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	<title>Archives des protection des mineurs &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>X dans le viseur du parquet de Paris pour des soupçons de graves infractions numériques</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 14:29:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Perquisition à Paris dans les locaux de X dans le cadre d'une enquête sur la diffusion de contenus illicites. Détails ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie dans les relations déjà tendues entre les autorités françaises et la plateforme X (ex-Twitter). Ce mardi 3 février 2026, le parquet de Paris a annoncé qu’une perquisition était en cours dans les locaux français du réseau social, dans le cadre d’une enquête ouverte début 2025 pour des soupçons graves liés au fonctionnement de la plateforme et à la diffusion de contenus illicites.</em></strong></p>



<p>Dans le même temps, Elon Musk, propriétaire de X, et Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de l’entreprise, ont été convoqués pour une « <em>audition libre </em>» le 20 avril prochain, a précisé la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Ils seront entendus « <em>en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-soupcons-portant-sur-les-algorithmes-et-les-contenus-illegaux"><strong>Des soupçons portant sur les algorithmes et les contenus illégaux</strong></h2>



<p>L’enquête avait été initialement déclenchée à la suite de signalements de plusieurs députés français, qui dénonçaient des algorithmes biaisés susceptibles d’altérer le fonctionnement normal du réseau social et de favoriser la diffusion de contenus problématiques.</p>



<p>Depuis, le champ des investigations s’est considérablement élargi. Le parquet évoque désormais plusieurs infractions potentielles, parmi lesquelles la complicité de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, l’utilisation de deepfakes à caractère sexuel, ainsi que des faits de négationnisme.</p>



<p>Ces chefs d’accusation s’inscrivent dans un contexte de surveillance accrue des grandes plateformes numériques par les autorités européennes, soucieuses de faire respecter les législations nationales et les règlements communautaires, notamment en matière de protection des mineurs et de lutte contre la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-salaries-de-x-egalement-entendus"><strong>Des salariés de X également entendus</strong></h2>



<p>Outre Elon Musk et Linda Yaccarino, plusieurs salariés de X seront également convoqués entre le 20 et le 24 avril pour être entendus comme témoins. Selon la procureure de Paris, ces auditions doivent permettre aux responsables de la plateforme « <em>d’exposer leur position sur les faits et, le cas échéant, les mesures de mise en conformité envisagées</em> ».</p>



<p>Le choix d’une procédure d’« <em>audition libre </em>» témoigne, à ce stade, d’une volonté de coopération plutôt que de confrontation immédiate. « <em>La conduite de cette enquête s’inscrit dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national </em>», a souligné Laure Beccuau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-perquisition-menee-avec-europol"><strong>Une perquisition menée avec Europol</strong></h2>



<p>La perquisition en cours est menée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, en collaboration avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie française et Europol. Elle vise notamment à recueillir des éléments techniques sur les mécanismes internes de modération et sur le fonctionnement des algorithmes de diffusion de contenus.</p>



<p>Cette procédure judiciaire intervient alors que la plateforme X est régulièrement critiquée pour son assouplissement des règles de modération depuis son rachat par Elon Musk en 2022. Plusieurs ONG et institutions européennes estiment que ces choix ont favorisé la prolifération de discours haineux, de contenus complotistes et de fausses informations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dossier-a-forte-portee-politique-et-internationale"><strong>Un dossier à forte portée politique et internationale</strong></h2>



<p>Au-delà du cadre français, cette affaire pourrait avoir des répercussions internationales. X compte des millions d’utilisateurs en Afrique et dans le monde francophone, où la plateforme est devenue un espace central de débat politique, mais aussi un vecteur de rumeurs et de campagnes de manipulation.</p>



<p>En convoquant directement le propriétaire du réseau social, la justice française envoie un signal fort : les géants du numérique ne sont pas au-dessus des lois nationales. Reste à savoir si cette enquête débouchera sur des poursuites judiciaires ou sur un engagement formel de la plateforme à renforcer ses mécanismes de contrôle et de protection des utilisateurs.</p>



