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	<title>Archives des régulation des médias &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des régulation des médias &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Mali, la désinformation comme prolongement du bras de fer géopolitique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 16:14:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la problématique de la désinformation au Mali et ses répercussions sur la communication et la presse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De la Haute Autorité de la Communication au Comité national de l’égal accès aux médias d’État, en passant par la Maison de la Presse et le chef de l’État lui-même, un même mot est revenu, presque obsessionnel, lors de la cérémonie de vœux 2026 : manipulation. À Bamako, la guerre se joue aussi – et peut-être surtout – sur le terrain de l’information.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois, dans les cérémonies de vœux, plus de vérité politique que dans de longs discours programmatiques. Celle qui a réuni autour du président de la Transition, lue général Assimi Goïta, ce 19 janvier 2026, l’ensemble des acteurs de la presse malienne et de la communication n’a pas dérogé à la règle. Rarement les autorités de régulation, les professionnels des médias et le sommet de l’État auront affiché un diagnostic aussi convergent : le Mali est engagé dans une bataille informationnelle d’ampleur, où la désinformation est devenue une arme à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-front-invisible-mais-decisif"><strong>Un front invisible, mais décisif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À écouter les responsables de la Haute Autorité de la Communication (HAC), le phénomène n’a plus rien d’anecdotique. Il s’agit désormais de campagnes structurées, coordonnées, transnationales, exploitant les réseaux sociaux, certaines rédactions étrangères et des relais locaux plus ou moins conscients de leur rôle. L’objectif, selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, n’est pas d’informer mais de fabriquer du doute, de délégitimer les autorités et de fracturer la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la Maison de la Presse a, lui aussi, dressé le constat d’un espace médiatique fragilisé, soumis à une pression économique inédite, donc plus vulnérable aux récits toxiques. Une presse affaiblie, rappelle Bandiougou Danté, est une presse plus exposée aux influences et aux manipulations. « <em>le Mali est aujourd&rsquo;hui la cible d&rsquo;une campagne de désinformation structurée.</em>« , indique le patron de la Maison de la presse avant d&rsquo;expliquer :  « <em>Ces fausses nouvelles, ces images trafiquées, ces rumeurs savamment orchestrées, ne sont pas des accidents. Ce sont des armes. Des armes qui attisent la haine, qui divisent les communautés, qui sapent les efforts de paix et de reconstruction, et qui visent à détruire le tissu même de notre nation.</em>« </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cneame-vigie-du-pluralisme-et-de-la-souverainete"><strong>Le CNEAME, vigie du pluralisme… et de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est sans doute le Comité national de l’égal accès aux médias d’État (CNEAME) qui a donné à cette séquence son relief politique le plus assumé. Dans un discours empreint de références religieuses, de patriotisme assumé et de lectures géopolitiques sans détour, son président, Abdoulaye Sidibé, a inscrit la désinformation dans une logique de déstabilisation stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le CNEAME, garant du pluralisme dans les médias publics, la question de l’égal accès ne se limite plus au temps de parole ou à l’équilibre des antennes. Elle touche désormais à la protection de l’opinion nationale face à des narratifs extérieurs jugés hostiles. Le Mali, affirme-t-on, paie le prix de ses choix souverains, notamment son engagement au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis le 16 septembre 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les idéaux de l’AES bouleversent des intérêts stratégiques et économiques immenses </em>», a martelé le président du Comité, rappelant que la remise en cause d’un ordre ancien – celui d’un monde hiérarchisé entre dominants et dominés – ne pouvait se faire sans résistances.