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	<title>Archives des refondation du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>PNEV au Mali : comment le Programme national d’éducation aux valeurs incarne la souveraineté culturelle africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 06:54:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) du Mali entend restaurer les référentiels culturels endogènes et de renforcer la souveraineté culturelle. Analyse d’un projet au cœur de la refondation du Mali et du renouveau panafricain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Porté par les autorités de la Transition depuis 2021, le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) ambitionne de réhabiliter les référentiels culturels, historiques et moraux du Mali. Fondé sur des héritages tels que la Charte de Kurukanfuga, le Sinankunya ou le Dambé, ce projet dépasse le cadre éducatif pour s’inscrire dans une dynamique plus large de souveraineté culturelle et de renaissance panafricaine qui traverse aujourd’hui le Sahel et une partie du continent africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé en octobre 2021 à l&rsquo;initiative du général d’armée Assimi Goïta, le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV) est bien plus qu&rsquo;un projet pédagogique. C&rsquo;est une déclaration d&rsquo;intention politique : celle d&rsquo;un État qui entend refonder son contrat social sur ses propres héritages normatifs, en rupture assumée avec les modèles importés. En cela, le Mali n&rsquo;est pas seul. Il s&rsquo;inscrit dans un tournant panafricain que les observateurs peinent encore à mesurer dans toute son ampleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un programme né d&rsquo;un diagnostic de crise civilisationnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV part d&rsquo;un constat sombre, formulé sans détour dans le document officiel : le Mali est une société qui a perdu ses repères. Corruption généralisée, délitement de l&rsquo;autorité parentale, déperdition scolaire, incivisme endémique — la liste des maux est longue. Mais le texte va plus loin qu&rsquo;un simple inventaire des dysfonctionnements. Il en cherche les causes profondes, et les trouve, pour une part significative, dans ce qu&rsquo;il nomme «&nbsp;<em>l&rsquo;asservissement néocolonial</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>l&rsquo;agression de l&rsquo;imaginaire des colonisés&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce diagnostic n&rsquo;est pas anodin. Il situe la crise malienne dans une généalogie politique et culturelle qui dépasse les seules défaillances de gouvernance. Les auteurs du PNEV soutiennent que la perte des valeurs résulte d&rsquo;un processus historique de substitution : des institutions et des règles étrangères ont progressivement supplanté les organes traditionnels de régulation sociale, privant les communautés de leurs boussoles endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, le PNEV rejoint un courant de pensée bien ancré sur le continent, qui postule que la bonne gouvernance ne peut se décréter par transplantation institutionnelle, mais doit s&rsquo;enraciner dans les substrats culturels propres à chaque société. De Cheikh Anta Diop à Achille Mbembe, en passant par les théoriciens du panafricanisme contemporain, cette thèse chemine depuis des décennies. Le PNEV la traduit, pour la première fois au Mali, en politique publique opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le Panafricanisme, qui avait pris un sérieux recul, trouve de nouveaux porte-flambeaux pour renaître. »,&nbsp;</em>explique-t-on dans le PNEV.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Charte de Kurukanfuka comme contre-modèle au droit universel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des aspects les plus frappants du PNEV est son recours systématique à des référentiels normatifs précoloniaux. La Charte impériale de Kurukanfuka (1236), les lois de la Diina de Sékou Amadou (1818-1844) et les cahiers jurisprudentiels des manuscrits de Tombouctou sont érigés en sources premières du système de valeurs à restaurer. Ces textes, dit le PNEV, «&nbsp;<em>consacrent notre communauté de destin&nbsp;</em>» et constituent un «&nbsp;<em>patrimoine inépuisable d&rsquo;instruments de régulation étatique et sociale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est lourd de sens politique. En plaçant la Charte de Kurukanfuka — souvent décrite comme l&rsquo;une des premières déclarations des droits de l&rsquo;homme dans l&rsquo;histoire mondiale, précédant la&nbsp;<em>Magna Carta&nbsp;</em>anglaise — au fondement de son référentiel, le Mali affirme que sa propre tradition juridique est à la fois antérieure et comparable aux grandes chartes occidentales. C&rsquo;est une manière de récuser l&rsquo;idée selon laquelle les normes universelles n&rsquo;auraient qu&rsquo;une seule source de légitimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document va jusqu&rsquo;à critiquer explicitement le «&nbsp;<em>système libéral et néolibéral dominant</em>&nbsp;», qui «&nbsp;<em>promeut ses concepts de liberté, de démocratie et de droits de l&rsquo;homme</em>&nbsp;» avec une rigueur à «&nbsp;<em>géométrie variable</em>&nbsp;». Une formulation qui fait écho aux discours portés, depuis plusieurs années, par les gouvernements de transition de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Sinankunya, la séniorité, le Dambé : la revanche des valeurs endogènes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du PNEV figure une taxonomie des valeurs à réhabiliter qui constitue en elle-même un manifeste culturel. Le texte distingue trois grandes catégories : les valeurs d&rsquo;homme (identitaires, spirituelles, morales), les valeurs de la République (civiques, éthiques) et les valeurs de système (philosophiques, universelles). Dans chacune, les concepts endogènes occupent une place centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sinankunya — institution de la parenté à plaisanterie, pacte ancestral de non-agression entre patronymes et communautés — est présenté comme «&nbsp;<em>un formidable moyen de médiation sociale&nbsp;</em>» et un «&nbsp;<em>mécanisme traditionnel vivant de résolution des conflits</em>&nbsp;». Le Yèrè-don, connaissance de soi liée à l&rsquo;identité lignagère, est posé comme «&nbsp;<em>la valeur qui prime au Mali</em>&nbsp;». Le Dambé — la dignité — est convoqué comme socle de l&rsquo;existence humaine, attesté dès la Charte de Kurukanfuka.