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	<title>Archives des réforme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des réforme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le président du Faso dixit : « Tout ce que nous consommons doit pouvoir être produit ici »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:23:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La transformation économique du Burkina Faso passe par un nouveau modèle de gouvernance axé sur la moralisation et l'industrialisation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire, le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré a défendu, face à la presse, une gouvernance axée sur la lutte contre la corruption et la souveraineté économique. Entre traque des « gros poissons » et ambition industrielle encore « embryonnaire », le chef de l’État esquisse une stratégie de transformation en profondeur.</em></strong></p>



<p>Et si la véritable révolution burkinabè se jouait à la croisée de la morale publique et de l’économie réelle ? En assumant une lutte frontale contre la corruption, des pratiques quotidiennes aux détournements d’ampleur, tout en esquissant les contours d’une industrialisation endogène, le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;tente d’imposer un nouveau logiciel de gouvernance : produire localement, moraliser l’État et restaurer la confiance populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-corruption-des-gros-poissons-sont-aussi-pris"><strong>Corruption : « des gros poissons sont aussi pris »</strong></h2>



<p>Interpellé sur l’efficacité de la lutte contre la corruption, souvent critiquée pour ne viser que des «&nbsp;<em>petits poissons</em>&nbsp;», le président du Faso a rejeté cette perception. Selon lui, des dossiers impliquant des montants importants sont bel et bien en cours de traitement, même si tous ne sont pas médiatisés.</p>



<p>Le président a évoqué des procédures variées, allant des procès judiciaires aux transactions financières, permettant à certains mis en cause de rembourser les fonds détournés avec pénalités. «&nbsp;<em>La justice est très chargée</em>&nbsp;», a-t-il insisté, tout en affirmant que la lutte est «&nbsp;<em>implacable</em>&nbsp;» et produit déjà des résultats tangibles.</p>



<p>Au-delà des grandes affaires, le chef de l’État a particulièrement mis l’accent sur les «&nbsp;<em>petites corruptions</em>&nbsp;» du quotidien, jugées tout aussi nuisibles. Il a illustré son propos par des situations concrètes dans les services publics, où des pratiques illégales peuvent avoir des conséquences graves pour les citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-dissuasion-par-l-exemple"><strong>Une stratégie de dissuasion par l’exemple</strong></h2>



<p>Pour enrayer ces pratiques, les autorités ont opté pour une stratégie de visibilité, consistant à exposer certains cas de corruption afin de dissuader les comportements déviants.</p>



<p>Des dispositifs ont été mis en place, notamment dans les services de sécurité et d’administration, afin de limiter les abus et garantir un traitement équitable des usagers. «&nbsp;<em>Il faut montrer pour que les autres ne tombent pas dans la même bêtise</em>&nbsp;», a expliqué le président.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-industrialisation-une-ambition-encore-embryonnaire"><strong>Industrialisation : une ambition encore « embryonnaire »</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, le capitaine Ibrahim Traoré a reconnu que la politique industrielle du pays n’en est qu’à ses débuts. «&nbsp;<em>On est au début</em>&nbsp;», a-t-il admis, appelant à une meilleure compréhension du&nbsp;concept&nbsp;même d’industrialisation.</p>



<p>Loin de se limiter aux grandes unités, le chef de l’État encourage la création de petites industries locales, capables de transformer des produits du quotidien. Il a cité des exemples concrets, comme la fabrication d’ustensiles ou de pièces mécaniques, pour illustrer le potentiel de substitution aux importations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-economique-produire-et-transformer-localement"><strong>Souveraineté économique : produire et transformer localement</strong></h2>



<p>Le président a mis en avant une stratégie visant à réduire la dépendance aux importations, en développant des chaînes de production locales. Plusieurs secteurs sont concernés, notamment l’agriculture et l’agro-industrie (culture du blé, transformation du riz et du maïs, production de pâtes alimentaires et de farines) ; l’industries alimentaires en vue du développement de la transformation locale (huile, jus, produits dérivés) ; le textile avec pour ambition de transformer le coton burkinabè en produits finis dès 2026.</p>



<p>«&nbsp;<em>Tout ce que nous consommons doit pouvoir être produit ici</em>&nbsp;», a-t-il martelé, soulignant les gains économiques et les emplois potentiels liés à cette politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-financieres-et-mobilisation-des-ressources"><strong>Réformes financières et mobilisation des ressources</strong></h2>



<p>Le chef de l’État a également salué le travail des agents du ministère des Finances, qu’il considère comme un levier essentiel de la réforme économique. Selon lui, l’amélioration des recettes publiques repose autant sur les réformes que sur l’engagement des ressources humaines.</p>



<p>Les efforts en matière de lutte contre la fraude et d’optimisation des recettes permettent, d’après lui, de financer les priorités nationales, notamment la sécurité et le développement des infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transformation-progressive-mais-assumee"><strong>Une transformation progressive mais assumée</strong></h2>



<p>Au final, le président du Faso assume une démarche progressive, fondée sur la transformation des mentalités, la valorisation des ressources locales et la reconquête de la souveraineté économique.</p>



<p>Si les résultats restent encore partiels, le président revendique une dynamique enclenchée, appelée à s’intensifier dans les années à venir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Protection sociale : une croissance des recettes de plus de 8 %</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 05:17:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'INPS affiche une solide croissance des recettes en 2024. Apprenez-en plus sur ses performances financières et défis.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réuni en conseil d’administration, l’organisme public de sécurité sociale au Mali met en avant la solidité de ses finances en 2024, tout en appelant à poursuivre les réformes pour garantir sa soutenabilité.</em></strong></p>



<p>L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) revendique une santé financière robuste. Lors de sa 109ᵉ session tenue le 17 février 2026, son conseil d’administration a examiné les états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 ainsi que le rapport d’activités de la direction générale. Les chiffres présentés font état d’un excédent de 12,68 milliards de FCFA, confirmant la résilience de l’institution dans un environnement économique pourtant marqué par plusieurs chocs.</p>



