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	<title>Archives des Popper &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. La société ouverte face à la permanence des crises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 10:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cet article explore la société ouverte et permanence des crises, révélant leur impact sur les sociétés à l'échelle mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les crises rythment l’histoire humaine. Elles ne sont ni des accidents ni des anomalies, mais des éléments constitutifs du devenir des sociétés. À l’heure d’un monde globalisé et fragmenté, cet article propose une lecture rationnelle des crises contemporaines à la lumière de la pensée de Karl Popper. Loin d’en faire une fatalité, nous y voyons une opportunité dialectique : chaque crise est un problème à résoudre, qui en appelle d’autres. Le progrès, dès lors, est moins une accumulation de solutions qu’une navigation lucide entre incertitudes. En croisant les apports historiques et contemporains, nous appelons à une éthique de la critique, condition nécessaire à la survie des sociétés ouvertes.</em></strong></p>



<p>Aucune région du monde n’est épargnée. L’Europe vacille sous la montée des populismes et la guerre russo-ukrainienne. L’Amérique hésite entre repli identitaire et promesse technologique. L’Afrique se bat encore avec les séquelles de ses indépendances. L’Asie oscille entre croissance spectaculaire et tensions géopolitiques. L’Océanie, isolée, n’est pas moins concernée par le dérèglement climatique. Partout, des crises. Partout, une même sensation d’ébranlement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-crise-structure-permanente-du-devenir-historique"><strong>La crise, structure permanente du devenir historique</strong></h3>



<p>Les crises ne sont pas nouvelles. Elles sont l’autre nom de l’histoire. Comme l’écrivait déjà Karl Marx dans le&nbsp;<em>Manifeste du Parti communiste</em>&nbsp;(1848), «&nbsp;<em>l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes&nbsp;</em>». Aujourd’hui, nous pourrions dire : l’histoire de toute société est l’histoire des crises.</p>



<p>La Révolution française de 1789 fut célébrée comme la fin d’un ordre. Elle n’annonçait pas une paix éternelle, mais inaugurait une série de convulsions : le Directoire, l’Empire, la Restauration, les révoltes ouvrières, mai 68, les Gilets jaunes. Le XXe siècle russe, des soviets à Poutine, n’a pas connu de répit. En Afrique, l’après-colonialisme n’a pas été un après-guerre. Il a pris les formes du néocolonialisme, du terrorisme, de la corruption, des révoltes avortées.</p>



<p>L’histoire n’est pas un fleuve tranquille. Elle est un champ de forces contradictoires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-penser-les-crises-comme-matrice-du-progres"><strong>&nbsp;Penser les crises comme matrice du progrès</strong><strong></strong></h3>



<p>Karl Popper, dans&nbsp;<em>La logique de la découverte scientifique</em>&nbsp;(1934), écrivait que «&nbsp;<em>toute vie est résolution de problèmes&nbsp;</em>» (Popper, 1973, p. 103), qui devient d’ailleurs plus tard le titre d’un autre de ses ouvrages. Cette phrase, simple en apparence, est le noyau dur de sa philosophie. Elle affirme que le monde n’est pas stable. Il est problématique. Et que la tâche de l’humanité n’est pas d’éliminer les crises, mais de les comprendre, les affronter, les dépasser.</p>



<p>Dans&nbsp;<em>La société ouverte et ses ennemis</em>, il critique les penseurs de la stabilité — Platon, Hegel, Marx — qui croyaient en une fin de l’histoire. Pour Popper, une société qui cesse de poser des problèmes est une société morte. «&nbsp;<em>Il n’y a pas de solution définitive. Il n’y a que des problèmes mieux posés&nbsp;</em>» (Popper, 1945, t. I, p. 190).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-la-dialectique-des-problemes-une-strategie-pour-l-avenir"><strong>&nbsp;La dialectique des problèmes, une stratégie pour l’avenir</strong><strong></strong></h3>



<p>Popper ne propose pas une solution définitive aux crises. Il propose une méthode. Il faut identifier le problème, formuler des hypothèses, tester les conséquences, apprendre des erreurs. C’est une logique d’expérimentation permanente, de falsifiabilité. Et c’est cette méthode qu’il faut appliquer aux crises contemporaines : écologiques, sociales, géopolitiques.</p>



