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	<title>Archives des refondation politique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des refondation politique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali, Burkina, Niger : la confédération sahélienne s’impose comme puissance régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 12:38:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la confédération des Etats du Sahel, une nouvelle alliance politique pour l'autonomie et la souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Née d’une volonté commune de rupture et d’affirmation souveraine, l’Alliance des États du Sahel (AES) – formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger – s’impose désormais comme un acteur politique et stratégique central dans la recomposition régionale. Au-delà du rejet des tutelles extérieures, cette confédération incarne une ambition nouvelle : refonder la souveraineté sur des bases populaires, économiques et institutionnelles durables, tout en affirmant une autonomie assumée face aux rapports de force internationaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance des États du Sahel (AES) est née, le 16 septembre 2023, d’une rupture politique majeure, nourrie par une désillusion sécuritaire persistante et par le rejet croissant des tutelles extérieures perçues comme inefficaces et contraignantes. Elle incarne, pour le peuple sahélien, une volonté affirmée de reconquête de la souveraineté, entendue non seulement comme indépendance stratégique, mais aussi comme refondation de l’autorité politique et de la légitimité étatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce projet se trouve la réhabilitation du peuple comme source du pouvoir, et l’ambition de redéfinir les règles de la gouvernance publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-unite-politique-et-participation-citoyenne"><strong>Entre unité politique et participation citoyenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, l’AES rompt avec des modèles politiques importés, souvent inadaptés aux réalités sahéliennes, incapables de répondre durablement aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se présente comme un projet d’autonomie enracinée, assumant les rapports de force du monde contemporain plutôt qu’une dépendance prolongée. Cette orientation constitue une force politique majeure, notamment dans un contexte où les populations associent l’insécurité persistante, la précarité économique et la perte de confiance institutionnelle aux anciennes formes de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette affirmation souveraine se heurte à plusieurs tensions structurelles.<br>La première concerne la relation entre gouvernants et gouvernés. L’unité politique proclamée entre le peuple et les autorités peut jouer un rôle mobilisateur face aux menaces extérieures, comme l’illustre l’adhésion populaire à certaines décisions sécuritaires. Mais cette unité peut aussi masquer une délégation implicite du pouvoir, réduisant la participation citoyenne à un soutien symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, l’histoire politique montre que la souveraineté ne se mesure pas uniquement à la rupture avec l’extérieur, mais à l’existence de mécanismes effectifs de contrôle, de responsabilité et de participation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants de l’AES ont veillé à la mise en place de ces mécanismes, notamment à travers la prise des décisions phares de la nation après concertation du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-diversite-sahelienne-un-defi-institutionnel"><strong>La diversité sahélienne : un défi institutionnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une seconde tension touche à la notion même de « peuple sahélien ». Le Sahel est un espace de pluralité linguistique, culturelle, sociale et politique. Transformer cette diversité en volonté collective suppose un patient travail institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À défaut, le risque est de substituer à une domination extérieure une centralisation interne, où des élites politiques décident au nom du peuple sans consultation effective, reproduisant ainsi les logiques qu’elles prétendent dépasser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Confédération des États du Sahel ont bien compris cette diversité linguistique. C’est pourquoi elles veillent, dans toutes les décisions qu’elles prennent — après concertation du peuple aésien — à une meilleure appropriation à travers des outils de communication qu’elles ont développés, comme le site web, la radio Daadé Liptako au Burkina Faso, la télévision AES au Mali, et bientôt l’agence de presse AES au Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, les chaînes nationales des trois pays jouent déjà un rôle majeur dans ce sens, chacune s’exprimant dans sa langue nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-strategique-face-aux-dependances-economiques"><strong>L’autonomie stratégique face aux dépendances économiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, toute rupture géopolitique engendre de nouvelles dépendances. La redéfinition des alliances militaires et diplomatiques peut élargir les marges de manœuvre, mais elle ne supprime ni les contraintes économiques ni les rapports de force internationaux. Une autonomie stratégique demeure