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	<title>Archives des présence militaire française &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des présence militaire française &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : le discours Macron ou l&#8217;art de renverser les responsabilités</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:05:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au sommet <em>Africa Forward</em> à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel. Dans cette tribune, <strong>Oumarou Fomba</strong> démonte les ressorts d’un récit politique qui cherche à transformer un échec stratégique en faute du partenaire africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Macron, dans une déclaration récente à Nairobi, a affirmé que si le Mali a demandé le départ des forces françaises, c&rsquo;est parce que le pays «&nbsp;<em>ne voulait plus se battre contre le terrorisme&nbsp;</em>». Cette formule, assénée avec la désinvolture d&rsquo;un «&nbsp;<em>no offense</em>&nbsp;», mérite d&rsquo;être soumise à l&rsquo;épreuve des faits. Car derrière la rhétorique de la rupture se cache une réalité que le président français s&#8217;emploie méthodiquement à occulter : dix ans de présence militaire française au Mali se sont soldés par un échec sécuritaire patent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La rhétorique de l&rsquo;auto-justification</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le propos central de Macron —&nbsp;<em>« Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme »</em>&nbsp;— est une reformulation fallacieuse. Les autorités maliennes de la transition n&rsquo;ont pas expulsé la France pour cesser de combattre le terrorisme. Elle a exigé le respect de ses principes de souveraineté, de non ingérences politiques françaises, et surtout le bilan cuisant de dix ans d&rsquo;opérations militaires. Ne voulant pas accepté ces conditions, la France a annoncé unilatéralement son départ. Lorsqu’elle voulaient tenter de faire demi-tour, les autorités maliennes s’étaient déjà braqués. Attribuer ce départ à une dérobade malienne, c&rsquo;est inverser les responsabilités pour masquer une défaite stratégique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="806" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png" alt="Bilan de la présence française au Mali" class="wp-image-22349" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-300x236.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-768x604.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1170x921.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-585x460.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-600x472.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png 1484w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan de la présence française au Mali. ©Graphique généré à l&rsquo;aide de l&rsquo;IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette inversion est une figure rhétorique classique : transformer l&rsquo;échec du dominant en faute du dominé. Ce n&rsquo;est pas le Mali qui a failli — c&rsquo;est la stratégie militaire française qui s&rsquo;est révélée structurellement inadaptée à la nature du conflit sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu masqué : la France n&rsquo;a pas réussi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Macron reconnaît lui-même que «&nbsp;<em>l&rsquo;actualité montre que ce n&rsquo;était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays</em>&nbsp;». C&rsquo;est une lecture intéressée : elle laisse entendre que le Mali se porte mal&nbsp;<em>à cause</em>du départ français, en occultant soigneusement que le Mali se portait déjà mal&nbsp;<em>malgré</em>&nbsp;la présence française. Le terrorisme au Sahel a explosé sous Barkhane, non après.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données sont implacables. Selon l&rsquo;ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project), les attaques jihadistes au Sahel ont été multipliées par sept entre 2016 et 2021 — en plein déploiement de l&rsquo;opération Barkhane, forte de 5 000 à 9 000 soldats. Le pic des violences a coïncidé avec le pic du dispositif militaire français. Ce seul fait devrait suffire à invalider le récit de Macron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe de la rupture de 2017</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmer que «&nbsp;<em>depuis 2017, c&rsquo;est terminé</em>&nbsp;» l&rsquo;époque du pré-carré est une fiction narrative soigneusement entretenue. Passé ce discours de rupture, qu&rsquo;a changé concrètement la France en Afrique ? Elle a maintenu ses bases militaires, ses accords de défense asymétriques, le mécanisme de la zone franc sous contrôle indirect du Trésor français, et ses réseaux diplomatiques actifs. Aucune rupture structurelle n&rsquo;a eu lieu. Seulement un changement de registre communicationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre avoir rompu avec le passé tout en maintenant