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	<title>Archives des relations bilatérales &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des relations bilatérales &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Alliances africaines : la fin des blocs figés ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le rapprochement Niger-Algérie dévoile des transformations géopolitiques essentielles. Apprenez-en plus sur ce sujet crucial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Analyse signée par Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, ce décryptage met en lumière les ressorts politiques, stratégiques et symboliques du rapprochement entre Alger et Niamey, révélateur des recompositions géopolitiques en cours au Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger auprès de son homologue Abdelmadjid Tebboune constitue un moment charnière dans la recomposition géopolitique sahélienne. Elle intervient dans un contexte marqué par l’affirmation de l’Alliance des États du Sahel et par la redéfinition progressive des équilibres d’alliance en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène discursive de la rencontre révèle une volonté explicite de normalisation. L’évocation par la partie algérienne de « <em>la fin d’une période inhabituelle de froideur</em> » opère un double geste politique. Elle reconnaît implicitement la crise née de l’incident du drone malien en 2025, tout en la requalifiant comme conjoncturelle. Le terme « <em>inhabituelle</em> » désamorce toute interprétation structurelle de la tension et réinscrit la relation dans une continuité historique présentée comme fraternelle. Cette rhétorique de l’apaisement permet à Alger de préserver son image tout en refermant une séquence diplomatique délicate.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-socle-souverainiste-du-rapprochement"><strong>Le socle souverainiste du rapprochement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté nigérien, le rappel du refus algérien de soutenir une intervention militaire extérieure après le changement de régime à Niamey en 2023 inscrit le rapprochement dans le paradigme souverainiste qui fonde la doctrine politique de l’AES. La formule affirmant qu’« <em>aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain </em>» condense une vision normative articulant non-ingérence, solidarité continentale et légitimité interne. Elle réactive une mémoire récente de pressions extérieures, consolidant ainsi une convergence de principes plutôt qu’un simple alignement circonstanciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du registre symbolique, la visite repose sur des intérêts matériels structurants. La relance du projet de gazoduc transsaharien introduit une dimension géoéconomique majeure. En intégrant le Niger dans une architecture énergétique reliant l’Afrique subsaharienne à l’espace euro-méditerranéen, ce corridor confère à l’espace AES une profondeur stratégique nouvelle. Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures, mais d’un repositionnement dans les flux énergétiques globaux, susceptible de renforcer les marges de manœuvre économiques et diplomatiques des États concernés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la réactivation des mécanismes conjoints de lutte antiterroriste traduit la reconnaissance d’une interdépendance sécuritaire objective. Dans un Sahel traversé par des circulations armées et criminelles, la coopération relève d’un réalisme stratégique : la stabilité ne peut être strictement nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-a-l-epreuve-de-sa-maturite-politique"><strong>L’AES à l’épreuve de sa maturité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cependant au sein de la dynamique interne de l’AES que les effets les plus subtils apparaissent. Devenue confédération, l’Alliance repose sur une solidarité stratégique face aux pressions extérieures qui nient son existence en tant qu’entité politique sahélienne souveraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement avec Alger démontre que cette solidarité, née dans la contrainte diplomatique et militaire, dispose de ressources internes pour relancer les partenariats déjà existants sur de nouvelles bases respectant la souveraineté nationale, tout en permettant de renforcer les leviers de la souveraineté économique nationale et celle de la confédération face aux changements qu’impose la dynamique des relations internationales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il affirme qu’une confédération peut articuler coordination collective et initiatives bilatérales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une cohérence d’ensemble. En ce sens, la démarche nigérienne consolide l’évolution de l’AES vers une structure souple, capable d’intégrer la diversification des partenariats sans se figer en bloc rigide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diversification-des-alliances-et-equilibre-strategique"><strong>Diversification des alliances et équilibre stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversification modifie l’équilibre des influences