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	<title>Archives des réformes économiques &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des réformes économiques &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : la croissance tient bon malgré les turbulences</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 18:57:18 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les perspectives économiques africaines, avec un focus sur la croissance solide du Mali jusqu'en 2027.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Portée par une reprise progressive de l’activité, l’économie malienne affiche des perspectives de croissance solides à l’horizon 2026-2027. Dans un contexte régional marqué par de fortes disparités, le Mali se distingue face à ses voisins immédiats, entre résilience économique, contraintes sécuritaires et recompositions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières projections macroéconomiques du Fonds monétaire international (FMI), le Mali devrait enregistrer une croissance du PIB réel de 4,9 % en 2025, avant d’atteindre 5,5 % en 2026 et 5,7 % en 2027. Une trajectoire ascendante qui tranche avec les incertitudes persistantes dans plusieurs économies voisines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique repose notamment sur la relance progressive de l’activité agricole, la stabilisation relative de certains circuits économiques et les efforts engagés pour renforcer les recettes internes. Elle intervient cependant dans un environnement contraint, marqué par des défis sécuritaires, énergétiques et climatiques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="639" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png" alt="Perspectives économiques en Afrique subsaharienne" class="wp-image-21900" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-639x1024.png 639w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-187x300.png 187w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-768x1230.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-959x1536.png 959w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-1170x1874.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-585x937.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22-600x961.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-16-a-18.27.22.png 1180w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Prévisions économiques: Afrique subsaharienne<br>(Croissance du PIB réel et prix à la consommation). <br>Source: FMI, base de données des Perspectives de l&rsquo;économie mondiale, avril 2026.<br>Note: Les données pour l&rsquo;Érythrée sont exclues en raison des contraintes liées à la déclaration des données. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voisins-aux-trajectoires-contrastees"><strong>Des voisins aux trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’espace sahélien et ouest-africain, les performances économiques restent hétérogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger, malgré un niveau de croissance élevé estimé à 6,9 % en 2025, devrait connaître un léger ralentissement à 6,7 % en 2026 puis 6,5 % en 2027, traduisant des ajustements économiques dans un contexte politique en mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso, confronté à des défis sécuritaires similaires à ceux du Mali, affiche une croissance relativement stable mais modérée, autour de 5 %, avec une légère érosion à moyen terme (4,8 % en 2027).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus à l’ouest, la Côte d’Ivoire confirme sa position de locomotive économique régionale, avec une croissance robuste, oscillant entre 6,2 % et 6,5 %, portée par des investissements soutenus et une diversification économique avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, certains pays connaissent des dynamiques plus fragiles. La Guinée affiche une forte accélération attendue (8,7 % en 2026 et 9,3 % en 2027), tandis que le Sénégal pourrait enregistrer un ralentissement marqué après un pic à 7,9 % en 2025, chutant à 2,2 % en 2026, reflet d’ajustements liés à l’exploitation des ressources énergétiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resilience-dans-un-contexte-sous-pression"><strong>Une résilience dans un contexte sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé à ses voisins immédiats, le Mali se positionne dans une zone intermédiaire. Il demeure moins dynamique que les économies en forte expansion comme la Guinée. Mais plus stable que celles confrontées à des fluctuations brutales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résilience s’explique en partie par une stratégie axée sur la consolidation des fondamentaux économiques, malgré des contraintes importantes : insécurité persistante, pression sur les finances publiques, vulnérabilité aux chocs climatiques et dépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne d’ailleurs que les économies sahéliennes restent exposées à des risques structurels, notamment les effets du changement climatique, les tensions géopolitiques et la réduction de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-dans-une-recomposition-economique"><strong>Le Sahel dans une recomposition économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ces projections traduisent une recomposition plus large de l’espace sahélien. Les pays de la région, dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, entendent renforcer leur souveraineté économique tout en diversifiant leurs partenariats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la croissance malienne demeure un indicateur de stabilisation relative, mais aussi un levier stratégique pour accompagner les ambitions de transformation économique et institutionnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les perspectives sont encourageantes, elles restent conditionnées à plusieurs facteurs clés : la maîtrise des dépenses publiques, l’amélioration de la gouvernance économique, la relance du secteur énergétique, et la sécurisation durable du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen terme, le défi pour le Mali sera de transformer cette croissance en développement inclusif, capable de répondre aux attentes sociales tout en consolidant la stabilité macroéconomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-positionnement-a-consolider"><strong>Un positionnement à consolider</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Afrique subsaharienne où la croissance moyenne devrait se situer autour de 4,3 % en 2026, le Mali se positionne légèrement au-dessus de la moyenne régionale. Un signal positif, qui traduit une capacité de résistance, mais aussi une nécessité d’accélérer les réformes pour maintenir cet élan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur d’un Sahel en mutation, le Mali avance ainsi sur une ligne de crête : entre résilience économique, affirmation stratégique et