exactement les mêmes structures, c&rsquo;est substituer au néocolonialisme d&rsquo;action un néocolonialisme de discours. La forme change ; le fond demeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan militaire que Macron passe sous silence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le point cardinal que le président français s&#8217;emploie à ignorer. Depuis l&rsquo;opération Serval (2013) jusqu&rsquo;au retrait de Barkhane (2022), neuf ans de présence militaire française n&rsquo;ont pas permis de neutraliser durablement les groupes armés — GSIM, JNIM, EIGS —, de sécuriser le territoire hors des grandes agglomérations, ni d&rsquo;enrayer la diffusion du terrorisme vers le Burkina Faso et le Niger. La menace s&rsquo;est étendue, les violences se sont intensifiées, et les institutions maliennes se sont fragilisées davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité n&rsquo;est pas nouvelle. Elle s&rsquo;inscrit dans un continuum historique que Macron occulte également : depuis l&rsquo;indépendance du Mali en 1960, la France n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être présente — militairement, diplomatiquement, économiquement. Et cette présence n&rsquo;a jamais empêché les crises de se succéder. La rébellion touarègue de 1990–1996, celle de 2006–2009, le coup d&rsquo;État de 2012, la progression du MNLA : toutes ces crises ont eu lieu&nbsp;<em>sous</em>&nbsp;présence française, pas en son absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question s&rsquo;impose donc avec une clarté gênante : si la présence française était la condition de la stabilité, comment expliquer soixante ans d&rsquo;instabilité répétée ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation du récit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de Macron illustre parfaitement ce que l&rsquo;on pourrait appeler la rhétorique postcoloniale de dénégation. Elle fonctionne en trois temps : affirmer la rupture avec le passé (<em>« depuis 2017 c&rsquo;est terminé »</em>), se présenter comme partenaire équitable (<em>« je crois à un partenariat équilibré »</em>), puis attribuer aux dirigeants africains la responsabilité des échecs structurellement produits par la politique française elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande de départ du Mali n&rsquo;est pas un refus de combattre le terrorisme. C&rsquo;est le rejet d&rsquo;une présence militaire étrangère qui a démontré, sur une décennie, son incapacité à résoudre le problème qu&rsquo;elle prétendait traiter — tout en aggravant les ressentiments populaires et en affaiblissant la légitimité des États hôtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le Mali souffre aujourd&rsquo;hui, personne ne le nie. Mais imputer cette souffrance au seul départ français, c&rsquo;est refuser de voir que cette souffrance existait avant, pendant, et indépendamment de la présence française. C&rsquo;est, en définitive, continuer à penser l&rsquo;Afrique comme un objet de politique étrangère plutôt que comme un sujet de son propre destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : que cache le pré-rapport secret remis à Macron sur la présence militaire française ?</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 09:32:06 +0000</pubDate>
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<p>Remise à Macron d'un rapport préliminaire sur la présence militaire française en Afrique. Un débat sur la légitimité et la nature de ce partenariat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Stratégie militaire : Paris revoit sa copie en Afrique avec des bases allégées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 14:45:18 +0000</pubDate>
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<p>La France réajuste sa stratégie militaire en Afrique pour maintenir son influence tout en répondant aux critiques locales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La France revoit sa présence en Afrique avec une nouvelle stratégie militaire plus discrète et allégée, discutée lors d’un Conseil de défense. Objectif&nbsp;: maintenir son influence en s’adaptant aux critiques locales et en privilégiant un partenariat plus souple avec les pays hôtes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France réunit son Conseil de défense pour redéfinir sa stratégie en Afrique ? Tiens donc, on dirait que l’époque des grandes emprises militaires et des bases à perte de vue commence à sentir la naphtaline. L’Élysée, probablement fatigué des coups de gueule contre la présence française en Afrique, cherche à réajuster son tir. La mission est claire&nbsp;: sauver les apparences, rester présent tout en prenant un profil bas, histoire de ne pas froisser les susceptibilités locales. Et pour cela, qui de mieux qu’un envoyé spécial, Jean-Marie Bockel, pour pondre un rapport et nous expliquer la nouvelle recette ? Une stratégie « <em>allégée</em> », agile et réactive, qu’ils disent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut reconnaître que l’approche est habile. On nous parle de « <em>détachements de liaison interarmées </em>» (DLIA), de petits groupes de soldats français, une centaine à peine, qui seront là pour accueillir les forces africaines, organiser des exercices, former les troupes locales. Ah, la belle idée de la coopération discrète, celle qui n’expose plus trop les couleurs françaises sur le terrain. Un peu comme un invité qui sait qu’il n’est plus le bienvenu, mais qui cherche quand même à s’inviter au buffet sans se faire remarquer. Fini les grosses bases qui s’imposent, vive les petits détachements temporaires, modulables à souhait !