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	<title>Archives des prévention &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:36:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'initiative « N’té-N’tala » vise à déconstruire les récits extrémistes et à redonner espoir à la jeunesse au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.</em></strong></p>



<p>« <em>Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué</em> ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « <em>La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président </em>», semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. </p>



<p>Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »,</em>&nbsp;un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deconstruire-les-recits-de-la-radicalisation"><strong>Déconstruire les récits de la radicalisation</strong></h2>



<p>Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.</p>



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<iframe title="« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/pn4gIFbrGBY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.</p>



<p>À travers « <em>N’té-N’tala</em> », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-rehabiliter-les-valeurs-du-vivre-ensemble"><strong>Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble</strong></h2>



<p>La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.</p>



<p>Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « <em>Maaya</em> » (humanisme) et le « <em>Dambé</em> » (dignité).</p>



<p>Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « <em>N’té-N’tala</em> » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-montrer-les-consequences-reelles-du-terrorisme"><strong>Montrer les conséquences réelles du terrorisme</strong></h2>



<p>L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.</p>



<p>En mettant en avant ces impacts, « <em>N’te-N’tala »</em>&nbsp;cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.</p>



<p>Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-slogan-comme-acte-d-engagement"><strong>Un slogan comme acte d’engagement</strong></h2>



<p>L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.</p>



<p>« <em>Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) »</em>&nbsp;n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.</p>



<p>En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-decisive-pour-l-avenir"><strong>Une bataille décisive pour l’avenir</strong></h2>



<p>Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « <em>N’té-N’tala »</em>témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.</p>



<p>En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako face aux inondations : un plan de prévention de plus de 4 milliards FCFA pour l’hivernage 2026</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-face-aux-inondations-un-plan-de-prevention-de-plus-de-4-milliards-fcfa-pour-lhivernage-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien met en œuvre un plan de prévention des inondations à Bamako pour l'hivernage 2026. En savoir plus ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche de l’hivernage 2026, le gouvernement malien enclenche une nouvelle phase de préparation face aux risques d’inondations. Réuni en comité interministériel, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a présenté un plan de prévention ambitieux, couplé à des mesures concrètes d’assainissement urbain dans le district de Bamako.</em></strong></p>



<p>Réuni pour sa première session, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné deux documents stratégiques : le plan de prévention pour l’hivernage 2026 et une note relative à la libération des servitudes et des lits des marigots, ainsi qu’à la campagne de curage des collecteurs et caniveaux dans le district de Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-articulee-autour-de-quatre-axes"><strong>Une stratégie articulée autour de quatre axes</strong></h2>



<p>Élaboré par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ce plan s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire la vulnérabilité des populations face aux catastrophes naturelles, explique la primature.</p>



<p>Selon les explications fournies par le directeur du CECOGEC, la stratégie repose sur quatre axes complémentaires. Le premier concerne la coordination et la gouvernance, afin de garantir une action collective efficace entre les différents acteurs. Le deuxième axe met l’accent sur les mesures anticipatoires, notamment à travers des actions de sensibilisation des communautés locales. Le troisième porte sur la gestion des crises et l’assistance humanitaire, avec le pré-positionnement de kits d’urgence et l’aménagement de sites d’accueil. Enfin, le quatrième axe introduit une innovation majeure en ciblant la protection des écoles et la résilience du système éducatif face aux catastrophes.</p>



<p>Le budget prévisionnel du plan est estimé à 4,071 milliards de francs CFA, avec une dizaine d’objectifs opérationnels à atteindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-avancees-et-defis-dans-l-assainissement-urbain"><strong>Bamako : avancées et défis dans l’assainissement urbain</strong></h2>



<p>Parallèlement, une note présentée par le ministère en charge de l’Urbanisme fait le point sur les opérations de libération des servitudes et des lits des marigots. Sur les 11 marigots recensés dans le district de Bamako, cinq ont déjà été libérés, représentant un linéaire total de 40,6 kilomètres, soit un taux d’exécution de 55,54 %.</p>



<p>S’agissant de la campagne de curage prévue pour 2026, elle portera sur 241 kilomètres de caniveaux et 85 kilomètres de collecteurs, traduisant l’ampleur des travaux d’assainissement engagés pour limiter les risques d’inondation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pilotage-renforce-au-sommet-de-l-etat"><strong>Un pilotage renforcé au sommet de l’État</strong></h2>



<p>Le Premier ministre a salué la qualité des documents soumis par les ministères concernés, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination rigoureuse. Il a annoncé que le comité de crise se réunira deux fois par mois en amont de l’hivernage, avant l’activation du CECOGEC en mode opérationnel.</p>



<p>À travers ce dispositif, les autorités maliennes entendent passer d’une logique de réaction à une approche proactive fondée sur l’anticipation et la résilience. Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations, l’efficacité de ce plan sera déterminante pour la protection des populations et des infrastructures urbaines.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coup de filet sur le pont : les motos stoppées net</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les autorités maliennes ont saisi plus d'une centaine de motos pour sécuriser la circulation à Bamako. Découvrez les détails de cette opération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités maliennes ont saisi plus d’une centaine de motos ce mardi sur un grand axe de la capitale. Cette opération marque un tournant répressif après plusieurs mois de sensibilisation routière.</em></strong></p>



