<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des pollution &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/pollution/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/pollution/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des pollution &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/pollution/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire</title>
		<link>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[aquifères]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[écosystèmes]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[faillite hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[justice environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[lacs]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Pénurie d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
		<category><![CDATA[zones humides]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20981</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La faillite hydrique mondiale menace l'avenir de notre planète. Apprenez-en plus sur cette crise critique et ses effets.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.</em></strong></p>



<p>Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « <em>ère de faillite hydrique mondiale </em>», affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).</p>



<p>« <em>Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action</em> », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « <em>Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. </em>»</p>



<p>Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « <em>crise mondiale de l’eau </em>». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « <em>Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu </em>», souligne M. Madani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-capital-naturel-entame"><strong>Un capital naturel entamé</strong></h2>



<p>Le rapport introduit la notion de « <em>faillite hydrique </em>», définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.</p>



<p>À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « <em>revenu hydrologique </em>», mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.</p>



<p>« <em>Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine</em> », avertit M. Madani. « <em>Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible.</em> », déplore-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-logique-de-crise-a-une-logique-de-faillite"><strong>Passer d’une logique de crise à une logique de faillite</strong></h2>



<p>La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.</p>



<p>Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « <em>hydriquement précaires </em>». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.</p>



<p>Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « <em>gestion de faillite</em> ».</p>



<p>« <em>En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables </em>», explique Kaveh Madani. « <em>En matière d’eau, la logique est la même.</em> »</p>



<p>Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeu-social-et-politique"><strong>Enjeu social et politique</strong></h2>



<p>La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.</p>



<p>« <em>Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux</em> », avertit le directeur de l’institut.</p>



<p>Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « <em>réinitialiser l’agenda mondial de l’eau </em>».</p>



<p>«<em> Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, </em>conclut Kaveh Madani. <em>Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. </em>»</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/faillite-hydrique-mondiale-la-planete-boit-plus-quelle-ne-peut-produire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20981</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Tribune. Le coût de l’inaction écologique dépassera bientôt celui des transformations</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-le-cout-de-linaction-ecologique-depassera-bientot-celui-des-transformations/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-le-cout-de-linaction-ecologique-depassera-bientot-celui-des-transformations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:05:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[économie circulaire]]></category>
		<category><![CDATA[GEO-7]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Inger Andersen]]></category>
		<category><![CDATA[méthane]]></category>
		<category><![CDATA[PNUE]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[santé planétaire]]></category>
		<category><![CDATA[super polluants]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20452</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le coût de l'inaction climatique est élevé. Apprenez comment des investissements peuvent sauver des vies et réduire la pauvreté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution fragilisent déjà les économies et les sociétés, le nouveau rapport Global Environment Outlook du PNUE affirme qu’un autre avenir reste possible. En investissant massivement dans la santé planétaire — climat stable, écosystèmes préservés, réduction de la pollution — le monde pourrait générer des milliers de milliards de dollars de gains économiques, sauver des millions de vies et sortir des populations entières de la pauvreté. À condition de rompre avec le modèle actuel, fondé sur l’extraction, la surexploitation et la fragmentation des politiques environnementales.</em></strong></p>



<p>La planète se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif, et le dernier rapport <em>Global Environment Outlook</em> (GEO-7), publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ne laisse aucune place au doute : si le monde poursuit son modèle de développement actuel, il s’engage inexorablement vers une dégradation accélérée du climat, de la biodiversité et de la qualité de vie humaine. Mais l’évaluation, fruit du travail de 287 scientifiques issus de 82 pays, affirme aussi qu’un autre futur reste possible. En investissant dans la “<em>santé planétaire</em>”, les sociétés pourraient générer 20 000 milliards de dollars de gains économiques chaque année d’ici 2070, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-economique-qui-s-effrite-sous-le-poids-des-crises-ecologiques"><strong>Un modèle économique qui s’effrite sous le poids des crises écologiques</strong></h2>



<p>La spirale actuelle est documentée avec une précision alarmante. Les événements climatiques extrêmes coûtent déjà 143 milliards de dollars par an, entre 20 % et 40 % des terres mondiales sont dégradées, un million d’espèces sont menacées d’extinction, et la pollution provoque neuf millions de morts chaque année. Le PIB mondial en subira les conséquences directes. Selon le rapport, la crise climatique réduira la richesse planétaire de 4 % dès 2050, et de 20 % d’ici la fin du siècle.</p>



<p>Pire encore, si les trajectoires actuelles se maintiennent, la hausse des températures dépassera 1,5 °C dès le début des années 2030, puis franchira les 2 °C dans les années 2040, accélérant des dérèglements déjà perceptibles partout dans le monde. Ce scénario, dit “<em>business as usual</em>”, ne serait pas seulement synonyme d’un recul environnemental, il provoquerait instabilité géopolitique, crises alimentaires, migrations forcées et fragilisation structurelle des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-changement-de-cap-est-possible-et-necessaire"><strong>Un changement de cap est possible — et nécessaire</strong></h2>



<p>Face à ce constat, le PNUE trace une alternative claire : transformer en profondeur les modes de production, de consommation et de gouvernance. Pour Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, l’humanité doit faire un choix qui n’en est plus un :« <em>Continuer sur la route d’un avenir dévasté ou prendre une voie nouvelle pour assurer une planète saine, des populations en bonne santé et des économies résilientes. Ce n’est pas un choix réel.</em> »</p>



<p>Le rapport démontre que les investissements en faveur du climat, de la biodiversité et de la lutte contre la pollution ne représentent pas un coût net, mais un dividende à long terme. Dès 2050, les bénéfices économiques des transformations écologiques seront visibles, et atteindront 20 000 milliards de dollars annuels en 2070, puis bien davantage au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-transformations-radicales-pour-reconstruire-le-monde"><strong>Cinq transformations radicales pour reconstruire le monde</strong></h2>



<p>Le GEO-7 identifie cinq systèmes clés dont la transformation est indispensable : l’économie et la finance, les matériaux et les déchets, l’énergie, les systèmes alimentaires et la gestion de l’environnement. Dans chacun, la rupture est plus nécessaire que l’ajustement.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Refonder l’économie : dépasser le PIB pour intégrer le capital naturel et humain ; réformer les subventions néfastes ; corriger les prix pour refléter les externalités environnementales.</li>



<li>Entrer dans l’économie circulaire : repenser la conception des produits ; réduire drastiquement les déchets ; transformer les modes de consommation.</li>



<li>Décarboner l’énergie : accélérer la transition énergétique ; réduire la dépendance aux hydrocarbures ; garantir un accès universel à l’énergie propre.</li>



<li>Réinventer l’alimentation : adopter des régimes durables ; réduire le gaspillage ; rendre les systèmes agricoles résilients.</li>



<li>Restaurer les écosystèmes : étendre les aires protégées ; restaurer les terres dégradées ; renforcer l’adaptation climatique via les solutions fondées sur la nature.</li>
</ul>



<p>Ces transformations ne sont pas seulement techniques. Elles exigent des changements culturels, sociaux et politiques majeurs, incluant la valorisation des savoirs autochtones et des connaissances locales, longtemps marginalisés alors même qu’ils sont essentiels à la résilience des territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-super-polluants-un-front-prioritaire"><strong>Les “super polluants” : un front prioritaire</strong></h2>



<p>Au-delà du CO₂, le rapport insiste sur l’urgence de réduire les émissions de “<em>super polluants</em>” — méthane, carbone noir, ozone troposphérique — responsables d’un réchauffement rapide. Une réduction de 30 % du méthane d’ici 2030 permettrait à elle seule d’éviter 0,3 °C de réchauffement à l’horizon 2050. La création de l’<em>Super Pollutants Action Accelerator</em>, lancé à la COP30, ambitionne d’accompagner jusqu’à 30 pays dans cette transition décisive.</p>



