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	<title>Archives des ramadan &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des ramadan &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Rupture collective de jeûne : un moment de communion entre acteurs culturels, artisanaux et touristiques </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:09:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez la cérémonie de rupture collective de jeûne présidée par le ministre Mamou Daffé, un événement symbolique de communion.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Centre International de Conférences de Bamako a accueilli,&nbsp;</strong><strong>l</strong><strong>e mardi 3 mars 2026, une rupture collective du jeûne organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme en partenariat avec Prestige Consulting. La cérémonie était présidée par le ministre Mamou Daffé, en présence du Conseiller spécial du président de la Transition chargé des œuvres sociales, &nbsp;Aguibou Dembélé.&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a offert une atmosphère de communion et de solidarité, où le partage a été mis en avant comme valeur essentielle du mois sacré. Elle s’est imposée comme un moment fédérateur, rassemblant des acteurs issus de différents horizons culturels et artisanaux. L’initiative a ainsi permis de donner une dimension inclusive à la rupture collective, en soulignant l’importance du Ramadan comme vecteur de cohésion sociale et de rapprochement communautaire. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ceremonie-inclusive-et-federatrice"><strong>Une cérémonie inclusive et fédératrice</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a salué la mobilisation des invités, félicitant chacun pour avoir répondu massivement à l’appel du département. Il a insisté sur la valeur de ces moments de communion, qui permettent de renforcer les liens entre institutions et créateurs, tout en favorisant l’unité et le partage. Ses propos ont mis en avant la portée sociale et culturelle de l’initiative. &nbsp;<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a rassemblé musiciens, comédiens, plasticiens et artisans, illustrant la richesse et la diversité du paysage culturel malien. Leur présence a donné à l’événement une dimension artistique et symbolique, où la culture et l’artisanat se sont mêlés à la spiritualité du Ramadan. Cette diversité a renforcé le caractère fédérateur de la rencontre, en mettant en lumière la vitalité des talents locaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-et-l-artisanat-au-coeur-de-l-evenement"><strong>La culture et l’artisanat au cœur de l’événement</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la rupture du jeûne, l’initiative a permis de valoriser le secteur culturel et artisanal. Les échanges entre les différents acteurs ont favorisé une meilleure compréhension mutuelle et une synergie entre institutions et créateurs. L’événement s’est ainsi inscrit dans une dynamique de promotion de la culture nationale et de reconnaissance des savoir-faire artisanaux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat avec Prestige Consulting a contribué à la réussite de l’organisation, témoignant de l’importance des collaborations entre institutions publiques et acteurs privés. Cette coopération a permis de donner un cachet particulier à la cérémonie, en renforçant son impact et sa portée auprès des participants, tout en illustrant la complémentarité des initiatives. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-ramadan-vecteur-de-cohesion-sociale"><strong>Le Ramadan, vecteur de cohésion sociale</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une atmosphère de partage et de solidarité, la rupture collective a rappelé que le Ramadan ne se limite pas à la spiritualité individuelle. Elle a montré qu’il constitue également une opportunité de rapprochement communautaire et de renforcement des liens sociaux, en mettant en avant les valeurs de fraternité et de solidarité qui caractérisent ce mois sacré. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme s’est imposée comme un symbole de communion et de cohésion. Elle a mis en valeur la richesse culturelle et artisanale du Mali, tout en affirmant le rôle du Ramadan comme vecteur d’unité et de rapprochement. À travers cette rencontre, Bamako a vibré au rythme de la culture et de la spiritualité partagée. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, distribution de 1 000 kits alimentaires à des acteurs culturels et touristiques pour le ramadan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 23:08:24 +0000</pubDate>
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<p>Le 24 février 2026, 1 000 kits alimentaires ont été remis aux artisans à Bamako, illustrant un engagement social fort des autorités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au palais de la culture de Bamako, ce mardi 24 février 2026, une opération de distribution alimentaire s’est déroulé. Cette distribution était destinée aux acteurs culturels et artisanaux du Mali. La cérémonie illustre la stratégie sociale des autorités de transition, notamment du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, et du ministre Mamou Daffé, dans un contexte socio-économique toujours fragile au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce début du mois de ramadan, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a remis mille kits alimentaires à des professionnels de la culture, de l’artisanat et du tourisme. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-aide-alimentaire-ciblee"><strong>Une aide alimentaire ciblée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement était présidé par le ministre chargé de ces secteurs, Mamou Daffé, en présence notamment de Aguibou Dembélé, conseiller spécial du chef de l’État chargé des œuvres sociales, ainsi que d’autorités administratives et traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque kit distribué comprend des denrées de base — riz, lait en poudre, sucre, huile, pâtes alimentaires, thé et dattes — destinées à soutenir les bénéficiaires pendant le mois de ramadan. Les autorités présentent cette initiative comme une mesure d’appui direct à des professionnels souvent fragilisés par la conjoncture économique et la baisse d’activité dans les secteurs culturels et touristiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisateurs, cette action vise à « <em>atténuer les souffrances des couches vulnérables </em>» et à encourager la solidarité nationale dans un contexte marqué par les difficultés sociales persistantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-a-portee-symbolique"><strong>Un geste à portée symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les artisans, artistes et opérateurs touristiques figurent parmi les catégories socioprofessionnelles particulièrement exposées aux fluctuations économiques, notamment depuis les crises sécuritaires et politiques qu’a connues le Mali ces dernières années. Les autorités soulignent régulièrement leur rôle dans le rayonnement culturel du pays et leur contribution à l’économie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a salué l’initiative du président de la transition, y voyant une marque de reconnaissance envers ces acteurs, tandis que plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur gratitude. Ils ont surtout évoqué un geste de soutien bienvenu en ce début du mois de jeûne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces distributions répondent à un double objectif. Tout d’abord, il s’agit d’apporter une aide matérielle immédiate à certains ménages et renforcer la proximité politique avec des catégories professionnelles influentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Carburant : un retour à la normale se profile dans les stations maliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:37:12 +0000</pubDate>
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<p>L'amélioration de l'approvisionnement du carburant au Mali est en marche. Apprenez comment la situation évolue et se stabilise.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La crise du carburant marque une pause au Mali. Porté par une hausse des importations et la création de stocks de sécurité, le gouvernement veut transformer cette accalmie en stabilité durable, à l’approche du Ramadan.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs semaines de tension autour de la distribution des hydrocarbures, les files d’attente se sont nettement résorbées dans les stations-service du pays. Selon les données rendues publiques lors de la 12ᵉ réunion du cadre de concertation entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les acteurs du secteur pétrolier, la situation s’améliore de manière tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis le 22 janvier 2026, le Groupement professionnel du pétrole (GPP) et le Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP) ont dressé un bilan jugé « <em>encourageant</em> » de la semaine écoulée. Les chiffres confirment la tendance : 40,3 millions de litres d’hydrocarbures ont été importés entre le 12 et le 18 janvier, soit l’équivalent de 875 camions-citernes, puis 14,4 millions de litres supplémentaires entre le 13 et le 21 janvier. Résultat : le taux de ravitaillement des stations atteint près de 75 % sur la période cumulée, signe d’une normalisation progressive de l’approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-stations-reprennent-souffle"><strong>Les stations reprennent souffle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la différence est visible. Les longues files de véhicules observées début janvier ont quasiment disparu cette semaine dans les grandes villes. Cette amélioration est le fruit d’une accélération des livraisons et d’une meilleure coordination entre les importateurs et les distributeurs, selon la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance est positive. Le flux des citernes entrant sur le territoire a nettement augmenté, ce qui réduit les points de tension.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les acteurs du secteur se félicitent de cette accalmie, le gouvernement reste vigilant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a insisté sur la nécessité de constituer un stock de sécurité commercial, afin d’anticiper les pics de consommation, notamment à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte demande en carburant et produits de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rationnement temporaire et la mise en réserve stratégique sont considérés comme des leviers de stabilité, permettant de garantir un cadre d’approvisionnement « <em>sécurisé et contrôlé</em> ». Cette approche, combinée à la reprise des importations, nourrit l’espoir d’un retour durable à la normale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-encourageante"><strong>Une dynamique encourageante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 12 janvier, le nombre de camions-citernes entrant sur le territoire a sensiblement augmenté, traduisant une amélioration des flux logistiques. Les professionnels du secteur saluent une coordination plus fluide entre les différents acteurs — importateurs, transporteurs et gestionnaires de dépôts — qui a permis de désengorger les circuits de distribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les automobilistes, cette accalmie reste toutefois fragile. Mais dans les stations-service de Bamako à Kayes, un constat s’impose : l’essence et le gasoil coulent de nouveau sans tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le gouvernement se montre prudent, la situation de cette semaine contraste avec la pénurie qui avait frappé le pays à la fin de 2025. L’augmentation des volumes importés et la stratégie de rationnement concertée semblent porter leurs fruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à transformer cette embellie en stabilité durable, dans un contexte mondial toujours marqué par la volatilité des prix du pétrole et les aléas du transport régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La République des enfants : ce que le Sambè Sambè dit du Mali d’aujourd’hui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 20:44:26 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le Sambè Sambè : un rituel enfantin vibrant des traditions maliennes, symbole d'identité et de partage.