<p>Le président du conseil d’administration, Yacouba Katilé, a salué des performances obtenues « <em>dans un contexte difficile</em> ». Il a surtout évoqué la crise énergétique, la restructuration du secteur minier et le retrait de certains partenaires économiques. Malgré ces contraintes, les recettes de l’organisme ont progressé de 8,22 % par rapport à 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-solides-mais-contrastes"><strong>Des résultats solides mais contrastés</strong></h2>



<p>Si l’excédent reste élevé, il accuse néanmoins un léger recul de 6 % par rapport au résultat de 2023, qui dépassait 13,48 milliards de FCFA. Dans le détail, le résultat technique a progressé de 14 %, signe d’une amélioration du fonctionnement interne des régimes. L’équilibre global repose en particulier sur les performances positives enregistrées dans les branches accidents du travail, prestations familiales et assurance volontaire.</p>



<p>Pour les responsables de l’INPS, ces indicateurs traduisent les effets d’une gouvernance renforcée et d’efforts de rationalisation engagés ces dernières années. Le président du conseil a d’ailleurs rendu hommage à l’engagement des administrateurs, de la direction et du personnel. Il a souligné que la consolidation institutionnelle constitue un levier essentiel pour maintenir la confiance des assurés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-renouvelee"><strong>Une gouvernance renouvelée</strong></h2>



<p>La session a également marqué l’entrée en fonction d’un nouveau bureau du conseil d’administration, consécutive à un renouvellement des nominations par décret présidentiel. Les membres reconduits ont été félicités, les nouveaux accueillis officiellement et les sortants remerciés pour leur contribution.</p>



<p>Pour la direction, cette recomposition doit permettre d’ouvrir une nouvelle phase axée sur la modernisation des services et l’amélioration de la qualité des prestations. « <em>Face aux attentes croissantes des assurés et aux défis de soutenabilité financière, nous devons viser une gouvernance vertueuse </em>», a insisté le PCA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeux-de-confiance-et-de-perennite"><strong>Enjeux de confiance et de pérennité</strong></h2>



<p>Au-delà des résultats comptables, l’enjeu central reste la capacité de l’institution à maintenir son équilibre à long terme dans un contexte socio-économique instable. Comme nombre de caisses de sécurité sociale en Afrique, l’INPS doit composer avec l’extension progressive de la couverture sociale, l’augmentation des bénéficiaires et les fluctuations économiques nationales.</p>



<p>Les discussions engagées lors de cette session doivent ainsi orienter les prochaines décisions stratégiques, avec l’objectif de consolider la dynamique actuelle tout en garantissant la pérennité du système. Pour ses dirigeants, les performances de 2024 constituent un signal encourageant, mais aussi un rappel que la solidité financière demeure un chantier permanent.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune – Le Mali, une nation debout face à la guerre des âmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 07:58:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les enjeux de la guerre d'usure au Mali et son impact sur la survie d'un peuple face aux attaques terroristes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<h3 class="wp-block-heading" id="h-alors-que-les-attaques-terroristes-redoublent-et-que-les-pressions-mediatiques-et-diplomatiques-s-intensifient-le-mali-choisit-la-resistance-et-la-refondation-entre-guerre-visible-et-guerre-invisible-la-nation-malienne-trace-a-marche-forcee-le-chemin-de-sa-souverainete-retrouvee"><strong><em>Alors que les attaques terroristes redoublent et que les pressions médiatiques et diplomatiques s’intensifient, le Mali choisit la résistance et la refondation. Entre guerre visible et guerre invisible, la nation malienne trace, à marche forcée, le chemin de sa souveraineté retrouvée.</em></strong><em></em></h3>



<p>«&nbsp;<em>Maudit soit la guerre et ses auteurs</em>&nbsp;», disaient nos anciens. Ces sages savaient que la guerre n’est juste que lorsqu’elle devient le dernier recours pour préserver la dignité et la survie d’un peuple. Cette sagesse millénaire résonne aujourd’hui dans un «&nbsp;<em>Mali assiégé</em>&nbsp;», mais plus que jamais debout.</p>



<p>Les attaques terroristes qui se multiplient aux portes de Bamako ne sont pas de simples actes isolés. Elles répondent à une logique claire : paralyser le pays, étouffer son économie, fracturer sa cohésion sociale. Mais au-delà des armes, c’est une autre guerre — plus subtile, plus dangereuse — qui se joue : celle de la perception.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-champ-de-bataille-mediatique"><strong>Le champ de bataille médiatique</strong></h3>



<p>La guerre moderne ne se livre plus seulement dans les sables du Sahel, mais aussi sur les écrans et dans les rédactions. Certains médias étrangers, parfois par ignorance, souvent par intérêt, véhiculent une image déformée du Mali. Ils montrent un pays à genoux, coupé du monde, prisonnier de ses choix souverains.</p>



<p>Or, la réalité est toute autre. Le Mali se reconstruit, se réforme, s’affirme. Et s’il refuse désormais les diktats extérieurs, c’est parce qu’il a compris que l’indépendance n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne.</p>



<p>Sous la conduite du général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) se sont imposées comme le pilier du renouveau national. Longtemps affaiblies, elles se sont transformées en un corps républicain et populaire, rassemblant toutes les composantes du pays.</p>



<p>L’armée n’est plus seulement une institution, elle est devenue l’incarnation d’une nation qui se tient debout, fière, consciente que sa survie dépend de sa cohésion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-ames"><strong>La guerre des âmes</strong></h3>



<p>La guerre au Sahel est aussi une guerre spirituelle. Les groupes armés ont appris à manipuler la foi, à détourner les symboles religieux pour séduire une jeunesse vulnérable, privée d’éducation et d’avenir.</p>



<p>Cette guerre des âmes appelle une riposte de conscience. Le général Goïta ne cesse de le rappeler : la peur est la première arme de l’ennemi. Et face à elle, chaque citoyen doit devenir un soldat lucide — non pas les armes à la main, mais le cœur solide et l’esprit clair.</p>



<p>La guerre impose des sacrifices, mais elle oblige aussi à repenser les fondations de l’État. Le Mali doit transformer cette épreuve en levier de réforme : assainir les circuits économiques, sécuriser les corridors, renforcer la traçabilité des flux financiers et couper les sources de financement du terrorisme.</p>