<p>Un autre enseignement du rapport est l’importance des synergies entre les conventions internationales — climat, biodiversité, désertification, pollution. La fragmentation actuelle fragilise l’efficacité collective. À Nairobi, lors de la 7ème Assemblée générale des Nations Unies sur le climat, plusieurs présidences de COP ont appelé à une coordination renforcée et à la création d’une feuille de route commune dès 2026.</p>



<p>Cette dynamique s’impose : les crises climatiques, la perte de biodiversité et la pollution ne peuvent plus être traitées séparément. Elles forment un triptyque dont les effets se renforcent mutuellement. C’est donc dans une approche intégrée que la diplomatie environnementale doit désormais s’inscrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-investir-maintenant-ou-payer-l-effondrement-demain"><strong>Investir maintenant, ou payer l’effondrement demain</strong></h2>



<p>L’enseignement central de cette évaluation est limpide : le coût de l’inaction dépassera très largement celui des transformations à mener.<br>Sans changement majeur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la Terre perdra chaque année des zones fertiles équivalentes à la taille de la Colombie ;</li>



<li>les déchets plastiques continueront d’inonder sols et océans ;</li>



<li>les pertes économiques liées à la pollution s’alourdiront ;</li>



<li>les catastrophes climatiques deviendront structurellement plus destructrices.</li>
</ul>



<p>À l’inverse, une planète restaurée, moins polluée, moins carbonée, constitue la condition d’une prospérité durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-d-espoir-mais-aussi-de-responsabilite"><strong>Une tribune d’espoir mais aussi de responsabilité</strong></h2>



<p>Le GEO-7 n’est pas seulement un avertissement. C’est une feuille de route. Il rappelle que la transition écologique n’est ni un luxe ni une option, mais le socle sur lequel repose la stabilité des sociétés humaines. L’alternative se résume ainsi : subir la fragmentation du monde ou choisir sa reconstruction.</p>



<p>L’avenir ne dépend pas d’une innovation miracle, mais d’une multitude de décisions politiques, économiques et collectives dont l’humanité connaît déjà les contours. L’heure n’est plus à l’incertitude : elle est au courage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-le-cout-de-linaction-ecologique-depassera-bientot-celui-des-transformations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20452</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Écocide  :  Quand le terrorisme assassine aussi la nature</title>
		<link>https://saheltribune.com/ecocide-quand-le-terrorisme-assassine-aussi-la-nature/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/ecocide-quand-le-terrorisme-assassine-aussi-la-nature/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 11:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[camions-citernes]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[contamination]]></category>
		<category><![CDATA[crise écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[désertification]]></category>
		<category><![CDATA[destruction]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[écoterrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique]]></category>
		<category><![CDATA[FSO Safer]]></category>
		<category><![CDATA[guerre environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Infrastructures énergétiques]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[marée noire]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[pipelines]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Tigre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20103</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les exactions des groupes terroristes nuisent sur l'environnement, la biodiversité et l'équilibre écologique. Apprenez-en plus sur ce fléau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Longtemps perçu comme une menace politique, économique et sécuritaire, le terrorisme s’impose aujourd’hui comme un fléau environnemental. Du Sahel à la Mésopotamie, les groupes armés transforment la nature en champ de bataille, sabotent les infrastructures énergétiques, contaminent les rivières et brûlent les forêts et les hydrocarbures. L’écoterrorisme est devenue la nouvelle arme du chaos. Il tue en silence, dans l’indifférence des défenseurs de l’environnement.</em></strong></p>



<p>Au Mali, le désert brûle sous les flammes d’une guerre invisible. Plusieurs camions-citernes ont été détruits en 2025 par les groupes armés terroristes, appuyé des partisans du chaos contrôlé. Ces groupes tentent depuis un certain moment d’imposer un blocus économique sur le pays. Ces attaques constituent non seulement une tragédie économique, mais aussi et surtout écologique, dont on parle rarement lors des grands sommets mondiaux sur le climat.&nbsp;</p>



<p>Les nappes phréatiques polluées, les sols saturés de carburant et l’air chargé de suie composent le paysage d’un désastre silencieux. Le terrorisme n’y cherche plus seulement la peur, il cherche la ruine durable. Chaque explosion devient une attaque contre l’avenir. Chaque incendie est assimilable à un attentat contre la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-puits-de-petrole-buchers-du-desespoir"><strong>Les puits de pétrole, bûchers du désespoir</strong></h2>



<p>À Qayyarah, en Irak, Daech a transformé les puits de pétrole en bûchers infernaux.&nbsp;En effet, à Mossoul et dans ses environs, il y a huit ans, la population a payé le lourd tribut laissé par l’occupation de ce groupe terroriste et sa politique de la terre brûlée. Bien que la deuxième ville d’Irak avait été reprise par l’armée, les jihadistes poursuivaient leur stratégie de destruction en incendiant les puits de pétrole alentour, libérant d’immenses colonnes de flammes et de fumée. Ces incendies provoquèrent une pollution étouffante qui affectait directement la santé des habitants. Toute chose qui entraîne notamment une recrudescence de troubles respiratoires chez les enfants.</p>



<p>Les enfants ont grandi sous des pluies de particules toxiques, et les bêtes sont mortes, étouffées dans la suie. Ce n’est plus la guerre, c’est un suicide planétaire. L’air, l’eau, la terre : tout devient arme et victime à la fois. Les hydrocarbures deviennent outils de punition collective, les fumées, un message :&nbsp;«&nbsp;<em>Si nous tombons, la nature tombera avec nous.</em><em>&nbsp;</em>» Mais le message semble n’avoir pas encore eu d’oreilles attentives pour mieux le décortiquer. Les grandes puissances se plaisent encore dans leur analyse d’une situation révolue. La pollution de l’environnement n’est plus seulement le fait uniquement des industrielles ou des grandes puissances, mais aussi les groupes armés terroristes sont devenus des auteurs de ce phénomène sans que le monde tire la sonnette d’arme sur cette problématique.&nbsp;</p>



<p>En Irak, le Tigre a été souillé par des fuites de pétrole provoquées par ISIS (État islamique en&nbsp;<em>Irak</em>&nbsp;et au Levant). Des millions de personnes privées d’eau potable. Des barrages détournés, des villages noyés, d’autres assoiffés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-partisans-du-chaos-controle"><strong>Les partisans du chaos contrôlé </strong></h2>



<p>Dans le Sahel, la rareté de l’eau nourrit les frustrations, les complots provenant des sponsors étatiques étrangers du terrorisme, la colère, puis les enrôlements. Le lien est direct&nbsp;et&nbsp;implacable. Là où l’eau disparaît, la terreur s’installe. Le terrorisme, avec l’appui de ses sponsors, prospère sur la soif et la poussière.&nbsp;Selon l’ONG Solidarités International, la raréfaction de l’eau devient une urgence vitale dans les pays sahéliens, déjà fragilisés par un manque chronique d’infrastructures hydrauliques.&nbsp;</p>



