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	<title>Archives des populations civiles &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des populations civiles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Coopération humanitaire : le CICR consolide son partenariat avec les autorités maliennes</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le CICR, grâce à sa coopération humanitaire, travaille depuis plus de soixante ans pour aider les populations vulnérables au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la persistance du conflit armé et à la fragilisation des services essentiels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce et adapte son action humanitaire au Mali. En 2025, l’organisation a soutenu plusieurs centaines de milliers de personnes dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la protection, tout en misant sur la résilience des communautés et la promotion du droit international humanitaire dans les régions les plus affectées par l’insécurité.</em></strong></p>



<p>Présent au Mali depuis plus de soixante ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit et adapte son action humanitaire dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, la pression sur les services publics essentiels et la vulnérabilité accrue des populations civiles. En 2025, ses interventions ont concerné plusieurs centaines de milliers de personnes, principalement dans le Centre et le Nord du pays, selon le<em> Bulletin d’information annuel 2025 </em>du CICR que nous avons consulté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soins-aux-blesses-et-appui-aux-structures-hospitalieres-locales"><strong>Soins aux blessés et appui aux structures hospitalières locales</strong></h2>



<p>Dans le domaine de la santé, le CICR a continué de soutenir les hôpitaux régionaux de Gao et Mopti ainsi que les centres de santé de référence de Kidal et Ménaka, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social. Ce dispositif, combinant équipes médicales, fourniture de médicaments et réhabilitation d’infrastructures, a permis la prise en charge de plus de 24 000 patients en 2025, dont près de 14 000 blessés et cas d’urgence entièrement pris en charge par l’organisation .</p>



<p>Dans les zones les plus touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires bénéficient également d’un appui médical et logistique, couvrant les besoins de plus de 220 000 personnes.</p>



<p>L’action du CICR s’étend aussi à la réhabilitation physique et à l’insertion sociale des personnes handicapées. En appuyant le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali et ses antennes régionales, ainsi que le Centre Père Bernard Verspieren à Bamako, l’organisation a permis à plus de 4 500 patients de bénéficier de soins de réadaptation en 2025. La même année, l’inauguration du Centre d’excellence en sciences des orthèses et prothèses a marqué une étape majeure vers l’autonomie nationale dans la formation de spécialistes maliens et africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aide-alimentaire-et-biens-essentiels-pour-les-populations-deplacees"><strong>Aide alimentaire et biens essentiels pour les populations déplacées</strong></h2>



<p>Face aux urgences humanitaires, le CICR a également déployé une assistance alimentaire et matérielle au profit des populations déplacées ou vulnérables. En 2025, près de 23 000 ménages, soit plus de 137 000 personnes, ont reçu une aide alimentaire, tandis que plus de 60 000 personnes ont bénéficié de biens ménagers essentiels.</p>



<p>Parallèlement, l’organisation investit dans la résilience et l’autosuffisance des ménages affectés par le conflit. Vaccination du cheptel, appui à la production agricole, projets de maraîchage et initiatives microéconomiques ont permis de soutenir plus de 75 000 ménages en 2025. Ces actions visent à réduire la dépendance à l’aide d’urgence et à renforcer les capacités locales dans les zones où les conditions sécuritaires le permettent.</p>



<p>L’accès à l’eau potable constitue un autre axe central de l’intervention du CICR. En partenariat avec les services nationaux et régionaux de l’hydraulique, près de 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités en 2025, au bénéfice de plus de 160 000 personnes. La solarisation de nombreuses infrastructures de santé et d’eau a par ailleurs contribué à sécuriser l’accès aux services essentiels dans des zones exposées aux ruptures d’approvisionnement énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-2026-maintenir-les-services-essentiels-malgre-l-instabilite"><strong>Cap sur 2026 : maintenir les services essentiels malgré l’instabilité</strong></h2>



<p>Sur le plan de la protection, le CICR poursuit ses visites aux personnes privées de liberté, conformément à l’accord signé avec l’État malien. En 2025, 83 visites ont été menées dans 13 lieux de détention, avec un suivi particulier des personnes arrêtées en lien avec le conflit. L’organisation facilite également le rétablissement des liens familiaux : plus de 22 000 appels téléphoniques ont permis à des familles séparées de renouer le contact, et plusieurs réunifications ont été réalisées.</p>



