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	<title>Archives des reboisement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des reboisement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali – Le vert se meurt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 16:04:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la déforestation menace l'avenir. Informez-vous sur les efforts de reboisement et les enjeux environnementaux cruciaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à une déforestation galopante, le Mali multiplie les campagnes de reboisement et les réformes législatives. Mais sur le terrain, entre gouvernance défaillante, exploitation anarchique des ressources et inertie administrative, la forêt continue de reculer. Analyse d’une urgence écologique devenue enjeu national.</em></strong><em></em></p>



<p>À quarante kilomètres à peine de Bamako, la forêt classée de la Faya agonise lentement, dans une indifférence feutrée. Feux de brousse, tranchées artisanales, sacs de charbon dissimulés sous des bâches poussiéreuses… Voilà ce qu’il reste, en 2025, de ce qui fut l’un des derniers refuges de biodiversité de la région. Comme un symbole. Le Mali, vaste pays sahélien dont 80&nbsp;% de la population dépend encore du bois pour cuisiner, semble bien décidé à aller au bout de ses ressources naturelles, jusqu’à la dernière branche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-plants-des-chiffres-et-peu-d-arbres"><strong>Des plants, des chiffres… et peu d’arbres</strong></h2>



<p>Officiellement, tout va mieux. On plante. On réforme. On surveille. En août dernier, lors de la 30e&nbsp;campagne nationale de reboisement — slogan dans le vent&nbsp;: « <em>Plantons des arbres, restaurons nos terres</em> » — le gouvernement malien annonçait fièrement avoir produit plus de 18&nbsp;millions de plants, pour couvrir, à terme, quelque 8 000&nbsp;hectares. Mais la réalité, elle, est plus coriace que les slogans&nbsp;: le pays perd chaque année près de 100 000&nbsp;hectares de forêts, soit l’équivalent de cinq fois la superficie de Bamako. Le ministère de l’Environnement assure que certaines plantations affichent un taux de réussite de 95&nbsp;%. Un chiffre qui fait sourire jusque dans les villages de la Faya, où l’on vous montre du doigt des plants morts de soif avant même d’avoir atteint un mètre.</p>



<p>Selon une étude de Global Forest Watch, en 2020, le Mali comptait 6,93&nbsp;millions d’hectares de forêt naturelle, ce qui représentait 5,5&nbsp;% de la superficie totale du pays.&nbsp;En 2023, le pays a perdu 28 100&nbsp;hectares de forêt naturelle, ce qui équivaut à 7,64&nbsp;millions de tonnes d’émissions de CO2.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-charbon-de-bois-orpaillage"><strong>Charbon de bois, orpaillage </strong></h2>



<p>Les causes de cette lente déforestation ne sont ni nouvelles ni mystérieuses. La pauvreté, d’abord. Le charbon de bois est le pétrole du pauvre — et à Bamako, son prix peut doubler en un temps record pour passer souvent de 5 000 à 9 000&nbsp;francs CFA le sac, par endroit. Ensuite, l’or. Ou plus exactement, l’orpaillage semi-mécanisé, version moderne et incontrôlée du pillage organisé. Puis viennent le pâturage intensif, les feux de brousse mal maîtrisés, et le défrichement pour l’agriculture de subsistance. Il ne manque plus que la corruption et l’indifférence administrative pour que le cocktail soit complet. Et justement.</p>



<p>Un rapport récent du Bureau du Vérificateur Général s’est penché sur la Direction Générale des Eaux et Forêts&nbsp;: fonds mal gérés, marchés opaques, recommandations ignorées… La moitié des mesures correctrices proposées est restée lettre morte. Une administration qui, dans bien des cas, gère l’environnement comme on gère un dossier de routine. Et dans les zones où l’État ne s’aventure plus, la forêt devient l’affaire des plus forts — ou des plus armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-s-eveille"><strong>La jeunesse s’éveille</strong></h2>



<p>Certes, des signaux positifs existent. L’initiative de la Grande Muraille Verte, qui vise à reverdir la bande sahélo-saharienne, a trouvé au Mali un terrain d’adhésion. À Bamako, on tient des conseils des ministres sur le sujet. On envoie des drones au-dessus de la réserve de la Boucle du Baoulé. On installe des logiciels de cartographie. Et pendant ce temps, au sol, les coupeurs de bois passent encore plus vite que les satellites.</p>



