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	<title>Archives des prolongation de la transition &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des prolongation de la transition &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Révision de la Charte de la Transition au Mali : un mandat de 5 ans pour consolider la souveraineté et les réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 07:18:41 +0000</pubDate>
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<p>La révision de la charte de la transition au Mali vise à renforcer les réformes et assurer la sécurité dans la région du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong>Adoptée en Conseil des ministres, la révision de la Charte de la Transition consacre un mandat de cinq ans renouvelable au Chef de l’État malien. Dans un contexte de refondation institutionnelle, de lutte contre l’insécurité et de consolidation régionale avec l’AES, cette décision répond à l’impératif de stabilité et à l’exigence de souveraineté.</strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révision s&rsquo;inscrit directement dans la lignée des Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. Ces assises, qui ont mobilisé l&rsquo;ensemble des forces vives de la nation, avaient abouti à 517 recommandations majeures. Parmi celles-ci, une vision politique claire s&rsquo;était dégagée : «&nbsp;<em>Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces recommandations a déjà porté ses fruits. Le Mali a notamment adopté une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023, promulguée par le Président de la Transition, Chef de l&rsquo;État, le 22 juillet 2023. Cette nouvelle loi fondamentale est un pilier de la refondation de l&rsquo;État, jetant les bases d&rsquo;une gouvernance renouvelée et plus stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-defis-exterieurs-un-contexte-complexe"><strong>Souveraineté et défis extérieurs, un contexte complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la rectification de la transition, survenue en mai 2021, et l&rsquo;affirmation d&rsquo;une souveraineté pleine et entière, le Mali se trouve confronté à une multitude de défis. La lutte pour la stabilité et la sécurité est particulièrement ardue, d&rsquo;autant plus que le pays fait face à des ingérences extérieures. Selon les autorités maliennes, certains de ces défis sont «&nbsp;<em>soutenus par des sponsors étrangers</em>&nbsp;», ce qui complique davantage la situation sécuritaire et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, le Mali n&rsquo;est pas isolé. En effet, il a forgé des alliances stratégiques avec ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, qui partagent des problématiques similaires. Cette coopération a donné naissance à l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), instituée le 16 septembre 2023 par la Charte du Liptako-Gourma. Plus récemment, le 06 juillet 2024, ces trois nations ont franchi une étape supplémentaire en créant la Confédération des États du Sahel, renforçant ainsi leur synergie dans la lutte contre l&rsquo;insécurité et pour le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-necessite-d-une-nbsp-pacification-totale-nbsp"><strong>La nécessité d&rsquo;une «&nbsp;pacification totale&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées significatives, telles que l&rsquo;adoption d&rsquo;une nouvelle Constitution et les succès des Forces Armées et de Sécurité maliennes dans le contrôle du territoire et la lutte contre le terrorisme et l&rsquo;extrémisme violent, la menace persiste. Le Mali et les autres pays de l&rsquo;AES restent exposés à la déstabilisation internationale et à l&rsquo;atteinte aux intérêts vitaux des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la prolongation de la Transition est perçue comme une nécessité cruciale. La question de la «&nbsp;<em>pacification totale de nos États</em>&nbsp;» se pose avec acuité, soulignant l&rsquo;impératif de créer un environnement de sécurité et de stabilité durable avant d&rsquo;envisager un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel plein et entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mandat-de-cinq-ans-pour-la-stabilite-regionale"><strong>Un mandat de cinq ans pour la stabilité régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi adopté par le Conseil des Ministres s&rsquo;inscrit donc dans cette logique de consolidation et de persévérance. Il vise à répondre aux «&nbsp;<em>attentes légitimes du Peuple malien&nbsp;</em>», notamment en ce qui concerne la poursuite des réformes et la sécurisation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la Charte de la Transition prévoit d&rsquo;accorder au Chef de l&rsquo;État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025. Cette décision est alignée avec la durée des mandats de ses pairs au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ce qui renforce la cohérence et la solidarité entre les nations membres. Cette prolongation vise à donner le temps nécessaire aux autorités pour mener à bien les réformes engagées et parvenir à une pacification complète du Mali, créant ainsi les conditions propices à un avenir plus stable et souverain pour l&rsquo;ensemble du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Refondation ou présidence prolongée : quelle est la véritable ambition de Mamadi Doumbouya ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/refondation-ou-presidence-prolongee-quelle-est-la-veritable-ambition-de-mamadi-doumbouya/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 09:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Découvrez les ambitions de Mamadi Doumbouya pour l'après-transition en Guinée. Restera-t-il au pouvoir ou laissera-t-il place à un nouveau leader?</p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cinq ans de plus : les enjeux de la prolongation de la Transition au Burkina Faso</title>
