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	<title>Archives des réforme institutionnelle &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des réforme institutionnelle &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AGE FEMAFOOT : Mahazou dit Baba Cissé, l’unique candidat dévoile sa vision en onze piliers </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:38:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mahazou dit Baba Cissé propose une refondation du football malien avec son programme en onze piliers pour la FEMAFOOT.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mahazou dit Baba Cissé, l’unique candidat à la présidence de la FEMAFOOT, avance une vision en onze piliers pour transformer le football malien. Son programme met l’accent sur la transparence, la réforme institutionnelle, la formation technique, le développement du football féminin, la modernisation des infrastructures et l’ouverture internationale. Il ambitionne de restaurer la crédibilité de l’instance et de relancer les compétitions nationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le football malien se trouve dans une phase de renouveau, portée par l’attente des acteurs et des supporters. Mahazou dit Baba Cissé se présente avec une vision structurée autour de onze piliers. Il ne se limite pas à une candidature classique, mais propose une refondation destinée à redonner au football national une place solide en Afrique, en mettant en avant des solutions concrètes et inclusives pour tous les acteurs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son approche repose sur une volonté affirmée de mettre la transparence au centre de la gestion. Dans un environnement où les institutions sportives ont souvent été critiquées pour leur manque de clarté, il insiste sur la nécessité de rendre des comptes, de publier des bilans et d’impliquer les clubs dans les décisions. Cette orientation traduit une rupture avec les pratiques passées et une ambition de bâtir une gouvernance participative.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transparence-et-gouvernance-participative"><strong>Transparence et gouvernance participative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’administration, Baba Cissé met en avant la réforme des statuts. Les textes actuels sont jugés dépassés et inadaptés aux exigences modernes. Il propose une révision profonde, impliquant juristes et techniciens, pour garantir une meilleure représentativité et une stabilité durable. Cette réforme est présentée comme la clé pour sortir de la crise et éviter les blocages qui ont paralysé l’instance, tout en renforçant la légitimité des décisions prises.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension technique occupe une place centrale dans son projet. Il insiste sur la formation des entraîneurs, des arbitres et des encadreurs, avec la création d’un centre technique moderne. L’objectif est de renforcer les compétences locales et de préparer une relève solide, capable de porter les sélections nationales vers de meilleures performances. Cette orientation traduit une compréhension claire : sans base technique solide, aucune réforme institutionnelle ne peut produire des résultats durables.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reforme-institutionnelle-et-developpement-technique"><strong>Réforme institutionnelle et développement technique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le football féminin, longtemps marginalisé, est intégré dans sa vision comme un axe prioritaire. Baba Cissé propose de développer des compétitions spécifiques, de soutenir les clubs féminins et d’encourager la participation des jeunes filles. Cette orientation traduit une volonté d’ouverture et d’égalité dans le développement du sport. Elle vise à donner aux joueuses maliennes une visibilité accrue et à renforcer leur rôle dans la dynamique sportive nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les infrastructures constituent un autre pilier de son programme. Conscient que le manque d’équipements modernes freine la progression, il envisage la réhabilitation des stades régionaux et la construction de nouveaux terrains conformes aux standards internationaux. Ce projet inclut aussi la dotation des clubs en matériels sportifs, afin de créer un environnement propice à la performance et à la compétitivité, tout en favorisant l’accès des jeunes aux installations sportives.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-inclusion-et-infrastructures-sportives"><strong>Inclusion et infrastructures sportives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question financière est abordée avec pragmatisme. Baba Cissé veut diversifier les sources de financement, en mobilisant l’État, les sponsors privés et les partenaires internationaux. Il propose la mise en place d’un fonds de développement du football, destiné à soutenir les clubs et les projets de formation. La transparence dans la gestion de ces ressources est présentée comme une garantie pour éviter les dérives et renforcer la confiance des acteurs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La relance des compétitions nationales est également au cœur de son projet. Il souhaite redynamiser le championnat et les coupes régionales, en assurant leur régularité et leur attractivité. Une meilleure organisation logistique, une couverture médiatique renforcée et des incitations financières pour les clubs sont envisagées. L’objectif est de créer une dynamique interne qui prépare les équipes à affronter les compétitions continentales avec plus de solidité et d’ambition.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ressources-et-competitions-nationales"><strong>Ressources et compétitions nationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Baba Cissé met en avant la diplomatie sportive. Il veut renforcer les relations avec la FIFA, la CAF et les fédérations partenaires, afin de bénéficier de programmes de soutien technique et financier. Cette ouverture internationale est perçue comme essentielle pour repositionner le football malien sur la scène africaine et mondiale, en lui donnant accès à des opportunités de coopération et de développement, tout en consolidant son image auprès des instances sportives.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa vision ne se limite pas à une liste de propositions. Elle s’inscrit dans une logique de refondation, où la transparence, la réforme institutionnelle, le développement technique et l’ouverture diplomatique sont présentés comme les leviers d’un renouveau. Dans une période de transition, cette démarche apparaît comme une tentative de rétablir la confiance et de redonner au football malien une trajectoire ascendante, portée par l’engagement et la détermination de son unique candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires, réforme sociale ou refondation administrative ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 09:09:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires est une avancée sociale majeure. En savoir plus sur ce changement important.