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	<title>Archives des politique étrangère &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des politique étrangère &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali change de cap en retirant sa reconnaissance à la RASD. Découvrez les enjeux de cette décision stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.</p>



<p>La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-doctrine-decoloniale-au-paradigme-souverainiste"><strong>De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste</strong></h3>



<p>Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.</p>



<p>Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-securitaires-comparables"><strong>Des trajectoires sécuritaires comparables</strong></h3>



<p>Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.</p>



<p>Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-acteur-cle-aux-positions-ambivalentes"><strong>L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes</strong></h3>



<p>Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.</p>



<p>Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-alignee-sur-les-priorites-internes"><strong>Une diplomatie alignée sur les priorités internes</strong></h3>



<p>En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.</p>



<p>Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-cartographie-des-rapports-de-puissance"><strong>Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance</strong></h3>



<p>Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.</p>



<p>Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le réalisme diplomatique du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:09:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux diplomatiques liés au Mali-Maroc et les décisions sur la reconnaissance de la RASD dans un contexte géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.</em></strong></p>



<p>Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defendre-pour-les-autres-ce-qu-on-exige-pour-nous-memes-nbsp"><strong>Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.</p>



<p>Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.</p>



<p>Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-solide-malgre-les-turbulences-historiques-nbsp"><strong>Un partenariat solide malgré les turbulences historiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.</p>



<p>Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une «&nbsp;<em>exception malienne</em>&nbsp;» dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.</p>



<p>Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epoque-des-alignements-automatiques-est-revolue-nbsp"><strong>L’époque des alignements automatiques est révolue&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.</p>



<p>En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.</p>



<p>Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi le Mali retire-t-il sa reconnaissance de la RASD ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 14:31:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les répercussions du retrait de la reconnaissance de la Sahara occidental par le Mali et son impact sur les relations avec le Maroc.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une déclaration, rendue publique ce vendredi 10 avril 2026 par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Gouvernement du Mali a annoncé une décision diplomatique majeure : le retrait de la reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD). Ce choix s’inscrit dans une volonté de réorienter la politique étrangère du Mali et de renforcer ses relations stratégiques avec le Royaume du Maroc.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le texte officiel rappelle que le Mali et le Maroc entretiennent des liens historiques et fraternels, fondés sur l’amitié sincère, le respect mutuel et une solidarité agissante. Ces relations, consolidées au fil des décennies, ont permis aux deux pays de coopérer dans divers cadres bilatéraux et multilatéraux. La déclaration souligne que cette proximité diplomatique constitue désormais un socle stratégique, renforcé par des initiatives communes dans les instances internationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-diplomatique-avec-la-rasd-nbsp"><strong>Une rupture diplomatique avec la RASD&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans cette dynamique, Bamako salue la tenue prochaine de la Commission mixte de coopération à Bamako avant la fin de l’année 2026. Ce rendez-vous est présenté comme une étape clé pour approfondir les relations stratégiques entre les deux pays. Il illustre la volonté partagée de donner un nouvel élan à la coopération, en explorant des domaines variés tels que l’économie, la culture, la sécurité et le développement, au bénéfice des deux peuples.&nbsp;</p>



<p>Le Mali exprime sa reconnaissance au Royaume du Maroc et rend hommage à la vision progressiste et humaniste du Roi Mohammed VI. Le texte met en avant les attentions fraternelles dont le Mali a bénéficié, ainsi que le soutien constant du Maroc en faveur de la stabilité et de l’intégrité territoriale du Mali. Cette reconnaissance s’inscrit dans une logique de consolidation de l’unité nationale sous le leadership du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahara-au-centre-des-debats"><strong>Le Sahara au centre des débats</strong></h2>



<p>Concernant la question du Sahara, le Mali réaffirme son appui aux efforts de l’ONU et aux actions de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. La déclaration cite la Résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité comme cadre de référence. Bamako se positionne ainsi dans une logique de respect du droit international, tout en soutenant les initiatives visant à une solution pacifique et durable de ce différend régional.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le gouvernement malien insiste sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, qu’il considère comme la seule base sérieuse et crédible pour résoudre la question du Sahara. Selon Bamako, une véritable autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste. Cette position marque un tournant diplomatique, en alignant le Mali sur la vision défendue par Rabat et en s’éloignant de la reconnaissance antérieure accordée à la RASD.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retrait-de-la-reconnaissance-de-la-rasd-nbsp"><strong>Le retrait de la reconnaissance de la RASD&nbsp;</strong></h2>