fragile sans bases économiques solides : sécurité alimentaire, industrialisation minimale, intégration régionale effective et amélioration tangible des conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscientes de cet état de fait, les autorités aésiennes ont entrepris des actions concrètes. Elles ont mis en place la Banque d’investissement pour le développement (BCID-AES), destinée à financer les projets structurants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, plusieurs initiatives ont vu le jour, notamment dans le domaine des douanes, ainsi qu’un prélèvement confédéral (PC-AES), instauré le 28 mars 2025, pour soutenir les projets communs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-decisif-pour-la-souverainete-sahelienne"><strong>Un tournant décisif pour la souveraineté sahélienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES se trouve ainsi à un tournant décisif de son histoire. Elle dispose d’une opportunité rare pour transformer un élan souverain en projet politique structuré, inclusif et durable. Soit elle parvient à institutionnaliser la participation populaire, à articuler sécurité et développement, et à inscrire son action dans une vision économique cohérente ; soit elle demeure une réaction conjoncturelle, puissante sur le plan symbolique mais vulnérable dans les faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seule la première voie permettra à l’AES d’incarner une souveraineté réellement vécue, partagée et pérenne. Elle représente une opportunité historique de reconquête de la souveraineté sahélienne, mais cette ambition reste fragile tant qu’elle n’est pas institutionnellement et économiquement consolidée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, l’Alliance des États du Sahel trace les contours d’une souveraineté nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:14:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de l’Alliance des États du Sahel dans la géopolitique ouest-africaine et ses implications historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Alors que les équilibres géopolitiques se redessinent en Afrique de l’Ouest, la Confédération des États du Sahel (AES) s’impose comme une expérience politique inédite. Dans cette tribune, le philosophe Mikailou Cissé analyse la portée historique et symbolique d’un projet qui rompt avec les tutelles anciennes et revendique une souveraineté endogène. Entre recomposition régionale, résistances extérieures et adhésion populaire, l’AES se présente comme la matrice d’un nouvel horizon politique africain.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les puissances redéploient leurs influences sous des formes renouvelées, la dynamique sahélienne incarne une contestation vivante de l’ordre établi. Cette audace politique explique à la fois les résistances qu’elle affronte et l’espoir qu’elle suscite, bien au-delà des frontières du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recomposition géopolitique en cours ne s’appréhende pleinement qu’en la replaçant dans le désordre plus large qui traverse l’Afrique de l’Ouest. Tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) avance, étape par étape, vers une structuration confédérale appelée à devenir fédérale, l’ordre régional hérité révèle ses fissures, ses incohérences et ses renoncements. Ce contraste justifie la virulence des oppositions au projet autant que l’adhésion populaire qu’il suscite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nigeria-puissance-regionale-fragilite-interne"><strong>Nigeria : puissance régionale, fragilité interne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours officiel sur le retrait français du Sahel illustre parfaitement cette duplicité stratégique. Loin d’un désengagement réel, il s’est agi d’un redéploiement spatial et doctrinal. Les forces spéciales françaises, opérant désormais depuis des pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, exercent une influence directe sur les dispositifs sécuritaires de certains États, à l’image du Bénin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée béninoise, formellement nationale, s’insère ainsi dans une architecture de commandement et de renseignement exogène. Ce «&nbsp;<em>départ&nbsp;</em>» annoncé relevait davantage d’un geste médiatique, imposé par la pression populaire et l’effet politique de l’AES, que d’une rupture stratégique authentique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique se prolonge dans l’espace nigérian. Présenté comme un pilier sécuritaire régional, le Nigeria révèle un paradoxe profond : capable de mobiliser sa puissance institutionnelle contre des menaces politiques extérieures, il demeure impuissant face à la prolifération de groupes armés sur son propre territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces espaces, riches en ressources naturelles, sont devenus des économies de guerre exploitées par des bandes criminelles hybrides sous couvert d’idéologie religieuse, et convoitées par des puissances étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ambivalence-du-role-americain"><strong>L’ambivalence du rôle américain</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication des États-Unis au Nigeria s’inscrit dans cette même contradiction. Leurs démonstrations militaires spectaculaires visent moins à protéger les populations qu’à sécuriser les corridors maritimes et