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis vendredi 13 février 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les ministres ont adopté un projet d’ordonnance révisant le statut général des fonctionnaires. Au cœur du texte : l’instauration d’une indemnité de départ à la retraite, une avancée sociale majeure.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce marque un tournant remarquable pour la fonction publique malienne. Jusqu’ici, le cadre légal reposait sur la loi de décembre 2002, jugée dépassée par les autorités au regard des mutations administratives, démographiques et économiques du pays. Le nouveau texte vise à corriger ces insuffisances, avec une série de mesures destinées à moderniser la gestion des carrières, renforcer la formation continue et instaurer un système d’évaluation du personnel en remplacement de l’ancienne notation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-politique-adresse-aux-agents-publics"><strong>Un signal politique adressé aux agents publics</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’innovation la plus commentée reste l’institution d’une indemnité de départ à la retraite pour les agents de l’État — un dispositif inédit qui introduit une reconnaissance financière supplémentaire au moment de la cessation d’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte social marqué par des revendications récurrentes sur les conditions de travail et les perspectives de carrière, cette mesure apparaît comme un geste d’apaisement envers une catégorie professionnelle centrale dans le fonctionnement de l’État. Elle s’inscrit officiellement dans la mise en œuvre des recommandations issues du Dialogue inter-Maliens et de la Conférence sociale, deux cadres de concertation censés refonder les politiques publiques dans le domaine du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indemnité pourrait ainsi jouer un rôle de levier psychologique et institutionnel. Il s’agit de valoriser la fin de carrière, réduire le sentiment de précarité post-activité et renforcer l’attractivité de la fonction publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-modernisation-administrative-et-rationalisation-des-carrieres"><strong>Modernisation administrative et rationalisation des carrières</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la retraite, l’ordonnance introduit plusieurs réformes structurelles : clarification du champ d’application du statut, prise en compte du Service national des jeunes dans le stage probatoire, équité accrue dans les avancements par formation et réduction du nombre d’échelons dans la nouvelle grille indiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble vise à rendre l’appareil administratif plus lisible, plus performant et mieux adapté aux exigences contemporaines de gouvernance. Les autorités défendent l’idée d’une fonction publique professionnalisée, capable de répondre aux attentes citoyennes tout en s’alignant sur des standards modernes de gestion des ressources humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En révisant en profondeur le statut général des fonctionnaires, les autorités de transition cherchent à inscrire leur action dans une logique de refondation administrative. L’indemnité de départ à la retraite, mesure la plus emblématique du texte, cristallise à elle seule cet équilibre délicat entre justice sociale et réalisme économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Remaniement ministériel au Mali : Trois ministres élevés au rang d’État, quatre départements réaménagés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 15:30:07 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a subi un remaniement ministériel. Découvrez les nouvelles nominations et leurs implications pour le pays.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien a connu, ce jeudi 12 février 2026, un léger remaniement marqué par des promotions et des changements ciblés. Le décret présidentiel n°2026-062/PTRM, lu par le Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseini Diawara, sur l’ORTM, abroge celui du 21 novembre 2024. Trois ministres influents, Sadio Camara, Ismaël Wagué et Alousseni Sanou, sont désormais élevés au rang de ministres d’État, tandis que quatre départements clés, dont l’Agriculture et l’Administration territoriale, changent de titulaires. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réaménagement traduit une volonté de continuité mais aussi d’adaptation face aux défis actuels. La structure globale du gouvernement reste inchangée, mais certains ministères stratégiques connaissent des ajustements notables. Les départements de l’Administration territoriale, de la Refondation de l’État, de l’Agriculture ainsi que de l’Énergie et de l’Eau sont directement concernés. Ces changements visent à renforcer l’efficacité de l’action publique et à consolider les secteurs jugés prioritaires dans le contexte sécuritaire, institutionnel et économique du pays. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-promotions-au-rang-de-ministres-d-etat"><strong>Promotions au rang de ministres d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion de trois figures majeures du gouvernement retient particulièrement l’attention. Le Général de Corps d’armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, ainsi que M. Alousseni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances, deviennent ministres d’État. Ce statut traduit la confiance renouvelée du Chef de l’État et souligne le rôle central de ces départements dans la gestion des affaires nationales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au ministère de l’Agriculture, un changement significatif intervient. M. Daniel Siméon Kelema cède son poste à M. Ibrahima Samaké. Ce remplacement intervient dans un secteur vital pour l’économie malienne, où les enjeux de sécurité alimentaire et de modernisation agricole demeurent cruciaux. La nomination de M. Samaké est perçue comme une volonté de donner un nouvel élan à ce département stratégique, en phase avec les attentes des populations rurales et urbaines. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouveaux-visages-dans-les-departements-cles"><strong>Nouveaux visages dans les départements clés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation connaît également une évolution importante. Jusque-là assuré par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, il est désormais confié au Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly. Ce transfert de responsabilité traduit une volonté de renforcer la gestion territoriale et la décentralisation, dans un contexte où la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle sont des priorités absolues. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, c’est M. Yaya Golobo qui prend les commandes. Ce département, au cœur des réformes institutionnelles, joue un rôle essentiel dans la consolidation de l’État et la modernisation des relations entre les différentes institutions. La nomination de M. Golobo illustre la volonté d’accélérer les réformes et de renforcer la légitimité institutionnelle dans un contexte de transition politique. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-energie-eau-et-continuite-gouvernementale"><strong>Énergie, Eau et continuité gouvernementale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Énergie et de l’Eau revient quant à lui à M. Tiémoko Traoré. Ce portefeuille est stratégique dans un pays où l’accès à l’énergie et à l’eau demeure un défi majeur pour le développement. La nomination de M. Traoré traduit une volonté de dynamiser ce secteur et de répondre aux besoins croissants des populations, tout en favorisant la modernisation des infrastructures énergétiques et hydrauliques. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors de ces ajustements, le reste de l’équipe gouvernementale demeure inchangé. Ce choix traduit une volonté de continuité dans l’action publique, tout en consolidant les secteurs jugés prioritaires. Le Chef de l’État semble ainsi privilégier une approche mesurée, combinant stabilité et renforcement des départements stratégiques. Ce remaniement apparaît comme une réponse aux attentes des Maliens, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et économiques majeurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce remaniement vise à donner un nouvel élan à l’action gouvernementale et à soulager la population. Les promotions et les changements opérés renforcent des secteurs essentiels comme la défense, la réconciliation nationale, les finances publiques, l’agriculture et l’énergie. Avec cette nouvelle configuration, l’équipe dirigeante devra montrer rapidement son efficacité et répondre aux besoins des citoyens, en ouvrant une phase plus dynamique et orientée vers le développement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent … », le président Goïta face aux diplomates </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 20:29:58 +0000</pubDate>
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<p>Le président Goïta s'exprime devant le corps diplomatique pour redéfinir la doctrine stratégique du Mali. En savoir plus.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et l’érosion du multilatéralisme, les autorités maliennes de la Transition affichent une ligne claire : souveraineté stratégique, diversification des partenariats et refondation de l’État. Un cap assumé, réaffirmé lors des échanges de voeux du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avec les diplomates accrédités à Bamako, le 10 février 2026. Le chef de l’Etat éclaire la vision internationale et intérieure du pouvoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au corps diplomatique réuni au palais de Koulouba, les autorités maliennes ont posé les fondements d’une doctrine désormais assumée : le Mali entend entretenir des relations avec tous les partenaires qui respectent ses choix stratégiques et ses intérêts vitaux. Dans un environnement international instable, marqué par des crises économiques, des conflits et des rivalités d’influence, le pays affirme avoir choisi « <em>la dignité, le respect et la liberté de ses décisions </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s’accompagne d’une diversification assumée des alliances et d’un dialogue renforcé avec plusieurs États et organisations internationales. Pour Bamako, l’augmentation des accréditations diplomatiques constitue un signal d’intérêt renouvelé pour le Mali et pour l’espace confédéral sahélien auquel il appartient. La coopération reste ouverte, mais sur une base redéfinie, sans tutelle ni conditionnalité politique. «&nbsp;<em>Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent dans le respect de ses principes&nbsp;</em>», a affirmé le président de la transition.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-priorite-nationale-et-legitimite-strategique"><strong>Sécurité : priorité nationale et légitimité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, les autorités mettent en avant les progrès attribués à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité. Engagées dans une guerre asymétrique qualifiée de longue et complexe, elles ont, selon le discours du président de la transition, à renforcer la protection des populations et à favoriser le retour progressif de l’État dans plusieurs zones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche insiste sur une vision élargie de la victoire : non seulement militaire, mais aussi sociale. L’accès à l’école, aux soins, à la justice et aux activités économiques est présenté comme l’indicateur réel du succès sécuritaire. Cette doctrine s’inscrit dans une stratégie régionale incarnée par la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), décrite comme une réponse endogène, coordonnée et crédible aux défis communs. «&nbsp;<em>Le Sahel a besoin de sincérité, de constance, et d’actions concrètes. Il n’a besoin ni d’analyses ni de recettes toutes faites. Il a besoin de partenariats justes, d’un soutien respectueux, et d’une compréhension lucide des causes profondes de l’instabilité.&nbsp;</em>», a expliqué le général Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-information"><strong>La bataille de l’information</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre front assumé : celui de la communication. Les autorités dénoncent des campagnes de désinformation qu’elles attribuent à des acteurs étrangers cherchant à fragiliser les pays sahéliens. Face à ces pressions, elles affirment privilégier cohésion nationale, transparence institutionnelle et accès à une information fiable, considérés comme des remparts contre les tentatives de déstabilisation. «&nbsp;<em>Nous ne céderons ni à la peur, ni à la confusion. Nous opposerons aux récits fabriqués la vérité des faits, et aux tentatives de division l’unité de la Nation.&nbsp;</em>», a indiqué le chef de l’Etat.