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	<title>Archives des régulation | Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des régulation | Sahel Tribune</title>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les crédits téléphoniques périssables vivent-ils leurs derniers jours au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 07:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La DGCC enquête sur les pratiques des opérateurs de télécommunications après une plainte concernant la perte de crédits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a publié, le 3 avril 2026, un communiqué officiel en réponse à une plainte introduite par l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA). Cette plainte concernait la perte des crédits et bonus d’appel à l’expiration de leur durée de validité, une pratique jugée défavorable aux abonnés des opérateurs de télécommunications et contraire aux droits des consommateurs.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformément à la loi sur la protection du consommateur, la DGCC a jugé la plainte recevable et a ouvert une enquête sur instruction du ministre de l’industrie et du commerce. Cette enquête visait à examiner les faits et à prendre les mesures appropriées pour garantir le respect des droits des abonnés. La démarche traduit une volonté institutionnelle de renforcer la régulation dans un secteur vital pour la population.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plainte-et-enquete-officielle-nbsp-nbsp"><strong>Plainte et enquête officielle&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la phase préliminaire de l’enquête, la société Orange Mali SA a annoncé avoir pris des dispositions pour supprimer la limitation de validité des crédits et des bonus d’appels. Cette décision constitue une avancée majeure pour les consommateurs, qui pourront désormais utiliser leurs crédits sans contrainte de temps.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Zédion Dembélé, Chevalier de l’Ordre national, a invité les autres opérateurs de télécommunications à adopter la même démarche. «&nbsp;<em>Le Directeur Général invite les autres opérateurs de télécommunications à s’inscrire dans cette même démarche, dans l’intérêt des consommateurs</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-premieres-mesures-et-appel-aux-operateurs-nbsp-nbsp"><strong>Premières mesures et appel aux opérateurs&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le Directeur général a également rassuré les consommateurs que le ministère de l’industrie et du commerce, à travers la DGCC, veille à la protection et à la défense de leurs droits dans tous les secteurs économiques. «&nbsp;<em>Le Ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers la DGCC, veille à la protection et à la défense de leurs droits dans tous les secteurs économiques&nbsp;</em>», a-t-il affirmé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plainte de l’ASCOMA montre l’importance croissante des associations de consommateurs dans la défense des intérêts des citoyens. En saisissant la DGCC, l’association a permis de mettre en lumière une pratique contestée et d’obtenir une réponse institutionnelle rapide. Ce rôle de veille contribue à renforcer la transparence dans les relations commerciales entre entreprises et clients.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-role-des-associations-et-protection-des-droits-nbsp-nbsp"><strong>Rôle des associations et protection des droits&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La suppression de la limitation de validité des crédits et bonus d’appels par Orange Mali SA pourrait transformer les habitudes de consommation. Les abonnés bénéficieront d’une meilleure flexibilité et d’une utilisation optimale de leurs ressources. Si cette mesure est généralisée à l’ensemble des opérateurs, elle pourrait améliorer la satisfaction des clients et renforcer la fidélisation dans un secteur marqué par une forte concurrence.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué s’inscrit dans une dynamique plus large de protection des consommateurs au Mali. En rappelant que les autorités veillent à la défense des droits dans tous les secteurs économiques, il met en avant une volonté politique de réguler les pratiques commerciales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’action de la DGCC, soutenue par le ministère de l’industrie et du commerce, démontre l’importance de la régulation dans un marché en constante évolution. La réponse apportée à la plainte de l’ASCOMA constitue un signal fort adressé aux opérateurs. «&nbsp;<em>La DGCC veille à la protection et à la défense des droits des consommateurs conformément aux orientations des plus Hautes Autorités du pays</em>&nbsp;», a-t-il précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali va créer un Office des substances précieuses pour encadrer l’orpaillage</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-mali-va-creer-office-substances-precieuses-pour-encadrer-orpaillage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:59:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali met en place l'Office des substances précieuses pour une gestion transparente de l'or et une stratégie de souveraineté économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali poursuit sa stratégie de reprise en main de ses ressources naturelles. Réuni le 18 mars 2026 à Koulouba, le Conseil des ministres a adopté la création de l’Office malien des substances précieuses, un nouvel outil destiné à encadrer la commercialisation de l’or artisanal et à renforcer la souveraineté économique de l’État.