les ressources au service d’intérêts géostratégiques. Leur incapacité persistante à prévenir les attaques contre les civils, les enlèvements de masse et les attentats dans les lieux de culte atteste de l’échec d’une approche purement sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces impasses, l’AES se trouve prise en étau entre des autorités voisines contestant la légitimité de ses dirigeants et des peuples qui, massivement, soutiennent ses orientations. Cette dissociation marque une rupture fondamentale entre la légalité institutionnelle défendue par certains États et la légitimité politique née de l’adhésion populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être une simple alliance militaire, l’AES est devenue un projet symbolique de réappropriation de la souveraineté, porté par des autorités locales trop longtemps reléguées au rang d’administrateurs de terrains d’opération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-religion-politique-et-instrumentalisation-du-conflit"><strong>Entre religion, politique et instrumentalisation du conflit</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que se déploient des stratégies de déstabilisation plus diffuses. Le rôle de l’Algérie, jadis perçue comme un acteur central des processus de paix au Mali, apparaît aujourd’hui ambigu. La destruction d’un drone malien en mission de surveillance sur son territoire a été perçue comme une atteinte directe à la souveraineté sécuritaire malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, l’émergence de discours et de mouvements prétendument «&nbsp;<em>résistants&nbsp;</em>», portés par des figures religieuses ou politiques marginalisées, s’inscrit dans une stratégie de fragmentation interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie publique, en différentes langues locales, de l’imam Mahmoud Dicko illustre cette séquence. Longtemps érigé en autorité morale, il s’est révélé politiquement affaibli et prisonnier d’ambiguïtés dangereuses. Ses positions laissent entrevoir des proximités troubles avec des acteurs armés se réclamant du djihadisme ou de la rébellion. Cette confusion entre discours religieux, contestation politique et violence armée nourrit le terrorisme contemporain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-politique-et-symbolique"><strong>Une refondation politique et symbolique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En rompant avec ces ambiguïtés, l’AES assume une ligne claire : le djihadisme n’est ni une résistance ni une revendication sociale légitime, mais une entreprise de prédation instrumentalisée par des intérêts extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En opérationnalisant la&nbsp;Force unifiée&nbsp;et en dénonçant le&nbsp;terrorisme médiatique, judiciaire et informationnel, ses chefs d’État affirment que la guerre se joue autant sur le terrain militaire que sur celui du récit et de la souveraineté symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet confédéral de Bamako a marqué une étape clé. L’adoption d’instruments institutionnels, la création d’organes financiers autonomes, la coordination diplomatique et la perspective d’un passage de la Confédération à la Fédération traduisent une volonté politique rare dans l’histoire contemporaine de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet n’est pas une fuite en avant, mais une refondation. Là où les modèles importés ont fragmenté les territoires et déresponsabilisé les États, l’AES reconstruit une cohérence politique fondée sur la sécurité collective, l’autonomie économique et l’adhésion populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse le Sahel. Il pose à l’Afrique contemporaine une question centrale :&nbsp;<em>peut-on déléguer indéfiniment la sécurité sans perdre la souveraineté ?</em><em>&nbsp;</em>L’AES esquisse une réponse radicale, imparfaite mais historiquement nécessaire : la stabilité ne s’impose pas de l’extérieur, elle se construit par des États assumant leur destin, en alliance avec leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exécution simultanée de l&#8217;hymne de l&#8217;AES : un grand pas vers le renforcement de l’unité entre les trois pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 22:08:56 +0000</pubDate>
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<p>Le 9 juin 2025, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont exécuté simultanément l’hymne de l’AES, symbole fort d’unité, de souveraineté et de solidarité sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 9 juin 2025 restera une date gravée dans la mémoire des peuples du sable et même au-delà. Elle marque le lancement officiel simultané de l&rsquo;hymne de la confédération de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) par les trois pays membres. Ce lancement s&rsquo;effectue après celui du drapeau fait le 03 mars 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le lancement a consisté en la montée du drapeau de l&rsquo;AES accompagnée du nouvel hymne adopté récemment par les autorités des trois pays. «&nbsp;<em>Le Sahel benka</em>&nbsp;» (terme bamanakan qui signifie «&nbsp;<em>l’entente du Sahel</em>&nbsp;») a retenti tant à Ouagadougou qu&rsquo;à Niamey et Bamako au même moment. Cette cérémonie a été présidée par les différents chefs d&rsquo;États membres de la confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-denonciation-les-manoeuvres-souterraines-des-imperialistes"><strong>Dénonciation les manœuvres souterraines des impérialistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Ouagadougou,<strong>&nbsp;</strong>l&rsquo;hymne a été magistralement exécuté par l’escadron musique du Groupement d’escorte et d’honneur. A cette occasion, le Chef de l’État a livré un message dans lequel il a dénoncé les manœuvres souterraines des impérialistes qui tentent toujours de saper l’union au sein de l’AES. Convaincu que le Sahel sortira plus fort que jamais de cette guerre qui lui a été imposée, le Président du Faso invite particulièrement tous les Burkinabè à redoubler d’efforts en faisant preuve de courage, de résilience et d’intégrité pour le bonheur du Burkina Faso et de la Confédération AES. A signaler la présence du Premier ministre, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions à ce cérémonial de montée des couleurs à la Présidence du Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Niamey, la cérémonie&nbsp;&nbsp;s&rsquo;est déroulée en présence des membres&nbsp;&nbsp;du CNSP ( Comité national pour la sauvegarde de la patrie), des membres&nbsp;&nbsp;du Gouvernement, du Président du Conseil Consultatif pour la Refondation, des responsables des Institutions de la République, des Conseillers à la Présidence et à la Primature, des hauts responsables militaires, du Gouverneur de la Région de Niamey, des Corps Diplomatiques accrédités au Niger notamment les Ambassadeurs du Mali et du Burkina Faso au Niger, du Comité National du Niger ayant participé à l&rsquo;élaboration de l&rsquo;Hymne de l&rsquo;AES avec les autres Comité du Mali et du Burkina Faso et des Acteurs de la Société Civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-parametres-pour-asseoir-l-aes-en-tant-qu-entite-juridique"><strong>Des paramètres pour asseoir l’AES en tant qu’entité juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Bamako, la cérémonie a enregistré la présence des Conseillers spéciaux, des Chefs de Service et de Cellule, des Conseillers techniques et des Chargés de mission de la Présidence de la République. Il faut aussi noter la présence de l’ensemble des membres du Gouvernement, des Chefs de service rattachés à la Présidence, du Président du Conseil national de Transition, ainsi que des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, voire des Forces armées et de sécurité. L&rsquo;exécution de « Sahel Benkan » était conduite par le lieutenant-colonel Alhousseyni Bah, Commandant du Groupement de sécurité présidentielle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hymne a été exécuté par la fanfare. À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre, le Général Abdoulaye MAÏGA, a indiqué : « <em>Il est tout d’abord important de rappeler que la Confédération des États du Sahel est une entité juridique de nature étatique. Elle dispose, en plus de l’hymne, d’une devise (Un Espace — Un Peuple — Un Destin) ainsi que d’un drapeau</em>. » Et de poursuivre «<strong><em> </em></strong><em>Je pense que ces trois paramètres extrêmement importants permettent d’asseoir pour très longtemps l’AES en tant qu’entité juridique. L’AES, en tant qu’organisation étatique, confédération, a besoin d’être reconnue. Ce n’est pas une reconnaissance juridique, mais une reconnaissance qui repose sur des symboles ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-hymne-de-l-aes-est-plus-qu-un-chant"><strong>L’hymne de l’AES est plus qu&rsquo;un chant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il incarne l’âme commune d’un espace sahélien résilient, forgé par l’histoire, l’honneur et la volonté de se tenir debout. En trois couplets, il rend hommage au passé héroïque du peuple du Sahel, magnifie l’intrépidité de ses fils et filles, loue leurs prouesses avant d’envisager un avenir radieux pour cet espace géographique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécution solennelle de cet hymne résonne comme un acte de foi en un avenir partagé, bâti sur les principes d’autodétermination, de solidarité et de refus de toute tutelle étrangère. Fruit d’un processus collaboratif impliquant des artistes, intellectuels et patriotes des trois pays, l’hymne de l’AES a été conçu avec le concours étroit du Comité national du Niger, en synergie avec ceux du Mali et du Burkina Faso. Cette œuvre musicale est à la fois une ode à la souveraineté retrouvée et un levier d’éveil des consciences citoyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance de cet hymne intervient dans un contexte de refondation politique et d’affirmation souveraine de l’espace sahélien. À travers l’AES, les peuples du Niger, du Mali et du Burkina Faso tracent ensemble un nouveau chemin de coopération, libéré des diktats extérieurs et recentré sur leurs intérêts stratégiques communs. À travers cet hymne, l’objectif recherché par les pères fondateurs de l’AES est de galvaniser de manière permanente les troupes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter qu&rsquo;il est prévu l’intégration de l’hymne dans les fanfares nationales et son enseignement dans les écoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali  : dissolution des partis politiques</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2025 16:08:07 +0000</pubDate>
