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	<title>Archives des Politiques culturelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Politiques culturelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de crise </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, une conférence organisée à Bamako par l’UNESCO et ICOMOS Mali a souligné l’importance des langues nationales dans la protection et la transmission du patrimoine culturel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée chaque 18 avril, acteurs culturels, institutions et experts se sont réunis à Bamako pour réfléchir aux moyens de protéger le patrimoine culturel dans un contexte de crises sécuritaires et de mutations sociales.</em></strong></p>



<p>La rencontre s’est tenue le 18 avril au Mémorial Modibo Keita, à l’initiative de ICOMOS Mali, en partenariat avec le ministère malien chargé de la Culture et le bureau local de l’UNESCO. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, instaurée en 1983 pour sensibiliser les États et les populations à la protection du patrimoine culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traduire-le-patrimoine-pour-mieux-le-proteger"><strong>Traduire le patrimoine pour mieux le protéger</strong></h2>



<p>Pour l’édition 2026, les échanges ont porté sur un thème national original : la traduction et l’interprétation des notions liées au patrimoine culturel en Bamanankan, l’une des principales langues nationales du Mali.</p>



<p>Les participants ont débattu de l’importance de rendre accessibles les concepts liés au patrimoine dans les langues locales afin de renforcer l’appropriation par les communautés. Car, pour les organisateurs, la sauvegarde des monuments et des traditions ne peut se faire sans la participation active des populations qui en sont les gardiennes.</p>



<p>La conférence s’inscrivait également dans le thème international de la journée : «&nbsp;<em>Interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et de catastrophes&nbsp;</em>». Une problématique particulièrement sensible pour des pays comme le Mali, confrontés depuis plusieurs années à l’insécurité et à la fragilisation de certains sites culturels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-langue-et-patrimoine-un-lien-indissociable"><strong>Langue et patrimoine, un lien indissociable</strong></h2>



<p>La rencontre s’est tenue en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre, ainsi que de Ali Mohamed Sinane, chef de bureau par intérim et représentant de l’UNESCO au Mali. Ce dernier a insisté sur le rôle central des langues nationales dans la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Lorsque les notions du patrimoine sont comprises et exprimées dans les langues nationales, le patrimoine devient plus accessible, plus inclusif et mieux protégé »</em>, a-t-il déclaré, soulignant que protéger le patrimoine revient également à préserver les langues qui le transmettent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-culturel-et-politique"><strong>Un enjeu culturel et politique</strong></h2>



<p>Au-delà des débats académiques, la rencontre a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens dans la préservation de leur patrimoine culturel. Entre conflits armés, pressions climatiques et transformations sociales rapides, de nombreux sites et traditions restent vulnérables.</p>



<p>À travers cette célébration, le bureau de l’UNESCO au Mali réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités maliennes, les institutions culturelles et les communautés locales dans plusieurs domaines : la promotion des langues nationales comme vecteurs de transmission culturelle, le renforcement des capacités des acteurs du patrimoine et la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection du patrimoine matériel et immatériel.</p>



<p>Dans un pays riche d’une diversité culturelle exceptionnelle, la sauvegarde du patrimoine demeure un levier essentiel de cohésion sociale et de consolidation de la paix.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : chercheurs et autorités plaident pour la promotion des langues nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 13:21:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Conférence à Bamako sur la promotion des langues nationales et leur rôle vital dans l'éducation et la culture malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au lycée technique de Bamako, une conférence consacrée aux langues nationales a relancé le débat sur leur rôle dans la renaissance culturelle et la refondation du Mali. Chercheurs et responsables institutionnels ont plaidé pour une intégration plus forte de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques afin d’en faire un levier d’identité, de souveraineté et de transmission du savoir.</em></strong></p>