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux extérieurs, la Transition met en avant un vaste chantier de transformation interne. Refonder l’État signifie, selon ses dirigeants, renforcer la justice, moderniser l’administration, lutter contre la corruption et restaurer la confiance entre gouvernants et citoyens. Cette ambition s’inscrit dans deux cadres stratégiques majeurs : la vision nationale à long terme horizon 2063 et la Stratégie pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, l’investissement dans le capital humain est présenté comme prioritaire. Jeunesse, éducation, santé et valeurs civiques sont désignées comme les piliers d’une souveraineté durable. L’annonce de l’« <em>année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027</em> » illustre cette volonté de placer la formation et l’identité culturelle au cœur du projet national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-l-autonomie-economique"><strong>Cap sur l’autonomie économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain économique, la ligne directrice est celle de solutions endogènes. Les autorités entendent valoriser davantage les ressources nationales, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et progresser vers la souveraineté énergétique. Les investissements étrangers restent bienvenus, à condition qu’ils créent des emplois, respectent les règles nationales et favorisent le transfert de compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique vise à rompre avec les modèles de dépendance jugés inefficaces par le pouvoir actuel. Le Mali affirme ainsi vouloir accueillir des partenaires bâtisseurs plutôt que prescripteurs, inscrivant sa stratégie dans une logique de coopération équilibrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette réorientation, Bamako réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international : respect de l’intégrité territoriale, non-ingérence et règlement pacifique des différends. Les autorités saluent les initiatives de dialogue engagées avec plusieurs partenaires et assurent ne fermer aucune porte, pourvu que les relations reposent sur le respect mutuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour […] des activités des partis politiques », Général Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
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<p>Le général Assimi Goïta annonce des concertations nécessaires autour des activités  des partis politiques en vue de moraliser la vie publique au Mali et restaurer la confiance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la transition, le général Assimi Goïta, veut « repartir sur des bases plus saines » en révisant en profondeur la Charte des partis politiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2025, à l’occasion des voeux de Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a confirmé l’ouverture d’un vaste chantier de refondation du paysage politique malien. Dans un contexte de transition prolongée, marqué par la volonté affichée de « <em>moraliser la vie publique </em>» et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, le chef de l’État a annoncé une réforme en profondeur de la Charte des partis politiques, dans le prolongement des recommandations des Assises nationales de la Refondation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-diagnostic-sans-complaisance-du-systeme-politique-malien"><strong>Un diagnostic sans complaisance du système politique malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces Assises, tenues fin 2021, avaient mis en lumière la défiance croissante des Maliens envers une classe politique jugée « <em>déconnectée des réalités du peuple </em>» et accusée d’avoir contribué à la mauvaise gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique</em> », a rappelé le général Goïta, avant d’évoquer un système partisan éclaté — plus de 200 formations enregistrées — souvent perçu comme source d’instabilité et d’opportunisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2025, le président avait convoqué de nouvelles consultations avec les forces vives de la Nation pour définir les modalités d’application des recommandations issues des Assises. Ces rencontres, qui avaient réuni des représentants de partis, de la société civile, des autorités religieuses et coutumières, ont débouché sur une proposition noble et salutaire : la dissolution pure et simple de l’ensemble des partis politiques et l’organisation d’un audit général du système partisan. Objectif : assainir la vie politique et poser les jalons d’une nouvelle ère institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’audit du financement public des partis politiques au Mali, publié le 31 décembre 2025 par la Section des Comptes de la Cour suprême, met à nu deux décennies d’opacité et de dérives dans la gestion des fonds publics. Selon le rapport, plus de 24,6 milliards de francs CFA ont été versés à des formations dont la transparence financière reste douteuse. Plus de la moitié des partis répertoriés n’ont jamais déposé leurs comptes annuels, et à eux seuls, treize partis ont accaparé près de 78 % des subventions publiques. L’étude, couvrant la période 2000-2019, révèle une dépendance excessive des formations politiques à l’aide de l’État, souvent perçue sans contrôle effectif ni obligation de justification.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la dissolution des partis politiques, décidée en mai 2025, a profondément bouleversé le paysage institutionnel, la Cour suprême préconise une refonte totale du cadre de financement. Elle propose notamment l’instauration de clauses de dissolution automatique pour défaut de reddition de comptes et l’obligation de diversifier les sources de financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-loi-sur-les-partis-politiques"><strong>Vers une nouvelle loi sur les partis politiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président de la transition, «&nbsp;<em>L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution&nbsp;</em>», adoptée en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relecture de la Charte des partis politiques devra préciser les critères de représentativité, les règles de financement, et les exigences de transparence et d’ancrage territorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu, selon les proches du dossier, est de créer un système partisan plus restreint, structuré et responsable, capable de produire de véritables programmes politiques et non des coalitions électoralistes à géométrie variable. Il s’agit avant tout de rompre avec les pratiques du passé et d’inscrire la politique malienne dans une logique de service public, plutôt que d’ambitions personnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-institutionnel"><strong>Un tournant institutionnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme, si elle est menée à terme, marquera un tournant historique dans la trajectoire politique du Mali post-2020. Elle s’inscrit dans la vision de refondation prônée depuis le coup d’État d’août 2020, puis réaffirmée par la Transition. Elle pourrait également redéfinir les rapports entre les institutions, les citoyens et les futurs acteurs politiques, dans un pays où la fragmentation du champ partisan a souvent sapé les efforts de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, l’année 2026 s’annonce donc décisive. Elle sera la période où le Mali cherchera à se doter d’un cadre politique refondé, à la fois plus inclusif, plus éthique et plus représentatif des aspirations populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, réorganisation administrative de Bamako : la capitale malienne érigée, de nouveau, en une seule commune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:30:12 +0000</pubDate>