<p>Au Mali, le conflit de 2012 a provoqué la fuite des services techniques de l’État dans le Nord, entraînant la destruction ou l’abandon des ouvrages d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs villages, cette ressource essentielle se faisait si rare qu’elle déterminait les mouvements de population : familles et éleveurs migraient vers les zones encore alimentées pour boire, se laver, cultiver ou abreuver leur bétail, explique Solidarités international. Mais sous la transition du général Assimi Goïta, la donne a changé grâce à l’occupation de toutes les régions par les Forces de sécurité du Mali et du retour de l’administration, mais aussi et surtout de l’initiative des œuvres sociales du président de la Transition. Une initiative, qui a permis depuis 2021, de donner gratuitement plus de 400 forages à toutes les régions du pays, dont des zones très reculées et oubliées jadis dans la forêt.&nbsp;</p>



<p>Au Cameroun, la région de l’Extrême-Nord, longtemps défavorisée en services de base, subit une double peine. L’insécurité et les violences ont provoqué des déplacements massifs — près de 200 000 personnes en 2016. Ce qui a accentué la pression sur des points d’eau déjà insuffisants, selon Solidarités international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-forets-en-flammes-les-consciences-en-cendres"><strong>Les forêts en flammes, les consciences en cendres</strong></h2>



<p>De la Turquie à la Colombie, les pipelines explosent, les centrales s’éteignent. Le sabotage devient un langage universel. Au Yémen, les Houthis ont retenu un million et demi de barils de pétrole sur le FSO&nbsp;<em>Safer</em>, en 2023. Toute chose qui menace de provoquer la plus grande marée noire du siècle pour peser sur les négociations. L’écologie est transformée en monnaie de guerre. La nature est devenue un otage diplomatique.</p>



<p>En 2020, une vidéo d’ISIS appelait à incendier forêts, champs et villages. Quelques années plus tôt, Al-Qaïda prêchait déjà l’embrasement des forêts américaines. Quand la haine se fait flamme, la nature devient confessionnal du fanatisme. Même certains activistes radicaux, comme l’<em>Earth Liberation Front</em>, ont confondu défense de la nature et nihilisme. Entre temps, des hectares de forêts sont détruits de par le monde, d’une cause qui prétendait les sauver.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecoterrorisme-nouvelle-frontiere-du-chaos"><strong>L’écoterrorisme, nouvelle frontière du chaos</strong></h2>



<p>Le XXIᵉ siècle ne connaîtra pas seulement les guerres de religion ou de territoire, mais celles de l’environnement. Dans le Sahel, la désertification nourrit la pauvreté, la pauvreté nourrit la colère, et la colère nourrit les complots des partisans du chaos contrôlé qui nourrissent à leur tour les terroristes. L’État se retire, la pluie se fait rare, et les prêcheurs de haine remplissent le vide. Là où le climat détruit, le terrorisme recrute et détruit par la même occasion l’environnement. C’est la boucle du désastre : climatique, social, moral.</p>



<p>Plus de 50 milliards de dollars pour réparer les dégâts environnementaux laissés par la guerre contre ISIS. Et pourtant, aucune somme ne peut laver une rivière morte ni purifier un air saturé de plomb. Les Nations unies calculent, les scientifiques alertent, mais les décideurs hésitent. Pendant ce temps, le Sahel s’assèche, les forêts brûlent, et les enfants respirent des nuages de cendres, dans l’indifférence des experts sur les questions environnementales.&nbsp;</p>



<p>Le terrorisme environnemental est la version moderne du nihilisme absolu. Il ne cherche plus à conquérir, mais à détruire jusqu’à la racine. La communauté internationale doit le reconnaître comme une menace stratégique globale, au même titre que les armes biologiques ou nucléaires. Car à force d’empoisonner les sols et d’étouffer les cieux, les terroristes finiront par découvrir une vérité simple :<br>Quand la Terre meurt, plus rien ne règne.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/ecocide-quand-le-terrorisme-assassine-aussi-la-nature/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20103</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali  : les eaux usées, ce mal silencieux qu’il faut traiter à la racine</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 10:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[biodigesteurs]]></category>
		<category><![CDATA[biofiltres]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance locale]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mini-égouts]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Ségou]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes écologiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19580</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux problèmes d'assainissement au Mali, le traitement des eaux usées devient essentiel. Un impératif de santé et de dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un Mali où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, de Bamako à Ségou, traiter enfin les eaux usées à la source est devenu un impératif de santé, de dignité et de souveraineté.</em></strong></p>



<p>Il est sept heures du matin à Sabalibougou, en commune V du district de Bamako. Dans l’air déjà lourd de poussière et de chaleur, une odeur aigre s’invite. Entre deux étages, un mince filet d’eau sombre serpente le long d’un caniveau. Ce n’est pas la pluie — ce filet d’eau est permanemment là en toute saison — mais le trop-plein d’une fosse septique voisine. En période scolaire, les enfants sautent par-dessus, cartable sur le dos. A Bamako, moins de 1,2&nbsp;% des habitants sont raccordés à un réseau d’égouts. Le reste dépend de solutions individuelles, souvent vétustes, qui finissent tôt ou tard par déborder… vers la rue, et vers le fleuve Niger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problemes-environnementaux-et-risque-pour-les-ressources-en-eau"><strong>Problèmes environnementaux et risque pour les ressources en eau</strong><strong></strong></h2>



<p>À Ségou, capitale d’une région au patrimoine culturel immense, l’absence totale de station de traitement des <a href="https://www.studiotamani.org/41240-assainissement-bamako-bientot-dotee-d-une-station-de-traitement-des-boues-de-vidange" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boues de vidange</a> et la prolifération de latrines mal conçues condamnent la <a href="https://www.ircwash.org/sites/default/files/332-06ET-18838.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nappe phréatique</a> à une lente intoxication.</p>



<p>Selon <a href="https://www.giz.de/en/worldwide/129727.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agence de coopération internationale allemande pour le développement</a> (GIZ), cette situation pèse énormément sur les femmes, traditionnellement responsables des latrines domestiques et des déchets ménagers. « <em>Une élimination inappropriée des déchets et des eaux usées entraîne de graves problèmes environnementaux et présente un risque pour les ressources en eau.</em> », explique l’ONG. </p>



<p><a href="https://www.afrobarometer.org/wp-content/uploads/2023/07/AD666-Fourniture-de-services-deau-reste-un-defi-au-Mali-Afrobarometer-4juillet23-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Afrobarometre</a> explique que « <em>L’existence de latrines ou de toilettes à l’intérieur de la concession est plus fréquente dans les villages que dans les villes (82 % vs. 72 %), alors que leur présence à l’intérieur de la maison est plus récurrente dans les villes que dans les villages (26 % vs. 7 %).</em> »</p>



<p>Les causes ? Elles tiennent autant à l’héritage qu’aux choix récents. L’État, malgré la décentralisation, n’a pas toujours transféré les ressources promises aux communes. Les 17&nbsp;réseaux d’égouts de Bamako sont souvent bouchés, mal entretenus. Et sur les 4 à 5&nbsp;millions d’habitants de la capitale, seuls deux sites traitent les boues pompées — quand elles ne sont pas simplement déversées dans une zone vague.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lutter-contre-la-perte-d-energie"><strong>Lutter contre la perte d’énergie</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans une <a href="https://washmatters.wateraid.org/sites/g/files/jkxoof256/files/2024-09/La-decentralisation-fiscale-et-les-services-d%E2%80%99assainissement-en-milieu-urbain-au-Mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête publiée</a> en septembre 2024, WaterAid constate : « <em>Tous les ménages de la Commune VI [de Bamako] ont recours à l’assainissement autonome. La défécation à l’air libre n’est pas pratiquée, mais la plupart des latrines sont peu hygiéniques et ne sont pas de bonne qualité, ce qui pose des problèmes pour leur vidange.</em> »</p>