		<link>https://saheltribune.com/cinq-ans-de-plus-les-enjeux-de-la-prolongation-de-la-transition-au-burkina-faso/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 08:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Les Assises nationales au Burkina Faso ont pris fin avec une décision inattendue : la prolongation de la transition politique pour 60 mois supplémentaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Burkina Faso, les Assises nationales sur la transition, qui ont débuté le samedi&nbsp;25&nbsp;mai 2024 et étaient prévues pour durer deux jours, ont pris fin le même jour, dans l’après-midi avec une décision lourde de conséquences&nbsp;: la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 60&nbsp;mois supplémentaires. Cette prolongation, annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré, reflète la complexité et les défis du contexte socio-politique burkinabé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme une monture qui s’apprête à franchir un col escarpé, le Burkina Faso prolonge sa transition politique de cinq ans, cherchant à gravir les sommets de la stabilité et de la sécurité. Cette décision, prise lors des Assises nationales, promet des réformes profondes, mais soulève aussi des doutes quant à l’endurance démocratique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-et-decision"><strong>Contexte et décision</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants des différentes couches de la société burkinabé, y compris les chefs coutumiers, religieux, organisations de la société civile, partis politiques, et forces de défense et de sécurité, se sont réunis pour faire un bilan de la transition depuis octobre 2022 et définir la suite du processus. Cette réunion, initialement prévue pour deux jours, s’est achevée en une journée avec l’adoption d’une nouvelle Charte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document signé par le capitaine Ibrahim Traoré prolonge la transition pour une période de cinq ans, débutant le 2&nbsp;juillet prochain. Initialement, une durée de trois ans et demi (42 mois) avait été proposée, mais les participants ont opté pour une période plus longue. Le document précise que des élections pourraient néanmoins être organisées avant cette échéance si la situation sécuritaire le permet. Chose que le Capitaine Ibrahim Traoré avait déjà fait entendre lors d’une interview accordée à Alain Foka en mars 2024, après le départ des trois pays de l’Alliance des États du sahel (AES) de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-analyse-des-implications"><strong>Analyse des implications</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision de prolongation de la transition soulève plusieurs questions et implications pour le Burkina Faso. D’abord, il est important de comprendre les raisons derrière cette extension significative. Le ministre Emile Zerbo a évoqué un « <em>tournant décisif </em>» nécessitant un « <em>sursaut patriotique</em> » pour reconquérir le territoire et réussir la transition. Selon lui, « <em>les grandes épreuves forgent les grands hommes</em> », et cette période prolongée est essentielle pour stabiliser le pays et mettre en place des réformes durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État, désormais appelé président du Faso, chef de l’État, chef suprême des armées, ainsi que le Premier ministre et le président de l’Assemblée législative pourront être candidats aux élections présidentielle, législatives et municipales à la fin de la transition. Cette disposition a suscité des débats, notamment sur l’équité et la transparence des futures élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouvel organe, le Korag, sera créé pour définir, suivre et contrôler la mise en œuvre de la vision stratégique du pays. Cet organe reflète la volonté de structurer et d’institutionnaliser les efforts de transition pour garantir une approche cohérente et stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reactions-et-controverses"><strong>Réactions et controverses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les débats, des centaines de manifestants soutenant le régime se sont rassemblés autour de la salle de conférence, demandant un mandat d’au moins dix ans pour le capitaine Ibrahim Traoré. Les forces de sécurité ont dû intervenir pour repousser ces manifestants, soulignant les tensions et les passions suscitées par cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prolongation de la transition peut être vue sous deux angles. D’un côté, elle peut être perçue comme une mesure nécessaire pour assurer la stabilité et la sécurité du Burkina Faso, permettant au gouvernement de mettre en œuvre des réformes profondes sans la pression d’une échéance électorale imminente. De l’autre côté, elle peut être critiquée comme