<p>Le président Assimi Goïta, conscient de l’enjeu, a tenté de réagir. En mars dernier, suite à des incidents dans les mines artisanales, il a suspendu des permis d’exploitation, saisi des dizaines de pelles hydrauliques et durci la législation sur les défrichements. Un geste fort, applaudi par les ONG. Mais sans chaîne de mise en œuvre fiable, la loi pourrait rester lettre morte, et les arbres contineront à tomber en silence.</p>



<p>Reste un espoir&nbsp;: la jeunesse. Lors de la 26e&nbsp;Quinzaine de l’Environnement, des élèves de Bamako ont lancé un cri d’alerte. Ils réclament que l’on enseigne, dès le primaire, la protection de la nature. Qu’on les forme à reconnaître un baobab menacé. Qu’on leur apprenne à aimer un sol vivant. Qu’on arrête enfin de dire que planter un arbre suffit à sauver un pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reboiser-oui-mais-pas-seulement"><strong>Reboiser ? Oui, mais pas seulement</strong></h2>



<p>Mais au Mali, l’environnement est encore vu comme un luxe — une affaire de technocrates en réunion, pas de survie collective. Pourtant, les chiffres sont sans appel&nbsp;: la dégradation des terres coûte chaque année plus de 20&nbsp;% du PIB national. Un cancer lent, sans tumulte, qui ronge l’économie et épuise les populations.</p>



<p>Et alors que le pays tente de redéfinir ses alliances sécuritaires et de retrouver sa souveraineté, il lui faudrait peut-être se souvenir d’une évidence oubliée&nbsp;: sans arbres, il n’y a ni eau, ni paix, ni avenir. Et lorsqu’une forêt tombe dans un État fragile, c’est souvent tout l’État qui vacille avec elle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux et les transformations de la Grande Muraille Verte, un projet écologique en pleine mutation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.</em></strong></p>



<p>Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Muraille Verte (GMV)</a>, cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-idee-simple-une-execution-complexe"><strong>Une idée simple, une exécution complexe</strong></h3>



<p>À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de <a href="https://fr.mongabay.com/2023/09/les-progres-sont-lents-sur-la-grande-muraille-verte-en-afrique-mais-des-lueurs-despoir-sont-visibles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées</a> d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.</p>



<p>En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un «<em> Accélérateur de la GMV </em>» est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux «&nbsp;<em>bassins verts</em>&nbsp;», des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2025-changement-de-methode-mais-quel-changement-de-fond"><strong>2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/collaboration-et-suivi-la-grande-muraille-verte-dafrique-continue-davancer-vers-son-objectif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">progrès</a>, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.</p>



<p>Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour <a href="https://www.enabel.be/fr/la-meilleure-muraille-verte-cest-celle-ou-les-gens-vivent-en-harmonie-avec-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enabel</a>, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « <em>Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. </em>» L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-verte-dans-un-champ-de-mines"><strong>Une promesse verte dans un champ de mines</strong></h3>



<p>Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-un-plan-ambitieux-pour-financer-la-croissance-verte-et-sadapter-au-rechauffement-climatique/">vulnérable aux changements climatiques</a>, est aussi l’une des plus instables du monde. <a href="https://saheltribune.com/billet-dhumeur-souverainete-et-environnement-le-mali-en-marche-pour-preserver-ses-tresors-naturels/">Mali</a>, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?</p>



<p>La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. «&nbsp;<em>Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ?&nbsp;</em>», s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.</p>



<p>À cela s’ajoute le retard des <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/projects-and-operations/multinational_-_projet_dappui_a_la_mise_en_oeuvre_de_initiative_de_la_gmv_-_p-z1-aa0-146_-_eer_aout_2024_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">financements</a>. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-gmv-au-concret-quelques-succes-beaucoup-de-tatonnements"><strong>La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements</strong></h3>



<p>Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. <a href="https://saheltribune.com/discours-panafricaniste-et-developpement-et-si-lon-parlait-de-la-revolution-verte-de-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des hectares reverdis</a>, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.</p>



<p>L’accent mis sur les «&nbsp;<em>unités agro-sylvo-pastorales</em>&nbsp;» – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.</p>



<p>À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : «&nbsp;<em>Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre.&nbsp;</em>» Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-tentaculaire"><strong>Une gouvernance tentaculaire</strong></h3>



