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	<title>Archives des rapport &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des rapport &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le Sahel sous le poids de la dette : perspectives pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 07:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comment l'endettement croissant du Mali, du Niger et du Burkina Faso met en péril leur capacité à répondre aux défis socio-économiques et sécuritaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Selon le rapport sur la dette internationale 2024, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), font face à un endettement croissant. Avec des dettes extérieures représentant respectivement 104 %, 455 % et 172 % de leurs exportations, ces pays sont confrontés à des contraintes économiques majeures, mettant en péril leurs capacités à répondre aux défis socio-économiques et sécuritaires.</em></strong></p>



<p>Alors que les économies du Sahel cherchent à se stabiliser, le rapport sur la dette internationale de 2024 révèle une pression croissante sur les finances publiques des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)&nbsp;: le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces trois nations, qui luttent simultanément contre l’insécurité, la pauvreté et l’instabilité politique, voient leur endettement devenir une contrainte majeure pour leur développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-niveau-d-endettement-alarmant"><strong>Un niveau d’endettement alarmant</strong></h3>



<p>Le Mali affiche une dette extérieure totale de 6,457 milliards de dollars en 2023, représentant 104 % des exportations et 32 % du revenu national brut (RNB). Cette dette est principalement constituée de prêts à long terme, dont 75 % sont accordés par des créanciers multilatéraux, notamment la Banque mondiale qui détient 36 % de la dette publique garantie. Le service de la dette, incluant le remboursement du capital et les intérêts, représente 6 % des recettes d’exportation, ce qui met une pression modérée sur les finances publiques.</p>



<p>Avec une dette extérieure de 5,613 milliards de dollars, le Niger voit sa dette représenter une charge massive de 455 % des exportations et 35 % de son RNB. Ce chiffre illustre une dépendance préoccupante à l&rsquo;égard des emprunts, principalement pour financer des projets d&rsquo;infrastructure et répondre aux défis socio-économiques. Les créanciers multilatéraux, comme la Banque mondiale et la Banque de développement de l’Afrique de l’Ouest, détiennent ensemble 84 % de la dette publique.</p>



<p>Le Burkina Faso est le pays le plus endetté des trois, avec une dette extérieure atteignant 10,397 milliards de dollars, soit 172 % des exportations et 53 % du RNB. La majorité de cette dette est également contractée auprès de créanciers multilatéraux, représentant 89 % du total, tandis que les créanciers bilatéraux comme la Chine et la France jouent un rôle secondaire. Le service de la dette absorbe 14 % des recettes d’exportation, soulignant une contrainte significative sur les finances du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-defis-et-implications"><strong>Défis et implications</strong></h3>



<p>Ces chiffres révèlent la vulnérabilité des trois pays face aux défis de l’endettement. Le recours croissant aux financements multilatéraux, bien qu&rsquo;indispensable, limite leur marge de manœuvre économique, car une partie importante des recettes nationales est allouée au service de la dette.</p>



<p>Selon le rapport, l’endettement des pays à faible revenu a atteint des sommets, avec une augmentation globale de 4,8&nbsp;% pour atteindre un record de 1 100&nbsp;milliards de dollars en 2023. Parmi eux, les États du Sahel sont particulièrement vulnérables. Le Mali, par exemple, présente un ratio dette/PIB qui dépasse désormais les 40&nbsp;%, un seuil critique selon les standards internationaux. Cette tendance est similaire au Burkina Faso et au Niger, où les obligations financières « <em>réduisent considérablement les marges de manœuvre budgétaires nécessaires aux investissements sociaux</em> ».</p>



<p>Le rapport souligne également que le service de la dette, incluant capital et intérêts, représente une part croissante des budgets nationaux. En moyenne, ces paiements absorbent 6&nbsp;% des recettes d’exportation des pays éligibles à l’IDA, un niveau jamais vu depuis 1999. Cette situation détourne des ressources cruciales des secteurs clés tels que l’éducation et la santé. « <em>Les États du Sahel consacrent une part disproportionnée de leurs revenus à honorer leurs dettes, au détriment des priorités de développement</em> » indique le rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-creanciers-multilateraux-et-la-dependance-croissante"><strong>Le rôle des créanciers multilatéraux et la dépendance croissante</strong></h3>