<p>La promotion des langues nationales s’impose progressivement comme un enjeu central dans le débat sur la souveraineté culturelle au Mali. À l’occasion d’une conférence organisée le 24 mars 2026 au lycée technique de Bamako, chercheurs, responsables institutionnels et acteurs du monde éducatif ont plaidé pour une valorisation accrue de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-conference-dediee-a-la-renaissance-linguistique"><strong>Une conférence dédiée à la renaissance linguistique</strong></h2>



<p>La salle de l’indépendance du Lycée technique de Bamako a accueilli cette rencontre organisée dans le cadre du programme des activités culturelles du mois de mars, parrainées par Magma Gabriel Konaté.</p>



<p>La cérémonie d’ouverture était présidée par Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.</p>



<p>L’événement était organisé par le Conseil national de transition en collaboration avec le ministère de la Culture. Placée sous le thème «&nbsp;<em>L’importance des langues dans la renaissance du Mali</em>&nbsp;», la conférence a été animée par le linguiste Mahamadi Konta, ancien agent de l’Académie malienne des langues.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-langues-nationales-un-heritage-historique"><strong>Les langues nationales, un héritage historique</strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="651" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1024x651.jpg" alt="Point de presse au lycée technique de Bamako" class="wp-image-21701" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1024x651.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-300x191.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-768x488.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-1170x744.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-585x372.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako-600x382.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Point-de-presse-au-lycee-technique-de-Bamako.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au point de presse sur les langues nationales au lycée technique de Bamako, le 24 mars 2026. ©Minitère de la Culture. </figcaption></figure>



<p>Au cours de son intervention, Mahamadi Konta a structuré son analyse autour de trois axes : la signification de la langue nationale, le rôle des langues dans l’histoire du Mali et leur place dans le Mali contemporain.</p>



<p>Selon lui, les langues nationales ont constitué pendant des siècles un vecteur central de transmission des savoirs, des valeurs et de l’organisation sociale, bien avant l’introduction des langues étrangères durant la période coloniale.</p>



<p>«&nbsp;<em>La langue n’est pas seulement un moyen de communication. Elle est aussi un instrument de mémoire et un marqueur d’identité collective</em>&nbsp;», a-t-il expliqué devant un public composé d’élèves, d’enseignants et de responsables institutionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-au-coeur-de-la-valorisation-linguistique"><strong>L’école au cœur de la valorisation linguistique</strong></h2>



<p>Le conférencier a insisté sur le rôle stratégique du système éducatif dans la promotion des langues nationales. Il estime que leur enseignement demeure encore insuffisant dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’École normale supérieure de Bamako et à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako.</p>



<p>Pour lui, renforcer leur présence dans les programmes scolaires et universitaires permettrait d’améliorer leur appropriation par les jeunes générations et de favoriser leur utilisation dans la recherche, l’administration et la production culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete-culturelle"><strong>Un enjeu de souveraineté culturelle</strong></h2>



<p>Tout en appelant à un effort accru, Mahamadi Konta a salué les initiatives des autorités maliennes visant à promouvoir les langues nationales, notamment leur reconnaissance institutionnelle. En effet, la Constitution du 22 juillet 2023 accorde une place considérable aux langues nationales qu’elle érige au statut de langues officielles pendant que le français régresse au statut de langue de travail.&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Les langues nationales sont les langues officielles du Mali. Une loi organique détermine les conditions et les modalités de leur emploi. Le français est la langue de travail. L’État peut adopter toute autre langue comme langue de travail.</em>&nbsp;», stipule l’article 31 de la Constitution du 22 juillet.&nbsp;</p>