<p>La lutte contre l’incivisme routier franchit un nouveau cap dans la capitale malienne. Mardi 17 février, le Groupement de la Sécurité Routière (GSR) a mené une opération d’envergure sur le troisième pont de la ville. Une opération qui a permis d’intercepter plus d’une centaine de motocyclistes circulant hors des couloirs autorisés. Les engins ont été immédiatement envoyés en fourrière. Les forces de l’ordre estiment que ces infractions mettaient en danger la fluidité du trafic et la sécurité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-pedagogie-a-la-sanction"><strong>De la pédagogie à la sanction</strong></h2>



<p>Selon les autorités, cette intervention marque la fin d’une phase de six mois consacrée à la sensibilisation des usagers. Désormais, place à la fermeté. Les motocyclistes ciblés circulaient sur des voies réservées aux voitures et aux poids lourds, en violation des règles de circulation. Pour les responsables du dispositif, l’objectif est non seulement de prévenir les accidents mais aussi de rétablir une circulation plus ordonnée sur les axes structurants de la ville.</p>



<p>Le chef du GSR, le commissaire divisionnaire Panama Dembélé, affirme au micro de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) que la majorité des accidents graves sur les ponts urbains est liée au non-respect des couloirs dédiés. « <em>En imposant cette discipline, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de sauver des vies et de désengorger la capitale</em> », a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-pression-croissante-sur-la-circulation-urbaine"><strong>Une pression croissante sur la circulation urbaine</strong></h2>



<p>Comme de nombreuses métropoles ouest-africaines, Bamako connaît une explosion du nombre de deux-roues, devenus un mode de transport privilégié face aux embouteillages et au coût des véhicules. Cette densité accentue toutefois les risques d’accidents et complique la gestion du trafic, en particulier sur les infrastructures stratégiques.</p>



<p>Les autorités préviennent que les contrôles inopinés vont se multiplier sur les grands axes afin de faire respecter le code de la route. Un message de fermeté destiné à enrayer ce que les responsables sécuritaires qualifient d’« <em>incivisme routier </em>», dans un contexte où la sécurité des déplacements urbains devient un enjeu majeur de politique publique.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inondations au Mali : 28 morts, 38 blessés et plus de 20 000 sinistrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 07:59:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le comité de gestion des crises examine la situation des inondations au Mali en 2025. Un bilan accablant et des interventions urgentes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes s’est réuni le jeudi 9 octobre 2025 au Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC) pour faire le point sur la situation des inondations et planifier les interventions gouvernementales.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Au cours de la période du 3 au 9 octobre 2025, trois nouveaux cas d’inondation ont été enregistrés. Depuis le début de la saison des pluies, le pays a connu 47 inondations, 10 incidents liés à la foudre et quatre épisodes de vent violent. Ces événements ont entraîné la mort de 28 personnes et fait 38 blessés.</p>



<p>En outre, 1 237 habitations se sont effondrées, touchant 2 751 ménages, soit environ 20 859 personnes sinistrées. Face à cette situation, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bilan-et-assistance-aux-sinistres"><strong>Bilan et assistance aux sinistrés</strong></h2>



<p>Des mesures d’assistance ont été mises en œuvre. Parmi elles, la distribution de vivres a concerné 2 355 personnes, tandis que 1 689 autres ont bénéficié d’une aide en biens non alimentaires. Ces interventions visent à répondre aux besoins urgents des populations touchées et à limiter la détresse sociale.</p>



<p>Pour prévenir de nouveaux sinistres, le gouvernement poursuit les travaux de dégagement des lits de marigots dans le District de Bamako, notamment au niveau du marigot de Kalaban-Coura et de ses embranchements. Cette opération facilite l’écoulement des eaux et réduit le risque d’inondation dans certaines zones urbaines.</p>



<p>Parallèlement, la mobilisation de brigadiers citoyens et de volontaires dans le cadre du projet «&nbsp;<em>Les mois citoyens</em>&nbsp;» se poursuit. Ces acteurs participent à la sensibilisation des populations et à la mise en œuvre des mesures de prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibilisation-et-prevention"><strong>Sensibilisation et prévention</strong></h2>



<p>Des messages d’information sont diffusés sur les radios, la télévision, dans la presse écrite et via l’application digitale SOS Sécurité pour rappeler les comportements à adopter en période de fortes pluies. Les autorités insistent sur l’importance de libérer les voies d’écoulement des eaux et de respecter les zones à risque.</p>



<p>La saison des pluies 2025 suit une évolution normale et tend vers sa fin sur l’ensemble du territoire, mais des pluies orageuses restent possibles, notamment dans les régions du Nord : Tombouctou, Taoudéni et Kidal. La vigilance reste donc de mise.</p>



<p>La situation hydrologique nationale est caractérisée par une montée des niveaux d’eau dans tous les cours d’eau. Ces fluctuations sont liées aux pluies dans les hauts bassins du Niger, du Sénégal et du Bani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cours-d-eau-et-vigilance"><strong>Cours d’eau et vigilance</strong></h2>



<p>Le remplissage de la retenue de Manantali est effectif, tandis que celui de Sélingué se poursuit normalement. Des lâchers d’eau sont actuellement en cours, ce qui pourrait entraîner des montées d’eau importantes en aval, explique le communiqué.</p>



<p>Les autorités appellent donc les populations à la prudence et au respect des consignes de sécurité pour limiter les risques d’inondation et d’accidents. Elles rappellent que la situation reste évolutive et que le suivi hydrologique reste une priorité.</p>



<p>Parmi les recommandations : ne jamais s’engager sur une route ou une ruelle inondée, ne pas s’approcher des berges d’un cours d’eau ou des canaux d’évacuation, et ne pas s’arrêter sur un pont, que ce soit à pied ou en voiture.</p>