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, comme dans toutes les villes et villages du Mali, ils sortent dès l’aube. Parés de leurs habits neufs, les enfants s’élancent de maison en maison, semant des formules de bénédiction et de paix à chaque seuil franchi. Ils ne réclament rien. Ils reçoivent tout. Voici venu le temps du Sambè Sambè. Une tradition à la fois poétique, éducative et identitaire, qui raconte à sa manière un Mali debout, résilient, et profondément enraciné dans ses valeurs.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On les entend avant de les voir. Les voix aiguës des plus jeunes s’élèvent dans les rues de Bamako : «<em> Sambè Sambè ! Allah ka san kura diya !</em> » Les portes s’ouvrent, les mains tendent pièces, bonbons, parfois cola ou céréales. Les enfants remercient, s’inclinent, repartent en trottinant, leurs sacs en tissu (les <em>sabouni</em>) se remplissant comme les cœurs. Dans une société fragilisée par les tensions et la violence, le <em>Sambè Sambè</em> agit comme un baume sur la <a href="https://saheltribune.com/fete-ramadan-lieu-sacrifice-convivialite-coup-covid-19/">mémoire collective</a>. Une respiration. Une fête d’autant plus nécessaire qu’elle est innocente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-tradition-enracinee-un-rituel-vivant"><strong>Une tradition enracinée, un rituel vivant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>&nbsp;n’est pas né d’hier. Il plonge ses racines dans les sociétés mandingues, à l’époque où la parole circulait plus vite que les biens, et où les enfants étaient les premiers messagers des saisons, des dieux ou des ancêtres. Avec l’islamisation du Sahel, la pratique s’est transformée, sans jamais se trahir. Aux offrandes votives ont succédé les vœux islamiques. Aux chants de récolte, les formules de bénédiction. De cette hybridation heureuse est née une tradition populaire profondément ancrée dans le tissu social malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En langue bambara,&nbsp;<em>san bè</em>&nbsp;signifie le jour du partage. En soninké,&nbsp;<em>sanbè</em>&nbsp;évoque la salutation rituelle. Deux interprétations, un même message : le&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>&nbsp;est la fête des liens et de la transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-ecole-de-la-vie-a-ciel-ouvert"><strong>Une école de la vie à ciel ouvert</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce matin-là, Fatoumata, 8 ans, récite à la porte d’une voisine âgée : « <em>Que Dieu vous accorde santé et paix. </em>» La vieille dame, émue, lui tend 200 FCFA et un sachet de bonbons. <a href="https://www.voaafrique.com/a/f%C3%AAte-de-l-aid-au-mali-samb%C3%A9-samb%C3%A9-une-tradition-qui-ravive-la-joie-des-enfants/7563520.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fatoumata sourit</a>, salue et repart. Elle n’a pas appris ces mots à l’école. C’est sa grand-mère qui les lui a transmis. Le <em>Sambè Sambè</em> est aussi une école de la politesse, de la générosité, et de l’empathie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les quartiers populaires, les enfants se regroupent en petites bandes joyeuses. Ils improvisent des chants, dansent au rythme des percussions urbaines, imitent les figures politiques ou les stars locales. L’espace public devient leur scène, et le Mali leur terrain d’apprentissage.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-douce-effervescence-et-fractures-sociales"><strong>Entre douce effervescence et fractures sociales</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les éclats de rire et les danses colorées, se cachent aussi les réalités d’un pays traversé par les inégalités. Si les enfants des quartiers résidentiels finissent leur tournée dans les pâtisseries climatisées ou les parcs d’attractions comme <a href="https://www.maliweb.net/art-culture/bamako-parc-magic-une-pleiade-dartistes-des-espaces-attractions-et-jeux-au-coeur-de-la-3eme-edition-3088075.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bamako Parc Magic</a>, d’autres, issus des quartiers périphériques, se contentent de terrains vagues et de beignets achetés à la sauvette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fracture, visible, ne ternit pas l’esprit du&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>. Elle le rappelle simplement à ses origines : celles d’une pratique qui lie, malgré les différences.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-fete-devient-danger"><strong>Quand la fête devient danger</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques années, la fête est aussi devenue un terrain de vigilance. <a href="https://www.studiotamani.org/184931-les-disparitions-denfants-cette-autre-realite-les-jours-de-fete-au-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Disparitions d’enfants</a>, accidents de la route, tentatives d’enlèvements : les risques sont bien réels. En 2025, selon une ONG locale, 32 cas de disparition ont été signalés à Bamako dans les 48 heures suivant la fin du Ramadan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, conscientes de l’enjeu, ont renforcé les mesures de prévention. Bracelets d’identification, patrouilles de volontaires, applications de géolocalisation sont désormais déployés pour encadrer la pratique sans l’étouffer. Car le&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>, malgré les défis, demeure une fête d’enfance et de liberté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-transmission-sous-tension"><strong>Une transmission sous tension</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La modernité, elle aussi, exerce une pression. À Bamako, des « <em>coachs Sambè</em> » organisent désormais des tournées payantes, transformant le rituel en prestation. Sur les réseaux sociaux, les enfants exhibent leurs « <em>récoltes</em> » comme des trophées, comparant leurs gains en ligne. Le risque ? Que le <em>Sambè Sambè</em> perde son âme, sa gratuité, son <a href="https://saheltribune.com/le-temps-la-communaute-et-lesprit-les-dimensions-cachees-des-fetes-de-fin-dannee/">ancrage communautaire.