<p>Il ne faut pas chercher à éliminer les crises, mais à créer les institutions capables de les traiter. Cela suppose une société ouverte, où la critique est non seulement permise mais valorisée. Une démocratie, pour Popper, n’est pas celle qui élit un chef providentiel, mais celle qui peut le remplacer sans effusion de sang (Popper, 1945, t. II, p. 110).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-crises-comme-horizon-du-politique"><strong>Les crises comme horizon du politique</strong><strong></strong></h3>



<p>L’Afrique ne manque pas de crises. Mais elle ne manque pas non plus de ressources critiques. L’«&nbsp;<em>arbre à palabres</em>&nbsp;», la littérature postcoloniale, les traditions de négociation sont autant d’outils pour bâtir une société ouverte. Ce qu’il faut, c’est une refondation des élites : non pas des sauveurs, mais des rationalistes critiques.</p>



<p>Dans les contextes burkinabè, malien ou nigérien, il ne suffit pas de dénoncer le terrorisme ou la pauvreté. Il faut formuler les bons problèmes : pourquoi l’État est-il faible ? Pourquoi les élites sont-elles discréditées ? Pourquoi les institutions ne sont-elles pas falsifiables ? Réponse&nbsp;: la mauvaise gouvernance entretenue pendant des décennies. Les transitions dans ces pays sont en train de changer la trajectoire de l’histoire en effectuant un travail remarquable de refondation.&nbsp;</p>



<p>Nous devons nous résoudre à vivre dans un monde de crises. Mais cette résolution n’est pas résignation. Elle est une philosophie de l’action. Elle invite à une lucidité tragique et méthodique, comme celle de Popper. Elle suppose une révolution intellectuelle : faire du doute une vertu, de l’erreur une source d’apprentissage, de l’incertitude une opportunité.</p>



<p>On pourrait donc dire que l’avenir appartient non à ceux qui prédisent les crises, mais à ceux qui les transforment en chances. Et comme Popper l’a rappelé : «&nbsp;<em>Nous ne savons jamais ce que nous faisons, car ce que nous faisons ne produit jamais ce que nous attendons&nbsp;</em>» (La société ouverte, 1945, p. 295). C’est à cela que sert la critique : à continuer de chercher malgré tout.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gouvernance démocratique : une lecture poppérienne de la nécessaire complicité entre citoyens et gouvernants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les crises multidimensionnelles que traversent plusieurs pays démocratiques, notamment ceux du sahel, exigent un travail de réflexion qui nous amène à interroger de grandes figures de l’histoire de la pensée mondiale. Dans sa conception politique, Karl Popper, philosophe anglais du 20e siècle, pose des critères pour une bonne gouvernance démocratique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les crises multidimensionnelles que traversent plusieurs pays démocratiques, notamment ceux du sahel, exigent un travail de réflexion qui nous amène à interroger de grandes figures de l’histoire de la pensée mondiale. Dans sa conception politique, Karl Popper, philosophe anglais du 20e siècle, pose des critères pour une bonne gouvernance démocratique.</strong></p>



<p>Popper opte pour une conception « <em>prudentielle de l’action gouvernementale </em>», pour parler comme Jean Baudouin. Ainsi, l’art politique ne doit pas consister à faire un plan global et se battre pour la réalisation des idées fixées, mais plutôt «<em>&nbsp; Tout art politique consiste dans ce que Popper appelle le ‘’raccommodage fragmentaire’’, c’est-à-dire cette multitude de ‘’&nbsp;petits réglages’’ grâce auxquels les techniciens politiques parviennent à corriger les trajectoires et à gérer convenablement la société<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>. » </em>&nbsp;Cela invite à plus d’actions sur les maux réels dont souffre le peuple, ici et maintenant, au lieu de se laisser emporter par des prophéties qui, pour la plupart seront contredites demain.</p>