<p>Il est également déconseillé d’utiliser un téléphone ou un pare-soleil sous un orage et de toucher aux câbles électriques. En cas de forte pluie, il est recommandé de s’abriter dans un bâtiment ou un espace couvert, mais jamais sous un arbre.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drogue : le Mali brûle ses démons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 12:43:27 +0000</pubDate>
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<p>En  juin 2025, le Mali incinère 128 tonnes de drogues saisies pour montrer sa détermination contre le narco-trafic.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En incinérant 128&nbsp;tonnes de drogues saisies en une année, Bamako ne s’est pas contentée d’un simple geste symbolique. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le Mali a voulu marquer les esprits et affirmer sa détermination à ne plus être l’un des maillons faibles du narco-corridor ouest-africain. Derrière la fumée des stupéfiants brûlés, c’est toute une stratégie de reconquête de souveraineté sécuritaire et sociale qui se dessine.</em></strong></p>



<p>À l’initiative de l’Office central des stupéfiants (OCS), appuyé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ROSEN), cette journée n’a pas été qu’un moment de communication institutionnelle. Le feu mis aux saisies spectaculaires — cocaïne, cannabis, héroïne, crack, tramadol, diazépam, produits pharmaceutiques contrefaits, protoxyde d’azote, chichas et arômes — a tenu de l’acte politique.</p>



<p>Entre juin 2024 et juin 2025, ce sont précisément 127,9&nbsp;tonnes de produits prohibés qui ont été interceptées par les forces de sécurité maliennes — un chiffre inédit, reflet d’un volontarisme affiché mais aussi d’une réalité inquiétante&nbsp;: celle de la montée en puissance du Mali dans les corridors du trafic international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-carrefour-un-pays-cible"><strong>Un pays carrefour, un pays cible</strong></h2>



<p>Car le Mali n’est pas seulement une victime, il est devenu, depuis une décennie, un point de transit stratégique pour les réseaux qui relient l’Amérique latine à l’Europe en passant par le Sahel. Ces flux toxiques s’imbriquent dans les fragilités structurelles du pays&nbsp;: porosité des frontières, zones d’instabilité chronique, corruption diffuse. Mais la donne est peut-être en train de changer.</p>



<p>Avec le soutien logistique et technique de l’ONU, l’OCS et ses partenaires — Police nationale, Gendarmerie, Douanes — semblent mieux armés pour répondre à l’ampleur du défi. L’arsenal juridique a été renforcé, des cellules régionales ont vu le jour, des opérations conjointes sont menées dans les grandes agglomérations comme dans les points de passage ruraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-ciblee-une-societe-vulnerable"><strong>Une jeunesse ciblée, une société vulnérable</strong></h2>



<p>Le choix du 26&nbsp;juin ne doit rien au hasard. En alignement avec les Nations unies, le Mali entend mettre en lumière les ravages sociaux causés par l’usage croissant de drogues dites « <em>de rue</em> ». Tramadol, crack, protoxyde d’azote — ces substances, parfois vendues en pharmacie ou en ligne, font des ravages parmi les jeunes urbains, proies faciles dans un contexte d’oisiveté, de chômage et de vulnérabilité psychologique.</p>



<p>Le trafic, quant à lui, s’est technicisé&nbsp;: réseaux sociaux, messageries cryptées, logistique low cost… Les narcotrafiquants se sont modernisés plus vite que certains services de l’État. Et c’est justement contre cette asymétrie que les autorités veulent se dresser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-d-usure-mais-pas-impossible"><strong>Une guerre d’usure, mais pas impossible</strong></h2>



<p>Dans les discours, une constante&nbsp;: la volonté de ne plus subir. Dans les actes, une série de signaux faibles, mais cohérents. L’incinération de ce 26&nbsp;juin n’est pas un aboutissement, c’est un marqueur. Il signifie que le Mali refuse d’être le ventre mou de la guerre contre la drogue en Afrique de l’Ouest. Il montre aussi que, dans l’ombre des grandes batailles diplomatiques et sécuritaires, un autre front s’est ouvert&nbsp;: celui de la souveraineté sociale et morale, dans un pays où la fragilité des jeunes est un enjeu de stabilité nationale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inondations :  le Mali déclare « l’état de catastrophe national »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 19:49:00 +0000</pubDate>
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<p>Les inondations au Mali continuent de menacer les communautés. Apprenez comment les prévenir et construire un avenir résilient.</p>
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        <p class="has-text-align-center"
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique de l’Ouest et du Centre : « La lutte contre la corruption en péril »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 07:43:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l&#039;ouest]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 11 juillet 2023, la Journée africaine de lutte contre la corruption et le 20e anniversaire de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ont été commémorés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le 11 juillet 2023, la Journée africaine de lutte contre la corruption et le 20<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ont été commémorés. Une occasion de rappeler toutes les répercussions de la corruption sur le fonctionnement normal des États Ouest et Centrafricains.&nbsp;</strong></p>



<p>Les défenseurs des droits humains qui dénoncent la corruption, les pots-de-vin et les abus de pouvoir doivent être suffisamment protégés dans l’exercice de leur travail, par les États d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cela, à travers des mesures concrètes et efficaces, a déclaré Amnesty International, le mardi&nbsp;11 juillet 2023, à l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption et du 20<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« La corruption est une question de droits humains »</strong></h3>



