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	<title>Archives des Premier ministre Abdoulaye Maïga | Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : l’OCLEI ou l’architecture d’une révolution silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 07:11:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Moumouni Guindo présente les résultats de la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali. Un bilan essentiel dans la transition politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au moment où d’autres fuient leurs bilans comme la peste, lui les dépose sur la table du Premier ministre en toute sérénité. Moumouni Guindo, magistrat d’État et président sortant de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), a livré le vendredi 30 mai 2025, un rapport qui fera date. Huit années de lutte contre l’argent sale, le silence coupable, les fortunes suspectes. Huit années à désacraliser l’impunité.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Mali des années de transition, un mot naguère tabou fait désormais partie du lexique républicain : corruption. Pas pour en faire un slogan, mais pour l’éradiquer par la rigueur de l’institution. Ce mot, pourtant absent dans l’intitulé officiel de l’OCLEI – une anomalie que Moumouni Guindo n’a pas manqué de relever dans ses recommandations finales – a été au cœur de l’action de l’organe depuis 2017.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-etat-mis-en-chiffres"><strong>Un État mis en chiffres</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">32 milliards de francs CFA. C’est le montant total des détournements identifiés par l’Office sur 63 dossiers de corruption, soigneusement extraits d’un lot de 100 cas documentés. Les suspects ? Une quarantaine de noms, liés à plus de 500 biens immobiliers répartis dans le pays et au-delà. Des villas, des comptes, des investissements, des entreprises. La cartographie d’un Mali vampirisé par ses propres serviteurs, désormais contraints de justifier leurs fastes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’OCLEI ne s’est pas contenté de dénoncer. Elle a aussi proposé. Organisé. Éduqué. Depuis 2017, plus de 2000 déclarations de biens ont été collectées, contre 43 avant la création de l’institution. Grâce à un protocole d’accord inédit avec la Cour suprême, le Mali entre enfin dans l’ère de la transparence patrimoniale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ethique-comme-politique-publique"><strong>L’éthique comme politique publique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De Ségou à Kayes, de Mopti à Sikasso, l’OCLEI a sillonné le pays. Conférences, clubs scolaires, relais religieux, émissions radiophoniques : la corruption a été placée au banc des accusés, jusque dans l’imaginaire collectif. Mieux : elle est devenue un sujet d’enseignement civique. Le pari de la pédagogie n’était pas gagné d’avance. Il est en passe d’être remporté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, l’Office a su bâtir un réseau discret mais solide. Douze accords signés avec des pays partenaires pour traquer les avoirs mal acquis, pour empêcher que Bamako finance, sans le vouloir, des villas sur la Riviera ou des entreprises-écrans à Dubaï. La lutte contre l’enrichissement illicite, désormais, a des ramifications et des relais. Elle ne se joue plus à huis clos.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-engagement-politique-renforce"><strong>Un engagement politique renforcé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En recevant le rapport des mains du président sortant, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a été clair :&nbsp;<em>« La lutte contre l’enrichissement illicite est une priorité présidentielle ».</em>&nbsp;Pas une option. Pas un habillage cosmétique. Une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’on a trop souvent volé l’État avec la bénédiction de l’administration, voir un magistrat tenir la chronique de huit ans d’intégrité est, à lui seul, un acte politique fort. En l’invitant au cœur du dispositif institutionnel, les autorités de la transition ont non seulement soutenu l’OCLEI, elles en ont fait un pilier du nouveau contrat social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est loin d’être terminé. Le secteur privé reste à réguler. Les textes doivent être harmonisés. Et surtout, les moyens juridiques renforcés. Mais une chose est certaine : la peur a changé de camp. Et cela, le président sortant peut l’inscrire en lettres capitales dans le marbre de son mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sociétés et cultures africaines face au numérique : experts et chercheurs repensent l’Afrique à l’ère de l’intelligence artificielle </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 08:58:21 +0000</pubDate>
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<p>Le Deuxième Congrès International explore les sociétés et cultures africaines et leur évolution avec l'intelligence artificielle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong>À l’heure où le numérique et l’intelligence artificielle redéfinissent les modèles de développement, Bamako accueille un congrès panafricain de haut niveau pour penser un avenir technologique ancré dans les réalités culturelles africaines. Du 22 au 26 avril 2025, des chercheurs venus de 14 pays planchent sur les défis de la souveraineté numérique, de l’inclusion technologique et de la valorisation des identités africaines.</strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a planté le décor en soulignant la nécessité d’intégrer les technologies numériques et l’intelligence artificielle de manière souveraine et adaptée aux réalités africaines. «&nbsp;<em>Le numérique n’est pas un luxe et l’intelligence artificielle n’est pas un simple outil. Ce sont de puissants leviers de développement, mais aussi des facteurs de fracture, qui doivent être domestiqués et intégrés selon nos réalités</em>&nbsp;», a-t-il martelé, rappelant la vision des autorités de la Transition sur la souveraineté numérique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-malienne-resolue"><strong>Une stratégie malienne résolue</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, selon le chef du gouvernement, n’est pas resté en marge de ces mutations globales. Il a cité, en exemple, le Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique du Mali, symbole d’une volonté politique affirmée d’accélérer l’appropriation technologique nationale. Ce centre incarne la détermination de Bamako à se positionner comme un acteur incontournable de la révolution numérique en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette dynamique, le Premier ministre a identifié quatre enjeux stratégiques pour l’avenir. Il s’agit en premier lieu de l’éducation numérique, afin de doter la jeunesse de compétences adaptées aux métiers du futur. Ensuite, l’accessibilité, qui passe par la réduction des coûts des appareils et de la data pour démocratiser l’usage des technologies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième enjeu est celui de la souveraineté numérique, avec un impératif clair&nbsp;: héberger les données localement et développer des plateformes africaines. Enfin, l’inclusion numérique vise à intégrer toutes les couches sociales, notamment les femmes, les personnes âgées et les populations rurales, afin que personne ne soit laissé en marge de cette transformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-pensee-critique-au-service-du-continent"><strong>Une pensée critique au service du continent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Professeure Aimée-Danielle Lezou Koffi, Coordinatrice du PTR-LSCC et présidente du comité scientifique, ce congrès est une opportunité unique de repenser les usages du numérique et de l’IA à l’aune des réalités africaines. «&nbsp;<em>Nos sociétés sont complexes et riches de leurs imaginaires. Les chercheurs doivent adopter une pensée critique pour inscrire leurs travaux dans une perspective globale tout en restant ancrés dans nos cultures</em>&nbsp;», a-t-elle plaidé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, organisé par le CAMES, se veut une plateforme stratégique où se croisent disciplines, savoirs et expériences, dans l’objectif de bâtir une vision africaine du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nombreux panels et communications prévus permettront d’aborder des thématiques allant de la sauvegarde des langues africaines à travers les outils numériques, aux enjeux éthiques et politiques de l’IA sur le continent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bamako-laboratoire-du-savoir-africain"><strong>Bamako, laboratoire du savoir africain</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a été chaleureusement remercié pour son implication dans la tenue de ce congrès. Un engagement qui témoigne de la volonté des autorités maliennes de faire du pays un carrefour du savoir et de l’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le numérique bouleverse les sociétés, l’Afrique entend faire entendre sa voix, affirmer ses choix et inventer ses propres modèles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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