<p>Face à la réticence des créanciers privés, les institutions multilatérales comme la Banque mondiale et le FMI jouent un rôle croissant en tant que « <em>filets de sécurité</em> ». En 2023, ces institutions représentaient 39&nbsp;% de la dette totale des pays IDA éligibles. Cependant, cette dépendance accrue s’accompagne de nouvelles contraintes, notamment des réformes économiques parfois impopulaires. « <em>Les prêts concessionnels, bien que nécessaires, placent les pays sous une pression accrue pour respecter les conditions des créanciers multilatéraux</em> », avertit le rapport.</p>



<p>Malgré les initiatives de transparence comme la Table ronde sur la dette souveraine, peu de progrès ont été réalisés en matière de restructuration. Les pays de l’AES, confrontés à des crises multiples, doivent gérer un dilemme&nbsp;: restructurer leur dette pour alléger le fardeau à court terme ou risquer une perte de crédibilité sur les marchés internationaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-voie-a-tracer-pour-l-avenir"><strong>Une voie à tracer pour l’avenir</strong></h3>



<p>L’endettement des pays de l’AES reflète une problématique globale&nbsp;: comment concilier besoins urgents de financement et viabilité à long terme ? Le rapport appelle à des solutions innovantes, comme des swaps dette-climat ou des financements liés aux résultats, pour permettre à ces pays de respirer économiquement tout en poursuivant leur développement.</p>



<p>Dans un contexte de crise multidimensionnelle, les pays de l’AES devront adopter une gestion prudente de leur dette, tout en plaidant pour des partenariats équitables et durables. Seule une approche intégrée pourra leur permettre de relever les défis économiques et sociaux qui les attendent.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[atténuation]]></category>
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		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[impacts]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-i/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« science du changement climatique »</a> suivi en mars 2022 par celui sur les <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation »</a>.</p>



<p>Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.</p>



<p>L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone.</p>



<p>Il se conclut par une discussion des politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu’elles requièrent&nbsp;; le tout au prisme du développement durable.</p>



<p>Nous présentons ici les principaux messages du rapport, en incitant les lecteurs curieux à partir à la découverte de cette documentation très riche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des émissions à la hausse malgré une mobilisation mondiale</h3>



<p>Le point de départ est que des politiques de lutte contre le changement climatique sont maintenant en vigueur dans de très nombreux pays, et dans de très nombreux secteurs. Très variées, ces politiques «&nbsp;couvrent&nbsp;» déjà plus de la moitié des émissions mondiales.</p>



<p>Cette mobilisation se traduit aussi par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux&nbsp;: un nombre croissant de pays s’engageant maintenant vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les efforts ne sont pas l’apanage des gouvernements nationaux&nbsp;: ils existent aussi, de plus en plus nombreux, aux échelles régionales et locales et dans le secteur privé, à travers par exemple des réseaux de villes qui s’engagent vers la neutralité carbone.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que malgré cette mobilisation, les émissions de gaz à effet de serre mondiales <a href="https://www.citepa.org/fr/2021_11_b08/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">continuent d’augmenter</a>.</p>



<p>Même si le rythme de leur croissance s’est ralenti, elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue. La chute brutale observée en 2020 du fait du Covid est déjà largement résorbée. Et les plans nationaux, pour ambitieux qu’ils soient, nous laisseraient en 2030 largement au-dessus des niveaux d’émissions compatibles avec les objectifs que la communauté internationale s’est fixés à Paris en 2015.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Ampleur de la baisse des émissions de CO₂ au niveau mondial et par secteur d’activité pendant le confinement. <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>En fait, pour éviter que les températures moyennes à la surface du globe ne dépassent 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère préindustrielle – objectif «&nbsp;aspirationnel&nbsp;» de l’accord de Paris – il faudrait une division par deux des émissions de gaz à effet de serre entre aujourd’hui et 2030, et l’atteinte de zéro émissions nettes de CO<sub>2</sub> à l’échelle mondiale à l’horizon 2050.</p>



