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	<title>Archives des politiques éducatives &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des politiques éducatives &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>« Année de l’éducation et de la culture » : le ministre Sy Savané souhaite « une année de dialogue responsable pour l’école malienne »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 17:45:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre malien de l’Éducation dévoile les enjeux de l’Année de l’éducation et de la culture pour transformer l'éducation en 2026-2027.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le ministre malien de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré le jeudi 5 mars les syndicats du secteur afin de préparer la mise en œuvre de l’« Année de l’Éducation et de la Culture » décrétée par les autorités de transition pour 2026-2027. L’objectif est de relancer le dialogue avec les enseignants et accélérer la refondation du système éducatif.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien veut placer l’école au cœur de son agenda politique. Ce jeudi 5 mars, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré à Bamako les représentants des principaux syndicats du secteur éducatif lors d’une séance d’information et d’échanges consacrée aux réformes en cours.</p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique lancée par les autorités de transition après la décision du président de la Transition, le général Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027 « <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-l-ecole-malienne"><strong>Refonder l’école malienne</strong></h2>



<p>Devant les représentants syndicaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de dialogue durable afin de relancer un système éducatif fragilisé par des années de crises, de grèves et de difficultés structurelles.</p>



<p>« <em>Je souhaite que cette année soit une année de dialogue responsable pour l’école malienne. L’école est au cœur de l’avenir et les enseignants en sont les piliers</em> », a déclaré Amadou Sy Savané.</p>



<p>Le ministre a également réaffirmé la volonté de son département de refonder le système éducatif malien en s’appuyant sur des principes qu’il juge essentiels : les valeurs nationales, la discipline, l’engagement et la responsabilité collective.</p>



<p>Dans ce cadre, il a appelé les enseignants à jouer pleinement leur rôle dans le redressement du pays. Il a surtout&nbsp; évoqué une « <em>responsabilité historique</em> » du corps enseignant dans la reconstruction de l’école malienne.</p>



<p>Pour les autorités, l’initiative de l’Année de l’Éducation et de la Culture doit marquer une nouvelle étape dans les politiques publiques consacrées à l’éducation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-infrastructures-et-modernisation-du-systeme"><strong>Infrastructures et modernisation du système</strong></h2>



<p>Selon le ministre, cette période de deux ans devra se traduire par des avancées concrètes, notamment dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires, mais aussi dans la modernisation du système éducatif.</p>



<p>« <em>C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer. Au sortir de ces deux années, nous devons pouvoir nous féliciter d’une grande réalisation </em>», a-t-il affirmé devant les représentants syndicaux.</p>



<p>Les autorités entendent également améliorer les conditions d’enseignement et renforcer l’organisation du secteur afin de mieux répondre aux défis démographiques et sociaux auxquels le Mali est confronté.</p>



<p>Du côté des syndicats de l’éducation, l’initiative gouvernementale a été globalement saluée. Les représentants du secteur ont néanmoins rappelé plusieurs priorités jugées indispensables pour la réussite de cette ambition.</p>



<p>Ils ont notamment insisté sur l’opérationnalisation du Conseil supérieur de l’éducation, considéré comme un outil central de gouvernance du système éducatif.</p>



<p>Les syndicats ont également demandé la mise en œuvre effective des recommandations issues des États généraux de l’éducation. Ils estiment que ces conclusions constituent une feuille de route essentielle pour réformer durablement l’école malienne.</p>



<p>En décrétant l’« <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>», les autorités de transition affichent leur volonté de placer l’école au centre du projet national.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] La renaissance du Mali passera-t-elle par ses salles de classe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:53:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Année de l'éducation et de la culture souligne l'engagement du Mali à former des citoyens compétents et responsables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités de transition veulent reconstruire le système éducatif pour répondre aux défis souverainistes, démographiques, économiques et technologiques d’un pays où le capital humain reste décisif.</em></strong></p>



<p>Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://koulouba.ml/le-president-de-la-transition-decrete-2026-2027-annee-de-leducation-et-de-la-culture/&amp;ved=2ahUKEwjgqM-AuICTAxWbhf0HHZOtDIIQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw11OzZg7GRW7HC0_F_mO5AO" target="_blank" rel="noreferrer noopener">période 2026-2027</a> « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em> ». Mais aussi il s’agit d’engager « <em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em> », pour une « <em>prospérité partagée </em>».</p>