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche n&rsquo;est pas sans précédents sur le continent. Au Rwanda, la philosophie Ubuntu et les mécanismes de justice transitionnelle des Gacaca ont été mobilisés après le génocide pour reconstruire le tissu social. Au Sénégal, les confréries mourides et tidjanes constituent depuis longtemps des vecteurs de régulation sociale reconnus par l&rsquo;État. Au Mali, le PNEV ambitionne de systématiser cette logique, en l&rsquo;institutionnalisant à travers l&rsquo;ensemble du système éducatif et de la fonction publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En érigeant la Charte de Kurukanfuka en référentiel premier, le Mali affirme que sa propre tradition juridique précède et égale les grandes chartes occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant sahélien, mais pas isolé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV est né au Mali, mais ses résonances dépassent largement les frontières du pays. Dans le contexte de la recomposition géopolitique du Sahel — marquée par la création de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et le retrait de ces pays de la CEDEAO —, la question de la souveraineté culturelle est devenue un enjeu de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois États de l&rsquo;AES partagent une même rhétorique de rupture avec ce qu&rsquo;ils appellent le «&nbsp;<em>système néocolonial</em>&nbsp;», une même valorisation des légitimités traditionnelles, et une même méfiance à l&rsquo;égard des conditionnalités imposées par les organisations internationales. Le PNEV malien peut ainsi être lu comme la traduction institutionnelle la plus aboutie de cet esprit commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, ce mouvement s&rsquo;inscrit dans une vague continentale. De l&rsquo;Éthiopie à la Tanzanie, du Ghana au Zimbabwe, de nombreux gouvernements africains ont, ces dernières années, relancé des politiques d&rsquo;éducation aux valeurs nationales, souvent présentées comme des remparts contre une mondialisation culturelle perçue comme homogénéisante et déstabilisatrice. La singularité malienne tient à la profondeur historique de son référentiel et à la rigueur méthodologique — quinze experts, des centaines de consultations, un processus participatif étendu — qui a présidé à l&rsquo;élaboration du PNEV.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défis de la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi ambitieux soit-il sur le plan conceptuel, le PNEV n&rsquo;échappe pas aux contradictions inhérentes à toute politique de refondation culturelle. Le document lui-même le reconnaît avec franchise : on ne peut demander aux citoyens d&rsquo;adhérer à des valeurs de probité, de mérite et de bien commun, si les gouvernants ne les incarnent pas. «&nbsp;<em>L&rsquo;éducateur lui-même doit être éduqué</em>&nbsp;», rappelle le texte, citant une sagesse ancienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l&rsquo;impunité est posée frontalement. Le PNEV souligne que le Mali est passé, selon ses propres termes, d&rsquo;une «&nbsp;<em>situation d&rsquo;intégrité presque totale à une débandade en festival de brigands</em>&nbsp;». La restauration des valeurs ne peut faire l&rsquo;économie de la sanction. Sans elle, la belle architecture normative du programme risque de rester lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste également à savoir comment ce programme s&rsquo;articulera avec la réalité des jeunes générations, nées dans un monde numérique dont le PNEV reconnaît lui-même qu&rsquo;il est porteur d&rsquo;«&nbsp;<em>antivaleurs</em>&nbsp;» difficiles à contrecarrer. La rivalité entre les réseaux sociaux et les veillées de conte n&rsquo;est pas gagnée d&rsquo;avance. L&rsquo;officialisation des langues nationales, prévue dans le cadre de réformes complémentaires, constituera un levier décisif : c&rsquo;est dans ces langues que les valeurs endogènes ont survécu, et c&rsquo;est en elles qu&rsquo;elles doivent être réactivées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une grammaire africaine de la gouvernance ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV malien pose, en filigrane, une question qui transcende le cas national : est-il possible de construire une grammaire africaine de la gouvernance, distincte des modèles libéraux exportés depuis les grandes institutions multilatérales ? La réponse du gouvernement de Transition est clairement affirmative. Mais la démonstration reste à faire dans les actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que le document constitue, par sa profondeur analytique et son ambition systémique, un objet politique et intellectuel sérieux. À l&rsquo;heure où le débat sur la souveraineté — économique, sécuritaire, culturelle — structure de plus en plus les agendas politiques africains, le PNEV offre un cas d&rsquo;étude remarquable sur la façon dont un État peut tenter de traduire cette aspiration en politique publique concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la question de fond, que le programme lui-même n&rsquo;esquive pas : les valeurs ne se décrètent pas. Elles se vivent, se transmettent, s&rsquo;incarnent dans des comportements quotidiens. La vraie mesure du succès du PNEV ne se lira pas dans les textes, mais dans les cours d&rsquo;école, les administrations et les marchés du Mali de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Visite officielle de Romuald Wadagni : le Mali renforce son influence dans la sous-région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 09:08:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, quelques semaines après son investiture, illustre le rôle croissant du Mali dans la recomposition géopolitique ouest-africaine et le rayonnement diplomatique de l’AES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, le 9 juin 2026, moins de trois semaines après son investiture, dit quelque chose d&rsquo;essentiel sur le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : un pays qui attire, qui dialogue et qui construit, loin des caricatures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de significatif dans le choix du président Romuald Wadagni de faire du Mali l&rsquo;une de ses premières destinations à l&rsquo;étranger. Investi le 24 mai 2026, le nouveau chef de l&rsquo;État béninois a d&rsquo;abord visité le Nigeria, puis le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire — et maintenant Bamako. Ce tour du voisinage immédiat, accompli en moins d&rsquo;un mois, est un message de réconciliation adressé à toute une région. Et le Mali y occupe une place de choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un hasard. En cinq ans de refondation, le Mali a construit une diplomatie sur des principes cardinaux devenus constitutionnels: le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés et la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. C’est une diplomatie cohérente, fondée sur deux piliers indissociables : la souveraineté absolue et le dialogue sincère. Là où d&rsquo;autres auraient choisi l&rsquo;isolement ou la posture, Bamako a fait le pari de l&rsquo;ouverture africaine. L&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), fondée avec le Burkina Faso et le Niger en septembre 2023, en est l&rsquo;expression la plus aboutie : un cadre de coopération sud-sud, sans tutelle extérieure, porté par des peuples qui ont décidé de prendre leur destin en main.