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	<title>Archives des relations Mali-Algérie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des relations Mali-Algérie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p>Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p>En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p>Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p>L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p>Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p>Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p>En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p>Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p>L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p>C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p>Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p>Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p>L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Après le drone, le bras de fer : Bamako contre-attaque sur la scène internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 21:26:01 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque contre le drone malien par l'armée algérienne a conduit à une crise diplomatique majeure. En savoir plus ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025, a déclenché une nouvelle crise diplomatique entre Bamako et Alger. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le Mali a annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice, accusant l’Algérie d’acte d’agression et de complicité avec des groupes terroristes opérant au Sahel.</em></strong><em></em></p>



<p>Alors que le Sahel brûle, que les peuples se battent pour leur souveraineté, certains régimes préfèrent jouer les pyromanes masqués. C’est le cas de la junte algérienne, dont les actes récents à l’égard du Mali n’ont plus rien d’ambigus : hostilité ouverte, mauvaise foi institutionnalisée, diplomatie du sabotage. Le dernier épisode en date ? La destruction d’un drone malien, en plein vol, par l’armée algérienne. Un acte considéré par Bamako comme une agression pure et simple. Les autorités maliennes ont immédiatement saisi la Cour internationale de Justice. Face au mépris, place au droit.</p>



<p>Mais au-delà de l&rsquo;incident, c&rsquo;est l&rsquo;attitude globale d’Alger qui interpelle. Le Mali, dans un rappel empreint d’amertume, souligne avoir toujours soutenu l’Algérie, y compris dans sa lutte pour l’indépendance. Et voilà comment ce soutien historique est remercié : par des missiles contre des drones achetés à la sueur du peuple malien, et par un silence complice lorsque des attaques terroristes surgissent à la frontière commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-verites-qui-derangent-et-devoilent"><strong>Trois vérités qui dérangent… et dévoilent</strong></h2>



<p>Premièrement, une attaque terroriste malienne, survenue à Tinzawatène en juillet 2024, a été planifiée à quelques encablures de la frontière algérienne. Malgré cela, Alger n’a rien vu. Rien entendu. Rien su. Une cécité géostratégique étonnante pour un pays qui se vante d’être «&nbsp;<em>champion africain de la lutte contre le terrorisme</em>&nbsp;». À moins que, justement, ce titre soit aujourd’hui devenu ironiquement mérité… à l’envers : champion de l’exportation du chaos.</p>



<p>Deuxièmement, la destruction du drone malien est justifiée par Alger sous le prétexte grotesque d’une «&nbsp;<em>violation de son espace aérien</em>&nbsp;». Mais comment expliquer alors que les débris de l’engin soient tombés&#8230; en territoire malien ? La junte algérienne invente-t-elle désormais des lois de la physique parallèles ? À ce niveau de déni, ce n’est plus de la diplomatie, c’est de la science-fiction.</p>



<p>Troisièmement, lorsque Bamako saisit la Cour internationale, le régime algérien réplique par un communiqué surréaliste, affirmant que la plainte malienne aurait été motivée par une conférence de presse… donnée après le dépôt. Un classique de la diplomatie désorientée : mentir sur le calendrier pour masquer la peur de devoir rendre des comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yabe-le-diplomate-qui-marque-contre-son-propre-camp"><strong>« Yabé » : le diplomate qui marque contre son propre camp</strong></h2>



<p>A la tribune des nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaue Maïga, qualifie l’attitude algérienne du ministre algérien des Affaires étrangères de «&nbsp;<em>Yabé</em>&nbsp;» — en référence à l’auto-saboteur notoire qui marque contre son camp. «&nbsp;<em>L’énergumène d’Alger</em>&nbsp;», comme on le surnomme à Bamako, semble en effet plus efficace pour nuire à son propre pays que pour le défendre. Le Mali ne s’étonne donc pas de voir la junte algérienne refuser de reconnaître la compétence de la Cour de La Haye : fuir l’arène, c’est encore le meilleur moyen de ne pas être démasqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rappel-a-l-ordre-et-une-gifle-rhetorique"><strong>Un rappel à l’ordre… et une gifle rhétorique</strong></h2>



<p>Pour Bamako, il est temps que l’Algérie sorte du double jeu. Le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, n’y va pas par quatre chemins : «&nbsp;<em>Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot de travers, nous réagirons par réciprocité.&nbsp;</em>»</p>