<p>Mais s’en tenir au constat, c’est accepter la fatalité. Or, le Mali regorge d’initiatives qui, si elles étaient portées à l’échelle nationale, changeraient la donne. Des toilettes sèches écologiques, qui transforment les excréments en compost et réduisent à zéro la pollution des nappes. Aussi, des biofiltres compacts, capables d’épurer les eaux sans électricité, avec de simples matériaux naturels comme la bourre de coco. S&rsquo;agissant des  biodigesteurs qui fournissent du biogaz aux familles tout en produisant un fertilisant organique. Quant aux <a href="https://www.pseau.org/sites/default/files/fichiers/r_d/etude_mini-egouts_mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mini-égouts</a>, peu coûteux, depuis 1996, ils ont déjà fait leurs preuves à Mopti et dans les quartiers populaires de Bamako.</p>



<p>Le Malien Ousmane Diakité, après plusieurs années en France dans le domaine de l’isolation thermique, a fondé l’entreprise Djigui Nana, spécialisée dans l’isolation thermique et la construction de toilettes sèches. En juin 2025, il expliquait à <a href="https://www.maliweb.net/environnement/un-souffle-dinnovation-au-mali-des-dechets-transformes-en-isolants-thermiques-pour-offrir-un-meilleur-cadre-de-vie-3105991.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">360 Afrique </a>: « <em>La technique de l’isolation permet de lutter contre la perte d’énergie, de réduire la consommation d’électricité et d’économiser de l’argent en utilisant uniquement des déchets.</em> » </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preserver-notre-avenir"><strong>Préserver notre avenir</strong></h2>



<p>Ce n’est pas un rêve d’expert en développement durable, c’est du concret. Il suffit d’un plan clair&nbsp;: d’abord répondre à l’urgence avec des stations supplémentaires et des toilettes écologiques en zones périurbaines. Puis, à moyen terme, équiper les villes moyennes de stations compactes et généraliser les biodigesteurs dans les campagnes. Enfin, à l’horizon&nbsp;2035, garantir que trois Maliens sur quatre aient accès à un assainissement amélioré, avec des communes techniquement autonomes et capables même d’exporter leur savoir-faire.</p>



<p>De Bamako à Ségou, le combat contre les eaux usées n’est pas une lubie technique. C’est une bataille pour la santé publique, la souveraineté alimentaire et la dignité nationale. Car si nous avons appris, au fil de l’histoire, à dompter le fleuve, il est temps maintenant de protéger ce qui le nourrit — et, avec lui, de préserver notre avenir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-les-eaux-usees-ce-mal-silencieux-quil-faut-traiter-a-la-racine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19580</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pollution au Mali : un fléau que nous avons normalisé</title>
		<link>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 08:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[actions locales]]></category>
		<category><![CDATA[Caniveaux]]></category>
		<category><![CDATA[comportement collectif]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[écologie urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence]]></category>
		<category><![CDATA[initiatives environnementales]]></category>
		<category><![CDATA[insalubrité]]></category>
		<category><![CDATA[maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[ordures]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[saison des pluies]]></category>
		<category><![CDATA[salubrité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19484</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La pollution au Mali s'aggrave, laissant nos rues et quartiers envahis par les déchets. Quelles solutions envisager ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Dans nos quartiers, dans nos rues, les ordures sont partout. Elles s’amoncellent au pied des maisons, longent les routes, bouchent les caniveaux. Et pourtant… personne ne semble s’en alarmer. Ce qui devrait choquer est devenu banal. On vit au milieu des déchets comme si cela était normal. Cette situation est d’autant plus alarmante qu’elle ne cesse de s’aggraver.</p>



<p>Chaque saison des pluies, les mêmes scènes se répètent&nbsp;: les eaux stagnent, les ordures remontent, les rues deviennent des marécages de boue et d’infections. Les caniveaux débordent, les moustiques prolifèrent, les maladies suivent. Pourtant, face à ce désastre, la réaction collective reste la même&nbsp;: l’indifférence.<br><br>Certes, des associations et initiatives existent pour lutter contre la pollution. Mais soyons honnêtes&nbsp;: où sont les résultats ? Où est la rigueur ? Où est l’implication réelle de la population ? À force de vivre dans l’insalubrité, beaucoup ont baissé les bras. Pire encore, ils accusent l’État ou les ONG, sans jamais remettre en question leur propre comportement.</p>



<p>Chacun préfère balayer l’intérieur de sa maison et jeter les déchets juste devant sa porte. Chacun pense que c’est «&nbsp;<em>le rôle des autres</em>&nbsp;». Mais si nous ne commençons pas par nous-mêmes, par notre propre trottoir, notre rue, qui le fera à notre place ?</p>



<p>Il est temps de se réveiller. L’air que nous respirons, le sol que nous piétinons, l’eau que nous utilisons sont en danger. Nous devons cesser de banaliser le sale, l’insalubre, le dangereux. Nos enfants méritent un environnement sain, propre, digne.</p>



<p>Il ne s’agit plus de dénoncer, mais d’agir. De prendre ses responsabilités. D’être le changement que l’on veut voir. Parce qu’à force de pointer du doigt, nous oublions que nous avons tous les doigts sales.</p>



<p><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19484</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Qualité de l’air en Afrique : un continent à bout de souffle ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/qualite-air-en-afrique-continent-a-bout-souffle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/qualite-air-en-afrique-continent-a-bout-souffle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Air]]></category>
		<category><![CDATA[Iqair]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la pollution atmosphérique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[qualité de l'air]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=18038</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le dernier rapport mondial de Iqair sur la qualité de l’air publié en mars 2025 dresse un constat alarmant pour l’Afrique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Afrique est l’un des continents les plus touchés par la pollution de l’air, mais le manque de données fiables empêche une prise de conscience à grande échelle. Tandis que le Tchad domine le classement mondial des pays les plus pollués, d’autres nations restent dans l’ombre faute de surveillance. Ce rapport met en lumière les disparités et les défis liés à la qualité de l’air sur le continent et dans le monde.</em></strong></p>



<p>Le dernier rapport mondial de Iqair sur la qualité de l’air publié en mars 2025 dresse un constat alarmant pour l’Afrique. Si la pollution atmosphérique est une menace globale, elle prend sur le continent des proportions dramatiques, exacerbées par le manque de surveillance et l’absence de politiques environnementales robustes. Entre poussières sahariennes, émissions industrielles et feux de biomasse, la situation est critique dans plusieurs pays, alors que d’autres, faute de données suffisantes, demeurent dans l’ombre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’Afrique en haut du classement des pays les plus pollués</strong></h3>



<p>Sans surprise, l’Afrique domine les classements des pays les plus pollués en 2024, avec cinq nations figurant parmi les dix premières à l’échelle mondiale. Le Tchad se hisse en tête du classement mondial, avec une concentration moyenne annuelle de PM2.5 de 91,8&nbsp;µg/m³, un niveau de pollution extrême, largement supérieur aux seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).</p>



<p>Derrière le Tchad, la République démocratique du Congo (58,2&nbsp;µg/m³), l’Ouganda (41,0&nbsp;µg/m³), le Rwanda (40,8&nbsp;µg/m³) et le Burundi (40,3&nbsp;µg/m³) complètent ce triste palmarès. En cause, un cocktail explosif&nbsp;: la combustion de biomasse, les émissions industrielles et un urbanisme galopant où la pollution automobile n’est soumise à aucun contrôle strict.</p>



<p>Par ailleurs, le Burkina Faso, autrefois parmi les pays les plus pollués, ne figure pas dans le rapport&nbsp;2024, faute de données suffisantes. L’absence de suivi et de stations de mesure illustre l’un des grands problèmes du continent. Un manque criant d’infrastructures de surveillance de la qualité de l’air.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’Afrique oubliée, des pays absents du rapport</strong></h3>