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là encore, la société civile s’organise. Des ateliers intergénérationnels, des programmes scolaires pilotes, des festivals comme celui de Ségou ou Kayes, œuvrent à la préservation de l’esprit initial : celui d’une fête populaire, éducative, spirituelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-fete-qui-dit-l-essentiel"><strong>Une fête qui dit l’essentiel</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>&nbsp;est tout cela à la fois : un chant d’enfance, une prière en mouvement, un miroir de la société. En ces temps où le Mali cherche à reconstruire son tissu social, à réancrer son identité dans des valeurs stables, il offre un modèle. Un modèle simple mais profond. Une réponse joyeuse et poétique aux défis du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays en quête de stabilité, le&nbsp;<em>Sambè Sambè</em>&nbsp;est bien plus qu’une tradition enfantine. Il est l’empreinte d’un peuple qui, à travers ses enfants, continue de croire en l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarr</strong>a</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Assimi Goïta célèbre l&#8217;Aïd El Fitr au palais présidentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 13:24:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aïd El Fitr]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ce dimanche 30 mars 2025, alors que les premières lueurs d’une aube apaisée filtraient sur les hauteurs de Koulouba, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a une fois encore choisi le recueillement et la proximité pour célébrer la fin du mois sacré de Ramadan. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce dimanche&nbsp;30&nbsp;mars 2025, alors que les premières lueurs d’une aube apaisée filtraient sur les hauteurs de Koulouba, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a une fois encore choisi le recueillement et la proximité pour célébrer la fin du mois sacré de Ramadan. Entouré de ses proches collaborateurs, du gouvernement, des membres du Secrétariat général de la Présidence et du président du Conseil national de Transition, il a accompli la prière de l’Aïd El-Fitr au cœur même du Palais présidentiel.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une atmosphère empreinte de sérénité, les mots de l’imam Mahmoud Touré ont résonné avec gravité. Pardon, humilité, soumission à Dieu, mais aussi appel à la patience dans la prière, ont constitué la trame spirituelle de son sermon. En filigrane, la nécessité de préserver la solidarité bâtie pendant le jeûne, et d’en faire un pilier permanent de la société malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le prêche, au-delà de sa portée religieuse, n’a pas occulté les réalités nationales. Le guide religieux, dans une lucidité sans fard, a évoqué les épreuves traversées par le pays&nbsp;: menaces sécuritaires, bouleversements politiques, défis alimentaires. «<em> Tout est dans la volonté divine </em>», a-t-il rappelé, en appelant à intensifier les prières pour la paix, la stabilité et l’autosuffisance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La culture est un levier de développement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la prière, le président Goïta, fidèle à sa ligne de communication sobre et maîtrisée, a pris la parole. D’abord pour souhaiter une bonne fête à l’ensemble des musulmans du Mali, mais aussi de la Confédération des États du Sahel (AES). Puis, dans un ton mesuré, mais résolu, il a exhorté ses compatriotes à préserver l’esprit du Ramadan, à maintenir le cap de la solidarité, de la résilience et du renforcement du tissu social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a eu une pensée pour la diaspora malienne, qu’il a saluée avec chaleur, l’invitant à s’associer pleinement à la dynamique nationale. Car l’ambition présidentielle est claire : 2025, déclarée année de la culture, devra consacrer un tournant. Celui d’une souveraineté non seulement politique et sécuritaire, mais aussi intellectuelle, nourrie par l’histoire, les langues, les arts et les savoirs endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture est un levier de développement. Elle est aussi ce qui nous permet d’être debout, maîtres de notre destin, a affirmé le chef de l’État, en écho aux Assises de la Refondation et à son projet d’un Mali Kura.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce matin d’Aïd, le président Goïta n’a pas seulement prié. Il a rappelé, à sa manière, que le jeûne n’est pas qu’un acte de foi, mais un appel à l’action. Une discipline personnelle au service d’une ambition collective. Pour un Mali qui, dans l’épreuve, continue d’espérer. Et de croire en lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali célèbre l’Aïd El Fitr ce dimanche 30 mars 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 20:35:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[aïd el-fitr]]></category>
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<p>La fête de l’Aïd El Fitr, également appelée Seli N’tjini, sera célébrée sur l’ensemble du territoire malien ce dimanche, mettant ainsi fin au mois sacré de jeûne pour la communauté musulmane.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a annoncé, dans un communiqué officiel rendu public ce samedi soir, que le croissant lunaire marquant la fin du mois de Ramadan a été aperçu dans plusieurs localités du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités religieuses, cette observation, validée par la Commission nationale d’observation de la lune, marque le début du mois lunaire de Chawwal, localement appelé <em>Seli N’tjini Kalo</em>, à compter du dimanche 30 mars 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, la fête de l’Aïd El Fitr, également appelée <em>Seli N’tjini</em>, sera célébrée sur l’ensemble du territoire malien ce dimanche, mettant ainsi fin au mois sacré de jeûne pour la communauté musulmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Directeur national de la Commission lune, Gaoussou Keita, qui a signé ce communiqué officiel, invite les fidèles à prendre acte de cette décision pour l’organisation des prières et festivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako, dans les pas des vendeurs et des mères à la veille de l&#8217;Aïd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À l'approche de l'Aïd el-Fitr, une effervescence particulière s'empare des marchés et des foyers de Bamako. Cette fête, marquant la fin du mois de Ramadan, est une occasion de réjouissances, de partage et de renforcement des liens familiaux. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l&rsquo;approche de l&rsquo;Aïd el-Fitr, une effervescence particulière s&#8217;empare des marchés et des foyers de Bamako. Cette fête, marquant la fin du mois de Ramadan, est une occasion de réjouissances, de partage et de renforcement des liens familiaux. Entre courses effrénées, préparation de mets traditionnels et achats de nouvelles tenues, plongeons dans cette ambiance festive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières heures du matin, les marchés de Bamako s&rsquo;animent. Les vendeurs de tissus exposent leurs plus beaux pagnes et bazins riches, très prisés pour la confection de boubous flamboyants. Dans les rayons, les épices, les fruits secs, le sucre et les farines s’arrachent pour la préparation des plats festifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les boucheries ne désemplissent pas non plus. L&rsquo;agneau, la volaille et le bœuf figurent en tête des achats pour le festin du jour de l&rsquo;Aïd el-Fitr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mamadou, vendeur de bazin et d’habits traditionnels, constate une différence cette année : «&nbsp;<em>D’habitude, à cette période, on vendait bien. Mais cette année, c’est plus compliqué. Les clients se plaignent des prix, mais nous aussi, on achète cher chez nos fournisseurs. Avant, je vendais une centaine de tenues par jour, maintenant à peine une trentaine. On fait avec, mais c’est dur.&nbsp;</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Obliger de négocier longtemps pour vendre&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Souleymane, un vendeur de volailles, il partage la même inquiétude : « <em>Les clients veulent bien acheter, mais les prix sont élevés. L’an dernier, une poule coûtait 3 000 francs, aujourd’hui c’est presque le double. C’est compliqué pour tout le monde.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Seydou, vendeur de bétail depuis 15 ans au marché de Bamako, raconte son expérience pendant le Ramadan : «&nbsp;<em>Le mois de Ramadan, c’est une période où les affaires sont censées être bonnes, surtout pour nous, les vendeurs de bétail. Les gens achètent plus de viande, mais cette année, c’est un peu plus compliqué. Les prix des bœufs ont beaucoup augmenté en raison de la sécheresse et de l’insécurité. Les clients hésitent parfois, surtout quand les prix montent.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il poursuit, visiblement préoccupé : «&nbsp;<em>Je commence tôt le matin, souvent avant l&rsquo;aube, et je termine tard. C&rsquo;est encore plus dur avec la chaleur et le jeûne. Parfois, on est obligé de négocier longtemps pour vendre, car les gens veulent acheter, mais ils ne veulent pas trop dépenser.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou souligne l&rsquo;importance de son travail, malgré les difficultés : «&nbsp;<em>C’est difficile, mais il faut tenir bon. Je fais ce travail pour ma famille. L’argent que je gagne pendant le Ramadan me permet de subvenir aux besoins de ma femme et de mes enfants. Et même si les affaires sont plus lentes cette année, je sais que c’est temporaire. Le Ramadan, c’est une période où les gens se souviennent de leur famille et de leurs proches, et pour nous les commerçants, c’est aussi un moment important.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’effervescence dans les foyers</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les foyers bamakois, l&rsquo;approche de l&rsquo;Aïd signifie grand nettoyage, décoration et organisation des repas festifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aminata Dara, mère de quatre enfants, exprime ses préoccupations : «&nbsp;<em>L’Aïd, c’est un moment important pour les enfants. Ils attendent leurs nouveaux vêtements avec impatience. J’ai dû économiser depuis plusieurs mois pour leur acheter de belles tenues. Le plus dur, c’est la nourriture. Le riz, l’huile, tout a augmenté. Mais on fait des sacrifices pour que la fête soit réussie.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoumata Touré, une habitante de Magnambougou, ajoute : «&nbsp;<em>On veut que nos enfants soient beaux pour ce grand jour, c&rsquo;est une tradition. Même si tout coûte plus cher, on ne peut pas laisser passer l&rsquo;Aïd sans leur offrir une belle tenue.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Idrissa, père de famille, évoque aussi les défis du moment : «&nbsp;<em>Avant, on pouvait acheter tout ce dont on avait besoin sans trop compter. Maintenant, il faut faire des choix. Mais l’essentiel, c’est d’être en famille et de partager ce moment.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un moment de partage et de solidarité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Aïd el-Fitr à Bamako ne se résume pas seulement à des festivités familiales. La solidarité et l&rsquo;entraide occupent une place centrale. Les plus nécessiteux reçoivent la Zakât al-Fitr, une aumône obligatoire distribuée avant la prière de l&rsquo;Aïd, afin que tous puissent célébrer dignement. Les visites aux proches et amis sont également une tradition bien ancrée, renforçant les liens sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Modibo Coulibaly, un retraité, témoigne : «&nbsp;<em>Depuis plusieurs années, je mets un point d&rsquo;honneur à donner la Zakât. C’est un devoir, mais aussi un plaisir, car tout le monde doit pouvoir fêter dignement. C’est ça l’esprit de l’Aïd.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Awa Maiga, jeune étudiante, souligne l’importance des retrouvailles : «&nbsp;<em>L’Aïd, c’est aussi l’occasion de revoir toute la famille. Les oncles, les tantes, les cousins&#8230; C’est un moment où on oublie les soucis et on profite ensemble.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre spiritualité, festivité et partage, l&rsquo;Aïd el-Fitr à Bamako est un véritable moment de communion. Dans les marchés comme dans les foyers, chacun met du cœur à rendre cette fête aussi joyeuse qu&rsquo;inoubliable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulialy</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djénéba Yalcouyé, stagiaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ramadan au Mali : ces commerçantes qui tiennent debout malgré tout</title>