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique. Réuni le 18 mars 2026 au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte portant création de l’Office malien des substances précieuses. Une réforme qui vise à mieux encadrer la commercialisation de l’or, notamment issu de l’orpaillage et des petites mines, dans un secteur clé mais encore largement opaque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-secteur-strategique-mais-difficile-a-controler"><strong>Un secteur stratégique mais difficile à contrôler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, l’or demeure le pilier de l’économie nationale. En 2022, la production a atteint 72,227 tonnes, dont environ 6 tonnes issues de l’orpaillage, générant près de 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur aurifère représente à lui seul 9,2 % du produit intérieur brut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière ces performances se cachent d’importantes failles. Les autorités pointent des écarts significatifs entre les volumes officiellement déclarés et les quantités exportées vers les pays de destination, signe d’une fuite persistante des ressources hors des circuits formels. L’or artisanal, en particulier, échappe encore largement au contrôle de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de l’Office malien des substances précieuses. Placé au cœur de la réforme du secteur minier, cet organisme aura pour mission principale d’assurer la centralisation, la régulation et la sécurisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-economique-renforcee"><strong>Vers une souveraineté économique renforcée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’appuie sur les dispositions de la loi n°2023-040 portant Code minier et de la loi n°2023-041 relative au contenu local, adoptées en août 2023. L’objectif est de doter l’État d’un instrument opérationnel capable de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de capter une part plus importante des revenus générés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la régulation, la réforme traduit une ambition politique plus large. Celle de renforcer la souveraineté économique du Mali sur ses ressources naturelles. En centralisant les flux commerciaux, les autorités entendent limiter les circuits informels, améliorer la traçabilité de l’or et accroître les recettes fiscales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes autour des ressources extractives, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus globale de reprise en main des secteurs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Données personnelles : l’alerte du régulateur malien</title>
		<link>https://saheltribune.com/donnees-personnelles-lalerte-du-regulateur-malien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 06:53:13 +0000</pubDate>
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<p>L'APDP du Mali intensifie ses contrôles en 2025 pour protéger vos données personnelles. Explorez les nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de numérisation accélérée de l’administration et de l’économie, l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) du Mali affirme avoir franchi une étape importante en 2025, marquée par une intensification des contrôles, des sanctions et des actions de sensibilisation. C’est ce qui ressort de son rapport annuel couvrant la période janvier-décembre 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le mot du président de l’institution, l’année écoulée a été caractérisée par « <em>une dynamique sans précédent </em>», confirmant la place de l’Autorité parmi les acteurs majeurs du numérique au Mali, notamment grâce à la célébration de son dixième anniversaire qui a renforcé sa visibilité nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour réguler la collecte et le traitement des données personnelles, l’APDP a poursuivi en 2025 ses missions de contrôle, d’accompagnement et de régulation auprès des administrations, entreprises et organisations. Elle a notamment examiné des demandes d’avis sur plusieurs projets de textes réglementaires et mené des missions de vérification de conformité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-controles-sanctions-et-regulation-accrue"><strong>Contrôles, sanctions et régulation accrue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des faits marquants du rapport concerne l’intensification des mesures coercitives. En 2025, l’Autorité a prononcé environ mille mises en demeure pour défaut de formalités déclaratives et infligé des amendes totalisant 22 millions de francs CFA à certains responsables de traitement ne respectant pas la législation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus précisément, 989 responsables ont été formellement mis en demeure, tandis que plusieurs entreprises ont été sanctionnées financièrement, certaines amendes atteignant jusqu’à 7 millions de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contrôles ont visé de nombreux secteurs — mines, télécommunications, commerce, santé ou transport — et concerné des dizaines d’organisations publiques et privées. Toute chose qui démontre la volonté de l’Autorité d’étendre sa surveillance à l’ensemble du tissu économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2025 a également été marquée par une hausse des signalements. L’APDP a enregistré 51 plaintes pour atteinte aux données personnelles, dont 28 traitées et 23 encore en cours d’instruction à la fin de l’exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre affaires ont été transmises au parquet spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Cela traduit le rôle croissant de l’Autorité dans la chaîne judiciaire liée aux infractions numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibiliser-pour-prevenir"><strong>Sensibiliser pour prévenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la répression, l’APDP mise sur la pédagogie. Elle a organisé de nombreuses sessions de formation, notamment à destination des jeunes, des notaires, des stadiers ou encore des forces de sécurité, afin de diffuser les bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une journée de formation consacrée aux officiers de police judiciaire a par exemple réuni plus de 400 participants autour du cadre juridique et des infractions liées aux données personnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur de la santé, l’Autorité a rappelé les obligations des établissements publics et privés : information des usagers, respect des principes de sécurité et limitation des usages des données collectées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rapprocher ses services des citoyens, l’APDP a ouvert des antennes régionales à Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti. Ces structures doivent servir de relais de proximité pour l’information, la réception des plaintes et l’accompagnement des usagers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une opération menée pendant deux mois au grand marché de Bamako a permis d’accompagner les commerçants dans leurs formalités déclaratives et de mobiliser plus de 81 millions de francs CFA de recettes pour l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cooperation-et-enjeux-internationaux"><strong>Coopération et enjeux internationaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité a participé à plusieurs rencontres régionales et internationales sur la cybersécurité et la gouvernance des données, tout en plaidant pour la ratification par le Mali de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s’est également impliquée dans des forums sur les risques cybernétiques et les défis éthiques liés à l’intelligence artificielle. Cela souligne la dimension stratégique de la régulation numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, le rapport souligne des contraintes persistantes, notamment les difficultés d’accès physique au siège pour les responsables de traitement éloignés, problème que les antennes régionales doivent atténuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution insiste enfin sur la nécessité de renforcer la formation des acteurs publics et privés, d’actualiser certains textes juridiques et de développer une culture nationale de protection des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À New Delhi, un sommet mondial sous tension autour du pouvoir de l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 14:16:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sahel Tech.]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
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<p>Le sommet mondial sur l'intelligence artificielle rassemble chefs d'État et leaders tech pour discuter de la gouvernance et des risques liés à l'IA.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis dans la capitale indienne, du 16 au vendredi 20 février, dirigeants politiques et patrons de la tech débattent de la régulation d’une technologie jugée aussi prometteuse que dangereuse. Les appels à une gouvernance mondiale se multiplient face au risque de concentration du pouvoir numérique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a averti, ce 19 février 2026, les géants technologiques que l’avenir de l’intelligence artificielle « <em>ne peut être laissé aux caprices de quelques milliardaires</em> ». Son intervention, prononcée lors du sommet international consacré à l’IA, reflète l’inquiétude croissante des institutions face à l’essor fulgurant de cette technologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-patrons-de-la-tech-eux-memes-reclament-des-regles"><strong>Les patrons de la tech eux-mêmes réclament des règles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé dans l’imposant complexe du Bharat Mandapam, le rendez-vous rassemble chefs d’État, dirigeants d’entreprises et experts afin d’évaluer les opportunités économiques de l’IA tout en anticipant ses dérives potentielles. Les organisateurs présentent l’événement comme le premier grand sommet mondial du secteur organisé dans le « <em>Sud global </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les figures présentes figure Sam Altman, dirigeant de OpenAI. Celui-ci a reconnu l’urgence d’un encadrement international. Il estime que le développement de l’intelligence artificielle progresse à un rythme tel que l’absence de règles constituerait un risque majeur. Selon lui, la centralisation de cette technologie entre les mains d’un seul acteur — entreprise ou État — pourrait mener « <em>à la ruine</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patron américain a même évoqué la création d’une structure mondiale comparable à l’Agence