<p>Le rapport souligne une lacune inquiétante. De nombreux pays africains n’ont pas pu être inclus faute de données fiables. En 2023, Burkina Faso, Maurice et Angola avaient été intégrés à l’étude ; en 2024, ils ont disparu faute de capteurs en fonctionnement.</p>



<p>Cette absence de suivi pose un double problème. D’une part, elle empêche une prise de conscience sur l’impact de la pollution dans ces pays. D’autre part, elle prive les populations et les décideurs d’outils nécessaires pour agir, alors même que les maladies respiratoires liées à la pollution explosent en Afrique subsaharienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les pays les moins pollués, l’Afrique à deux vitesses</strong></h3>



<p>Si le continent est largement affecté par la pollution de l’air, certains pays se distinguent par une meilleure qualité de l’air. L’Afrique du Sud (18,8&nbsp;µg/m³), bien qu’encore au-dessus des seuils de l’OMS, figure parmi les pays africains où l’air est relativement moins vicié.</p>



<p>En 2023, Maurice et Angola affichaient les taux de pollution les plus bas du continent, mais faute de données actualisées, il est impossible de confirmer cette tendance en 2024.</p>



<p>À l’échelle mondiale, le Tchad reste le pays le plus pollué, suivi par des nations comme l’Inde et le Pakistan, où la pollution industrielle et les feux de forêts contribuent à des niveaux alarmants.</p>



<p>À l’autre extrémité du spectre, les pays les moins pollués se trouvent en Océanie et en Europe du Nord. La Nouvelle-Zélande, l’Islande et la Finlande figurent parmi les rares nations respectant les recommandations de l’OMS, avec des niveaux de PM2.5 inférieurs à 5&nbsp;µg/m³.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une prise de conscience africaine ?</strong></h3>



<p>Face à ce constat, la question demeure&nbsp;: l’Afrique va-t-elle se doter d’une véritable politique de surveillance et de lutte contre la pollution atmosphérique ? Si l’augmentation des capteurs indépendants est encourageante — 67&nbsp;% des données du continent proviennent de sources non gouvernementales en 2024, contre 42&nbsp;% en 2023 —, les États doivent prendre le relai pour structurer une réponse efficace.</p>



<p>En attendant, les populations restent les premières victimes d’un fléau invisible, mais mortel, qui continue d’empoisonner l’air qu’elles respirent au quotidien.</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/qualite-air-en-afrique-continent-a-bout-souffle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">18038</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : la profession de lavandier, un business florissant, mais pollueur</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[lavandier]]></category>
		<category><![CDATA[lessiveur]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12066</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, comme dans la plupart des capitales régionales, la profession de lavandier est un business florissant exercé généralement par des jeunes. Cette activité comporte pourtant des impacts sur les cours d’eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À Bamako, comme dans la plupart des capitales régionales, la profession de lavandier est un business florissant exercé généralement par des jeunes. Cette activité comporte pourtant des impacts sur les cours d’eau.</strong></p>



<p>Chaque jour, il est possible de les apercevoir dans les rues, tenant la manche de leur pousse-pousse servant à contenir les habits sales. Ces <a href="https://www.jstm.org/pollution-du-fleuve-niger-lactivite-humaine-en-cause/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lavandiers ambulants</a> font le tour des familles dans chacune desquelles ils ont presque des clients. Dans cette activité, la plupart gagnent leur vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>150 000&nbsp;FCFA ou 450 000&nbsp;FCFA par mois</strong></h3>



<p>Abdou Sow, un homme filiforme, charge sa petite charrette des linges sales, dans les familles alentour, chaque matin à partir de 7&nbsp;h. Ensuite, il se dirige vers le fleuve de Moribabougou. Il évolue dans ce métier depuis 2007 ou 2008<em>. « Je ne me rappelle pas exactement. J’ai quitté le village pour directement entreprendre ce boulot à travers mon cousin</em> », a-t-il expliqué.</p>



<p>Le métier de lavandier ambulant semble très promoteur aux dits des acteurs. « <em>Je peux dire Dieu merci aujourd’hui. Grâce à ce métier, j’ai pu faire beaucoup de réalisations pour moi-même sans avoir besoin de mendier ou de voler</em> », raconte Abdou, qui emploie actuellement une dizaine de jeunes, venant tous de son village. Ces jeunes sont surtout ses frères et cousins.</p>



<p>« <em>Les prix sont aléatoires. Les habits simples (chemise, t-shirt, robes, etc.) sont lavés à 150 f et les draps simples, à 250 f. Les draps plus larges, généralement difficiles à laver, sont à 500 f </em>», précise Abdou, qui dit gagner «<em> 5000 f à 15 000 f </em>» par jour dans ce travail. Ce qui fait approximativement 150 000&nbsp;FCFA ou 450 000&nbsp;FCFA par mois, soit plus que le salaire de certains fonctionnaires maliens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des boutiquiers</strong></h3>



<p>Les difficultés économiques du pays dues aux diverses crises n’ont épargné aucun secteur. Elles ont eu aussi des répercussions sur le métier de lavandier. Le prix du savon et d’autres produits de lessive ont pris de l’ascenseur. Une situation qui a conduit Belco, jeune lavandier, à augmenter ses frais de lessive, qui étaient moins chers. « <em>J’ai fait des rajouts sur les prix qui vont de 250 à 1000 f. Je peux gagner jusqu’à 5000 f par jour ou jusqu’à 15 000 f, surtout en cette période de forte chaleur</em> », se réjouit-il.</p>



<p>Si la cherté de la vie a entrainé des augmentations de prix chez certains, d’autres par contre n’ont apporté aucun changement. « <em>Nonobstant la cherté de la vie et la hausse des prix, nous n’avons pas voulu augmenter nos prix. Car nos clients sont comme nos familles. Nous travaillons avec eux depuis des années. Malgré des difficultés, nos prix n’ont pas changé&nbsp;: 150 f à 500 f </em>», a expliqué Moctar Sow, un jeune lavandier travaillant avec Abdou.</p>



<p>Seulement les difficultés dans ce domaine ne se limitent pas à la cherté des produits entrant dans son fonctionnement. Il y a aussi des difficultés avec les clients. Une situation qui conduit certains à exercer d’autres activités parallèles. Issouf Maïga est aussi lavandier ambulant. Il habite à Missira, à Bamako. Il pratique ce métier à côté de sa petite boutique, depuis une dizaine d’années. Une boutique qu’il tient de son frère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le savon et sa décomposition chimique</strong></h3>



<p>« <em>C’est une activité fatiguante. On gagne peu dedans, mais nous n’avons pas d’autres choix. Souvent on est difficilement payé après le service. C’est un cas très fréquent chez moi. Je lave les habits en fonction de sa quantité </em>», explique-t-il. « <em>Mes prix unitaires sont entre 300 f et 700 f. Mais on trouve cela cher alors que c’est le monde même qui est devenu très cher </em>», marmonne-t-il.&nbsp;</p>



<p>« <em>Pendant la nuit, je fais des omelettes et du café au bord de la RN27</em> », raconte Moctar Sow, un autre lavandier. Toutefois, il a aussi sa clientèle en tant que lavandier. « <em>Abdou, c’est mon cousin, il m’a appris le métier, mais je ne travaille pas proprement à ses côtés. Chacun de nous à sa propre clientèle, et nous décidons de nos prix ».</em></p>



