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	<title>Archives des Politique nationale du livre &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>L’Afrique et ses livres : un continent qui s’écrit, mais peine à s’imprimer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 08:51:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Afrique et ses livres : un panorama essentiel sur la littérature, les défis numériques et la résilience du livre sur le continent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un rapport inédit, </em></strong><em><em><strong>« L’industrie du livre en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance »</strong>,</em></em><strong><em> l’UNESCO dresse une cartographie complète de l’industrie du livre en Afrique. Entre envolées numériques, pénuries structurelles et résilience littéraire, le continent cherche encore à faire entendre sa propre voix, sur ses propres pages.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport peut-être aride, un pavé de données et de courbes, un exercice d’experts pour autres experts. Mais celui-ci ne l’est pas. Car il parle d’un sujet brûlant de vitalité, intime et pourtant global&nbsp;: le livre en Afrique. Non pas le livre fantasmé, folklorisé ou subventionné, mais le livre tel qu’il existe — ou peine à exister — dans les rues de Bamako, les écoles d’Abidjan, les rayons clairsemés de Conakry.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-industrie-qui-murmure-a-l-oreille-du-developpement"><strong>Une industrie qui murmure à l’oreille du développement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’UNESCO publie pour la première fois une&nbsp;cartographie intégrale de l’industrie du livre dans les 54&nbsp;États africains, comme on dresse le plan d’un trésor enfoui. Le constat est sans appel&nbsp;: l’Afrique génère à peine&nbsp;5,4&nbsp;% du chiffre d’affaires mondial de l’édition, alors qu’elle représente&nbsp;près de 18&nbsp;% de la population planétaire. Autrement dit,&nbsp;le livre africain existe, mais il&nbsp;vit encore en exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le potentiel est là, immense. 7&nbsp;milliards de dollars générés en 2023, et un horizon qui pourrait frôler&nbsp;les 18,5&nbsp;milliards&nbsp;si l’édition scolaire — à elle seule évaluée à&nbsp;13&nbsp;milliards — était sérieusement investie. Mais encore faut-il que les États y croient, que les politiques sortent de la langueur règlementaire pour structurer un véritable marché du livre. À ce jour,&nbsp;seuls cinq pays africains&nbsp;(dont la Côte d’Ivoire et le Cameroun) disposent de&nbsp;lois spécifiques sur le secteur. Les autres naviguent à vue.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-livre-importe-un-lectorat-en-jachere"><strong>Un livre importé, un lectorat en jachère</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette industrie qui devrait être un bastion de souveraineté culturelle,&nbsp;l’Afrique importe l’essentiel de ses livres. En 2023, elle a déboursé&nbsp;597&nbsp;millions de dollars&nbsp;pour les acheter ailleurs… et n’en a exporté que&nbsp;81&nbsp;millions. Résultat ? Une dépendance criante, notamment envers les éditeurs français et britanniques, et une invisibilisation des&nbsp;2 000&nbsp;langues africaines, balayées par les trois hégémonies coloniales&nbsp;: anglais, français, portugais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne s’arrête pas là. Une librairie pour 116 000&nbsp;habitants,&nbsp;8 000&nbsp;bibliothèques pour tout le continent, un&nbsp;taux de TVA appliqué aux livres dans plus de la moitié des pays&nbsp;: lire devient un luxe. Et écrire, un combat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-numerique-jeunesse-et-resilience-nbsp"><strong>Numérique, jeunesse et résilience&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’Afrique n’est pas ce continent figé qu’on fantasme. Elle invente. Elle s’adapte. Des maisons d’édition comme&nbsp;NENA (Sénégal)&nbsp;ou&nbsp;Akoobooks (Ghana)&nbsp;défrichent l’édition numérique, contournent les pénuries de papier, inventent l’audio-livre en langues locales. Des écrivains publient via&nbsp;WhatsApp, des nouvelles flash s’échangent de téléphone en téléphone comme autrefois les contes au coin du feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, des jeunes — souvent formés à l’étranger — rentrent avec&nbsp;l’envie de bousculer l’ordre établi. À Dakar, à Kigali, à Lusaka, ils créent leurs propres maisons, improvisent des festivals, se battent pour faire vivre la lecture dans les marges.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-survie-culturelle-a-la-souverainete-narrative"><strong>De la survie culturelle à la souveraineté narrative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que dit ce rapport, en filigrane, c’est que le livre africain est moins en crise qu’en gestation. Il n’a pas échoué, n’a pas disparu. Il attend simplement qu’on lui donne les moyens d’exister pleinement. Que les États cessent de le voir comme un accessoire littéraire ou un produit de salon. Qu’ils en fassent une priorité stratégique. Car sans livres, pas de lecteurs ; sans lecteurs, pas de citoyens. Et sans citoyens, pas de démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une question de nostalgie, ni même de culture. C’est une question de pouvoir. <em><em><strong>«</strong></em> Ce nouveau rapport de l&rsquo;UNESCO démontre la nécessité de renforcer les politiques publiques pour le livre et la lecture afin que les histoires africaines puissent être écrites, publiées et lues. Il faut ainsi investir pour entrainer le continent dans le sillage de ses grands auteurs et de ses talents.