internationale de l&rsquo;énergie atomique pour coordonner les politiques liées à l’IA. Une telle institution permettrait, selon lui, d’éviter les dérives tout en garantissant un accès plus équitable aux innovations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet, coprésidé par le premier ministre indien Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron, illustre la dimension géopolitique croissante du débat. Derrière les discours sur l’innovation se joue en effet une compétition stratégique pour le contrôle des infrastructures, des données et des normes technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-debat-mondial-sur-l-avenir-du-travail-et-du-pouvoir"><strong>Un débat mondial sur l’avenir du travail et du pouvoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La liste des participants confirme l’importance de l’enjeu : dirigeants politiques d’une quinzaine de pays, mais aussi figures majeures de la Silicon Valley, dont Sundar Pichai pour Google ou Dario Amodei pour Anthropic.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux industriels, les discussions portent aussi sur les transformations sociales. Sam Altman a souligné que les innovations technologiques bouleversent toujours l’emploi mais finissent par créer de nouvelles activités. Les prochaines années, a-t-il prévenu, constitueront un test historique. Soit l’IA accroît les capacités individuelles, soit elle concentre davantage le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition s’inscrit dans une série de rencontres internationales amorcée notamment à Bletchley Park, lieu emblématique associé au mathématicien Alan Turing, puis à Paris en 2025. Mais jamais encore les inquiétudes n’avaient été exprimées avec autant de netteté par des responsables politiques et des industriels eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intelligence artificielle apparaît désormais comme un enjeu comparable aux grandes questions stratégiques du XXᵉ siècle : énergie nucléaire, climat ou cybersécurité. Tous exigent des mécanismes de coordination internationale pour éviter les déséquilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À New Delhi, s’il y a un aspect sur lequel il y a de l’unanimité, c’est bien le fait de considérer que la course à l’IA ne peut rester une compétition anarchique entre puissances et multinationales. Reste à savoir si les États accepteront de partager leur souveraineté technologique pour instaurer les règles communes que nombre d’intervenants jugent désormais indispensables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le scandale Softcare secoue le secteur pharmaceutique — entre atteinte à la santé publique et soupçons de corruption</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 23:08:10 +0000</pubDate>
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<p>Le scandale Softcare au Sénégal met en lumière l'utilisation de matières périmées dans des produits d'hygiène essentielle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’affaire Softcare, du nom d’une usine chinoise implantée à Sindia près de Dakar, provoque un séisme sanitaire et institutionnel au Sénégal. L’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) y a découvert des matières premières périmées utilisées dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques. À cette atteinte présumée à la santé publique s’ajoutent de graves accusations de tentative de corruption d’inspecteurs. Ce qui révéle les fragilités d’un système de régulation sous pression.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé en décembre 2025, lorsqu’une inspection de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) s’est rendue sur le site de Softcare, à Sindia, à une soixantaine de kilomètres de Dakar. Les inspecteurs y ont découvert des matières premières périmées incorporées dans la chaîne de production de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources internes, ces produits avaient été distribués sur le marché sénégalais depuis plusieurs mois avant la détection des anomalies. Face à la gravité des faits, l’ARP a ordonné le retrait immédiat de tous les produits Softcare des étals, mesure qui reste en vigueur tant que l’entreprise n’aura pas prouvé sa mise en conformité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision lourde de conséquences pour le groupe chinois, considéré comme l’un des leaders africains du marché des produits d’hygiène, avec plus d’un milliard d’unités vendues sur le continent en 2025 et une cotation récente à la Bourse de Hong Kong.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tentatives-de-corruption-presumees"><strong>Des tentatives de corruption présumées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’affaire a pris une tournure explosive après les révélations de Moussa Diallo, directeur de l’inspection pharmaceutique à l’ARP. Ce dernier affirme avoir été la cible de tentatives répétées de corruption de la part de responsables chinois de Softcare, cherchant à influencer le rapport d’inspection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son témoignage, les représentants de l’usine auraient proposé des mallettes d’argent pour minimiser les non-conformités constatées. Moussa Diallo assure détenir des preuves vidéo et des témoignages, tout en dénonçant les pressions hiérarchiques qu’il aurait subies à l’intérieur même de l’agence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces accusations