<p>Malgré son apport économique pour les lavandiers, il convient de noter que ce métier est décrié par les spécialistes de <a href="https://saheltribune.com/etude-scientifique-sur-lutilisation-du-fleuve-niger-comme-source-deau-potable-au-mali/">l’environnement</a> comme comportant des dangers imminents pour les cours d’eau maliens.</p>



<p>Selon Mr&nbsp;Thierno Mohamed Baldé, président de l’Association « <em>Sauvons le Fleuve</em> », « pour<em> qui connaît la composition du savon, sa décomposition libérée des éléments chimiques, notamment l’acide et d’autres éléments chimiques entrant dans sa fabrication, qui impactent sur la vie des êtres vivants dans le fleuve </em>».</p>



<p>Pour des protecteurs de l’environnement, cette <a href="https://saheltribune.com/changement-climatique-sauver-humanite-changement-mentalite-impose/">activité</a> doit disparaître des sociétés modernes.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-la-profession-de-lavandier-un-business-florissant-mais-pollueur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12066</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Exposition alimentaire au plastique, méfions-nous des fausses solutions de remplacement</title>
		<link>https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 06:38:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[cantine scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=11765</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les bioplastiques sont issus de plantes mais sont mélangés à des matériaux synthétiques afin d’obtenir des produits dont l’étanchéité est équivalente à celle des plastiques classiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La pollution plastique est omniprésente dans nos environnements, y compris nos lieux de vie et de travail. Et elle est désormais largement médiatisée, notamment à travers des reportages rapportant la <a href="https://theconversation.com/pollution-des-oceans-par-le-plastique-des-solutions-existent-74336" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contamination des océans par des macroplastiques</a>.</strong></p>



<p>Les images frappantes de cette pollution peuvent paraître loin de nous, mais elles ne doivent pas occulter qu’en lien avec cette pollution médiatisée, une autre contamination, invisible, existe et affecte l’être humain et les écosystèmes&nbsp;: celle des microplastiques et des nanoplastiques.</p>



<p>Cette contamination provient de l’érosion des macroplastiques qui conduit à la formation de particules plus petites. Dans la littérature scientifique, les microplastiques sont souvent définis comme des particules dont les tailles ou dimensions ne dépassent pas 5&nbsp;mm, sans limite inférieure définie.</p>



<p>Pour les nanoplastiques, celles-ci ne doivent pas être supérieures à 0,1 micron soit 1/10000<sup>e</sup>&nbsp;de millimètres. De manière assez instinctive, il était facile d’anticiper que les particules les plus petites puissent pénétrer dans les organismes, mais cette démonstration n’avait jamais été faite jusqu’à récemment.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des microplastiques dans le sang humain</strong></h3>



<p>En 2022, une étude entreprise par plusieurs équipes néerlandaises a démontré pour la première fois la présence de microplastiques dans le sang humain de 22 volontaires sains <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412022001258" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à une concentration moyenne de 1,6 mg/L</a>.</p>



<p>Cette détection concerne des plastiques de nature très différente&nbsp;: le polyéthylène téréphtalate (PET), qui compose par exemple les bouteilles d’eau, le polyéthylène, utilisé pour produire des contenants alimentaires, et le polystyrène, employé pour emballer les produits frais et pour les pots de yaourt par exemple.</p>



<p>Il est à noter que l’étude s’est uniquement focalisée sur des particules dont la taille est supérieure à 700 nm et qu’aucune information n’est encore disponible pour les particules de taille inférieure, dont de nombreuses formes de nanoplastiques. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Microplastics detected in human blood for the very first time" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/nxEQkVPBJjQ?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des effets sanitaires chez l’animal</strong></h3>



<p>Si aucun effet sur la santé chez l’être humain n’est associé à ces observations dans cette étude, des travaux menés chez l’animal ou à l’aide de modèles cellulaires (pour certains, humains) rapportent de nombreux effets biologiques des microplastiques <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32111046/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dont des lésions cellulaires, un stress oxydant ou des dommages à l’ADN</a>.</p>



<p>Ces effets pourraient être liés aux microplastiques eux-mêmes, mais aussi à des substances véhiculées par ceux-ci, les microplastiques servant alors de vecteurs. Certaines de ces substances rentrent dans la composition même de certains plastiques, comme des bisphénols ou des phtalates.</p>



<p>Globalement, cette contamination peut se traduire par des processus inflammatoires ou fibrosants, effets déjà observés chez l’être humain via d’autres voies d’entrée telles que les voies aériennes avec le poumon comme cible <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28531345/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chez les travailleurs de l’industrie plastique</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Migration dans l’aliment ou la boisson</strong></h3>



<p>Comment expliquer cette contamination de volontaires sains ? Elle provient tout simplement de la chaîne alimentaire, bien que cette voie d’exposition aux microplastiques soit encore difficile à caractériser ou à quantifier avec des résultats extrêmement variables allant de <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30861380/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">0,2 mg par an</a> à <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33130380/">0,1-5 g par semaine</a>.</p>



<p>De très nombreuses études (plus de 1000) démontrent toutefois clairement une migration dans l’aliment ou la boisson de plusieurs molécules depuis les plastiques à leur contact. C’est le cas par exemple des bouteilles de sport réutilisables en plastique qui relarguent de très nombreux composés, d’autant plus que ces contenants <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35091188/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont lavés au lave-vaisselle</a>.</p>



<p>Une manière efficace de prévenir les risques que pourrait représenter la présence de microplastiques et de nanoplastiques pour notre santé serait de réduire les expositions, en particulier au niveau du bol alimentaire. Une évolution des pratiques à l’échelle de chaque consommateur est essentielle, notamment pour les organismes les plus vulnérables comme les embryons, les fœtus, les jeunes enfants ou les adolescents dont les systèmes de détoxication sont immatures et pour lesquels les processus de développement sont en cours.</p>



<p>D’autant plus que l’exposition de ces populations par unité de masse corporelle est plus élevée que celle d’un adulte, majorant les risques pour leur santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pistes de pratiques plus vertueuses</strong></h3>



<p>Un tel changement passe par la réduction de la consommation de produits transformés ou bruts emballés, la moindre utilisation de contenants en plastique ou composés en partie de plastique (type gobelet en carton, cartons de pizzas) ou la diminution du stockage ou de la cuisson ou du réchauffage d’aliments dans des contenants en plastique – par exemple par utilisation d’un four aux micro-ondes.</p>



<p>Car il est bien démontré que la chaleur favorise la <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33905306/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détérioration des composants en plastique</a> et leur <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304389422017769">migration des particules dans les aliments</a>.</p>



<p>Ces pratiques vertueuses permettraient aussi de baisser la charge globale de notre environnement et de nos écosystèmes en micro et nanoplastiques conduisant naturellement à une diminution de la contamination de notre bol alimentaire.</p>



<p>En 2025, un <a href="https://agriculture.gouv.fr/restauration-collective-accompagnement-pour-la-mise-en-oeuvre-des-mesures-egalim" target="_blank" rel="noreferrer noopener">versant de la loi « Egalim »</a> s’appliquera à la restauration collective (spécialement les cantines scolaires) avec l’interdiction des contenants en plastique à usage unique.</p>



<p>Pour quelles alternatives&nbsp;? Le choix de matériaux de substitutions comme le verre, l’acier inoxydable ou les contenants en cellulose (composant de la paroi des végétaux), bambou ou bioplastiques, revient aux communes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’illusion des bioplastiques</strong></h3>



<p>Les contenants en bioplastique constituent une solution de remplacement pratique, largement utilisée par l’industrie agroalimentaire, en raison d’un poids plus léger que les contenants historiques et supposés inertes en inox ou en verre.</p>



