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	<title>Archives des réchauffement climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des réchauffement climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p>Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p>Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p>Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p>Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p>Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p>Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p>Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p>Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p>Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p>Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p>En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p>Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p>Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p>Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p>Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p>Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p>Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p>Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p>Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Et si le fleuve Niger disparaissait vraiment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:17:05 +0000</pubDate>
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<p>Les menaces contre le fleuve Niger sont alarmantes. Apprenez comment nos choix nuisent à ce précieux cours d'eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le fleuve Niger est en train de disparaître sous nos yeux. Lentement, presque discrètement, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel inéluctable. Pourtant, sa dégradation n’est ni une fatalité ni un caprice du climat seul. Elle est le résultat direct de nos choix, de nos renoncements et de notre incapacité collective à protéger ce qui rend encore la vie possible au Sahel.</em></strong></p>



<p>Selon l’étude Cart’Eau menée par <em>Join For Water</em> et l’IPR/IFRA de Katibougou en 2020, l’état du fleuve Niger à la traversée de Bamako est fortement dégradé par les rejets urbains non traités. «&nbsp;<em>Ce sont plus de six cent millions de litres de déchets liquides et solides qui sont déversés dans le Fleuve Niger à la traversée de Bamako</em>&nbsp;», souligne ce rapport, qui identifie 94 collecteurs d’eaux pluviales et usées dans le Grand Bamako, dont 58 se déversent directement dans le fleuve, constituant autant de « <em>hotspots</em> » majeurs de pollution. Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, ces collecteurs sont aujourd’hui transformés en égouts à ciel ouvert recevant eaux domestiques, déchets solides et boues de vidange.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-9eme-fleuve-le-plus-pollue-au-monde"><strong>Le 9ème fleuve le plus pollué au monde</strong></h2>



<p>L’étude estime le débit cumulé des eaux usées rejetées dans le fleuve Niger à 7,08 m³ par seconde, soit environ 611 548 m³ d’eaux polluées par jour. La commune IV est la plus contributrice, avec près de 249 596 m³/jour, en raison notamment du collecteur du Woyowayanko assimilable à une rivière d’eaux usées. À cette pollution liquide s’ajoute une gestion défaillante des déchets solides, avec seulement 13 sites de dépôts transitoires, souvent insalubres, et l’absence de véritable station de traitement des boues de vidange, entraînant des déversements anarchiques vers le fleuve.&nbsp;</p>



<p>Ces chiffres confirment que le Niger est devenu, à Bamako, le principal réceptacle des déchets urbains, faisant peser de graves risques sur la santé publique, la biodiversité et la ressource en eau potable. Le Niger charrie désormais autant de plastiques que de poissons. Ailleurs, son lit est éventré par un dragage anarchique, ses berges rongées par l’urbanisation sauvage, ses eaux détournées, polluées, surexploitées. Le fleuve nourricier est devenu un exutoire, un dépotoir, parfois une simple ressource à piller. Et l’indifférence générale l’accompagne dans sa lente agonie.</p>



<p>Le rapport technique 2020 du Projet de Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le Fleuve Niger «&nbsp;<em>Cart’Eau</em>&nbsp;» — réalisé avec le cofinancement de la Direction Générale du Développement (DGD), du Royaume de Belgique et de Join For Water (JFW) grâce l’appui de Fabrizio DE GEORGIO FERRARI TRECATE, Représentant résident de Join For Water au Mali et de toute son équipe — souligne que le «&nbsp;<em>Fleuve Niger est le 9ème fleuve le plus pollué au monde en termes de déchets en matière plastique.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-n-explique-pas-tout"><strong>Le climat n’explique pas tout</strong></h2>



<p>Certes, le réchauffement climatique accentue la fragilité du Niger. La hausse des températures, la variabilité accrue des pluies et l’allongement des périodes de sécheresse pèsent lourdement sur son débit. Mais se réfugier derrière le climat serait une fuite en avant. Car le fleuve ne meurt pas seulement de chaleur. Il meurt surtout de négligence humaine.&nbsp;</p>



<p>Dans un rapport publié en 2018 par l’Agence du Bassin du fleuve Niger, avec le financement de l’ambassade des Pays-bas, Housseini Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, résumait les dangers auxquels le fleuve Niger est confronté à deux : «&nbsp;<em>Le fleuve Niger est plus que jamais confronté à deux défis majeurs : le changement climatique et la croissance démographique</em>&nbsp;». Des défis qui sont tous sources de dégradation de la qualité des eaux et de diminution des ressources.</p>



<p>L’exemple du lac Faguibine, au nord de Tombouctou, est édifiant. Asséché depuis les années 1970, il a laissé derrière lui un désert de sable, des communautés ruinées et des écosystèmes anéantis. Ce drame écologique n’a suscité ni électrochoc durable ni changement structurel. Il est pourtant un avertissement pour l’humanité comme quoi l’eau peut disparaître, même là où elle semblait éternelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-sahara-etait-vert"><strong>Quand le Sahara était vert</strong></h2>



<p>L’histoire environnementale du Mali rappelle la vérité dérangeante selon laquelle le désert n’a pas toujours été désert. Durant l’Holocène humide, le Sahara était parcouru de rivières, de lacs et de deltas intérieurs reliant les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Le nord du Mali accueillait des populations humaines nombreuses, vivant de la pêche, de la chasse et de l’élevage.</p>



<p>Les gravures rupestres, les outils de pêche et les anciens lits de fleuves encore suivis par les nomades en témoignent. Le Sahara s’est désertifié lorsque les équilibres climatiques se sont rompus. Aujourd’hui, ce sont nos modes de vie, nos politiques publiques déficientes et notre rapport prédateur à la nature qui accélèrent une nouvelle rupture.</p>