relancent un débat récurrent sur la transparence et l’indépendance des organes de contrôle au Sénégal, dans un contexte où les scandales liés à la régulation pharmaceutique se multiplient en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arp-en-crise-de-credibilite"><strong>L’ARP en crise de crédibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 décembre 2025, l’ARP publie un communiqué tentant de calmer la polémique, affirmant que l’usine de Sindia avait « <em>corrigé la plupart des irrégularités</em> ». Une version contestée par les pharmaciens inspecteurs eux-mêmes, qui dénoncent une communication officielle trompeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers, soutenus par leurs syndicats, affirment que les non-conformités persistent et que le retrait du marché reste la seule option crédible pour garantir la sécurité sanitaire. Ils appellent à une enquête indépendante et à la protection des lanceurs d’alerte au sein de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du scandale administratif, l’affaire pose un enjeu de santé publique alarmant. L’utilisation de matières premières périmées dans des produits destinés à des nourrissons et des femmes expose à des risques d’irritations, d’allergies et d’infections graves. Des associations de consommateurs ont appelé à des poursuites pénales contre l’entreprise et à un renforcement du contrôle qualité dans tout le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le gouvernement se veut rassurant, promettant des mesures exemplaires, l’affaire met à l’épreuve la crédibilité des institutions sénégalaises. Elle intervient dans un contexte de sensibilisation accrue sur la sécurité sanitaire, après plusieurs scandales liés à des médicaments falsifiés ou à des produits cosmétiques dangereux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier Softcare, s’il est confirmé, pourrait bien devenir un tournant dans la régulation pharmaceutique africaine. Il révèle l’urgence d’un encadrement plus rigoureux des multinationales opérant dans le secteur de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Régulation du paysage religieux au Rwanda : plus de 4000 églises et mosquées fermées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 14:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[lieux de culte]]></category>
		<category><![CDATA[paysage religieux]]></category>
		<category><![CDATA[réformes religieuses]]></category>
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		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>
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<p>Le Rwanda régule son paysage religieux pour plus de sécurité. Découvrez comment plus de 4000 églises et mosquées ont été fermées dans le pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour assurer une pratique religieuse plus sécurisée et encadrée, le Rwanda a récemment fait parler de lui en fermant plus de 4000 églises et mosquées à travers le pays. Cette décision, prise par l&rsquo;office national de la gouvernance, vise à mettre de l&rsquo;ordre dans un secteur religieux longtemps laissé à l&rsquo;anarchie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le paysage cultuel africain a longtemps été marqué par une prolifération incontrôlée de lieux de culte, engendrant des conséquences néfastes pour les populations vulnérables. Aujourd’hui, ce phénomène connait une mutation profonde au Rwanda, un petit pays enclavé, situé dans la région des Grands Lacs de l’Afrique Centrale. Cette initiative, loin d’être une attaque contre la liberté de culte, vise surtout à mettre en ordre dans un secteur longtemps laissé à l’anarchie totale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-problemes-securitaires-et-administratifs"><strong>Problèmes sécuritaires et administratifs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le motif principal derrière ces fermetures est la sécurité. Selon les autorités rwandaises, de nombreux lieux de culte se seraient révélés être de véritables pièges mortels, dépourvus d&rsquo;équipements de base tels que des extincteurs ou des alarmes incendie. Certains seraient même situés dans des endroits dangereux, exposant les fidèles à des risques élevés. Toutes choses qui auraient poussé le régime en place à agir afin de protéger la vie des croyants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette campagne de fermeture vise également à professionnaliser et encadrer les pratiques religieuses. Les nouvelles réglementations exigent que les responsables d&rsquo;églises paroissiales soient titulaires d&rsquo;un diplôme universitaire en théologie, afin de garantir un niveau minimum de connaissances et de compétences. De plus, des normes strictes d&rsquo;insonorisation ont été imposées pour limiter les nuisances sonores lors des prières, dans le but de concilier pratique religieuse et vie en communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter que cette initiative n&rsquo;est pas apparue soudainement, mais est le fruit d&rsquo;un processus législatif initié en 2018 par le président Paul Kagame. Celui-ci avait alors jugé le nombre de lieux de culte excessif et avait appelé à une rationalisation du secteur. La loi votée à l&rsquo;époque donnait un délai de cinq ans aux établissements existants pour se mettre aux normes, délai qui n&rsquo;a visiblement pas été respecté par de nombreux lieux de culte.