		<link>https://saheltribune.com/ramadan-au-mali-ces-commercantes-qui-tiennent-debout-malgre-tout/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 10:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois sacré du Ramadan est une période de grande intensité pour les commerçants. Mais pour les femmes commerçantes, il représente un double défi. En plus de gérer leur commerce, elles doivent aussi s’occuper des repas pour le&nbsp;<em>ftour</em>&nbsp;(rupture du jeûne) et le&nbsp;<em>sahur</em>&nbsp;(repas de l’aube), tout en respectant leurs obligations religieuses. Entre fatigue, charge mentale et organisation rigoureuse, ces femmes font preuve d’une endurance remarquable. Mais comment parviennent-elles à concilier travail et vie familiale pendant cette période exigeante ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une cadence effrénée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ramadan apporte son lot de défis supplémentaires pour ces femmes. Elles jonglent entre longues heures de travail, gestion des stocks, fluctuations des prix, et bien sûr, la préparation des repas familiaux. Ces conditions deviennent particulièrement éprouvantes avec la chaleur et la fatigue du jeûne, mais elles s’adaptent pour continuer à faire tourner leurs commerces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aïcha, vendeuse de fruits et légumes au marché, raconte son quotidien :&nbsp;<em>« Le Ramadan, c’est une période intense pour moi. Je me lève à 5 h du matin pour préparer le sahur de mes enfants, puis je pars directement au marché. Les journées sont longues, sous la chaleur, sans boire ni manger. En rentrant, il faut encore préparer le ftour… C’est un vrai marathon ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Aïcha, de nombreuses commerçantes se retrouvent à travailler des journées interminables, jonglant entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. Le travail ne s’arrête pas au marché : il faut encore s’occuper de la maison, de la cuisine, et parfois gérer des imprévus de dernière minute.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Organisation familiale et entraide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces femmes sont souvent confrontées à une charge de travail épuisante, elles peuvent heureusement compter sur l’aide de leur famille, notamment celle de leurs enfants et de proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Madjéné Coulibaly, pâtissière artisanale, évoque la pression accrue durant le Ramadan :&nbsp;<em>« Les commandes explosent, surtout pour les gâteaux traditionnels. Je passe des heures en cuisine à préparer des gâteaux et d’autres sucreries… Parfois, je n’ai même pas le temps de préparer mon propre repas de rupture du jeûne. Heureusement, ma sœur m’aide à la maison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de l’entraide familiale est primordial, surtout lorsque le travail devient accablant.<br>Safi Cissé, gérante d’une petite épicerie, explique :&nbsp;<em>« J’ouvre ma boutique en début d’après-midi et je ferme tard, car les clients viennent juste avant le ftour ou après Tarawih. Parfois, je n’ai même pas le temps de m’asseoir pour manger tranquillement. C’est épuisant, mais c’est aussi une bonne période pour le commerce. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariam Diarra, 17 ans et fille d’une commerçante, partage son point de vue :&nbsp;<em>« Quand ma mère rentre du marché, elle est épuisée. Alors, après l’école, je l’aide à préparer le repas. Je fais les jus, je coupe les légumes et je mets la table. C’est ma façon de lui montrer mon soutien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La solidarité familiale est essentielle, et les enfants, dès leur plus jeune âge, participent à la gestion du foyer, particulièrement durant le Ramadan.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les sacrifices d’une femme commerçante pendant le Ramadan</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes commerçantes doivent faire face à une multitude de défis. En plus des longues journées de travail, l’instabilité des ventes et la hausse des prix des produits viennent ajouter une pression supplémentaire. Les imprévus sont fréquents, et la gestion de ces aléas n’est pas toujours facile, surtout lorsque le marché n’est pas aussi actif qu’espéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Awa Diarra, vendeuse de laitue depuis huit ans, explique :&nbsp;<em>« La vraie difficulté, c’est quand les clientes ne viennent pas acheter, car cela impacte nos revenus. Mais c’est le quotidien de nombreuses femmes commerçantes pendant le Ramadan. On se débrouille malgré tout. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la charge de travail est indéniablement lourde, ces femmes jouent un rôle clé dans l’économie locale. Grâce à leurs commerces, elles assurent la subsistance de leurs familles et participent activement à l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Awa résume l’importance de son travail avec ces mots :&nbsp;<em>« Grâce à mon travail, je paie les factures et j’assure l’éducation de mes enfants. Mon mari n’est pas toujours là financièrement, donc je dois gérer seule. C’est pour cela que j’encourage toutes les femmes à se lancer dans un métier ou un commerce, car tout travail est utile. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des piliers économiques invisibles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces commerçantes rappellent, par leur travail acharné, l’importance de soutenir et de valoriser l’activité économique des femmes. Le Ramadan est un mois où la solidarité et la résilience sont mises à l’épreuve, mais c’est aussi une période où ces femmes démontrent leur incroyable force et leur détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs histoires sont un appel à reconnaître et soutenir le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’économie locale, non seulement pendant le mois sacré, mais tout au long de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djénéba Yalcouyé, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éditorial – Mali : quand mars se met à pleurer</title>