</em> <em><em><strong>»</strong></em></em>, a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l&rsquo;UNESCO, à l&rsquo;occasion de la parution de ce rapport. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ecrire-pour-vivre-editer-pour-exister"><strong>Écrire pour vivre, éditer pour exister</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNESCO le dit à sa manière, académique, mais claire&nbsp;: le livre peut être un levier de développement durable en Afrique. À condition de structurer la filière, de former, de numériser, de traduire, de distribuer, de valoriser. Bref, à condition de croire que l’histoire d’un peuple commence&nbsp;là où il apprend à se raconter lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si l’Afrique veut cesser d’être regardée comme une matière première à exploiter ou un terrain de jeu pour ONG, elle doit investir dans sa première industrie souveraine&nbsp;: celle de la parole écrite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’un continent sans éditeurs, c’est un continent qui parle avec la voix des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Culture. Aïcha Diarra : avec Kadiatou Konaré, « un vent nouveau avait commencé à souffler », puis rien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 14:02:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[édition de livre]]></category>
		<category><![CDATA[l&#039;art et la culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Politique nationale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[séminaires émergences]]></category>
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<p>Depuis le départ de l’ex-ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Dramé Kadiatou Konaré, c’est le « retour à la case de départ » dans le domaine de l’art et de la culture, selon Aicha Diarra, écrivaine et directrice des Éditions Gafé</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aïcha Diarra, écrivaine et directrice des Éditions Gafé, déplore le manque de considération des autorités politiques maliennes au secteur de l&rsquo;art et de la culture. Après nous avoir entretenus sur son engagement associatif et littéraire, Aïcha Diarra s’est exprimée également sur l’école malienne. Elle déplore les conditions dans lesquelles les examens de fin d’année se sont tenus au Mali. Deuxième partie de l’interview accordée le mardi 24 août dernier.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: Le secteur de l’édition souffre depuis des années du manque de considération des décideurs politiques. Qu’en est-il sous cette transition ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aïcha Diarra</strong>&nbsp;: Mali. Au moment où <a href="https://www.ecowas.int/madame-kadiatou-konare-ministre-de-la-culture-de-lartisanat-et-du-tourisme-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mme&nbsp;Dramé Kadiatou Konaré</a> était à la tête du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, un vent nouveau avait commencé à souffler. Celle-ci a vraiment essayé de réorganiser les choses. Elle a même tenté de mettre en place une <a href="https://www.alliance-editeurs.org/IMG/pdf/politiques_publiques_du_livre_en_afrique_francophone_basse_def_version_finale.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">politique nationale du livre</a>. Il y a eu également des <a href="https://saheltribune.com/2e-phase-seminaire-%e2%80%89emergence%e2%80%89-kayes-kadiatou-konare-invite-synergie-action/">séminaires</a>. Elle a initié aussi des actions auxquelles les éditeurs et les écrivains du Mali ont participé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà même du secteur de l’édition, elle était très active dans d’autres domaines malgré que les moyens ne fussent pas mis à la disposition de son département. Elle était là pour l’art, la culture et le tourisme. Mais après elle, c’est la case de départ.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous faites partie des <em>« Nouvelles voix d’écrivaines francophones ». </em>Une Anthologie parut aux Éditions Regain de lecture. Pourquoi ce projet et que représente-t-il pour vous ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet a été organisé par le <a href="https://www.parlement-ecrivaines-francophones.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parlement des écrivaines francophones</a>, dont je suis membre. C’est un projet <a href="https://www.amazon.fr/Nouvelles-d%C3%A9crivaines-francophones-Marie-Rose-Abomo-Maurin/dp/2353910750" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’Anthologie</a> de ces femmes qui écrivent dans la langue française, qui essayent de libérer leur voix, de faire évoluer leurs sociétés, sensibiliser sur des questions relatives à la survie humaine et aux femmes…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au livre que j’ai publié, <em><a href="http://editionslasahelienne.net/?p=2105" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Marabouts se sont trompés</a>,</em> j’ai été retenue dans cette anthologie. Les thèmes qui sont abordés dans mon livre ont semblé vraiment importants aux yeux des initiatrices du projet. Dans cet ouvrage, j’aborde des thèmes liés à la femme, à la polygamie… En un mot, à la société malienne. Donc elles ont pensé que ces thématiques pourraient contribuer aux débats à travers le monde.