<p>Le contrôle des frontières, longtemps négligé, doit redevenir une priorité stratégique. Et cette refondation ne peut être que collective. Elle doit s’appuyer sur l’État, le secteur privé, la société civile et les communautés locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-un-sursaut-historique"><strong>L’Alliance des États du Sahel : un sursaut historique</strong></h3>



<p>Dans cette quête de souveraineté, le Mali n’est plus seul. Avec le Burkina Faso et le Niger, il a choisi la voie d’une solidarité assumée à travers la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, à Niamey, au Niger. Le deuxième sommet de ce regroupement sahélien est annoncé pour décembre prochain, à Bamako.&nbsp;</p>



<p>Là où certains y voient un repli, d’autres reconnaissent un sursaut historique : celui de nations décidées à penser leur sécurité, leur économie et leur diplomatie à partir de leurs propres intérêts. L’AES, c’est la réponse politique et symbolique à des décennies de dépendance et de tutelle.</p>



<p>La reconstruction malienne ne se fera pas sans les légitimités traditionnelles et religieuses. Ces voix, souvent discrètes mais profondément écoutées, rappellent que la paix ne naît pas des négociations, mais de la dignité retrouvée.</p>



<p>Le Mali possède un trésor culturel immatériel : le&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;(l’humanisme malien) et le&nbsp;<em>Danbé</em>&nbsp;(la dignité). Ces valeurs, forgées au fil des siècles, sont les armes les plus puissantes contre la peur et la division.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-debout"><strong>Le Mali debout</strong></h3>



<p>Le Mali d’aujourd’hui n’est ni naïf ni résigné. Il sait que la route vers la souveraineté sera longue et exigeante. Mais il avance, soutenu par sa jeunesse, son armée et ses symboles.</p>



<p>Car la bataille du Sahel n’est pas seulement militaire, elle est d’abord morale et culturelle. C’est celle de la conscience collective, du refus de la fatalité et de la foi en un destin commun.</p>



<p>Et si la guerre est, comme le disaient les anciens, « <em>un mal nécessaire</em> », la paix, elle, demeure un devoir sacré.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pénurie de carburant : l’épreuve, condition de la renaissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:55:31 +0000</pubDate>
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<p>Explorez comment l'adaptation de Darwin à la crise malienne exhorte à transformer   l'adversité en opportunité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Étouffé par le blocus des groupes armés qui ciblent les camions-citernes et paralysent l’approvisionnement en carburant, le Mali traverse l’une des crises économiques les plus éprouvantes de son histoire récente. Pourtant, au cœur de cette épreuve, une leçon de Charles Darwin résonne : celle de l’adaptation. Comme les espèces confrontées à des bouleversements brutaux, les nations aussi doivent évoluer pour survivre. Dans cette période de pénurie et d’incertitude, le peuple malien doit apprendre à transformer la contrainte en moteur, la crise en mutation. La douleur du présent n’est souvent que le prix de l’évolution vers un avenir plus fort.</em></strong></p>



<p>Face au blocus des camions-citernes et à la pénurie d’essence orchestrée par les groupes armés avec le soutien des partisans du chaos contrôlé, l’on tente d’asphyxier le Mali, en s’attaquant à son économie. Un complot qui intervient à un moment où l’économie malienne amorçait une croissance exponentielle «&nbsp;<em>de l’ordre de 6% en 2025 contre un déficit budgétaire de -2,7% attendu</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais dans cette épreuve, une leçon s’impose : celle de Charles Darwin. Car dans la nature comme dans l’histoire des peuples, ce ne sont ni les plus forts ni les plus riches qui survivent, mais les plus capables d’adaptation. Cela est d’autant plus clair que «&nbsp;<em>Depuis 2020, notre</em>&nbsp;[le Mali]&nbsp;<em>économie fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de résilience malgré les contraintes sécuritaires et géopolitiques.</em>&nbsp;», avait déclaré le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, dans son adresse à la nation, à l’occasion du 22 septembre 2025.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-theorie-de-la-survie-appliquee-au-sahel"><strong>La théorie de la survie appliquée au Sahel</strong></h2>



<p>Le Mali traverse aujourd’hui une crise d’une intensité rare, où le carburant est devenu symbole de survie. Les files interminables devant les stations-service, les moteurs à l’arrêt, les chauffeurs dormant dans leurs camions, les familles piégées dans la chaleur des villes paralysées — tout cela compose l’image d’un pays que l’on tente de mettre à genoux par l’arme la plus moderne du terrorisme et de ses sponsors étatiques étrangers : l’asphyxie économique.&nbsp;</p>



<p>En agissant, les acteurs pensent faire du mal aux autorités de la transition, en s’en prenant au peuple, qu’ils prétendent défendre contre le pouvoir en place, alors qu’en réalité ils visent que leurs intérêts géostratégiques au Mali, notamment la dilapidation des ressources du Mali. A ce niveau, il est important de rappeler des faits.&nbsp;</p>



<p>Le Mali, troisième producteur d’or d’Afrique, a engagé depuis 2023 une réforme ambitieuse de son Code minier pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et accroître les retombées économiques nationales. Portée par la volonté du gouvernement de transition de faire en sorte que «&nbsp;<em>l’or brille pour les Maliens</em>&nbsp;», cette réforme a relevé la part de l’État dans les projets miniers à 35 %, instauré des obligations de transformation locale et mis fin à de nombreuses exonérations fiscales.</p>



<p>Une loi complémentaire sur le contenu local impose en outre aux compagnies étrangères de privilégier les fournisseurs, les employés et les capitaux maliens. Si ces mesures visent une souveraineté économique accrue, elles ont provoqué de fortes tensions avec les multinationales, notamment Barrick Gold, accusée d’arriérés fiscaux et de blanchiment. Ce qui a aboutit à des saisies d’or et à des suspensions d’activités. Grâce à ces réformes, les recettes minières sont en hausse. C’est aussi cette réussite du pays sans l’appui des partenaires sanguinaires, qui se nourrissaient du sang du pays tels des sangsues, qui a créé des jaloux parmi eux. Du coup, ils ont finit par s’allier au diable pour tenter d’annihiler tous les efforts du pays.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-darwin-la-science-de-la-patience"><strong>Darwin, la science de la patience</strong></h2>