impératif de transformation durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le FMI débloque 129 millions de dollars pour soutenir le Mali face aux chocs économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:43:58 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'appui du FMI au Mali face aux crises. Un décaissement de 129 millions de dollars pour stabiliser l'économie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à une série de crises — inondations, insécurité et tensions budgétaires — le Mali bénéficie d’un appui d’urgence du Fonds monétaire international. Ce décaissement de 129 millions de dollars, soit plus de 71 milliards 667 millions FCFA, s’accompagne d’un programme de réformes destiné à stabiliser l’économie et à renforcer la résilience du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 16&nbsp;avril 2025, un décaissement immédiat de 129&nbsp;millions de dollars,&nbsp;soit plus de&nbsp;71 milliards 667 millions FCFA,&nbsp;en faveur du Mali, au titre du guichet choc exogène de la facilité de crédit rapide (FCR), indique l’institution dans un communiqué de presse rendu public sur son site. Cette enveloppe, équivalente à 93,3&nbsp;millions de droits de tirage spéciaux (DTS), vise à répondre aux besoins urgents de financement de la balance des paiements, fortement affectée par les inondations survenues en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-sous-pression-multiple"><strong>Une économie sous pression multiple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces catastrophes naturelles ont lourdement endommagé les infrastructures, perturbé les services essentiels et fragilisé le secteur agricole, aggravant ainsi une insécurité alimentaire déjà préoccupante, indique le FMI. Elles interviennent dans un contexte marqué par des « <em>défis sécuritaires persistants et des contraintes financières accrues</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie malienne traverse une période de « <em>fortes turbulences</em> ». Outre les inondations d’une ampleur exceptionnelle — comparables à des événements ne survenant qu’une fois tous les cinquante ans — le pays a subi une vague de chaleur intense, des « <em>coupures d’électricité fréquentes</em> » ainsi qu’un ralentissement de la production aurifère, pilier de ses exportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces facteurs s’ajoutent la « <em>dégradation du contexte sécuritaire</em> » et la réduction de l’aide publique au développement, qui accentuent la pression sur les finances publiques et la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-de-reference-pour-restaurer-la-stabilite"><strong>Un programme de référence pour restaurer la stabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En complément de ce financement d’urgence, les autorités maliennes ont conclu avec le FMI un programme de référence d’une durée de onze mois. Ce cadre vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à poser les bases d’une reprise durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements portent notamment sur l’amélioration de la gouvernance budgétaire, la transparence dans l’utilisation des fonds publics et le renforcement de la gestion des finances publiques. L’objectif est également de « <em>restaurer la crédibilité</em> » du pays auprès des partenaires internationaux et d’améliorer le climat des affaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-structurelles-et-discipline-budgetaire"><strong>Réformes structurelles et discipline budgétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme prévoit une série de réformes destinées à consolider les finances publiques. Il s’agit notamment d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer l’administration des recettes et des douanes, ainsi que d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est accordée aux entreprises publiques, en particulier Énergie du Mali (EDM), dont la situation financière constitue un facteur de vulnérabilité. Le FMI insiste également sur la nécessité d’élaborer un plan transparent d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, les autorités se sont engagées à préserver les investissements publics et à protéger les populations les plus vulnérables, explique le Fonds monétaire international, notamment à travers le renforcement des dispositifs de protection sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-sous-surveillance"><strong>Des perspectives sous surveillance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le FMI, le risque de surendettement du Mali demeure modéré, bien que les incertitudes aient augmenté depuis 2023. La poursuite des réformes sera déterminante pour garantir la stabilité macroéconomique et soutenir la croissance à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le Mali a subi plusieurs chocs économiques majeurs en 2024</em> », a souligné le directeur général adjoint du FMI, insistant sur l’importance de maintenir la discipline budgétaire et de renforcer la gouvernance pour assurer une utilisation efficace des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-crucial-dans-un-contexte-incertain"><strong>Un soutien crucial dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décaissement apparaît comme un levier essentiel pour permettre au Mali de faire face à ses besoins immédiats, notamment en matière d’importation de biens essentiels et de reconstruction des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’accumulation des crises, l’appui du FMI offre une bouffée d’oxygène à court terme, tout en posant les jalons d’un redressement économique conditionné à la mise en œuvre effective des réformes engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le FMI accorde 248 millions de dollars au Niger et au Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 18:24:12 +0000</pubDate>
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<p>Le FMI accroît son appui au Burkina Faso et au Niger avec un financement de 248 millions de dollars pour la croissance durable.