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déposé la plume ou c’est seulement l’engagement associatif qui prime sur celui littéraire ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas déposé la plume et j’évolue toujours dans l’engagement associatif — mais pas comme avant. Mes multiples engagements professionnels jouent un peu sur ma vie associative, mais aussi sur ma vie d’écrivaine. Malgré cela, j’écris toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis même sur un projet d’ouvrage avec un des meilleurs agents littéraires au monde, qui a remporté plusieurs prix au niveau mondial. Je suis en train de produire, avec son accompagnement, une sorte d’autobiographique qui se fera dans un cadre assez sportif.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Il y a quelques jours, vous écriviez sur les réseaux sociaux&nbsp;: <em>« L’école malienne pondra dans quelques années des œufs qui écloront une nouvelle génération de jeunes, pire que celle de maintenant »</em>. Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La vie d’une nation est un cycle. À notre époque, même si on est toujours jeune, nos parents se plaignaient déjà de notre niveau scolaire. Ils estimaient qu’on n’a pas été bien instruit. Ils se désespéraient de notre avenir et de celui de la nation qu’ils allaient nous léguer. Aujourd’hui, la situation que nous vivons dépasse le désespoir. On est au stade zéro. L’éducation malienne est multipliée par zéro. Aucun pays au monde ne devra reconnaître les diplômes issus de ces examens de cette année [2021].</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lisez</em> o<em>u relisez la première partie&nbsp;: <a href="https://saheltribune.com/aicha-diarra-au-mali-lechec-de-la-transition-narrange-personne/">Aïcha Diarra : au Mali, « l’échec de la transition n’arrange personne »</a></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La promotion de l’écriture féminine, le combat du RFEMD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[écriture féminine]]></category>
		<category><![CDATA[lecture publique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique nationale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau des femmes écrivains du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[RFEMD]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Réseau des femmes écrivains du Mali et de la diaspora (RFEMD) a tenu la première édition de la célébration de l’écriture féminine. La cérémonie a eu lieu, samedi 24&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Réseau des femmes écrivains du Mali et de la diaspora (RFEMD) a tenu la première édition de la célébration de l’écriture féminine. La cérémonie a eu lieu, samedi 24 octobre 2020, à Azalaï hôtel Salam de Bamako. À cette occasion, la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme s’est engagée à doter le Mali d’une véritable politique nationale du livre. Plusieurs propositions ont également été faites pour la promotion de l’écriture féminine au Mali.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes souhaitent désormais s&rsquo;affirmer sur tous les plans. Eh, oui ! Pour encourager la promotion de l’écriture féminine, le Réseau des femmes écrivains du Mali et de la diaspora (RFEMD) vient de tenir sa première activité. Une activité visant à encourager les femmes à prendre la parole à travers l&rsquo;écriture.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première édition de la Célébration de l’écriture féminine a été marquée par plusieurs activités, dont des conférences, des expositions ventes, des dédicaces, de la rencontre avec les femmes photographes du Mali, de la présentation du portail Web du Réseau ainsi que de la présentation du Carrefour international du livre. Plusieurs personnalités ainsi que d’écrivains ont immortalisé cette cérémonie par leur présence.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les objectifs du Réseau</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Madame Diarra Oumou Armand, présidente du Réseau des femmes écrivains du Mali, a indiqué que cette première activité s’inscrit dans le cadre de l’atteinte des objectifs du Réseau, à savoir la promotion de l’écriture féminine. Selon l’auteure de « <em>Plume de femme, une écriture en effervescence</em> », cette cérémonie vise également à « <em>renforcer la capacité des femmes écrivaines, leur capacité de production littéraire tout en mettant en lumière leur engagement, leur apport socio-culturel dans le pays.</em> » Elle ne se limite pas, elle fait comprendre toute la place qu’occupe l’écriture dans le développement socio-politique et culturel voire éducatif d’un pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Mme&nbsp;Diarra déplore que ce secteur ait été longtemps réservé aux hommes. « <em>De l’indépendance à nos jours, les femmes sont minoritaires dans ce secteur.