<p>La décision de retirer la reconnaissance de la RASD est présentée comme le résultat d’une analyse approfondie des enjeux régionaux. Le Mali estime que ce dossier a un impact direct sur la paix et la sécurité sous-régionales. En rompant avec sa position antérieure, Bamako entend privilégier une approche pragmatique, axée sur la stabilité et la cohérence diplomatique, tout en renforçant son rapprochement stratégique avec le Maroc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, le Mali réitère son engagement à poursuivre ses efforts en faveur de la paix et de la sécurité internationales. Le document conclut sur une note de responsabilité et de coopération, affirmant la détermination du pays à contribuer activement à la stabilité régionale. Cette déclaration, en mettant en avant la rupture avec la RASD, marque une étape importante dans la redéfinition des alliances et des orientations stratégiques du Mali sur la scène internationale.</p>



<p>Al’issue d’une audience que lui a accordé, ce vendredi 10 avril 2026, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la coopération Africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Nasser Bourita a remercié le Président malien de la Transition, le général Assimi Goïta, au nom de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,&nbsp;&nbsp;pour la «&nbsp;<em>décision historique du Mali de retirer sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent … », le président Goïta face aux diplomates </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 20:29:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président Goïta s'exprime devant le corps diplomatique pour redéfinir la doctrine stratégique du Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et l’érosion du multilatéralisme, les autorités maliennes de la Transition affichent une ligne claire : souveraineté stratégique, diversification des partenariats et refondation de l’État. Un cap assumé, réaffirmé lors des échanges de voeux du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avec les diplomates accrédités à Bamako, le 10 février 2026. Le chef de l’Etat éclaire la vision internationale et intérieure du pouvoir.</em></strong></p>



<p>Face au corps diplomatique réuni au palais de Koulouba, les autorités maliennes ont posé les fondements d’une doctrine désormais assumée : le Mali entend entretenir des relations avec tous les partenaires qui respectent ses choix stratégiques et ses intérêts vitaux. Dans un environnement international instable, marqué par des crises économiques, des conflits et des rivalités d’influence, le pays affirme avoir choisi « <em>la dignité, le respect et la liberté de ses décisions </em>».</p>



<p>Cette orientation s’accompagne d’une diversification assumée des alliances et d’un dialogue renforcé avec plusieurs États et organisations internationales. Pour Bamako, l’augmentation des accréditations diplomatiques constitue un signal d’intérêt renouvelé pour le Mali et pour l’espace confédéral sahélien auquel il appartient. La coopération reste ouverte, mais sur une base redéfinie, sans tutelle ni conditionnalité politique. «&nbsp;<em>Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent dans le respect de ses principes&nbsp;</em>», a affirmé le président de la transition.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-priorite-nationale-et-legitimite-strategique"><strong>Sécurité : priorité nationale et légitimité stratégique</strong></h2>



<p>Sur le plan sécuritaire, les autorités mettent en avant les progrès attribués à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité. Engagées dans une guerre asymétrique qualifiée de longue et complexe, elles ont, selon le discours du président de la transition, à renforcer la protection des populations et à favoriser le retour progressif de l’État dans plusieurs zones.</p>



<p>Cette approche insiste sur une vision élargie de la victoire : non seulement militaire, mais aussi sociale. L’accès à l’école, aux soins, à la justice et aux activités économiques est présenté comme l’indicateur réel du succès sécuritaire. Cette doctrine s’inscrit dans une stratégie régionale incarnée par la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), décrite comme une réponse endogène, coordonnée et crédible aux défis communs. «&nbsp;<em>Le Sahel a besoin de sincérité, de constance, et d’actions concrètes. Il n’a besoin ni d’analyses ni de recettes toutes faites. Il a besoin de partenariats justes, d’un soutien respectueux, et d’une compréhension lucide des causes profondes de l’instabilité.&nbsp;</em>», a expliqué le général Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-information"><strong>La bataille de l’information</strong></h2>