<p>Réduire les émissions de 20&nbsp;% à l’horizon 2030 et atteindre la neutralité CO<sub>2</sub> vers 2070 s’avère nécessaire pour avoir une chance raisonnable de tenir l’objectif de limiter la hausse des températures en deçà de 2&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réductions à un coût raisonnable</h3>



<p>De telles réductions d’émissions nécessitent des transformations majeures dans tous les secteurs. De ce point de vue, le rapport est prudemment optimiste.</p>



<p>En effet, de nombreuses options de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont vu leur coût diminuer très rapidement en quelques années. La production d’électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, par exemple, est devenue en dix ans compétitive avec la production d’électricité à partir des combustibles fossiles.</p>



<p>Les options de réduction des émissions disponibles permettent d’envisager, à coût raisonnable, de diviser les émissions par deux d’ici à 2030. Les coûts varient évidemment d’une région à l’autre, et ils doivent être pris avec précaution du fait des importants effets de système (construire de nouvelles lignes de courant pour acheminer la production d’électricité éolienne, construire les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques).</p>



<p>Mais ce constat est valide pour les systèmes énergiques, l’agriculture et la forêt, le bâtiment, les transports, l’industrie ou encore dans les systèmes urbains.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/196298/original/file-20171124-21853-1msq4qn.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Sélectionner les pratiques agricoles qui permettront d’accroître le stock de carbone des sols. <a href="https://www.flickr.com/photos/prefeituradaserra/37497673241/in/photolist-Z8xnRB-nJRetv-Da1sVG-YFSAdS-21LiRad-21pttL6-GBs5fv-CHy3Sy-XVV3D7-CC1797-YPsqL7-ZtsrRk-Yemjfz-YRn7kn-fQAja5-Zg7gVj-X6vPEe-Zqv63y-Y93Qvw-YMF2XX-YgZL8N-21Fp6dN-CuAunW-YzxxQW-YWCqD5-YFvmsJ-qCjE53-ZX7hC2-Ys2DDL-ZDJ1NY-YQPEzw-YePBKv-XF1s4U-ZKwhFT-Zb8ptL-Z2hXLY-Yuy3FL-YWvBXB-CAnneN-FXv9Ck-Y93bv3-YnupEZ-YDryCh-Zcqo79-h18ydP-YTcTPN-ZgXwUf-BPvxAy-XX2p7c-pdyhSh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jansen Lube/Flickr</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions multiples</h3>



<p>Point important, les options d’atténuation disponibles sont de natures multiples&nbsp;: elles consistent en l’adoption de technologies «&nbsp;propres&nbsp;», mais aussi en des transformations des modes de production et de consommation, des infrastructures ou des organisations sociales.</p>



<p>Dans les transports, par exemple, on peut réduire la demande via l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, le télétravail, ou la dématérialisation&nbsp;; construire des infrastructures qui permettent aux ménages d’utiliser des modes de transport peu ou pas émetteurs, comme les transports en commun ou les mobilités dites «&nbsp;actives&nbsp;» (vélo, marche, etc.), en plus d’améliorer les véhicules individuels en les rendant plus légers, moins consommateurs d’énergie, et en les électrifiant.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/279432/original/file-20190613-32331-4hopoy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=741%2C0%2C5218%2C2680&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Promouvoir les déplacements actifs. <a href="https://unsplash.com/photos/PUKGAsRSPuk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Javier Garcia/Unsplash</a></figcaption></figure>



<p>Toute la difficulté est de surmonter les nombreuses barrières à la mise en œuvre de ces solutions.</p>



