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	<title>Archives des politique française en Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des politique française en Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : le discours Macron ou l&#8217;art de renverser les responsabilités</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:05:03 +0000</pubDate>
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<p>Au sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au sommet <em>Africa Forward</em> à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel. Dans cette tribune, <strong>Oumarou Fomba</strong> démonte les ressorts d’un récit politique qui cherche à transformer un échec stratégique en faute du partenaire africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Macron, dans une déclaration récente à Nairobi, a affirmé que si le Mali a demandé le départ des forces françaises, c&rsquo;est parce que le pays «&nbsp;<em>ne voulait plus se battre contre le terrorisme&nbsp;</em>». Cette formule, assénée avec la désinvolture d&rsquo;un «&nbsp;<em>no offense</em>&nbsp;», mérite d&rsquo;être soumise à l&rsquo;épreuve des faits. Car derrière la rhétorique de la rupture se cache une réalité que le président français s&#8217;emploie méthodiquement à occulter : dix ans de présence militaire française au Mali se sont soldés par un échec sécuritaire patent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La rhétorique de l&rsquo;auto-justification</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le propos central de Macron —&nbsp;<em>« Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme »</em>&nbsp;— est une reformulation fallacieuse. Les autorités maliennes de la transition n&rsquo;ont pas expulsé la France pour cesser de combattre le terrorisme. Elle a exigé le respect de ses principes de souveraineté, de non ingérences politiques françaises, et surtout le bilan cuisant de dix ans d&rsquo;opérations militaires. Ne voulant pas accepté ces conditions, la France a annoncé unilatéralement son départ. Lorsqu’elle voulaient tenter de faire demi-tour, les autorités maliennes s’étaient déjà braqués. Attribuer ce départ à une dérobade malienne, c&rsquo;est inverser les responsabilités pour masquer une défaite stratégique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="806" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png" alt="Bilan de la présence française au Mali" class="wp-image-22349" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-300x236.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-768x604.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1170x921.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-585x460.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-600x472.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png 1484w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan de la présence française au Mali. ©Graphique généré à l&rsquo;aide de l&rsquo;IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette inversion est une figure rhétorique classique : transformer l&rsquo;échec du dominant en faute du dominé. Ce n&rsquo;est pas le Mali qui a failli — c&rsquo;est la stratégie militaire française qui s&rsquo;est révélée structurellement inadaptée à la nature du conflit sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu masqué : la France n&rsquo;a pas réussi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Macron reconnaît lui-même que «&nbsp;<em>l&rsquo;actualité montre que ce n&rsquo;était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays</em>&nbsp;». C&rsquo;est une lecture intéressée : elle laisse entendre que le Mali se porte mal&nbsp;<em>à cause</em>du départ français, en occultant soigneusement que le Mali se portait déjà mal&nbsp;<em>malgré</em>&nbsp;la présence française. Le terrorisme au Sahel a explosé sous Barkhane, non après.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données sont implacables. Selon l&rsquo;ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project), les attaques jihadistes au Sahel ont été multipliées par sept entre 2016 et 2021 — en plein déploiement de l&rsquo;opération Barkhane, forte de 5 000 à 9 000 soldats. Le pic des violences a coïncidé avec le pic du dispositif militaire français. Ce seul fait devrait suffire à invalider le récit de Macron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe de la rupture de 2017</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmer que «&nbsp;<em>depuis 2017, c&rsquo;est terminé</em>&nbsp;» l&rsquo;époque du pré-carré est une fiction narrative soigneusement entretenue. Passé ce discours de rupture, qu&rsquo;a changé concrètement la France en Afrique ? Elle a maintenu ses bases militaires, ses accords de défense asymétriques, le mécanisme de la zone franc sous contrôle indirect du Trésor français, et ses réseaux diplomatiques actifs. Aucune rupture structurelle n&rsquo;a eu lieu. Seulement un changement de registre communicationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre avoir rompu avec le passé tout en maintenant exactement les mêmes structures, c&rsquo;est substituer au néocolonialisme d&rsquo;action un néocolonialisme de discours. La forme change ; le fond demeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan militaire que Macron passe sous silence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le