<p>Intitulé&nbsp;« <em>La lutte contre la corruption en péril. La répression contre les défenseur·e·s anticorruptions en Afrique de l’Ouest et du Centre</em> », l’organisation déplore que dans cette région les défenseurs des droits humains qui « <em>combattent la corruption risquent des arrestations, du harcèlement, des placements en détention, de lourdes amendes et même la mort en dénonçant ces agissements</em> ». Pourtant, leur rôle est crucial dans la lutte contre la corruption et la défense des droits fondamentaux.</p>



<p>Selon Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, «<em> les gouvernements de la région doivent se montrer à la hauteur de leurs obligations internationales en matière de droits humains, qui sont notamment de respecter, de protéger, de promouvoir et de réaliser les droits de celles et ceux qui prennent position contre la corruption et défendent les droits fondamentaux</em> ». L’organisation exhorte les États de cette région à remédier à la « <em>culture généralisée de l’impunité qui continue d’alimenter la corruption endémique, contribue à des atteintes supplémentaires aux droits humains et prive les victimes d’accès à la justice et à des voies de recours efficaces. </em>»&nbsp;&nbsp;</p>



<p>«<em> La corruption est une question de droits humains </em>», indique Agnès Callamard tout en précisant qu’elle « <em>interfère dans la jouissance effective des droits individuels et collectifs garantis par les traités internationaux et régionaux relatifs aux droits humains. Elle entrave la capacité des agents de l’application des lois, des juges, des procureurs et des avocats à s’acquitter de leurs fonctions de manière impartiale</em> ». Amnistie internationale explique toutes les répercussions de la corruption sur le bon fonctionnement des services clés de l’État. Selon ses précisions, elle « <em>entraine des mauvais traitements, la torture ou des décès en détention. Elle prive les couches économiquement et socialement vulnérables de la société de revenus et affaiblit la capacité des États à s’acquitter de leurs obligations en matière de droits humains </em>», a déclaré Agnès Callamard.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Tenir un langage de vérité aux autorités</strong></h3>



<p>Dans une lettre ouverte à l’Union africaine, le 11&nbsp;juillet dernier, Transparency international a souligné la nécessité d’une action urgente de lutte contre la corruption en vue de garantir les droits fondamentaux. Il exhorte les dirigeants de l’Union africaine (UA) « <em>à tenir leurs engagements en matière de lutte contre la corruption et à prendre des mesures concertées pour mettre fin à la corruption dans la région</em> ». Transparency International « <em>souligne la nécessité d’accélérer les stratégies visant à lutter contre les flux financiers illicites, à garantir aux citoyens africains des services de base sans corruption et de progresser vers la ratification et la mise en œuvre complètes de la convention </em>».&nbsp;</p>



<p>Fabrice K. Ebeh, directeur exécutif de Transparency International-Togo, a déclaré&nbsp;: « <em>L’adoption par les dirigeants africains de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption il y a deux décennies a montré un engagement résolu à lutter contre la corruption dans la région. Aujourd’hui, à une époque et dans une région où l’interaction entre la démocratie, la sécurité et le développement revêtent une importance significative, il devient urgent pour eux de transformer ces engagements en actions résolues pour éliminer la corruption. Ce faisant, ils peuvent sauvegarder les droits fondamentaux des populations africaines</em> ».&nbsp;</p>



<p>Selon Amnesty International, en Afrique de l’Ouest, « <em>seuls la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger ont adopté des lois sur la protection des défenseur·e·s des droits humains, et seul le Ghana possède une législation visant spécifiquement à protéger les lanceurs et lanceuses d’alertes</em> ». L’organisation estime toutefois important de garantir « <em>l’exercice des droits des personnes qui combattent la corruption et de veiller à ce que la société civile et la presse puissent tenir un langage de vérité aux autorités</em> ». Car la « <em>corruption est un fléau qui a un effet destructeur sur les droits humains </em>».</p>



<p><strong>Oumarou  </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Prévention du paludisme : le premier médicament africain approuvé par l’OMS</title>
		<link>https://saheltribune.com/prevention-du-paludisme-le-premier-medicament-africain-approuve-par-loms/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 08:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[approuvé]]></category>
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		<category><![CDATA[médicament fabriqué en Afrique]]></category>
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<p>En vue de prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson, l’OMS a approuvé un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique.</p>
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<p><strong>En vue de prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson, l’OMS a approuvé un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique.</strong></p>



<p>Une étape importante vient d’être franchie en Afrique dans la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants grâce au soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette organisation, avec le soutien de l’organisation « <em>Medicines for Malaria Venture</em> » (<a href="https://www.mmv.org/mmv-en-fran-ais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MMV</a>) et d’Unitaid, vient d’attribuer une certification au fabricant kényan « <em>Universal Corporation Ltd</em> » (<a href="http://ucl.co.ke/about-us-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UCL</a>) pour la production locale d’un traitement de qualité du paludisme à base de l’association <a href="https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/item/sulfadoxine-pyrimethamine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sulfadoxine-pyriméthamine</a> (SP).</p>



<p>« <em>Jusqu’à présent, le continent reposait entièrement sur les importations pour son approvisionnement en SP de qualité</em> », explique-t-on dans un communiqué qui précise que le manque de production locale de médicaments de qualité en Afrique a été mis en évidence en 2020 par la pandémie de Covid-19, explique MMV, un « <em>partenariat pour le développement de produits </em>» (PDP) dans le domaine de la recherche et de l’élaboration de médicaments antipaludiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La sécurité des personnes</strong></h3>