<p>C’est sans doute là que le bât blesse encore : une <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/2110?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gouvernance à mille têtes</a>. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales&#8230; Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.</p>



<p>L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.</p>



<p>La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.</p>



<p>Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.</p>



<p>En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : campagne nationale de reboisement lancée par Col. Assimi Goïta</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-campagne-nationale-de-reboisement-lancee-par-col-assimi-goita/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 11:01:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Dans la forêt classée de Koulouba, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a lancé, ce 15 juillet, la 27e édition de la campagne nationale de reboisement. De la&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans la forêt classée de Koulouba, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a lancé, ce 15 juillet, la 27<sup>e</sup> édition de la campagne nationale de reboisement. De la Cellule de Communication de la présidence du Mali.</strong></p>



<p>Persuadé de la place inestimable que jouent les arbres dans le bien-être de notre écosystème, le Président de la République a montré la voie à suivre pour la sauvegarde de nos forêts. Armé d’une daba, le Chef de l’État a implanté, dans la forêt classée de Koulouba, un jeune plant <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Anacardium" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’anacardium</a>.</p>



<p>À travers le lancement de cette <a href="https://saheltribune.com/campagne-nationale-reboisement-2020-superficie-trois-hectares-reboisee-foret-classee-tienfala/">campagne de reboisement</a>, le Colonel Assimi GOITA entend jouer sa partition dans la protection des ressources naturelles de notre pays. Lesquelles sont menacées par les effets cumulés de la démographie galopante, de la sécheresse et du changement climatique, […], qui contribuent dangereusement à amplifier les problèmes de dégradation de nos ressources naturelles.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Contrer le processus de désertification »</strong></h3>



<p>Le Président de la République a donc souligné toute la nécessité de cette campagne de reboisement. <em>« Le désert avance à grands pas. Nous devons nous mobiliser pour contrer le processus de désertification</em> », a indiqué le Chef de l’État.</p>



<p>Plus de 500 mille hectares de forêt se dissipent chaque année dans notre pays. Sur les 32 millions d’hectares de forêts recensés en 2002, il ne nous reste que 17,4 millions, environ. Face à cette dégradation croissante, le Chef de l’État a aussi rappelé que <em>« la sauvegarde et la restauration de l’environnement sont une affaire de tous</em> ». C’est pourquoi il n’a pas manqué [de lancer un] appel à l’endroit du peuple malien&nbsp;: <em>« Je lance un appel à tous les Maliens de respecter le peu de forêts qu’il nous reste</em> ».</p>



<p><strong>Source&nbsp;: Présidence du Mali</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><strong><em>Nous avons apporté des modifications au texte. Lire l’article à l’état initial sur le site de la Présidence <a href="https://koulouba.ml/?p=18402" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Campagne nationale de reboisement 2020 : une superficie de trois hectares reboisée dans la forêt classée de Tienfala</title>
		<link>https://saheltribune.com/campagne-nationale-reboisement-2020-superficie-trois-hectares-reboisee-foret-classee-tienfala/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[campagne nationale de reboisement 2020]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre de la campagne nationale de reboisement au Mali, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable en collaboration avec la direction nationale des eaux et forêts a lancé, le mardi 28 juillet 2020, dans la forêt classée de Tienfala (Koulikoro), la 26e édition. Le thème retenu à cette occasion est : « préservons et restaurons nos écosystèmes pour renforcer la résilience de nos communautés », l’édition de cette année vise à sensibiliser la population sur la dégradation des ressources naturelles et la nécessité pour les décideurs d’y investir davantage.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Dans le cadre de la campagne nationale de reboisement au Mali, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable en collaboration avec la direction nationale des eaux et forêts a lancé, le mardi 28 juillet 2020, dans la forêt classée de Tienfala (Koulikoro), la 26<sup>e</sup> édition. Le thème retenu à cette occasion est : « préservons et restaurons nos écosystèmes pour renforcer la résilience de nos communautés », l’édition de cette année vise à sensibiliser la population sur la dégradation des ressources naturelles et la nécessité pour les décideurs d’y investir davantage.  </strong></p>



<p>Située à 35&nbsp;km de Bamako sur la route de Koulikoro, forêt de Tienfala sérieusement dégradée a accueilli la cérémonie de lancement de <strong>de la campagne nationale de reboisement&nbsp;2020. </strong>Plusieurs pieds d’arbres ont été plantés à cette occasion.</p>