<p>Enfin, fidèle à son mandat, le CICR intensifie la promotion du droit international humanitaire, notamment auprès des Forces armées maliennes, des porteurs d’armes et des acteurs judiciaires. En 2025, plus de 800 militaires ont été formés, tandis que des milliers de personnes ont été sensibilisées aux principes humanitaires à travers le pays.</p>



<p>Pour 2026, le CICR annonce la poursuite de ses activités au Mali, avec près de 458 collaborateurs, dont 58 internationaux, et une priorité donnée à la continuité des services essentiels, dans un environnement humanitaire de plus en plus contraint. Présente sur l’ensemble du territoire aux côtés de la Croix-Rouge malienne, l’organisation entend maintenir une action impartiale, neutre et indépendante, au plus près des populations affectées par le conflit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sanctions contre le Mali : l’échec d’une diplomatie punitive téléguidée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 22:52:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En annulant les sanctions de 2022 contre le Mali, la Cour de justice de l’Uemoa révèle les dérives d’une stratégie régionale de coercition politique et ses effets sur le Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En déclarant illégales les sanctions imposées en 2022 par l’Uemoa au Mali, la Cour de justice de l’Union ne se contente pas de trancher un litige juridique. Elle expose les limites — et les dérives — d’un système de sanctions régionales largement instrumentalisé, sous influence extérieure, au détriment des populations sahéliennes.</em></strong></p>



<p>La décision rendue le 28 janvier par la Cour de justice de l’Uemoa marque un tournant discret mais décisif dans le bras de fer qui oppose, depuis 2022, les autorités maliennes de transition à l’architecture politico-institutionnelle ouest-africaine. En annulant les sanctions économiques prises contre Bamako, la Cour donne raison aux autorités maliennes et désavoue frontalement une stratégie de coercition présentée, à l’époque, comme une nécessité morale et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mecanique-de-sanctions-sans-fondement-juridique"><strong>Une mécanique de sanctions sans fondement juridique</strong></h2>



<p>Pendant six mois, entre janvier et juillet 2022, le Mali a été soumis à un régime de sanctions parmi les plus sévères jamais imposés à un État membre : fermeture des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges financiers et commerciaux. Une punition collective qui visait officiellement à accélérer le retour à l’ordre constitutionnel, mais qui a surtout frappé de plein fouet une population déjà éprouvée par l’insécurité et la crise économique.</p>



<p>Le cœur de l’arrêt est sans ambiguïté : l’Uemoa n’avait aucune base légale pour appliquer des sanctions décidées par la CEDEAO. Organisation à vocation strictement monétaire et économique, l’Union a outrepassé ses compétences en s’alignant sur une décision politique extérieure à son mandat.</p>



<p>Le droit a été sacrifié sur l’autel de l’alignement politique, dans un contexte où la CEDEAO apparaissait de plus en plus comme le relais régional d’agendas diplomatiques extérieurs, notamment occidentaux, obsédés par le calendrier électoral mais largement silencieux sur la dégradation sécuritaire du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-sous-influence-une-uemoa-instrumentalisee"><strong>Une CEDEAO sous influence, une Uemoa instrumentalisée</strong></h2>



<p>La décision de la Cour fragilise un peu plus une CEDEAO déjà contestée pour sa gestion des transitions militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Dans ces trois cas, la réponse a été la même : sanctions, menaces, isolement, sans véritable prise en compte des dynamiques internes ni du rejet populaire de cette diplomatie punitive. La Cour ne s’est pas réfugiée derrière des arguments procéduraux : elle a explicitement déclaré l’illégalité des sanctions, un camouflet politique majeur.</p>



<p>Même au sein de l’Uemoa, certains reconnaissent en privé le malaise. Le politique a perdu la main face au droit.</p>



<p>Bamako avait anticipé cette issue en saisissant la bonne juridiction. « <em>Devant la Cour de la CEDEAO, ils n’auraient pas eu gain de cause </em>», reconnaît Me Konaté. Une stratégie juridique fine, qui contraste avec l’image caricaturale d’un pouvoir uniquement mû par la confrontation.</p>