		<link>https://saheltribune.com/editorial-mali-quand-mars-se-met-a-pleurer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 05:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>
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<p>Une pluie inattendue en mars réveille les inquiétudes d’un climat malien de plus en plus imprévisible.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une pluie inattendue en mars réveille les inquiétudes d’un climat malien de plus en plus imprévisible.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est tombée sans prévenir, presque discrètement, comme si elle s’excusait d’arriver en avance. La pluie, cette invitée que l’on n’attendait pas avant juin, a surpris Bamako, Kayes, Nioro, Nara… et les bulletins météo. En mars, mois sec s’il en est, elle a fait une apparition inattendue, rompant le contrat tacite entre les saisons et la terre. Peu de gouttes, certes. Moins de dix millimètres, selon les endroits. Mais un symbole de plus, dans ce long désordre climatique qui s’installe au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, habitué aux calendriers figés de la saison sèche et de l’hivernage, entre de plain-pied dans le temps des anomalies. Une pluie en mars n’est plus une bénédiction fugace bien vrai que certains ont tendance à l’associer une explication métaphysiquer à l’attribuant aux bienfaits de Dieu en raison du ramadan et du carême dans les communautés musulmane et chrétienne. Pourtant, elle est un signal faible, mais déterminant. Un grain de sable dans le sablier dérangé de notre époque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Climat détraqué, pays déboussolé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions du nord-ouest malien, de Nara à Kayes, souffrent habituellement en mars sous un ciel de plomb, avec des thermomètres flirtant avec les 44°C. Cette année, quelques averses sont venues rafraîchir l’air… et réchauffer les inquiétudes. Car si la pluie soulage, elle interroge surtout. Elle est désormais le marqueur de ce que les scientifiques appellent l’«&nbsp;<em>imprévisibilité accrue</em>&nbsp;» du climat sahélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sécheresses plus longues, des pics de chaleur plus violents, et maintenant des pluies qui s’égarent. Le changement climatique au Mali n’est plus une hypothèse modélisée depuis Genève. C’est une réalité vécue au pas de sa porte.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’eau tombe, mais rien ne s’arrange</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, cette pluie tombe bien. Elle humidifie les sols, remplit les jarres, réconcilie le ciel et la terre. Mais pour combien de temps ? Quelques gouttes ne suffiront pas à inverser des décennies de stress hydrique, d’appauvrissement des terres et de précarisation des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire, cette précocité météorologique pourrait même désorienter les cycles agricoles, tromper les semences, perturber les récoltes. Car l’eau, au Sahel, n’est salvatrice que lorsqu’elle est comprise, canalisée, anticipée. Quand elle devient capricieuse, elle ajoute à l’incertitude d’un quotidien déjà incertain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’urgence de la prévoyance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette mutation qui s’impose à marche forcée, le Mali ne peut plus se contenter d’espérer que la pluie vienne «&nbsp;<em>au bon moment</em>&nbsp;». Il faut prévoir l’imprévisible. Cela passe par des investissements massifs dans les infrastructures hydrauliques, par des systèmes d’alerte précoce qui fonctionnent, et par une refonte complète des calendriers agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois de mars 2025 a été déclaré «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;». Très bien. Mais qu’est-ce que la culture, sinon la transmission d’un rapport à la terre, au ciel, à l’eau ? Il serait temps d’intégrer la mémoire environnementale à notre récit collectif. Car le patrimoine malien ne se limite pas aux masques dogons ou aux manuscrits de Tombouctou. Il est aussi dans la capacité d’un pays à lire les signes du ciel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une pluie, un présage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, la pluie est revenue. Trop tôt. Trop peu. Mais assez pour nous rappeler que le climat, ce vieux compagnon de route, ne respecte plus les horaires. Cette incursion météorologique en mars est un message codé que seuls les peuples lucides sauront traduire. Elle n’est pas une solution. Elle est une alerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’écrivait un poète peul : «&nbsp;<em>La pluie qui tombe hors saison ne nourrit pas, mais elle prévient. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous, Maliens, d’entendre ce frisson du ciel comme un appel à mieux nous préparer. Car si la pluie est la vie qui recommence, elle peut aussi être le miroir d’un monde qui vacille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Naba Fatoumata Samaké: « Cuisiner à 4 h du matin, aller au boulot sans café… et rester performante »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 14:29:59 +0000</pubDate>