<p>Dans cette tentative de suffocation, une vérité darwinienne s’impose : la vie ne disparaît jamais, elle s’adapte. Comme les espèces confrontées à un changement brutal de leur environnement, les Maliens, eux aussi, doivent apprendre à évoluer, à inventer, à survivre différemment.</p>



<p>Darwin ne parlait pas de la guerre, encore moins des ruptures d’approvisionnement. Il observait la lenteur des mutations, les transitions forcées, les adaptations douloureuses mais nécessaires. Ses travaux sur l’évolution enseignent une loi universelle : tout organisme doit endurer une phase de déséquilibre avant de retrouver la stabilité.</p>



<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali s’inscrit dans cette dynamique. Après des décennies de dépendance énergétique, le blocus actuel révèle les failles d’un modèle économique basé sur l’importation. Il oblige le pays à chercher d’autres voies, d’autres sources d’énergie, d’autres équilibres. Ce moment de crise n’est pas la fin, c’est la mutation, c’est la preuve de la marche inébranlable du Mali vers sa pleine et entière souveraineté. «&nbsp;<em>La voie que nous avons empruntée sera certes semé d’embûches. Mais c’est un chemin de non-retour.</em>&nbsp;», rassure généralement le président Goïta dans ses discours.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epreuve-comme-etape-vitale"><strong>L’épreuve comme étape vitale</strong></h2>



<p>Les groupes armés ont voulu étouffer un État en refondation. Mais, sans le savoir, ils accélèrent sa transformation. Dans les capitales sahéliennes, on redécouvre les transports collectifs, on repense la mobilité, on parle enfin de solaire, de biocarburants, de circuits locaux. Comme dans la nature, la contrainte devient le moteur de l’évolution. Le désespoir, s’il est maîtrisé, devient une énergie nouvelle.</p>



<p>Car Darwin, au fond, n’enseignait pas le fatalisme, mais la résistance par la plasticité. Celle par laquelle des êtres et des nations sont capables de se réinventer sous la pression du réel.</p>



<p>Chaque être, chaque peuple traverse sa phase d’étouffement, ce moment où tout semble se refermer. Mais l’histoire montre que ces crises sont les matrices du renouveau. Le Mali, par son courage et sa mémoire, saura faire de cette pénurie non pas une impasse, mais une transition — de la dépendance à l’autonomie, du désordre à la refondation.</p>



<p>Darwin aurait reconnu dans cette épreuve le plus beau des laboratoires : celui où l’homme, confronté à l’adversité, découvre qu’il n’est pas condamné à subir, mais à évoluer en s’adaptant aux vicissitudes de la vie.</p>



<p>L’évolution, disait Darwin, n’est pas un choix, mais une nécessité. Le Mali n’échappe pas à cette loi naturelle. Il doit transformer la douleur en intelligence, la crise en opportunité, la pénurie en innovation.&nbsp;</p>



<p>Entre la survie et le renoncement, le pays choisira la première. Et dans ce combat silencieux, il prouvera au monde que la véritable force d’un peuple ne réside pas dans l’abondance, mais dans sa capacité à renaître de la contrainte.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 840 millions FCFA d’irrégularités financières à l’APEJ, selon le Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 16:14:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le BVG révèle des irrégularités financières à l'APEJ-Mali totalisant plus de 840 millions FCFA. Découvrez les pratiques contestées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) du Mali a rendu public un rapport accablant sur la gestion de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ). Couvrant la période 2020 à mars 2025, cette vérification financière et de conformité met en évidence des irrégularités administratives et financières estimées à plus de 840 millions FCFA, dont 821 millions restent non régularisés à la date de clôture des travaux.</em></strong></p>



<p>Le BVG pointe du doigt plusieurs pratiques contraires aux règles de bonne gestion publique. Les Directeurs généraux successifs et l’Agent comptable de l’APEJ auraient accordé des avantages indus à hauteur de 663 millions FCFA.</p>



<p>Ces montants comprennent des gratifications non prévues par les textes internes, des dons à des personnes extérieures à l’agence et même l’achat de téléphones portables offerts à des responsables ministériels, selon le rapport.</p>



<p>Les vérificateurs dénoncent également le paiement de marchés non conformes aux clauses contractuelles. Des sommes ont été versées pour des prestations incomplètes, notamment le développement d’une application numérique censée gérer les stages des jeunes, mais qui n’était pas opérationnelle au moment du contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-social-detourne-de-son-objet"><strong>Un fonds social détourné de son objet</strong></h2>



<p>Autre manquement majeur : la gestion du fonds social du comité syndical de l’APEJ, doté de plus de 140 millions FCFA. Ce fonds, destiné à soutenir les agents lors d’événements familiaux, a servi à financer des dons, des achats de carburant et des activités diverses sans justification légale. Le Vérificateur général y voit un usage «&nbsp;<em>irrégulier</em>&nbsp;» contraire à l’accord collectif d’établissement.</p>



<p>Au plan administratif, le rapport relève de graves lacunes dans le fonctionnement interne de l’agence. Le Conseil d’administration a adopté des budgets irréguliers, incluant des subventions au cabinet du ministère de tutelle et à des associations extérieures.</p>



<p>De plus, aucun commissaire aux comptes n’a été désigné depuis plusieurs années, en violation de la réglementation. L’Agent comptable n’a pas produit de comptes de gestion ni tenu correctement la comptabilité-matières, rendant impossible un suivi transparent du patrimoine de l’agence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saisine-de-la-justice"><strong>Saisine de la justice</strong></h2>



<p>Face à la gravité des faits, le Vérificateur général a transmis le dossier au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.</p>



<p>Les faits transmis concernent notamment l’octroi d’avantages indus (663 millions FCFA), les indemnités de session irrégulières (5,7 millions FCFA), le paiement de marchés non exécutés (10,6 millions FCFA), les dons illégaux sur le fonds social (140,7 millions FCFA) et de faux enregistrements fiscaux (1 million FCFA).</p>



<p>Dans sa conclusion, le Vérificateur général insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance de l’APEJ. Il recommande notamment la production régulière de comptes de gestion, la désignation d’un commissaire aux comptes et le respect strict des missions légales de l’agence. Le rapport souligne aussi le manque de transparence et la difficulté rencontrée par les auditeurs pour accéder à certains documents administratifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-structure-essentielle-mais-fragilisee"><strong>Une structure essentielle mais fragilisée</strong></h2>