point cardinal que le président français s&#8217;emploie à ignorer. Depuis l&rsquo;opération Serval (2013) jusqu&rsquo;au retrait de Barkhane (2022), neuf ans de présence militaire française n&rsquo;ont pas permis de neutraliser durablement les groupes armés — GSIM, JNIM, EIGS —, de sécuriser le territoire hors des grandes agglomérations, ni d&rsquo;enrayer la diffusion du terrorisme vers le Burkina Faso et le Niger. La menace s&rsquo;est étendue, les violences se sont intensifiées, et les institutions maliennes se sont fragilisées davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité n&rsquo;est pas nouvelle. Elle s&rsquo;inscrit dans un continuum historique que Macron occulte également : depuis l&rsquo;indépendance du Mali en 1960, la France n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être présente — militairement, diplomatiquement, économiquement. Et cette présence n&rsquo;a jamais empêché les crises de se succéder. La rébellion touarègue de 1990–1996, celle de 2006–2009, le coup d&rsquo;État de 2012, la progression du MNLA : toutes ces crises ont eu lieu&nbsp;<em>sous</em>&nbsp;présence française, pas en son absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question s&rsquo;impose donc avec une clarté gênante : si la présence française était la condition de la stabilité, comment expliquer soixante ans d&rsquo;instabilité répétée ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation du récit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de Macron illustre parfaitement ce que l&rsquo;on pourrait appeler la rhétorique postcoloniale de dénégation. Elle fonctionne en trois temps : affirmer la rupture avec le passé (<em>« depuis 2017 c&rsquo;est terminé »</em>), se présenter comme partenaire équitable (<em>« je crois à un partenariat équilibré »</em>), puis attribuer aux dirigeants africains la responsabilité des échecs structurellement produits par la politique française elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande de départ du Mali n&rsquo;est pas un refus de combattre le terrorisme. C&rsquo;est le rejet d&rsquo;une présence militaire étrangère qui a démontré, sur une décennie, son incapacité à résoudre le problème qu&rsquo;elle prétendait traiter — tout en aggravant les ressentiments populaires et en affaiblissant la légitimité des États hôtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le Mali souffre aujourd&rsquo;hui, personne ne le nie. Mais imputer cette souffrance au seul départ français, c&rsquo;est refuser de voir que cette souffrance existait avant, pendant, et indépendamment de la présence française. C&rsquo;est, en définitive, continuer à penser l&rsquo;Afrique comme un objet de politique étrangère plutôt que comme un sujet de son propre destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Géopolitique : les raisons de l’obsession continue de la France pour le Sahel</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:20:16 +0000</pubDate>
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<p>L'obsession de la France pour le Sahel : lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage complexe à découvrir.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris continue de suivre de près les recompositions politiques et sécuritaires de la région. Entre lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage postcolonial, le Sahel demeure pour la France un enjeu stratégique majeur.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’une décennie après le lancement de l’opération Serval puis de l’opération Barkhane, la France continue d’accorder une attention particulière au Sahel, bien qu’elle ait été poussée à la sortie par les autorités dirigeantes des pays du sahel — le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui se sont retirés de la CEDEAO et ont formé la confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région des trois frontières reste au cœur de la réflexion stratégique de la France, pour laquelle le Sahel demeure un espace clé dans la lutte contre les groupes terroriste liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, considérés comme une menace potentielle pour l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-crainte-d-une-destabilisation-de-l-afrique-de-l-ouest"><strong>La crainte d</strong><strong>’</strong><strong>une déstabilisation de l</strong><strong>’</strong><strong>Afrique de l</strong><strong>’</strong><strong>Ouest</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2013, Paris présente la bande sahélo-saharienne comme un «&nbsp;<em>front avancé</em>&nbsp;» contre le terrorisme international. Une lecture sécuritaire qui continue de structurer la politique française dans la région, même après la fin officielle de ses grandes opérations militaires, pour leur inefficacité sur ces sols africains et leur inadaptation aux enjeux des conflits qui menacent ces régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les stratèges français, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sahel. L’une des principales inquiétudes concerne l’extension des violences vers les pays du golfe de Guinée, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Ghana, dont la plupart —selon des experts sécuritaires de la région — constitueraient des bases-arrières pour les groupes terroristes. En effet, selon international Crisis group, bien que des attaques ne soient pas encore enregistrées sur le sol de ces pays du golfe, il faut comprendre que les terroristes sont bien présents puisqu’ils se retirent dans ces zones pour se reposer ou se soigner. Certains États auraient même signé des sortes de pacte de non-agression avec ces groupes afin de leur servir de refuge.