</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-se-rendre-invisible-tout-en-restant-present"><strong>L’art de se rendre invisible tout en restant présent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retournement de situation, présenté comme un geste de bonne volonté et de respect de la souveraineté des pays africains, ressemble plutôt à une manœuvre de contorsionniste. On a compris la leçon à l’Élysée&nbsp;: mieux vaut adopter le profil bas plutôt que d’assumer frontalement la présence militaire française, souvent critiquée, voire honnie par les populations locales. Qui se souvient des slogans « <em>France dégage</em> » résonnant dans les rues de Bamako, du Niger ou de Ouagadougou ? Voilà, la solution est là&nbsp;: il faut se faire tout petit, s’effacer un peu, et se montrer sous un nouveau jour, celui du partenaire discret qui agit en coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que cette stratégie n’est pas dénuée de bon sens. Avec les récentes révoltes anti-françaises, les drapeaux tricolores brûlés et les accusations de néocolonialisme, il devenait urgent de changer de braquet. Le fait de passer sous le radar, en envoyant des petits groupes qui ne seront là qu’en appui et en formation, permet de continuer à tirer les ficelles tout en évitant de se prendre les éclats des critiques. La France reste présente, mais elle se camoufle, elle se fait « <em>partenaire humble</em> », comme pour effacer le souvenir des interventions passées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-ou-un-simple-coup-de-com"><strong>La fin d’un modèle ou un simple coup de com ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certains diront que cette nouvelle philosophie est le signe d’une évolution, d’un respect accru de la souveraineté africaine. Peut-être. Mais il est difficile de ne pas y voir une stratégie de replis calculée, où l’on abandonne les grandes infrastructures pour mieux revenir par la petite porte. Les pays africains, fatigués de cette omniprésence française, accueilleront-ils ce changement avec un certain soulagement, comme on accepte la politesse d’un invité qui annonce son départ après s’être incrusté un peu trop longtemps. Mais derrière ces sourires diplomatiques, la méfiance reste palpable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, est-ce vraiment la fin du modèle d’intervention à la française en Afrique ? Ces détachements de liaison, ces bases allégées, n’est-ce pas simplement une façon plus subtile de garder le pied dans la porte ? On réduit le dispositif, on change le vocabulaire, mais au final, la présence demeure. Comme un magicien qui vous dit de regarder sa main droite pendant que la gauche continue à agir, la France réinvente sa manière de se positionner en Afrique, mais l’objectif reste le même&nbsp;: maintenir son influence, tout en évitant d’attirer trop l’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, l’Élysée peut bien nous présenter cette nouvelle stratégie comme une preuve de modernité et d’adaptation aux contextes locaux, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout d’une manière de sauver les apparences. La France reste en Afrique, oui, mais elle le fait en douceur, avec un sourire de façade et la promesse d’un « <em>partenariat</em> » qui se veut respectueux. Une nouvelle danse diplomatique, en somme, pour continuer à jouer sur la scène africaine sans se faire chahuter par le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Younouss&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal debout : Sonko défie les puissances étrangères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2024 09:49:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le discours passionné d'Ousmane Sonko dénonçant l'ingérence de l'Occident et revendiquant la souveraineté du peuple sénégalais.