<p>Autre front assumé : celui de la communication. Les autorités dénoncent des campagnes de désinformation qu’elles attribuent à des acteurs étrangers cherchant à fragiliser les pays sahéliens. Face à ces pressions, elles affirment privilégier cohésion nationale, transparence institutionnelle et accès à une information fiable, considérés comme des remparts contre les tentatives de déstabilisation. «&nbsp;<em>Nous ne céderons ni à la peur, ni à la confusion. Nous opposerons aux récits fabriqués la vérité des faits, et aux tentatives de division l’unité de la Nation.&nbsp;</em>», a indiqué le chef de l’Etat.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des enjeux extérieurs, la Transition met en avant un vaste chantier de transformation interne. Refonder l’État signifie, selon ses dirigeants, renforcer la justice, moderniser l’administration, lutter contre la corruption et restaurer la confiance entre gouvernants et citoyens. Cette ambition s’inscrit dans deux cadres stratégiques majeurs : la vision nationale à long terme horizon 2063 et la Stratégie pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.</p>



<p>Dans cette perspective, l’investissement dans le capital humain est présenté comme prioritaire. Jeunesse, éducation, santé et valeurs civiques sont désignées comme les piliers d’une souveraineté durable. L’annonce de l’« <em>année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027</em> » illustre cette volonté de placer la formation et l’identité culturelle au cœur du projet national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-l-autonomie-economique"><strong>Cap sur l’autonomie économique</strong></h2>



<p>Sur le terrain économique, la ligne directrice est celle de solutions endogènes. Les autorités entendent valoriser davantage les ressources nationales, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et progresser vers la souveraineté énergétique. Les investissements étrangers restent bienvenus, à condition qu’ils créent des emplois, respectent les règles nationales et favorisent le transfert de compétences.</p>



<p>Cette politique vise à rompre avec les modèles de dépendance jugés inefficaces par le pouvoir actuel. Le Mali affirme ainsi vouloir accueillir des partenaires bâtisseurs plutôt que prescripteurs, inscrivant sa stratégie dans une logique de coopération équilibrée.</p>



<p>Malgré cette réorientation, Bamako réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international : respect de l’intégrité territoriale, non-ingérence et règlement pacifique des différends. Les autorités saluent les initiatives de dialogue engagées avec plusieurs partenaires et assurent ne fermer aucune porte, pourvu que les relations reposent sur le respect mutuel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Washington renoue avec la géopolitique du muscle : le Nigeria, nouveau pivot africain du retour américain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:33:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p> La livraison de matériel militaire au Nigeria marque un tournant pour les États-Unis en Afrique. En savoir plus sur cette opération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Moins d’un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump redéploie les États-Unis sur le continent africain. La livraison de matériel militaire au Nigeria et les frappes aériennes menées dans le nord du pays traduisent un repositionnement stratégique plus large, où Washington cherche à regagner du terrain face aux puissances montantes que sont la Russie et la Chine.</em></strong></p>



<p>Le 13 janvier 2026, l’Africom, le commandement des États-Unis pour l’Afrique, a confirmé la livraison de fournitures militaires « <em>essentielles</em> » aux forces nigérianes à Abuja. Une aide présentée comme un « <em>soutien aux opérations de sécurité en cours </em>» contre les groupes armés terroristes. La déclaration, sobre dans la forme, s’inscrit pourtant dans une offensive diplomatique et militaire plus vaste : celle d’un Washington décidé à redevenir un acteur central de la sécurité africaine après plusieurs années de retrait.</p>



<p>Car depuis la reprise du pouvoir par Donald Trump, en janvier 2025, la politique africaine de Washington a été repensée autour d’un axe double : sécurité et influence. Officiellement, il s’agit d’aider les États africains à « <em>combattre le terrorisme et à protéger les chrétiens persécutés </em>». Officieusement, c’est un moyen de reprendre pied sur un continent où les alliances se redessinent à grande vitesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nigeria-nouvel-allie-de-premiere-ligne"><strong>Le Nigeria, nouvel allié de première ligne</strong></h2>



<p>Cette réactivation du partenariat militaire avec Abuja n’est pas anodine. Le Nigeria, première puissance démographique et économique du continent, reste un partenaire historique des États-Unis, bien que leurs relations aient connu des tensions sous la présidence Buhari.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu, les discussions sécuritaires se sont accélérées. L’accord de défense révisé début janvier 2026 prévoit un partage accru du renseignement, l’appui de drones américains de surveillance et la formation de plusieurs unités nigérianes aux opérations anti-insurrectionnelles. En toile de fond, Washington veut éviter que le Nigeria, comme le Sahel, ne bascule davantage vers l’influence russe, qui a trouvé au Mali, au Niger et au Burkina Faso un terrain politique favorable à son implantation.</p>