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hypothèse d’une «&nbsp;<em>contagion</em>&nbsp;» terroriste transformerait une crise sahélienne en crise régionale majeure. C’est pourquoi Paris continuerait de soutenir, politiquement et diplomatiquement, les initiatives de coopération sécuritaire dans la région. Mais tout observateur averti sait que cette explication n’est que de la poudre de perlimpinpin. Car la réalité est bien tout autre. Il s’agit bien de la défense des intérêts particuliers de la France.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, c’est cet aspect du terrorisme que la France d’Emmanuel Macron refuse de dire à la face du monde. Le terrorisme — au nom duquel elle tentait de maintenir les pays du sahel sous perfusion de façon éternelle — est bien une crise entretenue et soutenue par elle. Il ne s’agit point là d’une vilaine théorie du complot, mais plutôt l’exposition des dessous d’une diplomatie erronée depuis des années. La France jouait juste au pompier pyromane depuis tous ces temps passés au chevet des pays du sahel, qui ont réussi à se réveiller finalement de leur «&nbsp;<em>sommeil dogmatique</em>&nbsp;», dans laquelle la communauté internationale les avait maintenus prisonnier.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-interets-economiques-et-energetiques-en-jeu"><strong>Des intérêts économiques et énergétiques en jeu</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel représente également un enjeu économique non négligeable pour la France. Pendant longtemps, le Niger a été l’un des principaux fournisseurs d’uranium alimentant le parc nucléaire français.&nbsp;Même si les équilibres ont évolué ces dernières années, la sécurisation des ressources stratégiques et des investissements demeure un facteur important dans l’attention portée par Paris à la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des matières premières, les entreprises françaises restent présentes dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, les télécommunications ou encore les projets de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence française dans ces États s’est souvent caractérisée, sur le plan économique, par une extraversion des richesses. Ce système a longtemps fait de ces pays de grands producteurs de matières premières, mais rarement des acteurs de leur transformation. Ainsi, plus ils produisent, plus ils semblent s’appauvrir et exprimer le besoin d’aide humanitaire. Paradoxalement, ces aides proviennent souvent des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, exportées à l’état brut, puis transformées ailleurs avant d’être réintroduites sous forme d’assistance ou revendues à un coût plus élevé. Cette dynamique explique aussi la multiplication des ONG, notamment françaises et de leurs partenaires, intervenant dans le domaine humanitaire pour porter assistance à des populations confrontées à une pauvreté que certains estiment structurellement entretenue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ils ont fait de nos pays des consommateurs et non des producteurs&nbsp;</em>», déplorait le président malien de la transition, le général Assimi Goïta, tout en expliquant que leur engagement sur la voie de la souveraineté économique en vue de faire sortir le pays de cette spirale. Dans une interview accordée aux médias nationaux et internationaux à l’occasion du 1<sup>er</sup>anniversaire de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le 2 avril 2026, le président du Faso, le captaine Ibrahim Traoré exhortait les journalistes à une fouille sur les activités réeelles des ONG dans les pays du sahel. Aussi expliquait-il la raison fondamentale de la politique du consommé local et du soutien aux petites entreprises évoluant dans ce secteur. Le but est de diminuer les exportations tout en encourgeant la production locale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce propos, une réflexion de Platon vient à l’esprit, notamment sa célèbre métaphore du berger, utilisée pour définir la justice et le rôle du dirigeant. Selon le philosophe grec, le berger doit agir pour le bien de son troupeau et non pour son propre intérêt ; autrement, il cesse d’être un véritable berger pour devenir un simple mercenaire. Appliquée au contexte de notre réflexion, cette métaphore conduit à considérer que la présence française au Sahel a davantage servi les intérêts stratégiques de la France que ceux des États et des populations de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-postcolonial-difficile-a-depasser"><strong>Un héritage postcolonial difficile à dépasser</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension migratoire joue également un rôle central. Pour la France et l’Union européenne, la stabilité du Sahel est souvent associée à la gestion des flux migratoires vers l’Europe.&nbsp;Dans cette logique, la région est devenue un espace stratégique de coopération avec les États africains pour tenter de contrôler les routes migratoires reliant l’Afrique subsaharienne à la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire pèse lourd dans la relation entre la France et le Sahel. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger faisaient autrefois partie de l’empire colonial français. Cet héritage explique en partie la densité des liens militaires, linguistiques et économiques qui se sont maintenus après les indépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette histoire nourrit aussi une défiance croissante. Dans plusieurs capitales sahéliennes, la présence française se traduit par la perpétuation d’une forme d’ingérence ou de néocolonialisme, hérités de la période coloniale, restent un sujet de débat depuis les indépendances des années 1960. Dans la vie politique de ces États, la main invisible de la France a longtemps été dénoncée, notamment lors de certains processus électoraux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux coups d’État survenus dans la région sont également attribués, par certains observateurs, à l’influence de Paris, accusé d’avoir soutenu ou facilité des changements de régime lorsque l’orientation politique de certains dirigeants ne correspondait plus à ses intérêts stratégiques. Cette perception renvoie à plusieurs épisodes de l’histoire politique africaine, notamment le renversement de Modibo Keïta au Mali en 1968, les tensions avec la Guinée de Sékou Touré après l’indépendance, ou encore l’intervention internationale en 2011 en Libye, qui s’est soldée par la mort de Mouammar Kadhafi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rivalite-geopolitique-accrue"><strong>Une rivalité géopolitique accrue</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La présence française dans la région s’est également heurtée ces dernières années à la montée en puissance d’autres acteurs internationaux. La Russie, la Turquie ou encore la Chine renforcent leurs partenariats sécuritaires, économiques ou diplomatiques avec les États sahéliens.&nbsp;Pour Paris, cette recomposition géopolitique représente un défi majeur. La perte d’influence dans certains pays du Sahel est souvent analysée comme un recul stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel est aussi devenu un enjeu de crédibilité pour la diplomatie française. La France a longtemps été le principal moteur de la mobilisation internationale dans la région, notamment en cherchant à impliquer ses partenaires européens dans la gestion de la crise sécuritaire — souvent pour ses propres intérêts. Car certains observateurs rapportent que des financements étaient débloqués, notamment pour le G5 Sahel, sans qu’ils atteignent les pays sahéliens, censés être pourtant les véritables bénéficiaires.&nbsp;Mais si elle venait à reconnaître un échec total dans le dossier sahélien, cela pourrait fragiliser son rôle de puissance d’initiative sur d’autres dossiers internationaux. C’est pourquoi elle tente tous les voies et moyens pour revenir dans ces États.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-inertie-de-l-appareil-politico-militaire"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>inertie de l</strong><strong>’</strong><strong>appareil politico-militaire</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des années, les opérations au Sahel ont profondément marqué l’appareil militaire et diplomatique français. De nombreux responsables ont construit leur expérience et leur légitimité sur ces engagements. Cette réalité institutionnelle contribue à maintenir la région au cœur des priorités stratégiques françaises, même après la réduction drastique de la présence militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs centres de recherche et ONG soulignent un décalage entre les objectifs affichés par Paris — stabilisation, développement, lutte contre le terrorisme — et les résultats obtenus sur le terrain. La France peine encore à redéfinir complètement sa stratégie africaine, restant en partie prisonnière des cadres d’analyse forgés au début des années 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des considérations sécuritaires ou économiques, le Sahel est devenu un symbole. L’évolution de la situation dans la région constitue une preuve palpable de l’échec de la France. Là où elle a échoué, ces États, en s’appuyant sur leurs propres forces armées, réussissent à instaurer la paix et la stabilité, en moins de temps.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une partie de la classe politique et stratégique française, abandonner totalement le théâtre sahélien reviendrait à accepter un recul de son influence mondiale. Malgré les ruptures diplomatiques avec plusieurs capitales sahéliennes, le Sahel continue donc d’occuper une place centrale dans les discours et les stratégies de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au-delà du ressentiment : ce que l’Afrique demande vraiment à la France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 07:25:23 +0000</pubDate>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Stratégie militaire : Paris revoit sa copie en Afrique avec des bases allégées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 14:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[approche militaire]]></category>