<p>La disparition progressive du fleuve Niger serait bien plus qu’une catastrophe écologique. Elle signifierait l’effondrement de systèmes agricoles entiers, l’aggravation des conflits pour l’accès à l’eau, l’accélération des migrations forcées et une insécurité alimentaire chronique. Le danger que court le fleuve Niger est une bombe environnementale aux conséquences politiques et sociales majeures.</p>



<p>Protéger le Niger, ce n’est pas défendre un paysage ou un symbole. C’est préserver un équilibre vital pour des millions de personnes. Cela suppose une gouvernance environnementale courageuse, une coopération régionale effective, une régulation stricte des activités extractives et urbaines, mais aussi une réappropriation citoyenne du fleuve.</p>



<p>La question n’est donc pas de savoir si le Niger peut disparaître, mais si nous accepterons d’en être les fossoyeurs silencieux. La responsabilité intergénérationnelle nous oblige : un fleuve ne nous appartient pas, il nous est confié. Et l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront laissé mourir, sans réagir, l’une des dernières grandes artères de vie du Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
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<p><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p>Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p>Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p>C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p>Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p>Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p>Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p>En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p>À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p>Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p>À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p>La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p>Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : quand l’Afrique aride entre en surchauffe et que l’Occident lambine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Comment le réchauffement climatique en Afrique aride affecte-t-il les vies? Un aperçu des défis face à la chaleur extrême.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Par une chaleur insoutenable, dans un silence quasi-global, les zones arides du continent tirent leur sonnette d’alarme. Et personne, ou presque, ne l’entend.</em></strong></p>



<p>«<em> Allah n’est pas obligé, n’a pas besoin d’être juste dans toutes ses choses, dans toutes ses créations, dans tous ses actes ici-bas</em> », écrivait Amadou Kourouma dans une phrase à la fois terrible et lucide, comme un écho prophétique aux tragédies muettes du présent. Kayes, 3 avril 2024. Le&nbsp;<a href="https://www.climatecentre.org/13690/sahel-heatwave-blamed-for-some-100-excess-deaths-in-mali-would-not-have-occurred-without-climate-change-study/">thermomètre crève le plafond à 48,5 °C</a>. Une chaleur brute, inhumaine, implacable. En quatre jours, cent Maliens tombent, non pas sous les balles ou les bombes, mais sous le poids d’un ciel devenu brasier. Le soleil n’a pas d’ennemi, pas de visage, pas de parti. Juste une justice à lui, aussi impénétrable qu’indifférente.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epicentre-de-la-detresse-climatique-mondiale"><strong>L’épicentre de la détresse climatique mondiale</strong></h2>



<p>Dans cette ville jadis fière de ses rails, le métal se tord, les certitudes aussi. Ce n’est pas un désastre soudain, mais une agonie diffuse, une apocalypse lente — celle d’un climat qui frappe sans haine, mais avec une efficacité chirurgicale. Face à cette injustice climatique, où mourir de chaleur devient banal, la phrase de Kourouma résonne cruellement juste : l’équilibre du monde ne nous est pas dû. Mais il n’en reste pas moins que les humains en ont, à bien des égards, compromis l’harmonie. Car derrière la chaleur de Kayes, ce n’est pas simplement la fatalité climatique qui se joue, mais bien le prix accumulé de décennies d’inaction, d’aveuglement et d’avidité.</p>



<p>Alors que le Sahara grignote les terres, que la faim ravage les villages du Sahel et que les canicules tuent désormais à Kayes, le continent africain est pris dans un compte à rebours climatique. Et pendant que les alertes s’enchaînent, les réponses — financières, politiques, géopolitiques — restent aussi évanescentes qu’un mirage de saison sèche.</p>



<p>Sahara, Sahel, Corne de l’Afrique&nbsp;: un triangle infernal qui constitue aujourd’hui l’épicentre de la détresse climatique mondiale. Une ligne de front où la température grimpe, les pluies s’évaporent, et les espoirs, trop souvent, se fanent avec les récoltes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-visages-d-un-desastre-silencieux"><strong>Trois visages d’un désastre silencieux</strong></h2>



<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahara</a>, d’abord : 8,5 millions de kilomètres carrés de fournaise, avec des pointes à 50 °C dans le désormais tristement célèbre « <em>triangle de feu</em> » algérien. Puis vient le Sahel, ce trait d’union entre désert et savane, où le <a href="https://www.alliance-sahel.org/presse/le-sahel-face-aux-enjeux-du-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement est 1,5 fois</a> plus rapide que la moyenne planétaire. Là, entre Mopti et Tahoua, les pluies tombent — parfois — pendant trois mois, mais laissent sècheresse, migration et conflits sur leur passage. Et enfin la Corne, ce couloir maudit où la sècheresse de 2020-2023 a laissé <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Horn_of_Africa_drought_(2020%E2%80%932023)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 43 000 morts en Somalie</a>, 23 millions d’affamés, et des troupeaux décimés comme jamais.</p>



<p>Mais les chiffres, aussi vertigineux soient-ils, ne disent pas tout. Ce sont les canicules de février, les sècheresses en spirale, la progression du Sahara vers le sud — 400&nbsp;millions de personnes menacées — et la&nbsp;<a href="https://eu.boell.org/en/SoilAtlas-regreening-Sahara-desert">disparition quasi-totale du lac Tchad</a>&nbsp;qui forcent le constat&nbsp;: quelque chose d’irréversible est en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-la-communaute-internationale-presente-mais-en-retard"><strong>Et la communauté internationale ? Présente, mais en retard</strong></h2>



<p>Les Nations unies, les grandes conférences, les COP, les fonds climatiques… Tout y est. Sauf peut-être l’essentiel : l’urgence. Entre 2021 et 2022, les flux financiers destinés à l’Afrique n’ont couvert que <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">23 % des besoins climatiques</a> estimés du continent. Sur les 200 milliards nécessaires d’ici 2030, à peine 44 sont déboursés. Et quand les sommes sont là, les retards, les lourdeurs administratives et les critères opaques viennent freiner la moindre avancée.</p>