<p>En quoi consistent ces matériaux&nbsp;? Les bioplastiques sont issus de plantes mais sont mélangés à des matériaux synthétiques afin d’obtenir des produits dont l’étanchéité est équivalente à celle des plastiques classiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="397" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp" alt="Contenant en plastique" class="wp-image-11766" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique-300x199.webp 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique-150x99.webp 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Parmi les bioplastiques produits aujourd’hui, moins de la moitié (44 %) sont biodégradables en raison de leur nature chimique. Shutterstock</figcaption></figure>



<p>Du fait de leur préfixe «&nbsp;bio&nbsp;», ils donnent au consommateur l’illusion d’un produit naturel et sans risque pour la santé. Sur le plan réglementaire, ils devraient subir les mêmes tests que les autres contenants en plastique, et leur migration vers le contenu alimentaire est aussi limitée à 60&nbsp;mg/kg de denrées.</p>



<p>Malheureusement, un nombre restreint de tests (principalement sur les effets sur l’ADN) sont réalisés et aucun n’est entrepris quant à leurs potentiels effets de perturbateurs endocriniens. Ainsi, leur innocuité pour l’être humain n’est aucunement prouvée au regard de la littérature scientifique la plus récente. Enfin, pour ce qui est de leur biodégradabilité, elle génère dans tous les cas des microplastiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Gare aux « alternatives »</strong></h3>



<p>Ces éléments sont importants à rappeler dans un contexte où des alternatives sont parfois proposées pour limiter l’impact environnemental de toutes formes de pollutions (biocarburants, hydrogène «&nbsp;vert&nbsp;», cigarettes électroniques…) sans une évaluation correcte et aboutie de leur effet propre. Ainsi, le remplacement du bisphénol&nbsp;A par d’autres bisphénols (S, F…) soulève de nombreux questionnements dans la communauté scientifique, du fait des propriétés analogues ou des effets néfastes de ces substituts qui sont de plus en plus décrits.</p>



<p>Compte tenu de leur origine et de leur mode de fabrication, il apparaît légitime que la question soit aussi posée pour les « bioplastiques », afin que le grand public ne devienne pas à ses dépens source de contamination de l’environnement en voulant pratiquer des écogestes. L’ajout de sacs plastiques à usage unique dits « biodégradables » ou « compostables » dans les composteurs domestiques devrait ainsi être proscrit, <a href="https://www.anses.fr/fr/proscrire-matieres-plastiques-biodegradables-compost" target="_blank" rel="noreferrer noopener">estime l’Anses</a>, la dégradation totale de ces produits n’étant pas garantie lors du processus de compostage.</p>



<p>Nous considérons que les collectivités devraient également être bien informées de la nature des bioplastiques utilisés pour la restauration collective, afin de prendre les décisions politiques plus adaptées sur ce dossier qui concerne des millions de personnes dont des enfants, particulièrement vulnérables aux expositions environnementales.</p>



<p><strong><em><a href="https://theconversation.com/profiles/xavier-coumoul-1402163" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Xavier Coumoul</a>, Professor of Toxicology and Biochemistry, <a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-cite-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Cité</a>; <a href="https://theconversation.com/profiles/jean-baptiste-fini-1320796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Baptiste Fini</a>, Professeur du MNHN, <a href="https://theconversation.com/institutions/museum-national-dhistoire-naturelle-mnhn-2191" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)</a>; <a href="https://theconversation.com/profiles/nicolas-cabaton-1401061" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas Cabaton</a>, Chercheur en Toxicologie, <a href="https://theconversation.com/institutions/inrae-2182" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inrae</a> et <a href="https://theconversation.com/profiles/sylvie-bortoli-1403440" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sylvie Bortoli</a>, Ingénieure de Recherche, <a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-cite-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Cité</a></em></strong></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement-196894" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/196894/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">11765</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Journée mondiale sans tabac : prendre des mesures pour rendre l’industrie du tabac plus responsable</title>
		<link>https://saheltribune.com/journee-mondiale-sans-tabac-prendre-des-mesures-pour-rendre-lindustrie-du-tabac-plus-responsable/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/journee-mondiale-sans-tabac-prendre-des-mesures-pour-rendre-lindustrie-du-tabac-plus-responsable/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[cigarette]]></category>
		<category><![CDATA[empoissonnement]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[industrie du tabac]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale sans tabac]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=10570</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La consommation du tabac a des impacts aussi sur l’environnement et, par ricochet sur l’économie des pays, notamment ceux en voie de développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La consommation du tabac a des impacts aussi sur l’environnement et, par ricochet sur l’économie des pays, notamment ceux en voie de développement. À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31&nbsp;mai de chaque année, l’OMS exhorte à prendre des mesures pour rendre l’industrie du tabac plus responsable des destructions qu’elle cause.</strong></p>



<p>Le tabac ne nuit pas seulement à la <a href="https://saheltribune.com/epidemie-du-tabagisme-19-million-de-personnes-meurent-chaque-annee-de-maladies-cardiaques-provoquees-par-le-tabac/">santé humaine</a>, il a aussi des impacts sur l’environnement. Dans son nouveau rapport, <em>« Tabac&nbsp;: Empoisonnement de notre planète »</em>, publié ce 31&nbsp;mai 2022, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme&nbsp;: <em>« Chaque année, l’industrie du tabac coûte au monde plus de 8&nbsp;millions de vies humaines, 600&nbsp;millions d’arbres, 200 000&nbsp;hectares de terres, 22&nbsp;milliards de tonnes d’eau et 84&nbsp;millions de tonnes de CO2</em> », estime-t-elle</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Baisse de rendement des sols</strong></h3>



<p>Dans un <a href="https://www.who.int/fr/news/item/13-12-2021-protect-the-environment-world-no-tobacco-day-2022-will-give-you-one-more-reason-to-quit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>, en décembre 2021, l’OMS précisait que <em>« chaque année, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac</em> ». La culture du tabac contribue ainsi à la déforestation, surtout dans les pays en développement. L’abattage des forêts pour y planter du tabac provoque une dégradation des sols et une baisse des rendements, c’est-à-dire la capacité du sol à accueillir d’autres plantes ou cultures, indique l’Organisation mondiale de la Santé.</p>



<p>&nbsp;Dans son communiqué du 31&nbsp;mai 2022, l’OMS précise toujours que la <em>« majorité du tabac est cultivé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire »</em>. Des pays où l’eau et les terres agricoles sont <em>« souvent désespérément nécessaires pour produire de la nourriture pour la région ».</em> Au lieu de cela, constate l’OMS, ces ressources sont utilisées pour faire <em>« pousser des plants de tabac mortels, tandis que de plus en plus de terres sont déboisées ».</em></p>



<p>Cette pratique engloutie plus de 22 milliards de mètres cubes d’eau, généralement dans des pays confrontés à des pénuries d’eau, indique <a href="https://exposetobacco.org/wp-content/uploads/Dirty_Secrets_Infographic_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">STOP</a>, organisme mondial de surveillance de l’industrie du tabac.</p>



<p>Cette priorité donnée à la culture du tabac pourrait contribuer également à créer des problèmes économiques et nutritionnels en raison surtout de la baisse du rendement des sols.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Fumer une cigarette, c’est brûler des ressources</strong></h3>



<p>Dans ce rapport alarmant, l’OMS souligne que <em>« l’empreinte carbone de l’industrie provenant de la production, de la transformation et du transport du tabac équivaut à un cinquième du CO2 produit chaque année par l’industrie du transport aérien commercial »</em>. Ce qui contribue davantage au réchauffement climatique.</p>