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<p>Dans un contexte où le ramadan revêt une importance particulière pour des millions de Maliens, qu’en est-il des femmes salariées, souvent tiraillées entre les obligations religieuses, sociales et professionnelles ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte où le ramadan revêt une importance particulière pour des millions de Maliens, qu’en est-il des femmes salariées, souvent tiraillées entre les obligations religieuses, sociales et professionnelles ? Quelles politiques, mesures ou appuis les accompagnent dans cette période intense ? Pour répondre à ces questions, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Naba Fatoumata Samaké, communicante spécialisée en santé publique, option géopolitique de la santé et santé des droits sexuels et reproductifs des adolescents et des jeunes. Elle est actuellement chargée de communication à l’ONG Conseils et Appui pour l’Éducation à la Base (CAEB), sur le programme « Jigiya », dédié aux jeunes leaders en santé de la reproduction.</em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: Comment le ramadan influence-t-il la vie professionnelle des femmes au Mali ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naba Fatoumata Samaké&nbsp;:</strong>&nbsp;Le mois de Ramadan a un impact profond sur la vie professionnelle des femmes, en particulier celles qui sont mariées, mais aussi les célibataires. C’est une période qui exige un engagement total, aussi bien spirituel que physique. Les femmes se retrouvent totalement mobilisées, aussi bien à la maison qu’au travail.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment les femmes salariées parviennent-elles à concilier leurs responsabilités personnelles et professionnelles ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant le ramadan, tout change. Certaines femmes doivent gérer plusieurs marmites en même temps, tout en assurant l’équilibre familial. Rester à jeun tout en gardant une humeur stable pour gérer famille et travail n’est pas chose facile. Socialement, la femme est attendue sur tous les fronts&nbsp;: cuisine, soins, attention portée aux proches et à la belle-famille. Il existe une attente implicite de la part de la société qui pousse certaines à incarner l’image de la femme « parfaite ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela se répercute inévitablement sur la performance au travail. On cuisine le soir, on se lève dès 4&nbsp;h pour le&nbsp;<em>suhur</em>, on enchaîne directement avec la journée de travail sans café ni thé, ce qui entraîne maux de tête, baisse de concentration et fatigue chronique. Certaines femmes prennent même des congés pour se consacrer entièrement à la gestion du foyer. Mais cette possibilité n’est pas offerte à toutes. D’autres somnolent au bureau, se sentent épuisées à la maison, ce qui peut, à la longue, altérer leur rapport au foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas seulement d’une responsabilité qui incombe aux entreprises, mais à la société dans son ensemble, qui doit repenser la répartition des charges domestiques. Les femmes, de leur côté, doivent aussi chercher des stratégies pour préserver leur équilibre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelles politiques les entreprises devraient-elles mettre en œuvre pour soutenir les femmes durant le ramadan ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines entreprises permettent déjà aux salariées de rentrer plus tôt pendant le ramadan. C’est un progrès appréciable. Cependant, les horaires du matin restent inchangés. Ce petit ajustement en fin de journée est bénéfique, car il permet aux femmes de rentrer, préparer le repas et s’occuper de leur famille. Un effort supplémentaire pourrait être fait pour alléger davantage la charge mentale et physique des femmes pendant cette période.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Certaines disent que les femmes sont moins productives durant le ramadan. Partagez-vous cet avis ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une réalité, mais elle est largement liée à la charge mentale et physique qu’elles supportent. Il est difficile d’être pleinement performante à la maison et au bureau en même temps. Cela dit, les hommes aussi montrent des signes de fatigue en cette période. La différence, c’est que les femmes doivent en plus gérer la logistique familiale, anticiper les repas, penser aux condiments à acheter, et répondre aux attentes sociales.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment ces perceptions ont-elles évolué avec le temps ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les choses changent, lentement mais sûrement. De plus en plus d’hommes reconnaissent l’effort fourni par leurs épouses pendant le ramadan. Il est désormais courant qu’ils offrent un cadeau à leur femme à l’occasion de la fête. Mais cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin dans la reconnaissance concrète, à travers des gestes de soutien au quotidien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont, selon vous, les principales difficultés rencontrées par les femmes salariées pendant cette période ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes font face à une triple pression&nbsp;: professionnelle, domestique et sociale. Il y a d’une part le poids des normes sociales qui font de ces tâches des obligations, d’autre part, un manque d’organisation qui pourrait être comblé par des outils simples comme un planning culinaire. À cela s’ajoute la cherté de la vie. Les prix des denrées ont flambé et les femmes veulent tout de même « mettre le paquet » dans la marmite pour satisfaire les attentes de leurs proches. Les dix derniers jours du ramadan sont particulièrement éprouvants, avec l’intensification des prières et des tâches domestiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel rôle le gouvernement et les ONG devraient-ils jouer ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’État et les ONG devraient porter un plaidoyer fort pour une meilleure organisation des horaires de travail pendant le ramadan, en tenant compte de l’équité, pas seulement de l’égalité. Il ne s’agit pas de privilégier les femmes au détriment des hommes, mais de reconnaître la charge spécifique qu’elles supportent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait également utile d’intervenir sur les prix des denrées de première nécessité, de faciliter l’accès à l’électricité pour les femmes actives qui ont besoin de conserver leurs aliments, et d’encourager une meilleure implication des conjoints dans les tâches domestiques. Les hommes doivent incarner des modèles de soutien, s’inspirer des principes de la Sunna et faire du foyer une responsabilité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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