<p>Le Fonds « <em>Perte et dommage</em> » ? Annoncé, salué, applaudi… mais à zéro dollar décaissé à ce jour. La <a href="https://africanclimatewire.org/2025/05/africa-great-green-wall-initiative-seeks-to-overcome-policy-and-funding-gaps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille verte</a> ? Ambitieuse, elle peine à dépasser les 30 % d’avancement, malgré des promesses de 19 milliards de dollars. Même <a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/publication/landscape-of-climate-finance-in-africa-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adaptation</a>, ce maillon clé pour survivre, est majoritairement financée par des prêts, accroissant la dette de pays déjà fragilisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resistance-locale-inventivite-africaine"><strong>Résistance locale, inventivité africaine</strong></h2>



<p>Et pourtant, le continent résiste.&nbsp;<em>Résiland Sahel</em>, le programme alimentaire du PAM, les registres de protection sociale adaptative, les bonds innovants comme le&nbsp;<em>Lemur Bond</em>&nbsp;à Madagascar… Autant de preuves que l’Afrique ne se contente plus de subir, mais innove, préviens, reconstruit. Non sans douleur, mais avec dignité.</p>



<p>Dans le sud de la Mauritanie, plus de 300 000 hectares ont déjà été restaurés. À Niamey, à Ouagadougou ou à Bamako, des stratégies nationales émergent, portées par des jeunes, des femmes, des collectifs qui refusent de se résigner. L’observatoire de la Grande Muraille verte, lancé en 2024, tente de mettre un peu d’ordre dans la jungle des portefeuilles climatiques. Mais sans <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">sursaut global</a>, la course est perdue d’avance.</p>



<p>Car ce n’est plus une simple crise. C’est une guerre. Une guerre contre la montre, contre la torpeur des bailleurs, contre les mécanismes de financement obsolètes. Une guerre où les soldats sont des éleveurs touaregs sans pâturage, des mères somaliennes sans lait à offrir, des enfants sahéliens sans arbres pour jouer à l’ombre.</p>



<p>Et pendant ce temps, le monde regarde ailleurs. L’Ukraine, Gaza, Taïwan… L’Afrique, elle, brûle en silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-le-continent-reclame-nbsp-du-concret"><strong>Ce que le continent réclame&nbsp;: du concret</strong></h2>



<p>Alors que faire ? Quatre lignes suffiraient&nbsp;: qu’on quadruple les flux financiers avant 2030. Qu’on simplifie, enfin, l’accès aux fonds. Qu’on canalise l’aide via les systèmes sociaux existants. Et qu’on investisse massivement dans la donnée, la vraie, celle du terrain.</p>



<p>Car pour l’Afrique aride, l’heure n’est plus aux discours. Chaque mois perdu, chaque dollar non versé, chaque hectare non replanté est une promesse de famine, d’exode, de conflit. Et au bout de cette chaîne, il y a le monde entier, car comme le dit un proverbe peul&nbsp;:&nbsp;<em>« Quand la case du voisin brûle, mieux vaut ne pas s’endormir. »</em></p>



<p>Alors, si Allah n’est pas tenu à la justice, nous, humains, le sommes. Nous avons une responsabilité morale et politique de rééquilibrer ce qui peut l’être encore : par les politiques climatiques, par la solidarité financière, par la restauration des terres dévastées. À défaut de changer les lois de la physique, il nous reste celle, impérieuse, de la conscience.<em></em></p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Océan à l’Humanité : Lettre ouverte d’un élève burkinabè pour sauver la planète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Lisez la lettre de l’Océan à l’humanité, un appel poignant pour lutter contre la pollution des eaux et protéger notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis Ouagadougou, Diaman Adil, élève en classe de 5ème, prête sa plume à l’Océan dans une lettre pleine d’émotion et de pédagogie. Sous la supervision de son enseignant, il interpelle l’humanité sur la pollution des eaux et le réchauffement climatique, rappelant que sauver l’Océan, c’est sauver toutes les vies sur Terre.</em></strong><em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cher-terrien"><strong>Cher Terrien,</strong></h3>



<p>Je suppose que vous allez bien.</p>



<p>Me concernant, mon état d’âme n’est pas positif, car je suis triste de la manière dont vous me traitez avec négligence. Présentation oblige :</p>



<p>Je suis Océan, cette vaste étendue d’eau qui couvre la majeure partie de la planète Terre.<br>Ainsi, j’ai besoin que l’on prenne soin de moi. Pour quelle raison ?</p>



<p>La raison est simple : vous portez atteinte à ma survie. Cela se traduit par les multiples pollutions que vous m’infligez.</p>



<p>À travers ma souffrance, c’est à l’ensemble des êtres vivants peuplant cette planète que vous faites du tort.</p>



<p>En effet, vous menacez également la survie des espèces aquatiques et même terrestres… dont vous faites partie.</p>



<p>Cependant, comment devriez-vous prendre soin de moi ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-venue-des-profondeurs"><strong>Une réponse venue des profondeurs</strong></h3>



<p>Cher ami Terrien, si je peux me le permettre, j’ai eu l’idée, en concert avec mes frères et sœurs (lagunes, lacs, cours d’eau, fleuves, rivières), de vous guider.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-1-mettre-fin-aux-comportements-negligents"><strong>1. Mettre fin aux comportements négligents</strong></h4>



<p>Je vous prie de cesser :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>De jeter des déchets ménagers et industriels dans les eaux,</li>



<li>D’utiliser des produits chimiques pour pêcher,</li>



<li>De pratiquer des activités minières illégales en mer.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-2-reduire-les-gaz-a-effet-de-serre"><strong>2. Réduire les gaz à effet de serre</strong></h4>