<p>Les premières sont financières, et le rapport explore en détail les différentes solutions par lesquelles l’épargne, privée en particulier, pourrait être mieux dirigée vers les actions de réduction des émissions.</p>



<p>Les secondes sont technologiques, et le rapport offre de nombreuses pistes pour mieux catalyser les efforts de recherche et développement publics et privés, afin de développer des solutions de décarbonation dans les secteurs où les émissions sont les plus difficiles à réduire, comme la production de ciment ou l’aviation.</p>



<p>Les troisièmes sont institutionnelles. Par nature dépendantes des configurations politiques propres à chaque pays ou à chaque région, elles s’avèrent néanmoins omniprésentes et requièrent tout autant d’attention.</p>



<p>Les quatrièmes sont d’ordre physique&nbsp;: les bâtiments, les routes, les usines, en résumé toutes les installations à durée de vie ayant une influence déterminante sur nos émissions et sur notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport souligne à quel point nos choix en la matière, aujourd’hui, sont déterminants. Continuer à investir dans des infrastructures émettrices bloquerait ainsi nos économies sur un sentier à hautes émissions ou créerait des «&nbsp;actifs échoués&nbsp;» par la suite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des bénéfices «&nbsp;non climatiques&nbsp;» à la réduction des émissions</h3>



<p>Plus largement, accélérer la réduction des émissions n’ira pas sans friction avec les autres grands objectifs que se donnent les sociétés.</p>



<p>Le rapport montre en effet qu’à court terme, les transformations induites par la réduction des émissions ont un coût économique et social, inégalement distribué selon les pays, les régions ou encore les secteurs économiques, mais bien réel.</p>



<p>En réponse, le rapport explore les options de transition «&nbsp;juste&nbsp;», qui permettent à tous de trouver leur place dans un futur monde bas carbone. Il souligne aussi que de nombreuses options de réduction des émissions ont des bénéfices additionnels «&nbsp;non climatiques&nbsp;». Par exemple, limiter la combustion d’énergies fossiles, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminue les polluants locaux néfastes pour la santé.</p>



<p>Il montre que lever les obstacles à la réduction des émissions revient souvent aussi à lever les obstacles à la réalisation d’autres objectifs sociétaux, dans le domaine de l’accès au logement par exemple.</p>



<p>Il rappelle enfin que les efforts associés à la réduction des émissions sont à mettre en regard des risques associés à une moindre action. Comme le souligne le rapport <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> de mars 2022 : « Le changement climatique menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, et entraîne des impacts sévères potentiellement irréversibles sur la nature. »</p>



<p>En évitant les impacts du changement climatique les plus sévères, l’atténuation est donc incontournable pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé et le bien-être ou encore fournir de l’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plongez-vous dans le «&nbsp;résumé pour décideurs&nbsp;»</h3>



<p>En termes d’action, le rapport dessine des ensembles de politiques publiques à tous les échelons, pour inciter à la réduction des émissions, lever les obstacles et modifier les trajectoires de développement.</p>



<p>Il insiste aussi sur la nécessaire implication de l’ensemble des acteurs sociaux – entreprises, secteur financier, société civile, citoyens… – pour prendre des mesures immédiates et ambitieuses afin de réduire rapidement les émissions de GES et de nous éviter – et d’éviter à nos enfants – d’avoir à affronter, plus tard, des défis autrement insurmontables.</p>