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une page tournée dans la sous-région</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Wadagni a une dimension historique que l&rsquo;on ne saurait minorer. Son prédécesseur Patrice Talon avait figuré parmi les voix les plus fermes en faveur d&rsquo;une intervention armée de la CEDEAO contre le Niger. Les tensions qui s&rsquo;en sont suivies — expulsions de diplomates, fermeture de consulats, crises aux frontières — ont profondément marqué la sous-région. La participation des représentants de l&rsquo;AES à l&rsquo;investiture du nouveau président béninois avait déjà été lue comme un signe. La visite de Bamako le confirme : une page se tourne, et le Mali en est acteur de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;a jamais coupé les ponts. Même au plus fort des tensions régionales, Bamako a maintenu avec Cotonou des relations dépourvues de toute tension bilatérale. Les liens historiques et culturels entre les deux peuples ont tenu. Et sur le plan économique, la coopération reste structurellement solide : les Entrepôts Maliens au Bénin (EMABE), opérationnels depuis 2016 sur les 15 000 m² mis à disposition par le gouvernement béninois dès 1983, témoignent d&rsquo;une interdépendance ancienne et mutuellement bénéfique. Le port de Cotonou, à 1 500 kilomètres de Mopti, demeure le débouché maritime le plus proche pour les régions nord du Mali — une réalité géographique que la politique ne saurait effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali, pivot de la recomposition africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue à Bamako en ce 9 juin 2026 dépasse la simple courtoisie diplomatique. C&rsquo;est la démonstration que l&rsquo;AES n&rsquo;est pas un bloc fermé sur lui-même, mais un pôle de gravité capable de dialoguer, de nouer des partenariats et d&rsquo;impulser une nouvelle architecture régionale fondée sur le respect mutuel. Le général GOÏTA reçoit un homologue qu&rsquo;il n&rsquo;a pas attendu passivement — il l&rsquo;a accueilli dans un pays qui se reconstruit, qui investit dans son peuple, et qui rayonne suffisamment pour être l&rsquo;une des premières escales d&rsquo;un chef d&rsquo;État fraîchement élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne réclame pas de reconnaissance. Il la mérite, par ses actes et par sa constance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cela, la diplomatie de la souveraineté : non pas le repli, mais l&rsquo;affirmation. Non pas la rupture, mais le dialogue exigeant. Le Mali a choisi de n&rsquo;être le client de personne et le partenaire de tous ceux qui le respectent. Cette visite du président Wadagni en est la plus récente, et peut-être la plus éloquente, des validations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les valeurs traditionnelles au cœur de la réconciliation nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale adoptée au Mali en 2025 met en avant les valeurs traditionnelles — humanitude, parenté à plaisanterie, pardon et dialogue — comme fondement de la reconstruction du vivre-ensemble.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025, fait un pari ambitieux : puiser dans le génie culturel millénaire du Mali pour recoudre un tissu social mis à rude épreuve par des années de crise. Un choix philosophique fort, qui replace l&rsquo;humain et ses traditions au centre du projet de refondation nationale.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les États cherchent à panser leurs blessures, ils se tournent souvent vers les institutions, les lois, les mécanismes formels. Le Mali, lui, a choisi de regarder d&rsquo;abord vers ses villages, ses griots, ses anciens. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, adoptée par le Conseil national de Transition le 7 août 2025 et promulguée le 22 du même mois, consacre un titre entier aux «&nbsp;<em>valeurs partagées</em>&nbsp;» du peuple malien. Une liste de seize valeurs fondatrices, de l&rsquo;humanitude au multilinguisme, en passant par la parenté à plaisanterie, le pardon et la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un simple inventaire poétique. Ces valeurs ont force de loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;humanitude, pierre angulaire du vivre-ensemble</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte ouvre avec une notion rare dans le vocabulaire juridique : l&rsquo;humanitude. Définie comme «&nbsp;<em>une valeur cardinale du vivre-ensemble, de la sociabilité et de la solidarité qui caractérise l&rsquo;humain</em>&nbsp;», elle transcende, selon la Charte, «&nbsp;<em>les différences liées à l&rsquo;âge, à l&rsquo;origine sociale, à l&rsquo;ethnie, au statut, à la religion, à la situation de handicap.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ce mot se cache une philosophie profondément africaine : celle de l&rsquo;individu qui n&rsquo;existe que dans et par la communauté. Une vision du monde que résume un proverbe cité dans le texte même :&nbsp;<em>« Une seule paire de pieds ne trace pas un chemin. »</em>&nbsp;Dans un pays où les fractures communautaires ont alimenté des années de violence, ce rappel à l&rsquo;interdépendance fondamentale des êtres humains prend une résonance particulière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La parenté à plaisanterie : un outil de paix vieux comme le Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les valeurs retenues, la parenté à plaisanterie occupe une place de choix. Cette pratique, propre aux sociétés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, établit entre certains groupes ethniques ou familles des relations codifiées d&rsquo;interpellation, de taquinerie et de dédramatisation des tensions. Entre un Coulibaly et un Traoré, entre un Keita et un Kouyaté, les piques fusent, mais la paix est préservée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte en fait officiellement «&nbsp;<em>un outil de négociation sociale, de réconciliation, de pardon qui utilise les relations et les pactes historiques entre les noms de famille, les ethnies, les individus et les villages.&nbsp;</em>» Ce qui était une pratique informelle transmise de génération en génération devient ainsi un mécanisme d&rsquo;État reconnu pour prévenir et gérer les conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux observateurs, cette reconnaissance est à la fois symbolique et stratégique. Dans les zones de tension intercommunautaire, notamment dans le centre et le nord du pays, ces liens ancestraux ont parfois constitué le dernier rempart contre la violence généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pardon, « clé qui ouvre la porte de la paix »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile de parler de réconciliation sans évoquer le pardon. La Charte lui consacre un développement remarquable, le définissant comme «&nbsp;<em>un acte par lequel une personne, un groupe de personnes, une communauté ou un État, victime d&rsquo;une offense, d&rsquo;un tort ou d&rsquo;une faute, décide, après le repentir de l&rsquo;offenseur, de renoncer à toute rancune et à tout ressentiment ou désir de vengeance.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte prend soin de préciser que le pardon n&rsquo;est pas une capitulation. Il «&nbsp;<em>nécessite l&rsquo;acceptation de la demande et la reconnaissance par l&rsquo;autre partie de son tort et son engagement à ne pas récidiver.</em>&nbsp;» Il est un processus, pas un effacement. Et il implique une condition fondamentale : le repentir sincère de celui qui a commis le tort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le proverbe choisi pour l&rsquo;illustrer résume à lui seul toute une philosophie de la paix :&nbsp;<em>« On ne lave pas le sang avec du sang. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le dialogue comme mode de gouvernance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte érige également le dialogue en principe de gouvernance. «&nbsp;<em>C&rsquo;est en dialoguant qu&rsquo;on éteint le feu&nbsp;</em>», dit l&rsquo;un des proverbes qui ponctuent le texte. Cette valorisation du dialogue ne se limite pas aux relations entre communautés : elle s&rsquo;applique aux relations entre l&rsquo;État et les citoyens, entre les institutions et les partis politiques, entre le gouvernement et les syndicats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la Charte elle-même reconnaît «&nbsp;<em>l&rsquo;effritement de la confiance entre l&rsquo;État et les citoyens&nbsp;</em>», cette insistance sur la parole partagée devient une réponse directe à l&rsquo;une des causes profondes de la crise malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des proverbes qui font loi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des particularités les plus frappantes de ce texte juridique est la place accordée aux proverbes. Pour chaque valeur, la Charte cite plusieurs adages issus de la tradition orale malienne, lui donnant ainsi une dimension culturelle et pédagogique inédite pour un document législatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »</em>&nbsp;pour la solidarité.&nbsp;<em>« Là où est le cœur, là est la patrie »</em>&nbsp;pour le patriotisme.&nbsp;<em>« Si ce n&rsquo;est pas vrai, ne le dites pas »</em>&nbsp;pour l&rsquo;honneur. Ces formules, connues de tout Malien dès l&rsquo;enfance, sont intégrées dans la loi pour rappeler que la réconciliation ne se décrète pas : elle se vit, au quotidien, dans les gestes les plus simples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari sur la mémoire collective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ancrant ainsi la réconciliation nationale dans la culture et les traditions, le Mali fait le pari que la mémoire collective est plus forte que les divisions récentes. Que derrière les fractures ethniques et communautaires instrumentalisées par les groupes armés, il existe un socle commun, des valeurs partagées que personne n&rsquo;a inventées mais que tout le monde reconnaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pari est-il suffisant face à l&rsquo;ampleur des défis sécuritaires et politiques ? La Charte elle-même ne prétend pas que les valeurs traditionnelles seront à elles seules la solution. Elle les associe à des mécanismes institutionnels, à des réformes juridiques, à une politique de sécurité ambitieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en choisissant de commencer par là, par ce que le Mali a de plus profond et de plus commun, elle envoie un message clair à son peuple : la paix ne viendra pas de l&rsquo;extérieur. Elle viendra de vous, de nous, de ce que nous sommes ensemble depuis des siècles.&nbsp;<em>« Les doigts de la main ne sont pas égaux, mais ils travaillent ensemble. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Tombouctou passe le relais à Bougouni pour la Biennale 2027</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:24:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Bougouni reçoit le flambeau de la Biennale artistique et culturelle en 2027, marquant un nouveau chapitre pour la culture malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La ville de Bougouni accueillera la prochaine Biennale artistique et culturelle du Mali. À travers une cérémonie de passation de témoin riche en symboles, les autorités entendent faire de l’édition 2027 un moment de renaissance culturelle et de consolidation de l’unité nationale.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un rituel chargé de sens dans le paysage culturel malien. Le 28 mars, la région de Bougouni a officiellement reçu le flambeau de la Biennale artistique et culturelle, succédant à Tombouctou, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une atmosphère de mobilisation populaire, la passation s’est déroulée au stade Moussa Diakité, dit UTA, en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses des deux régions. Le transfert symbolique du fanion et de la mascotte marque l’entrée officielle de Bougouni dans la phase active de préparation de l’édition 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-biennale-sous-le-signe-de-la-renaissance-culturelle"><strong>Une Biennale sous le signe de la « renaissance culturelle »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>Renaissance culturelle et unité nationale</em>&nbsp;», la prochaine Biennale ambitionne de s’inscrire dans le contexte plus large de refondation porté par les autorités de transition. Pour Mamou Daffé, l’événement dépasse largement le cadre artistique. Il constitue «&nbsp;<em>un instrument de mémoire, de transmission et d’affirmation identitaire</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le ministre a rappelé que «&nbsp;<em>la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation</em>&nbsp;», insistant sur la nécessité d’une appropriation populaire de l’événement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-regionale-et-nationale"><strong>Une mobilisation régionale et nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En amont de la cérémonie, la délégation ministérielle a été accueillie avec ferveur à Ouéléssebougou puis à Bougouni, par le gouverneur de région, le général de brigade Ousmane Wélé, entouré des autorités locales et d’une population fortement mobilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de Tombouctou, Bakoun Kanté, a également pris part à cette séquence. Ce qui souligne la continuité entre les éditions et l’importance du relais entre territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des moments forts de la journée a été la pose de la première pierre de la mascotte officielle de la Biennale. Cette installation symbolique, appelée à devenir un repère visuel majeur, incarne l’ambition de faire de l’événement un vecteur de cohésion et de rayonnement culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-politique-et-identitaire"><strong>Un enjeu politique et identitaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension festive, la Biennale artistique et culturelle est un outil stratégique dans un Mali confronté à des défis sécuritaires et politiques persistants. En mettant en avant la diversité des expressions culturelles, les autorités entendent renforcer le sentiment d’appartenance nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Une Biennale réussie n’est pas seulement organisée, elle est portée par son peuple&nbsp;</em>», a insisté le ministre, appelant à une mobilisation de l’ensemble des acteurs, y compris la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le gouverneur de Bougouni a promis une édition «&nbsp;<em>inclusive et porteuse de paix&nbsp;</em>», mobilisant artistes, collectivités et partenaires autour d’un projet fédérateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rendez-vous-culturel-majeur-en-perspective"><strong>Un rendez-vous culturel majeur en perspective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour valoriser les richesses artistiques du pays, la Biennale reste l’un des événements culturels les plus emblématiques du Mali. L’édition 2027, dont les préparatifs sont désormais lancés, s’annonce comme un test grandeur nature pour Bougouni, mais aussi comme une vitrine du «&nbsp;<em>Mali Kura</em>&nbsp;» que les autorités de transition entendent promouvoir. Elle intervient dans le contexte de la période — 2026-2027 — dédiée à «&nbsp;<em>l’éducation et à la culture</em>&nbsp;» par les autorités maliennes de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition nationale, la culture apparaît plus que jamais comme un levier de résilience et d’unité. La passation entre Tombouctou et Bougouni en offre une illustration concrète : celle d’un pays qui, malgré les fractures, continue de se raconter et de se rassembler à travers ses expressions artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : chercheurs et autorités plaident pour la promotion des langues nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 13:21:53 +0000</pubDate>