<p>Le réchauffement climatique, causé par vos émissions, provoque la montée des eaux. Cela n’a rien de naturel.</p>



<p>Les conséquences sont graves :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des familles, des territoires et leurs biens disparaissent sous les flots,</li>



<li>Des espèces vivantes sont englouties ou forcées de migrer,</li>



<li>L’eau, source de vie, devient rare ou dangereuse pour la santé humaine et celle des autres êtres vivants.</li>
</ul>



<p>Je vous quitte sur ce, car je deviens bavard…</p>



<p>Dans l&rsquo;espérance que mon message parvienne à la multitude parmi vous,<br>Merci d’avance pour l’attention que vous porterez à cette lettre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ocean"><strong>Océan</strong></h3>



<p><em><strong>Par Messieurs Alliman Ezo Guy Renaud</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p><em><strong>(Enseignant de philosophie et d’Éducation Civique et Morale)</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p><em><strong>et Diaman Adil</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p><em><strong>(Élève en classe de 5e au Lycée Notre Dame des Victoires – Ouagadougou)</strong></em><strong><em></em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique. Le Sahel brûle, le monde regarde ailleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Alors que le Sahel suffoque sous une chaleur extrême, coïncidant une fois de plus avec le ramadan, des millions de vies sont en péril, victimes silencieuses du changement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que le Sahel suffoque sous une chaleur extrême, coïncidant une fois de plus avec le ramadan, des millions de vies sont en péril, victimes silencieuses du changement climatique.</em></strong></p>



<p>Depuis toujours, les civilisations ont prospéré ou disparu sous l’effet du climat. Les grandes sécheresses ont anéanti des empires, du royaume d’Aksoum en Éthiopie à la civilisation maya en Amérique centrale. Aujourd’hui, une autre catastrophe se joue sous nos yeux, silencieuse mais implacable. Le Sahel est en train de devenir inhabitable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’évolutionnisme darwinien&nbsp;</strong></h3>



<p>En mars 2025, le thermomètre a franchi des seuils inédits&nbsp;: 48&nbsp;°C à Kayes, 46&nbsp;°C à Ouagadougou, des nuits où la température ne descend pas sous les 30&nbsp;°C. Une chaleur qui n’a rien d’anecdotique. Elle sape la productivité, met en péril les cultures, rend le sommeil impossible et pousse les populations sur les routes de l’exode. Ces vagues de chaleur, qui n’étaient autrefois qu’exceptionnelles, deviennent la norme.</p>



<p>Et cette année, comme l’année dernière, cette fournaise tombe en plein mois de ramadan. Un mois de jeûne et de spiritualité, transformé en épreuve de survie. Du lever au coucher du soleil, des millions de croyants s’abstiennent de boire et de manger, alors même que leur corps est soumis à une déshydratation extrême. Dans les hôpitaux de Bamako, Ouagadougou et Niamey, les admissions pour malaises et coups de chaleur explosent. Ceux qui travaillent dehors — agriculteurs, ouvriers, commerçants — luttent contre une chaleur qui ne laisse aucun répit.</p>



<p>Le phénomène n’est pas propre au Sahel. L’histoire nous enseigne que des vagues de chaleur ont été parmi les premières causes de migrations massives. Il y a 4 000&nbsp;ans, la désertification du Sahara a forcé les populations à descendre vers le Nil, contribuant à l’essor de l’Égypte pharaonique. Aujourd’hui, la même logique s’impose. Ceux qui ne pourront plus vivre ici partiront ailleurs, vers le Golfe de Guinée, vers l’Europe. On ne sort point de l’évolutionnisme darwinien, avec la sélection naturelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le sahel victime d’une crise incontrôlable&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p>D’ici 2050, plus de 85&nbsp;millions d’Africains seront contraints de quitter leurs terres en raison du changement climatique. Qui s’y prépare ? Personne. Les grandes puissances, pourtant si promptes à investir dans des infrastructures minières et énergétiques, restent aveugles aux besoins vitaux des populations.</p>



<p>Le paradoxe est cruel. Les pays du Sahel, qui ne produisent que 2 à 3&nbsp;% des émissions mondiales de CO₂, en subissent les effets les plus dévastateurs. Une injustice climatique absolue. La solution ? Elle existe. Il ne manque que la volonté politique.</p>



<p>Le Sénégal a déjà mis en place des systèmes d’alerte précoce contre les vagues de chaleur. Pourquoi ne pas les généraliser à toute la région ? Pourquoi ne pas investir massivement dans des programmes de reforestation, de gestion de l’eau, de modernisation agricole ? Pourquoi ne pas créer un grand fonds climatique pour le Sahel, financé par une taxe sur les profits des multinationales extractives ?</p>



<p>Les réponses viendront trop tard, comme toujours. On attendra que la crise devienne incontrôlable, que des millions de personnes soient sur les routes, que les tensions explosent. Et alors, l’Occident découvrira avec effroi ce qu’il aurait pu anticiper. On ne laisse pas un continent brûler impunément. L’Histoire nous l’a déjà appris. Mais qui prend encore la peine de l’écouter ?</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : un plan ambitieux pour financer la croissance verte et s’adapter au réchauffement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[COP29]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[croissance verte]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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<p>La COP29 : la Côte d'Ivoire crée un fonds de 500 millions de dollars pour financer des projets verts et lutter contre le changement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La Côte d’Ivoire lance un ambitieux fonds vert de 500&nbsp;millions de dollars pour accélérer la croissance durable et renforce sa gouvernance climatique à la COP29.</em></strong></p>