<p>Certes, cette victoire est avant tout symbolique : les sanctions avaient déjà été levées, et la Cour a fermé la porte à toute réparation financière. Mais sur le plan politique, la reconnaissance officielle du caractère illégal des sanctions change profondément la lecture de l’épisode 2022, contre lequel le peuple malien s’est hissé le 14 janvier 2022 donnant naissance depuis lors à la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-de-coercition-regionale"><strong>La fin d’un modèle de coercition régionale ?</strong></h2>



<p>Depuis, le paysage régional a basculé. En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder la confédération des États du Sahel (AES), rejetant un système perçu comme moralisateur, inefficace et soumis à des influences extérieures.&nbsp;</p>



<p>Les trois pays sont restés membres de l’Uemoa, précisément parce que celle-ci repose sur des mécanismes techniques, économiques et non idéologiques, tout en travaillant parallèlement à des alternatives financières souveraines. Au sein de l’AES, Bamako, Ouagadougou et Niamey ont lancé des initiatives communes de financement du développement, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES (BCID-AES). Cette banque est pensée comme un outil de mobilisation de ressources endogènes et de financement d’infrastructures stratégiques. En toile de fond, des rumeurs persistantes — jamais officiellement confirmées mais régulièrement évoquées dans les cercles politiques et économiques — font état d’une réflexion avancée sur la création d’une monnaie propre à l’AES. C’est le signe d’une volonté de se doter, à terme, de leviers monétaires et financiers autonomes, sans rupture brutale mais avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux dispositifs perçus comme instrumentalisés à des fins politiques.</p>



<p>Ironie finale : les sanctions n’ont ni accéléré la transition, ni affaibli les autorités militaires, toujours en place plus de cinq ans après leur arrivée au pouvoir. En revanche, elles ont contribué à délégitimer durablement la CEDEAO et à renforcer le discours souverainiste sahélien.</p>



<p>Avec cet arrêt, la Cour de justice de l’Uemoa acte une vérité que beaucoup refusaient de voir : la diplomatie punitive, lorsqu’elle est déconnectée du droit et des réalités locales, finit toujours par se retourner contre ses promoteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conflits armés : quand l’eau devient une arme de guerre, alerte le CICR depuis Dakar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:30:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'eau en tant qu'outil de guerre soulève des enjeux humanitaires d'une ampleur inquiétante. Informez-vous sur ce sujet crucial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en 2026, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, depuis Dakar, un avertissement solennel : l’eau est devenue un instrument de guerre à part entière. Dans de nombreux conflits contemporains, la destruction ou la restriction volontaire de l’accès aux ressources hydriques frappe en priorité les civils, aggravant les crises humanitaires et compromettant durablement la stabilité des régions touchées.</em></strong></p>



<p>Selon les chiffres présentés par l’organisation humanitaire, près de 180 millions de personnes vivant dans des contextes de conflit ont vu leurs ressources en eau détruites, détournées ou contrôlées par des acteurs armés. Les attaques contre les infrastructures hydrauliques, les coupures ciblées et l’utilisation de l’eau comme outil de siège se multiplient, en violation directe du droit international humanitaire (DIH), explique le CICR.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-humanitaire-mondiale"><strong>Une urgence humanitaire mondiale</strong></h2>



<p>Les conséquences sont déjà mesurables. En 2024, 176,6 millions de personnes avaient besoin d’une assistance urgente en matière d’eau et d’assainissement. Pourtant, seules 48 millions ont effectivement bénéficié d’un accès minimal aux services essentiels. Ce déficit massif accroît les risques sanitaires, favorise la propagation de maladies hydriques et alimente l’insécurité alimentaire ainsi que les déplacements forcés de populations.</p>



<p>Pour le CICR, la crise de l’eau ne peut plus être considérée uniquement comme un problème environnemental ou de développement. Elle constitue désormais une crise humanitaire et sécuritaire à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-epicentre-d-une-crise-croisee"><strong>Le Sahel, épicentre d’une crise croisée</strong></h2>



<p>En Afrique de l’Ouest, et particulièrement dans le Sahel, la situation est aggravée par la combinaison de plusieurs facteurs : conflits armés persistants, sécheresses répétées et déplacements massifs de populations. Cette convergence de crises exerce une pression extrême sur des ressources déjà rares et fragilise la cohésion sociale.</p>



