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	<title>Archives des protection de la nature &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des protection de la nature &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Gaspillage alimentaire : 931 millions de tonnes de nourriture jetées dans les poubelles en 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 17:25:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
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		<category><![CDATA[protection de la nature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon une nouvelle étude des Nations Unies, menée pour soutenir les efforts mondiaux visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030, 931 millions de tonnes de nourriture, soit&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Selon une nouvelle étude des Nations Unies, menée pour soutenir les efforts mondiaux visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030, 931 millions de tonnes de nourriture, soit 17&nbsp;% de la nourriture totale disponible pour les consommateurs en 2019, ont été jetées dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et autres services alimentaires.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Sur le plan mondial, 121 kilogrammes de denrées alimentaires sont gaspillés chaque année au niveau du consommateur, dont 74 kilogrammes au sein des ménages, indique le rapport de l’ONU sur l’indice du gaspillage alimentaire&nbsp;2021, du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation partenaire WRAP. <em>« Le gaspillage alimentaire est un problème mondial, pas seulement dans les pays développés »,</em> révèle cette étude.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Le gaspillage alimentaire possède des impacts environnementaux, sociaux et économiques considérables dans la mesure où en cette période, l’action climatique reste toujours à la traîne, indique-t-on avant de faire savoir que 8&nbsp;% à 10&nbsp;% des émissions mondiales de gaz à effet de serre restent associées à des aliments qui ne sont pas consommés.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Prévenir le gaspillage alimentaire</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><em>« Pendant de nombreuses années, on a estimé que le gaspillage de nourriture à la maison n’était un problème important que dans les pays développés »,</em> explique Marcus Gover, PDG du WRAP, qui souligne que les choses restent encore confuses avec la publication de ce rapport. Convaincu de la nécessité de multiplier les efforts face à ce phénomène, M.&nbsp;Gover invite à <em>« augmenter de manière significative les investissements dans la lutte contre le gaspillage alimentaire à la maison. »</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Selon Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE,<em> « la réduction du gaspillage alimentaire permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de ralentir la destruction de la nature par le biais de la conversion des terres en évitant leur pollution, d’améliorer la disponibilité des aliments, donc de réduire la faim et d’économiser de l’argent en cette période de récession mondiale »</em>. Elle juge important de s’attaquer à ce problème si l’humanité souhaite mettre fin au changement climatique ainsi qu’à la perte de la nature et de la biodiversité. Pour ce faire, les entreprises, les citoyens aussi bien que les gouvernements sont forment interpellés.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le PNUE déjà engagé</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Pour prévenir ce phénomène dans le monde et concevoir des stratégies nationales, le PNUE lancera des groupes de travail régionaux visant à renforcer les capacités des pays à mesurer le gaspillage alimentaire à temps pour le prochain cycle de rapports sur l’ODD&nbsp;12.3 fin&nbsp;2022, tout en leur aidant à élaborer des bases de référence nationales pour suivre l’objectif&nbsp;2030.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Pour rappel, le PNUE est le principal porte-parole mondial en matière d’environnement. Il joue un rôle de chef de file et encourage les partenaires pour assurer la protection de l’environnement en étant source d’inspiration, en informant et en permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Quant au WRAP, c’est une ONG mondiale créée en 2000 et basée au Royaume-Uni. Le WRAP travaille aujourd’hui dans le monde entier et est un partenaire de l’Alliance mondiale du prix Earthshot de la Fondation royale.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>E.Kant et H.Jonas, deux éthiques humanistes pour repenser notre monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 11:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Kant]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Hans Jonas]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[protection de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’homme est devenu un véritable prédateur. Il s’autodétruit, à travers ses actions incontrôlées, et porte atteinte aux autres êtres. Dans un tel contexte de folie, il est plus qu’urgent de faire recours à des théories éthiques humanistes. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’homme est devenu un véritable prédateur. Il s’autodétruit, à travers ses actions incontrôlées, et porte atteinte aux autres êtres. Dans un tel contexte de folie, il est plus qu’urgent de faire recours à des théories éthiques humanistes. C’est à ce travail que Oumar Djourté, étudiant à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako, se livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la mesure où les autorités américaines semblent oublier que ce sont les Américains noirs qui ont été à l’origine de la grandeur des États-Unis d’Amérique, nous sommes en droit de nous poser des questions sur leur degré de moralité.