<p>Lors de la COP29 à Bakou, le vice-président ivoirien Tiemoko Meyliet Koné a annoncé une série de mesures ambitieuses pour renforcer la lutte contre le changement climatique en Côte d’Ivoire. Parmi ces mesures, la création d’un fonds de 500&nbsp;millions de dollars pour le financement de projets verts constitue une avancée importante dans les efforts de développement durable du pays. Cet engagement, appuyé par un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), marque un tournant pour l’économie ivoirienne, qui cherche à conjuguer croissance économique et protection de l’environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-vert-de-500-nbsp-millions-de-dollars-pour-catalyser-la-croissance-durable"><strong>Un fonds vert de 500&nbsp;millions de dollars pour catalyser la croissance durable</strong></h3>



<p>Le projet de création d’un fonds de financement vert, d’une valeur de 500&nbsp;millions de dollars, est une initiative clé du gouvernement ivoirien pour « <em>accélérer la croissance verte</em> », comme l’a souligné le FMI dans son communiqué. Cette somme considérable sera utilisée pour financer des projets visant à réduire les émissions de carbone, promouvoir les énergies renouvelables et soutenir les infrastructures résilientes au climat. Le fonds devrait être capitalisé par des sources publiques, dont le gouvernement ivoirien lui-même, ainsi que des partenaires internationaux comme le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), et des Banques Multilatérales de Développement (BMD). Le communiqué du FMI mentionne également la possibilité d’attirer des investissements privés, ce qui pourrait offrir une dimension complémentaire et accélérer le déploiement de projets écologiques dans tout le pays.</p>



<p>Cette initiative de financement représente un effort concret pour concrétiser les promesses souvent répétées de financement climatique, qui tardent encore à être pleinement réalisées. Les 500&nbsp;millions de dollars permettront à la Côte d’Ivoire de mieux structurer et soutenir ses actions pour atteindre ses objectifs climatiques. Le fonds vert pourrait aussi être un levier important pour attirer des partenariats public-privé, catalyser les investissements dans des secteurs clés tels que les énergies renouvelables, et renforcer les infrastructures de gestion des ressources naturelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-climatique-renforcee-nbsp-une-commission-et-un-bureau-du-carbone"><strong>Gouvernance climatique renforcée&nbsp;: une commission et un bureau du carbone</strong></h3>



<p>En plus de cet ambitieux fonds vert, le vice-président Tiemoko Meyliet Koné a annoncé la création d’une commission nationale sur le changement climatique, ainsi qu’un bureau du marché du carbone. Ces deux entités joueront un rôle crucial dans la gestion et le suivi des projets climatiques en Côte d’Ivoire. La commission nationale aura pour mission de coordonner les initiatives liées au climat, de renforcer la gouvernance environnementale et d’assurer que les mesures adoptées soient effectivement mises en œuvre sur le terrain. Le bureau du marché du carbone, pour sa part, supervisera les transactions de crédits carbone, ouvrant ainsi une opportunité pour la Côte d’Ivoire de bénéficier des marchés internationaux du carbone, où les pays développés achètent des crédits compensatoires pour réduire leur empreinte carbone.</p>



<p>En créant ces structures, la Côte d’Ivoire s’aligne sur les standards internationaux de gouvernance climatique, ce qui devrait également renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs et des bailleurs de fonds. « <em>La transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des fonds climatiques sont des priorités pour la Côte d’Ivoire</em> », a affirmé le vice-président lors de son discours, ajoutant que cette démarche permettra également au pays de mieux évaluer l’impact de ses actions et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-aux-pays-riches-pour-une-transition-equitable"><strong>Un appel aux pays riches pour une transition équitable</strong></h3>



<p>Le vice-président ivoirien n’a pas manqué d’interpeller les pays riches lors de la conférence, soulignant leur responsabilité dans la crise climatique actuelle et l’importance de leur rôle dans la transition énergétique mondiale. Il a exhorté ces nations à « <em>réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre</em> » et à « <em>faciliter l’accès aux technologies climatiques</em> » pour les pays en développement. Ce plaidoyer reflète une attente grandissante des pays africains pour une réponse internationale plus solidaire et plus juste.</p>



<p>Les pays africains, bien que parmi les moins responsables des émissions mondiales de carbone, sont souvent les plus durement touchés par les effets du changement climatique. Ils réclament ainsi des financements et des transferts technologiques pour les aider à faire face aux défis climatiques sans compromettre leur croissance économique. Le vice-président a également insisté sur « <em>l’accélération du financement de la transition énergétique </em>», un point qui résonne fortement dans le contexte actuel de retard des pays développés à honorer leur engagement de mobiliser 100&nbsp;milliards de dollars par an pour le climat en faveur des pays en développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-loi-sur-le-climat-pour-soutenir-les-initiatives"><strong>Un projet de loi sur le climat pour soutenir les initiatives</strong></h3>



<p>Pour donner un cadre législatif aux actions en faveur de l’environnement, le gouvernement ivoirien envisage également d’adopter un projet de loi sur le climat. Ce texte vise à encadrer juridiquement les efforts de réduction des émissions, à encourager les pratiques durables et à orienter le développement économique vers des objectifs climatiques. Avec ce projet de loi, la Côte d’Ivoire montre son engagement à long terme en faveur de la durabilité et envoie un message fort à ses partenaires internationaux.</p>



<p>Ce cadre législatif pourrait également renforcer la mobilisation des financements, en rassurant les investisseurs sur l’engagement du pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les projets d’infrastructure durable, la préservation des forêts, et les pratiques agricoles écoresponsables font partie des initiatives qui bénéficieront de ce soutien législatif.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-un-avenir-vert"><strong>Une feuille de route ambitieuse pour un avenir vert</strong></h3>



<p>L’initiative de la Côte d’Ivoire à la COP29 montre une volonté manifeste de passer des engagements à l’action. En combinant un fonds de financement vert conséquent, une gouvernance climatique renforcée, un appel au soutien international, et une loi sur le climat en préparation, le pays se positionne comme un acteur engagé sur le continent en matière de durabilité. Ces mesures vont bien au-delà des discours et témoignent d’une approche structurée et résolument tournée vers l’avenir.</p>



