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	<title>Archives des recettes minières &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Siniyan-Sigui : comment le Burkina Faso entend convertir les superprofits de l’or en avenir économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso crée le fonds souverain minier Siniyan-Sigui pour capter les superprofits de l’or, financer les infrastructures et accélérer l’industrialisation du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec la création du fonds «Siniyan-Sigui», les autorités burkinabè entendent capter les superprofits de l’or pour financer les infrastructures et l’industrie. Une réforme structurelle qui s’appuie sur des performances minières exceptionnelles, mais dont les effets concrets restent à prouver.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une décision discrète, adoptée en Conseil des ministres, mais ses ambitions sont considérables. Le gouvernement burkinabè a créé le Fonds «<em>Siniyan-Sigui</em>» — nom qui signifie «<em>préparer l’avenir</em>» — un fonds souverain destiné à capter les excédents de ressources générés par le secteur minier lorsque les cours des minerais dépassent un seuil de référence fixé par les autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un outil inédit pour capter les superprofits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a précisé le mécanisme : «<em>tout ce qui est réalisé comme excédent au-delà des cours de référence est reversé dans ce fonds souverain</em>». Constitué sous la forme juridique d’un compte d’affectation spécial, le fonds a vocation à financer des projets industriels et des infrastructures structurantes, dont les premiers devraient voir le jour dès 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule n’est pas sans rappeler les fonds souverains de pays comme le Botswana — avec son Pula Fund — ou la Norvège, qui capitalisent depuis des décennies les richesses tirées de leurs ressources naturelles pour immuniser leurs économies contre la volatilité des cours et préparer l’après-extraction — ou encore le Mali, qui vient de rendre opérationnel son Fonds minier pour le développement local, avec la redistribution entre les collectivités territoriales des ressources captées au cours du dernier exercice. Le Burkina Faso, lui, vient de franchir une étape décisive dans cette direction.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des performances minières qui justifient l’initiative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition du fonds Siniyan-Sigui repose sur des chiffres qui donnent le vertige. La production nationale d’or est passée de 60,7 tonnes en 2024 à plus de 94 tonnes en 2025, selon le ministère chargé des Mines — soit une hausse de près de 55 % en un an. Une performance qui place le pays parmi les producteurs d’or les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recettes directes du secteur minier ont suivi la même trajectoire : elles ont bondi de 570 milliards de FCFA (environ 980 millions de dollars) en 2024 à plus de 776 milliards de FCFA (soit 1,34 milliard de dollars) à fin 2025. L’or représente aujourd’hui 82,3 % de la valeur totale des exportations du pays. Le Burkina Faso compte une quinzaine de mines industrielles en production, 16 mines semi-mécanisées, et plus de 240 permis de recherche actifs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-1024x640.png" alt="Courbe et historiogramme sur les revenus en ressources minières" class="wp-image-22516" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-1024x640.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-300x187.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-768x480.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-1170x731.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-585x366.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres-600x375.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Courbe-et-historiogramme-sur-les-revenus-en-ressources-minieres.png 1450w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Courbe et historiogramme sur les revenus en ressources minières</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un secteur réformé, une souveraineté revendiquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création du fonds souverain s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation nationale des ressources minières, comme c’est le cas au Mali ainsi qu’au Niger. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, Ouagadougou a multiplié les réformes dans le secteur : adoption d’un nouveau code minier en 2024, augmentation de la participation de l’État dans le capital de certaines compagnies, pression accrue sur les opérateurs étrangers pour que les retombées locales soient plus significatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s’inscrit dans un mouvement continental plus large. De la Tanzanie au Mali, en passant par le Zimbabwe et le Ghana, de nombreux gouvernements africains ont révisé leurs codes miniers ces dernières années pour accroître leur part des revenus générés par leurs sous-sols. La différence avec le Burkina Faso tient à la radicalité de la rupture affichée et à la rapidité avec laquelle les réformes s’enchainent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur minier constitue un pilier de l’économie burkinabè depuis 2009. En seize ans, il a profondément restructuré les équilibres économiques du pays, offrant des emplois, des recettes fiscales et des devises à un État dont les finances sont par ailleurs mises sous pression par l’insécurité et la crise humanitaire au Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’or comme levier, pas comme rente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création du fonds souverain envoie un signal fort : le Burkina Faso entend rompre avec la logique de rente extractive qui a longtemps caractérisé les économies minières africaines. Plutôt que de laisser