<p>« <em>Renforcer la production locale de médicaments là où les besoins sont les plus importants est essentiel pour bâtir des réponses sanitaires plus robustes et plus résilientes</em> », a déclaré le docteur Philippe Duneton, directeur exécutif <a href="https://unitaid.org/#en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Unitaid</a>, qui souligne qu’environ 95 % de tous les cas et <a href="https://saheltribune.com/antonio-guterres-chaque-annee-le-paludisme-fait-plus-de-400-000-morts/">décès imputables au paludisme</a> à travers le monde surviennent en Afrique. Les femmes enceintes et les enfants sont les plus frappées. « <em>80 % de tous les décès dus au paludisme en Afrique surviennent chez des enfants âgés de moins de cinq ans</em> », a indiqué MMV dans son <a href="https://www.africa-newsroom.com/press/first-africanmanufactured-medicine-to-prevent-malaria-in-pregnant-women-and-infants-qualityapproved-by-world-health-organization-who?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>.</p>



<p>Cette assurance de qualité, octroyée à ce produit, ouvre de nouvelles voies d’approvisionnement pour les partenaires mondiaux de mise à l’échelle. Ce qui permettra d’améliorer l’accès à ce médicament antipaludique et de renforcer la capacité de l’Afrique à lutter contre les maladies endémiques. « <em>La production de médicaments de qualité sur le continent est essentielle, non seulement pour la sécurité des personnes qui y vivent, mais également pour soutenir l’approvisionnement régional et la diversification de la production mondiale des médicaments </em>», estime&nbsp;MMV.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Message aux chercheurs et aux fabricants</strong></h3>



<p>« <em>UCL s’engage à fournir les médicaments de qualité dont les populations du continent africain ont le plus besoin. Nous sommes non seulement la première entreprise pharmaceutique à recevoir une préqualification pour l’association sulfadoxine-pyriméthamine en Afrique, mais également l’un des seuls fabricants du continent (cinq en tout) à avoir reçu cette certification de qualité pour un produit </em>», a précisé Perviz Dhanani, fondateur et directeur général d’UCL.</p>



<p>Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (« Africa CDC » en anglais) ont salué cette préqualification accordée par l’OMS à l’association sulfadoxine-pyriméthamine d’Universal Corporation Ltd.</p>



<p>Selon David Reddy, PDG du MMV, « <em>les <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-le-paludisme-loms-invite-a-une-%e2%80%89action-commune%e2%80%89-contre-cette-maladie/">chercheurs et les fabricants</a> des pays les plus touchés par le paludisme doivent jouer un rôle de premier plan dans les efforts d’éradication de la maladie</em> ».</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : l’AILCT serait-elle mort-née ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/cote-divoire-lailct-serait-elle-mort-nee%e2%80%89/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 09:55:42 +0000</pubDate>
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<p>Sur initiative des présidents français et ivoiriens, une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a été inaugurée, jeudi&#160;10&#160;juin 2021, en Côte d’Ivoire. Un pôle « d’expertise et de compétence »&#8230;</p>
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<p><strong>Sur initiative des présidents français et ivoiriens, une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a été inaugurée, jeudi&nbsp;10&nbsp;juin 2021, en Côte d’Ivoire. Un pôle <em>« d’expertise et de compétence</em> » qui voit le jour alors que les attaques se multiplient dans ce pays.</strong></p>



<p>Au Sahel, les attaques terroristes sont récurrentes. Le dernier cas de figure est <a href="https://saheltribune.com/sahel-plus-de-100-civils-tues-au-burkina-faso/">l’attaque de Solhan</a> au Burkina Faso, dans la nuit du 4 au 5&nbsp;juin 2021. Une attaque qui a fait une centaine de morts civils. Au Mali aussi bien qu’au Niger, au Tchad ou encore en Mauritanie, pour ne citer que ces pays qui forment le G5 Sahel, les attaques terroristes coupent le sommeil aux populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un pôle d’expertise et de compétence régional</strong></h3>



<p>À partir de ces pays, les terroristes étendent de plus en plus leurs menaces sur des pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, où plusieurs attaques sont enregistrées ces derniers temps. En <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/c%C3%B4te-divoire-deux-attaques-terroristes-repouss%C3%A9es-%C3%A0-kafolo-et-t%C3%A9hini/2191393" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mars 2021</a>, des terroristes venus du Burkina Faso ont tué deux (2) soldats ivoiriens et blessé quatre (4) autres à Kafolo. Au cours d’une deuxième attaque, le même jour, un gendarme a été tué et un autre blessé à Kolobougou, à la frontière avec le Burkina Faso. Le <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210608-c%C3%B4te-d-ivoire-une-nouvelle-attaque-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-avec-le-burkina-faso" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7&nbsp;juin</a> dernier, toujours à la frontière avec le Burkina Faso, dans la localité de Tougbo, des hommes armés ont perpétré une attaque qui a fait un mort parmi les soldats ivoiriens. Sur l’axe Tehinio-Togolokaye, également à la frontière burkinabè, une patrouille des forces armées ivoiriennes a subi une attaque, le <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/cote-d-ivoire-deuxieme-attaque-djihadiste-en-moins-d-une-semaine-la-frontiere-burkinabe">12&nbsp;juin dernier</a>, qui a fait trois (3) morts et quatre (4) blessés dans les rangs des soldats ivoiriens.</p>