<p>Et dans une ironie cinglante, il invite la junte d’Alger à organiser à Tin Zaouatine un «&nbsp;<em>festival international de l’artifice de l’intelligence humaine</em>&nbsp;», tant les acrobaties mentales nécessaires pour justifier ses actions confinent à l’absurde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-au-pied-du-mur"><strong>L’Algérie au pied du mur</strong></h2>



<p>Alors que le Mali trace sa voie vers la souveraineté, qu’il se bat à la fois contre le terrorisme et l’ingérence étrangère, Alger continue d’agir comme une puissance néocoloniale régionale. Au lieu de jouer son rôle de stabilisateur, le régime militaire préfère jouer aux équilibristes entre duplicité diplomatique, posture victimaire et actes hostiles.</p>



<p>Le message malien est clair : plus jamais ça. La patience a une limite, et cette limite a été franchie. Désormais, c’est par la justice, la réciprocité, et une souveraineté sans concession que le Mali entend répondre.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maïga, le franc-parler malien qui secoue les Nations Unies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 21:03:44 +0000</pubDate>
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<p>Le discours du Premier ministre aux Nations unies marque un tournant. Une déclaration forte sur l'ingérence étrangère et le panafricanisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la tribune de l’ONU,&nbsp;</em></strong><strong><em>ce vendredi 26 septembre 2025,&nbsp;le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a livré un discours sans filtre, entre appel à la réforme du multilatéralisme et dénonciation frontale de l’ingérence étrangère. À travers lui, le Mali – et plus largement la Confédération des États du Sahel (AES) – assume son tournant souverainiste, son panafricanisme combatif et son ambition d’émergence. L’ère des silences prudents est révolue : place à la parole libre.</em></strong></p>



<p>New York, le 26 septembre 2025 – Il est monté à la tribune de l’ONU comme on monte au front, le verbe martial, le regard fixe, et l’histoire en bandoulière. Le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre malien et visage politique du nouveau triptyque sahélien, a livré à la 80e Assemblée générale des Nations Unies une adresse aussi tranchante qu’assumée, où la diplomatie classique s’est effacée au profit d’une franchise peu coutumière sous les lambris new-yorkais.</p>



<p>Depuis la création de la Confédération des États du Sahel (AES), en juillet 2024 – cette alliance à trois têtes entre Bamako, Ouagadougou et Niamey – les chefs militaires sahéliens ne cessent de marteler une volonté nouvelle : rompre avec les modèles imposés, et reprendre en main leur destin collectif. Ce 26 septembre, leur chef de file, Abdoulaye Maïga, n’a pas varié.</p>



<p>Un ton souverain, un message sans détour. Dès les premiers mots, les codes diplomatiques sont respectés, les formules convenues alignées. Mais très vite, le ton change. Le Mali, et avec lui l’AES, ne demande plus, il affirme. Il ne quémande pas, il interpelle. Et surtout, il ne se justifie plus. «&nbsp;<em>Nous ne serons pas des spectateurs</em>&nbsp;», prévient le Premier ministre. «&nbsp;<em>Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité.&nbsp;</em>»</p>



<p>Le décor est planté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-ses-incoherences"><strong>L’ONU face à ses incohérences</strong></h2>



<p>Pour Bamako et ses alliés du Sahel, la communauté internationale – et singulièrement l’ONU – souffre de cécité sélective. Comment, s’interroge Maïga, expliquer le silence assourdissant qui entoure le soutien supposé de puissances occidentales aux groupes terroristes opérant au Sahel ? Pourquoi la requête malienne de 2022 contre la France devant le Conseil de sécurité n’a-t-elle pas été suivie d’effet, alors que des «&nbsp;<em>preuves irréfragables</em>&nbsp;» étaient prêtes à être déposées ?</p>



<p>Le message est clair : le multilatéralisme est en crise, et l’Afrique, ou du moins une partie d’elle, n’est plus disposée à attendre passivement que les règles du jeu changent d’elles-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-entre-resilience-et-ambition"><strong>L’AES, entre résilience et ambition</strong></h2>