une manœuvre pour prolonger indéfiniment le pouvoir en place, risquant de saper la confiance du public dans le processus démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-perspectives-d-avenir"><strong>Perspectives d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pleinement l’impact de cette prolongation, il est essentiel de suivre de près la mise en œuvre des réformes promises et les progrès réalisés dans les domaines clés tels que la sécurité, la gouvernance, et la reconstruction économique. La création du Korag sera particulièrement intéressante à observer, car son efficacité dépendra de sa capacité à agir de manière indépendante et transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections qui pourraient avoir lieu avant la fin de la période de transition, si la situation sécuritaire le permet, seront un test crucial de la volonté du gouvernement de respecter les principes démocratiques. La possibilité pour les dirigeants actuels de se présenter à ces élections ajoute une couche de complexité, posant des questions sur l’équité et la transparence du processus électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de prolonger la transition au Burkina Faso pour cinq ans reflète les défis complexes et les besoins pressants du pays. Elle souligne la nécessité d’un sursaut patriotique et d’un engagement collectif pour stabiliser le Burkina Faso et mettre en place des réformes durables. Cependant, elle pose également des questions critiques sur la transparence, l’équité, et la véritable volonté de conduire le pays vers une démocratie stable et inclusive. Seul le temps dira si cette prolongation sera un pas vers la stabilité et le progrès ou un prolongement des incertitudes et des tensions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Soutien populaire en temps de Transition : un référendum sans urnes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2024 08:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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<p>Manifestation de force et d'engagement en faveur de la transition politique au Burkina Faso. Le peuple se mobilise pour soutenir la demande de prolongation.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le stade Joseph Issoufou Conombo de Ouagadougou a été le lieu d’une impressionnante manifestation de force et de fidélité envers le capitaine Ibrahim Traoré le samedi&nbsp;11&nbsp;mai dernier. Des milliers de Burkinabè, convoyés depuis divers quartiers et localités avoisinantes, se sont rassemblés, vibrants et unis, pour une cause commune&nbsp;: soutenir la demande de prolongation de la transition politique actuelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que&nbsp;la période transitoire est censée se terminer le 1er&nbsp;juillet prochain avec l’organisation d’élections générales, cette grande mobilisation, organisée par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne, ne visait pas simplement à remplir les gradins du stade. Non, il s’agissait d’une véritable démonstration de l’engagement populaire envers un homme et une vision. Les participants, drapeaux burkinabè, malien, nigérien et russe en main, n’ont pas mâché leurs mots. Les slogans clamaient haut et fort&nbsp;: « <em>pas d’élections au Burkina Faso</em> ». Une affirmation énergique, certes, mais qui traduit une réalité profonde&nbsp;: celle d’un peuple prêt à suspendre le processus électoral conventionnel pour privilégier la stabilisation et le renforcement de son pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pas-d-interruption-pour-des-elections-precipitees"><strong>Pas d’interruption pour des élections précipitées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourquoi cette demande de prolongation ? Parce que, selon eux, le capitaine Traoré incarne le leader dont le Burkina Faso a besoin à ce tournant critique de son histoire. Ghislain Dabiré, l’un des orateurs phares de cette journée, n’a pas hésité à énumérer les réussites attribuées à l’administration actuelle&nbsp;: de l’équipement modernisé des forces armées aux projets agricoles ambitieux, en passant par la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine. Autant de réalisations qui, aux yeux de nombreux Burkinabè, justifient amplement cette prolongation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manifestation n’était pas qu’un simple rassemblement politique. Elle a été le reflet d’une conviction profonde, partagée par un large segment de la population, que le chemin parcouru sous la gouvernance de Traoré ne doit pas être interrompu par des élections précipitées. Au contraire, il devrait être consolidé et prolongé, permettant ainsi à Traoré de poursuivre son œuvre de reconstruction nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-redefinition-de-la-gouvernance-et-de-la-souverainete">Redéfinition de la gouvernance et de la souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui reste posée est de savoir si les prochaines assises nationales, approuvées à l’unanimité par l’Assemblée nationale de transition, viendront concrétiser cette volonté populaire. Ces assises représenteront un moment décisif, un instant où la voix du peuple pourra être officiellement entendue et intégrée dans le tissu politique du Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette attente, le Burkina Faso se trouve à un carrefour. Les choix