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-crise-du-carburant-et-recit-du-chaos"><strong>Crise du carburant et récit du chaos</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple le plus parlant, selon le CNEAME, reste la récente crise de l’essence. Une pénurie réelle, mais aussitôt transformée, dans certaines narrations médiatiques extérieures, en scénario de siège imminent de Bamako. «&nbsp;<em>Ville encerclée, régime aux abois, population prête à se soulever&nbsp;</em>» : le récit était rodé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, certaines chancelleries occidentales invitaient leurs ressortissants à quitter le pays. Pour Bamako, le faisceau d’indices est troublant. L’objectif, selon les autorités, était moins d’informer que de créer une prophétie autoréalisatrice, en poussant l’opinion malienne à la panique et à la rupture avec ses dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manœuvre, estiment les responsables des médias maliens, a échoué. Non par miracle, mais par la résilience d’une population désormais aguerrie à ce type de pressions, et largement solidaire d’un pouvoir qui a fait de la souveraineté son marqueur politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Bandiougou Danté, « <em>La bataille contre la désinformation n’est pas une lutte contre la liberté d’expression. C’est au contraire une lutte pour la protection du droit des citoyens à une information juste, vérifiée et responsable. C’est aussi une lutte pour la paix, la cohésion sociale et la stabilité.</em>« </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-sahelien"><strong>L’information, nouveau champ de bataille sahélien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa réponse, le général Assimi Goïta n’a pas cherché à dramatiser davantage, mais il n’a rien édulcoré. La désinformation, a-t-il rappelé, ne relève ni de la critique légitime ni du débat démocratique. Elle constitue une menace directe pour la sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le chef de l’État s’est efforcé de maintenir une ligne de crête : oui à la liberté de la presse, non à la liberté de nuire. Oui au pluralisme, non à la manipulation. Un équilibre délicat, dans un contexte où la régulation est souvent perçue, à tort ou à raison, comme un instrument de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui ressort de cette séquence, c’est la conviction partagée que le Mali, à l’instar de ses partenaires du Sahel central, ne se bat plus seulement pour son territoire, mais pour son récit. Dans un monde où l’image précède souvent le fait, contrôler le tempo de l’information devient un enjeu de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CNEAME, la HAC, la Maison de la Presse et l’exécutif semblent désormais alignés sur ce diagnostic. Pour faire face à cette campagne médiatique contre le Mali, Bandiougou Danté recommande la conjugaison des efforts : « <em>Face à cette menace, toute réponse isolée est vouée à l&rsquo;échec. Aucun d&rsquo;entre nous, seul dans son coin, ne peut prétendre endiguer ce fléau</em>. [&#8230;] <em>Nous devons dégager une synergie d&rsquo;action. </em>[&#8230;] <em>En clair, La réponse doit être collective, coordonnée, et inclusive.</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La «fabrique du mensonge» : comment le Mali résiste à la déstabilisation médiatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:25:16 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali lutte contre la fabrique du mensonge : un récit sur la résistance à la manipulation de l'information et à l'influence extérieure.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à une offensive médiatique sans précédent, où rumeurs orchestrées et récits tronqués cherchent à fragiliser ses institutions, le Mali a choisi de mener une autre bataille : celle de la souveraineté de la parole. Entre manipulations informationnelles, pressions extérieures et réveil citoyen, Bamako oppose une résistance méthodique. Dans cette guerre des récits, le pays dévoile une vérité inattendue : la stabilité ne se gagne plus seulement sur les champs de bataille, mais dans l’arène stratégique de l’opinion.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille que mène aujourd’hui le Mali ne se joue plus seulement sur les terrains accidentés de Tessalit ou dans les vallées du Gourma. Elle se déroule aussi sur un autre front, plus invisible mais tout aussi décisif : celui de l’information. Là où se façonnent les perceptions, où s’orientent les opinions et où se construit la conscience collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue désormais dépasse largement la maîtrise d’un territoire. C’est la conquête des esprits. Dans cette guerre silencieuse, la fabrication du mensonge, ou, pour reprendre Noam Chomsky, la «&nbsp;<em>Fabrique du consentement</em>&nbsp;», est devenue une arme redoutable, parfois plus efficace que les fusils et les blindés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-d-une-rare-intensite"><strong>Une offensive médiatique d’une rare intensité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le pays