</em> »</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les difficultés du secteur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Rappelant l’étude réalisée par l’Organisation malienne des éditeurs du livre en 2018, « <em>Étude sur le secteur du livre</em> <em>au Mali </em>», la présidente du Réseau met le doigt sur les difficultés, dont le secteur du livre, en général, est confronté. Un fait que reconnaît également Ousmane Konaté, président de l’Union des écrivains du Mali. Celui-ci fait surtout état des difficultés sociales ainsi que financières auxquelles les écrivains se trouvent confrontés dans l’exercice de leur activité. En plus de ces difficultés d’ordre général, M. Konaté fait état de quelques obstacles au développement de l’écriture féminine au Mali dus au fait que les femmes dénoncent dans leurs écrits les facteurs de chosification dont elles sont victimes alors qu’elles sont au fondement du développement de leur pays. Parmi les difficultés, il souligne surtout, les contraintes familiales. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le thème, <em>« Femme et littérature</em> », Salimata Togora, écrivaine et membre du réseau, s’est étendue sur les difficultés de l’écriture, surtout pour une femme. « <em>Écrire n’est jamais facile surtout pour une femme malienne »</em>, a-t-elle laissé entendre. Car avant d’être écrivaine, elle est membre d’une société qui lui attribue des rôles ne lui facilitant pas la production artistique, a-t-elle précisé. Elle fait comprendre également les risques de stigmatisation que courent les femmes écrivains.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des propositions</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toutes ces difficultés en plus du manque de financement du secteur du livre par l’État, l’auteure de « <em>Dény et Dénistar suivi de Un 31 décembre</em> » demande aux femmes de produire des écrits de qualité. Il faut encourager l’édition, demande-t-elle avant de jeter des pierres dans le jardin des écrivains en les invitant à lire. Aux autorités de l’État, elle suggère l’inscription des auteurs contemporains dans les programmes scolaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, M.&nbsp;Konaté estime que « <em>si les femmes veulent être libres, elles doivent se battre. Pour se battre, il faut prendre la parole</em> ». Pour une meilleure promotion du secteur du livre, de l’écriture féminine, le président de l’Union des écrivains maliens dit compter sur la transition politique en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bintou Founé Samaké, elle a invité les écrivains à encourager la lecture dans les écoles à travers des activités littéraires dans ces espaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Madame Kadiatou Konaré a également formulé plusieurs recommandations à l’endroit des femmes écrivains. Elle leur demande de multiplier les échanges avec les femmes écrivains du monde. Aux écrivains de façon générale, elle invite au développement de la littérature enfantine, qui amènera à sonder les mythes, les contes, etc.&nbsp;; du terroir. &nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Bientôt une politique nationale du livre ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Madame la ministre Kadiatou Konaré a rappelé aux écrivaines du Mali que la bataille pour l’écriture ne sera pas facile. À l’en croire, <em>« le chemin de l’écriture pour les femmes est une route souvent sinueuse</em> ». Toutefois, elle reste persuadée qu’il s’agit d’une bataille majeure pour le Mali. Aux dires de la ministre, ladite bataille mérite d’être menée et mérite tous les accompagnements possibles. C’est pourquoi elle a pris l’engagement de faire tout son possible pour doter le Mali d’une véritable politique nationale du livre. Une politique de lecture publique sera également instaurée, s’est-elle engagée. Cela pourrait permettre aux écrivains de vivre de leur création artistique, a-t-elle espéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 1<sup>re</sup> édition a été marquée également par des remises d’attestation de reconnaissance à des précurseurs de la littérature malienne, à des écrivaines modernes, mais aussi à des écrivains engagés pour la défense des femmes. ONU FEMMES, qui est un partenaire de ce Réseau, a remis des distinctions honorifiques à quelques écrivaines.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Carrefour international du livre en mars</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie a été également l’occasion d’annoncer la prochaine activité du Réseau qui se tiendra les 10, 11, 12 et 13 mars 2021. Il s’agit du Carrefour international du livre. Un événement annuel ayant pour objectif de permettre la promotion de l’écriture féminine, de mettre en contact les écrivains, etc. Il réunira les éditeurs, les écrivains, les distributeurs autour du livre. Pour cette première édition, la publication d’un ouvrage collectif est prévue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la présidente du Réseau, cette 1<sup>re</sup> édition se veut être la continuité du combat mené par les « <em>icônes</em> », les <em>Nyéléni</em> de la littérature malienne. Elle fait comprendre que « <em>le Mali nouveau, c’est aussi les femmes ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que le Réseau des femmes écrivains du Mali est une association « <em>apolitique</em> » qui a pour objectif de créer une meilleure visibilité des œuvres des écrivains maliennes et de la diaspora à travers l’usage du numérique, a indiqué la présidente du Réseau. Outre cela, ce Réseau permettra de mettre en place un cadre d’échange entre les écrivaines du Mali et celles de la diaspora. Notons que le Réseau possède déjà son propre portail sur le net. Il est soutenu par la fondation Orange, ONU femmes, Technolab Ista, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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