qui seront faits dans les semaines et mois à venir détermineront non seulement l’avenir politique immédiat du pays, mais aussi sa trajectoire à long terme. Ce n’est donc pas simplement une prolongation de la transition qui est en jeu, mais la définition même de la gouvernance et de la souveraineté nationale dans un monde en rapide évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’on soit d’accord ou non avec la méthode, il est indéniable que l’approche de Traoré a suscité un engagement et un patriotisme remarquables chez bon nombre de ses concitoyens. Ceux-ci semblent prêts à défendre une vision du Burkina Faso qui, tout en étant enracinée dans ses traditions, est résolument tournée vers l’avenir. Un Burkina Faso où l’unité et la stabilité ne sont pas de vains mots, mais des principes actifs qui guident chaque décision, chaque action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le bouclier de Bamako : forger l’unité dans la forge de la Transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2024 07:43:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Dialogue inter-Maliens clôture ses travaux pour la paix et la réconciliation au Mali. Une étape cruciale dans l'histoire du pays en quête de gouvernance et d'unité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, l’ultime chapitre du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation s’est clôturé le 10&nbsp;mai 2024, sous l’égide du Colonel Assimi Goïta. Ce grand rassemblement a servi de catalyseur pour adresser des questions cruciales à la nation malienne, marquant une étape importante vers la consolidation de la paix et la réconciliation dans un pays longtemps éprouvé par les conflits et les divisions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Initié en réponse aux crises multidimensionnelles — insurrections, tensions ethniques et interventions étrangères — ce dialogue visait à refondre le socle de la gouvernance malienne. Lors de son adresse à la nation du 31&nbsp;décembre 2023, le Colonel Goïta s’était engagé à réunir le peuple malien autour d’un consensus national sur les urgences de la gouvernance, de la sécurité, de l’économie, de la diplomatie, et du développement durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consolider-la-gouvernance-dans-un-contexte-post-conflit-complexe"><strong>Consolider la gouvernance dans un contexte post-conflit complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les décisions prises à l’issue de ce dialogue inter-Maliens ont une portée profonde&nbsp;: prolonger la transition de deux à cinq ans, encourager la candidature du Colonel Goïta à la prochaine présidentielle dont le flou règne encore autour de la date, et promouvoir les six colonels (Assimi Goïta, Ismaël Wagué, Sadio Camara, Modibo Koné, Abdoulaye Maïga et Malick Diaw) au grade de général. Ces mesures, loin d’être de simples formalités administratives, sont perçues comme essentielles pour donner le temps nécessaire à la mise en œuvre des réformes profondes requises pour stabiliser le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la charte de la Transition, ainsi que la promotion des six colonels au grade de général, ne sont pas seulement des gestes symboliques. Elles représentent un engagement ferme envers la consolidation du leadership et de la gouvernance dans un contexte post-conflit complexe. Ces actions montrent que le Mali, sous la houlette de Goïta, est prêt à remodeler son avenir en s’appuyant sur des principes de leadership fort et de responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-voie-vers-un-mali-apaise-et-souverain-passe-par-l-ecoute-et-l-integration"><strong>La voie vers un Mali apaisé et souverain passe par l’écoute et l’intégration</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dialogue inter-Maliens n’est donc pas un événement isolé, mais le début d’un processus de transformation profonde. Il symbolise un Mali résilient et uni, prêt à surmonter ses défis avec une détermination renouvelée. En tant que nation, le Mali semble désormais naviguer vers un avenir où la paix et la prospérité ne sont plus des aspirations lointaines mais des objectifs tangibles et atteignables, grâce à la sage direction de ses leaders et à l’engagement indéfectible de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Colonel Goïta a judicieusement utilisé ce dialogue pour illustrer que la voie vers un Mali apaisé et souverain passe par l’écoute et l’intégration des voix de tous ses citoyens. C’est une leçon de gouvernance qui, espérons-le, résonnera bien au-delà des frontières du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Durée de la Transition : pourquoi le Mali ne peut pas se précipiter vers les élections</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 09:15:28 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la transition historique au Mali et son impact sur l'identité et l'avenir de la nation. Explorez les réformes et l'engagement du Colonel Assimi Goïta pour la souveraineté du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le sillage d’une transition historique, le Mali se trouve à une croisée des chemins, où le passé et l’avenir se rencontrent dans un dialogue continu sur l’identité et la trajectoire de la nation. Au cœur de ce dialogue se trouve le Colonel Assimi Goïta, dont la présidence a été marquée par une série de réformes