<p>Dans le cas du Mali, voire du Sahel où une crise sécuritaire sans précédent règne, avec comme conséquence la famine, le manque d’éducation, le taux de chômage qui va crescendo, la mauvaise gouvernance, il est urgent de travailler à la résolution de ces maux, un à un. Des maux qui constituent les réalités dont souffre le people au quotidien.</p>



<p>&nbsp;<em>« Ne laissez pas vos rêves d’un monde magnifique vous détourner des revendications des hommes qui souffrent ici et maintenant. Nos semblables ont droit à notre aide ; aucune génération ne doit être sacrifiée pour les générations futures, pour un idéal de bonheur qui ne se réalisera peut-être jamais<a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a></em> », nous prévient Popper. En empruntant cette voie, nous serons surpris d’apprendre l’interdépendance qui existe entre les problèmes d’une nation. Cette interdépendance est d’ailleurs mise en exergue par les Nations Unies dans son rapport d’évaluation&nbsp;2019, sur la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (ODD)&nbsp;: « <em>Les problèmes sont interdépendants et les solutions à la pauvreté, aux inégalités, aux changements climatiques et aux autres problèmes mondiaux sont également dépendantes les unes des autres</em>.&nbsp;<a href="#_ftn3">[3]</a>»</p>



<p>Ce philosophe ne partage pas l’usage de la violence comme moyen pour obtenir la résolution des problèmes. Il propose un dialogue sincère, même s’il reconnaît que ce dialogue a également des limites.</p>



<p>La violence n’est pas totalement mauvaise en soi, mais elle doit être privilégiée uniquement lorsque le principe démocratique est violé. Ainsi, nous usons de la violence pour passer de la tyrannie à la démocratie ou tout simplement lorsque l’existence de la démocratie se trouve menacée.</p>



<p>Par démocratie, il entend un ensemble d’institutions permettant aux gouvernés d’obtenir des changements de gouvernants d’apporter des réformes sans bain de sang. C’est dans ce contexte qu’il explique&nbsp;: <em>« […] Je ne veux pas dire par là [démocratie], de façon vague, le «&nbsp;gouvernement du peuple&nbsp;»</em> <em>ou de la majorité, mais un ensemble d’institutions permettant aux gouvernés de contrôler et de révoquer leur dirigeant, en leur donnant les moyens de faire réaliser pacifiquement des réformes, même contre le gré de ces derniers</em><a href="#_ftn4">[4]</a>. » La violence se justifie lorsque la constitution ou les règles démocratiques sont menacées. Les citoyens ont tout le droit et le devoir d’éviter la tyrannie. Cela montre à suffisance que la violence est souvent nécessaire. Pour cet auteur anglais, c’est uniquement lorsque nous sentons une menace contre le <em>« meilleur monde »</em>.</p>



<p>Cette position est d’une nécessité absolue pour le monde d’aujourd’hui. Elle donne à réfléchir sur le contexte actuel de la plupart des pays du sahel, victimes&nbsp;d’insécurité qui leur ôte le plein exercice de leur démocratie. À s’en tenir à cette conception pacifiste, nous pourrons suggérer, comme voie de sortie de crise, l’usage de la force contre les terroristes, voire des bandits armés qui ne respirent que de la tuerie des innocents&nbsp;: enfants, femmes, hommes sans défense. Or ce philosophe, dans son rationalisme, a pratiquement tout prévu. D’après sa philosophie, il est impossible de discuter avec des individus qui ne sont prêts qu’à nous tuer. Sinon, tant que l’adversaire est disposé à dialoguer, la violence n’a aucune nécessité. Or, jusque-là, rien ne prouve que, dans la situation notamment du Mali, les terroristes soient disposés à cette discussion rationnelle.</p>



<p>Il convient de comprendre que l’usage de la violence n’est pas totalement exclut&nbsp;: <em>« Je ne suis pas systématiquement contre toute révolution violente. Comme les penseurs chrétiens du moyen-âge et de la renaissance qui admettaient la tyrannicide, j’estime qu’une pareille révolution peut se justifier<a href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a>. » </em>&nbsp;</p>



<p>Toutefois, dans un régime démocratique, le Britannique invite à une citoyenneté active. Les citoyens doivent jouer un rôle de contrôle sans faille des dirigeants. Ce contrôle est nécessaire à ses yeux, dans la mesure où il comprend que l’exercice du pouvoir peut corrompre même l’homme le plus vertueux, si on l’abandonnait à ses caprices.</p>