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-inspirer-d-autres-pays-africains"><strong>Inspirer d&rsquo;autres pays africains</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette décision du Rwanda pourrait bien inspirer d&rsquo;autres pays africains à revoir la régulation de leur paysage cultuel. Elle soulève notamment des questions essentielles sur l&rsquo;équilibre entre liberté de culte et responsabilité de l&rsquo;État dans la protection des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, certains pourraient y voir une atteinte à la liberté religieuse, d&rsquo;autres salueront, au contraire, une démarche courageuse visant à assainir un secteur longtemps laissé à lui-même. Quoi qu’il en soit, cette mesure rwandaise marque un tournant dans la gestion du fait religieux en Afrique, ouvrant ainsi la voie à une pratique cultuelle plus encadrée, plus sûre et peut-être plus en phase avec les défis du XXIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le défi Starlink en Côte d&#8217;Ivoire : l&#8217;ARTCI met en garde contre l&#8217;utilisation illégale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 07:46:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[interdiction]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[télécommunication]]></category>
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<p>Découvrez les enjeux de Starlink en Côte d'Ivoire. Comment les réglementations des télécommunications affectent l'entrée de Starlink sur le marché ivoirien.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Côte d&rsquo;Ivoire, l&rsquo;ombre de Starlink, le fournisseur d&rsquo;accès internet par satellite, plane au-dessus du cadre réglementaire des télécommunications, déclenchant l&rsquo;intervention de l&rsquo;Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d&rsquo;Ivoire (ARTCI). Dans un communiqué daté du mardi 19 mars 2024, l&rsquo;ARTCI soulève une question de conformité cruciale concernant les activités de Starlink sur le sol ivoirien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative d&rsquo;Elon Musk d&rsquo;étendre le service internet de Starlink à travers l&rsquo;Afrique se heurte à des obstacles réglementaires significatifs, soulignant une réception mitigée sur le continent.&nbsp;Selon l&rsquo;ARTCI, toute entreprise désirant offrir des services d&rsquo;accès à internet via satellite doit obtenir une licence individuelle, spécifiquement de catégorie 1C ou 1A, conformément à l&rsquo;ordonnance n° 2012-293 du 21 mars 2012. Cependant, il apparaît que Starlink n&rsquo;a pas acquis ladite licence, opérant ainsi en dehors du cadre légal établi par les autorités ivoiriennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-recourir-aux-services-des-operateurs-et-fournisseurs-dument-autorises">Recourir aux services des opérateurs et fournisseurs dûment autorisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation n&rsquo;est pas isolée. Les régulateurs des télécommunications du Burkina Faso, du Mali, du Tchad, et du Niger ont émis des avertissements similaires, signalant une tendance régionale de vigilance accrue face aux activités de Starlink. Ces pays ont mis en évidence les risques associés à l&rsquo;utilisation de services non autorisés, rappelant que de telles pratiques sont passibles de sanctions sévères, incluant des amendes conséquentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette problématique, l&rsquo;ARTCI ne se contente pas de pointer du doigt les agissements de Starlink ; elle en appelle également à la vigilance des populations et des personnes morales. L&rsquo;autorité régulatrice exhorte les consommateurs à recourir exclusivement aux services des opérateurs et fournisseurs dûment autorisés pour leurs besoins en accès internet. Parmi ces derniers figurent des acteurs établis tels que Moov Africa, MTN, et Orange Côte d&rsquo;Ivoire, ainsi que d&rsquo;autres titulaires de licence de catégorie 1C comme Konnect Africa et Quantis Côte d&rsquo;Ivoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reponse-de-starlink-et-les-ajustements-potentiels">La réponse de Starlink et les ajustements potentiels</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative de l&rsquo;ARTCI, ainsi que les actions similaires de ses homologues régionaux, soulignent l&rsquo;importance d&rsquo;un cadre réglementaire solide pour le secteur des télécommunications, essentiel à la protection des consommateurs et à la sécurité des infrastructures nationales. Alors que le monde devient de plus en plus connecté, la question de la régulation des nouveaux acteurs du marché internet, tels que Starlink, pose un défi croissant pour les autorités de régulation à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la réponse de Starlink et les ajustements potentiels de sa stratégie sur le marché africain restent à observer. Entre innovation technologique et conformité réglementaire, l&rsquo;équilibre est délicat mais indispensable pour assurer un développement harmonieux et sécurisé du secteur des télécommunications en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ousmane Traoré, photographe et blogueur : « L&#8217;IA a élargi mon champ des possibles et renforcé ma capacité &#8230; »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 15:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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<p>En tant que photographe, l'IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d'IA de reconnaissance d'image me permettent de trier et d'organiser mes photos plus efficacement, ce qui m'économise du temps précieux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Traoré qui se fait nommer affectueusement Makaveli est un jeune photographe professionnel, appartenant à la vaste plateforme des blogueurs francophones, Mondoblog. M. Traoré améliore ses productions artistiques depuis un certain temps en faisant recours à l’intelligence artificielle (IA). Sahel Kunafoni l’a rencontré en vue de discuter de cette évolution technologique majeure, surtout ses implications pour les entreprises et l’école malienne.