<p>Des résultats des inventaires forestiers réalisés en 2006 et 2014, il ressort qu’aujourd’hui, il y a une diminution drastique des surfaces boisées, la disparation de la faune, l’encroutement des sols, la dégradation des terres cultivables, l’insuffisance des pâturages, la formation des zones dunaires, l’ensablement et la pollution des cours d’eau, le comblement des bas-fonds, etc.</p>



<p>Ces phénomènes ont pour cause la coupe abusive de bois, le surpâturage, l’orpaillage, le défrichement incontrôlé, la persistance des feux de brousse et l’occupation illicite des domaines forestiers.</p>



<p>Le secrétaire général du ministère de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement durable, le général des eaux et forêts Mamadou Gakou dit que le Mali perd chaque année plus de 100 000 hectares de forêts, du fait de ses fléaux. À l’en croire, sur les 32 millions d’hectares de forêts recensées au Mali en 2012, il ne reste actuellement qu’environ 17 millions.</p>



<p>Pour lutter contre ces problèmes de dégradation de la nature, « <em>notre pays a adopté plusieurs politiques et stratégies, dont la politique forestière nationale qui intègre les dispositions de conventions internationales dites de Rio, c’est-à-dire la CLD, la CDB et la CCC</em> », a-t-il fait savoir. &nbsp;</p>



<p>Pour cette campagne de reboisement, il est prévu la production de 19 929 645 plants, le reboisement de 26 975,55 hectares de terre dégradée, la mise en défense de 1031,2 hectares de massifs forestiers, la fixation mécanique/biotique de 265 hectares de dunes.</p>



<p>Les organisateurs annoncent également que des activités similaires seront organisées également au niveau des régions, des cercles et communes. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mamadou Farota de la société boiserie Farota SARL a indiqué que sa société est prête, au-delà de la campagne de reboisement, à accompagner toutes les initiatives qui s’inscrivent dans cette logique. Il a invité les exploitants forestiers à travailler sur la base du plan d’aménagement pour le respect des règlements d’exploitation forestière.&nbsp;</p>



<p>Le chef de village Fousseyni Konaté et le maire Fah Diabaté ont tous signalé que la forêt de Tienfala, classée depuis 1939, ne peut pas retrouver son ancienne image de forêt classée, sans que toutes ses populations riveraines, ainsi que les chasseurs et les services de protection des eaux et forêts ne se donnent pas la main pour travailler ensemble. Le maire a aussi rappelé que la plantation d’arbres doit être accompagnée de l’entretien des plants. C’est pourquoi il a invité la population à s’investir davantage pour la mise en valeur de cette forêt de Tienfala.</p>



<p>Le gouverneur de la région de Koulikoro a précisé de son côté que l’objectif de cette cérémonie est d’abord de sensibiliser et lancer le mot d’ordre du gouvernement malien afin que tout le monde puisse avoir les capacités intellectuelles et morales pour sauvegarder le tissu vert. Pour lui, la position géographique du Mali fait que l’arbre est très précieux&nbsp;: <em>« Comme l’arrivée d’un nouveau bébé en famille, cette activité est une grande joie</em> ».</p>



<p>Tout comme le maire, le préfet de Koulikoro Abdoulaye Goita a également invité la population de Tienfala à prendre soin de cette forêt.</p>



<p>À leur côté, au nom de la fédération nationale des chasseurs du Mali, « Kondoro ni Sanè », Bourama Fotigui Coulibaly dit que les chasseurs sont les premiers concernés par la protection de la forêt. À ses dires, on ne peut pas parler de chasseur quand il n’y’a pas d’arbres. C’est pourquoi, selon lui, ils travaillent en bonne collaboration avec les services des eaux et forêts.</p>



<p>Ibrahim Sidy Yara, responsable de la société de gestion forestière à signaler qu’il sera aussi question, lors de cette campagne, de visiter les plantations de l’édition dernière pour remplacer les plants qui n’ont pas survécu. Il a précisé que l’édition de cette année concernera les régions de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou et de Mopti, etc.</p>



<p>Mamadou El-Bakary Cissé, PDG de la société El-Barca, a indiqué de son côté que tout le monde doit s’impliquer à cette campagne de reboisement, « <em>puisque sans arbres, il n’y’a pas de vit </em>», a-t-il conclu.</p>



<p><strong>                                                                                    Issa Djiguiba</strong> <strong>pour Le Pays </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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