<p>Les frappes du 25 décembre 2025, menées par des drones américains MQ-9 Reaper dans la forêt de Bauni, dans l’État de Sokoto (nord-ouest), symbolisent ce nouveau niveau d’engagement. Officiellement dirigées contre des combattants affiliés à l’État islamique, elles ont marqué le retour effectif des opérations militaires américaines directes sur le sol africain — un fait inédit depuis la fermeture de certaines bases en 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trump-la-diplomatie-de-la-foi-et-le-jeu-de-puissance"><strong>Trump, la « diplomatie de la foi » et le jeu de puissance</strong></h2>



<p>Dans le style qui lui est propre, Donald Trump a justifié cette intensification par des considérations morales et religieuses. En octobre 2025, il accusait les autorités nigérianes de « <em>laxisme</em> » face à un prétendu « <em>génocide des chrétiens </em>» — une affirmation largement démentie par Abuja et les observateurs indépendants.</p>



<p>Mais au-delà du discours, cette rhétorique sert une stratégie claire : mobiliser la base évangélique américaine, tout en légitimant une présence militaire accrue sur un continent perçu comme essentiel à la nouvelle compétition mondiale. En relançant les programmes d’assistance militaire, Trump fait du Nigeria un levier pour contrer à la fois l’influence russe au Sahel et l’expansion économique chinoise en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-repositionnement-global"><strong>Un repositionnement global</strong></h2>



<p>Le repositionnement américain au Nigeria ne s’inscrit pas en vase clos. Il fait partie d’un virage global observé depuis la réélection de Trump : désengagement partiel d’Europe et du Moyen-Orient, recentrage sur l’Asie et l’Afrique. Les annonces successives — retrait de certaines organisations internationales, réduction du soutien militaire à l’Ukraine, et création d’une « <em>nouvelle flotte africaine </em>» rattachée à l’US Navy — confirment une vision : l’Afrique devient un nouveau front de la rivalité des grandes puissances.</p>



<p>Dans cette optique, Abuja sert de tête de pont à la réaffirmation américaine, après la perte d’influence en Afrique francophone. Là où Moscou a consolidé l’Alliance des États du Sahel (AES) et où Pékin renforce ses positions économiques, Washington choisit une approche plus sélective, en s’appuyant sur des alliés régionaux stratégiques. Le Nigeria à l’ouest, le Kenya à l’est, et l’Afrique du Sud comme pivot diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-carte-des-alliances-africaines"><strong>Vers une nouvelle carte des alliances africaines</strong></h2>



<p>Cette stratégie n’est toutefois pas sans risques. Si le gouvernement nigérian se félicite du « <em>renforcement de la coopération sécuritaire </em>», certains observateurs à Abuja redoutent une ingérence croissante. D’autres s’interrogent sur la légalité des frappes américaines sur le sol nigérian, menées sans validation publique du Parlement.</p>



<p>Mais du point de vue américain, le pari est clair : plutôt investir dans des partenariats bilatéraux solides que dans des coalitions multilatérales jugées inefficaces, comme l’ONU ou l’Union africaine.</p>



<p>En soutenant militairement le Nigeria, les États-Unis réinvestissent un espace africain en recomposition rapide. La coopération de l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) s’articule autour de Moscou, tandis que les puissances du Golfe — notamment les Émirats et l’Arabie saoudite — accroissent leur influence économique. Dans ce contexte, la manœuvre de Washington traduit un réalignement du rapport de forces mondial, où le continent africain redevient un enjeu stratégique majeur.</p>



<p>L’Afrique n’est plus seulement perçue comme un terrain d’aide au développement, mais comme un théâtre de compétition géopolitique globale, entre influence, ressources et sécurité. Et dans ce jeu de puissances, le Nigeria s’impose, une fois encore, comme le pivot incontournable de la stratégie américaine en Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali–États-Unis : Le Mali suspend l’entrée des Américains, mais épargne diplomates, athlètes et résidents permanents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 23:28:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La suspension d'entrée des ressortissants américains au Mali marque un tournant dans les relations diplomatiques entre les deux pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En réponse aux restrictions imposées par Washington à ses ressortissants, Bamako applique à son tour le principe de réciprocité. L’entrée des citoyens américains sur le territoire malien est désormais suspendue, à l’exception des diplomates, des sportifs et des résidents permanents. Une mesure ferme mais nuancée, symbole d’un nouvel équilibre diplomatique entre les deux pays.</em></strong></p>