extérieures. Elle élargit l’horizon relationnel de l’Alliance au-delà de ses partenaires récents et réduit le risque de dépendance exclusive. L’autonomie stratégique collective se nourrit précisément de cette pluralité maîtrisée. Toutefois, la tension constitutive de toute confédération demeure : comment préserver l’unité politique tout en respectant l’autonomie décisionnelle des États membres ? Si les bénéfices économiques et sécuritaires issus de ce rapprochement sont mutualisés dans un cadre concerté, l’AES en sortira renforcée, plus crédible et plus flexible. En revanche, une multiplication d’initiatives non coordonnées pourrait fragiliser la cohésion symbolique et nourrir des perceptions de désalignement interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence diplomatique révèle ainsi l’entrée de l’espace sahélien dans une phase stratégique. L’enjeu n’est plus seulement de résister collectivement aux pressions extérieures, mais d’organiser la pluralité des trajectoires nationales sans altérer l’unité politique fondatrice. La solidité future de l’AES dépendra de sa capacité à transformer la diversification en levier d’intégration régionale plutôt qu’en facteur de dispersion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Niger, l’attaque de l’aéroport de Niamey ravive les tensions diplomatiques avec Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:35:46 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque de l’aéroport de Niamey révèle des tensions croissantes entre le Niger et la Côte d’Ivoire, une crise sécuritaire à suivre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après une tentative d’attaque contre l’aéroport international de Niamey, dans la nuit de mercredi 28 janvier au jeudi 29 janvier 2026, rapidement neutralisée par les forces de sécurité nigériennes, les déclarations du président Abdourahamane Tiani ont provoqué une réaction diplomatique de la Côte d’Ivoire. Cet épisode met en lumière la crispation des relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains États d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition sécuritaire et politique régionale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle séquence de tensions diplomatiques s’est ouverte entre le Niger et la Côte d’Ivoire, à la suite des propos tenus par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, après une tentative d’attaque visant l’aéroport international de Niamey. La ministre ivoirienne des affaires étrangères, Kaba Nialé, a convoqué vendredi l’ambassadrice du Niger à Abidjan, pour lui remettre une note de protestation officielle, dénonçant des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, le ministère ivoirien indique que « <em>cette convocation fait suite aux graves propos tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’endroit de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara </em>». Abidjan dit avoir exprimé sa « v<em>ive indignation</em> » et condamné « <em>avec la plus grande fermeté</em> » ces accusations auprès de la diplomate nigérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, les autorités défendent pourtant un discours qu’elles estiment dicté par l’urgence sécuritaire et par la nécessité de nommer ce qu’elles considèrent comme des menaces extérieures contre la stabilité du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-rapidement-contenue"><strong>Une attaque rapidement contenue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités nigériennes, une tentative d’infiltration armée a visé l’aéroport international de Niamey. Des assaillants qualifiés de « <em>mercenaires téléguidés</em> » ont été repoussés en moins de vingt minutes grâce à l’intervention conjointe des Forces de défense et de sécurité nigériennes et de leurs partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs combattants ont été neutralisés, d’autres mis en fuite. Cette attaque a été revendiquée vendredi par l’organisation État islamique, selon SITE, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après les faits, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour féliciter les forces engagées dans l’opération. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie de communication désormais assumée par les autorités de transition : montrer leur capacité à garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment entendus aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir</em> », a déclaré le chef de l’État, dans un discours aux accents souverainistes, dénonçant des tentatives d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de la Côte d’Ivoire. Abidjan a exprimé sa « <em>vive indignation </em>» face à des déclarations perçues comme portant atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ivoirien rappelle son attachement au dialogue et à la paix dans la sous-région, tout en avertissant qu’il ne saurait tolérer des actes susceptibles de « <em>compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-securitaire-assume-a-niamey"><strong>Un discours sécuritaire assumé à Niamey</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue nigérien, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de pression multiforme : attaques armées, sanctions économiques passées, isolement diplomatique et recomposition des alliances régionales depuis la rupture avec la CEDEAO et la création de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, les autorités estiment que la multiplication des tentatives d’actions armées traduit l’existence de réseaux hostiles cherchant à fragiliser les régimes issus des transitions militaires. Le pouvoir nigérien justifie ainsi sa rhétorique offensive comme une réponse politique à ce qu’il considère comme une guerre indirecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’un affrontement verbal avec des États voisins, mais d’une dénonciation de soutiens extérieurs à des groupes armés, dans un climat régional marqué par la défiance et la reconfiguration des partenariats internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode illustre la fragilité actuelle des relations entre les pays de l’AES et certains États côtiers d’Afrique de l’Ouest restés proches de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux. Depuis les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la diplomatie régionale est traversée par une ligne de fracture entre deux visions : celle de la coopération sécuritaire classique et celle d’une souveraineté affirmée face aux pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir si cet échange de communiqués marquera une simple crispation passagère ou s’il s’inscrit dans une détérioration plus durable des relations entre le Niger et certains de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sécurité : la première puissance militaire de l’Afrique disposée à faire front avec le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 08:09:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le renforcement de la coopération Mali-Egypte marque une nouvelle ère dans la lutte contre le terrorisme et la sécurité régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après la puissance militaire du monde, c’est le tour de celle de l’Afrique qui propose son appui au Mali pour lutter contre le terrorisme. Décidément, la vision des autorités de la transition attire de plus en plus les puissances. Le chef de la diplomatie égyptienne a indiqué que son pays</em></strong>&nbsp;<strong><em>soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était à l’issue d’une audience que le Président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a accordée au Dr Badr Abdellaty, ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte. C’était le jeudi&nbsp;24&nbsp;juillet 2025 au Palis de Koulouba. Accompagné d’une importante délégation, le chef de la diplomatie égyptienne a expliqué que son pays est disposé à renforcer sa coopération bilatérale dans les domaines militaire, sécuritaire, économique et du développement. Il a, aussi, souligné que l’Égypte soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme, tant sur le plan sécuritaire que par des approches idéologiques et de développement durable.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-declic-a-travers-le-premier-ministre-par-interim-de-l-epoque"><strong>Déclic à travers le Premier ministre par intérim de l’époque</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Abdellaty a, également, évoqué les opportunités de partenariat dans des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fondée sur les intérêts mutuels et le respect de la souveraineté. Cette audience s’est déroulée après une séance de travail avec son homologue malien. Et puis, un forum économique s’est tenu entre hommes d’affaires égyptiens et maliens. Pour concrétiser tout cela, un mémorandum a été signé par les deux parties. Il faut signaler que cette visite est le fruit d’un processus de réchauffement des relations entamé depuis la rectification de la trajectoire de la transition opérée le 24&nbsp;mai 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de plusieurs coulisses propres à la diplomatie, la rencontre du Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga avec son homologue égyptien, Mostafa Madbouly a été un déclic de relancement de la coopération égypto-malienne. Cette rencontre s’est déroulée, le mardi&nbsp;8&nbsp;novembre 2022, en marge du sommet sur le climat&nbsp;COP27. Les deux personnalités avaient échangé sur le renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et de développement. Dès lors, les échanges entre les eux pays n’ont point faibli.