<p>Les 500&nbsp;millions de dollars alloués aux projets de croissance verte, la mise en place d’instances dédiées au suivi des actions climatiques, et le plaidoyer pour une transition énergétique mondiale équitable montrent que la Côte d’Ivoire est prête à s’imposer comme un modèle en matière de finance climatique en Afrique. Les prochaines années seront décisives pour observer l’impact concret de ces initiatives sur le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique dans le pays.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De Rio à Bakou : que reste-t-il de l’espoir climatique depuis le premier rapport du GIEC ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 08:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Suivez la COP29 à Bakou pour des engagements concrets face à l'urgence climatique. Découvrez les constats et prévisions du GIEC sur l'évolution du climat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Aïcha Yatabary : « Le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 07:29:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pour le Mali, il y a eu des efforts pour lutter contre l’insalubrité, mais le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté et les efforts du gouvernement gagneraient à être menés de façon intégrée, systémique et transversale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La coupe abusive du bois est une réalité palpable dans plusieurs pays du monde, notamment africains où même les forêts classées n’y échappent pas. Pourtant, il n’est de secret à personne que les arbres jouent un rôle primordial dans la vie de l’être humain.</strong></p>



<p><strong>Pour parler de ce phénomène, susceptible d’<em>« augmenter les taux de Co2 atmosphériques »,</em> Sahel Kunafoni s’est tourné vers </strong><strong>Dr Aïcha Yatabary, médecin de formation, consultante en santé publique axée sur le développement durable. Dans cet entretien exclusif, Dr Aïcha Yatabary évoque entre autres les causes de </strong><strong>la dégradation constante de l’environnement. Tout en expliquant les effets du changement climatique en général et les conséquences de la coupe abusive du bois. Elle évoque aussi l’impact de l’orpaillage par drague sur nos cours d’eau et propose également des mécanismes pour l’hygiène et l’assainissement dans nos grandes agglomérations. Nous vous invitons à lire l’intégralité de cet entretien.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;<strong>: quelle lecture faites-vous de la dégradation croissante de l’environnement au Mali ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Dr Aïcha Yatabary</strong>&nbsp;: la dégradation constante de l’environnement au Mali est due en grande partie aux activités humaines, mais aussi aux effets du changement climatique.</p>



<p>Concernant les activités humaines, citons les activités artisanales (teinturières…), minières, industrielles (produits chimiques…), agricoles (pesticides et engrais), sans oublier les mauvaises habitudes comme le dépôt anarchique des ordures ménagères qui entraine lui-même l’obstruction des voies d’évacuation des eaux usées et la collection d’eau sale, elle-même responsable des maladies de l’eau sale comme le choléra, la typhoïde… Ces mauvaises habitudes comptent aussi parmi elles la coupe anarchique du bois pour les besoins ménagers.</p>



<p>Le changement climatique est quant à lui responsable d’inondations dans certaines zones et de sécheresse dans d’autres, avec un risque d’insécurité alimentaire. Quant à la pollution citée plus haut, elle augmente la mortalité au sein de la population générale.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En quoi le changement climatique peut-il être source d’inondation, d’insécurité alimentaire ou de maladies ?</strong></h5>



<p>Comme précédemment évoqué, le changement climatique est responsable d’inondations dans certaines régions du Sahel et de sécheresse dans d’autres. Toutes choses qui pourraient entrainer une insécurité alimentaire dans une région déjà fragile et y augmenter le taux de pauvreté. Car une grande partie de ces populations vivent d’activités comme l’agriculture, l’élevage ou la pêche, qui sont fortement dépendantes de la pluviométrie. N’oublions pas non plus les risques de conflits liés à l’eau.</p>



<p>Par ailleurs, le changement climatique, en plus de l’augmentation des maladies hydriques selon le mécanisme cité plus haut, est susceptible d’augmenter les maladies respiratoires (notamment par la pollution de l’air qu’il favorise) et cardiovasculaires (le lien entre la chaleur et certaines affections cardiovasculaires est maintenant établi).</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la responsabilité de ces pays dans ce phénomène ?</strong></h5>



<p>La responsabilité des pays face au changement climatique est de mesurer tout d’abord l’impact de ce phénomène à leur échelle, par l’intermédiaire d’études d’experts, dans une logique de transdisciplinarité. Il s’agit aussi de mener des stratégies toujours à leur échelle, et qui s’intègrent dans la stratégie internationale.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La coupe abusive du bois est une réalité palpable dans les pays africains, même les forêts classées n’y échappent pas. En quoi ce phénomène expliquerait-il aussi le réchauffement climatique dans nos contrées ?</strong></h5>



<p>Il est admis que les arbres permettent la biosequestration du carbone. La quantité de carbone piégée dans les écosystèmes terrestres est trois fois plus élevée que celle atmosphérique. Diminuer cette capacité de biosequestration des arbres en les coupant, c’est augmenter les taux de Co2 atmosphériques.</p>



<p>Pour limiter l’émission des gaz à effet de serre, il faut donc lutter efficacement contre la déforestation.<a></a></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Que faut-il concrètement pour mieux protéger nos forêts classées ?</strong></h5>



<p>Il faut voter des lois pour punir la notion d’« écocide », c’est-à-dire crime contre la nature. Il faut également lutter contre la dégradation des forêts, et améliorer leur gestion.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact peut avoir l’orpaillage par drague sur nos cours d’eau ?</strong></h5>



<p>L’utilisation du mercure et du cyanure, qui sont utilisés pour la récupération de l’or, constituent une grave menace pour les systèmes fluviaux.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle analyse faites-vous des politiques de protection de l’environnement des autorités transitoires du Mali, de la Guinée, du Burkina et du Tchad ?</strong></h5>