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<p>Conférence à Bamako sur la promotion des langues nationales et leur rôle vital dans l'éducation et la culture malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lycée technique de Bamako, une conférence consacrée aux langues nationales a relancé le débat sur leur rôle dans la renaissance culturelle et la refondation du Mali. Chercheurs et responsables institutionnels ont plaidé pour une intégration plus forte de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques afin d’en faire un levier d’identité, de souveraineté et de transmission du savoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des langues nationales s’impose progressivement comme un enjeu central dans le débat sur la souveraineté culturelle au Mali. À l’occasion d’une conférence organisée le 24 mars 2026 au lycée technique de Bamako, chercheurs, responsables institutionnels et acteurs du monde éducatif ont plaidé pour une valorisation accrue de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-conference-dediee-a-la-renaissance-linguistique"><strong>Une conférence dédiée à la renaissance linguistique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La salle de l’indépendance du Lycée technique de Bamako a accueilli cette rencontre organisée dans le cadre du programme des activités culturelles du mois de mars, parrainées par Magma Gabriel Konaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture était présidée par Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement était organisé par le Conseil national de transition en collaboration avec le ministère de la Culture. Placée sous le thème «&nbsp;<em>L’importance des langues dans la renaissance du Mali</em>&nbsp;», la conférence a été animée par le linguiste Mahamadi Konta, ancien agent de l’Académie malienne des langues.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-langues-nationales-un-heritage-historique"><strong>Les langues nationales, un héritage historique</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="651" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1024x651.jpg" alt="Point de presse au lycée technique de Bamako" class="wp-image-21701" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1024x651.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-300x191.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-768x488.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1170x744.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-585x372.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-600x382.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au point de presse sur les langues nationales au lycée technique de Bamako, le 24 mars 2026. ©Minitère de la Culture. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de son intervention, Mahamadi Konta a structuré son analyse autour de trois axes : la signification de la langue nationale, le rôle des langues dans l’histoire du Mali et leur place dans le Mali contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, les langues nationales ont constitué pendant des siècles un vecteur central de transmission des savoirs, des valeurs et de l’organisation sociale, bien avant l’introduction des langues étrangères durant la période coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La langue n’est pas seulement un moyen de communication. Elle est aussi un instrument de mémoire et un marqueur d’identité collective</em>&nbsp;», a-t-il expliqué devant un public composé d’élèves, d’enseignants et de responsables institutionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-au-coeur-de-la-valorisation-linguistique"><strong>L’école au cœur de la valorisation linguistique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le conférencier a insisté sur le rôle stratégique du système éducatif dans la promotion des langues nationales. Il estime que leur enseignement demeure encore insuffisant dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’École normale supérieure de Bamako et à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, renforcer leur présence dans les programmes scolaires et universitaires permettrait d’améliorer leur appropriation par les jeunes générations et de favoriser leur utilisation dans la recherche, l’administration et la production culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete-culturelle"><strong>Un enjeu de souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en appelant à un effort accru, Mahamadi Konta a salué les initiatives des autorités maliennes visant à promouvoir les langues nationales, notamment leur reconnaissance institutionnelle. En effet, la Constitution du 22 juillet 2023 accorde une place considérable aux langues nationales qu’elle érige au statut de langues officielles pendant que le français régresse au statut de langue de travail.&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Les langues nationales sont les langues officielles du Mali. Une loi organique détermine les conditions et les modalités de leur emploi. Le français est la langue de travail. L’État peut adopter toute autre langue comme langue de travail.</em>&nbsp;», stipule l’article 31 de la Constitution du 22 juillet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plusieurs intervenants au point de presse du 24 mars dernier, ces politiques participent d’une dynamique plus large de refondation culturelle et identitaire, dans un contexte où le Mali cherche à consolider sa souveraineté et à renforcer ses fondements culturels. D’où l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027, «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>», après avoir consacré 2025, «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension académique, la conférence a ainsi servi de plateforme de réflexion sur la place des langues nationales dans la construction d’un projet national. Les participants ont souligné que leur valorisation pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale, l’accès au savoir et la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays marqué par une grande diversité linguistique, la promotion de ces langues apparaît de plus en plus comme un levier stratégique pour concilier identité, éducation et développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commémoration du 26 mars 1991 : hommage aux martyrs et appel à la refondation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 18:47:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le Mali rend hommage aux victimes du 26 mars 1991. Explorez les implications de cette date clé pour la démocratie.