salutaires et salvatrices ainsi qu’un engagement indéfectible envers la souveraineté du Mali et la libération du pays de décennies de gouvernance contestée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin officielle de la période de transition, le 26&nbsp;mars 2024, a laissé le Mali dans une situation unique, sans chronogramme défini pour la suite. Cependant, il est essentiel de reconnaitre que la priorité des autorités de transition n’a jamais été de se conformer aveuglément à un calendrier, mais plutôt d’assurer la libération totale du Mali et de restituer au pays sa souveraineté pleine et entière. Cet objectif se dresse comme un phare guidant leurs actions, éclairant le chemin vers un avenir où le Mali peut se tenir fier et indépendant sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-precipitation-ou-la-pression-d-interets-partisans"><strong>La précipitation ou la pression d’intérêts partisans</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces actions ont remis le Mali sur la carte internationale, lui redonnant son respect et sa dignité. Désormais, trois principes guident la politique publique malienne&nbsp;: le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Ces principes reflètent une détermination à rompre avec les pratiques du passé, où les partis politiques, souvent assoiffés de pouvoir, mettaient en péril le bien-être national au profit d’intérêts étriqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la transition n’est pas sans détracteurs. Des voix s’élèvent, tant au sein de la classe politique malienne que parmi certaines factions de la société civile, pour critiquer la prolongation de la période de transition et réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Ces appels, bien que légitimes dans une démocratie en quête de stabilité, ne doivent pas occulter les avancées notables réalisées en si peu de temps. Il s’avère crucial de reconnaitre que les enjeux auxquels le Mali est confronté ne peuvent être résolus dans la précipitation ou sous la pression d’intérêts partisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-aux-forces-vives-de-la-nation">Appel aux forces vives de la nation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence actuel des autorités de transition face à la demande d’un nouveau chronogramme électoral s’interprète non pas comme une réticence au dialogue, mais plutôt comme une concentration sur des priorités plus pressantes, notamment la sécurité nationale. Car rien ne vaut de se précipiter dans des élections qui finiront par plonger le pays dans une situation incontrôlable. L’entretien téléphonique entre le Colonel Goïta et le Président russe Vladimir Poutine, le 27&nbsp;mars dernier, axé sur une coopération renforcée dans la lutte contre le terrorisme, est un rappel que la stabilité du Mali reste la pierre angulaire sur laquelle toutes les autres aspirations démocratiques doivent être construites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali se trouve à un moment décisif de son histoire. Les autorités de transition, sous la conduite du Colonel Assimi Goïta, ont démontré une volonté ferme de rebâtir le pays sur des fondations solides. Alors que la route vers la démocratie pleine et entière est semée d’embûches, la direction prise jusqu’ici laisse présager un avenir où le Mali peut aspirer à la prospérité, à la justice et à la dignité pour tous ses enfants. Dans cette optique, il est impératif que toutes les forces vives de la nation soutiennent ce processus de transformation, en veillant à ce que les acquis de la transition soient préservés et que les leçons du passé éclairent le chemin vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : vers une prolongation désormais inévitable de la transition après un 27 février sans scrutin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 07:18:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La prolongation de la durée de la transition malienne est désormais inévitable. Pour tenter de concilier les positions autour de cette désormais inévitable prorogation de la transition, une délégation de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a bouclé, vendredi 25 février 2022, une visite de 48 h à Bamako.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La date initialement prévue pour la tenue du premier tour des élections présidentielles au Mali est arrivée à son terme ce dimanche 27 février sans scrutin. La dernière visite de 48 h du médiateur de la Cédéao s’est soldée par un échec entre les deux parties.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La prolongation de la durée de la transition malienne est désormais inévitable. Pour tenter de concilier les positions autour de cette désormais inévitable prorogation de la transition, une <a href="https://web.facebook.com/Presidence.Mali/posts/5341709859181796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">délégation </a>de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a bouclé, vendredi 25 février 2022, une visite de 48 h à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci est intervenue après une période de suspension des discussions entre les autorités maliennes et l’organisation ouest-africaine suite aux <a href="https://saheltribune.com/sanctions-contre-le-mali-les-reactions-se-multiplient/">sanctions imposées au Mali</a>, depuis le 9 janvier 2022, à Accra. L’on note que cette dernière visite s’est soldée par un échec.