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Devant une foule en liesse, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, a pris la parole le 16&nbsp;mai, en présence de Jean-Luc Mélenchon. Son discours, le plus long et le plus passionné depuis sa nomination, a résonné comme un puissant écho des aspirations du peuple sénégalais. À travers ses mots, c’est tout un pays qui s’est levé pour dénoncer les injustices et revendiquer sa souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’hémicycle de l’université de Dakar, Sonko n’a pas mâché ses mots. Critiquant ouvertement l’attitude de l’Occident, de l’Europe et particulièrement de la France, il a rappelé les trois années de répression sous l’ancien président Macky Sall. Il a dénoncé le silence complice du gouvernement Macron face aux persécutions subies par son camp, affirmant avec force que cette complaisance a encouragé les violences et les arrestations massives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-president-macron-declinait-la-nouvelle-doctrine-africaine-de-l-elysee"><strong>« Le président Macron déclinait la nouvelle doctrine africaine de l’Élysée »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que fervent défenseur du souverainisme et du panafricanisme social, Sonko a insisté sur la nécessité d’une coopération basée sur le respect mutuel. « <em>Les relations léonines au détriment des Africains doivent cesser </em>», a-t-il martelé, revendiquant une nouvelle ère de relations internationales où chaque nation pourrait faire valoir ses aspirations légitimes à la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko a également critiqué la néocolonisation des relations entre l’Occident et l’Afrique. Selon lui, les belles promesses de non-ingérence et de soutien à la démocratie faites par Emmanuel Macron ne se sont pas concrétisées au Sénégal. « <em>Nous y avons presque cru lorsque le président Macron déclinait la nouvelle doctrine africaine de l’Élysée</em> », a-t-il dit, mais la réalité a vite dissipé ces espoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur ses engagements contre l’emprise française en Afrique, Sonko a réitéré que son opposition n’était pas dirigée contre le peuple français, mais contre l’élite gouvernante actuelle. Il a souligné la nécessité de revoir les accords de défense et de remettre en question la présence militaire française au Sénégal, tout en affirmant la volonté de son pays de disposer pleinement de lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-velleites-exterieures-de-nous-imposer-des-modes-de-vie"><strong>« Les velléités extérieures de nous imposer des modes de vie »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une critique acerbe des doubles standards occidentaux, Sonko a dénoncé l’hypocrisie des puissances étrangères qui condamnent certains régimes tout en soutenant d’autres lorsqu’ils servent leurs intérêts. Il a fustigé les sanctions contre les autorités de transition du Sahel, affirmant que le Sénégal ne lâcherait pas ses frères de cette région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant un sujet délicat, Sonko a prévenu les Occidentaux que leur activisme en faveur des minorités sexuelles pourrait engendrer des tensions. Au Sénégal, où l’homosexualité est largement réprimée, il a demandé le respect des spécificités culturelles locales. « <em>Les velléités extérieures de nous imposer des modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs risquent de constituer un nouveau casus belli</em> », a-t-il averti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonko a aussi dénoncé ce qu’il perçoit comme une stigmatisation de la religion musulmane par la France, rappelant que les Sénégalais devaient s’adapter aux lois françaises, tout en soulignant les différences culturelles profondes entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce discours marque un tournant dans la politique sénégalaise et africaine. Sonko, en s’élevant contre les ingérences et en défendant une vision panafricaine, incarne les espoirs de nombreux Africains pour un avenir plus souverain et respectueux des identités locales. Le Sénégal, sous sa direction, semble prêt à écrire une nouvelle page de son histoire, une page où la voix de son peuple est entendue et respectée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarrra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Ce que la France défend réellement au sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 02:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Tout observateur averti du sahel s’apercevra que la présence militaire française dans cette région vise la déstabilisation des États souverains que sont ses anciennes colonies afin de sauver son patrimoine et sa suprématie. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Polémiques, conflits, émeutes, coups d’État, guerres, attentats, l’époque est à la colère et à la terreur. Ces mots ne cessent de revenir dans l’espace public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le philosophe Emmanuel Kant, la guerre serait greffée dans la nature humaine. Tout observateur averti du sahel s’apercevra que la présence militaire française dans cette région vise la déstabilisation des États souverains que sont ses anciennes colonies afin de sauver son patrimoine et sa suprématie. C’est pourquoi <em>« il y a la France au Tchad, il y a donc la France au Sahel »</em> et non pas de rébellion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’une décennie nous sépare de la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi, tué par ses ennemis. Son