<p><a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport « atténuation »</a> est disponible en intégralité en ligne, tout comme son résumé technique et son résumé pour décideurs. Ce dernier document, d’une quarantaine de pages, constitue le meilleur point d’entrée pour partir à la découverte de ce nouveau document du GIEC.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/celine-guivarch-422382" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Guivarch</a>, Économiste au Cired, directrice de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-des-ponts-paristech-enpc-3143" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École des Ponts ParisTech (ENPC)</a></em> and <a href="https://theconversation.com/profiles/franck-lecocq-1334041">Franck Lecocq</a>, Chercheur senior en économie, directeur du Cired, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/agroparistech-universite-paris-saclay-2488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AgroParisTech – Université Paris-Saclay</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible-180513" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/180513/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise sécuritaire : la société civile présente ses recommandations pour une nouvelle approche au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 14:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition citoyenne pour le Sahel]]></category>
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<p>Une cinquantaine d&#8217;organisations de la société civile sahélienne et internationale ont présenté, ce mardi 13 avril 2021, leurs recommandations pour une nouvelle stratégie afin de ramener la paix au Sahel&#8230;</p>
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<p><strong>Une cinquantaine d&rsquo;organisations de la société civile sahélienne et internationale ont présenté, ce mardi 13 avril 2021, leurs recommandations pour une nouvelle stratégie afin de ramener la paix au Sahel après 8 ans de conflit. C’était à l’occasion de la publication d’un nouveau rapport de la<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coalition citoyenne pour le Sahel,</a> « Sahel : Ce qui doit changer ». Lisez le communiqué !</strong></p>



<p> Le <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>« <em>Sahel : Ce qui doit changer &#8211; Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations</em>» se fonde sur une nouvelle analyse de données pour établir que les menaces contre les civils n&rsquo;ont en fait cessé d&rsquo;augmenter dans la région, malgré les efforts internationaux menés notamment par la France pour stopper l&rsquo;avancée des groupes djihadistes à travers le Sahel, et plus particulièrement au Mali, au Burkina Faso et au Niger.   </p>



<ul class="wp-block-list"><li>Plus de 2 400 femmes, hommes et enfants ont été tués dans des attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d&rsquo;opérations antiterroristes en 2020 – soit l&rsquo;année la plus sanglante jamais enregistrée et une multiplication par sept depuis 2017.  </li><li>Le nombre d&rsquo;attaques des groupes dits djihadistes a été multiplié par cinq depuis 2016, atteignant plus d&rsquo;un millier d’attaques en 2020.  </li><li>L&rsquo;année dernière, davantage de civils ont été tués ou blessés par les forces de sécurité sahéliennes que par les groupes djihadistes. Rien qu&rsquo;au cours des quatre dernières semaines, plusieurs soldats tchadiens ont été arrêtés au Niger pour le <a href="https://www.cndh-niger.org/espace-medias/actualites/communique-de-presse-sur-les-allegations-de-viols-suite-a-la-mission-d-investigation-et-d-etablissement-des-faits-a-tera" target="_blank" rel="noreferrer noopener">viol </a>de plusieurs civils (dont une fille de 11 ans) qu&rsquo;ils étaient censés protéger ; un <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/rapport_final_bounty_bounty9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport des Nations unies </a>fait état de la mort de 19 civils dans une frappe aérienne française à Bounti, au Mali, en janvier 2021 ; et plus de<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210322-niger-des-dizaines-de-civils-tu%C3%A9s-pr%C3%A8s-du-mali-dans-de-nouvelles-attaques" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> 200 civils </a>ont été tués en l&rsquo;espace d&rsquo;une semaine dans des attaques de villages dans les régions frontalières du Niger. </li><li>Près de 2 millions de personnes (dont environ 1,2 million d&rsquo;enfants) ont été contraintes de fuir leur domicile en raison des violences depuis 2018.  </li><li>Près de 15 millions de personnes ont désormais un besoin urgent d&rsquo;assistance humanitaire- soit une augmentation de 60 % au cours de la seule année dernière.</li></ul>



<p>Le rapport recommande une réorientation radicale de la stratégie actuelle, principalement axée sur la lutte contre le terrorisme, et préconise une approche qui privilégie la protection des civils, le dialogue entre toutes les parties au conflit, la lutte contre la corruption, l&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès à l&rsquo;aide humanitaire et la lutte contre l&rsquo;impunité. Des indicateurs spécifiques, basés sur des données mesurables sont proposés pour mesurer et encourager les progrès dans chaque domaine sur une période de 6 à 12 mois (voir résumé des recommandations ci-dessous).</p>