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<p>La réorganisation administrative de Bamako est cruciale pour le Mali. Apprenez comment ce projet transforme le pays et ses régions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La refondation du Mali passe aussi par une bonne réorganisation territoriale et administrative du pays. Cette réorganisation permet non seulement à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’État</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;central d&rsquo;avoir un contrôle sur l&rsquo;ensemble du territoire, mais aussi aux populations d&rsquo;être fortement impliquées dans le développement de leurs localités. C&rsquo;est dans ce cadre que les autorités de</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la transition, après de nombreuses concertations, ont procédé au nouveau découpage territorial&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>administratif du pays en 19 régions administratives, un (01) district. Et ce district unique qui est Bamako, la capitale du pays, &nbsp;est redevenu une seule et unique commune.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision des autorités d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune est le fruit d&rsquo;un processus inclusif et de divers constats. Il est apparu dans la dernière loi sur le statut particulier de Bamako (&nbsp;loi n°96-025 du 21 février 1996 ) des faiblesses, insuffisances et lacunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lacunes-et-faiblesses-constatees"><strong>Lacunes et faiblesses constatées</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse critique de la loi n°96-025 a fait apparaître de nombreuses lacunes et insuffisances telles que la juxtaposition de deux niveaux de collectivités territoriales ; le nombre insuffisant d&rsquo;adjoints au maire du district de Bamako ; le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent. En ce qui concerne la juxtaposition, la loi n°96-025 du 21 février 1996 dit que le District de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qu&rsquo;il est divisé en Communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le District et ses Communes sont régis par les dispositions du code des collectivités territoriales. Ce qui constitue une source de difficultés dans la coordination des interventions de différents départements ministériels et institutions de la République dans le tissu urbain du District. Bamako en tant que capitale administrative et politique du pays est le siège de toutes les institutions de la République, de tous les&nbsp;ministères et autres services centraux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, on constate un enchevêtrement entre services étatiques et services propres du District et des Communes. Tous les services étatiques intervenant au niveau du District de Bamako ne relèvent pas de l’autorité du&nbsp;maire du District. Mieux leurs compétences territoriales ne se bornent pas au seul ressort du District. Par rapport à l&rsquo;insuffisance d&rsquo;adjoints au maire du district, &nbsp;la loi n°96-025 du 21 février 1996 dispose que l’organe exécutif du District comporte un Maire, Président du conseil et de deux adjoints.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de l’ampleur du volume de travail de l’administration d’une capitale comme Bamako, deux adjoints sont insuffisants. D&rsquo;ailleurs pour palier cette insuffisance, le Maire du District a créé un cabinet à son niveau. Concernant le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent, il y a des similitudes et spécificités entre les compétences dévolues au district et celles des communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, les écoles du niveau fondamental et des centres de santé relevant normalement du niveau cercle en vertu du code des Collectivités Territoriales, deviennent des attributions des communes du District de Bamako au regard du statut particulier du District de Bamako. Mais dans la pratique, l’exercice des compétences semblables crée souvent des incompréhensions, des équivoques et souvent des conflits de compétences entre les Collectivités Territoriales de Bamako.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-i-nstitution-d-une-administration-decentralisee-unique-nbsp">I<strong>nstitution d&rsquo;une administration décentralisée unique&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces lacunes et insuffisances, les acteurs du secteur, après un processus de réflexions et d&rsquo;études, sont arrivés à la conclusion d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune. Ainsi, les plus hautes autorités ont entériné cette proposition. Ce qui fait&nbsp;que&nbsp;Bamako n&rsquo;est plus composé par des communes mais par des arrondissements au nombre de sept (7) dont les sous-préfets ont été nommés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrondissements sont fondés sur les six anciennes communes auxquelles des nouveaux quartiers ont&nbsp;été ajoutés. L&rsquo;arrondissement de Kalabancoro précédemment rattaché au cercle de Kati a été érigé comme 7ème arrondissement de Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux quartiers rattachés aux différents arrondissements étaient des localités environnantes de Bamako. Par exemple, l&rsquo;ancienne Commune I devient le premier arrondissement de la capitale. Les nouveaux quartiers qui y ont été ajoutés sont au nombre de douze (12) :&nbsp;Sangarébougou,Sarambougou, Soukeymanebougou, Fombabougou, Moribabougou, N&rsquo;gabacoro-Droit, &nbsp;Titibougou, Seydoubougou, Dialakorodji, &nbsp;Dogobala. N&rsquo;Teguedo-Samassebougou, N&rsquo;Teguedo- Sirakoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que Bamako a été une seule et unique commune de 1960 à 1968&nbsp;avec un&nbsp;maire et un Conseil municipal élus. De 1969 à 1978, elle était dotée d’un conseil élu placé sous l’autorité d’un&nbsp;administrateur&nbsp;délégué nommé, et divisée en arrondissements présidés par des adjoints à l’administrateur&nbsp;délégué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 1978 à 1996, la capitale était gérée par un conseil élu, présidé par un&nbsp;gouverneur de&nbsp;district nommé, et la ville a été divisée en six communes, dotées chacune d’organes délibérant et exécutif élus. C&rsquo;est à partir de 1998 que la capitale malienne a été dotée d&rsquo;un&nbsp;maire du district (maire central) en plus d&rsquo;un&nbsp;gouverneur et d&rsquo;un &nbsp;maire&nbsp;pour chacune &nbsp;des six communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong>  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Constitution tchadienne : un vote historique qui redessine le pouvoir à N’Djamena</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 22:13:32 +0000</pubDate>