corps a même été exposé et les Libyens partaient le filmer comme un trophée de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France de Nicolas Sarkozy venait de débarrasser la Libye de son dictateur. Après cette mission en octobre 2011, voyant les combattants libyens s’installer au Mali, il fallait s’attendre à l’embrasement de toute l’Afrique de l’Ouest. Cette disparition du guide libyen a été une porte ouverte au terrorisme dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont les Africains qui se demandent toujours de&nbsp;la source du financement des activités terroristes. Ce qui reste sûr, rares sont les présidents africains qui peuvent financer cette activité, ne serait-ce que pendant deux ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme coûte extrêmement cher</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, on nous dit que la France est au four et au moulin pour combattre le terrorisme et défendre la démocratie en Afrique. Le combat de ce « <em>pays des droits de l’homme</em> » contre le terrorisme et pour la démocratie, tant vanté, est épouvantablement fallacieux. La présence militaire française au sahel vise plutôt d’autres objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar est un financeur massif du terrorisme. Pourtant, il n’y a pas d’intervention militaire française au Qatar. En termes de dangerosité de propagation du terrorisme, le Qatar est plus dangereux que les combattants du nord du Mali, en guise d’exemple. Pourquoi il n’y a-t-il pas d’intervention militaire française au Qatar ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de la France au sahel ne se justifie pas non plus pour le combat contre l’islamisme. La plus grande puissance dangereusement islamiste, c’est l’Arabie Saoudite. Pourtant, c’est la France qui lui vend des armes. Si c’était pour combattre l’islamisme, la France continuerait-elle à vendre des armes à ce pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne vise pas non le rétablissement de la démocratie ou la défense de ce régime politique. Parce qu’au Sahel, l’armée française bombarde les « <em>rebelles</em> », qui combattent pour imposer leur volonté, au Tchad. Pays qu’elle soutient malgré un contexte très particulier et pire que celui du Mali ou du Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la démocratie (pour paraphraser le professeur Ayissi Lucien) est l’appropriation de la politique par le peuple souverain, avec quel mandat populaire, Macron promet-il aux Tchadiens la sécurité, la paix et la garantie de leur intégrité territoriale ? 60 ans après les indépendances, c’est un État sous tutelle étrangère, qui est le pilier de notre sécurité ? Comment peut-elle réaliser de telles promesses sans se rendre coupable de complicité active dans la déstabilisation d’un État souverain ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Si la démocratie est le meilleur des régimes, elle est politiquement falsifiée et idéologiquement déterminée lorsqu’on s’en sert comme une arme de déstabilisation massive des États »</em>, conclut le professeur Ayissi Lucien (philosophe).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la démocratie n’est pas falsifiée pour servir d’arme de déstabilisation massive des États par les donneurs de leçon, comment, sans transition, Macron peut-il légitimer un coup d’État constitutionnel au Tchad et le délégitimer au Mali ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que reste-t-il à la France pour sauver son patrimoine et sa suprématie ? Elle doit semer le chaos dans ses anciennes colonies. Car la paix est le principal facteur de développement. Une fois que toutes les autres pistes seront évacuées, quel est donc le véritable motif de la présence militaire française au Sahel ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un intérêt <em>« géoéconomique »</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour protéger l’accès de certaines grandes firmes françaises aux ressources stratégiques du Sahel. C’est la communication des autorités françaises et de l’armée française. Regardant la carte du Mali, nous avons la Mauritanie puis le Niger. Au Niger, il y a AREVA (une grande multinationale française) qui exploite des gisements d’uranium pour les centrales nucléaires françaises. En Mauritanie, la France exploite du pétrole à travers sa firme appelée TOTAL. Au nord du Mali, nous avons une situation révoltante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense de son intérêt <em>« géoéconomique »</em> est le principal motif de sa présence au Sahel parce que ce n’est pas seulement au Tchad. D’où la prolifération des conflits armés, des insurgés qui combattent la dictature installée par feu Idriss Deby Itno au Tchad. La France, au nom du soi-disant serment de fraternité, bombarde ceux qui veulent faire appliquer les principes de la démocratie. La France est donc toujours dans un jeu d’intérêt au Sahel. Dans ce contexte, difficile d’espérer sur une paix une paix durable dans cette région africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tidiani Bakary Guindo</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Armées étrangères en Afrique : sympathie ou politique d’expansion économique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 11:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armées étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[expansion économique]]></category>