<p><br>Les relations déjà fragiles entre le Mali et les États-Unis connaissent une nouvelle zone de turbulence. En réponse à la décision américaine de restreindre davantage l’accès à son territoire pour les ressortissants maliens, Bamako a annoncé la suspension, « <em>jusqu’à nouvel ordre </em>», de l’entrée des citoyens américains sur le sol malien. Une mesure justifiée par le « <em>principe de réciprocité </em>» et qui confirme la volonté des autorités maliennes de défendre leur souveraineté diplomatique face à ce qu’elles qualifient de décisions « <em>unilatérales et injustifiées </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-americaine-jugee-nbsp-injuste-et-sans-concertation-nbsp"><strong>Une décision américaine jugée «&nbsp;injuste et sans concertation&nbsp;»</strong></h2>



<p>Le 16 décembre 2025, Washington a annoncé un durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis pour plusieurs pays, dont le Mali, invoquant des « <em>raisons sécuritaires</em> ». Dans son communiqué du 30 décembre, le ministère malien des Affaires étrangères a dit « <em>prendre acte</em> » de cette décision tout en déplorant qu’elle ait été prise « <em>sans la moindre concertation préalable</em> ». Le gouvernement malien a dénoncé un prétexte sécuritaire « <em>en contradiction avec les réalités du terrain </em>» et y voit une mesure « <em>dont la motivation est à rechercher ailleurs </em>».</p>



<p>Cette première réaction posait les bases d’une riposte diplomatique ferme : le Mali appliquerait « <em>les mêmes conditions et exigences</em> » aux ressortissants américains, en application du principe de réciprocité consacré par le droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entree-suspendue-pour-les-americains-avec-de-rares-exceptions"><strong>Entrée suspendue pour les Américains, avec de rares exceptions</strong></h2>



<p>Dans un second communiqué daté du 2 janvier 2026, le ministère des Affaires étrangères a précisé les modalités d’application de cette mesure. L’entrée des ressortissants américains est désormais « <em>totalement suspendue </em>», sauf pour trois catégories :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les citoyens américains résidant de manière permanente au Mali ;</li>



<li>les détenteurs de visas valides ;</li>



<li>certaines catégories spécifiques, notamment les diplomates, athlètes ou personnalités dont la présence sert « l<em>es intérêts de la République du Mali </em>».</li>
</ul>



<p>Le gouvernement précise que la mesure « <em>fera l’objet d’une évaluation appropriée</em> » et que toute évolution sera rendue publique « <em>par les voies habituelles </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-de-souverainete-affirmee"><strong>Une diplomatie de souveraineté affirmée</strong></h2>



<p>Cette décision s’inscrit dans la continuité de la ligne diplomatique du Mali depuis 2021, fondée sur l’affirmation de la souveraineté nationale et la reconfiguration de ses alliances. Après le départ des forces françaises, la rupture progressive avec les partenaires occidentaux et le rapprochement stratégique avec la Russie, Bamako affiche une constance : ne plus subir les injonctions extérieures.&nbsp;</p>



<p>À travers cette mesure de réciprocité, le gouvernement malien rappelle que les relations internationales doivent se fonder sur le respect mutuel et l’égalité souveraine des États.</p>



<p>Ce nouvel épisode intervient dans un contexte régional marqué par le recentrage stratégique des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Niger et Burkina Faso — qui prônent une diplomatie affranchie de la tutelle occidentale.&nbsp;</p>



<p>Dans l’attente d’une réaction officielle de la Maison Blanche, la décision malienne confirme l’ancrage d’un nouveau rapport de forces diplomatique dans le Sahel : celui de nations qui entendent parler d’égal à égal avec les grandes puissances.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macron en Afrique : la tournée de la dernière chance </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 14:25:02 +0000</pubDate>
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<p>La tournée africaine de Macron vise à redéfinir la présence française en Afrique. Quelles implications cette stratégie aura-t-elle ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En quatre escales soigneusement choisies — Maurice, Afrique du Sud, Gabon et Angola — Emmanuel Macron tente une opération de séduction à grande échelle sur un continent où la France n’a jamais été aussi contestée. Chassée du Sahel, marginalisée par Moscou, Pékin et Ankara, Paris cherche à se réinventer. Plus d’arrogance postcoloniale, place à une diplomatie du réalisme, économique et symbolique. Une tournée de la dernière chance pour sauver l’influence française dans une Afrique en pleine recomposition.</em></strong></p>