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<p>La révision constitutionnelle au Tchad soulève des questions cruciales sur le mandat présidentiel illimité. En savoir plus ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Tchad, la révision constitutionnelle adoptée le 15 septembre bouleverse les équilibres institutionnels. Derrière un habillage technique, les députés ouvrent la voie à un mandat présidentiel illimité pour Mahamat Idriss Déby. Entre « présidence à vie » évoquée dans l’hémicycle et réforme des règles du jeu politique, c’est tout l’avenir de la jeune Constitution de 2023 qui se joue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une réforme que l’on avait présentée comme «&nbsp;<em>technique</em>&nbsp;», presque anodine, un simple ajustement de la loi fondamentale adoptée il y a vingt mois pour tourner la page de la transition. Lundi 15 septembre, dans l’hémicycle de N’Djamena, les députés tchadiens ont pourtant voté un texte qui change la donne : un mandat présidentiel allongé de cinq à sept ans, désormais renouvelable sans limitation. Autrement dit, l’ouverture assumée de la voie à une présidence sans fin pour Mahamat Idriss Déby.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-autant-de-revisions-autant-de-leviers-de-controle"><strong>Autant de révisions, autant de leviers de contrôle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le scrutin n’a laissé place à aucune ambiguïté. 171 députés sur 188 ont validé la proposition, un seul — l’opposant Beral Mbaïkoubou — a voté contre. Les autres, tétanisés ou résignés, ont préféré boycotter la séance ou quitter la salle, notamment après la provocation d’un élu du Mouvement patriotique du salut (MPS), qui, porté par un zèle déconcertant, a suggéré d’aller plus loin encore : une «&nbsp;<em>présidence à vie</em>&nbsp;», au nom d’une prétendue «&nbsp;<em>émanation divine</em>&nbsp;» du pouvoir et du coût excessif des élections, rapporte un média étranger. Le reste, chacun le sait, n’était plus qu’une formalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au-delà du mandat présidentiel, c’est toute l’architecture institutionnelle qui est retouchée. Désormais, le président pourra cumuler ses fonctions avec celles d’un parti — Mahamat Idriss Déby, déjà président du MPS depuis janvier, en sort légitimé a posteriori. Le rapport ouvre aussi la voie à un financement public des campagnes électorales, à l’allongement du mandat des députés de cinq à six ans et même à la création d’un poste de vice-Premier ministre. Autant de révisions, autant de leviers de contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-tentation-du-pouvoir-sans-fin-aussi-vieille-que-les-republiques-qu-elle-pretend-fonder"><strong>La tentation du pouvoir sans fin, aussi vieille que les républiques qu’elle prétend fonder</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement, qui dit «&nbsp;<em>prendre acte</em>&nbsp;» de l’initiative, ne s’y trompe pas. Le Sénat, lui, a déjà mis en place sa propre commission spéciale. Mercredi 17 septembre, députés et sénateurs se réuniront en Congrès, avec à l’horizon une adoption formelle attendue le 13 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs de N’Djamena, certains parlent d’«&nbsp;<em>ivoirisation</em>&nbsp;» du modèle tchadien, en référence à l’art consommé des présidences africaines de s’éterniser au pouvoir sous couvert de révisions légales. D’autres rappellent que c’est précisément pour éviter ce piège qu’avait été écrite la Constitution de décembre 2023. Une évidence s’impose toutefois : au Tchad comme ailleurs, la tentation du pouvoir sans fin reste une constante politique, aussi vieille que les républiques qu’elle prétend fonder.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : vote historique des lois anticorruption de Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 08:13:40 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les Lois anticorruption de Diomaye Faye. Quelles réformes ont été adoptées pour lutter contre la corruption au Sénégal ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 25&nbsp;août, l’Assemblée nationale sénégalaise a voté deux textes phares du vaste arsenal anticorruption voulu par Bassirou Diomaye Faye. Un geste politique fort, mais qui pose déjà une question&nbsp;: entre promesse de rupture et inertie des pratiques, la transparence peut-elle devenir une réalité au pays de la Teranga ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’image a valeur de symbole. Moins de seize mois après son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye obtient enfin le vote de ses premières grandes réformes. L’Assemblée nationale, souvent accusée de complaisance envers les exécutifs successifs, a adopté le 25 août <a href="https://www.rts.sn/actualite/detail/a-la-une/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deux textes centraux</a> de son programme : la refondation d’un Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) indépendant et l’instauration élargie de la déclaration obligatoire de patrimoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-genese-politique"><strong>Une genèse politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son investiture en avril 2024, l’ancien prisonnier politique avait promis de <a href="https://www.dakarmatin.com/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moraliser la vie publique</a>. Sa méthode : rompre avec l’impunité et la connivence. Après des mois de concertation avec la société civile et les corps de contrôle, quatre projets de loi furent ficelés puis adoptés en Conseil des ministres le 30 juillet 2025. Moins d’un mois plus tard, deux piliers sont gravés dans le marbre législatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OFNAC nouvelle version n’a plus rien d’un organisme décoratif. Accès direct aux données bancaires, pouvoir d’audition, possibilité