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre appui budgétaire et financement climatique, l’institution de Bretton Woods renforce son engagement dans deux économies sahéliennes confrontées à des défis sécuritaires, financiers et environnementaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’octroi d’un financement global de 248 millions de dollars en faveur du Niger et du Burkina Faso, destiné à consolider leur stabilité macroéconomique et à soutenir des réformes structurelles, notamment face aux risques climatiques. Cette enveloppe s’inscrit dans plusieurs programmes d’assistance combinant soutien budgétaire et mécanismes de résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-priorite-a-la-resilience-climatique"><strong>Priorité à la résilience climatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), environ 61 millions de dollars seront attribués au Niger et 33,2 millions au Burkina Faso. Ce dispositif vise à aider les États bénéficiaires à stabiliser leurs finances publiques tout en posant les bases d’une croissance durable. Pour Niamey, ce décaissement reste conditionné à l’approbation finale du conseil d’administration du FMI après validation de la revue du programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces montants s’ajoute un financement spécifique orienté vers la lutte contre les effets du changement climatique. Le Niger devrait recevoir 30 millions de dollars supplémentaires, tandis que 124 millions sont destinés au Burkina Faso au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces ressources doivent permettre d’investir dans des projets visant à réduire la vulnérabilité environnementale, renforcer les infrastructures et améliorer l’adaptation des économies locales aux chocs climatiques. Les financements devraient s’étaler jusqu’en septembre 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces appuis interviennent dans un contexte paradoxal. Malgré des contraintes sécuritaires et budgétaires persistantes, les perspectives économiques du Niger demeurent relativement robustes. Selon des données officielles relayées par l’agence nationale de presse, la croissance moyenne du pays a atteint environ 6,5 % sur la période 2023-2025, avec des projections avoisinant 7 % entre 2026 et 2029.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-strategique-dans-un-sahel-fragilise"><strong>Un soutien stratégique dans un Sahel fragilisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique s’inscrit dans la volonté affichée par le président Abdourahamane Tiani de renforcer la souveraineté économique nationale, notamment à travers une gestion autonome des ressources naturelles et une commercialisation directe de produits stratégiques comme l’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le FMI, ces programmes constituent à la fois un instrument financier et un levier d’influence économique dans une région où les besoins d’investissement restent considérables. Le double volet — stabilité macroéconomique et résilience climatique — traduit l’évolution de l’approche de l’institution, désormais attentive aux risques environnementaux susceptibles de fragiliser les équilibres budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que l’efficacité de ces financements dépendra de la capacité des États bénéficiaires à mener les réformes promises et à orienter les fonds vers des projets structurants. Dans un Sahel en recomposition politique et économique, ces ressources pourraient jouer un rôle déterminant pour soutenir la croissance et renforcer la crédibilité financière des deux pays sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA : un tournant stratégique pour l’intégration régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 10:09:50 +0000</pubDate>
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<p>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Découvrez ce qu'implique ce nouveau rôle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a été désigné, lundi 6 octobre 2025, président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce choix a été fait lors de la 3e session ordinaire de l’année, tenue à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il succède à l’Ivoirien Adama Coulibaly et assumera cette fonction pour une durée de deux ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élection marque un moment important pour la gouvernance économique régionale. En portant leur choix sur Dr Nacanabo, les ministres des Finances des huit États membres de l’UEMOA lui confèrent la lourde tâche de présider une instance stratégique dans un contexte régional marqué par des défis économiques majeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-designation-a-forte-portee-symbolique-et-strategique"><strong>Une désignation à forte portée symbolique et stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nomination du ministre burkinabè intervient dans un climat économique tendu pour la sous-région, avec des tensions budgétaires croissantes, une inflation persistante et des disparités notables entre les économies des États membres. Le choix de Dr Nacanabo traduit une confiance renouvelée en l’expertise burkinabè et en la solidité de son administration économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mandat prend ainsi une dimension à la fois stratégique et symbolique, dans une région où la stabilité financière et la cohésion institutionnelle sont des priorités. La présidence burkinabè du Conseil des ministres de l’UEMOA s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la discipline macroéconomique et d’impulser une convergence réelle des politiques publiques entre les pays membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-l-uemoa"><strong>Une feuille de route ambitieuse pour l’UEMOA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Économiste de formation, Dr Aboubakar Nacanabo s’est imposé sur la scène nationale par sa rigueur méthodologique et son approche disciplinée de la gestion publique. Depuis sa nomination au gouvernement en 2022, il a engagé d’importantes réformes fiscales et budgétaires au Burkina Faso, dans le but de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son style de gouvernance, axé sur la transparence, la performance et la responsabilité, constitue un socle solide pour relever les défis de l’UEMOA. Il apporte au Conseil des ministres une expertise précieuse, forgée dans un contexte national exigeant, et une détermination reconnue à conduire des réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa présidence, le Conseil des ministres aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre des grands axes de la stratégie communautaire. Parmi les priorités figurent la modernisation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un climat favorable aux investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chantiers s’inscrivent dans l’objectif plus large de faire de l’UEMOA une zone de croissance inclusive et durable. Dr Nacanabo devra ainsi coordonner les politiques économiques des huit pays membres, en veillant à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et exigences sociales, dans un contexte de relance post-crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consolider-l-integration-regionale-malgre-les-defis"><strong>Consolider l’intégration régionale malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux années à venir seront déterminantes pour le devenir de l’Union. Outre la stabilité de la monnaie commune, l’UEMOA doit relever les défis de la sécurité alimentaire, de l’emploi et du développement économique inclusif. Ces priorités nécessitent une coopération renforcée entre les États membres et une volonté politique soutenue pour dépasser les divergences internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Nacanabo