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;Le Mali a commémoré ce jeudi 26 mars 2026, le 35ᵉ</em></strong><strong><em>&nbsp;anniversaire des événements du 26 mars 1991, marqués par un hommage solennel rendu aux martyrs de la démocratie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie officielle s’est tenue au Monument des Martyrs, où le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs. Il a, à cette occasion, rendu un vibrant hommage aux victimes au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-causes-de-la-crise-multidimensionnelle">Les causes de la crise multidimensionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le Chef du gouvernement a rappelé la portée historique de cette date, symbole du combat du peuple malien pour la démocratie. Il a également souligné que les dysfonctionnements observés dans la pratique démocratique figurent parmi les causes de la crise multidimensionnelle que traverse le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, si des acquis démocratiques ont été enregistrés, des insuffisances persistent et nécessitent des corrections. C’est dans cette optique que les autorités de la Transition ont initié les Assises nationales de la Refondation, présentées comme un cadre permettant aux Maliens de poser un diagnostic sans complaisance sur la gouvernance du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-processus-de-refondation-irreversible">Un processus de refondation « <em>irréversible</em> »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a mis en avant plusieurs résultats issus de la mise en œuvre des recommandations de ces assises, notamment l’amélioration de la situation sécuritaire, la relecture du code minier, la promotion du contenu local ainsi que l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023. Il a également évoqué la vision prospective du pays à l’horizon 2063, intitulée «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient des défis persistants, Abdoulaye Maïga a affirmé que le processus de refondation engagé est «&nbsp;<em>irréversible</em>&nbsp;», tout en saluant la résilience du peuple malien face aux difficultés sécuritaires et socio-économiques. Il a enfin appelé à la vigilance, soulignant que la construction du «&nbsp;<em>Mali Kura</em>&nbsp;» constitue une démarche politique de long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et des chefs d’institutions de la République. Elle a été marquée par des moments de recueillement et de reconnaissance envers celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’avènement de la démocratie au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
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		<title>À Bamako, le Mali débaptise ses symboles coloniaux et érige un nouveau récit national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les nouvelles figures à Koulouba à la place des colonisateurs illustrent le renouveau mémoriel du Mali guidé par le Général Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En inaugurant, le 11 décembre 2025, les places « Mali Cɛbaw » et « Mali Kɛlɛmasaw » à Koulouba, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, inscrit la capitale dans un vaste chantier de reconquête mémorielle. Rebaptisée en lieu et place de la « Place des Explorateurs », la première célèbre les grandes figures politiques et spirituelles du passé malien, tandis que la seconde – anciennement « Place des Gouverneurs du Soudan français » – honore les chefs de guerre et résistants qui ont façonné l’indépendance et la souveraineté du pays. Un geste hautement symbolique dans une période où le Mali redéfinit les contours de son identité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de transition malien a franchi un nouveau cap dans sa politique de rupture mémorielle avec la France en rebaptisant deux places publiques majeures de la capitale. Par un décret du 21 février 2025, les anciennes <em>Place des Explorateurs</em> et <em>Place des Gouverneurs du Soudan Français</em> ont officiellement cédé la place aux « <em>Mali Cɛbaw</em> » (les Grands Hommes du Mali) et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> », monuments dédiés aux figures fondatrices, militaires et résistantes de l’histoire nationale. Une opération présentée comme un acte de souveraineté par les autorités, mais qui cristallise une recomposition profonde du paysage politique et des relations franco-maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-memoriel-devenu-outil-de-souverainete"><strong>Un geste mémoriel devenu outil de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministère de la Culture, ce changement n’est pas une simple décision symbolique. Il s’agit d’une réponse à ce que l’Exposé des motifs qualifie de « <em>manœuvres d’effacement de la mémoire des peuples colonisés </em>», imputées à l’Administration française durant la période coloniale. Le gouvernement affirme vouloir rompre avec une toponymie glorifiant des explorateurs et administrateurs « <em>sans résonance pour les Maliens </em>» au profit des héros de l’histoire précoloniale, impériale et contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux places rénovées traduisent cette volonté. À la <em>Place de Mali Cɛbaw</em> remplacent désormais les bustes de Soundiata Keïta, Sonni Ali Ber, Samory Touré, Babemba Traoré, Modibo Keïta ou encore Mama Dinga — figures fondatrices des grands empires d’Afrique de l’Ouest ou résistants à la conquête française. À la <em>Place Mali Kɛlɛmasaw</em>, dédiée aux figures militaires, ce sont désormais les portraits des généraux Moussa Traoré, Abdoulaye Soumaré, Amadou Toumani Touré ou du colonel Sékou Traoré qui occupent les murs autrefois réservés aux gouverneurs du Soudan Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-kura-colonne-vertebrale-ideologique"><strong>Le « Mali Kura », colonne vertébrale idéologique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réécriture des espaces publics s’inscrit dans la doctrine officielle du « <em>Mali Kura </em>», le programme de refondation culturelle et politique porté par le général Assimi Goïta. L’année 2025 a été déclarée « <em>année de la culture</em> », dans l’objectif de réhabiliter les valeurs du <em>Maaya</em> (dignité, humanité, civisme) et du <em>Danbe</em> (honneur, fierté, courage) présentées comme le socle du « <em>nouvel homme malien </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Assises nationales de la refondation de 2021 avaient déjà recommandé la revalorisation des héros nationaux, dans un contexte de quête de légitimité des autorités militaires. Le ministre Mamou Daffé justifie cette démarche comme un acte de « <em>mémoire, de justice et de souveraineté </em>» censé redonner « <em>fierté et dignité </em>» aux Maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-manoeuvre-politique-a-usage-interne"><strong>Une manœuvre politique à usage interne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste mémoriel intervient dans un moment de recomposition politique interne, où les autorités maliennes de la transition cherchent à consolider leur assise face à une population éprouvée par l’insécurité et la dégradation économique. L’hommage rendu aux résistants à la colonisation et aux figures militaires modernes permet d’ancrer le régime actuel dans une continuité historique valorisée : celle de la bravoure, de la lutte et de la défense du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie vise aussi à renforcer l’adhésion des jeunes générations, présentées par les autorités comme les bénéficiaires directs de ces « <em>repères de courage dressés dans la pierre</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-peu-equivoque-adresse-a-la-france"><strong>Un message peu équivoque adressé à la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement toponymique intervient dans un contexte de rupture diplomatique profonde avec Paris. Après le départ des forces françaises, l’expulsion de l’ambassadeur et la dénonciation des accords militaires, la transformation des espaces publics symbolise le démantèlement final de la mémoire coloniale française au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, ce geste achève le cycle de la rupture assumée