<p>Cette contagion de l’Afrique de l’Ouest appelle les décideurs politiques ainsi que leurs partenaires, à revoir leur copie en matière de stratégie de lutte contre le terrorisme. L’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/11/en-cote-d-ivoire-inauguration-d-une-academie-pour-lutter-contre-le-terrorisme-au-sahel_6083709_3212.html">AILCT</a>) a été inaugurée en Côte d’Ivoire, le jeudi dernier. Une initiative du président français, Emmanuel Macron, et de celui de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, depuis 2017, en vue de contribuer à la lutte contre le terrorisme. « <em>L’AILCT doit devenir un pôle d’expertise et de compétence régional de la lutte contre le terrorisme au bénéfice de la stabilité de nos États et de la sécurité de nos populations</em> », a indiqué, lors de l’inauguration de cette Académie, le président ivoirien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Agir en amont</strong></h3>



<p>Cette Académie constitue un centre d’entraînement des unités d’intervention spéciales ainsi qu’un institut de recherche stratégique. C’est aussi un pôle de formation des magistrats ainsi que des douaniers et des personnels des administrations pénitentiaires.</p>



<p>Cette initiative, dans une Afrique de l’Ouest déstabilisé par le terrorisme, est salutaire. Seulement on se demanderait quel pourrait être son impact réel. Nous savons qu’au Mali, malgré la présence de <a href="https://www.jeuneafrique.com/emploi-formation/recruteurs/557999/ecole-de-maintien-de-la-paix-alioune-blondin-beye/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’École de maintien de la paix</a>, Alioune Blondin Bèye, qui forme également des stagiaires ; de la <a href="https://minusma.unmissions.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Minusma</a>, qui accompagne le Mali sur plusieurs plans, notamment de sécurité et de développement ; de <a href="https://eutmmali.eu/eutm-mali-mission/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’EUTM</a>, qui accompagne ce pays dans la formation des forces armées, voire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barkhane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Barkhane</a>, le Mali reste caractérisé par une insécurité multidimensionnelle qui ne cesse de s’étendre.</p>



<p>Bien avant son inauguration, quelque 500 stagiaires avaient été formés par cette Académie depuis 2017. Ce nombre peut sembler insignifiant, mais malgré cette formation, d’autres attaques ont eu lieu dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest, après celle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_Grand-Bassam" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grand-Bassam</a>, en 2016.</p>



<p>Dans la lutte contre l’insécurité dans cette région de l’Afrique, les initiatives ne manquent pas. Mais l’un des véritables problèmes est le moment choisi pour ces initiatives. Des mesures qui devraient venir généralement en amont arrivent en aval. Un mort n’a plus besoin de médecin, pour paraphraser un adage bien connu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Changer d’approche</strong></h3>



<p>La situation que traverse la Côte d’Ivoire aujourd’hui, avec des attaques sporadiques, l’international Crisis group avait bien alerté sur la situation depuis décembre 2019. « <em>En Afrique de l’Ouest, les mouvements jihadistes armés avancent comme le désert, du nord vers le sud. Leur influence au Burkina Faso inquiète de plus en plus les États côtiers d’Afrique de l’Ouest. Si quasiment aucune attaque n’a eu lieu dans ces pays, leurs dirigeants craignent que les militants utilisent le Burkina Faso comme une rampe de lancement pour des opérations plus au sud </em>», pouvait-on lire dans le <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/west-africa/c%C3%B4te-divoire/b149-lafrique-de-louest-face-au-risque-de-contagion-jihadiste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Briefing N°&nbsp;149</a> de Crisis group/Afrique.</p>



<p>Dans cette lutte contre le terrorisme, tout se passe comme si ces États africains et leurs partenaires ne vivent que pour trouver des solutions aux nouvelles tactiques des groupes terroristes pendant que ceux-ci évolueraient déjà vers un niveau supérieur. Il serait plus raisonnable de travailler à la prévention. Pour réussir sur ce chantier, ces <em><a href="https://www.france24.com/fr/video/20190514-terrorisme-sahel-faillite-etats-fait-le-lit-jihadistes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« États failli »</a></em> doivent veiller non seulement à lutter contre la corruption, la mauvaise gouvernance, mais aussi à une meilleure coordination des efforts afin de mieux contrôler les frontières qui sont devenues poreuses, et à une amélioration significative du partage des renseignements.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
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		<title>Féminicide : à l’origine d’un mot pour mieux prévenir les drames</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 13:43:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Féminicide]]></category>
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<p>À Mérignac, à Hayange, l’actualité nous rappelle tous les jours ou presque le drame du féminicide, dont ont été victimes au moins 90 femmes en France pour la seule année 2020.&#8230;</p>
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<p><strong>À <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/12/feminicide-de-merignac-une-mission-d-inspection-releve-une-serie-de-defaillances-dans-le-suivi-du-mari-violent_6079956_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mérignac</a>, à <a href="https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/feminicide-a-hayange-tout-le-monde-savait-quil-la-battait-20210527_ZTHMOQYBSRCYZKWCKDHVGC4QYU/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hayange</a>, l’actualité nous rappelle tous les jours ou presque le drame du féminicide, dont ont été victimes au moins 90 femmes en France <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/02/90-feminicides-ont-ete-commis-en-2020-contre-146-en-2019-annonce-le-ministere-de-la-justice_6068512_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour la seule année 2020</a>. Si le terme s’est aujourd’hui fait une place dans le débat public, pour qualifier des meurtres de femmes parce qu’elles sont femmes, il a mis du temps à s’imposer.</strong></p>



<p>Le mot <em>féminicide</em> est entré pour la première fois dans un dictionnaire français, <em>Le Petit Robert</em>, en 2015, et a été hissé sur le podium de la lexicographie en 2019, devenant le mot de l’année, mais la réalité qu’il décrit <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/06/lydie-bodiou-et-frederic-chauvaud-le-passe-regorge-de-meurtres-de-femmes_5486100_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne date pas du XXIᵉ siècle</a>.</p>