&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: vous êtes occupé depuis un certain temps par les formations sur l&rsquo;Intelligence artificielle. Pouvez-vous nous expliquer l&rsquo;IA et quelle est sa genèse ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Traoré</strong>&nbsp;: l&rsquo;intelligence artificielle (IA) représente l&rsquo;ensemble des technologies et des méthodes visant à doter les machines de la capacité d&rsquo;effectuer des tâches qui, jusqu&rsquo;à présent, nécessitaient l&rsquo;intelligence humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La genèse de l&rsquo;IA remonte aux années 1950, lorsque les chercheurs ont commencé à développer des programmes informatiques capables de simuler des processus de réflexion humaine. Ces premiers efforts ont jeté les bases de ce qui allait devenir une révolution technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, les avancées dans le domaine des algorithmes, du traitement du langage naturel, de la reconnaissance d&rsquo;image et de l&rsquo;apprentissage automatique ont permis à l&rsquo;IA de progresser à pas de géant. Aujourd&rsquo;hui, elle englobe des domaines tels que l&rsquo;apprentissage profond, les réseaux neuronaux artificiels et les systèmes experts. L&rsquo;IA est désormais capable de résoudre des problèmes complexes, de prendre des décisions et même de créer de l&rsquo;art, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l&rsquo;innovation et le progrès.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles applications de l&rsquo;IA dans les entreprises maliennes ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises maliennes peuvent bénéficier de nombreuses applications de l&rsquo;IA pour améliorer leur efficacité et leur compétitivité. Par exemple, l&rsquo;IA peut être utilisée dans l&rsquo;analyse des données pour prendre des décisions commerciales éclairées, optimiser les opérations logistiques et prévoir les tendances du marché. Dans le secteur de la santé, l&rsquo;IA peut aider à diagnostiquer les maladies plus rapidement et à personnaliser les traitements. Les chatbots alimentés par l&rsquo;IA peuvent améliorer le service à la clientèle, tandis que la surveillance des opérations industrielles peut être automatisée pour garantir la sécurité et l’efficacité. Il y a le service public, aussi que ça peut aider à améliorer.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;IA, une menace ou une opportunité pour les citoyens maliens ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA présente à la fois des menaces et des opportunités pour les citoyens maliens. D&rsquo;un côté, il existe des préoccupations concernant l&rsquo;automatisation de certains emplois, mais je pense que nous ici nous serons un peu épargnés, mais il est important de noter que l&rsquo;IA peut également créer de nouveaux emplois dans les domaines de la technologie et de l&rsquo;innovation. Les citoyens peuvent bénéficier de solutions d&rsquo;IA pour améliorer l&rsquo;accès aux soins de santé, à l&rsquo;éducation et aux services publics. Cependant, il est crucial d&rsquo;investir dans la formation et le développement des compétences pour que les citoyens puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes par l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel apport de l&rsquo;IA dans le domaine scolaire ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;IA peut révolutionner l&rsquo;enseignement et l&rsquo;apprentissage dans le domaine scolaire au Mali. Les systèmes d&rsquo;apprentissage adaptatif basés sur l&rsquo;IA peuvent aider à personnaliser l&rsquo;éducation en fonction des besoins individuels des élèves, améliorant ainsi leur compréhension et leurs performances académiques. Les chatbots éducatifs peuvent répondre aux questions des élèves en temps réel, favorisant un apprentissage continu en dehors des heures de classe. De plus, l&rsquo;IA peut aider les enseignants à analyser les données sur les performances des élèves pour identifier les domaines d&rsquo;amélioration et ajuster leurs méthodes d’enseignement.