<p>Créée en 2003, l’APEJ est l’un des principaux instruments de la politique nationale de l’emploi des jeunes. Entre 2020 et 2025, elle a bénéficié de plus de 39 milliards FCFA de budget, dont 24 milliards ont été effectivement dépensés.</p>



<p>Ses missions — appui à la formation, stages, chantiers-écoles et accompagnement à l’entrepreneuriat — en font un acteur stratégique dans un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population. Mais la gestion décrite par le BVG jette une ombre sur son efficacité et la crédibilité de ses interventions.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SIGRH : Goïta met la fonction publique au scanner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:03:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La remise du rapport du SIGRH réinvente la gestion des ressources humaines avec des audits pour rationaliser la masse salariale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En recevant le rapport du Système intégré de gestion des ressources humaines, Assimi Goïta clôt un chantier inédit de modernisation administrative. Un audit géant qui recense les fonctionnaires, traque les doublons et promet de rationaliser la masse salariale, dans un geste à la fois technocratique et politique.</em></strong></p>



<p>Vendredi 15 août 2025, jour de prière et de recueillement pour beaucoup, mais aussi de rendez-vous solennel sous les lambris sobres de Koulouba. Dans une mise en scène qui tenait autant du rituel d’État que de la liturgie républicaine, drapeaux impeccablement dressés, fauteuils de velours alignés au cordeau, le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, trônait devant, flanqué du Premier ministre, du président du CNT et de la crème des institutions. L’objet du jour ? Un épais rapport relié, remis par le ministre de la Refondation de l’État, Bakary Traoré : celui du SIGRH, le Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales.</p>



<p>Derrière l’acronyme austère, un chantier titanesque : recenser, identifier et enfin unifier les fichiers des quelque 158 317 agents publics du Mali. Un rêve de technocrate ? Pas seulement. Une exigence politique née des Assises nationales de la refondation et inscrite en lettres capitales dans le plan d’action gouvernemental.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-actes-un-objectif"><strong>Trois actes, un objectif</strong></h2>



<p>Le ministre Traoré l’a détaillé, chiffres à l’appui. Premier acte : fiches individuelles, état civil, situation professionnelle, tout y passe, depuis les bureaux de Bamako jusqu’aux zones «&nbsp;<em>difficiles d’accès</em>&nbsp;». Deuxième acte : enrôlement physique et biométrique des agents – empreintes, photos, vérifications – y compris dans les missions diplomatiques à l’étranger. Troisième acte : intégration de toutes ces données dans un logiciel maison, développé par des techniciens maliens, financé exclusivement par le budget national, hébergé et sécurisé sur le sol malien. Un combat de souveraineté numérique dans une époque où beaucoup sous-traitent leur mémoire administrative à l’étranger.</p>



<p>Le bilan ? Sur 158 317 agents recensés, 122 166 ont passé le contrôle biométrique. Restent 36 151 absents du fichier, pesant tout de même 48 milliards de francs CFA par an, soit 4,57 % de la masse salariale. Pas question, prévient le ministre, de crier immédiatement au «&nbsp;<em>fonctionnaire fantôme&nbsp;</em>» : trois mois de délai de grâce seront accordés pour régulariser les situations, avant suspensions, licenciements ou poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-aux-allures-d-audit-geant"><strong>Une modernisation aux allures d’audit géant</strong></h2>



<p>Prenant la parole, Assimi Goïta a livré son diagnostic : « <em>Depuis des années, nous devons maîtriser les effectifs et la masse salariale… sans disposer d’informations fiables sur nos propres ressources humaines.</em> » Le SIGRH est, selon lui, l’outil qui manquait : fichier unique des salaires, interconnexion des services, statistiques fiables, meilleure gouvernance du capital humain. Et surtout, insiste-t-il, un système « <em>pensé et conçu par des Maliens</em> », quand une expertise étrangère aurait coûté plusieurs milliards de plus.</p>



<p>Dans les couloirs, certains parlent d’«&nbsp;<em>opération mains propres</em>&nbsp;» appliquée à la fonction publique. Le SIGRH pourrait, à terme, balayer les doublons, les dossiers fictifs et les lenteurs bureaucratiques. Mais il faudra encore convaincre les sceptiques, notamment dans certaines administrations où l’ombre d’un contrôle biométrique n’est pas toujours accueillie à bras ouverts.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il apparaît de plus en plus que la gestion des ressources humaines au niveau de la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales est entravée par des difficultés qui exigent des solutions plus adéquates si nous voulons donner un sens à notre projet de refondation</em>&nbsp;», avait indiqué le Président de la Transition, dans son allocution lors du lancement du SIGRH, en mai 2022.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – Mali : ce que la transition est… et ce qu’elle n’est pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un regard sur la transition autoritaire et refondation souveraine au Mali, un moment clé de son histoire politique actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que certains dénoncent un glissement autoritaire, la transition malienne sous le général Assimi Goïta tente de reconstruire, dans la contrainte, les fondations d’un État souverain et stable. Une chronique sur le difficile arbitrage entre légitimité, sécurité et refondation.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il est des moments de l’Histoire où l’impatience démocratique se heurte à l’impératif de reconstruction. Le Mali vit aujourd’hui l’un de ces instants-charnières, où la forme politique prend temporairement le pas sur les procédures, où la légitimité se cherche ailleurs que dans l’urne, et où la stabilité devient, dans l’urgence, une condition de la liberté à venir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-les-fondations-d-un-etat-effondre-par-une-trentaine-d-annees-de-democratie-nbsp"><strong>Restaurer les fondations d’un État effondré par une trentaine d’années de démocratie&nbsp;</strong></h3>



<p>Il est devenu courant, en Occident, de juger à l’aune de ses propres référents toute expérience politique qui ne correspond pas aux canons électoraux du modèle libéral classique. Ainsi, on se plaît à désigner le Mali comme une dictature. Une manière commode – et paresseuse – de classer ce qui échappe au cadre, sans prendre le temps d’observer ce qui se joue réellement.</p>