<p>« <em>Les produits du tabac sont l’article le plus pollué de la planète, contenant plus de 7 000&nbsp;produits chimiques toxiques, qui se répandent dans notre environnement lorsqu’ils sont jetés&nbsp;</em>»,<em> </em>explique<em> </em>le directeur de la promotion de la santé à l’OMS, Dr Ruediger Krech<em>. </em>«<em>&nbsp;Environ 4,5&nbsp;billions de filtres à cigarettes polluent chaque année nos océans, nos rivières, nos trottoirs, nos parcs, nos sols et nos plages</em> », poursuit Dr Krech. À ses dires&nbsp;: <em>« Quand vous fumez une cigarette, vous brûlez littéralement des ressources là où elles sont déjà rares, des ressources dont notre propre existence dépend</em> ».</p>



<p>Chaque année, 4 500 milliards de mégots de cigarettes sont jetés un peu partout dans le monde, selon STOP, dans son <a href="https://exposetobacco.org/resource/tobacco-destroys-the-environment/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">infographie</a> intitulée «<em> Sales secrets : comment l’industrie du tabac détruit l’environnement et le cache </em>».</p>



<p>Les cigarettes, le tabac sans fumée ainsi que les cigarettes électroniques contribuent également à l’accumulation de la pollution plastique. <em>« Les filtres de cigarettes contiennent des microplastiques et constituent la deuxième forme de pollution plastique dans le monde »</em>, explique l’OMS.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité élargie des producteurs</strong></h3>



<p>Doutant de l’avantage des filtres pour la santé, l’OMS invite les <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-le-tabagisme-investir-malgre-les-progres-realises-exhorte-loms/">décideurs politiques</a> à traiter les filtres à cigarettes comme des plastiques à usage unique, et à <em>« envisager d’interdire les filtres à cigarettes en vue de protéger la santé publique et l’environnement ».</em></p>



<p>Le nettoyage des produits du tabac abandonné est très coûteux pour les gouvernements. Chaque année, ce nettoyage, précise l’OMS, <em>« coûte à la Chine environ 2,6&nbsp;milliards de dollars et à l’Inde environ 766&nbsp;millions de dollars. Le coût pour le Brésil et l’Allemagne s’élève à plus de 200&nbsp;millions de dollars »</em>.</p>



<p>Seuls certains pays comme la France et l’Espagne et des villes comme San Francisco, la Californie aux États-Unis ont pris position. <em>« Conformément au principe du pollueur-payeur, ils ont mis en œuvre avec succès une “législation sur la responsabilité élargie des producteurs”</em> <em>qui rend l’industrie du tabac responsable de l’élimination de la pollution qu’elle crée </em>», peut-on lire dans le rapport.</p>



<p>L’OMS invite ainsi les pays et les villes à suivre cet exemple, à aider les producteurs de tabac à passer à des cultures durables, à mettre en place de fortes taxes sur le tabac et à offrir des services de soutien pour aider les gens à arrêter de fumer.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/journee-mondiale-sans-tabac-prendre-des-mesures-pour-rendre-lindustrie-du-tabac-plus-responsable/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">10570</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Environnement : l’orpaillage empoisonne le fleuve Niger</title>
		<link>https://saheltribune.com/environnement-lorpaillage-empoisonne-le-fleuve-niger/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/environnement-lorpaillage-empoisonne-le-fleuve-niger/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[drague]]></category>
		<category><![CDATA[fleuve Niger]]></category>
		<category><![CDATA[orapillage]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=6753</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Il faut se promener au bord du Niger à Bamako pour prendre conscience de l’empoisonnement de ce fleuve que nous utilisons pour nos besoins quotidiens. La présence de métaux lourds&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color">Il faut se promener au bord du Niger à Bamako pour prendre conscience de l’empoisonnement de ce fleuve que nous utilisons pour nos besoins quotidiens. La présence de métaux lourds (cyanure, arsenic, plomb) empoisonne hommes et animaux dans le silence total face à ce drame. C’est l’orpaillage qui est de loin la cause principale des inquiétudes. Cette activité désormais interdite sur les cours d’eau au Mali est toujours pratiquée en dépit des actions musclées du gouvernement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">L’exploitation aurifère par dragues est une opération qui consiste à extraire l’or contenu dans les sables, les graviers et les sols des cours d’eau. Elle est pratiquée aussi bien dans le lit du cours principal que sur les grands affluents: Sankarani, Wassoulou Balé, Baoulé. Cette activité avec l’utilisation du mercure et du cyanure dans le processus de traitement et de récupération de l’or, la technique même de dragage, constitue une grave menace pour les écosystèmes fluviaux.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">En 2017, les mesures faites par le Laboratoire national des eaux pour certains produits utilisés dans l’activité minière sont connues. Les mesures ont été effectuées à Kangaba, Kénioroba, Sanakoro, Gouala, Fièda, Yanfolila, Fourou et Machoko. Les valeurs pour certains paramètres (couleur par exemple) dépassent largement les normes requises et, on remarque la présence de métaux lourds (cyanure, arsenic, plomb) avec des valeurs non conformes. A Fourou et Misseni, la valeur de cyanure dépasse 18 fois la norme requise.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Selon des experts, depuis une vingtaine d’années, plusieurs études ont été menées pour mesurer la qualité de l’eau du fleuve Niger au Mali. L’ensemble de ces études ont mis en évidence une pollution des eaux, même si cette pollution est assez relative. Mais personne ne saurait garder son sang-froid après avoir constaté de vue tous les déchets toxiques déversés dans le fleuve.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">De façon générale, la pollution est toute contamination ou modification directe ou indirecte de l’environnement, provoquée par un acte susceptible d’influer négativement sur le milieu, de provoquer une situation préjudiciable pour la santé, la sécurité, le bien-être de l’homme, de la faune, de la flore ou des biens collectifs et individuels (loi 01-020 du 30 mai 2001 relative aux pollutions et nuisances). Plus spécifique, la pollution des eaux fluviales est toute modification nocive dans la composition, le contenu ou les qualités naturelles des eaux d’un bassin hydrographique, due à une activité humaine.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Cette pollution de l’eau obéit à des causes multiples, toutes intimement liées à l’environnement physique et humain du cours d’eau. Les sources de pollution sont autant diversifiées que disproportionnées. Les principales sources sont l’exploitation aurifère (principalement l’orpaillage par dragage dans le lit des cours d’eau), les unités industrielles et artisanales, les ménages, l’agriculture et l’élevage.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les pressions agricoles sur la qualité de l’eau proviennent des systèmes de culture, d’élevage et d’aquaculture, qui se sont étendus et intensifiés pour répondre à la demande alimentaire croissante liés à la croissance démographique et aux changements dans les habitudes alimentaires. Cette pollution provient tant des pesticides et des engrais utilisés dans les cultures, que des résidus de l’élevage de bétail. La pollution de l’eau par le biais de l’agriculture a des effets négatifs directs sur la santé humaine. Elle impacte également les écosystèmes aquatiques.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les mesures effectuées en 2017 par le Laboratoire national des eaux pour certains produits utilisés dans l’activité agricole ont été faites. Les mesures ont été effectuées à Pankourou, Sélingué Aval, Molodofalla bief III, Kolongo, Retenue de Kokri Aval, Ké-macina, Youwarou. Au niveau de tous les points, les concentrations en phosphore et en azote, la couleur et autres indicateurs sont non conformes. La concentration en phosphore dépasse plus de 180 fois la norme requise.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Oumar KONATE</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Source: La Preuve </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/environnement-lorpaillage-empoisonne-le-fleuve-niger/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6753</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