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<p>Le 13 mai 2025 marque la dissolution des partis politiques au Mali, une décision historique de la transition malienne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En adoptant ce 13 mai 2025 un décret de dissolution des partis politiques, le président de la Transition malienne Assimi Goïta scelle la fin d’une ère politique ouverte depuis le renouveau démocratique de 1991. Une décision historique qui, selon Bamako, répond à une exigence du peuple souverain et s’inscrit dans la dynamique de refondation nationale engagée depuis 2021.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait eu la suspension. Il y a désormais la dissolution. Le Mali, à l’instar du Burkina Faso et du Niger, enterre définitivement son multipartisme dans sa forme actuelle. L’annonce est tombée ce mardi soir sur les antennes de la télévision nationale : le décret présidentiel abroge non seulement la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, mais interdit également toute activité à caractère politique menée par les structures dissoutes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-qui-s-inspire-des-voisins-saheliens"><strong>Une rupture qui s’inspire des voisins sahéliens</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision fait écho aux mesures similaires déjà prises à Ouagadougou et Niamey, où les transitions ont suspendu les partis pour l’unité nationale et la guerre contre le terrorisme. Comme ses alliés sahéliens, Bamako entend rompre avec les divisions partisanes qui, selon le gouvernement, ont paralysé l’État, alimenté les crises et freiné les réformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret lu par Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, est sans appel : interdiction de toute réunion, de toute activité, de toute tentative de reconstitution des partis ou de leurs démembrements. Ceux qui enfreindraient cette mesure risquent des poursuites judiciaires. Le texte précise également que le décret du 7 mai suspendant les partis est désormais caduc, remplacé par une interdiction pure et simple.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-annoncee-par-les-assises-et-les-concertations"><strong>Une décision annoncée par les Assises et les Concertations</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il s’en étonner ? Depuis les Assises nationales de la refondation en décembre 2021, le sujet était sur la table. La classe politique, jugée inefficace, corrompue et déconnectée des réalités du peuple, avait été désignée comme l’un des obstacles majeurs à la refondation du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concertations des forces vives d’avril 2025 ont confirmé cette orientation en réclamant à une large majorité la dissolution des partis politiques, accusés d’avoir failli à leur mission depuis trois décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le Conseil national de Transition (CNT) avait déjà acté, hier lundi 12 mai, l’abrogation de la Charte des partis politiques et du statut de l’opposition, ouvrant la voie à la mesure radicale prise ce mardi, après la promulgation de l’aborgation par le président de la transition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-aux-manoeuvres-de-destabilisation"><strong>Une réponse aux manœuvres de déstabilisation ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs semaines, une coalition de partis regroupés au sein de l’IPAC (Initiative des partis politiques pour la Constitution) multipliait les actions contre la transition : meetings avortés, dénonciations virulentes, appels à la mobilisation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le viseur du gouvernement, des tractations à l’étranger, notamment à Alger, alors même que les relations diplomatiques entre Bamako et Alger traversaient une période de vives tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces agitations ne sont qu’une tentative désespérée d’un système politique à bout de souffle, inquiet face à l’audit annoncé des financements publics des partis et de l’opposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouveau-modele-politique-sahelien"><strong>Vers un nouveau modèle politique sahélien ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier Mali-Mètre publié par la Fondation Friedrich Ebert est venu conforter les autorités dans leur démarche. Selon cette enquête, 9 Maliens sur 10 approuvent la gestion de la transition, et plus de 72 % déclarent faire confiance à Assimi Goïta. Des chiffres qui, selon les partisans de la transition, témoignent du soutien populaire à la refondation en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif assure que cette dissolution n’est pas une fin en soi, mais une étape vers la construction d’un nouveau cadre politique, mieux régulé, plus représentatif et débarrassé des pratiques politiciennes qui ont miné le Mali depuis trois décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision consacre une orientation commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), où les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger entendent poser les bases d’un nouveau modèle politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un modèle défiant les standards démocratiques classiques, souvent jugés inadaptés aux réalités sahéliennes, et misant sur l’unité nationale, la souveraineté et la gouvernance de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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