<p>La refondation de l’école malienne demeure donc le cœur battant de cette décision du général d’armée Assimi Goïta. En effet, depuis les <a href="https://sahelresearch.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/170/Banque_Mondiale_education_Nord_Mali_2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crises politiques et sécuritaires</a> des années 2012, l’école malienne traverse une période de fortes turbulences. Fermetures d’écoles, grèves intempestives des enseignants et abandon scolaire ont contribué à une dégradation des indicateurs, notamment dans le secondaire où les taux de scolarisation restent faibles, en particulier chez les filles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-indicateurs-educatifs-alarmants"><strong>Des indicateurs éducatifs alarmants</strong></h2>



<p>Selon des données de 2018 du ministère de l’Éducation nationale du Mali, le <a href="https://www.iicba.unesco.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux de scolarisation des filles</a> est de l’ordre de 60,4 % contre 61,4 % pour les garçons. La proportion d&rsquo;enfants incapables de lire et de comprendre un texte adapté à leur âge à 10 ans est estimée par la Banque mondiale, l’UNESCO et d’autres organisations à 90 %. En 2020, les taux bruts de scolarisation dans l’enseignement secondaire étaient de 33 % pour les filles et de 38 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur était de 3 % pour les femmes en 2019, contre 6 % pour les hommes.</p>



<p>Ces chiffres font froid dans le dos. Selon la note synthétique de l’UNESCO en janvier 2024, la richesse d’un pays se compose principalement de <a href="http://note%20synth%C3%A9tique%20de%20l%E2%80%99UNESCO%20en%20janvier%202024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois types de capital </a>: les investissements dans des actifs ; le capital naturel ; et le capital humain. Ce dernier est mesuré comme « <em>la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, qui dépend à son tour du niveau d’éducation de la main-d’œuvre</em> ». Les dernières estimations de la Banque mondiale « <em>suggèrent que la richesse en capital humain au Mali représente 42 % de la richesse nationale</em> ».</p>



<p>Ces analyses démontrent avec acuité l’importance du capital humain dans l’émergence d’une nation. Dans un pays comme dans une entreprise, les ressources humaines demeurent les plus importantes. Les autres demeurent des accessoires face au capital humain pour la formation duquel il convient de beaucoup miser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-de-la-reforme-de-1962"><strong>L’héritage de la réforme de 1962</strong></h2>



<p>Selon des sources, à l’ère des indépendances, le Mali était cité en exemple de par la qualité de son enseignement. Les enseignants étaient alors sollicités dans la sous-région pour le partage d’expériences. Cette performance de l’école malienne s’expliquait particulièrement par la <a href="https://journals.openedition.org/ries/5917" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réforme de 1962</a>, reconnue pour sa rigueur et sa volonté de former des cadres nationaux valeureux.</p>



<p>Cette réforme contenait cinq objectifs cardinaux : «&nbsp;<em>Un enseignement tout à la fois de masse et de qualité ; un enseignement qui puisse fournir avec une économie maximum de temps et d’argent tous les cadres nécessaires au pays pour ses divers plans de développement ; un enseignement qui garantisse un niveau culturel permettant l’établissement d’équivalences de diplômes avec les autres États modernes ; un enseignement dont le contenu soit basé non seulement sur les valeurs spécifiquement africaines et maliennes mais aussi sur les valeurs universelles ; enfin, un enseignement qui décolonise les esprits.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les deux derniers objectifs de cette réforme sont désormais au cœur de l’engagement des autorités maliennes de la transition, déterminées à redonner au Mali toute sa souveraineté, sur tous les plans. En décrétant la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> », elles souhaitent désormais mettre au cœur de l’enseignement les valeurs ataviques qui font le Mali. Il ne s’agit certes pas d’un retour dans la préhistoire de l’humanité, mais de former des citoyens pleinement imprégnés des réalités sociétales, historiques et géographiques de leur pays tout en restant ouverts à l’évolution du monde. « <em>La réforme de 1962 voulait mettre en place une formation adaptée aux réalités du pays et aux exigences du développement scientifique et technologique</em> », explique Seydou Loua, dans une étude de 2017 intitulée <em>Les grandes réformes de l’école malienne de 1962 à 2016</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-reforme-structurelle"><strong>Vers une nouvelle réforme structurelle</strong></h2>