<p>Soutenu par une coalition sans précédent de 48 organisations, le rapport réunit des associations locales tels que le Centre Diocésien de Communication (Burkina Faso), l&rsquo;Association Malienne des Droits de l&rsquo;Homme ou le Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (Niger) ; des think tank ouest-africains tels que l’African Security Sector Network, AfrikaJom ou Wathi ; des organisations internationales de défense des droits humains (Human Rights Watch, FIDH), de construction de la paix (CIVIC) ou encore des ONG humanitaires (CARE, Médecins du Monde, NRC, Oxfam, entre autres).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Citations de représentants de la Coalition citoyenne pour le Sahel &nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Niagalé Bagayoko, Présidente de l’African Security Sector Network :</strong></p>



<p>«<em> En février, à N&rsquo;Djamena, les chefs d&rsquo;État sahéliens et le président Macron ont appelé, avec raison, à un « sursaut civil et politique » au Sahel &#8211; après avoir poursuivi pendant des années une stratégie essentiellement militaire. Les leçons tirées de l&rsquo;Afghanistan, de l&rsquo;Irak, de la Somalie et du Nigeria nous montrent que les campagnes de lutte contre le terrorisme qui ne mettent pas la protection des civils au cœur des interventions échouent à ramener la stabilité.&nbsp;</em></p>



<p><em>«&nbsp;Ce nouveau rapport présente des recommandations concrètes se référant à des indicateurs précis, basés sur des données mesurables, pour mieux protéger les populations et s&rsquo;attaquer aux causes profondes de l&rsquo;instabilité au Sahel, notamment la gouvernance. ».&nbsp;</em></p>



<p><strong>Abdoulaye Bathily (Sénégal), historien, ancien ministre, ancien Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali.&nbsp;</strong></p>



<p>«<em> L’extrémisme au Sahel présente une menace bien réelle pour l&rsquo;Afrique, la France, l&rsquo;Europe et le reste du monde. Mais penser qu&rsquo;il suffit de tirer sur les extrémistes ou de les bombarder pour les soumettre, c’est méconnaître complètement les problèmes de gouvernance qui alimentent la crise. Plus de civils été tués l&rsquo;année dernière au Sahel par ceux qui sont censés les protéger des attaques djihadistes que par les djihadistes eux-mêmes. C’est le facteur de recrutement le plus efficace que les extrémistes puissent espérer. »</em></p>



<p>«<em> Vaincre l&rsquo;extrémisme nécessite un dialogue entre toutes les parties qui inclut les groupes de femmes et la société civile. Cela requiert une gouvernance solide pour réduire la corruption qui affaiblit les capacités de défense. Cela exige des mécanismes de suivi et une impunité zéro pour les violations des droits humains Cela nécessite aussi un meilleur accès à l&rsquo;aide humanitaire et à l&rsquo;éducation. »</em></p>



<p>«<em> Si la France et d&rsquo;autres partenaires internationaux peuvent travailler avec les gouvernements sahéliens, en coordination de l&rsquo;Union africaine, pour atteindre ces objectifs et mettre en œuvre les recommandations de la Coalition citoyenne, alors la stabilisation de la région est à notre portée ». »</em></p>