<p>Pour plusieurs intervenants au point de presse du 24 mars dernier, ces politiques participent d’une dynamique plus large de refondation culturelle et identitaire, dans un contexte où le Mali cherche à consolider sa souveraineté et à renforcer ses fondements culturels. D’où l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027, «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>», après avoir consacré 2025, «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Au-delà de la dimension académique, la conférence a ainsi servi de plateforme de réflexion sur la place des langues nationales dans la construction d’un projet national. Les participants ont souligné que leur valorisation pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale, l’accès au savoir et la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p>Dans un pays marqué par une grande diversité linguistique, la promotion de ces langues apparaît de plus en plus comme un levier stratégique pour concilier identité, éducation et développement.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Marché éditorial africain : la croissance suffit-elle à bâtir une puissance intellectuelle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 07:28:55 +0000</pubDate>
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<p>Le marché éditorial africain progresse rapidement. Apprenez-en plus sur ses obstacles et son potentiel de revenus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Malgré une croissance rapide et un potentiel démographique considérable, l’industrie du livre sur le continent reste freinée par des obstacles structurels qui limitent sa capacité à devenir un véritable levier d’influence intellectuelle mondiale.</em></strong></p>



<p>Longtemps marginalisé dans les analyses globales de l’économie culturelle, le marché éditorial africain connaît aujourd’hui une dynamique de croissance notable. Les projections évoquaient un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 2,3 milliards de dollars en 2025, avec un rythme annuel estimé entre 12 % et 26 % jusqu’en 2030, porté notamment par l’essor du numérique et des formats dématérialisés.</p>



<p>Cette progression demeure toutefois fortement concentrée. Le segment scolaire représente environ 70 % de l’activité, dominé par quelques pôles structurés – Nigeria, Kenya, Ghana, Afrique du Sud – où les circuits de distribution sont relativement développés. À l’échelle continentale, le secteur souffre encore d’un déficit chronique d’infrastructures : librairies rares, bibliothèques insuffisantes, réseaux logistiques fragiles. Une étude récente évoque même un potentiel inexploité de 18,5 milliards de dollars, signe d’un marché loin d’avoir atteint sa maturité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-fragilites-structurelles-persistantes"><strong>Des fragilités structurelles persistantes</strong></h2>



<p>Malgré cette croissance, l’édition africaine reste peu visible sur la scène internationale. Les maisons locales sont confrontées à des coûts élevés de production, à une dépendance aux importations de papier et à un piratage endémique. Autant de facteurs qui renchérissent les prix et limitent la diffusion des ouvrages.</p>



<p>La concurrence extérieure accentue ces difficultés. Des groupes étrangers renforcent leur implantation sur le continent, tandis que certains pays, comme le Maroc dans l’espace arabophone, disposent d’un tissu éditorial plus structuré. Dans ce contexte, nombre d’éditeurs africains peinent à rivaliser en matière de distribution, de marketing et d’accès aux marchés internationaux.</p>



<p>Le numérique apparaît comme une alternative prometteuse. Plateformes d’édition en ligne, autoédition et e-books ouvrent de nouvelles perspectives, notamment dans les grandes métropoles. Mais cette transition reste freinée par une connectivité encore limitée. Moins de 40 % de la population d’Afrique subsaharienne dispose d’un accès régulier à Internet, ce qui réduit l’impact potentiel de ces innovations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-influence-intellectuelle-encore-limitee"><strong>Une influence intellectuelle encore limitée</strong></h2>



<p>La question centrale demeure celle du rayonnement. Le continent produit des auteurs mondialement reconnus, mais leur succès passe souvent par des circuits éditoriaux européens ou nord-américains. Les idées issues des maisons d’édition locales circulent encore peu hors des capitales et des milieux universitaires.</p>



<p>Sans un écosystème solide – formation professionnelle, soutien public, chaînes d’approvisionnement fiables – le risque est de voir l’Afrique rester un réservoir de talents plutôt qu’un centre de production intellectuelle autonome. Quelques initiatives publiques montrent toutefois des pistes possibles, comme des fonds de soutien nationaux ou des réformes visant à favoriser les éditeurs locaux dans les marchés éducatifs. Elles demeurent cependant isolées et insuffisantes pour transformer l’ensemble du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-leviers-d-un-changement-d-echelle"><strong>Les leviers d’un changement d’échelle</strong></h2>