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Expiration du délai initial</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, le premier tour des élections présidentielles devait avoir lieu ce dimanche 27 février. <em>« Mais nous savons qu’il y a eu quelques difficultés&nbsp;»,</em> a indiqué Goodluck Jonathan, médiateur de la Cédéao au Mali et ancien président nigérian. En d’autres termes plus clairs, il n’est plus possible qu’il y ait des élections à cette date initialement arrêtée, notamment par le gouvernement déchu de la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’organisation des futures élections présidentielles et législatives, les autorités actuelles du Mali et l’Organisation sous-régionale doivent travailler à s’entendre sur un <em>«&nbsp;délai consensuel&nbsp;» </em>de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, un groupe de travail, composé de représentants de la Cédéao, de l’Union africaine (UA), de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Mali, a été constitué. Et les conclusions auxquelles ce groupe est parvenu ont permis d’élaborer un <em>«&nbsp;cadre de recommandations qui permettront de voir comment affiner les décisions à prendre&nbsp;»,</em> a expliqué Goodluck Jonathan, lors de sa dernière visite en date à Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux plans de sortie de crise</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, publié le 26 février dernier, la Cédéao rappelle son attachement au dialogue pour faciliter la restauration de l’ordre constitutionnel, conformément à ses <em>«&nbsp;institutions » </em>permanentes<em>,</em> ainsi que celles de l’Union africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Organisation sous-régionale ne semble pas être d’accord que le délai de la prorogation de la transition dépasse seize mois. Dans un rapport de travail d’une mission technique d’évaluation, l’Organisation propose deux plans de sortie de crise&nbsp;: douze mois pour le premier, et seize mois pour le second. Cela, avec l’aide d’une Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leurs côté, les autorités maliennes avait soumis la Charte de la transition au Conseil national de transition (CNT). A l’issue d’une session extraordinaire, le CNT, qui fait office d’organe législatif pour la Transition, a <a href="https://www.dw.com/fr/charte-transition-mali-c%C3%A9d%C3%A9ao-sanctions-goodluck-jonathan-junte-militaire/a-60878522" target="_blank" rel="noreferrer noopener">validé</a> le 21 février dernier, le délai intervalle de <em>« 6 mois à 5 ans retenus par les Assises nationales de la refondation (ANR) ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les autorités maliennes avaient proposé fin décembre 2021, cinq ans, puis 4 ans, temps nécessaire, selon elles, pour mener de nombreuses réformes avant d’organiser des élections. Mais toutes ces propositions avaient été jugées <em>« inacceptables »</em> par la Cédéao. Depuis lors, Bamako se dit prêt à trouver un compromis avec la Cédéao.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition : Entre le Mali et la Cédéao, le marchandage est loin d’être terminé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 22:34:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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<p>Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), couplé avec la session de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), couplé avec la session de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a adopté le ton de la fermeté face aux autorités maliennes de la transition.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le Mali et la Cédéao, le climat reste tendu. Malgré la <a href="https://saheltribune.com/mali-ce-quon-sait-de-la-reception-du-mediateur-de-la-cedeao-a-koulouba/">multiplication des démarches</a> entre l’institution ouest-africaine et ce pays sahélien, afin de trouver un <a href="https://saheltribune.com/mali-le-conseil-panafricain-en-visite-a-koulouba-plaide-pour-un-dialogue-entre-bamako-et-cedeao/">arrangement plus favorable</a>, la Cédéao maintient le ton de la fermeté. Cette fois-ci, elle n’est pas seule. Elle s’est fait accompagner par l’UEMOA pour adopter des sanctions communes contre le Mali, dont les autorités avaient proposé une <a href="https://saheltribune.com/mali-pour-linteret-du-peuple-la-transition-prete-a-braver-vents-et-marees/">prolongation de la transition, de cinq ans</a>, à compter du 1er janvier 2022. Malgré la revue en baisse d’un an de cette durée, les deux institutions tapent le poing sur la table.