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La morale universelle de Kant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe allemand E. Kant dans ses « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B00BU94VJQ/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=B00BU94VJQ&amp;linkId=d903249a65f96b6c5d78f0f73c5de2b6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondements de la métaphysique des mœurs</a> » </em>ne montrait-il pas que l’être humain doit, en principe, être une fin en soi. Autrement dit, la finalité dernière de tout acte que nous posons doit être la réalisation du bonheur de l’humanité tout entière. Ne soutenait-il pas dans la deuxième règle de sa morale : <em>« Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. »<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=645&amp;action=edit">Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Kant veut montrer par là qu’en tant qu’être humain, nous devons imaginer la conséquence de nos actes, non pas sur un individu seulement, mais sur l’être humain, c’est-à-dire sur l’humanité tout entière. Le but ultime de nos actions doit être imaginé toujours dans le sens de la réalisation du bonheur de l’humanité. Contrairement aux êtres dépourvus de raison — qui n’ont qu’une valeur conditionnelle ou relative —, l’existence de l’être humain a par elle-même&nbsp;une valeur absolue qui, par conséquent, est une fin en soi. Donc, les êtres raisonnables sont des personnes, qui par suite ne doivent pas être considérées simplement comme un moyen, mais doivent être considérées aussi comme une fin en soi.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Obéissance à la loi</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est seul l’être raisonnable, appartenant au <em>« règne des fins</em> », considéré comme une fin en soi, qui doit : <em>« agir avec l’idée, que la volonté de l’être raisonnable qu’il est une volonté législatrice universelle »<a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a> </em>comme l’énonce la troisième règle. Tel est le principe de « <em>l’autonomie de la volonté</em> », qui fait valoir pour le monde moral la conception rousseauiste concernant l’ordre social, qui sous-tend que l’homme doit se prescrire la loi à laquelle il obéit. Et l’obéissance à la loi que nous nous sommes nous-mêmes prescrite est la condition même de notre liberté, comme le précise bien Rousseau dans « <em><a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2081275236/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2081275236&amp;linkId=b878fe6984a795ea8f6365802cfb97a9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Du Contrat social </a>».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2035&amp;action=edit">Crises dans le monde : pourquoi il faut revisiter la « sélection naturelle » de Charles Darwin</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, peut-on dire que le racisme est une pratique universalisable ? Peut-il être son propre législateur ? Sûrement pas !</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’éthique de la responsabilité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, au-delà de la conception kantienne de l’éthique — basée uniquement sur les relations interhumaines —, celle développée par son compatriote Hans Jonas, est d’une originalité manifeste. H. Jonas, dans<em> « <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2081307693/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2081307693&amp;linkId=f968c8fbf66c98d331ce42831fc096e5" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le principe responsabilité</a> », </em>développe un nouveau discours éthique contre ce qu’il appelle « <em>l’éthique traditionnelle</em> ». Cette <em>« éthique traditionnelle ou classique</em> »<a href="#_ftn3">[3]</a> mettait l’homme au centre de tout et ne visait que le plein épanouissement et la réalisation de ce dernier en tant qu’être humain. À l’opposé de celle-ci, H. Jonas met en place <em>« l’éthique de la responsabilité</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette éthique de la responsabilité s’occupe uniquement des relations interhumaines. Elle est une éthique d’immédiateté, de proximité et de simultanéité, du présent. C’est ce que Jonas illustre en montrant clairement&nbsp;que « <em>La signification éthique faisait partie du commerce direct de l’homme avec l’homme, y compris le commerce avec soi-même ; toute éthique traditionnelle est anthropocentrique. </em>»<a href="#_ftn4">[4]</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1447&amp;action=edit">Maître de la nature, l’homme serait-il devenu un possesseur déchu ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, nulle éthique traditionnelle ne nous instruit sur les normes du « <em>bien</em> » et du « <em>mal</em> » auxquelles doivent être soumises les modalités entièrement nouvelles du pouvoir et de ses créations possibles. La terre nouvelle de la pratique collective, dans laquelle nous sommes entrés avec la technologie de pointe, est encore une terre vierge de la théorie éthique, renchérit Jonas.