de geler les avoirs suspects. Autant d’attributions qui font frémir certains barons de la République. Signe de rupture, ses douze membres seront désormais désignés par appel à candidatures pour un mandat unique de cinq ans, afin d’éviter la capture politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-patrimoine-nbsp-la-fin-de-l-ombre"><strong>Patrimoine&nbsp;: la fin de l’ombre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième loi élargit considérablement le spectre des assujettis à la déclaration de patrimoine. Le seuil est abaissé de 1 milliard à 500 millions FCFA, et l’obligation s’étend désormais aux magistrats, chefs de juridictions, responsables des secteurs stratégiques (mines, hydrocarbures) et à tous les gestionnaires de budgets publics importants. Autrement dit, une partie de l’élite jusque-là à l’abri du regard public devra désormais <a href="https://www.jeuneafrique.com/1715864/politique/reformes-scandales-et-reglements-de-comptes-au-senegal-le-difficile-chemin-de-la-transparence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendre des comptes</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Diomaye Faye, la bataille ne fait que commencer. La société civile, à commencer par le Forum Civil, exige que ces textes ne restent pas lettre morte. Car l’Afrique regorge de lois ambitieuses restées dans les tiroirs d’administrations complaisantes. Le Sénégal, lui, a la possibilité d’écrire un autre scénario&nbsp;: celui d’une démocratie qui se donne enfin les moyens de prévenir l’enrichissement illicite, de protéger les deniers publics et de restaurer la confiance dans ses institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pari-diomaye"><strong>Le pari Diomaye</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En votant ces lois, l’Assemblée a donné corps à une <a href="https://www.pressafrik.com/Lutte-contre-la-corruption-le-President-Diomaye-annonce-la-mise-sur-pied-de-4-projets-de-lois_a278963.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promesse de campagne</a>. Mais l’essentiel reste devant : l’application. Car dans ce Sénégal où les scandales politico-financiers rythment les mandats, la transparence n’est pas une option morale, elle est une urgence politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture proclamée par Bassirou Diomaye Faye sera jugée non pas à la beauté des textes, mais à la solidité de leur mise en œuvre. L’histoire dira si, à Dakar, la transparence restera un mot creux ou deviendra enfin une pratique quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontre entre le Premier ministre et les Gouverneurs des régions : Cap sur les priorités locales et les défis sécuritaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 08:34:08 +0000</pubDate>
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<p>Le Premier ministre malien aborde les priorités locales et les défis sécuritaires pour améliorer les conditions dans les régions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lundi 28 juillet 2025, le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a réuni autour de lui les gouverneurs des 19 régions du pays. Cette importante rencontre, tenue à Bamako, s&rsquo;inscrivait dans une volonté ferme du Chef du gouvernement de faire le point sur les projets de développement en cours et de renforcer la coordination avec les représentants de l’État en région. Objectif : améliorer les conditions de travail de ces derniers et répondre efficacement aux besoins fondamentaux des populations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Général Maïga était accompagné pour l’occasion de plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles le ministre de l’Économie et des Finances, le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ainsi que les directeurs généraux du Budget et du Plan. Une composition qui témoigne de la volonté du gouvernement de placer cette concertation sous le signe de l’action concrète et de la planification rigoureuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-priorites-bien-identifiees"><strong>Des priorités bien identifiées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tour de table a permis à chacun des gouverneurs présents de faire un état des lieux des réalités dans leurs régions respectives. Infrastructures routières inachevées, besoin en services sociaux de base, réhabilitation de structures administratives, difficultés d’accès à certains financements : les préoccupations sont nombreuses et souvent récurrentes. À travers leurs interventions, les gouverneurs ont surtout mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d&rsquo;accélérer les projets structurants destinés à améliorer la vie quotidienne des citoyens dans les régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un simple échange, cette réunion s’est voulu une plateforme de dialogue franc entre le centre et les périphéries, à un moment où le Mali cherche à renforcer sa gouvernance locale dans un contexte de réforme institutionnelle et de crise multidimensionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-securite-condition-sine-qua-non-du-developpement"><strong>La sécurité, condition sine qua non du développement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’il a salué la pertinence et la diversité des projets évoqués, le Premier ministre n’a pas manqué de souligner un obstacle de taille : l’insécurité persistante dans plusieurs zones du pays. À ses yeux, aucune avancée durable ne saurait être envisagée sans la restauration complète de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. «&nbsp;<em>La sécurité est aujourd’hui notre priorité numéro un. Elle conditionne le succès de toutes nos politiques publiques, notamment celles en faveur du développement régional&nbsp;</em>», a-t-il déclaré avec fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce contexte difficile, le Général Maïga a tenu à remercier les gouverneurs pour leur engagement et leur résilience. Il a salué leur rôle déterminant dans le maintien du lien entre l’administration centrale et les populations, souvent dans des conditions précaires et à haut risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-mutuelle-et-un-appel-a-l-action"><strong>Une reconnaissance mutuelle et un appel à l’action</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les gouverneurs ont exprimé leur satisfaction face à la tenue de cette rencontre qu’ils ont jugée «&nbsp;<em>utile et opportune</em>&nbsp;». Ils ont unanimement salué l’écoute et la disponibilité du Chef du gouvernement, tout en réaffirmant leur engagement à servir les populations malgré les défis quotidiens. «&nbsp;<em>La satisfaction des besoins des citoyens est au cœur de notre mission, et