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="le-paradoxe"><strong>Le paradoxe</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Autant nous sommes conscients de la complexité de la situation de ce pays, autant nous avons la conviction que toutes les réformes politiques, économiques et sociales visant la refondation du Mali ne pourraient être conduites que par des autorités démocratiquement élues »</em>, a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, à l’ouverture de la session extraordinaire de la <a href="https://www.facebook.com/RochKaborePF/posts/1147077089431442" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA</a>. Cette affirmation du président du Faso fait surtout référence aux <a href="https://www.dw.com/fr/mali-les-conclusions-des-assises-nationales-bient%C3%B4t-connues/a-60299526">conclusions des Assises </a>nationales de la Refondation, organisées par les autorités transitoires. Pourtant, les clauses de ces ANR ont-elles vraiment une valeur aux yeux de ces hommes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se cachant derrière des <a href="https://www.eisa.org/pdf/ecowas2001protocol1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principes</a>, ces chefs d’État de la sous-région soutiennent le retour rapide du pouvoir aux civils dans ce pays sahélien, en proie à l’insécurité et à la mauvaise gouvernance depuis des années. De leur côté, les militaires au pouvoir comptent d’abord mettre en œuvre les recommandations des ANR avant de remettre le pouvoir aux civils. Le marchandage devrait donc encore se poursuivre entre le Mali et les dirigeants de la Cédéao, qui se disent ouverts au dialogue tout comme les autorités maliennes. Les deux organisations ouest-africaines souhaitent quand même un nouveau chronogramme plus raisonnable afin de revoir leur copie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, leur volonté de retourner le pouvoir aux civils dans un délai record met au grand jour le paradoxe qui entoure leurs différentes prises de position. Pourquoi faut-il laisser la mise en œuvre de réformes dont des civils ont été incapables d’adopter et de mettre en application durant des années passées à la tête de l’État ? Où était la Cédéao quand la fraude électorale emportait le Mali dans un vaste tourbillon ? Où était-elle quand la corruption était devenue le second nom de l’administration publique de ce pays ? Au nom de quel peuple, la Cédéao s’identifie-t-elle finalement ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="le-peuple-dans-le-viseur"><strong>Le peuple dans le viseur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pas quand même celui qu’il a abandonné à son sort pour s’allier à des dirigeants «<em> apatrides </em>». Des dirigeants qui tripatouillent les résultats d’élections pour se maintenir au pouvoir ou tripatouillent la constitution de leur pays pour briquer un troisième mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/mali-un-nouveau-calendrier-de-la-transition-pour-eviter-d-autres-sanctions-de-la-cedeao#:~:text=la%20fermeture%20des%20fronti%C3%A8res%20entre,coupure%20des%20aides%20financi%C3%A8res" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sanctions adoptées</a>, dimanche 9 janvier 2022, par ces organisations ouest-africaines lors de leur sommet extraordinaire sont une illustration parfaite de leur manque de considération pour le peuple malien. À travers ces nouvelles sanctions, la Cédéao ainsi que l’UEMOA lèvent l’épée de Damoclès sur la tête de ce peuple. Sûrement pour avoir exprimé la volonté aux autorités transitoires d’opter pour une durée de 6 mois à 5 ans, avant l’organisation des élections générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gel des avoirs maliens au sein de la BCEAO, la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de premières nécessités, le retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali, sont des mesures qui ne touchent pas que les autorités au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manière d’agir, au lieu de démotiver la transition en place et créer un mécontentement populaire risque au contraire de créer plus d’unions autour de ces autorités. À travers ces mesures, la Cédéao vient encore de prouver qu’elle est une organisation qui défend l’intérêt des chefs d’État plutôt que des peuples, au nom desquels elle agit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
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		<title>Mali : pour « l’intérêt du peuple », la transition prête à braver vents et marées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 15:31:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>Bien que se disant réceptif des différentes revendications syndicales, le président de la transition juge important de mettre fin au cycle infernal de « un pas en avant deux pas en arrière ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’occasion du Nouvel An, le président de la Transition, SE, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu, jeudi 6 janvier 2022, les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les forces vives de la nation, venues lui présenter leurs vœux. L’occasion a été bonne pour le colonel Goïta d’expliquer l’intention des autorités actuelles du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">installation au pouvoir</a>, les autorités maliennes ont fait de la lutte contre l’insécurité une de leurs priorités. Un combat dont la bonne conduite coûte cher au budget puisqu’il va de pair avec l’achat d’équipements militaires, la mise en condition des forces armées de défense et de sécurité. Malgré cet effort de guerre, les autres secteurs ne font pas taire leurs doléances.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="l-interet-du-peuple"><strong>L’intérêt du peuple</strong></h3>