<p>« <em>Privés d’eau, les civils sont pris dans un cercle vicieux où la survie quotidienne devient un combat </em>», explique Natalia Blanco Guiard, conseillère à l’unité Eau et Habitat du CICR. « <em>Briser ce cycle nécessite une réponse humanitaire robuste et un engagement politique sans faille. </em>», estime-t-elle.&nbsp;</p>



<p>Les tensions autour des points d’eau deviennent dans certaines zones des facteurs de conflits communautaires, transformant une ressource vitale en enjeu stratégique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-action-humanitaire-et-dialogue-avec-les-belligerants"><strong>Action humanitaire et dialogue avec les belligérants</strong></h2>



<p>La réunion de haut niveau organisée à Dakar, co-présidée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, se veut une étape préparatoire décisive avant la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Fort de son rôle joué lors du Forum mondial de l’eau en 2022, le Sénégal cherche à imposer la question de la protection de l’eau en situation de conflit comme priorité internationale.</p>



<p>Pour le CICR, cette séquence diplomatique doit permettre de replacer le droit international humanitaire au cœur des discussions sur la gouvernance mondiale de l’eau.</p>



<p>Sur le terrain, l’organisation affirme qu’une action reste possible, même dans les contextes les plus instables. Son unité Eau et Habitat réhabilite des infrastructures hydrauliques, assure des distributions d’urgence et mène un dialogue confidentiel avec les porteurs d’armes afin de rappeler leurs obligations envers les populations civiles.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’Initiative mondiale du CICR pour le renforcement du respect du droit international humanitaire, qui vise à réduire l’écart entre les normes juridiques et la réalité des conflits.</p>



<p>« <em>Utiliser l’eau comme arme est interdit par le DIH. Notre objectif est que ces règles se traduisent par des actions concrètes sur le terrain </em>», souligne Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR à Dakar.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-priorites-pour-la-communaute-internationale"><strong>Trois priorités pour la communauté internationale</strong></h2>



<p>À l’issue de la rencontre de Dakar, le CICR appelle les États et les organisations internationales à prendre trois engagements majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Reconnaître officiellement les conflits armés comme un obstacle majeur à l’Objectif de développement durable n°6 (accès universel à l’eau).</li>



<li>Mettre en place des financements innovants et pluriannuels spécifiquement adaptés aux zones de conflit.</li>



<li>Renforcer l’application du droit international humanitaire par des plans d’action nationaux concrets.</li>
</ol>



<p>« <em>Avec toujours plus de conflits de longues durées, de guerres urbaines, l&rsquo;accès à l&rsquo;eau est devenu l&rsquo;un des principaux enjeux humanitaires encore aggravé par l&rsquo;impact du changement climatique. Nous devons innover et développer de nouveaux partenariats pour y répondre.</em> », a alerté Gilles Carbonnier, vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors du 9e Forum mondial de l&rsquo;eau qui se tient à Dakar.</p>



<p>Créée en 1983, l’unité Eau et Habitat du CICR intervient aujourd’hui dans plus de 30 pays. En 2025, ses équipes ont permis à 32 millions de personnes d’accéder à l’eau, à l’assainissement ou à des services essentiels.</p>



<p>Mais face à l’ampleur des besoins, l’organisation met en garde : sans une volonté politique forte et coordonnée, l’eau continuera d’être une arme silencieuse des guerres contemporaines — et un facteur aggravant des instabilités futures.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi les doctrines militaires classiques ont échoué face au terrorisme sahélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse approfondie de la guerre cognitive au Sahel. Comprenez les enjeux sociaux et politiques de ce conflit contemporain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée, analyse la dynamique contemporaine de la guerre terroriste au Sahel. Il montre que ce conflit ne se limite pas à un affrontement militaire, mais qu’il se joue aussi sur le terrain du lien social, de la légitimité de l’État et des consciences collectives. Selon lui, seule une stratégie intégrant pleinement les populations permettra de transformer la peur en souveraineté durable.</em></strong></p>