		<category><![CDATA[politique française en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La France réajuste sa stratégie militaire en Afrique pour maintenir son influence tout en répondant aux critiques locales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La France revoit sa présence en Afrique avec une nouvelle stratégie militaire plus discrète et allégée, discutée lors d’un Conseil de défense. Objectif&nbsp;: maintenir son influence en s’adaptant aux critiques locales et en privilégiant un partenariat plus souple avec les pays hôtes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France réunit son Conseil de défense pour redéfinir sa stratégie en Afrique ? Tiens donc, on dirait que l’époque des grandes emprises militaires et des bases à perte de vue commence à sentir la naphtaline. L’Élysée, probablement fatigué des coups de gueule contre la présence française en Afrique, cherche à réajuster son tir. La mission est claire&nbsp;: sauver les apparences, rester présent tout en prenant un profil bas, histoire de ne pas froisser les susceptibilités locales. Et pour cela, qui de mieux qu’un envoyé spécial, Jean-Marie Bockel, pour pondre un rapport et nous expliquer la nouvelle recette ? Une stratégie « <em>allégée</em> », agile et réactive, qu’ils disent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut reconnaître que l’approche est habile. On nous parle de « <em>détachements de liaison interarmées </em>» (DLIA), de petits groupes de soldats français, une centaine à peine, qui seront là pour accueillir les forces africaines, organiser des exercices, former les troupes locales. Ah, la belle idée de la coopération discrète, celle qui n’expose plus trop les couleurs françaises sur le terrain. Un peu comme un invité qui sait qu’il n’est plus le bienvenu, mais qui cherche quand même à s’inviter au buffet sans se faire remarquer. Fini les grosses bases qui s’imposent, vive les petits détachements temporaires, modulables à souhait !</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-se-rendre-invisible-tout-en-restant-present"><strong>L’art de se rendre invisible tout en restant présent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retournement de situation, présenté comme un geste de bonne volonté et de respect de la souveraineté des pays africains, ressemble plutôt à une manœuvre de contorsionniste. On a compris la leçon à l’Élysée&nbsp;: mieux vaut adopter le profil bas plutôt que d’assumer frontalement la présence militaire française, souvent critiquée, voire honnie par les populations locales. Qui se souvient des slogans « <em>France dégage</em> » résonnant dans les rues de Bamako, du Niger ou de Ouagadougou ? Voilà, la solution est là&nbsp;: il faut se faire tout petit, s’effacer un peu, et se montrer sous un nouveau jour, celui du partenaire discret qui agit en coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que cette stratégie n’est pas dénuée de bon sens. Avec les récentes révoltes anti-françaises, les drapeaux tricolores brûlés et les accusations de néocolonialisme, il devenait urgent de changer de braquet. Le fait de passer sous le radar, en envoyant des petits groupes qui ne seront là qu’en appui et en formation, permet de continuer à tirer les ficelles tout en évitant de se prendre les éclats des critiques. La France reste présente, mais elle se camoufle, elle se fait « <em>partenaire humble</em> », comme pour effacer le souvenir des interventions passées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-ou-un-simple-coup-de-com"><strong>La fin d’un modèle ou un simple coup de com ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certains diront que cette nouvelle philosophie est le signe d’une évolution, d’un respect accru de la souveraineté africaine. Peut-être. Mais il est difficile de ne pas y voir une stratégie de replis calculée, où l’on abandonne les grandes infrastructures pour mieux revenir par la petite porte. Les pays africains, fatigués de cette omniprésence française, accueilleront-ils ce changement avec un certain soulagement, comme on accepte la politesse d’un invité qui annonce son départ après s’être incrusté un peu trop longtemps. Mais derrière ces sourires diplomatiques, la méfiance reste palpable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, est-ce vraiment la fin du modèle d’intervention à la française en Afrique ? Ces détachements de liaison, ces bases allégées, n’est-ce pas simplement une façon plus subtile de garder le pied dans la porte ? On réduit le dispositif, on change le vocabulaire, mais au final, la présence demeure. Comme un magicien qui vous dit de regarder sa main droite pendant que la gauche continue à agir, la France réinvente sa manière de se positionner en Afrique, mais l’objectif reste le même&nbsp;: maintenir son influence, tout en évitant d’attirer trop l’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, l’Élysée peut bien nous présenter cette nouvelle stratégie comme une preuve de modernité et d’adaptation aux contextes locaux, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout d’une manière de sauver les apparences. La France reste en Afrique, oui, mais elle le fait en douceur, avec un sourire de façade et la promesse d’un « <em>partenariat</em> » qui se veut respectueux. Une nouvelle danse diplomatique, en somme, pour continuer à jouer sur la scène africaine sans se faire chahuter par le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Younouss&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Repenser la politique française en Afrique : un rapport de l’IFRI met en lumière les erreurs stratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 07:16:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport de l'IFRI]]></category>