<p>Faut-il donc s’attendre à un come-back de la réforme de 1962 dans sa mise en œuvre ou à une nouvelle réforme du système éducatif malien ? A priori, la deuxième option serait la plus crédible si nous savons que les recommandations des États généraux de l’éducation, tenus du 16 au 19 janvier 2024 à Bamako, sont en attente d’une mise en œuvre. Ces conclusions préconisent en effet une refonte majeure du système éducatif. Axées sur 18 thématiques, elles visent à créer un modèle éducatif fondé sur les valeurs culturelles maliennes, l’enseignement des <a href="https://saheltribune.com/promotion-des-langues-nationales-lavant-projet-de-constitution-rouvre-le-debat/">langues nationales</a> et l’adéquation formation-emploi.</p>



<p>Les grands maux de la nation malienne ou les obstacles majeurs à son développement y sont mentionnés. Cette réforme, qui concernera aussi la valorisation des langues nationales, sera donc un pas décisif vers la mise en œuvre de la <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2023/mali-jo-2023-13-sp-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Constitution du 22 juillet 2023</a>, qui érige les langues nationales en langues officielles.</p>



<p>À côté des langues nationales, il pourrait s’agir aussi, au cours de cette période 2026-2027, de procéder à une mise en œuvre du <a href="https://fr.scribd.com/document/819204871/Programme-National-DEducation-Aux-Valeurs-PNEV-Projet-de-Plan-Daction-2023-2027" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV)</a> lancé en avril 2024. Cette initiative stratégique issue des <a href="https://ambamali.ca/assises-nationales-de-la-refondation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assises nationales de la refondation </a>vise à réhabiliter les valeurs fondamentales (civisme, patriotisme, intégrité).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-face-a-la-revolution-numerique"><strong>L’école face à la révolution numérique</strong></h2>



<p>En profitant de cette période pour mettre en œuvre ces recommandations, les autorités de la transition auront le mérite de ne pas les laisser dormir dans les tiroirs comme ce fut le cas pour les conclusions de beaucoup de rencontres, comme le <a href="https://planipolis.iiep.unesco.org/sites/default/files/ressources/mali_forum_national_education_2008_rapport_general.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Forum national sur l’éducation de 2008 au Mali</a>. Un cadre qui visait à diagnostiquer les faiblesses du système éducatif en vue de le refonder. Malgré des recommandations pertinentes, beaucoup sont restées sans application, ce qui a constitué le début de longues attentes pour une réforme structurelle. L’accent avait alors été mis sur la qualité, la gestion et la performance de l’école.</p>



<p>À côté des États généraux de l’Éducation et du PNEV, il faut aussi, dans le cadre de cette valorisation de l’éducation au Mali, de mettre un accent particulier sur l’adéquation entre cette <a href="https://www.unesco.org/fr/digital-education/artificial-intelligence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">formation et les évolutions technologiques </a>mondiales. La <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-des-enseignants-pour-une-education-inclusive-et-de-qualite-ameliorer-les-conditions-des-enseignants%e2%80%89/">transformation éducative</a> ne peut plus se limiter aux programmes classiques. L’essor de l’intelligence artificielle, des réseaux sociaux et de l’économie numérique impose de nouvelles compétences. Ces nouveaux outils exigent une culture digitale, un esprit critique face à la désinformation, la protection des données personnelles et une maîtrise des outils technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-levier-strategique-du-multilinguisme"><strong>Le levier stratégique du multilinguisme</strong></h2>



<p>Ignorer ces enjeux reviendrait à former une génération déconnectée des réalités du marché du travail mondial. L’école malienne doit donc intégrer l’apprentissage du numérique comme compétence de base, au même titre que la lecture ou le calcul, tout en sensibilisant les élèves aux risques liés aux manipulations informationnelles et à l’usage abusif des données.</p>



<p>L’enseignement multilingue apparaît désormais comme un levier stratégique : apprendre dans sa langue maternelle facilite l’acquisition des savoirs fondamentaux, renforce l’inclusion scolaire et valorise l’identité culturelle. À terme, l’enjeu est de bâtir un système où français, langues nationales et compétences internationales coexistent, afin de concilier enracinement local et ouverture globale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi la contestation étudiante secoue régulièrement l’université sénégalaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 20:50:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la contestation étudiante à Dakar et les enjeux actuels à l'Université Cheikh Anta Diop pour la vie et l'étude.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Dakar, l’Université Cheikh Anta Diop traverse une crise sociale profonde mêlant revendications étudiantes, tensions sécuritaires et critiques structurelles du système universitaire. Entre retards de bourses, fermeture de services sociaux et débat sur la présence policière, la situation met en lumière les fragilités persistantes de l’enseignement supérieur sénégalais.</em></strong></p>