entend inscrire son mandat sous le signe du dialogue, du réalisme et de la continuité. Dans ses premières déclarations, il a souligné l’importance de la concertation et de la consolidation des acquis institutionnels. Il souhaite que l’UEMOA reste un modèle d’intégration régionale, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidence de Dr Aboubakar Nacanabo représente également une reconnaissance du rôle croissant du Burkina Faso dans les dynamiques régionales. Dans un environnement géopolitique en mutation, cette élection traduit l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants technocrates, alliant compétence technique et pragmatisme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette responsabilité, le Burkina Faso affirme sa capacité à contribuer activement à la gouvernance économique ouest-africaine. Dr Nacanabo aura la tâche exigeante, mais essentielle, de redonner un nouvel élan au projet d’intégration, souvent ralenti par la lenteur des réformes ou des désaccords politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fassery Doumbia, l’homme qui a réveillé le PMU-Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Fassery Doumbia, directeur du PMU-Mali, un leader discret, méthodique et efficace, transformant l'opérateur de paris depuis 2021.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Discret, méthodique, implacablement efficace, Fassery Doumbia est l’architecte silencieux de la spectaculaire renaissance du PMU-Mali. Formé entre Bamako, Dakar et Paris, ce professeur d’université devenu gestionnaire d’État a imposé son style&nbsp;: rigueur, rentabilité et responsabilité sociale. En trois ans, il a transformé un opérateur de paris en puissance économique nationale, tout en refusant les artifices du populisme. Portrait d’un homme de chiffres à la vision claire, qui préfère les actes aux effets d’annonce.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il parle peu, mais compte chaque mot. À 63&nbsp;ans, Fassery Doumbia n’a ni le profil du flambeur ni celui du bureaucrate compassé. En revanche, il en impose. Directeur général du PMU-Mali depuis juin 2021, cet auditeur formé aux meilleures écoles de gestion de Dakar à Paris, ce professeur d’université rompu aux subtilités de l’audit stratégique, s’est mué en capitaine d’industrie publique. Le genre de manager capable de transformer un vieil outil d’État en machine à cash — au profit du Trésor, mais aussi des parieurs. Trois ans seulement après sa nomination, le PMU-Mali est devenu l’un des champions financiers du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-salle-de-classe-au-cockpit-economique"><strong>De la salle de classe au cockpit économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Formé à l’ENA de Bamako dans les années&nbsp;1980, Doumbia aurait pu se contenter d’un parcours académique classique, parsemé de stages, de missions techniques, de bulletins d’audit. Mais l’homme voit grand. Dakar, Paris, Bamako : il accumule diplômes et spécialisations — DESS en audit, Master&nbsp;II en expertise comptable, cursus en droit des affaires. Une trajectoire balisée, rigoureuse, sans faux pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui fait sa singularité, c’est sa double vie : professeur rigoureux le jour, stratège économique la nuit. Pendant près de deux décennies, il enseigne l’audit de sécurité informatique, le contrôle de gestion, les finances publiques. Ses anciens étudiants, devenus hauts cadres ou experts internationaux, parlent d’un homme exigeant, méthodique, presque obsessionnel dans sa quête du détail juste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-appel-de-l-etat"><strong>L’appel de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre les commandes du PMU-Mali, Doumbia aura côtoyé les arcanes de la haute administration. Chef de cabinet au ministère de l’Économie et des Finances, il connaît les secrets des budgets maliens, les montages internationaux, les urgences de trésorerie. En juin 2021, en pleine tourmente financière — appuis budgétaires suspendus, sanctions internationales, besoin de recettes fraîches — le gouvernement malien fait un choix tranché : nommer un technicien au charisme discret, mais au CV béton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite est connue. En un an, il triple les bénéfices de la société. En trois ans, il la fait entrer dans le cercle très fermé des quatre plus grandes contributrices au budget national. Et pourtant, dans les couloirs, aucun slogan tapageur, aucun bruit de bottes. Juste une méthode : contrôle, organisation, discipline… et un sens aigu de la responsabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-pari-au-levier-de-developpement"><strong>Du pari au levier de développement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous son autorité, le PMU-Mali devient une cash-machine à double détente. D’un côté, le Trésor engrange : plus de 21&nbsp;milliards&nbsp;FCFA de bénéfices en 2024, après un pic à 22,6&nbsp;milliards en 2023. De l’autre, les parieurs se frottent les mains : plus de 61&nbsp;milliards distribués en un an, des milliers de millionnaires créés, des gains records affichés à chaque bulletin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Doumbia ne se contente pas de chiffres. Il pense durabilité. La Fondation PMU-Mali, désormais en gestation, structurera les actions sociales de l’entreprise. La Cité PMU-Mali, un ambitieux programme immobilier à Samanko, répondra au rêve malien de propriété. Et le futur siège flambant neuf, en projet au Champ hippique, symbolise cette volonté de bâtir sur le long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-ses-choix-ses-coleres"><strong>L’homme, ses choix, ses colères</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fassery Doumbia n’est pas un homme facile. Ses proches le disent : « <em>il veut tout voir, tout valider, tout comprendre.</em> » Certains syndicats lui reprochent une gestion jugée « <em>verticale</em> », un excès de rigueur dans la répartition des fonds sociaux, une structuration du management parfois perçue comme exclusive. Il assume. «<em> La performance ne se décrète pas, elle se construit </em>», répète-t-il lors des conseils d’administration. Et les chiffres lui donnent raison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, il est fait Chevalier de l’Ordre national. Il est élu vice-président de l’Association des Loteries d’Afrique en 2024, il . En moins de quatre ans, il aura donc fait du PMU-Mali un acteur continental, modernisé ses pratiques grâce à une plateforme numérique de régulation des jeux, et imposé une traçabilité financière inédite dans le secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-portrait-en-mouvement"><strong>Un portrait en mouvement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme que l’on croise dans les allées feutrées du PMU-Mali cultive la discrétion. Costumes sobres, voix posée, présence maîtrisée. Mais derrière le calme apparent, se devine une volonté froide, celle de faire bouger les lignes sans tambour ni trompette. Ni populiste, ni technocrate pur sucre, Fassery Doumbia appartient à cette catégorie rare de dirigeants maliens qui préfèrent les résultats aux discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et alors que le pays cherche à renforcer ses ressources propres, son parcours pourrait bien servir de modèle. Pour lui, diriger une entreprise publique, ce n’est pas la gérer comme une start-up, c’est lui assigner une mission d’État. La rentabilité, oui. Mais avec équité, avec ambition, avec méthode.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES : le souffle nouveau des économies du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 15:17:39 +0000</pubDate>