est la cible d’une offensive médiatique d’une intensité rare. Titres sensationnalistes, analyses biaisées, reportages approximatifs. Un récit noir, souvent caricatural, s’impose dans certains médias internationaux. Au lieu de raconter le Mali, on l’annonce en ruine. Au lieu d’informer, on prédit l’effondrement. Des émissions scénarisées à l’avance orchestrent l’idée d’un chaos imminent — un chaos qui finit par sembler inéluctable tant il est répété. La fabrique de l’info remplace l’information, et la peur devient un levier de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces récits fabriqués ne troublent pas seulement l’opinion publique, ils sapent les institutions, minent la confiance des citoyens et perturbent l’action gouvernementale. En relayant, parfois sans s’en rendre compte, la propagande de groupes armés, certains journalistes offrent une caisse de résonance à ceux qui prospèrent sur l’instabilité. L’histoire récente — de la Syrie à la Libye — rappelle combien le terrorisme s’appuie sur le mensonge comme un cheval de Troie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-riposte-fondee-sur-la-souverainete"><strong>Une riposte fondée sur la souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette offensive, les autorités maliennes aussi bien que le peuple malien ont décidé de ne plus subir. Ils ont compris que défendre le pays ne consiste pas seulement à protéger son territoire. Mais plutôt à défendre aussi sa parole, son récit, sa vérité. La régulation des médias, la suspension temporaire de certains canaux de diffusion, la mise en place d’une communication publique plus structurée s’inscrivent dans cette stratégie. Ces mesures, souvent critiquées de l’extérieur, ne relèvent pas d’une censure arbitraire : elles répondent à un impératif de souveraineté. Dans un monde où l’information est une arme, riposter, ce n’est pas se taire : c’est refuser d’être pris en otage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bataille de l’information n’est pas portée seulement par les institutions. Une prise de conscience citoyenne, profonde et nouvelle, est en train d’émerger. De plus en plus de Maliens apprennent à vérifier, à croiser, à questionner. Les radios locales, les journalistes responsables et les plateformes citoyennes reconstruisent un espace médiatique crédible, enraciné dans la réalité du pays. L’idée, longtemps répétée, selon laquelle le peuple malien serait manipulable à merci, vole en éclats. Il se révèle aujourd’hui gardien vigilant de la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-rumeur-devient-arme-economique"><strong>Quand la rumeur devient arme économique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation s’est par ailleurs incrustée dans les crises économiques et sociales. Les pénuries de carburant, la flambée de la contrebande ou les perturbations du transport ont été amplifiées par des rumeurs destinées à semer la panique. Là encore, l’État a réagi en sécurisant les convois, en régulant les circuits de distribution et en asséchant les réseaux illicites. Preuve que la souveraineté ne se limite pas aux frontières, elle s’exerce aussi dans la gestion de l’économie, de la logistique et&#8230; de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience malienne dépasse désormais ses frontières. Elle illustre, pour d’autres États africains, comment résister à une fabrique du mensonge devenue un instrument global de domination. Certains analystes, faute de terrain ou par paresse méthodologique, ont préféré fabriquer un récit conforme à leurs attentes. Mais les faits contredisent leurs scénarios : la réalité malienne échappe à ceux qui la racontent sans la connaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-intellectuelle-comme-ultime-rempart"><strong>La souveraineté intellectuelle comme ultime rempart</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que vit le Mali n’est pas une simple crise&nbsp;; c’est une épreuve de vérité. Les masques tombent, les prédictions s’effondrent, et la résilience d’un peuple se révèle. Là où la cabale médiatique espérait l’effondrement, elle rencontre la dignité. Là où l’on annonçait la fragmentation, surgit la cohésion. Le Mali se tient debout — lucide, déterminé, maître de sa destinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déjouant la guerre du mensonge, le pays trace une voie d’indépendance nouvelle : celle qui conjugue souveraineté territoriale et souveraineté intellectuelle. Dans cette reconquête des esprits, il rappelle une vérité simple mais fondamentale : malgré les tempêtes annoncées, la vérité demeure la plus puissante des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tensions médiatiques : La Guinée accuse France 24 de « manque d’impartialité »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 07:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un reportage de France24 en Guinée entraîne une réaction forte de la Haute Autorité de la Communication sur la liberté d'expression.