<p>L’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), principale institution publique d’enseignement supérieur du Sénégal, traverse depuis plusieurs mois une période de fortes turbulences marquée par des grèves, des manifestations et des affrontements sporadiques. Au cœur de cette crise, les étudiants dénoncent une dégradation de leurs conditions de vie et d’étude, aggravée par des retards dans le versement des bourses, la réforme du système d’allocations et la fermeture des restaurants universitaires. Ces tensions, qui s’inscrivent dans une série de crises récurrentes, ont contribué à détériorer le climat académique et à raviver les débats sur les fragilités structurelles de l’enseignement supérieur sénégalais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-revendications-centrees-sur-les-conditions-sociales"><strong>Des revendications centrées sur les conditions sociales</strong></h2>



<p>Les organisations étudiantes articulent leurs doléances autour de trois priorités : le paiement régulier des bourses, l’accès à une restauration subventionnée et l’amélioration des conditions d’étude. Plusieurs collectifs dénoncent des retards de plusieurs mois dans le versement des allocations, jugés « <em>insupportables</em> » pour des étudiants souvent dépendants de ces aides pour se loger, se nourrir ou acheter du matériel pédagogique. La réforme du système de bourses, perçue par une partie des étudiants comme une réduction de droits acquis, a cristallisé les mécontentements.</p>



<p>La fermeture de restaurants universitaires sur le campus social a accentué la tension. Pour de nombreux étudiants, ces structures constituent un pilier de la vie quotidienne, en garantissant des repas à prix modérés. Leur indisponibilité est interprétée comme un symbole du désengagement des pouvoirs publics, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-securitaire-conteste"><strong>Un climat sécuritaire contesté</strong></h2>



<p>Face aux mobilisations, les autorités ont déployé un dispositif de sécurité renforcé à l’intérieur et aux abords du campus. La présence policière, inhabituelle dans l’enceinte universitaire, a suscité de vives critiques au nom du principe de franchise universitaire, qui limite l’intervention des forces de l’ordre dans l’espace académique. Plusieurs journées de protestation ont dégénéré en affrontements, contribuant à radicaliser les positions.</p>



<p>Des incidents graves ont été signalés, dont la mort d’un étudiant lors d’épisodes de violences, un événement qui a profondément marqué la communauté universitaire et amplifié l’émotion. Depuis, la question de la sécurité sur les campus est devenue un enjeu politique et symbolique, opposant partisans d’un maintien de l’ordre strict et défenseurs de l’autonomie universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignants-appellent-au-dialogue"><strong>Les enseignants appellent au dialogue</strong></h2>



<p>Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a condamné les violences et demandé le retrait immédiat des forces de sécurité du campus social. Selon l’organisation, l’université ne doit ni être assimilée à une caserne ni devenir un terrain d’expérimentation sécuritaire. Le syndicat insiste sur le caractère structurel de la crise, estimant qu’elle dépasse les seuls incidents récents pour révéler des difficultés profondes : sous-financement chronique, croissance rapide du nombre d’étudiants et insuffisance des infrastructures.</p>



<p>Les enseignants appellent à l’ouverture d’un dialogue « f<em>ranc, responsable et sans préalable </em>» entre étudiants, administration et autorités de tutelle. L’objectif, selon eux, est d’éviter une paralysie prolongée du calendrier académique et de restaurer un climat propice à l’enseignement et à la recherche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-revelatrice-de-tensions-structurelles"><strong>Une crise révélatrice de tensions structurelles</strong></h2>



<p>La situation à l’UCAD illustre des défis plus larges auxquels fait face l’enseignement supérieur public sénégalais. La massification des effectifs étudiants exerce une pression croissante sur les budgets, les logements universitaires et les services sociaux. Les crises récurrentes autour des bourses et de la restauration témoignent du rôle central de ces dispositifs dans l’équilibre social des campus.</p>



<p>Plusieurs pistes de sortie de crise sont régulièrement avancées : sécurisation du système de bourses, amélioration durable des infrastructures sociales, respect strict de la franchise universitaire et création de mécanismes permanents de concertation. Leur mise en œuvre effective sera déterminante pour rétablir la confiance entre les différents acteurs.</p>



<p>À court terme, l’évolution de la situation à l’UCAD sera scrutée de près, tant elle constitue un baromètre des tensions sociales dans un pays où la jeunesse étudiante représente une force politique et symbolique majeure.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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