<p>Mais au-delà de la dénonciation, un projet se dessine. Avec ses 75 millions d’habitants, un territoire vaste comme cinq fois la France, une jeunesse abondante, des ressources minières inestimables et une diaspora dynamique, l’AES se veut une puissance régionale montante, enracinée dans le panafricanisme. Pour asseoir cette ambition, une Banque Confédérale d’Investissement et de Développement a vu le jour. Et les projets structurants se multiplient : énergie, infrastructures, industrialisation…</p>



<p>Le ton est volontairement optimiste, presque conquérant. «&nbsp;<em>Nous avons choisi la voie de l’audace et de la souveraineté&nbsp;</em>», martèle Maïga. Une phrase qui résume à elle seule l’ADN du nouveau pouvoir malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-sortie-de-la-cpi-et-un-tacle-cinglant-a-alger"><strong>Une sortie de la CPI, et un tacle cinglant à Alger</strong></h2>



<p>S’il fallait une preuve supplémentaire du virage assumé par le Mali, elle est venue le 22 septembre 2025 avec la sortie de la Confédération AES du Statut de Rome, marquant la fin de leur appartenance à la Cour pénale internationale. Un acte politique fort, interprété à Bamako comme un rejet du «&nbsp;<em>deux poids, deux mesures</em>&nbsp;» de la justice internationale.</p>



<p>Le passage le plus polémique du discours reste cependant celui réservé à l’Algérie. La destruction d’un drone malien par l’armée algérienne a déclenché une salve verbale d’une rare virulence. Le Premier ministre a qualifié les autorités d’Alger de «&nbsp;<em>junte</em>&nbsp;», moquant au passage leur «&nbsp;<em>mensonge diplomatique</em>&nbsp;» et les pointant du doigt d’être devenues un «&nbsp;<em>exportateur de terroristes</em>&nbsp;». Rarement, sinon jamais, une telle attaque n’avait été lancée contre un voisin maghrébin à la tribune de l’ONU.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-n-est-pas-seule-mais-exige-le-respect"><strong>L’AES n’est pas seule… mais exige le respect</strong></h2>



<p>Sur le fond, le Mali ne tourne pas le dos au monde. Il tend la main – mais à ses conditions. Partenariat, oui. Coopération, bien sûr. Mais dans le respect des choix politiques souverains, et sur une base de gagnant-gagnant. L’Occident paternaliste, c’est terminé. Place à la diplomatie d’égal à égal.</p>



<p>L’appel final est limpide : il ne s’agit pas de quémander de l’aide, mais de réclamer la reconnaissance d’un combat légitime. «&nbsp;<em>Le peuple de l’AES est agressé »,&nbsp;</em>dit Maïga. Il demande que cela soit dit, reconnu, défendu. Il demande à l’ONU de ne pas devenir&nbsp;<em>« le bras passif de l’injustice mondiale</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-verdict-de-l-histoire"><strong>Le verdict de l’histoire</strong></h2>



<p>Ce discours, certains le jugeront bravache, voire provocateur. D’autres y verront l’expression d’une Afrique décomplexée, qui a rompu avec ses complexes postcoloniaux. Une Afrique qui ne craint plus de nommer ses adversaires, ni de contester les postures d’un ordre international à géométrie variable.</p>



<p>L’histoire, conclut Maïga, «&nbsp;<em>jugera ceux qui ont armé les forces du mal</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>ceux qui ont détourné le regard&nbsp;</em>», et «&nbsp;<em>ceux qui ont oublié que la justice est la seule voie vers la paix durable</em>&nbsp;».</p>



<p>L’homme a quitté la tribune comme il y était monté : debout, digne, les poings serrés.</p>



<p><strong>Cheincoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Soutien de l’Algérie au terrorisme : l’Union européenne donne raison au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 08:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Union européenne inscrit l’Algérie sur sa liste des pays à haut risque pour financement du terrorisme, confortant ainsi les accusations portées par le Mali. Une reconnaissance internationale qui crédibilise la position de Bamako dans le bras de fer diplomatique sahélien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Avec le temps, la vérité finira par être découverte, dit-on. C’est ce qui est arrivé au voisin malien, l’Algérie. Moins d’un mois après le retrait du Mali par le groupe d’action financière internationale (GAF) de la liste des pays où s’effectue le blanchissement de capitaux pour le financement du terrorisme, c’est l’Algérie qui y est ajoutée.</em></strong></p>