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<div class="fb-video" data-allowfullscreen="true" data-href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/videos/730604364605808/" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est parce que c’est la transition que chacun souhaiterait voir ses problèmes résolus ? Ce qui expliquerait en tout cas la<a href="https://saheltribune.com/ecole-malienne-la-synergie-syndicale-des-enseignants-toujours-sur-la-defensive/"> persistance des grèves</a>. Pourtant, ce qu’on semble oublier, c’est que «<em> Nul ne peut donner satisfaction, en même temps, aux doléances de toutes les corporations </em>», a indiqué le Colonel Assimi Goïta lors de la cérémonie de présentation de vœux aux familles fondatrices de Bamako, aux autorités religieuses et aux forces vives de la nation. Selon ses précisions, en contexte de crise sécuritaire, les grèves constituent des cheveux dans la soupe. Elles perturbent l’effort de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que se disant réceptif des différentes revendications syndicales, le président de la transition juge important de mettre fin au cycle infernal de <em>« un pas en avant deux pas en arrière »</em>. Certes, son objectif, dit-il, est de mettre chaque Malien dans son droit. Mais il faut que chacun accomplisse aussi son devoir, que le pays soit stable et que l’économie soit relancée. « <em>Notre combat, c’est pour l’intérêt des Maliens. Ce combat, nous le mènerons jusqu’au bout</em> », tant que le soutien du peuple est disponible, a-t-il indiqué.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="le-prix-a-payer"><strong>Le prix à payer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette détermination qui explique la tenue des Assises nationales de la refondation dont les <a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-de-la-phase-finale-des-assises-nationales-de-la-refondation/">conclusions</a> ont été tirées le jeudi 30 décembre dernier, et qui propose une prolongation de la transition de six mois à cinq ans, a expliqué l’homme fort de Koulouba. Cette recommandation part de la volonté des autorités maliennes de la transition de redresser le pays avant de le remettre à un pouvoir civil. «<em> À la fin de cette transition, chacun retournera à son travail : le cultivateur dans son champ, le militaire dans sa caserne, l’homme politique à la politique »</em>, a rassuré le colonel Goïta tout en demandant aux Chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de mieux analyser la situation malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Chef de l’État se dit convaincu que la sauvegarde de l’intérêt du peuple passe par le combat contre la corruption et l’enrichissement illicite, terreau des cycles d’instabilité dans le pays. Vu toute la hardiesse de ce combat, le locataire de Koulouba exhorte les Maliens à l’union et au don de soi. Car le Mali Kura souhaité à un <a href="https://saheltribune.com/quand-la-france-meconnait-ses-interets-au-mali/">prix</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
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		<title>Mali : ce qu&#8217;on sait de la réception du médiateur de la Cédéao à Koulouba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 21:53:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Cédéao]]></category>
		<category><![CDATA[crise malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[prolongation de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[situation au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sommet extraordinaire de la CEDEAO]]></category>
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<p>Ce mercredi 5 janvier, une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur dans la résolution de la crise malienne, a été reçue par le président de la transition du Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce mercredi 5 janvier, une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur dans la résolution de la crise malienne, a été reçue par le président de la transition du Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le colonel Assimi Goïta, les conclusions des Assises nationales de la Refondation étaient au menu des échanges. Ces échanges ont surtout porté sur le chronogramme soumis au Président ghanéen, Nana Akufo Addo, président en exercice de la de la Cédéao. Un chronogramme qui propose une <a href="https://www.wakatsera.com/mali-le-projet-de-chronogramme-des-elections-en-reflexion-par-la-cedeao-le-9-janvier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prolongation de la transition</a> de cinq ans, au plus, à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette proposition de la partie malienne à la conférence des chefs d’État défraie la chronique malienne ces derniers temps, il est à noter néanmoins que le <a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/5157849837567800" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médiateur de la Cédéao</a> semble visiblement sensible à la situation malienne. Son seul souci serait la fourchette de cinq ans qu’il suffirait de revoir à la baisse pour entamer la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, tenue en marge du Sommet extraordinaire de la Cédéao annoncé pour le dimanche&nbsp;9&nbsp;janvier 2022, a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de celui de la Refondation de l’État, Chargé des relations avec les Institutions. On y notait aussi la présence du Président du Panel des hautes personnalités et celui de la Commission d’organisation des Assises nationales de la Refondation.</p>



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