<p>Le 20 avril prochain, les auditions d’Elon Musk et de Linda Yaccarino pourraient marquer un tournant dans ce bras de fer entre la justice française et l’un des réseaux sociaux les plus influents de la planète.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dans les entrailles des garages de Bamako : l’apprentissage au prix de l’enfance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le travail des enfants dans les garages de Bamako expose une réalité tragique. Apprentissage ou exploitation, quelle est la vérité ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Derrière les bruits de marteaux et l’odeur d’huile brûlée, des enfants travaillent chaque jour, loin des bancs de l’école. Présenté comme une chance d’apprendre un métier, ce quotidien cache souvent des journées éreintantes, des salaires dérisoires et une enfance sacrifiée. Entre apprentissage traditionnel et réalité brutale, la frontière est mince, et beaucoup se demandent si ces ateliers forment vraiment ou exploitent les plus jeunes.</em></strong></p>



<p>Dans un petit garage poussiéreux de Kabala, Abdoulaye Traoré, 13 ans, tient une clé presque trop grande pour ses mains. Il a arrêté l’école en 5e année. «&nbsp;<em>Non, je ne vais plus à l’école. Mes parents n’avaient plus les moyens de payer ma scolarité. Maintenant, je viens tous les jours au garage, de 8h à 18h&nbsp;</em>», confie-t-il d’une voix à peine audible. Autour de lui, d’autres apprentis comme Sidi Camara et Moustapha Traoré s’affairent sous les carrosseries cabossées.</p>



<p>Pour ces enfants, l’espoir se résume souvent à apprendre à réparer une moto ou fabriquer une porte pour, un jour, peut-être, ouvrir leur propre atelier. Quand on lui demande s’il est payé, Abdoulaye esquisse un sourire triste. «&nbsp;<em>Je ne suis pas vraiment payé. Parfois, le patron me donne 1000 ou 1500 francs CFA quand il est content. Mais il dit surtout que c’est pour m’apprendre le métier&nbsp;</em>», souligne-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-patrons-entre-traditions-et-justifications"><strong>Des patrons entre traditions et justifications</strong></h2>



<p>Du côté des patrons, le discours est plus nuancé. À quelques rues de là, Demba Konaté, propriétaire d’un garage de réparations de motos à Kabala, explique pourquoi il accepte ces enfants. «&nbsp;<em>Je ne les fais pas travailler pour les exploiter. Ce sont souvent des enfants du quartier, parfois orphelins ou de familles pauvres. Les parents eux-mêmes viennent me les confier. Je préfère les voir ici que dans la rue&nbsp;</em>», explique-t-il.</p>



<p>Pour lui, il s’agit avant tout d’un apprentissage. «&nbsp;<em>Moi-même j’ai commencé comme ça. Ce n’est pas facile, mais c’est comme ça qu’on devient un vrai réparateur. Je reconnais qu’ils travaillent dur, mais c’est pour leur avenir</em>&nbsp;», nous confie-t-il.</p>



<p>À Tiebani et Kalaban Coro, même discours chez Mohamed Karembé et Malick Sidibé, tous les deux patrons d’ateliers en menuiserie bois. Tous affirment vouloir «&nbsp;<em>occuper les enfants</em>&nbsp;» pour leur éviter la rue, tout en leur transmettant un savoir-faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-d-une-exploitation"><strong>L’ombre d’une exploitation</strong></h2>



<p>Mais sur le terrain, la frontière entre apprentissage et exploitation est mince. Les journées dépassent souvent dix heures, parfois sous un soleil de feu ou au milieu de vapeurs toxiques sans aucune protection. Et quand la seule récompense est un billet de 1000 francs de temps à autre, difficile de ne pas y voir un rapport de force inégal.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est dur. Parfois, je suis fatigué, j’ai mal aux bras, mais je dois continuer&nbsp;</em>», raconte Sidi Camara, 14 ans, apprenti depuis un an. Sans contrat, sans couverture médicale et sans garantie d’être payé un jour, ces jeunes travailleurs restent invisibles aux yeux des lois et des institutions.</p>



<p>Pourtant, le Code du travail malien est clair : nul ne peut être engagé comme apprenti s’il n’a pas au moins 14 ans, ou 13 ans, s’il a terminé le premier cycle fondamental. Un décret précise même que les travaux légerssont les seuls autorisés entre 12 et 14 ans, et ce dans des conditions strictes : 2 heures par jour si l’enfant est scolarisé, 4,5 heures s’il ne l’est pas. Encore faut-il que ces règles soient appliquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-herite-et-difficile-a-changer"><strong>Un système hérité et difficile à changer</strong></h2>