sur les plans militaire, politique et désormais culturel. Pour Paris, il s’agit d’une évolution attendue, s’inscrivant dans une dynamique déjà jugée irréversible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En invoquant les grands empires précoloniaux et en valorisant les figures panafricaines, le Mali s’inscrit dans une matrice identitaire partagée avec ses voisins directs, Burkina Faso et Niger, réunis au sein de l’AES. Ce repositionnement mémoriel s’ajoute au réalignement stratégique vers de nouveaux partenaires, notamment la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-revendiquee-une-memoire-en-reconstruction"><strong>Une souveraineté revendiquée, une mémoire en reconstruction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effacement des symboles coloniaux au profit des « <em>Mali Cɛbaw </em>» et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> » marque une volonté de rompre avec le récit imposé durant la colonisation, et de reconstruire un imaginaire national cohérent avec la vision politique actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les nouvelles effigies trônent désormais comme les pierres de fondation visibles d’un projet politique plus vaste. Pour les autorités, elles incarnent un Mali en renaissance. Pour les observateurs, elles symbolisent surtout un pays qui redéfinit, dans la pierre et dans le discours, les contours de son identité et de ses alliances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>“Solidarité, vigilance, courage” : l’appel de l’association Soleil Mali aux Maliens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 08:18:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’association Soleil Mali invite les Maliens à la vigilance et à la solidarité face à la crise sécuritaire actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la crise sécuritaire persistante qui affecte le Mali, l’association&nbsp;</em></strong><strong><em>Soleil Mali</em></strong><strong><em>, par la voix de son président&nbsp;</em></strong><strong><em>Moustapha Abdoulaye Djiro</em></strong><strong><em>, engagée pour la promotion de la justice, de la paix et de l’inclusion sociale, a publié sur ses réseaux sociaux un communiqué invitant les citoyens à l’unité, à la vigilance et à la solidarité. Ce message souligne la nécessité pour tous les Maliens de faire preuve de courage et de solidarité afin de surmonter les défis sécuritaires qui touchent le pays.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, M. Djiro rappelle l’importance de soutenir&nbsp;les victimes civiles et militaires&nbsp;et de saluer les efforts des autorités et des&nbsp;Forces de Défense et de Sécurité, qui s’efforcent de protéger l’intégrité du territoire et de maintenir la quiétude dans les localités touchées par l’insécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de Soleil Mali rend également hommage aux&nbsp;conducteurs de camions-citernes, qui continuent d’assurer l’approvisionnement en carburant malgré les risques. Selon M. Djiro, leur courage et leur sens du sacrifice sont un exemple concret de responsabilité et d’engagement citoyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle aux valeurs de&nbsp;solidarité, d’équité et d’engagement,&nbsp;Moustapha Abdoulaye Djiro&nbsp;condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes. Il rappelle que ces actes n’ont aucun fondement idéologique, ethnique ou religieux et visent uniquement à saper l’unité nationale et le vivre-ensemble. Il appelle les citoyens à rester unis et vigilants pour préserver la paix et l’harmonie dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président insiste également sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « <em>Plus que jamais, le Mali doit marcher&nbsp;</em><em>au coude à coude, sur le sentier du bonheur</em><em>&nbsp;</em>», souligne-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Djiro conclut sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « <em>Plus que jamais, le Mali doit marcher au coude à coude, sur le sentier du bonheur. La paix et la stabilité dépendent de l’engagement de chaque citoyen. Ensemble, nous pouvons construire un avenir durable pour notre pays. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée nationale des Légitimités traditionnelles : Un hommage vibrant aux piliers culturels du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:48:15 +0000</pubDate>
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<p>La Journée nationale des Légitimités traditionnelles met en lumière l'importance des légitimités dans notre communauté.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité ce mardi 11 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 4<sup>e</sup>&nbsp;édition de la Journée Nationale des Autorités et Légitimités Traditionnelles. Placée sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, la cérémonie a été présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Elle a réuni autour de lui le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, plusieurs membres du gouvernement, ainsi que de nombreuses autorités administratives, coutumières, religieuses et légitimités traditionnelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par le décret n°2022-0128/PT-RM du 04 mars 2022, cette journée du 11 novembre est désormais consacrée à la reconnaissance du rôle fondamental des légitimités traditionnelles dans la vie communautaire et nationale. L’édition 2025, organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le Président de la Transition. Elle est placée sous le thème : «&nbsp;<em>Rôle et responsabilité des Autorités et Légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-journee-dediee-a-la-reconnaissance-et-a-la-transmission"><strong>Une journée dédiée à la reconnaissance et à la transmission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce thème, porteur de sens, met en lumière la volonté politique de valoriser les repères identitaires, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir la transmission des valeurs endogènes. Il s’inscrit dans une dynamique de refondation nationale, où les traditions ne sont plus perçues comme des vestiges du passé, mais comme des leviers pour bâtir un avenir enraciné dans la souveraineté culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a salué la reconnaissance des légitimités traditionnelles dans la nouvelle Constitution. Il a souligné que «&nbsp;<em>l’État reconnaît le rôle central des autorités et légitimités traditionnelles dans la refondation du pays</em>&nbsp;». Cette reconnaissance institutionnelle marque une étape décisive dans le renforcement du vivre-ensemble et de la paix sociale, en intégrant les acteurs coutumiers dans les mécanismes de gouvernance et d’éducation citoyenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conferences-debats-et-engagements-citoyens"><strong>Conférences, débats et engagements citoyens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la cérémonie, plusieurs activités ont été programmées : conférences-débats, projections documentaires, jeux-concours et consultations médicales. Ces initiatives visent à renforcer la contribution des autorités traditionnelles à l’éducation citoyenne et à la défense des valeurs culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première conférence-débat de la journée a été animée par des figures intellectuelles et traditionnelles telles que M. Seydou Traoré, le Professeur Samba NIARÉ, Bourama SOUMANO, Salia