<p>Et pourtant,&nbsp;le Mali, sous la direction du président de la Transition, le général Assimi Goïta, est en train d’expérimenter, à tâtons, sous pression, un autre chemin vers la légitimité politique, dans un contexte que peu de démocraties occidentales seraient en mesure de supporter : crise sécuritaire, adversité régionale, désengagement international, crise économique, et chaos géopolitique au Sahel.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du colonel, puis général, Assimi Goïta, en 2020, le Mali est entré dans une phase que d’aucuns qualifient hâtivement de régression autoritaire. C’est aller un peu vite en besogne. Ce n’est pas un régime d’oppression systématique, mais une tentative, encore fragile, de restaurer les fondations d’un État effondré.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-democratie-ne-se-reduit-pas-a-une-mecanique-electorale"><strong>La démocratie ne se réduit pas à une mécanique électorale</strong></h3>



<p>Face à une insécurité chronique, à un effondrement du tissu institutionnel, à une crise régionale et à une recomposition des alliances géopolitiques, la transition malienne a choisi la fermeté comme méthode et la refondation comme objectif. La nouvelle Constitution adoptée en 2023, les Assises nationales en 2021, la création d’une Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) sont autant de signaux marquants qu’il serait hasardeux d’ignorer.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de nier les dérives possibles : la suspension des partis politiques, les restrictions imposées à certaines voix critiques et le manque d’inclusivité de certaines concertations doivent interroger. Mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à qualifier ce régime de dictature. Le Mali n’est pas l’Érythrée, ni la Biélorussie. Il demeure un espace en tension, mais pas encore clos.</p>



<p>Il est devenu courant, dans les chancelleries occidentales, de faire de l’élection un absolu, une fin en soi. Pourtant, l’histoire nous apprend que la démocratie ne se réduit pas à une mécanique électorale. Elle est d’abord un pacte de confiance, une infrastructure de justice, un espace de liberté fondé sur des institutions solides. Or, c’est précisément ce que le Mali tente de reconstruire. Dans un désordre régional croissant, ce pays cherche à inventer une forme de souveraineté compatible avec l’exigence populaire et les réalités du terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ne-plus-confondre-democratie-et-dependance-exterieure"><strong>Ne plus confondre démocratie et dépendance extérieure</strong></h3>



<p>Il ne s’agit pas de défendre une militarisation du pouvoir, mais de comprendre qu’un État sans colonne vertébrale ne peut durablement garantir ni la liberté ni la paix. Ce que fait aujourd’hui le Mali, c’est suspendre la forme pour mieux retrouver le fond. Imparfaitement, douloureusement parfois, mais avec une intention claire : ne plus confondre démocratie et dépendance extérieure, pluralisme et chaos organisé.</p>



<p>Le retour à l’ordre constitutionnel est une nécessité. Il le sera d’autant plus solide qu’il sera précédé d’un travail patient sur l’institution, la souveraineté, la paix.</p>



<p>Le Mali ne mérite ni indulgence aveugle ni condamnation automatique. Il mérite d’être observé, compris, et accompagné avec lucidité. Car dans cette transition âpre et controversée, s’ébauche une démocratie qui ne serait plus importée, mais enfin enracinée.</p>



<p>Ce n’est donc pas un recul, mais un détour. Pas une régression, mais une suspension. Pas une dictature, mais&nbsp;une transition ferme dans un monde qui ne l’est plus. Il faut souhaiter que ce cheminement débouche sur une démocratie réelle, fondée non sur le fétichisme des élections périodiques, mais sur la confiance retrouvée entre gouvernants et gouvernés.</p>



<p>La démocratie ne se décrète pas. Elle se mérite. Et parfois, elle commence&nbsp;par le courage d’imposer un cap avant de consulter une boussole.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Umaro Sissoco Embalo : « Ce ne sont pas des petits fonctionnaires qui vont venir nous dicter ce qu’on doit faire »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 04:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Umaro Sissoco Embalo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans une interview Umaro Sissoco Embalo, le président de la Guinée-Bissau, a exprimé une critique sévère à l’encontre de la Commission de la CEDEAO, en particulier à propos de ses récentes actions dans son pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans une interview accordée le mercredi 5 mars 2025 à For You MEDIA AFRICA, Umaro Sissoco Embalo, le président de la Guinée-Bissau, a exprimé une critique sévère à l’encontre de la Commission de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO), en particulier à propos de ses récentes actions dans son pays. Le président Embalo n’a pas hésité à souligner «&nbsp;les erreurs de la CEDEAO&nbsp;», tout en réaffirmant son engagement pour un respect absolu de la loi et des principes qui régissent son pays.</em></strong></p>



<p>Selon le président Embalo, la Commission de la CEDEAO a commis une «&nbsp;<em>très grande erreur</em>&nbsp;» en agissant en contradiction avec les principes de souveraineté nationale. Dans une déclaration sans ambiguïté, il a insisté sur le fait qu’un pays souverain ne peut pas être soumis à des diktats extérieurs, même de la part d’une organisation à laquelle il appartient. «&nbsp;<em>On ne peut pas avoir une feuille de route et violer cette dernière</em>&nbsp;», a-t-il affirmé. Pour lui, les décisions au sein de la CEDEAO doivent être prises par les chefs d’État, et non par des fonctionnaires non élus qui ne sont pas responsables devant les populations des États membres.</p>



<p>Le président bissau-guinéen s&rsquo;est rappelé des circonstances entourant l’envoi de la mission en Guinée-Bissau. «&nbsp;<em>Lors de notre sommet, il a été décidé d&rsquo;envoyer une mission de la CEDEAO pour observer la situation dans le pays, et c’est normal</em>&nbsp;», a expliqué Embalo. Toutefois, il a précisé qu&rsquo;il avait donné son accord sous une condition fondamentale : «&nbsp;<em>le respect de la loi et de la Constitution de la Guinée-Bissau</em>&nbsp;». En conséquence, lorsqu’il a estimé que cette condition n’avait pas été respectée, il n’a pas hésité à renvoyer les observateurs de la CEDEAO, affirmant que la Constitution de son pays devait primer sur toute intervention extérieure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un refus catégorique de toute sanction</strong></h3>



