique.</p>



<p>La théorie ne remplace pas l’expérience. Pour comprendre l’autre, il faut pouvoir se mettre à sa place.</p>



<p>Dans le même ordre d’idées, un thérapeute homme ne peut pas comprendre et conseiller une femme s’il n’a pas vécu profondément en lui-même la nature féminine, s’il ne s’est pas imaginé avec un vagin, un utérus, des ovaires, des menstruations.</p>



<p>De même, une femme qui ne s’est jamais imaginée avec un sexe masculin, du sperme et des érections ne peut pas comprendre un homme.</p>



<p>C’est en faisant des méditations sur ce thème que la femme se construira un homme à l’intérieur d’elle-même et l’homme une femme, ce qui leur permettra ensuite de vraiment communiquer en connaissance de cause.</p>



<p>Pour qu’un militaire ne soit plus traité comme un criminel en puissance, il est astreint à s’intéresser à la politique. Nous sommes loin d’être dans une société parfaite où chacun doit respecter sa classe sociale. Si un enseignant doit passer toute sa vie à enseigner, l’humanité s’étiolera.</p>



<p><strong>Tidiani Bakary Guindo </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-pyramide-sociale-sommes-nous-dans-une-societe-parfaite%e2%80%89/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3948</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