<p>Plusieurs facteurs pourraient néanmoins accélérer la mutation du marché. La démographie constitue un atout majeur. D’ici 2050, on estime que 85 % des francophones du monde vivront en Afrique, ouvrant des perspectives considérables pour l’édition. Le numérique, malgré ses limites actuelles, offre également une possibilité de diffusion à grande échelle, notamment dans les pays où l’usage du mobile progresse rapidement.</p>



<p>Mais ces opportunités ne pourront être pleinement exploitées sans politiques coordonnées. Professionnalisation des métiers du livre, investissements publics, soutien à la traduction, modernisation logistique et numérisation des catalogues figurent parmi les priorités régulièrement évoquées par les acteurs du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete-culturelle"><strong>Un enjeu de souveraineté culturelle</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, l’enjeu est stratégique. Dans un monde où l’influence passe aussi par la circulation des idées, disposer d’une industrie éditoriale forte constitue un instrument de puissance culturelle. Tant que la production et la diffusion des œuvres dépendront majoritairement de structures extérieures, la voix intellectuelle du continent restera partiellement médiée.</p>



<p>Le défi n’est donc pas seulement économique. Il est politique et symbolique. Il s’agit de permettre à l’Afrique de raconter le monde depuis elle-même, avec ses langues, ses imaginaires et ses débats. La croissance actuelle montre que les bases existent. Reste à transformer cet essor en véritable souveraineté éditoriale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
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<p><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p>Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p>Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p>Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p>La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p>Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Samuel Sidibé, parrain du mois de novembre de l’Année de la Culture : « Notre diversité ne survit que si nous produisons nos propres biens culturels »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 12:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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<p>L'Année de la culture au Mali met en avant les musées et leur rôle dans la créativité et la préservation du patrimoine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La salle de conférence du Musée national du Mali a accueilli, ce jeudi 13 novembre 2025, une conférence animée par le parrain du mois de novembre de l’Année de la Culture 2025, autour du thème : «</em></strong><strong><em> Patrimoine et créativité : le rôle des musées</em></strong><strong><em> ». La rencontre s’est tenue sous la présidence du Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, représentant le ministre Mamou DAFFÉ.</em></strong></p>



<p>&nbsp;Étaient également présents le Directeur général du musée, des membres du cabinet ministériel, ainsi que de nombreux acteurs culturels venus assister à cet événement placé sous le signe de la réflexion et de l’engagement pour la culture malienne.</p>



<p>Cette conférence s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. À travers cette initiative, le gouvernement malien entend valoriser les expressions culturelles nationales, renforcer la visibilité des acteurs du secteur et inscrire la culture au cœur du développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parrain-engage-pour-une-culture-vivante"><strong>Un parrain engagé pour une culture vivante</strong></h2>



<p>Le concept de parrain ou marraine du mois, mis en œuvre par le ministère en charge de la Culture, consiste à désigner chaque mois une personnalité emblématique du monde artistique et culturel pour accompagner les événements et porter un message fort. En novembre, c’est le Dr Samuel Sidibé, ancien directeur du Musée national du Mali, qui a été choisi pour incarner cette mission.</p>



<p>Dans une intervention dense, à la fois personnelle et politique, Dr Sidibé a livré une réflexion profonde sur la place du patrimoine dans la société contemporaine. Il a souligné que le patrimoine ne doit pas être perçu comme une simple mémoire figée, mais comme une source vivante capable d’inspirer la création contemporaine. «&nbsp;<em>Le patrimoine est une source, une racine, mais si nous ne sommes pas capables de créer, de construire notre avenir, alors nous sommes en danger&nbsp;</em>», a-t-il affirmé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-creer-pour-exister-un-appel-a-l-action"><strong>Créer pour exister, un appel à l’action</strong></h2>



<p>Pour lui, la créativité est un levier essentiel pour construire une identité culturelle dynamique, capable de dialoguer avec le monde et de contribuer à l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité de replacer la création au cœur des politiques culturelles, en particulier à travers les industries créatives et les plateformes numériques.</p>