<p>Concernant d’éventuelles sanctions de la CEDEAO contre la Guinée-Bissau, le président Embalo a exprimé une confiance totale en la souveraineté de son pays. Il a affirmé qu’il n’avait «&nbsp;<em>aucune crainte&nbsp;</em>» de sanctions, soulignant que celles-ci n’étaient «&nbsp;<em>ni possibles, ni envisageables</em>&nbsp;». Il a réaffirmé que tout ce qu’il faisait, était en accord avec les principes de la CEDEAO, et a insisté sur le fait que la Guinée-Bissau, en tant que pays membre fondateur, avait toute légitimité à prendre ses propres décisions.</p>



<p>&nbsp;«&nbsp;<em>La CEDEAO, c’est nous, les chefs d&rsquo;État, ce ne sont pas des petits fonctionnaires qui vont venir nous dicter ce qu’on doit faire</em>&nbsp;», a-t-il martelé, dans une déclaration ferme qui reflète sa position de résistance face à toute forme d’ingérence.</p>



<p>Le président a aussi rappelé que la souveraineté des États membres est primordiale et qu’aucune institution internationale, pas même les Nations Unies, ne saurait imposer une décision contre la volonté des pays concernés. Il a ajouté que les décisions au sein de la CEDEAO devaient être prises en collégialité, au niveau des chefs d&rsquo;État et de gouvernement, et non par une commission détachée de la réalité politique et des impératifs locaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La CEDEAO face à une crise de leadership</strong></h3>



<p>Embalo n’a pas seulement critiqué les actions récentes de la Commission de la CEDEAO. Il a également abordé les difficultés internes que traverse l’organisation régionale. Selon lui, l’absence de respect des limites des pouvoirs au sein de la CEDEAO a conduit à une crise de leadership et à l&rsquo;aliénation de certains membres importants, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces pays ont récemment quitté l’organisation, une décision que le président bissau-guinéen considère comme «&nbsp;<em>vraiment dommage</em>&nbsp;». Mais, malgré cette situation, il reste optimiste sur la possibilité de renouer des liens avec ces nations et d’éviter une fracture irréparable au sein de l&rsquo;union régionale.</p>



<p>Il a souligné que ces pays n’auraient peut-être pas quitté la CEDEAO si l’organisation avait su mieux gérer les crises au Mali, au Burkina Faso et au Niger. «&nbsp;<em>C’est vraiment dommage qu’ils soient partis, mais je pense qu’on peut encore les retrouver</em>&nbsp;», a déclaré Embalo. Toutefois, il reconnaît que la création de la Confédération des États du Sahel (AES) pourrait compliquer cette réconciliation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appel à une réforme de la CEDEAO</strong></h3>



<p>Dans son intervention, Embalo a exprimé une volonté de réformer profondément la CEDEAO. Il a critiqué la présence d’«&nbsp;<em>activistes</em>&nbsp;» au sein de la Commission, soulignant que cela était «&nbsp;<em>inacceptable</em>&nbsp;». Pour lui, l’organisation doit être «&nbsp;<em>totalement refondée&nbsp;</em>». Il a expliqué que la CEDEAO, malgré son histoire et son rôle fondamental dans la sous-région, est aujourd&rsquo;hui en train de s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions et d’une gestion inefficace.</p>



<p>Il a conclu son intervention en appelant à une révision des approches de la CEDEAO face aux crises politiques en Afrique de l&rsquo;Ouest, notamment en ce qui concerne l’intervention militaire au Niger. Selon Embalo, l’annonce de cette intervention était une erreur stratégique, et l’organisation aurait dû envisager d’autres solutions. Mais, au lieu de se laisser piéger par les erreurs du passé, il a exhorté les dirigeants de la CEDEAO à regarder vers l&rsquo;avenir pour restaurer la crédibilité de l’organisation. «&nbsp;<em>Il faut aller de l’avant pour sauver la CEDEAO&nbsp;</em>», a-t-il affirmé.</p>



<p>L’interview du président Umaro Sissoco Embalo illustre la position de plus en plus tranchée de la Guinée-Bissau vis-à-vis de la CEDEAO et met en lumière les tensions croissantes au sein de l’organisation régionale.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>École nigérienne : face à la crise scolaire, Mohamed Bazoum annonce une grande réforme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 13:19:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance du Niger]]></category>
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		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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<p>Dans un message à la nation, le 2&#160;août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il&#8230;</p>
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<p><strong>Dans un message à la nation, le 2&nbsp;août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il engage une grande réforme du système éducatif. </strong><strong></strong></p>



<p>C’est dans un contexte mondial marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, notamment son dangereux <a href="https://www.ouestaf.com/covid-19-au-niger-le-variant-delta-pas-encore-detecte-dans-le-pays/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">variant delta</a>, que le Niger a célébré le <a href="http://www.lesahel.org/61eme-anniversaire-de-la-proclamation-de-lindependance-du-niger-le-president-bazoum-lance-a-zinder-la-campagne-nationale-de-reboisement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">61<sup>e</sup> anniversaire</a> de son accession à l’indépendance. À la veille de cette célébration, le président de la République nigérienne, Mohamed Bazoum, s’est adressé à la nation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’éducation, plus grand défi </strong><strong></strong></h3>



<p>Dans son discours, lors de la cérémonie marquant son <a href="https://www.presidence.ne/discours-du-prsident/2021/4/2/c3v845lmha8vqpf0nnalmff0xfka9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">investiture</a>, en avril 2021, le successeur de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahamadou_Issoufou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Issoufou Mahamadou</a> avait fait un état des lieux des défis auxquels est confronté le Niger, en mettant en exergue deux d’entre eux&nbsp;: la gouvernance et l’éducation.</p>



<p>Face à la crise scolaire récurrente, le président Bazoum estime important de procéder à une réforme du système éducatif de son pays. À l’occasion de la commémoration de l’accession du pays à l’indépendance, il a précisé que « <em>l’éducation est</em> [son] <em>plus grand défi »</em>. Et d’ajouter&nbsp;: « <em>Ses </em>[ pour l&rsquo;éducation ndlr] <em>faiblesses paralysent nos possibilités de constituer un véritable capital humain, capable de prendre en charge les défis de développement de notre pays</em> ».</p>