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-multiplication-des-echanges-nbsp-nbsp"><strong>Multiplication des échanges&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la rencontre entre les deux hautes personnalités, des échanges entre les deux pays se sont multipliés. C’est ainsi que par exemple, le ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre des Affaires étrangères ont effectué, en décembre 2024, une visite de travail dans le pays des pharaons. Cette mission a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine militaire et économique entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À leur retour, le ministre de la Défense a reçu en audience, le 19&nbsp;décembre 2024, l’ambassadeur égyptien. Rien n’a filtré de leur entretien. Auparavant, le jeudi&nbsp;08&nbsp;aout 2024, le chef de la diplomatie malienne avait eu un entretien téléphonique avec son homologue égyptien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, les entretiens avec les deux parties se sont intensifiés dans les domaines de la sécurité avec l’ambassadeur de l’Égypte au Mali qui a rencontré tour à tour plusieurs membres du gouvernement. C’est ainsi que l’ambassadeur Mohamed El Gammal a rencontré entre autres le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ceux de la sécurité, de l’intégration africaine, de la réconciliation nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que selon « <em>Global Fire Power</em> », l’Égypte est la première puissance militaire de l’Afrique et la 19<sup>e</sup>mondiale sur 145&nbsp;pays classés. D’après le cabinet américain d’études en défense et sécurité, l’Égypte dispose notamment de 440 000&nbsp;militaires actifs, 480 000&nbsp;réservistes, 300 000&nbsp;éléments de forces paramilitaires, 3620&nbsp;chars, 1093&nbsp;avions militaires et 150&nbsp;navires et bâtiments de guerre. En 2024, le pays de feu Abdel Galal Nasser était à la tête du classement des pays africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moscou — Le silence des pierres : Assimi Goïta rend hommage au Soldat inconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:59:51 +0000</pubDate>
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<p>Visite significative du Président malien à Moscou, un hommage aux morts du Sahel et à ceux des guerres passées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avant les mots, il y a les gestes. Et certains parlent plus fort que des discours. En déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu à Moscou, le Président malien de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a rendu hommage aux morts de toutes les guerres — mais aussi, discrètement, à ceux du Sahel. Un acte de mémoire, de respect, mais surtout un signal silencieux de souveraineté partagée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des micros, sous les frondaisons disciplinées du Jardin Alexandre, à deux pas des murailles du Kremlin, le Président malien de la Transition, le général Assimi Goïta, a déposé ce 23 juin 2025, en début de matinée, une gerbe de fleurs au pied de la flamme éternelle. Un geste fort, sobre, dense. Et loin d’être anodin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la liturgie diplomatique russe, le dépôt de gerbe sur la tombe du Soldat inconnu est un rituel sacré. Lieu de mémoire, de respect, mais aussi de messages codés, cette tombe — qui n’en est pas une — incarne les anonymes de l’Histoire, les morts sans noms, ceux qui, en 1941, ont défendu Moscou au prix du sang. Y poser des fleurs, c’est, en silence, prendre rang dans le camp des nations qui n’oublient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Assimi Goïta, ce matin-là, n’avait rien d’un visiteur de circonstance. Vêtu d’un boubou blanc, visage grave, il s’est incliné devant la flamme éternelle. À ses côtés, son Directeur de cabinet, l’Ambassadeur du Mali en Russie, mais aussi deux figures militaires russes : le Vice-ministre de la Défense et le Commandant militaire de Moscou. En d’autres termes, la garde rapprochée du pouvoir dur, celle qui ne se déplace jamais sans message.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-mais-aussi-un-signal"><strong>Un hommage, mais aussi un signal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste du Président malien n’était pas que protocolaire. Il traduisait, dans le langage discret des chefs d’État, une convergence de récits historiques : celle d’un peuple qui résiste, et d’un autre qui comprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, à travers ce dépôt de gerbe, Bamako semble dire aussi : « <em>Nous aussi, nous connaissons le prix de la souveraineté. Nous aussi, nous enterrons des soldats sans nom. Nous aussi, nous tenons notre ligne. </em>» Dans un contexte régional secoué par des crises sécuritaires, cet hommage prend une dimension hautement symbolique — presque géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-du-respect-mutuel"><strong>Une diplomatie du respect mutuel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En choisissant de débuter sa visite par cette cérémonie de recueillement, Assimi Goïta a aussi voulu inscrire son séjour moscovite dans le registre du respect et de la mémoire partagée. À une époque où les alliances se nouent autant par les armes que par les symboles, l’image d’un Président malien aux portes du Kremlin, fleurs blanches et rouges en main, parlera autant aux chancelleries africaines qu’aux stratèges du ministère russe de la Défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la cérémonie, sobre et digne, le Chef de l’État malien a été escorté par ses hôtes jusqu’à sa résidence. Le silence des pierres avait parlé. Les vivants, désormais, ont rendez-vous avec l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Prétendu refus de la Turquie de fournir des munitions à l’État malien : Faux ! Le journaliste de France 24, Wassim Nasr, propage une intox</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 07:21:12 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la vérité derrière le prétendu refus de la Turquie de livrer des munitions au Mali : une intox médiatique exposée.