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une récente diffusion de France&nbsp;24 sur la situation politique en Guinée a provoqué une vive réaction des autorités guinéennes, soulevant des questions sur la liberté de la presse et l’équilibre de l’information dans un contexte de transition délicat. L’émission incriminée, diffusée le samedi&nbsp;5&nbsp;juillet, sous le titre «</em></strong><strong><em> La Guinée&nbsp;: les opposants de Mamadi Doumbouya réduits à la peur et au silence</em></strong><strong><em> », a été qualifiée de «</em></strong><strong><em> tendancieuse</em></strong><strong><em> » par la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son reportage, le journaliste de France&nbsp;24 dépeint un tableau sombre de la Guinée sous la junte dirigée par le Colonel Mamadi Doumbouya, suggérant que les voix dissidentes sont systématiquement réduites au silence par des enlèvements ou des violences. Cette allégation, loin de passer inaperçue, a immédiatement alerté les régulateurs des médias guinéens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-hac-monte-au-creneau"><strong>La HAC monte au créneau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de la HAC ne s’est pas fait attendre. Le mardi&nbsp;8&nbsp;juillet, l’institution a publié un communiqué cinglant, dénonçant un « <em>élément tendancieux</em> » et exprimant de sérieuses réserves quant à la couverture de France&nbsp;24. Le Collège de la HAC a pointé du doigt des « <em>informations inexactes et non recoupées</em> », ainsi qu’un « <em>manque d’équilibre dans le traitement</em><em> </em>» de l’actualité guinéenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué souligne l’importance cruciale d’un traitement journalistique rigoureux, particulièrement dans un pays en pleine mutation politique. « <em>Le Collège de la HAC a recommandé que les informations sur la Guinée soient traitées avec beaucoup plus de professionnalisme et surtout d’impartialité</em> », peut-on lire dans la déclaration officielle. Cette recommandation met en lumière une attente claire des autorités guinéennes&nbsp;: un journalisme qui respecte les principes d’objectivité et de vérification des faits, évitant toute forme de partialité ou de sensationnalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-courrier-a-france-medias-monde"><strong>Un courrier à France Médias Monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Preuve de la gravité avec laquelle la HAC perçoit cet incident, un courrier a déjà été officiellement adressé à la « <em>présidente-directrice générale de France Médias Monde</em> », la maison mère de France&nbsp;24. L’objectif de cette correspondance est « <em>d’attirer son attention sur cette insuffisance professionnelle</em> », une formulation qui témoigne de la volonté des autorités guinéennes de voir des mesures prises pour corriger ce qu’elles considèrent comme des manquements éthiques et déontologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élément controversé a été diffusé dans la rubrique « <em>Les Observateurs</em> » de France&nbsp;24, une émission connue pour son analyse de l’actualité internationale à travers le prisme des médias sociaux et des témoignages. Cependant, dans ce cas précis, la HAC estime que le reportage a franchi la ligne rouge de l’objectivité, présentant une image biaisée de la réalité guinéenne et potentiellement exacerbant les tensions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeux-pour-la-liberte-de-la-presse-et-la-regulation"><strong>Enjeux pour la liberté de la presse et la régulation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontés les médias internationaux lorsqu’ils couvrent des nations en transition, où les perceptions de la liberté de la presse et de la responsabilité journalistique peuvent différer. Pour la Guinée, qui est sous un régime militaire depuis le coup d’État de septembre 2021, la question de l’espace démocratique et de la liberté d’expression est particulièrement sensible. Les autorités guinéennes, tout en affirmant leur attachement à la liberté de la presse, insistent sur la nécessité d’un journalisme « <em>professionnel</em><em> </em>» et « <em>impartial</em> », une ligne qui peut parfois être perçue comme une tentative de contrôle ou de censure par certains observateurs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La controverse entre la HAC et France&nbsp;24 souligne la ligne ténue entre l’investigation journalistique et l’ingérence perçue. Elle rappelle