<p>Mohamed Bazoum rassure donc que le système éducatif de son pays sera repensé. À l’en croire, des consultations ont déjà été engagées dans ce sens. « <em>J’ai eu à consulter les partenaires de l’éducation sur les principaux axes de ces réformes afin de les sensibiliser et de requérir leurs opinions et leur soutien </em>», a-t-il laissé entendre dans son <a href="https://www.presidence.ne/audiences-et-sommets-1/2021/8/2/message-a-la-nation-du-president-de-la-republique-chef-de-letat-sem-mohamed-bazoum?fbclid=IwAR0RGxo-ERZerlKXTNvuOE1wEo_en5mvuuYxO-OHkNhKnZHoQoJafox2nKU" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Message à la nation</a>, le 2&nbsp;août 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux axes de la réforme </strong><strong></strong></h3>



<p>D’ores et déjà, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la mise en œuvre « <em>d’une grande politique de réforme</em> » du système éducatif nigérien. Une réforme qui consistera surtout à repenser la « <em>politique de formation des enseignants et des encadreurs en relevant d’une part le niveau à partir duquel seront orientés les élèves destinés à l’enseignement et à mettre d’autre part une rigueur toute particulière dans cette formation ».</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Message à la Nation du Président Mohamed Bazoum, Zinder 02 Aout 2021" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/4Q5X9FzFqHw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Cette réforme prévoit également des mesures incitatives spéciales visant à <em>« favoriser le recrutement des professeurs dans les disciplines scientifiques, dont </em>[les]<em> établissements manquent cruellement</em> ». Selon le président de la République, c’est ce manque qui expliquerait les contreperformances des élèves.<br>En vue de garder plus longtemps les jeunes filles à l’école et diminuer pour ainsi dire le taux de <a href="http://promundoglobal.org/wp-content/uploads/2019/02/IMAGES-Niger-Summary-French-Web-001.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mariage précoce</a>, Mohamed Bazoum prévoit, dans sa réforme, la construction d’internats pour jeunes filles. &nbsp;</p>



<p>La formation professionnelle n’a pas été omise par le président de la République. « <em>Notre système de formation professionnelle sera rationalisé pour lui permettre de produire les cadres techniques si indispensables pour notre économie</em> », a-t-il expliqué.&nbsp;</p>



<p>Au niveau de l’enseignement supérieur, le président de la République s’engage, d’ici à la fin de l’année&nbsp;2023, à « <em>satisfaire tous les besoins de</em> [leurs] <em>universités en enseignants-chercheurs »</em>. Espérons que ces promesses ne soient pas seulement <a href="https://saheltribune.com/mali-article-39-des-enseignants-eviter-de-faire-durer-les-problemes/">politiques</a>.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle au Niger : l’Afrique et sa démocratie modèle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 19:55:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle au Niger]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[système démocratique]]></category>
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<p>Le système démocratique africain traverse une zone de turbulence, qui si elle n’est pas vite prise en compte risque de compromettre davantage la stabilité du continent. Après la proclamation des&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Le système démocratique africain traverse une zone de turbulence, qui si elle n’est pas vite prise en compte risque de compromettre davantage la stabilité du continent. </strong><strong></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Après la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger, des morts et des arrestations ont été déclarés. En Afrique, les élections se soldent de plus en plus à des scènes de violence. Le modèle démocratique du continent serait-il devenu caduc ? </strong><strong></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">En Afrique, il est un constat que les élections sont généralement synonymes de tensions. De l’annonce de scrutins électoraux jusqu’à la proclamation des résultats, c’est la peur au ventre du côté des citoyens.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">De plus en plus, rares sont les pays africains qui échappent aux violences post-électorales. Des tensions qui deviennent pour les démocraties du continent une caractéristique fondamentale.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des victoires autoproclamées </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Au Niger, au moinsdeux personnes sont mortes à la suite de troubles survenus après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle. Des résultats qui ont déclaré vainqueur le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum, a souligné jeudi Alkache Alhada, le ministre de l’Intérieur nigérien. A la presse, le ministre déclare&nbsp;: « <em>Le bilan est de deux morts</em> ». Il annonce également l’arrestation de 468 personnes depuis mardi.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le candidat du pouvoir Mohamed Bazoum a été proclamé <a href="https://information.tv5monde.com/video/presidentielle-au-niger-tensions-apres-l-annonce-du-resultat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vainqueur avec 55,7 %</a> des voix face au candidat de l’opposition, Mahamane Ousmane, par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le candidat de l’opposition a contesté ces résultats et se proclame vainqueur avec 50,3 %.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le rejet des résultats est devenu une pratique commune dans les démocraties africaines. On se rappelle du scénario malien en 2018 où l’ex-chef de file de l’opposition malienne, feu Soumaila Cissé a <a href="https://www.voaafrique.com/a/souma%C3%AFla-ciss%C3%A9-se-d%C3%A9clare-vainqueur-de-la-pr%C3%A9sidentielle-au-mali/4533155.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>catégoriquement rejeté</em> </a>» les résultats officiels de la présidentielle en se déclarant vainqueur. « <em>Je maintiens et je peux le prouver que j’ai remporté cette élection avec 51,75 % des voix !</em> », avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse dans le Grand hôtel de Bamako.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Besoin de réformes </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La Guinée Conakry n’a pas fait exception à la règle en <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/21/presidentielle-en-guinee-le-parti-de-cellou-dalein-diallo-denonce-une-fraude-a-grande-echelle_6056807_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">octobre dernier</a> à la suite de la présidentielle. L’opposition s’était également proclamée vainqueur. L’opposant Cellou Dalein Diallo avait affirmé avoir gagné l’élection <em>« dès le premier tour »</em>. Une situation qui a conduit à des scènes de violence.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ces pratiques, devenues monnaie courante lors des élections sur le continent, sont la preuve du manque de confiance aux institutions de la République. Elles expriment du coup non seulement le besoin de réformes profondes des systèmes démocratiques africains, mais aussi de modernisation des systèmes de vote sur le continent.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le modèle démocratique du continent semble devenir caduc. Sans confiance, la démocratie s’effrite et chute comme un château de cartes.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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