nous sommes conscients des attentes fortes à notre égard&nbsp;</em>», a déclaré l’un des participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concertation, bien qu’informelle dans sa forme, s’annonce comme une étape charnière dans la redynamisation du développement local au Mali. En écoutant les représentants de terrain, le gouvernement central montre une volonté de mieux s’adapter aux réalités régionales, tout en jetant les bases d’un partenariat plus opérationnel avec les entités déconcentrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le pays poursuit son processus de refondation, cette rencontre apparaît comme un signal fort en faveur d’une gouvernance de proximité, plus réactive, et plus soucieuse des besoins concrets des citoyens. Elle marque aussi une volonté politique claire : celle d’aligner les priorités nationales avec les attentes locales, pour bâtir un Mali résilient et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali : le Conseil national de Transition adopte une nouvelle Charte fixant la durée de la Transition à cinq ans renouvelables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 14:53:34 +0000</pubDate>
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<p>La révision de la charte de la transition au Mali : une avancée stratégique vers la consolidation de l'État souverain.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte sahélien en recomposition, la révision de la Charte de la Transition au Mali marque un tournant assumé. Plus qu’un simple ajustement institutionnel, c’est l’acte de foi d’un État souverain, décidé à refonder l’ordre politique sans boussole importée. Bamako prend son temps, non pour durer, mais pour réussir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans les révolutions lentes une élégance que les transitions brutales ignorent. C’est ce que les autorités maliennes ont compris mieux que d’autres en Afrique de l’Ouest. En adoptant à l’unanimité la révision de la Charte de la Transition, le Conseil national de Transition (CNT) vient de poser, ce jeudi 3 juillet 2025, un jalon déterminant, non pas dans une course contre la montre démocratique, mais dans une marche résolue vers la consolidation de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle Charte n’est pas une manœuvre. Elle est un outil. Un instrument de stabilité face à la désintégration rampante des repères régionaux. Cinq ans renouvelables : non pas pour s’éterniser, mais pour gouverner utile. Et surtout, pour inscrire le Mali dans la logique de construction patiente et cohérente, dans une sous-région encore secouée par les déflagrations du terrorisme, les replis identitaires, et les injonctions exogènes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-sans-obeir"><strong>Refonder sans obéir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, le Mali est entré dans une autre ère. Celle d’un État qui ne s’excuse plus d’exister. La Charte révisée, nourrie des Assises nationales et des recommandations du Dialogue inter-malien, traduit ce basculement. On n’y parle plus d’Accord d’Alger, ni de CEDEAO, encore moins d’élections datées au cordeau par des partenaires toujours prompts à donner des leçons. Ici, l’on parle souveraineté, cohérence, pacification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il y a là un courage politique certain. Car il fallait oser officialiser ce que beaucoup pensaient tout bas. Qu’aucun scrutin n’a de sens sans État effectif, sans sécurité durable, sans légitimité enracinée. Que les bulletins de vote ne doivent pas être lancés comme des sparadraps sur des plaies ouvertes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-a-visage-d-etat"><strong>Une transition à visage d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités n’ont pas seulement révisé un texte. Elles ont structuré une vision. À travers la création d’une Caisse des Dépôts et Consignation, elles dotent le pays d’un levier souverain de financement. Avec la reconnaissance de treize langues nationales comme langues officielles, elles affirment une inclusion républicaine jusque dans les interstices de l’identité collective. C’est peu dire qu’il s’agit d’un tournant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce triptyque — charte, économie, langues — n’est pas qu’un dispositif technique. Il incarne une réponse aux attentes d’un peuple trop longtemps sommé de patienter pendant que les paradigmes échouaient. L’État malien ne promet plus. Il s’équipe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-unanimite-parlementaire-comme-signal-d-adhesion"><strong>L’unanimité parlementaire comme signal d’adhésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’on ne s’y trompe pas : le vote à 131 voix pour, sans une seule voix contre, n’est pas un hasard arithmétique. C’est l’expression d’un consensus national que la propagande électoraliste ne pourra jamais acheter. Ce pays, que l’on a tant cru au bord de l’abîme, démontre qu’il peut se doter de lois claires, alignées sur ses propres aspirations, pas sur celles dictées depuis Genève, Washington ou Abuja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, la Transition est prolongée. Oui, ses architectes pourront, le moment venu, concourir à l’avenir du pays. Et alors ? Le peuple malien n’a-t-il pas le droit de choisir parmi ceux qui l’ont protégé lorsque d’autres fuyaient ? Cette levée d’inéligibilité, loin d’être un passe-droit, est une clarification. Désormais, ce sont les urnes, non les principes théoriques, qui départageront les ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-coeur-battant-de-l-aes"><strong>Le Mali, cœur battant de l’AES</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, on pense géopolitique. On pense axe. La confédération des États du Sahel (AES), née le 6 juillet 2024, à Niamey (Niger) et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, n’est pas une coquetterie panafricaniste. C’est un espace stratégique, où se dessine un autre contrat social, fondé sur la souveraineté militaire, l’intégration économique, et une diplomatie de rupture. En synchronisant la durée de la Transition avec Niamey et Ouagadougou, le Mali scelle un pacte d’endurance, sans précipitation, mais sans mollesse non plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali nouveau se dessine sans bruit mais avec méthode. La Charte révisée est sa boussole. Ses adversaires y verront une ruse, ses soutiens, une audace. Mais l’histoire jugera non pas la durée de la Transition, mais ce qu’elle aura su bâtir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Transition malienne n’est ni en sursis ni en suspension. Elle est en mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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