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une énième tentative de désinformation, le journaliste Wassim Nasr, présenté comme un spécialiste des mouvements djihadistes sur la chaîne France&nbsp;24, a affirmé que la Turquie aurait refusé de livrer des munitions pour drones à l’État malien, en raison de prétendus arriérés de paiement dans le cadre de contrats d’armement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source officielle au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali, ces allégations ne reposent sur aucun fait vérifiable. Au contraire, les relations de coopération militaire entre Bamako et Ankara sont solides, actives et empreintes de respect mutuel. Les FDS, qui enregistrent ces derniers jours des succès notables sur plusieurs fronts contre les Groupes Armés terroristes (GAT), n’ont subi aucun blocage en matière de soutien logistique ou d’approvisionnement militaire en provenance de la Turquie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-accusation-grave-mais-totalement-infondee"><strong>Une accusation grave, mais totalement infondée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est clair que cette rumeur savamment orchestrée vise à saper le moral des troupes maliennes, en pleine lutte contre les menaces terroristes. Or, à ce jour, le journaliste Wassim Nasr n’a présenté aucun document ni cité la moindre source officielle susceptible d’appuyer ses affirmations. Son récit repose uniquement sur des insinuations, sans fondement ni rigueur journalistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De sources concordantes à Bamako comme à Ankara, il ressort que la coopération bilatérale en matière de défense demeure dynamique, fluide et conforme aux engagements réciproques. Toute tentative d’y jeter le discrédit relève donc de la manipulation pure et simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette forme de communication malveillante, dissimulée sous les atours du journalisme d’investigation, alimente sans scrupule les narratifs des ennemis de la paix. Elle constitue une forme de complicité médiatique, volontaire ou non, avec les groupes armés terroristes qui cherchent à affaiblir l’État malien et ses partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps d’interpeler publiquement Wassim Nasr&nbsp;: le journalisme ne saurait être un relai d’intoxication ou un instrument de guerre psychologique. Qu’il publie ses sources, ou qu’il reconnaisse avoir menti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tientigui</strong></p>
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		<title>Sotchi 2024 : la Russie offre à l’Afrique une alternative face à l’Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 20:51:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sotchi 2024]]></category>
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<p>La conférence Russie-Afrique à Sotchi: une dynamique de coopération et de soutien stratégique entre la Russie et l'Afrique pour le développement et la sécurité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La conférence Russie-Afrique à Sotchi marque un tournant dans les relations russo-africaines, entre soutien stratégique, quête d’indépendance et rééquilibrage géopolitique face à l’Occident.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce weekend à Sotchi, la Russie a accueilli des responsables de cinquante nations africaines pour une conférence ministérielle, marquant un nouveau chapitre dans l’évolution des relations russo-africaines. Au-delà des mots de Vladimir Poutine, transmis par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l’événement souligne une dynamique de plus en plus affirmée&nbsp;: celle d’un partenariat alternatif, une coopération entre la Russie et l’Afrique en opposition au modèle d’influence traditionnellement exercé par l’Occident.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-russie-nbsp-un-soutien-strategique-sans-passe-colonial"><strong>La Russie&nbsp;: un soutien stratégique « sans passé colonial »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette conférence, la Russie s’est positionnée en alliée désireuse de soutenir le continent africain dans des domaines cruciaux comme la sécurité, la santé, l’agriculture, et le développement énergétique. Dans un contexte mondial où l’Occident impose des sanctions à Moscou en réponse à la guerre en Ukraine, la Russie renforce ses liens avec l’Afrique en s’appuyant sur une rhétorique anti-coloniale. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a d’ailleurs souligné que la Russie « <em>n’a jamais été une puissance coloniale</em> » et qu’elle a souvent aidé les peuples africains dans leurs luttes pour la décolonisation. Cette position permet à Moscou de se démarquer des anciennes puissances coloniales, tout en misant sur un partenariat axé sur la souveraineté et le respect mutuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche trouve un écho particulier dans les pays africains qui ont récemment connu une rupture avec leurs anciens alliés occidentaux, comme le Mali, le Burkina Faso, et la Centrafrique. Pour ces nations, la coopération avec la Russie apparaît comme un moyen de diversifier leurs alliances et d’affirmer leur autonomie, notamment face à une France dont l’influence est en net recul dans plusieurs de ces pays. En se positionnant ainsi, la Russie aspire à se poser en partenaire égal, une alternative au « <em>néocolonialisme</em> » qu’elle attribue aux puissances occidentales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-role-securitaire-de-la-russie-en-afrique-nbsp-soutien-ou-influence"><strong>Le rôle sécuritaire de la Russie en Afrique&nbsp;: soutien ou influence ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la Russie déploie des conseillers militaires et livre des équipements aux forces armées africaines. En 2023, elle a fourni plus de 5&nbsp;milliards de dollars en matériel militaire aux pays africains, consolidant son rôle de fournisseur clé dans la région. Cette aide a permis à des gouvernements comme celui du Mali de renforcer leurs capacités de défense sans dépendre de l’Occident, un soutien jugé stratégique par les autorités maliennes pour lutter contre le terrorisme et stabiliser la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette présence militaire soulève des interrogations sur la nature réelle de l’influence russe. Si Moscou se défend d’agir en puissance impérialiste, l’envoi d’« <em>instructeurs</em> » militaires n’est pas sans rappeler d’autres formes d’influence exercées par des puissances extérieures. La coopération militaire permet à la Russie d’accroître son poids géopolitique tout en contribuant à asseoir le pouvoir des régimes en place, renforçant ainsi un réseau d’alliés prêts à soutenir Moscou dans les forums internationaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-critique-de-l-ordre-mondial-et-l-emergence-d-un-nouveau-multilateralisme"><strong>Une critique de l’ordre mondial et l’émergence d’un nouveau multilatéralisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Abdoulaye Diop à Sotchi a également mis en lumière la Confédération des États du Sahel (AES) — une alliance formée entre le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, visant à renforcer la coopération régionale en matière de défense, de diplomatie et de développement. Cette Confédération aspire à devenir une « <em>fédération unie</em> », affirmant ainsi une volonté d’indépendance renforcée vis-à-vis des anciennes puissances coloniales. En se rapprochant de la Russie, l’AES trouve un partenaire prêt à soutenir son projet d’autonomie et de stabilisation régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie, soutenue par les pays africains présents, a dénoncé l’« <em>unilatéralisme</em> » de l’Occident et a plaidé pour un ordre mondial plus équitable et multipolaire. La crise du multilatéralisme traditionnel et les sanctions imposées par les États-Unis et l’Europe renforcent l’appel de Moscou et de ses alliés africains en faveur d’une gouvernance mondiale réformée, où la souveraineté de chaque État serait respectée. Ce message résonne particulièrement en Afrique, où de nombreux dirigeants critiquent le rôle des puissances occidentales, perçu comme imposant des sanctions et des politiques économiques asymétriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie, en s’alliant à des pays africains et en adoptant le modèle des BRICS, cherche à construire une coalition capable de contrer cette dynamique. La montée en puissance de cette coopération pourrait redéfinir les équilibres mondiaux, en renforçant le poids de nouveaux acteurs issus de continents longtemps marginalisés dans la gouvernance mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-partenariat-d-egal-a-egal-ou-une-nouvelle-dependance"><strong>Vers un partenariat « d’égal à égal » ou une nouvelle dépendance ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, l’enjeu est de trouver un équilibre entre soutien stratégique et indépendance véritable. En se tournant vers la Russie, les pays africains cherchent à se libérer d’une influence occidentale, mais ils doivent veiller à ne pas échanger une dépendance contre une autre. Les partenariats, qu’ils soient avec Moscou ou l’Occident, doivent être construits sur des bases solides d’échanges équitables et d’investissements réels, au service de leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Conférence Russie-Afrique de Sotchi marque un tournant dans cette quête d’indépendance africaine, en réaffirmant la volonté d’un continent en pleine affirmation de ses choix stratégiques. Le défi pour l’Afrique et la Russie sera de construire un partenariat réellement vertueux, qui respecte l’autonomie des États africains et s’inscrit dans une vision partagée d’un ordre mondial multipolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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