<p>Le parrain du mois a également interpellé les décideurs sur la nécessité de repenser les politiques culturelles en profondeur. Il a plaidé pour le développement de formations en design, afin de permettre aux jeunes créateurs de s’inspirer du patrimoine pour concevoir des modèles contemporains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-patrimoine-textile-et-innovation-numerique"><strong>Patrimoine textile et innovation numérique</strong></h2>



<p>Il a évoqué l’exemple du textile, secteur dans lequel le Mali dispose d’un savoir-faire reconnu, mais qui reste sous-exploité faute de structuration et d’innovation. Il a rappelé qu’un projet de défilés textiles trimestriels avait été envisagé dès 2005 au Musée national, et a appelé à sa relance comme levier de visibilité et de création.</p>



<p>Dr Sidibé a également insisté sur l’importance de produire et de diffuser des contenus culturels sur les plateformes numériques, afin de toucher les jeunes générations et de positionner le Mali dans les industries créatives mondiales. Il a souligné que la culture ne se préserve pas uniquement par la mémoire, mais surtout par l’acte de créer, de produire et de transmettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-culture-en-mouvement-un-musee-en-action"><strong>Une culture en mouvement, un musée en action</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Si nous ne créons pas, si nous ne vendons pas nos biens culturels, si nous ne les mettons pas en ligne, alors nous disparaissons</em>&nbsp;», a-t-il lancé, dans un appel vibrant à l’action. Pour lui, créer à partir du patrimoine, c’est affirmer la place du Mali dans le monde et garantir la pérennité d’une culture vivante.</p>



<p>La conférence s’est conclue sur une note d’espoir et de mobilisation. Les échanges qui ont suivi ont témoigné d’une volonté partagée de faire du patrimoine un moteur de créativité, et des musées des espaces ouverts à l’innovation. À travers cette prise de parole forte, Dr Samuel Sidibé a rappelé que l’Année de la Culture ne doit pas être une célébration figée, mais une opportunité pour repenser en profondeur les fondements de la politique culturelle malienne.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Langues africaines et édition au Mali : une richesse négligée ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/langues-africaines-et-edition-au-mali-une-richesse-negligee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Réfléchissez à la dynamique entre le français et les langues africaines et leur impact sur l'édition au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un pays où la majorité s’exprime en bambara, peul ou songhaï, l’édition reste prisonnière du français. Un paradoxe culturel et démocratique qui freine l’accès au livre et marginalise des millions de lecteurs potentiels.</em></strong> <strong><em>Toutefois, il est à noter que depuis quelques années, certaines initiatives sont en cours en vue d&rsquo;un changement de la dynamique</em></strong>. </p>



<p>Dans ce Mali polyphonique, où les langues bruissent comme les rivières du Mandé, où le bambara se mêle au peul, au songhaï, au tamasheq et au soninké, il est un silence que l’on entend à chaque coin de rue : celui des livres. Un silence d’encre et de papier. Car dans les rayons maigres de nos rares librairies, le français règne encore en maître — langue du pouvoir, de l’école, de la loi, mais rarement de l’émotion populaire. Pendant ce temps, nos langues africaines, elles, restent à la marge de l’édition. Non par incapacité, mais par abandon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-litterature-orpheline-de-ses-langues"><strong>Une littérature orpheline de ses langues</strong></h2>



<p>On aurait pu croire que l’Afrique, à l’heure des indépendances culturelles proclamées à cor et à cri, allait se réconcilier avec ses langues. Mais soixante ans après la souveraineté politique, les langues africaines — au Mali comme ailleurs — n’ont jamais conquis le droit de cité dans le monde du livre. Elles sont absentes, ou presque, des programmes scolaires, marginalisées dans les maisons d’édition, invisibles dans les grandes foires littéraires, et souvent méprisées par une élite qui rêve encore d’Académie française plutôt que d’Académie bambara.</p>