également l’importance cruciale, pour les médias internationaux, de s’assurer que leurs reportages sur des contextes politiquement fragiles sont non seulement précis, mais aussi équilibrés, afin d’éviter d’alimenter les tensions ou de donner lieu à des interprétations erronées. La balle est désormais dans le camp de France Médias Monde pour répondre aux préoccupations de la HAC et, potentiellement, pour réaffirmer son engagement envers les principes d’un journalisme juste et équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Communication au Mali : la HAC élargit l’espace médiatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 09:25:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La HAC a récemment annoncé l'octroi de nouvelles fréquences. Découvrez les implications pour le paysage médiatique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secteur des médias est un secteur important dans la vie de tous pays. C’est pourquoi on l’appelle « le quatrième pouvoir ». Au Mali, à la suite de l’instauration de la démocratie multipartite en mars 1991, il s’est rapidement développé. Ce développement continu, avec l’autorisation accordée récemment pour la création de nouveaux organes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été publiée, le 02&nbsp;juillet 2025, par la Haute Autorité de la Communication (HAC), à travers un communiqué sur sa page Facebook. Cette décision d’autorisation est issue de l’examen de dossiers d’appel à candidatures lancé le 19&nbsp;mars 2025 et dont la clôture était fixée au 5&nbsp;mai 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-109-dossiers-acceptes-sur-138-nbsp-enregistres-nbsp"><strong>109 dossiers acceptés sur 138&nbsp;enregistrés&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ressort du communiqué de la Haute autorité de la communication (HAC) que le nombre total de dossiers enregistrés était de 138 dont 122&nbsp;radios, 15&nbsp;télés et 01&nbsp;distributeur ; et qu’à l’exception de Taoudéni, Ménaka et Nioro du Sahel toutes les régions administratives du Mali ainsi que le district de Bamako étaient concernées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après dépouillement, 109&nbsp;dossiers ont été retenus. Ainsi, à la suite de la délibération, le collège de la HAC a retenu, à la date du 02&nbsp;juillet 2025, les dossiers pour 94&nbsp;radios, 14&nbsp;Télévisions, et 01&nbsp;distributeur. Ainsi, elle invite les heureux candidats à se rapprocher de ses services dans les meilleurs délais, pour les dispositions relatives à la signature des autorisations d’exploitation et des conventions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-candidatures-qui-portait-sur-100-nbsp-zones-geographiques-nbsp"><strong>Un appel à candidatures qui portait sur 100&nbsp;zones géographiques&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’était un appel à candidatures portant sur l’établissement et l’exploitation de services privés de communication audiovisuelle (radiodiffusion sonore commerciale et non commerciale par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence, TV commerciale et non commerciale, diffuseur/distributeur). Il portait sur 113&nbsp;fréquences et radios 15&nbsp;autorisations TV pour 100&nbsp;zones géographiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frais de retrait des dossiers étaient de 300 000&nbsp;FCFA pour les radios commerciales ; 150 000&nbsp;FCFA pour les radios non commerciales ; 500 000&nbsp;FCFA pour les TV commerciales ; 300 000&nbsp;FCFA pour les TV non commerciales ; 1 000 000&nbsp;FCFA pour les diffuseurs/distributeurs de programmes audiovisuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la HAC a été créée l’Ordonnance N° 2014-006/PT-RM ratifiée par la loi N° 2015-018 du 4 juin 2015 portant modification de l’ordonnance du 21 janvier 2014. Elle est venue remplacer le conseil supérieur de la communication (CSC). Elle est composée de 9 membres dont les mandats ne sont pas renouvelables : 3 désignés par le président de la République (mandat de 7 ans), 03 par le président de l’Assemblée nationale (mandat de 6 ans), 3 par les organisations professionnelles des médias ( mandat de 6 ans). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la HAC est élu par les membres désignés par le président de la République. La HAC est une autorité administrative indépendante rattachée à la primature. Elle s’est faite connaitre du grand public, à travers ses décisions relatives à l’interdiction d’émettre pour des médias internationaux comme RFI (Radio France Internationale), TV5MONDE, France 24. Il en a été de même pour le cas des médias nationaux comme Joliba TV.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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