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes photographe, quel changement l&rsquo;IA apporte à vos activités ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que photographe, l&rsquo;IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d&rsquo;IA de reconnaissance d&rsquo;image me permettent de trier et d&rsquo;organiser mes photos plus efficacement, ce qui m&rsquo;économise du temps précieux. Les outils de retouche d&rsquo;image alimentés par l&rsquo;IA améliorent la qualité de mes photos en optimisant les couleurs, en supprimant les imperfections et en corrigeant les défauts optiques. De plus, les générateurs de contenu d&rsquo;IA stimulent ma créativité en proposant de nouvelles idées et en m&rsquo;aidant à expérimenter de nouveaux styles artistiques. L&rsquo;IA a élargi mon champ des possibles et a renforcé ma capacité à raconter des histoires visuelles captivantes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle régulation de l&rsquo;IA dans nos pays ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La régulation de l&rsquo;IA dans nos pays doit être équilibrée, favorisant l&rsquo;innovation tout en protégeant les droits des individus et en garantissant la sécurité. Il est crucial d&rsquo;établir des normes éthiques pour guider le développement et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA, en particulier lorsqu&rsquo;elle affecte des domaines sensibles tels que la vie privée, la sécurité et les droits de l&rsquo;homme. Les gouvernements devraient collaborer avec les experts en IA pour élaborer des politiques et des cadres règlementaires adaptés, tout en favorisant la transparence et la responsabilité des entreprises impliquées dans le développement de l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Faut-il des modules scolaires ou universitaires pour la bonne maitrise de l&rsquo;IA ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Absolument, il est impératif d&rsquo;intégrer des modules scolaires et universitaires axés sur l&rsquo;IA. La maitrise de l&rsquo;IA est devenue essentielle dans un monde de plus en plus axé sur la technologie. Les élèves et les étudiants devraient acquérir des compétences de base en IA, telles que la compréhension des concepts fondamentaux, la programmation et l&rsquo;application pratique. Ces modules devraient également inclure des discussions sur les implications éthiques et sociales de l&rsquo;IA. La formation continue est cruciale pour que les citoyens maliens soient prêts à relever les défis et à saisir les opportunités présentées par l&rsquo;IA dans divers secteurs de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Thomas Hobbes : la parole, une arme à réguler [extrait]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[parole]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Hobbes]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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<p>Au Mali, où les « maîtres de la parole » deviennent de plus en plus nombreux sans pourtant avoir une grande connaissance des fonctionnalités de l’arme qu’ils manient, il nous paraît important&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, où les « <em>maîtres de la parole</em> » deviennent de plus en plus nombreux sans pourtant avoir une grande connaissance des fonctionnalités de l’arme qu’ils manient, il nous paraît important d’inviter à une séance de discussion et de méditation avec Thomas Hobbes, philosophe anglais du 17<sup>e</sup> siècle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La parole est une arme redoutable qu’il ne convient pas de mettre à la disposition de tout le monde, dit-on généralement dans la société malienne. Cet adage résume bien la pensée de <a href="https://www.les-philosophes.fr/hobbes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thomas Hobbes </a>sur cette problématique de la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Extrait&nbsp;:</strong> « Les usages particuliers de la parole sont les suivants&nbsp;: premièrement, d’enregistrer ce que, en réfléchissant, nous découvrons être la cause de quelque chose présente ou passée, et ce que les choses présentes peuvent produire ou réaliser, ce qui, en somme est l’acquisition des arts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, de révéler aux autres cette connaissance à laquelle nous sommes parvenus, ce qui revient à se conseiller et à s’apprendre quelque chose les uns aux autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, de faire savoir aux autres nos volontés et nos desseins, afin que nous nous donnions les uns aux autres une aide mutuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, de contenter et d’enchanter, soit nous-mêmes, soit les autres, en jouant avec nos mots, pour le plaisir ou l’agrément, innocemment. À ces usages, correspondent quatre abus. »</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les abus de la parole</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">« Premièrement, quand les hommes enregistrent incorrectement leurs pensées, par des mots dont le sens est variable, mots par lesquels ils enregistrent comme leurs des idées qu’ils n’ont jamais comprises, et ils se trompent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, quand ils utilisent les mots métaphoriquement, c’est-à-dire dans un sens autre que celui auquel ils étaient destinés, et, par là, induisent les autres en erreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, quand, par des mots, ils déclarent une volonté qui n’est pas la leur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, quand ils utilisent des mots pour se blesser les uns les autres. Étant donné que la nature a armé les créatures vivantes, certaines avec des dents, d’autres avec des cornes, et d’autres [encore] avec des mains, ce n’est qu’un abus de parole de blesser quelqu’un avec la langue, à moins que ce ne soit quelqu’un que nous sommes obligés de gouverner, et alors, ce n’est pas le blesser, mais le corriger et l’amender ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Thomas Hobbes, « <em>Léviathan</em> »</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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