MALE et M. Fodé Moussa SIDIBÉ, autour du thème&nbsp;retenu pour cette édition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont porté sur l’implication des autorités coutumières dans la mise en œuvre du Programme Présidentiel de Développement de la Culture et du projet Maliden Kura. Ce dernier, initié par le Président Assimi Goïta, vise à forger un nouveau type de citoyen malien, enraciné dans les valeurs de souveraineté et de renaissance culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-maaya-nbsp-et-nbsp-danbe-nbsp-des-valeurs-a-transmettre"><strong>«&nbsp;Maaya&nbsp;» et «&nbsp;Danbé&nbsp;», des valeurs à transmettre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intervenants ont unanimement souligné l’urgence de mieux faire connaître et transmettre les valeurs fondamentales du Maaya (humanisme malien) et du Danbé (dignité et honneur) aux générations actuelles et futures. Ces principes, porteurs de cohésion et de respect mutuel, sont au cœur du projet de refondation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les débats, interactifs et riches en recommandations, ont mis en lumière le rôle essentiel des légitimités traditionnelles dans la construction d’un Mali réconcilié avec ses fondements culturels. En replaçant les autorités coutumières au centre du processus éducatif et identitaire, cette journée nationale affirme une vision inclusive et enracinée du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée nationale des Autorités et Légitimités Traditionnelles 2025 aura été bien plus qu’une célébration. Elle sera un moment de convergence entre tradition et modernité, entre mémoire et avenir. Elle aura réaffirmé que le Mali Den Kura, ce Mali nouveau en gestation, ne saurait se construire sans ses piliers culturels, ses repères identitaires et ses sages porteurs de mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie du carburant, le Mali choisit la raison avant la précipitation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 14:16:58 +0000</pubDate>
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<p>Face à la pénurie de carburant, comment Bamako s'organise-t-il ? Apprenez-en plus sur la décision atypique des autorités.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la pénurie de carburant qui paralyse le pays, Bamako a pris une décision rare : suspendre les cours dans toutes les écoles et universités pendant deux semaines. Un choix de lucidité, dicté par les réalités du terrain, qui en dit long sur la manière dont le Mali apprend à gouverner dans l’adversité — avec calme, méthode et souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Bamako, les files d’attente devant les stations-service sont devenues une pratique quotidienne. Des familles patientent des heures pour quelques litres d’essence, des enseignants laissent leurs motos à sec, des élèves parcourent des kilomètres à pied. La scène est connue, presque banale, mais cette fois, elle a pris une ampleur nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien a tranché en décidant que les écoles et universités resteront fermées du 27 octobre au 9 novembre 2025.&nbsp;Non par renoncement, mais par réalisme.&nbsp;«&nbsp;<em>Gouverner, c’est prévoir</em>&nbsp;», disait l’adage. À Bamako, on dirait aujourd’hui : gouverner, c’est s’ajuster.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, loin d’un simple geste administratif, relève d’une pédagogie de crise : alléger la pression sur les ménages, réduire la mobilité, préserver le peu de carburant encore disponible pour les services essentiels.Dans un pays où l’éducation reste le ciment de la cohésion nationale, ce choix symbolise une forme de discipline collective, signe d’un État qui assume ses contraintes au lieu de les nier.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-miroir-de-la-nation"><strong>L’école, miroir de la nation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le silence des classes, c’est toute une société qui s’interroge sur sa propre endurance.<br>Le Mali suspend l’école, mais pas l’éducation.&nbsp;Dans les familles, les cahiers se ferment, mais la parole circule. Les discussions reprennent, les solidarités s’inventent, les mères s’improvisent enseignantes, les pères philosophes du quotidien.<br>La fermeture des établissements ne traduit pas un échec, mais une pause lucide, une respiration collective face à une tension logistique devenue insoutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la mesure, c’est une leçon de maturité politique : celle d’un État qui accepte de ralentir pour mieux avancer.&nbsp;La pénurie de carburant n’est plus seulement une crise économique, elle devient un test de gouvernance.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lucidite-et-responsabilite-partagee"><strong>Lucidité et responsabilité partagée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur Cheikh Yacoub Doucouré, figure morale respectée, le rappelle avec justesse :&nbsp;«&nbsp;<em>Les moments difficiles font partie intégrante de la vie collective. La résilience nationale consiste à affronter l’adversité avec calme, discipline et foi en l’avenir.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses mots résonnent comme un écho au pragmatisme du pouvoir malien.<br>Le pays n’est pas à genoux. Il s’adapte.&nbsp;Cette pause éducative n’est pas une rupture, mais un acte de gestion lucide d’un contexte régional où les défis énergétiques s’accumulent — du Sahel aux ports de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi une manière d’exprimer la souveraineté du réel : ne pas céder à la panique, ne pas masquer les difficultés, mais les transformer en espace de réflexion collective.&nbsp;En ce sens, le Mali ne subit pas sa crise ; il l’utilise pour repenser sa trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-lecon-africaine-de-maitrise-et-de-mesure"><strong>Une leçon africaine de maîtrise et de mesure</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Bamako tranche avec les réflexes habituels des «&nbsp;<em>États fragiles</em>&nbsp;».<br>Là où d’autres auraient improvisé, le Mali a choisi l’ordre et la cohérence.<br>Là où d’autres auraient masqué la crise sous le vernis de la communication, il a préféré la transparence et la prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche, presque confucéenne, illustre une nouvelle pédagogie de la souveraineté. Une pratique qui consiste à assumer la contrainte comme un passage obligé vers la maîtrise de soi.&nbsp;L’État malien démontre qu’il ne s’agit plus d’obéir à la vitesse du monde, mais d’imposer son propre rythme — celui d’une refondation lente, mais consciente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-nbsp-savoir-comme-energie-nationale">Le<strong>&nbsp;savoir comme énergie nationale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette parenthèse forcée, un symbole s’impose : l’école malienne reste debout, même les portes closes.Chaque élève, chaque enseignant, chaque parent porte la conviction que l’éducation est la première énergie d’un pays — plus précieuse encore que le carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si le Mali manque aujourd’hui d’essence, il ne manque ni de foi, ni de raison, ni de mémoire.&nbsp;Et dans ce monde de vitesse et de vertige, cette leçon de mesure — presque philosophique — fait du Mali un pays qui, même ralenti, avance avec dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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