<p>La guerre terroriste au Sahel ne se joue pas seulement sur les champs de bataille. Elle se déploie aussi dans les consciences, les récits et le lien social. Héritière de formes anciennes de violence et nourrie par les fragilités de l’État postcolonial, elle impose de repenser les stratégies de sécurité à partir du peuple, devenu l’enjeu central de cette confrontation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-ancienne-sous-des-habits-modernes"><strong>Une guerre ancienne sous des habits modernes</strong></h2>



<p>La dynamique de la guerre terroriste contemporaine au Sahel s’inscrit dans une histoire longue des formes de violence. Elle combine des logiques anciennes d’harcèlement mobile avec des outils modernes : technologies de communication, réseaux transnationaux et exploitation méthodique des vulnérabilités sociales.</p>



<p>Dans les conflits pré-modernes, la guerre n’était pas un choc frontal permanent. Comme l’avait déjà formulé Sun Tzu, elle reposait sur l’usure morale de l’adversaire, la peur, la ruse et la circulation de récits terrifiants. La victoire s’obtient lorsque la résistance devient psychologiquement insoutenable avant même d’être matériellement impossible. Cette stratégie trouve aujourd’hui une résonance particulière dans l’espace sahélien.</p>



<p>Au Sahel, la violence n’est pas seulement destruction : elle est langage. Chaque attaque produit un effet narratif durable. Chaque mouvement armé devient une démonstration de force symbolique.</p>



<p>Les cibles des groupes groupes armés terroristes ne sont pas choisies uniquement pour leur valeur militaire, mais pour leur impact psychologique et politique. Il s’agit pour ces groupes armées et leur «&nbsp;<em>sponsors étatique étrangers</em>&nbsp;» de frapper vite et fort pour tenter de prouver une capacité structurelle. Le territoire sahélien se transforme alors en champ de bataille cognitif, où la perception compte autant que la puissance réelle des armes. Les adversaires des armées sahéliennes sont aidés dans cette dynamiques de guerre cognitive par des médias propagandistes étrangers. Ce qui explique la suspension ou l’interdiction de beaucoup d’entre eux sur le territoire sahélienne, et de plus en plus, sur d’autres cieux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-mobilite-arme-strategique-decisive"><strong>La mobilité, arme stratégique décisive</strong></h2>



<p>La mobilité constitue le cœur de cette guerre asymétrique. Dans un espace immense, traversé par des routes informelles parfaitement connues des groupes armés, le mouvement rapide impose un rythme auquel les armées conventionnelles s’adaptent.</p>



<p>Il ne s’agit plus de contrôler durablement le territoire, mais de l’occuper de manière imprévisible. Apparaître, frapper, disparaître : cette logique rend obsolètes les doctrines militaires héritées des modèles coloniaux fondés sur la fixation de l’ennemi et la défense statique.</p>



<p>Les États sahéliens ont pourtant évolué. Leurs armées sont aujourd’hui mieux formées, mieux équipées et plus expérimentées. Une ligne politique souverainiste s’affirme, souvent en résonance avec les aspirations populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-peuple-acteur-central-du-conflit"><strong>Le peuple, acteur central du conflit</strong></h2>



<p>Le conflit sahélien oppose deux formes d’autorité : celle, légale, de l’État, et celle, de fait, produite par la peur et l’adaptation locale.</p>



<p>Comme l’a montré Max Weber, le monopole de la violence légitime n’existe que s’il est reconnu par les gouvernés. Lorsque cette reconnaissance se fissure, d’autres pouvoirs émergent, fondés sur la contrainte, la protection forcée et la terreur.</p>



<p>Dans cette guerre, le peuple est l’enjeu stratégique majeur. Les populations ne sont pas de simples victimes collatérales : elles sont des acteurs décisifs dans la circulation de l’information, la légitimation de l’autorité et la résistance aux récits terroristes.</p>



<p>Toute rupture de confiance entre l’État et les peuples sahéliens transforme l’espace en zone perméable à l’infiltration idéologique et à la manipulation des consciences. La guerre se gagne autant par la crédibilité politique que par les armes.</p>



<p>La guerre terroriste au Sahel est une guerre du lien social autant que des armes. Elle révèle les limites d’une conception strictement militarisée de la sécurité. C’est ce qui explique la démarche engagée par les autorités maliennes de la transition : conjuguer action militaire, développement et renforcement du lien armée-nation, et impliquer les populations dans les concertations nationales.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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