<p>Sans vouloir m’aventurer dans les politiques menées par ces autorités en Guinée et au Tchad, je dirais que pour le Mali, il y a eu des efforts pour lutter contre l’insalubrité, mais le budget de l’État consacré à l’environnement gagnerait à être augmenté et les efforts du gouvernement gagneraient à être menés de façon intégrée, systémique et transversale.</p>



<p>Quand on sait la part de l’agriculture dans l’économie de nos pays, et à quel point celle-ci est dépendante de la pluviométrie, nous gagnerions à mieux nous pencher sur la question de l’environnement et du changement climatique.</p>



<p>Au Burkina Faso, je peux dire que Thomas Sankara l’écologiste avant-gardiste a déjà montré la voie (agroécologie, plantation d’arbres, etc.)</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Dans la plupart de nos grandes villes, comme Bamako, il n’est pas rare de voir des eaux usées, des déchets humains dans les rues. Pourtant, ces éléments peuvent constituer des menaces pour la santé humaine. Quel regard portez-vous sur l’hygiène et l’assainissement dans nos grandes agglomérations ?</strong></h5>



<p>Je parlerai en termes de solutions. Dans un premier temps, il faut&nbsp;: renforcer les approches intégrées qui voient intervenir les ministères de l’hydraulique, de l’assainissement et de la Santé. Il faut également éduquer les populations pour le changement de comportement. De même, il faut augmenter le budget de l’État dédié à l’assainissement. Tout en construisant plus de latrines et de sanitaires, surtout dans certaines zones, il faut également améliorer le fonctionnement des systèmes d’évacuation des eaux usées.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-i/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« science du changement climatique »</a> suivi en mars 2022 par celui sur les <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation »</a>.</p>



<p>Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.</p>



<p>L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone.</p>



<p>Il se conclut par une discussion des politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu’elles requièrent&nbsp;; le tout au prisme du développement durable.</p>



<p>Nous présentons ici les principaux messages du rapport, en incitant les lecteurs curieux à partir à la découverte de cette documentation très riche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des émissions à la hausse malgré une mobilisation mondiale</h3>



<p>Le point de départ est que des politiques de lutte contre le changement climatique sont maintenant en vigueur dans de très nombreux pays, et dans de très nombreux secteurs. Très variées, ces politiques «&nbsp;couvrent&nbsp;» déjà plus de la moitié des émissions mondiales.</p>



<p>Cette mobilisation se traduit aussi par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux&nbsp;: un nombre croissant de pays s’engageant maintenant vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les efforts ne sont pas l’apanage des gouvernements nationaux&nbsp;: ils existent aussi, de plus en plus nombreux, aux échelles régionales et locales et dans le secteur privé, à travers par exemple des réseaux de villes qui s’engagent vers la neutralité carbone.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que malgré cette mobilisation, les émissions de gaz à effet de serre mondiales <a href="https://www.citepa.org/fr/2021_11_b08/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">continuent d’augmenter</a>.</p>



<p>Même si le rythme de leur croissance s’est ralenti, elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue. La chute brutale observée en 2020 du fait du Covid est déjà largement résorbée. Et les plans nationaux, pour ambitieux qu’ils soient, nous laisseraient en 2030 largement au-dessus des niveaux d’émissions compatibles avec les objectifs que la communauté internationale s’est fixés à Paris en 2015.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Ampleur de la baisse des émissions de CO₂ au niveau mondial et par secteur d’activité pendant le confinement. <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>En fait, pour éviter que les températures moyennes à la surface du globe ne dépassent 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère préindustrielle – objectif «&nbsp;aspirationnel&nbsp;» de l’accord de Paris – il faudrait une division par deux des émissions de gaz à effet de serre entre aujourd’hui et 2030, et l’atteinte de zéro émissions nettes de CO<sub>2</sub> à l’échelle mondiale à l’horizon 2050.</p>



<p>Réduire les émissions de 20&nbsp;% à l’horizon 2030 et atteindre la neutralité CO<sub>2</sub> vers 2070 s’avère nécessaire pour avoir une chance raisonnable de tenir l’objectif de limiter la hausse des températures en deçà de 2&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réductions à un coût raisonnable</h3>



<p>De telles réductions d’émissions nécessitent des transformations majeures dans tous les secteurs. De ce point de vue, le rapport est prudemment optimiste.</p>



<p>En effet, de nombreuses options de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont vu leur coût diminuer très rapidement en quelques années. La production d’électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, par exemple, est devenue en dix ans compétitive avec la production d’électricité à partir des combustibles fossiles.</p>



<p>Les options de réduction des émissions disponibles permettent d’envisager, à coût raisonnable, de diviser les émissions par deux d’ici à 2030. Les coûts varient évidemment d’une région à l’autre, et ils doivent être pris avec précaution du fait des importants effets de système (construire de nouvelles lignes de courant pour acheminer la production d’électricité éolienne, construire les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques).</p>



<p>Mais ce constat est valide pour les systèmes énergiques, l’agriculture et la forêt, le bâtiment, les transports, l’industrie ou encore dans les systèmes urbains.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/196298/original/file-20171124-21853-1msq4qn.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Sélectionner les pratiques agricoles qui permettront d’accroître le stock de carbone des sols. <a href="https://www.flickr.com/photos/prefeituradaserra/37497673241/in/photolist-Z8xnRB-nJRetv-Da1sVG-YFSAdS-21LiRad-21pttL6-GBs5fv-CHy3Sy-XVV3D7-CC1797-YPsqL7-ZtsrRk-Yemjfz-YRn7kn-fQAja5-Zg7gVj-X6vPEe-Zqv63y-Y93Qvw-YMF2XX-YgZL8N-21Fp6dN-CuAunW-YzxxQW-YWCqD5-YFvmsJ-qCjE53-ZX7hC2-Ys2DDL-ZDJ1NY-YQPEzw-YePBKv-XF1s4U-ZKwhFT-Zb8ptL-Z2hXLY-Yuy3FL-YWvBXB-CAnneN-FXv9Ck-Y93bv3-YnupEZ-YDryCh-Zcqo79-h18ydP-YTcTPN-ZgXwUf-BPvxAy-XX2p7c-pdyhSh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jansen Lube/Flickr</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions multiples</h3>