<p>En effet, le mercredi&nbsp;09&nbsp;juillet 2025, le parlement européen a validé l’ajout de l’Algérie à sa liste des pays tiers considérés comme « <em>à haut risque</em> » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le vote du Parlement européen entérine l’évaluation du Groupe d’action financière (GAFI), qui relève de sérieuses failles dans le dispositif algérien de lutte contre le financement du terrorisme. Désormais, toutes les relations financières entre les institutions européennes et les acteurs algériens devront faire l’objet d’un contrôle renforcé. Pourtant, le Mali avait fortement indexé l’Algérie d’être le parrain des terroristes qui écument le sahel. C’est pourquoi le Mali a décidé de prendre en main son destin en se retirant de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retrait-de-l-accord-parraine-par-l-algerie-nbsp"><strong>Retrait de l’accord parrainé par l’Algérie&nbsp;</strong></h2>



<p>Lors de son discours à la nation à l’occasion du Nouvel An&nbsp;2024, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a annoncé le retrait du Mali de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé en 2015 entre l’État malien et les groupes indépendantistes touareg. Cette décision n’a jamais été du goût de l’Algérie qui estime depuis longtemps qu’il a un rôle prépondérant à jouer dans la sécurité et la stabilité du septentrion malien.&nbsp;</p>



<p>Malgré des menaces et intimidations, les autorités maliennes ne sont pas revenues sur leur décision. Dès lors, les relations entre les deux pays sont devenues tendues. Dans les tribunes internationales, les deux pays ne manquaient pas d’occasion de s’affronter à travers les discours. Faisant fi de l’agitation de l’Algérie, le Mali a décidé de reconquérir les parties septentrionales qui lui échappaient. C’est ainsi qu’il a ramené, en novembre 2024, Kidal dans son giron. Une grande victoire pour le Mali qui n’a jamais été appréciée par l’Algérie. Mécontent de cette victoire, le voisin algérien n’a ménagé aucun effort pour empêcher le Mali de poursuivre la reconquête du nord. C’est ainsi qu’arriva l’incident du drone militaire malien qu’elle a abattu à Tinzawatene en territoire malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tinzawatene-la-goutte-d-eau-qui-a-fait-deborder-le-vase"><strong>Tinzawatene, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase</strong></h2>



<p>Lors de l’offensive malienne menée pour reconquérir Tinzawatene (cercle d’Abeïbara, région de Kidal) située à la frontière avec l’Algérie, le monde va découvrir que le voisin algérien est un soutien aux groupes armés indépendantistes et terroristes. Pour contrer cette offensive militaire, l’Algérie n’a pas hésité à abattre un drone (type BAYRAKTAR-AKINCI immatriculé TZ-98D) de l’armée malienne qui voudrait attaquer les terroristes en pleine réunion au niveau de la partie malienne de la frontière entre les deux pays.</p>



<p>C’était dans la nuit du 31&nbsp;mars au 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025. En réponse à cette énième provocation du régime algérien, le Gouvernement de la Transition a décidé de se retirer avec effet immédiat du Comité d’État-Major conjoint (CEMOC), et de porter plainte, devant des instances internationales, contre le régime algérien, pour actes d’agression. Depuis cet incident, le Mali avait officiellement affirmé que&nbsp;<em>« le régime algérien parraine le terrorisme international ».</em>&nbsp;Il a crié haut que<strong><em>&nbsp;</em></strong><em>« Le régime algérien, exportateur de terrorisme, devra cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-qui-retablit-la-confiance-des-investisseurs">Un tournant qui rétablit la confiance des investisseurs</h2>



<p>Avec cette agression ouverte du Mali, l’Algérie a montré qu’elle jouait un rôle ambigu, voire déstabilisateur au Sahel et que ses discours pacificateurs masquaient, en réalité, des pratiques troubles. En l’ajoutant sur la liste des pays qui soutiennent le terrorisme, l’Union européenne a compris que le Mali avait raison. Et cette décision de l’Union européenne intervient moins de deux mois après que le GAFI retire le Mali de sa liste grise.</p>



<p>Rappelons que le 13&nbsp;juin 2025, la plénière du groupe d’action financière internationale (GAFI) s’est tenue à Strasbourg, en France. Cette assemblée a décidé de retirer le Mali de la liste grise des pays. Cette décision historique reconnaît les efforts massifs du Mali dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. C’est un véritable tournant qui rétablit la confiance des investisseurs et ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie malienne.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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