		<category><![CDATA[La France au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
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<p>Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication. Dans sa grande majorité, le peuple africain semble insatisfait de&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa grande majorité, le peuple africain semble <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/PIGEAUD/61500" target="_blank" rel="noreferrer noopener">insatisfait de la présence des forces</a> étrangères sur leur sol. Une présence qui se justifie par la lutte contre les crises qui coupent le sommeil à beaucoup d’États africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insatisfaction mérite une attention particulière. Cet état d&rsquo;esprit pourrait relever d’une impression sincère ou d’une simple <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-sahel-proceder-aussi-a-une-veritable-autocritique/">expression d’antipathie</a> envers les forces étrangères,&nbsp;ou le Blanc en particulier. &nbsp;Cette insatisfaction pourrait se comprendre également comme le résultat d’une divergence d’objectif et d’entente dans l’appréciation de l’efficacité de ces forces présentes sur leur sol.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelles stratégies d’expansion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait difficile de donner une réponse toute faite à cette crinière de questions. Des analystes sont quasiment tous unanimes qu’à la différence de la période précoloniale, la mission dite « <em><a href="https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2012-1-page-117.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">civilisationnelle</a></em> » n’est plus branlée pour justifier cette présence sur le territoire africain. Cet ancien prétexte devenant caduc par la force du temps, les impérialistes occidentaux procèdent à un <a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2002-1-page-127.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changement de paradigme</a>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une part, les atteintes aux droits de l’homme, la lutte contre les trafiquants de drogue et d’armes, le terrorisme, l’extrémisme violent et la piraterie maritime, sont mis en avant pour justifier leur présence. D’autre part, ils tentent de la justifier par le désir d’assurer la stabilité dans les États moins organisés, veiller à ce que la paix et la concorde soient partout dans le monde. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreuses <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/djibouti-un-pivot-strategique-cher-aux-puissances-etrangeres-401023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bases militaires</a> installées à Djibouti ou dans le <a href="https://orientxxi.info/magazine/que-fait-l-armee-francaise-au-sahel,2041" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahel</a>, les moyens matériels, financiers et humains déployés, pendant <a href="https://www.dw.com/fr/il-y-a-dix-ans-une-pluie-de-bombes-sur-la-libye/a-56924154" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’invasion de la Libye</a> ou dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Somalie, pour expliquer cette présence sur les côtes africaines ne sont pas non plus convaincants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon de nombreux observateurs, la présence des forces armées étrangères en Afrique ne peut s’expliquer qu’étant de nouvelles stratégies conceptualisées par les grandes puissances pour étendre leur pré-carré ou tout simplement le conserver.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des présences dissuasives</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée, qui est de plus en plus soutenue par <a href="https://saheltribune.com/les-va-ten-la-france-et-leur-crise-de-solution/">certains africains</a> ainsi que des Occidentaux, est plausible. Il suffit d’être un observateur attentif aux événements, à chaque fois qu’une puissance étrangère s’installe dans un pays africain, pour s’en rendre compte. Elle est persuasive. Jusqu’ici aucun théâtre de ces forces étrangères n’a été pacifié. Au contraire, il s’envenime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation sécuritaire au Sahel, après <a href="https://www.voaafrique.com/a/les-op%C3%A9rations-militaires-au-mali-depuis-2013/4502522.