<p>Point important, les options d’atténuation disponibles sont de natures multiples&nbsp;: elles consistent en l’adoption de technologies «&nbsp;propres&nbsp;», mais aussi en des transformations des modes de production et de consommation, des infrastructures ou des organisations sociales.</p>



<p>Dans les transports, par exemple, on peut réduire la demande via l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, le télétravail, ou la dématérialisation&nbsp;; construire des infrastructures qui permettent aux ménages d’utiliser des modes de transport peu ou pas émetteurs, comme les transports en commun ou les mobilités dites «&nbsp;actives&nbsp;» (vélo, marche, etc.), en plus d’améliorer les véhicules individuels en les rendant plus légers, moins consommateurs d’énergie, et en les électrifiant.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/279432/original/file-20190613-32331-4hopoy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=741%2C0%2C5218%2C2680&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Promouvoir les déplacements actifs. <a href="https://unsplash.com/photos/PUKGAsRSPuk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Javier Garcia/Unsplash</a></figcaption></figure>



<p>Toute la difficulté est de surmonter les nombreuses barrières à la mise en œuvre de ces solutions.</p>



<p>Les premières sont financières, et le rapport explore en détail les différentes solutions par lesquelles l’épargne, privée en particulier, pourrait être mieux dirigée vers les actions de réduction des émissions.</p>



<p>Les secondes sont technologiques, et le rapport offre de nombreuses pistes pour mieux catalyser les efforts de recherche et développement publics et privés, afin de développer des solutions de décarbonation dans les secteurs où les émissions sont les plus difficiles à réduire, comme la production de ciment ou l’aviation.</p>



<p>Les troisièmes sont institutionnelles. Par nature dépendantes des configurations politiques propres à chaque pays ou à chaque région, elles s’avèrent néanmoins omniprésentes et requièrent tout autant d’attention.</p>



<p>Les quatrièmes sont d’ordre physique&nbsp;: les bâtiments, les routes, les usines, en résumé toutes les installations à durée de vie ayant une influence déterminante sur nos émissions et sur notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport souligne à quel point nos choix en la matière, aujourd’hui, sont déterminants. Continuer à investir dans des infrastructures émettrices bloquerait ainsi nos économies sur un sentier à hautes émissions ou créerait des «&nbsp;actifs échoués&nbsp;» par la suite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des bénéfices «&nbsp;non climatiques&nbsp;» à la réduction des émissions</h3>



<p>Plus largement, accélérer la réduction des émissions n’ira pas sans friction avec les autres grands objectifs que se donnent les sociétés.</p>



<p>Le rapport montre en effet qu’à court terme, les transformations induites par la réduction des émissions ont un coût économique et social, inégalement distribué selon les pays, les régions ou encore les secteurs économiques, mais bien réel.</p>



<p>En réponse, le rapport explore les options de transition «&nbsp;juste&nbsp;», qui permettent à tous de trouver leur place dans un futur monde bas carbone. Il souligne aussi que de nombreuses options de réduction des émissions ont des bénéfices additionnels «&nbsp;non climatiques&nbsp;». Par exemple, limiter la combustion d’énergies fossiles, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminue les polluants locaux néfastes pour la santé.</p>



<p>Il montre que lever les obstacles à la réduction des émissions revient souvent aussi à lever les obstacles à la réalisation d’autres objectifs sociétaux, dans le domaine de l’accès au logement par exemple.</p>



<p>Il rappelle enfin que les efforts associés à la réduction des émissions sont à mettre en regard des risques associés à une moindre action. Comme le souligne le rapport <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> de mars 2022 : « Le changement climatique menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, et entraîne des impacts sévères potentiellement irréversibles sur la nature. »</p>



<p>En évitant les impacts du changement climatique les plus sévères, l’atténuation est donc incontournable pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé et le bien-être ou encore fournir de l’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plongez-vous dans le «&nbsp;résumé pour décideurs&nbsp;»</h3>



<p>En termes d’action, le rapport dessine des ensembles de politiques publiques à tous les échelons, pour inciter à la réduction des émissions, lever les obstacles et modifier les trajectoires de développement.</p>



<p>Il insiste aussi sur la nécessaire implication de l’ensemble des acteurs sociaux – entreprises, secteur financier, société civile, citoyens… – pour prendre des mesures immédiates et ambitieuses afin de réduire rapidement les émissions de GES et de nous éviter – et d’éviter à nos enfants – d’avoir à affronter, plus tard, des défis autrement insurmontables.</p>



<p><a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport « atténuation »</a> est disponible en intégralité en ligne, tout comme son résumé technique et son résumé pour décideurs. Ce dernier document, d’une quarantaine de pages, constitue le meilleur point d’entrée pour partir à la découverte de ce nouveau document du GIEC.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/celine-guivarch-422382" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Guivarch</a>, Économiste au Cired, directrice de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-des-ponts-paristech-enpc-3143" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École des Ponts ParisTech (ENPC)</a></em> and <a href="https://theconversation.com/profiles/franck-lecocq-1334041">Franck Lecocq</a>, Chercheur senior en économie, directeur du Cired, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/agroparistech-universite-paris-saclay-2488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AgroParisTech – Université Paris-Saclay</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible-180513" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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