<p>Popper recommande de multiplier une coopération sincère entre les dirigeants et les dirigés. Dans cette coopération, le peuple doit avoir un rôle de contrôleur et le chef d’État un rôle de pédagogue. Cette conception poppérienne vise essentiellement la souveraineté du peuple entendu par des citoyens veilleurs. Les institutions doivent avoir pour rôle fondamental d’assurer le bon exercice du pouvoir, en permettant d’empêcher les mauvais dirigeants de s’en emparer, ou de diriger selon leur propre instinct. Elles doivent permettre aussi de remplacer les mauvais dirigeants, sans aucune « <em>effusion de sang</em> ». Cela n’est possible que si le peuple est un vrai acteur politique, c’est-à-dire impliquer dans la gestion du pouvoir.</p>



<p>Par ailleurs, Popper prône la construction sociale qui consiste à changer la société, à agir sur son destin, à savoir que nous ne dépendons pas du passé, de notre histoire, mais plutôt que tout est notre œuvre. Les institutions peuvent être l’objet de changement, de modification volontaire en vue de mettre en place des voies et moyens pour assurer leur contrôle, ou les modifier afin de les rendre de plus en plus efficaces. <em>« […] Nous, les citoyens des démocraties occidentales, vivons dans un ordre social qui est meilleur (parce que plus favorable, disposé à la réforme) et plus juste que tout autre dans l’histoire enregistrée. D’autres améliorations sont de la plus grande urgence.&nbsp;<a href="#_ftn6"><strong>[6]</strong></a>»</em> Ce passage tiré de son livre <em>« À la recherche d’un meilleur monde</em> » est assez illustratif. L’ingénieure sociale ou le technologue étudie les institutions afin de les rendre plus efficaces. C’est ainsi que Popper pense qu’« <em>En somme, l’ingénieur social ou le technologue a une vision rationnelle des institutions et a tendance à les considérer comme des moyens appropriés à certains fins. »</em></p>



<p>Sur la question des institutions, il ne badine pas avec la modification des constitutions. Ce travail doit être bien pris au sérieux. « <em>Les constitutions ne doivent pas être modifiée à la légère, mais il est bon d’en discuter de façon critique, ne serait-ce que pour que nous restions conscients de leur importance</em>&nbsp;<a href="#_ftn7">[7]</a>», explique-t-il.</p>



<p>Ces avertissements sont d’une importance capitale pour tous les États démocratiques africains, dans lesquels il est fréquent d’assister à des conflits liés à ces questions de révision constitutionnelle, d’institutions, d’exercice du pouvoir politique.</p>



<p>À travers cette lecture poppérienne du pouvoir démocratique, nous comprenons l’existence d’une complicité entre les citoyens et les gouvernants dans la gouvernance de la nation. Chacun a un rôle prépondérant à jouer pour le bon fonctionnement de l’appareil d’État. Une fois que l’un des chaînons venait à manquer, c’est le chaos.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Jean Baudouin, <em>Karl Popper</em>, PUF, Paris, 1989, p.&nbsp;109.</p>



<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Karl Popper, <em>Conjectures et réfutations&nbsp;: la croissance de la connaissance scientifique</em>, Op.cit., p.&nbsp;361.</p>



<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Nations unies, « Rapport sur les objectifs de développement durable », New York, 2019, p.&nbsp;3.</p>



<p><a href="#_ftnref4">[4]</a>Jean Beaudouin<em>, Karl Popper, Op.cit.</em>, p.&nbsp;103.</p>



<p><a href="#_ftnref5">[5]</a><em>Idem</em>.</p>



<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Karl Popper, <em>A la recherche d’un monde meilleur&nbsp;: essais et conférences de trente ans</em>, Op.cit., p.&nbsp;13.</p>



<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Karl Popper, <em>Toute vie est résolution de problème</em>, Routledge, London, (traduit de l’anglais en français par moi pour mon propre usage à travers Reverso en ligne), 1999, p.&nbsp;94.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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