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Éthique traditionnelle et éthique nouvelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’éthique traditionnelle était devenue inefficace face aux nouveaux défis. Car il fallait aller au-delà des questions intersubjectives. Sa caducité s’explique par le fait qu’elle ne dit rien sur les rapports que l’homme entretient avec le monde extrahumain ; sur les générations futures ; sur les nouvelles questions rendant l’homme lui-même objet de la technique. Et face à ce danger menaçant la survie de l’humanité en présence d’une éthique dépassée, s’est manifestée la nécessité de la mise en place d’un nouveau discours éthique pour pallier le problème auquel l’humanité faisait face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, dans la mesure où l’éthique traditionnelle manifeste son incapacité d’agir face aux nouveaux domaines qui s’ouvrent à l’agir humain. C’est-à-dire, dans la mesure où elle s’est montrée inapte à donner des solutions palliatives aux problèmes tellement colossaux qui se présentent aux humains. H. Jonas plaide pour l’existence d’une autre éthique&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em> [..] Il faut dire de l’éthique qu’elle doit exister. Elle doit exister parce que les hommes agissent et l’éthique est là pour ordonner les actions et pour réguler le pouvoir d’agir. Elle doit exister d’autant plus que les pouvoirs de l’agir qu’elle doit réguler sont plus grands ; et de même qu’il doit être ajusté à l’ordre de grandeur, le principe de l’ordre doit également être ajusté au type de ce qui doit être ordonné. C’est pourquoi des facultés d’agir d’un type nouveau réclament de nouvelles règles de l’éthique et peut-être même une éthique d’un type nouveau<a href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a></em>.</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, c’est suite à l’inefficacité de l’éthique traditionnelle que Jonas a pensé la nécessité de refonder l’éthique, de mettre à la place de l’ancienne une forme nouvelle. Et cette nouvelle forme qu’il appelle « <em>l’éthique de la responsabilité »</em>, rend non seulement le « <em>je</em> » responsable du « <em>tu</em> », mais aussi de la nature extrahumaine et des générations futures qui se trouvaient sacrifiées dans l’ancienne, pour reprendre Ngenbele. Et ce nouveau type d’éthique va au-delà des relations humaines. Donc, on voit le champ de la responsabilité humaine s’étendre avec le nouveau discours que met en place Jonas. Contrairement à l’éthique classique, la nouvelle forme se veut une éthique qui se soucie de la sauvegarde de l’humanité et de la nature devant les menaces du danger lié à l’essor des progrès technoscientifiques. D’où l’impératif jonassien&nbsp;formulé positivement ou négativement en ces termes&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre » ou pour l’exprimer négativement&nbsp;: « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie » ; ou simplement&nbsp;: « Ne compromets pas les conditions pour la survie indéfinie de l’humanité sur terre » ; ou encore, formulé de nouveau positivement&nbsp;: « Inclus dans ton choix actuel l’intégrité future de l’homme comme objet secondaire de ton vouloir »<a href="#_ftn6"><strong>[6]</strong></a>.</em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Si dans l’éthique traditionnelle, la responsabilité de l’homme ne se limitait qu’aux relations intersubjectives, dans le nouveau discours éthique, l’homme devient responsable de la nature qui l’interpelle. La nature en tant qu’objet de la responsabilité humaine est certainement une nouveauté à laquelle la théorie éthique doit réfléchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1347&amp;action=edit">Journée mondiale de l&rsquo;eau: quatre milliards de personnes exposées à des pénuries d&rsquo;eau dans le monde</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, nous devons, pour reprendre Ngenbele, avoir conscience du futur en respectant le principe ou le commandement jonassien qui sous-tend&nbsp;: « <em>l’obligation inconditionnelle d’exister de l’humanité. »<a href="#_ftn7"><strong>[7]</strong></a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la lumière de l’éthique telle que conçue par H. Jonas, nous dirons que dans ce 21<sup>e</sup> siècle, le souci n’est plus au niveau du racisme et de surcroit au niveau de l’existence de l’homme, il concerne la responsabilité de l’homme face à la nature. L’être humain se trouve interpellé par la nature.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumar Djourté</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1">[1]</a><em> </em>E. KANT, <em>Fondements de la métaphysique des mœurs</em>, trad. Victor Delbos, Paris, Ed. Delagrave, 1976, p.&nbsp;46.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2">[2]</a> E. KANT<em>, Op. cit.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref3">[3]</a><em> « L’éthique traditionnelle (classique, antérieure, du passé) est cette réflexion éthique qui a eu lieu depuis l’antiquité jusqu’à Kant ou de l’idéalisme allemand ou très probablement jusqu’à la publication du Principe Responsabilité</em> ». Elle se caractérise par&nbsp;: « <em>La neutralité face au monde extrahumain ; la prédominance de l’anthropocentrisme ; la stabilité du monde et l’immuabilité de l’identité humaine ; l’action et sa dimension d’immédiateté ».</em> Voir J. MBUNGU MUTU, <em>Éthique écologique et principe de la responsabilité</em>. <em>La théorie éthique de Hans Jonas face au progrès technoscientifique et à la crise écologique, </em>Peter Lang, Frankfurt am main, 2010, p.&nbsp;227-230, cité par Bertin NGENGELE dans « La question technologique à la genèse du discours éthique de Hans Jonas. Une lecture du Principe de Responsabilité », mémoire en philosophie, Faculté de Saint Pierre Canisius, R. D. Congo, 2013.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Hans JONAS, <em>Le Principe Responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, </em>trad. J. Greisch, Paris, Cerf, 1992, p.&nbsp;22.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Hans JONAS, <em>Op. cit.,</em> p.&nbsp;45.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref6">[6]</a><em> Ibid.,</em> p.&nbsp;30-31.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Hans JONAS, <em>Op. cit.,</em> p.&nbsp;62.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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