<p><strong>Assitan Diallo, Présidente de l&rsquo;Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement (AFARD, Mali) :</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Quand un tambour prend un rythme endiablé, c’est le moment de s’arrêter, ou de voir le tambour s’éventrer. Nous vivons dans un contexte d’enfer au Sahel. Les populations civiles ne sont pas seulement des victimes à secourir, elles sont aussi partie prenante de leur propre destin. C’est pour cela qu’il faut écouter la société civile sahélienne. Les chefs d’État ont finalement reconnu que le tout militaire ne marche pas. Ils doivent maintenant mettre en œuvre la nouvelle approche que nous proposons&nbsp;».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recommandations clés du rapport « Sahel : ce qui doit changer »</strong></h3>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><em>Placer la protection des civils au cœur de la réponse à la crise au Sahel</em><ol><li>Inscrire la protection des civils, pas seulement la lutte contre le terrorisme, au cœur du mandat de toutes les opérations militaires menées par les États sahéliens.&nbsp;</li></ol><ol><li>Mesurer systématiquement l’impact sur les civils des opérations militaires et rendre compte de ces données dans les communiqués publics.&nbsp;</li></ol><ol><li>Établir des mécanismes de suivi des dommages causés aux civils pour toutes les forces présentes au Sahel.&nbsp;</li></ol><ol><li>Étendre la pratique des dédommagements en cas de dommages contre des civils.</li></ol></li><li><em>Appuyer des stratégies politiques pour résoudre la crise de gouvernance au Sahel</em><ol><li>Un dialogue politique avec l’ensemble des parties aux conflits et la société civile, notamment des femmes et des jeunes, doit être activement soutenu et mis en œuvre par les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger, aussi bien au niveau national que local, tout en étant publiquement encouragé par les partenaires internationaux.</li></ol><ol><li>Les multiples initiatives de médiation et de réconciliation déjà engagées au niveau local gagneraient à être mieux coordonnées afin de pouvoir contribuer à un règlement politique global de la crise.</li></ol><ol><li>Emblématique de la crise de gouvernance, le secteur de la défense et de la sécurité doit être rigoureusement soumis aux principes de bonne gestion des dépenses publiques.</li></ol></li><li><em>Répondre aux urgences humanitaires</em><ol><li>Assurer un financement de la réponse humanitaire à la hauteur des besoins, qui prenne en compte les besoins spécifiques des femmes et des filles.</li></ol><ol><li>Faciliter l’accès des populations dans le besoin à l’assistance humanitaire, aux moyens d’existence et aux services sociaux de base, sans discrimination.</li></ol></li><li><em>Lutter contre l’impunité</em><ol><li>Seule une politique de tolérance zéro à l’égard des violations commises par les forces de défense et de sécurité et les milices, y compris concernant les violences sexuelles liées au conflit, permettrait de rompre le cycle de la violence et de restaurer l’autorité de l’État.&nbsp;</li></ol><ol><li>Pour que des enquêtes justes et impartiales puissent être menées et que les auteurs d’exactions quels qu’ils soient puissent rendre des comptes, il faut également renforcer les capacités et les ressources des systèmes judiciaires sahéliens, ainsi que la protection des victimes et des défenseurs des droits humains.&nbsp;&nbsp;</li></ol></li></ol>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notes aux rédactions</strong></h4>



<p>Le rapport complet peut être <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/rapport-sahel-ce-qui-doit-changer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">téléchargé,</a> en français, sur le site de la Coalition citoyenne. Une traduction en <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/report-sahel-what-must-change" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anglais </a>est également disponible. </p>



<h5 class="wp-block-heading">&nbsp;<strong>A propos de la Coalition citoyenne pour le Sahel</strong></h5>



<p>La<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coalition citoyenne pour le Sahel e</a>st une alliance informelle de <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/membres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs dizaines d’organisations </a>de la société civile sahélienne et ouest-africaine, soutenues par des ONG internationales, dont l’objectif est de convaincre les gouvernements d’adopter une nouvelle approche au Sahel qui permette de mieux protéger les populations civiles. La Coalition citoyenne a été lancée en juillet 2020, avec la publication des<a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/pillars-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Piliers citoyens,</a> les quatre priorités qui devraient orienter toute réponse à la crise au Sahel.  Pour en savoir plus sur la Coalition citoyenne : <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.sahelpeoplescoalition.org/</a><a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/"></a></p>



<p><strong>Source&nbsp;: Coalition citoyenne pour le sahel</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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