<p>Le dernier rapport de l’UNESCO sur&nbsp;<em>L’Industrie du livre en Afrique</em>&nbsp;est sans appel : au Mali, moins de 5 % des publications sont éditées en langues nationales, malgré leur usage majoritaire dans la vie quotidienne. Un paradoxe frappant, dans un pays où 80 % de la population s’exprime d’abord dans ces langues maternelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-langues-dites-locales-mais-des-idees-universelles"><strong>Des langues dites « locales », mais des idées universelles</strong></h2>



<p>Et pourtant, elles chantent, ces langues. Elles débordent de proverbes, d’humour, de sagesse ancestrale. Elles portent des récits de guerre et de paix, des contes de griots et des histoires de quartier. Elles méritent plus qu’une simple mention folklorique dans les discours ministériels.</p>



<p>Publier en bambara, ce n’est pas régionaliser la pensée, c’est l’enraciner. Traduire la Déclaration des droits de l’homme en peul, ce n’est pas la trahir, c’est l’honorer. Écrire des romans en tamasheq, c’est faire du désert un théâtre d’humanité. Les autorités de la transition ont pourtant favorisé cette tendance en officialisant les langues nationales dans la constitution de juillet 2023.&nbsp;</p>



<p>Mais le système ne suit pas. L’édition en langues africaines se heurte à une série de blocages structurels : manque de traducteurs formés (même s&rsquo;il en a, leur accessibilité constitue des blocages pour bons nombres d&rsquo;écrivains voire de maisons d&rsquo;édition), insuffisance de correcteurs compétents, quasi-inexistence d’outils typographiques adaptés, et surtout, une demande mal évaluée et souvent sous-estimée. Car l’on confond trop souvent illettrisme et analphabétisme en français. Or, lire en sa propre langue, c’est souvent lire tout court.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-miroir-d-une-politique-du-livre-absente"><strong>L’école, miroir d’une politique du livre absente</strong></h2>



<p>L’école malienne, censée être le creuset de l’émancipation linguistique, demeure accrochée au modèle hérité. Le bambara y est enseigné de façon marginale, souvent par défaut, parfois sans manuels appropriés. Les enseignants eux-mêmes ne sont pas toujours formés pour enseigner dans leur propre langue maternelle.</p>



<p>Le rapport de l’UNESCO souligne ce vide sidéral. Aucun plan national de soutien à l’édition en langues nationales n’est en vigueur. Pire encore, la majorité des manuels scolaires sont importés de France ou du Sénégal, y compris pour les programmes du primaire. L’État, qui devrait être le premier client du livre malien, se comporte comme un acheteur étranger dans sa propre maison.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-pourtant-un-espoir-numerique"><strong>Et pourtant, un espoir numérique</strong></h2>



<p>Mais tout n’est pas perdu. Car à l’ombre des géants de l’édition francophone, des poches de résistance émergent. Des jeunes auteurs publient leurs textes en bambara sur Facebook. Des associations développent des applications mobiles pour lire en peul. Des maisons comme Donniya, Jamana, Gafé ou Tombouctou s’essaient timidement à l’édition bilingue. Et le numérique pourrait rebattre les cartes, en réduisant les coûts de publication, en facilitant l’autoédition et en créant des communautés de lecteurs sur WhatsApp ou Telegram.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-culturelle-et-democratique"><strong>Une urgence culturelle et démocratique</strong></h2>



<p>Donner sa place aux langues nationales dans l’édition, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité politique. C’est reconnaître aux citoyens le droit de penser et de rêver dans la langue qu’ils aiment. C’est faire du livre un outil d’éducation populaire, pas un privilège de diplômés. C’est aussi — à l’heure de la refondation annoncée — une condition sine qua non pour que la démocratie malienne ne reste pas un dialogue entre lettrés dans une langue que la majorité ne comprend pas.</p>



<p>Alors, à quand une politique éditoriale trilingue : français, langues nationales, et pourquoi pas anglais ou arabe, qui reflèterait enfin la réalité linguistique du Mali ? À quand un prix littéraire pour les romans en bambara ? À quand une maison d’édition qui mise sur le peul comme langue de narration ? Il ne manque que la volonté. Car la richesse est là. Négligée, mais vivante.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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