<p>La pratique de l’apprentissage précoce existe depuis longtemps au Mali. Elle repose sur une idée : former des jeunes à un métier artisanal pour qu’ils puissent, plus tard, gagner leur vie. C’est un héritage de l’éducation traditionnelle africaine, fondée sur la transmission orale et la formation sur le tas.</p>



<p>Pourtant, les conventions internationales, que le Mali a ratifiées – notamment la Convention n° 138 de l’OIT sur l’âge minimum et la Convention n° 182 sur les pires formes de travail des enfants – établissent que tout enfant de moins de 18 ans doit être protégé contre les travaux dangereux, notamment ceux pouvant compromettre leur santé, leur sécurité ou leur moralité.</p>



<p>Mais dans bien des ateliers de Bamako, ces principes restent lettre morte. Certains patrons tentent malgré tout de faire autrement. Malick Sidibé assure qu’il laisse parfois ses apprentis partir plus tôt pour apprendre à l’école. «&nbsp;<em>J’aimerais qu’ils sachent au moins lire et compter</em>&nbsp;», dit-il. Mais la plupart des enfants quittent l’école définitivement, sacrifiant le peu d’instruction qu’ils avaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-silence-des-rues"><strong>Le silence des rues</strong></h2>



<p>Dans les quartiers visités, personne ne semble choqué. C’est la coutume, disent les uns. C’est mieux que de traîner, disent les autres. Abdoulaye Traoré, lui, ne rêve pas vraiment d’un autre avenir. «&nbsp;<em>Moi, je veux juste devenir un bon mécanicien dans les années à venir&nbsp;</em>», affirme-t-il.</p>



<p>Et pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’OIT et l’UNICEF, 87 millions d’enfants travaillent en Afrique subsaharienne, souvent dans des conditions qui ne respectent ni leur âge, ni leur droit à l’éducation. Le secteur informel – garages, ateliers, chantiers – concentre une grande partie de cette main-d’œuvre invisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-qui-derange"><strong>Une question qui dérange</strong></h2>



<p>Faut-il interdire totalement l’apprentissage dès le jeune âge ? Ou plutôt mieux l’encadrer pour le protéger ? Au Mali, des initiatives émergent timidement. Le Plan national pour l’élimination du travail des enfants a été adopté. Un arrêté récent a précisé les travaux légers autorisés pour les moins de 15 ans. Des efforts, certes, mais encore loin du terrain.</p>



<p>Pour ces enfants, le choix est rarement libre. Quand la misère frappe, le garage devient refuge autant que prison. Un endroit où l’on grandit trop vite, à force de vis rouillées et d’heures volées à l’enfance.</p>



<p>Et dans les bruits métalliques qui résonnent dans ces différents garages et ateliers, une même question plane : former ou exploiter ? Entre nécessité sociale, héritage éducatif et dure réalité économique, la ligne est plus fine qu’on ne l’imagine.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 13:49:01 +0000</pubDate>
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<p>Le forum national des magistrats au Mali vise à renforcer les capacités pour une bonne application de la justice au Mali.</p>
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<p><strong><em>Le 13&nbsp;décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.</em></strong><em></em></p>



<p>Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet.&nbsp;</p>



<p>Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13&nbsp;décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-innovations-du-code-penal-nbsp"><strong>Des innovations du code pénal&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal compte 702&nbsp;articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles&nbsp;325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« <em>actes contre nature</em> », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000&nbsp;francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article&nbsp;327-5) ou l’inceste (article&nbsp;327-15).&nbsp;</p>



<p>Le nouveau texte, dans ses articles&nbsp;17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles&nbsp;132-28 et suivants du Code Pénal).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-nouveautes-dans-le-code-de-procedure-penale-nbsp"><strong>Des nouveautés dans le code de procédure pénale&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article&nbsp;3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente.&nbsp;</p>



<p>L’article 1<sup>er</sup>&nbsp;insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles&nbsp;9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles&nbsp;79 à 84.&nbsp;</p>



<p>En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article&nbsp;18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-refondation-de-l-etat-nbsp"><strong>Processus de refondation de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p>Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p>C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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