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<p>La Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement (BCID AES) propulse le Mali, le Burkina Faso et le Niger vers l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, s&rsquo;apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire économique. Une annonce majeure a été faite mercredi 21 mai 2025 à Bamako, à savoir, la création imminente de la Banque Confédérale pour l&rsquo;Investissement et le Développement (BCID AES). Cette initiative ambitieuse, révélée par Alousseni Sanou, ministre de l&rsquo;Économie et des Finances, marque une volonté forte de l&rsquo;AES de prendre en main son destin financier et de stimuler un développement autonome et intégré.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;annonce est intervenue lors de l&rsquo;ouverture d&rsquo;une réunion cruciale des experts de la Confédération, axée sur l&rsquo;opérationnalisation des actions prioritaires de l&rsquo;AES, au Centre International de Conférences de Bamako. Le ministre Sanou a souligné la mission fondamentale de la future BCID AES : «&nbsp;<em>mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement de nos infrastructures essentielles, énergie, transport, agriculture, entre autres</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-financier-au-service-du-developpement-regional"><strong>Un instrument financier au service du développement régional</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;être une simple décision politique, la création de cette banque est perçue comme une «&nbsp;<em>réponse pragmatique et stratégique aux défis économiques de notre Confédération&nbsp;</em>», a-t-il affirmé, rappelant le «&nbsp;<em>potentiel immense de croissance et de développement&nbsp;</em>» des États membres. L&rsquo;idée de la BCID AES est née d&rsquo;une prise de conscience collective de la nécessité pour les pays de l&rsquo;AES de mutualiser leurs forces pour surmonter les obstacles économiques et accélérer leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional et international en constante évolution, se doter d&rsquo;un instrument financier propre est une démarche cruciale pour garantir la souveraineté et la résilience économique. La banque aura un rôle central dans le financement de projets structurants, essentiels à l&rsquo;amélioration des conditions de vie des populations et à la diversification des économies locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-discussions-d-experts-pour-une-concretisation-rapide"><strong>Des discussions d&rsquo;experts pour une concrétisation rapide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre des experts, qui a débuté ce mercredi, s&rsquo;inscrit pleinement dans la feuille de route pour l&rsquo;opérationnalisation de la BCID AES. Ces discussions techniques et stratégiques sont un préalable indispensable à la concrétisation de ce projet d&rsquo;envergure. Elles visent à définir les mécanismes de fonctionnement de la banque, ses structures de gouvernance, et les modalités de mobilisation des capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le succès de la BCID AES ne sera pas acquis sans efforts. Le ministre Sanou a insisté sur les conditions nécessaires à sa pleine réussite. «&nbsp;<em>La suite de l&rsquo;implantation de la Banque confédérale dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à mettre en place des structures de gouvernance efficaces et à garantir la rigueur et la transparence dans l&rsquo;application et la mise en œuvre des décisions adoptées&nbsp;</em>». Cet appel à la collaboration et à la bonne gouvernance est un message fort, rappelant l&rsquo;importance de la synergie entre les États membres et de la confiance mutuelle pour bâtir un édifice financier solide et durable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-espace-economique-integre"><strong>Vers un espace économique intégré</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative marque une avancée significative dans le processus de construction d&rsquo;un espace économique intégré au sein de l&rsquo;AES. Au-delà du simple financement de projets, la BCID AES est appelée à accompagner les réformes nécessaires à l&rsquo;harmonisation des politiques économiques et financières des États membres. Cette harmonisation est cruciale pour créer un environnement propice aux investissements et favoriser la libre circulation des biens, des services et des capitaux au sein de la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion des experts sera suivie, ce jeudi, par une rencontre des ministres en charge de l&rsquo;économie de l&rsquo;espace confédéral, également à Bamako. Cette réunion ministérielle sera l&rsquo;occasion de valider les propositions des experts et de prendre des décisions concrètes pour le démarrage effectif de la BCID AES.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le ministre Sanou a exprimé la détermination de l&rsquo;AES à mener à bien ce projet historique. «&nbsp;<em>Les chefs d’État nous engagent. Les peuples attendent. Nous ne pouvons que nous mobiliser pour réussir ce pari décisif pour l’avenir de notre confédération</em>&nbsp;». La création de la Banque Confédérale pour l&rsquo;Investissement et le Développement est plus qu&rsquo;un simple projet financier ; c&rsquo;est un symbole fort de la résilience, de l&rsquo;autonomie et de l&rsquo;ambition des États de l&rsquo;Alliance du Sahel à bâtir un avenir prospère et solidaire pour leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dette extérieure et nouveaux défis pour la Tunisie</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2020 13:42:21 +0000</pubDate>