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’opération militaire française</a> au Mali en 2013, celle <a href="https://www.defense.gouv.fr/actualites/operations/l-operation-harmattan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de la Libye</a> en 2011, de la <a href="https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2004-1-page-101.htm">République Démocratique du Congo</a> en 2003, <a href="https://www.defense.gouv.fr/fre/terre/actu-terre/la-france-intervient-en-somalie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de la Somalie</a> en 1992, <a href="http://www.opex360.com/2016/04/29/la-france-le-nigeria-renforcent-leur-cooperation-militaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du Nigeria</a> en 2016, en sont des illustrations. Ces zones exhibent clairement que les opérations des puissances militaires en Afrique ne profitent pas aux Africains. Elles aggravent d’une part la crise pour laquelle elles se disent être mobilisées&nbsp;; et d’autre part, elles déplacent cette crise ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enlisement de la violence, liée aux activités des djihadistes dans tout le Sahel et de l’insécurité dans toute la Libye et même au-delà de ses frontières, illustre cette politique d’occupation des terres africaines. Mieux, les activités auxquelles s’adonnent les militaires des forces étrangères en terre africaine sont celles qui permettent de se rendre compte davantage que la fin de leur présence dans ce continent ne vise autre chose que l’instauration d’un équilibre entre les États impériaux, pour lesquels ce continent est vu comme la terre de l’avenir. Celle qui dispose de plus de ressources naturelles non exploitées dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2021-1-page-151.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’interdiction du droit de siège</a> aux forces de défense malienne dans la ville de Kidal est un fait qui montre que la France n’est pas intervenue au Mali pour permettre aux Maliens d’exercer leur souveraineté sur toute l’étendue de leur territoire, mais juste pour protéger ses intérêts dans la sous-région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De nouveaux acteurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux premières heures de la pénétration occidentale en Afrique, aujourd’hui, ce sont des <a href="https://www.senat.fr/rap/r05-450/r05-4501.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords de défense</a>, des partenariats bilatéraux ou multilatéraux dans divers domaines que les grandes puissances, par essence des Nations prédatrices des peuples faibles ou en situation de détresse, signent avec les États africains pour revenir se faire une place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples africains, qui ont été assujettis tour à tour par les puissances militaires européennes, depuis le contact des noirs avec les Occidentaux, sont de nouveau plus qu’auparavant sous l’emprise de celles-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté qui avait été prétendument accordée à ces peuples, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires internes, est confisquée de nouveau sans que cela offusque. Pire, les anciens maîtres ne sont plus les seuls, à se présenter de nouveau sur le continent. Les autres Nations militairement puissantes ou émergentes se font remarquer au grand dam des Européens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des indépendances confisquées&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle en Afrique n’augure pas un avenir heureux pour ses enfants. Les Européens qui avaient accepté, malgré eux-mêmes, de se retirer visiblement de ce continent se font de plus en plus visibles à travers leurs armées dans presque tous les points dits stratégiques du continent. Le temps de grâce qu’ils avaient accordé aux peuples africains, que ces derniers ont appelés indépendance, a pris fin sans que les Africains ne parviennent à s’organiser et former des États forts. Faut-il pour autant en vouloir aux Européens ? Pas tout à fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Africains ont passé le temps de leur brève autonomie à se <a href="https://www.cairn.info/journal-etudes-2003-12-page-585.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disputer autour des postes</a> de responsabilité, à s’entre-tuer pour des futilités. Quant aux Nations européennes, elles ont mis à profit ce temps pour se construire, sceller de nouveau contrat sur la répartition des ressources des peuples moins organisés. Mais aussi se mettre d’accord sur les nouvelles règles du jeu du partage du monde et ses richesses naturelles après que celles mises en place lors de la <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/la-conference-de-berlin-1885-le-partage-de-lafrique#:~:text=En%201884%2D1885%2C%20sous%20l,Afrique%22%20entre%20les%20puissances%20coloniales." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conférence de Berlin</a> en 1885 étaient devenues caduques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou CISSE</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune : faut-il encore une force française au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Salif Sacko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 16:05:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Serval]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali. En&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2013, lorsque les groupes armés terroristes ont franchi la frontière de la zone occupée pour progresser vers le sud. Pour contrecarrer cette menace de trop, le Pr. Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim, a jugé nécessaire de demander l’aide aérienne de la France en soutien aux forces armées du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des raisons de politique intérieure, l’ancien Président français, François Hollande, a privilégié une solution de grande ampleur en envoyant dans la foulée un contingent de 4000 soldats au nord du Mali par voie terrestre. &nbsp;Depuis lors, la France demeure présente au Mali. De l’opération Serval à l’opération Barkhane, la sécurité est toujours délétère, gangrenée par le terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’opération Serval libère Tombouctou et Gao, mais pas Kidal</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La France avec les troupes de la mission « <em>Serval</em> » parvient en peu de temps à libérer les villes de Tombouctou et de Gao avant de repousser, en l’espace de trois mois, une grande partie des quelque 2000 combattants djihadistes vers le Sahara ou la frontière algérienne. À Kidal, la seule région du Mali à majorité touareg, l’objectif officiel de la mission, à savoir rétablir l’intégrité de l’État malien, a été relégué au second plan pour des motifs tactiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération « <em>Serval</em> » a permis au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) de prendre tacitement le contrôle militaire de Kidal. Ce qui lui a permis de recruter ses combattants experts des lieux, pour la recherche d’otages français détenus dans les positions isolées des terroristes. Une décision aux conséquences graves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégrité de l’État malien n’est pas encore assurée à l’heure actuelle et la France est accusée par plus d&rsquo;un Malien d’avoir contribué en grande partie à une telle situation. L’intervention militaire de la France, avec l’Opération Serval, n’a pas pu enrayer le terrorisme du Mali jusqu’à sa transformation, en 2014, en opération Barkhane.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Barkhane n’a pas réussi à éradiquer le terrorisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme son devancier, l’Opération Barkhane qui a adopté une approche régionale n’a pas pu faire face efficacement au phénomène du terrorisme dans la région. Elle couvre cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), d’une superficie de près de 5 millions de kilomètres carrés représentant 7,6 fois le territoire français (9 fois le territoire métropolitain). Si cette régionalisation est rendue nécessaire par la nature même de la menace à contrer, elle pose, cependant, un certain nombre de difficultés susceptibles d’obérer l’efficacité générale de Barkhane. Il apparait que l’élongation du théâtre des opérations induit des contraintes en matière de logistique, de gestion des ressources humaines, de planification, d’évacuation sanitaire, de respect des délais d’acheminement entre les différents sites, de maintenance ou encore de communication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’occurrence, il apparait que Barkhane souffre, comme la plupart des opérations françaises, d’une carence de moyens ne permettant pas d’exploiter l’opération à son plein potentiel. Au final, il semble que l’armée française est pénalisée au plan stratégique. Et ce, malgré d’indéniables succès tactiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Compter sur soi-même pour sa souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence du coup d’État du 24&nbsp;mai dernier, la France a décidé dans un premier temps de suspendre ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes avant d’annoncer finalement, jeudi&nbsp;10&nbsp;juin en fin d’après-midi, la fin de l’opération Barkhane, pour laquelle 5100 soldats sont déployés au Sahel depuis 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de la France est de sortir la présence française au Mali du cadre strict d’une opération extérieure de forces conventionnelles, pour la basculer le plus possible vers celui d’une coopération multilatérale. Cependant, ne serait-elle pas loisible que le Mali prenne à bras-le-corps sa propre sécurité ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout cas, s’il est vrai que le Mali ne peut à lui seul assurer sa propre sécurité, faudrait-il encore que les intervenants internationaux agissent de bonne foi dans le cadre de leur intervention. Malheureusement, les États n’agissent que pour leur intérêt propre. Le Mali ne doit compter que sur lui-même pour préserver sa souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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