<p>Pendant des siècles, il a été occulté par les termes «&nbsp;crime passionnel&nbsp;», «&nbsp;drame de la séparation&nbsp;», «&nbsp;tragédie conjugale&nbsp;» ou encore «&nbsp;drame de la jalousie&nbsp;», autant d’expressions qui ont contribué à dédouaner les auteurs de crime et à ignorer que l’immense majorité des victimes étaient des femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vocable vagabond</h2>



<p>La première apparition du mot féminicide reste incertaine. Il semble bien que le terme a été utilisé pour la première fois dans la seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. Dans <em>Le&nbsp;Monde illustré</em>, journal hebdomadaire, évoquant aussi bien l’explosion d’une mine de charbon que le quotidien d’un pêcheur à la ligne, Jules Lecomte, en février 1863, lance une formule neuve&nbsp;: le «&nbsp;lacet féminicide&nbsp;», suggérant que les femmes mettent la corde au cou des hommes, les bridant, les corsetant et les dominant. Une acception complètement à l’opposé de la définition actuelle du mot.</p>



<p>Par la suite, il apparaît, de manière presque inattendue, dans des périodiques. Ainsi, <em>Le Rappel</em>, dans une livraison du 31&nbsp;octobre 1887, évoque les «&nbsp;fusillades conjugales et le féminicide&nbsp;», mais ici, si le mot est bien associé à la violence, il désigne une femme qui tire au revolver sur une autre femme avant de retourner l’arme contre elle. Il est difficile ensuite de suivre le cheminement du <em>féminicide</em> qui n’est pas alors une notion mais un vocable vagabond.</p>



<p>Très proche, le <em>femmicide</em> est lui attesté dès le début du XVII<sup>e</sup> siècle dans une pièce de théâtre due à Paul Scarron, <em>Jodelet souffleté ou les Trois Dorothée</em>, joué pour la première fois en 1646&nbsp;sur la scène du théâtre de l’Hôtel de Bourgogne à Paris. Le texte remanié en 1652&nbsp;porte désormais comme titre <em>Le Jodelet duelliste</em>. Il s’agit d’une comédie. Le valet Jodelet dit à Don Félix, dès la scène I de l’acte I&nbsp;: «&nbsp;Là vos yeux travaillant à faire femmicide&nbsp;». Le personnage rêve, comme un homme possessif, de brutaliser une femme.</p>



<p>Le <em>femminicide</em> s’apparente ici aussi au burlesque. Avec une double consonne le mot se retrouve encore au début du XIX<sup>e</sup> siècle sous la plume de Frédéric Soulié et Léo Lespès dans l’épilogue du <em>Veau d’Or</em>, publié dans la seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siecle, puis finit par disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’«&nbsp;uxoricide&nbsp;» ou le meurtre de l’un des époux</h2>



<p>Quant au <em>féminicide</em>, il n’est pas loin de connaître le même sort. Dans une feuille confidentielle, <em>Le Parti ouvrier</em>, daté du 6&nbsp;octobre 1888, on peut lire&nbsp;: «&nbsp;Fou-homicide – il faudrait dire féminicide&nbsp;». L’auteur veut dire qu’il serait préférable d’utiliser <em>fou-féminicide</em> plutôt que <em>fou-homicide</em>.</p>



<p>Dix ans plus tard, <em>La Petite Presse</em> du 4 juillet 1899 parle d’un orateur féminicide se livrant à un véritable réquisitoire contre les femmes. L’idée de violence physique n’est pas automatique. C’est ainsi que <a href="http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio-histoire/Journal-d-une-suffragiste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hubertine Auclert</a>, la suffragiste qui montait presque « toute seule à l’assaut des préjugés », condamne, <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76092166/f1.item" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans <em>Le Radical</em></a> daté du 17 novembre 1902, un projet de loi concernant le divorce, qu’elle qualifie de « loi féminicide ». Mot sans date certifiée de baptême, <em>féminicide</em> disparaît pratiquement à partir du début du XX<sup>e</sup> siècle et ne désigne pas le meurtre d’une femme par son mari.</p>



<p>Il est vrai que du côté des juristes, un autre mot, dont l’usage n’est pas systématique, désigne depuis le XVII<sup>e</sup> siècle certains crimes dans la sphère conjugale&nbsp;: uxoricide (du latin <em>uxor</em>, <em>uxoris</em>, épouse). Dans un livre, traduit de l’allemand, <em>Sur la noblesse et excellence du sexe féminin</em> (Heinrich Cornelius Agrrippa von Nettesheim, 1537), un passage concerne les époux qui tuent leur femme.</p>



<p>Pierre François Muyart de Vauglans, un des <a href="https://journals.openedition.org/chs/828" target="_blank" rel="noreferrer noopener">juristes les plus importants de la fin du XVIIIᵉ siècle</a>, lui consacre un développement dans <em>Les Lois criminelles de France dans leur ordre naturel</em>, publié en 1780. Il cite Étienne V, pape du VII<sup>e</sup> siècle qui se désole de l’atrocité des conséquences du crime d’uxoricide et exige l’expiation du mari pendant tout le reste de son existence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Inacceptables attentats contre la personne humaine&nbsp;»</h2>