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<p>S’élevant à 25 600 MDT en 2010, soit un peu plus de 50 % du PIB, la dette extérieure tunisienne atteint aujourd’hui la barre de 93 000 MDT, soit près de 80 % du PIB, pour dépasser ainsi de loin la norme internationale, qui limite ce taux à 60 %.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant 2011, la dette extérieure de notre pays, bien qu’en partie détournée, a toujours servi à financer des investissements, sauf à quelques rares exceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’élevant à <a href="http://www.ites.tn/fr/actualites/L%27endettement-public/59/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">25 600 MDT en 2010</a>, soit un peu plus de 50 % du PIB, la dette extérieure tunisienne atteint aujourd’hui la barre de 93 000 MDT, soit près de 80 % du PIB, pour dépasser ainsi de loin la norme internationale, qui limite ce taux à 60 %. Ce chiffre est d’autant plus alarmant que d’une part et depuis 2011, l’affectation des nouveaux emprunts est aussi opaque qu’une partie sert à rembourser les dettes anciennement contractées ; d’autre part, le montant de la dette devenant ainsi insoutenable, rapporté aux réserves en devises du pays, pose clairement le risque d’un scénario libanais (Grec ou Argentin) de cessation des paiements. Notamment que ces emprunts, et depuis 2011, n’ont jamais réellement servi à créer de nouvelles richesses, la dévaluation aidant, la désindustrialisation par les Franchises aggravant, le démantèlement des filières agricoles, préalable pour les accords ALECA, enfonçant, nous ne voyons pas avec le modèle actuel, quelles en seraient réellement les issues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2915&amp;action=edit">Après-covid-19: une politique monétaire expansionniste peut sauver l’économie tunisienne</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actuel modèle ONUSIEN, FMIste, s’est essoufflé, a montré ses limites. La fracture sociale risque de dégénérer, la paix sociale est sérieusement menacée. Rétablir durablement la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État doit être au centre des préoccupations de l’actuel gouvernement. La Tunisie doit briser ses chaînes. L’actuel gouvernement doit se ressaisir pour établir de nouvelles priorités en faveur des secteurs vitaux, des zones déshéritées, d’une plus grande justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre seul salut passe forcément par des réformes structurelles profondes, notamment du système fiscal, pour rétablir l’équité fiscale, du système d’éducation, du système de santé, de la recherche développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes doivent également comporter les mesures protectionnistes pour mettre à l’abri des prédateurs internationaux, les industriels, les agriculteurs et les cultivateurs ainsi que les prestataires de services tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les secteurs textiles, cuirs et chaussures, fleurons de l’Industrie tunisienne des années&nbsp;70, 80, et 90, doivent bénéficier de la plus grande attention de l’Etat et les Franchises accordées dans le domaine du prêt-à-porter et autres doivent être revues, sinon supprimées, pour éviter les fermetures d’usines dans ces secteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2801&amp;action=edit">Économie : la BCEAO baisse ses taux directeurs de 50 points</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement en une année, entre 2019 et 2020, la <a href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2019/12/09/fermeture-pme-aliment-protestations-sociales/">Tunisie a perdu 93 unités </a><a href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2019/12/09/fermeture-pme-aliment-protestations-sociales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">industrielles </a>(Think Tank TEMA). Cette mesure permettra en outre de limiter les importations de ces produits et d’améliorer le solde de la balance commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes doivent, dans une mesure particulière, permettre de promouvoir le secteur agricole par une véritable réforme agraire, planifiée par l’Etat et non une réforme « <em>assistée par le marché</em> ». L’expérience a, en effet, démontré que seuls les pays qui ont connu une réforme agraire ont pu asseoir leur développement sur des bases solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur agricole est non seulement porteur dans le sens où il permet de créer de nouveaux emplois (6 à 9 emplois par hectare) et de développer les exportations, mais il a un effet d’entraînement sur plusieurs autres filières industrielles. Le secteur agricole a par ailleurs l’avantage de garantir la souveraineté alimentaire du pays tout en étant non sujet aux aléas extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2393&amp;action=edit">Extrait de « L’Empire de la honte » de Jean Ziegler : comprendre les raisons du sous-développement de l’Afrique</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme agraire passe certainement par un débat national, une stratégie nationale impliquant de grands experts en la matière, que la Tunisie ne manque nullement, pour étudier la viabilité des terres, les mesures permettant non seulement un accès plus facile aux financements nécessaires, mais également l’accès à la propriété par de jeunes diplômés, aux milliers d’hectares appartenant à l’État, aux terres domaniales, jusque-là inexploitées et ce gratuitement ou moyennant des périodes de grâce de pas moins de vingt ans. La réforme agraire permettra en outre de lutter contre la pauvreté rurale en générant des revenus supplémentaires dans les zones rurales et en dynamisant ces régions. Un plus grand équilibre entre les zones rurales et les zones urbaines est également attendu d’une telle mesure.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actuel gouvernement doit comprendre que la démocratie, si elle ne se traduit pas en progrès économique, social et humain, vecteurs de légitimation, de stabilité et de pérennité, porte atteinte à la cohésion sociale et s’autodétruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.facebook.com/nasraouibenmrad.habiba?__tn__=%2CdK-R-R-R&amp;eid=ARBFh9q1AozGxY_aebi8L1EpHNF-P5Wuk-JSD8uLRgYUXqoRfWkc5JnWm5j2QTGIWMnHpBn1CoVHysYB&amp;fref=mentions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Habiba Nasraoui Ben Mrad, enseignante universitaire à l’École Supérieure de Commerce de Tunis</a></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le réchauffement climatique : après le coronavirus, réformer les économies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2020 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre le réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[sauver le monde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Avec ce covid_19 et après ce covid_19, il importe de réformer les économies afin d’éviter de subir des catastrophes de ce genre dans le futur. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un petit virus a paralysé l’humanité tout entière depuis des mois. Il livre néanmoins aux hommes une bonne leçon de morale à assimiler pour réformer des économies. L’apparition du coronavirus pourrait bien être une revanche de la nature sur les hommes pour leur refus de prendre soin de l’environnement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Coronavirus nous a montré nos limites et nous aura permis de comprendre certaines choses pour le progrès de toute l’humanité&nbsp;: la faillibilité de l’être humain, l’importance de la collaboration dans la résolution des problèmes, la prise en soin de l’environnement, etc.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Échec de l’humanité devant un petit virus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de grande puissance, de frontières, de noir, de blanc ou de jaune, a disparu devant ce petit virus qui a montré aux grandes puissances conventionnelles de l’humanité qu’elles ne sont que des naines devant un petit virus. Oui, le virus du Coronavirus a plus ébranlé ces grandes puissances que les pays en développement d’Afrique. On est parvenu à fabriquer des nucléaires pour transformer le monde en chaudière, mais on s’est montré incapable de tenir tête à un petit virus. Ce fait doit servir de leçon à l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">Conflits au sahel : non, le réchauffement </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">climatique </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">n’est pas la cause principale</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant s’il faut situer la responsabilité de l’expansion ou primo de la provenance de ce virus, nous nous rendrons compte que nul autre pays que ces grandes puissances ne peut être au fondement. Ces grandes puissances parmi lesquelles certaines refusent l’application de l’Accord de Paris sur le climat afin de diminuer le taux de réchauffement. Oui, ne pensez-vous pas que ce réchauffement climatique joue une grande part dans l’aggravation de cette pandémie ?</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Revanche de la nature sur l’homme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, on dirait une revanche de la nature sur l’homme. Les cris des pays en développement retentissaient dans le vide. On n’entendait que leurs échos lointains. Ils ont tendu leurs mains demandant du soutien pour le rude combat contre le changement climatique sur leur territoire, mais on aurait décidé de les laisser couler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=839&amp;action=edit">Mettre à contribution les </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=839&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">femmes </a><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=839&amp;action=edit">dans la lutte contre le réchauffement climatique</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inondations, la sécheresse, l’avancée du désert, le terrorisme, la migration, etc., sont les réalités auxquelles ces pays traversent au jour le jour en payant le prix lourd d’un acte auquel ils ont moins contribué : le réchauffement climatique. Toutes les études ont suffisamment étayé ce point de vue, l’Afrique contribue moins à la pollution atmosphérique. C’est pourquoi <a rel="noreferrer noopener" href="https://reporterre.net/Cle-de-l-accord-de-Paris-sur-le-climat-l-aide-aux-pays-pauvres-reste-trop" target="_blank">l’Accord </a><a href="https://reporterre.net/Cle-de-l-accord-de-Paris-sur-le-climat-l-aide-aux-pays-pauvres-reste-trop">de </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://reporterre.net/Cle-de-l-accord-de-Paris-sur-le-climat-l-aide-aux-pays-pauvres-reste-trop" target="_blank">Paris </a>prévoyait une assistance à ces pays pour la mise en place de mesures d’atténuation, d’adaptation à ce réchauffement climatique qui demandent des fortunes. Mais ces financements peinent à se débloquer.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Réformer les économies </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le Coronavirus vient pour interpeler l’humanité : vous êtes une seule et même famille. Il faut vous aimer dans la solidarité puisqu’aucun d’entre vous ne peut gagner un combat seul. Avec ce covid_19 et après ce covid_19, il importe  de réformer les économies afin d’éviter de subir des catastrophes de ce genre dans le futur. Ces réformes prenant en compte la diminution de la pollution pourraient permettre aux différentes économies de se redresser rapidement. La folie humaine a toujours des prix à payer. Il faut des réformes pour éviter l’auto — « <em><a rel="noreferrer noopener" href="http://saheltribune.com/comment-sauver-le-genre-humain-un-livre-pour-mettre-en-cause-les-logiques-qui-gouvernent-le-monde/" target="_blank">extinction de l’être humain</a></em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. TOGOLA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Comment sauver le genre humain ? » : un livre pour mettre en cause les logiques qui gouvernent le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 15:20:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Comment sauver le genre humain]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Il ne suffit pas que nous “déclarions l’état d’urgence” pour le genre humain, à grand renfort d’effets de manche, de roulements de tambour et de sonneries de trompette, il faut aussi que nous émergions de notre torpeur et prenions enfin conscience de l’ampleur de la menace planant sur nous. »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans leur ouvrage, « </strong><em><strong>Comment sauver le genre humain ? »</strong></em><strong>, Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin analysent les logiques qui gouvernent le monde et le mettent en danger de disparition. Ils finissent par proposer des solutions pour sauver l’humanité de l’autodestruction. Cet ouvrage a été publié chez les éditions Fayard en mars 2020.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L’humanité risque purement et simplement de disparaître.&nbsp;»</em> Cette affirmation dans «&nbsp;<em>Comment sauver le genre humain&nbsp;?&nbsp;</em>» est assez révélatrice de la tragédie et du désespoir que traverse le monde par la faute des actions humaines démesurées.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1401&amp;action=edit">« Comment sera le monde en 2020 ?» : le rapport de la CIA qui a décrit le monde 15 ans en avance</a></p>


<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Plus besoin de tirer la sonnette d’alarme</strong></h5>