		<category><![CDATA[repenser la politique française]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Découvrez le rapport critique sur la politique française en Afrique, analysant les échecs récents dans le Sahel et proposant des opportunités de réajustement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En avril 2024, Alain Antil et Thierry Vircoulon ont publié un rapport critique sur la politique française en Afrique, analysant les échecs récents dans le Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso, et au Niger. Ce document, présenté sous l’égide de l’IFRI (Institut français des relations internationales), souligne la nécessité urgente de repenser les relations françaises avec ces nations, en mettant en lumière les erreurs stratégiques et les opportunités de réajustement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport publié en avril 2024 par Alain Antil et Thierry Vircoulon, intitulé « <em>Après l’échec sahélien, repenser le logiciel de la politique française en Afrique</em> », offre une analyse critique et approfondie de la récente rupture dans les relations entre la France et trois pays clés du Sahel&nbsp;: le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette fracture représente un tournant majeur, avec des répercussions profondes non seulement pour les relations bilatérales, mais aussi pour la présence et la politique française en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-paternalisme-desuet-et-une-influence-neocoloniale">Un paternalisme désuet et une influence néocoloniale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs mettent en lumière une série de facteurs ayant conduit à ce que beaucoup considèrent comme un échec de la politique française dans la région. Le retrait des troupes françaises, après des années de lutte contre les groupes djihadistes aux côtés des armées locales, symbolise cette rupture. La crise, selon Antil et Vircoulon, reflète un désaccord fondamental sur la nature du conflit et la méthode de sa gestion, soulignant des différences d’approche qui ont exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport critique sévèrement la manière dont la France a souvent géré ses relations avec ses anciennes colonies, perçues par beaucoup comme marquées par un paternalisme désuet et une influence néocoloniale. Cette perception, combinée à la politique française souvent restrictive en matière de visas et à l’ingérence perçue dans les affaires internes, a alimenté un sentiment anti-français dans plusieurs capitales du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconsiderer-son-approche-et-redefinir-ses-interets">Reconsidérer son approche et redéfinir ses intérêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antil et Vircoulon notent que la rupture a poussé les pays concernés à chercher de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie, ce qui témoigne d’une volonté de diversifier leurs alliances et de réduire leur dépendance vis-à-vis de la France. Cette orientation vers de nouveaux alliés représente un défi stratégique significatif pour la France, qui doit maintenant reconsidérer son approche et redéfinir ses intérêts dans une région en mutation rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leurs recommandations, les auteurs suggèrent que la France doit aborder ses contradictions internes et revoir sa stratégie pour être en phase avec les réalités contemporaines de l’Afrique. Ils appellent à un abandon du paternalisme et à une réelle évaluation des intérêts français, en prenant en compte non seulement les aspects sécuritaires, mais aussi le développement économique et social, clés de stabilité et de partenariats mutuellement bénéfiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-son-logiciel-de-relations-internationales">Repenser son « <em>logiciel</em> » de relations internationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les opérations militaires ne peuvent remplacer une politique plus globale qui prendrait en compte les aspirations des populations locales</em> », affirme Antil dans une interview. Vircoulon, de son côté, souligne l’importance d’une « <em>approche plus humaine et moins sécuritaire</em> » dans la gestion des relations avec les pays africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport représente donc un appel à une profonde introspection de la politique française en Afrique. Il invite la France à repenser son « <em>logiciel</em> » de relations internationales, en mettant en avant la nécessité d’une politique qui respecte davantage la souveraineté et les choix politiques des pays africains, tout en cherchant à être un partenaire plutôt qu’un acteur dominant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de ce rapport ne sont pas juste un constat d’échec, mais aussi une opportunité de réforme pour la France. Elles montrent clairement que les temps ont changé et que les anciennes méthodes ne sont plus viables dans un monde où les pays africains aspirent à plus d’autonomie et de respect sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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