<p>Au lendemain de la Révolution française et de la codification napoléonienne, l’uxoricide ne figure pas dans le code pénal. Cependant on le retrouve dans certains traités et articles spécialisés, mais il semble désuet, promis à une extinction rapide, même s’il apparaît sous la plume de César Lombroso, criminologiste italien, inventeur du <a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/l-homme-criminel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« criminel-né »</a>, en 1887. Il ne désigne plus seulement le meurtre de la femme mariée, mais, indifféremment, celui de l’un des époux.</p>



<p>Quant au féminicide, il resurgit beaucoup plus tard, en 1976, lors de la tenue, du 4 au 8&nbsp;mars, à Bruxelles, du Tribunal international des crimes contre les femmes. Simone de Beauvoir n’a pu faire le déplacement mais a envoyé un texte dénonçant les «&nbsp;inacceptables attentats contre la personne humaine&nbsp;».</p>



<p>Vingt-six pays sont représentés et des journalistes en rendent compte. Un article de <em>Ouest-France</em> souligne : « À cette occasion est apparu un nouveau mot, <em>féminicide</em> » (numéro daté du 5 mars 1976). L’anthropologue Diana Russel, qui l’utilise pour la première fois en public, <a href="https://www.dianarussell.com/origin_of_femicide.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a confié qu’elle l’avait découvert en 1974</a>, apprenant que la romancière américaine Carol Orlock préparait un livre qu’elle allait intituler ainsi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Outil de qualification juridique</h2>



<p>Le mot fémicide quant à lui apparaît en 1992 dans un ouvrage collectif non traduit en français, <a href="http://www.dianarussell.com/f/femicde%28small%29.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Femicide : The Politics of Women Killing</em></a> dirigé par Diana Russell, Jill Radford et Jane Caputi. Le livre recense les meurtres commis contre des femmes en raison de leur sexe et met en lumière l’existence d’un « continuum des violences masculines contre les femmes » dont le point ultime est la mise à mort.</p>



<p>Si le mot ne fit pas l’effet d’une déflagration, il chemina à un rythme inégal en fonction des aires culturelles et politiques. C’est au Mexique, au début des années&nbsp;2000, sous l’impulsion de l’anthropologue Marcela Lagarde y de los Rios, que le mot prend de l’épaisseur dans le contexte du pays et particulièrement à propos des assassinats de masse à Ciudad Juárez. À la tête d’une Commission d’enquête parlementaire, elle traduit le mot en espagnol&nbsp;: <em>feminicidio</em>.</p>



<p>L’intention est d’opérer une distinction avec <em>homicide</em> et d’en faire un outil spécifique de qualification juridique. C’est alors une manière de reconnaître leur particularité et de souligner l’impunité des auteurs. En Amérique latine, coexistent les deux termes – <em>féminicidio</em> et <em>femicidio</em> –, comme le souligne Ana Carcedo qui a coordonné une vaste enquête sur les meurtres de femmes en Amérique centrale de 2000 à 2006. Le mot est alors largement utilisé par les féministes sur tout le continent, puis par les diverses agences gouvernementales et internationales.</p>



<p>Ainsi l’Organisation des Nations unies, plus exactement l’Assemblée générale, avait émis le vœu de définir précisément les violences à l’égard des femmes. Il faut attendre la création de l’ONU femmes en 2010&nbsp;pour que deux ans plus tard le terme de <em>féminicide</em> soit adopté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire advenir une prise de conscience collective</h2>



<p>De manière emblématique, le 12&nbsp;mars 2013, Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, devenue directrice exécutive de l’ONU Femmes, prononce un discours important. À son auditoire, elle indique&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Nous sommes ici pour discuter de la plus extrême manifestation de violence à l’égard des femmes&nbsp;: les meurtres motivés par des préjugés basés sur le genre, également appelés “fémicides”. Nous sommes ici pour discuter des meurtres de femmes commis simplement parce qu’elles sont des femmes.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Pour l’ONU comme pour l’OMS, le féminicide ou le fémicide, est un concept-outil permettant de sensibiliser l’opinion publique internationale et de faire advenir une prise de conscience collective.</p>



<p>Celle-ci vient à la faveur de la vague #MeToo à l’automne 2017 à la suite de l’affaire Weinstein qui secoue le milieu cinématographique hollywoodien. Les « briseuses de silence » livrent de courts témoignages sur les réseaux sociaux témoignant des regards, des viols, des agressions, des brimades, des injures… La réalité massive d’un phénomène social d’ampleur planétaire <a href="https://criham.labo.univ-poitiers.fr/publication-on-tue-une-femme-le-feminicide-histoire-et-actualites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">explose aux yeux et aux oreilles de tous</a>.</p>



<p>Les médias s’en font l’écho, l’opinion publique s’en empare. Le seuil de l’inacceptable est franchi. Il prend d’abord la forme d’une comptabilité macabre, égrainée sur les réseaux sociaux, à la radio ou dans les journaux, des femmes tuées sous les coups de leur conjoint, forme ultime de la domination masculine. Désormais, elles ont un nom et un visage, elles s’appellent Alexia Daval, Marie Trintignant, Magali Blandin ou Chahinez Boutaa Daoud à Mérignac en mai 2021. Victimes d’un crime de propriétaire et de défaillances de la société, incapable de les protéger.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/lydie-bodiou-1238138" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lydie Bodiou</a>, Maîtresse de conférence en histoire ancienne, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Poitiers</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/frederic-chauvaud-1238140" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frederic Chauvaud</a>, Professeur d&rsquo;Histoire contemporaine, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-poitiers-2135" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Poitiers</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/feminicide-a-lorigine-dun-mot-pour-mieux-prevenir-les-drames-162024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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