<p class="wp-block-paragraph">S’il existe un ouvrage incontournable à étudier dans le contexte actuel du monde, c’est bien celui de <a href="https://www.fayard.fr/documents-temoignages/comment-sauver-le-genre-humain-9782213716848" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin</a>. Tous les deux engagés dans les questions de finances et d’économie ainsi que de Tech, Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin estiment que la nature a longtemps supporté l’extravagance humaine. Aujourd’hui, les faits prouvent qu’elle est à bout de souffle.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1328&amp;action=edit">« N’importe où avec toi »: le livre de la découverte de soi</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Face à toutes les catastrophes qui surviennent dans le monde, les auteurs prouvent que le temps n’est plus à la recherche de stratagèmes pour convaincre les hommes des dangers qui guettent notre Maison commune. <em>«&nbsp;Les faits vont finir par convaincre d’eux-mêmes les derniers récalcitrants. Le dérèglement climatique n’épargnera personne. Les feux de forêt, déjà plus nombreux l’été dernier, vont s’intensifier », </em>lit-on dans cet essai.</p>


<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;Comment sauver le genre humain&quot; paraît aujourd&#039;hui, par Vincent Burnand-Galpin" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/6eJKUnFf0ug?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>


<p class="wp-block-paragraph">Ces situations planétaires d’une extrême rareté qui font peur aux citoyens les plus soucieux de la survie de l’humanité méritent plus d’actions que de passivité pour vaincre ces fléaux.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1225&amp;action=edit">« Mali : pouvoir de la démocratie chiffonnée » : un livre sur les déceptions de la démocratie malienne</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans ce bouquin d’une extrême densité, nous pouvons lire&nbsp;: «&nbsp;<em>Il ne suffit pas que nous “déclarions l’état d’urgence” pour le genre humain, à grand renfort d’effets de manche, de roulements de tambour et de sonneries de trompette, il faut aussi que nous émergions de notre torpeur et prenions enfin conscience de l’ampleur de la menace planant sur nous.</em>&nbsp;»</p>


<p class="wp-block-paragraph">La peur que chaque citoyen ressent à l’évocation d’une catastrophe naturelle liée à nos actions est vue comme salutaire par les auteurs puisque la peur incite à l’action afin d’éliminer l’obstacle.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=846&amp;action=edit">Love online de Penelope Ward ou le monde de la virtualité</a></p>


<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des catastrophes tributaires du capitalisme</strong></h5>


<p class="wp-block-paragraph">Avec des arguments limpides, les auteurs montrent que les dommages collatéraux sont tributaires de la montée en puissance du capitalisme. La course aux intérêts pécuniaires est la plus grande cause de ces nombreux dégâts, estime-t-on dans cet essai. «&nbsp;<em>Notre système économique tel qu’il est aujourd’hui ne fait qu’aggraver le processus d’extinction dans lequel nous sommes engagés. Il est le reflet de la nature humaine&nbsp;: indifférent aux dégâts collatéraux, sa logique est celle de l’exploitation jusqu’à l’assèchement complet de la source elle-même », </em>expliquent-ils dans cet ouvrage.</p>


<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Échec des autorités politiques</strong></h5>


<p class="wp-block-paragraph">Dans ce repère d’actions politiques pour sauver le monde, le lecteur se convainc facilement de l’échec des décideurs politiques dans la résolution des problèmes qui rongent le monde.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=740&amp;action=edit">#JenParle : « Alerte » ou les coulisses de la Maison-Blanche</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le déni de la réalité débute par une grande méconnaissance des scénarios à venir&nbsp;</em>», souligne-t-on avant d’indiquer que la publication des rapports du GIEC ou les «&nbsp;COP&nbsp;» ne sont que «&nbsp;<em>des grandes messes internationales</em>&nbsp;».</p>


<p class="wp-block-paragraph">Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin adressent des critiques acerbes à ces rencontres autour du climat. «&nbsp;<em>Les COP sont des débats hors-sol à huis clos où l’on discute avant tout la forme en négligeant le fond. Les négociateurs ne sont pas des climatologues, mais des juristes et des diplomates »,</em> déplorent les auteurs.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=703&amp;action=edit">#JenParle : « Le fugitif : les secrets de Carlos Ghosn », le récit de la « Grande évasion »</a></p>


<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Comment guérir le monde ?</strong></h5>


<p class="wp-block-paragraph">À la lecture de ce livre, je ne pouvais pas m’empêcher à faire le lien avec « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2253176478/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2253176478&amp;linkId=a1c9a4da3a5fbd80046d30e541fcff1b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La guérison du monde </a></em>» de Frédéric Lénoir, sociologue français. Tout comme celui-ci, <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B085383D9S/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=B085383D9S&amp;linkId=5b78db94baccfe6c711e600b231e7dac" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin</a> tirent à boulets rouges sur le capitalisme qui ruine le monde.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans un langage simple appuyé d’exemples précis, les deux auteurs montrent tout leur talent d’analyse en proposant comme solution à la guérison du monde le collectivisme. Pour sauver le genre humain, il faut des actions coordonnées, une coopération internationale. Mais avant, chacun peut jouer sa partition afin de faciliter l’atteinte de l’objectif&nbsp;: sauver le genre humain.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=648&amp;action=edit">#JenParle: « Camus, des pays de liberté », ou quand le vrai Camus se révèle</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">« <em>[ndlr] Nous, citoyens ordinaires, faisons le serment de ne plus manger de viande tous les jours [ndlr]. Nous promettons aussi de faire davantage attention au moment de mettre telle ordure dans la poubelle que ce soit celle à couvercle jaune plutôt qu’à couvercle noir, et de réduire notre temps passé sous la douche de 3 minutes à 2 minutes seulement »</em>, proposent-ils comme exemple d’actions que chaque citoyen de part et d’autre le monde peut initier à son niveau afin d’aider les décideurs dans leurs actions pour la réduction du réchauffement climatique.</p>


<p class="wp-block-paragraph">À cette coopération internationale, il faut également ajouter des réformes économiques dans nos États pour répondre aux défis actuels.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=633&amp;action=edit">« Comment gérer sa sexualité », un livre pour désacraliser la question</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Cet ouvrage, malgré son volume, se lit d’un seul trait. Parce qu’il nous parle directement. Il doit servir de livre de chevet pour les autorités du monde entier et être déposé devant chacun d’eux lors des grandes rencontres autour du climat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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