la richesse du sous-sol quitter le territoire sans retombées structurelles, Ouagadougou veut en faire un levier de transformation productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonds Siniyan-Sigui offrira au Burkina Faso ce que l’or ne lui a encore jamais vraiment donné : du temps, des marges de manœuvre, et les moyens de construire autre chose que des mines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cession à l’Etat des mines de Morila et de Yatela : une grande avancée dans la souveraineté de l&#8217;exploitation minière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 09:16:30 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux de la cession à l’État des mines de Morila et de Yatela pour l'avenir du secteur minier au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis l&rsquo;audit du secteur minier en 2022-2023 qui a abouti à des réformes majeures, les autorités de la transition, sous le leadership du Général d&rsquo;armée Assimi Goïta, ne cessent de poser des actes qui vont dans le sens de l&rsquo;appropriation par l&rsquo;État de l&rsquo;exploitation minière au bénéfice exclusif du peuple malien. L&rsquo;un des tous derniers actes est la cession de deux importantes mines à l&rsquo;État.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;information est tombée à l&rsquo;issue de la session du Conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025. C&rsquo;est sur le rapport du ministre des Mines, que cette session a adopté&nbsp;&nbsp;deux projets de décret portant respectivement cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM SA) des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. et de celles de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’État dans les sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la SOREM S.A. la société d&rsquo;État au capital 100% public. Les deux mines d’or rétrocédées sont confrontées à des difficultés dans leur gestion, en raison de l’absence d’organes de décision suite au départ des sociétés opératrices, qu’il convient de corriger. Toutefois, chacune d&rsquo;elles a sa propre spécificité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-la-fermeture-et-sauvegarder-les-emplois-a-yatela"><strong>Éviter la fermeture et sauvegarder les emplois à Yatéla</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué, l’exploitation de la Mine de Yatéla a subi l’influence négative de la baisse du cours de l’or en 2013 qui a conduit à l’arrêt de ses activités en 2016, alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. «&nbsp;<em>Pour éviter la fermeture de la mine et sauvegarder les emplois, l’État du Mali et la Société Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16 octobre 2024, un contrat de cession d’actions permettant à l’État d’acquérir les 80% des actions qu’elle détient dans la Société des Mines d’Or de Yatéla&nbsp;»,&nbsp;</em>souligne le communiqué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la signature et l’entrée en vigueur du contrat de cession, l’opérateur minier Sadiola Exploration Limited s’est retiré en laissant à l’État la conduite de l’ensemble des opérations. A noter que la Société des Mines d’Or de Yatéla S.A. a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Son capital était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited et à 20% par l’État du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-continuer-l-exploitation-des-ressources-auriferes-mises-en-evidence"><strong>Continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Telle est la motivation principale des autorités en reprenant en main la Société des Mines de Morila qui a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or de Morila. Son capital est détenu par l’État malien à hauteur de 20%, Anglogold Ashanti à 40% et Randgold Resources à 40%.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après le communiqué du conseil des ministres, la Société Randgold Resources, opératrice de la mine de Morila jusqu’en 2019, n’ayant plus d’intérêt à développer et à exploiter le potentiel de la mine, a entamé les procédures de sa fermeture. Et le communiqué de poursuivre que c’est dans cette situation que le 10 novembre 2020, la Société Firefinch Limited a acquis les parts actionnariales de 80% des Sociétés Barrick Gold Corporation et Anglogold-Ashanti au sein de la Société des Mines d’Or de Morila S.A.&nbsp;<em>«&nbsp;La Société Firefinch, après avoir entrepris des travaux de forage avec des résultats probants, a rencontré de nombreuses difficultés qui l’ont amenée à abandonner, en 2022, la mine laissant des passifs environnementaux et financiers importants&nbsp;»</em>, précise le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pres-de-800-millions-de-dollars-collectes-en-2024"><strong>Près de 800 millions de dollars collectés en 2024</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence suite aux travaux de Firefinch, de préserver les emplois et de promouvoir le développement durable local, l’État du Mali a signé, le 6 mai 2024, un protocole d’Accord avec la Société Firefinch qui prévoit la reprise de la mine de Morila par l’État du Mali, peut-on lire dans le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut noter que depuis la mise en œuvre des réformes minières, le Mali connaît une hausse spectaculaire de ses revenus issus de l’or. Selon les données récemment publiées par le ministère des Mines, le pays devrait engranger 1,4 milliard de dollars en 2024 grâce à l’exploitation aurifère, soit une hausse de 52,5 % par rapport à l’année précédente. Elles ont particulièrement permis au Mali de renforcer son contrôle sur les entreprises minières, en limitant notamment les transferts de bénéfices vers l’étranger. En 2024, environ 800 millions de dollars ont été collectés par l’État malien sous forme d’impôts et de redevances minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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