<p>Sous le soleil austral de novembre, Emmanuel Macron s’envole à nouveau vers l’Afrique. L’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Angola : quatre escales, quatre scènes pour un président en quête de rédemption diplomatique. Entre le 20 et le 24 novembre 2025, l’Élysée déploie sa diplomatie du rattrapage — ou, pour les plus sceptiques, de la séduction — à un moment où la France est plus contestée que jamais sur le continent. Le temps n’est plus à la Françafrique, mais à la survie d’un lien stratégique malmené, érodé par les revers militaires, les ruptures politiques et le désamour populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-la-france-en-exil-de-son-ancien-empire"><strong>L’ombre du Sahel : la France en exil de son ancien empire</strong></h2>



<p>Le décor est planté : un Sahel désormais fermé à la France, un axe Bamako–Ouagadougou–Niamey fédéré dans une Confédération des États du Sahel (AES) qui a tourné la page de Barkhane et de ses promesses déçues. Le départ des troupes françaises du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, a signé la fin d’un cycle : celui d’une puissance européenne persuadée d’être indispensable. L’Afrique, elle, s’est réinventée — ou du moins, cherche à le faire — en s’appuyant sur d’autres partenaires, plus discrets mais souvent plus efficaces : la Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats.</p>



<p>Dans ce vide laissé par Paris, Moscou a avancé ses pions, drapé dans le costume du libérateur anticolonial. Les drapeaux tricolores ont disparu des capitales sahéliennes, remplacés par des slogans appelant à la souveraineté totale. Les Français, eux, ont compris que leur «<em> pré carré </em>» n’en était plus un. Et Macron, lucide ou résigné, se tourne désormais vers d’autres horizons — l’Afrique anglophone, l’océan Indien, les économies émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-reconquerir-l-influence-perdue"><strong>Une tournée pour reconquérir l’influence perdue</strong></h2>



<p>De Moka à Luanda, le président français entend redéfinir les termes du partenariat : fini la tutelle, place à la coopération économique. Le message est clair — la France ne viendra plus « <em>donner des leçons</em> », mais « <em>signer des contrats </em>».</p>



<p>À Maurice, il mise sur la croissance et la stabilité d’une île carrefour entre l’Afrique et l’Asie. En Afrique du Sud, il participera au G20 de Johannesburg, cherchant à se présenter comme le visage européen d’un partenariat équitable. Au Gabon, il tentera de renouer les fils avec Brice Oligui Nguema, le général devenu président après la chute de la dynastie Bongo, symbole d’une époque que Paris dit vouloir oublier. Quant à l’Angola, elle devient la pièce maîtresse du puzzle : riche en pétrole et en minerais critiques, elle attire les convoitises de l’Europe post-carbone — et Macron espère y arrimer le programme « <em>Global Gateway </em>», le contrepoids européen aux « <em>Nouvelles Routes de la Soie</em> » chinoises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seduire-sans-dominer-la-nouvelle-grammaire-francaise"><strong>Séduire sans dominer : la nouvelle grammaire française</strong></h2>



<p>Le temps est aux « <em>partenariats horizontaux </em>», à la diplomatie économique et culturelle. Le discours est rodé : « <em>Nous voulons être un partenaire, pas un tuteur </em>». Mais dans les chancelleries africaines, on écoute avec un sourire prudent. Car au Sahel, l’ombre du passé est longue. Les mots de Macron à Ouagadougou en 2017, promettant une ère nouvelle entre la France et l’Afrique, résonnent aujourd’hui avec une ironie amère.</p>



<p>Cette tournée, que l’Élysée présente comme une « <em>redéfinition des relations</em> », ressemble surtout à une opération de reconquête symbolique. Il ne s’agit plus de sauver une influence perdue, mais d’éviter qu’elle ne disparaisse complètement. Le président français avance comme un funambule : entre l’arrogance du passé et la nécessité d’un nouveau ton, entre la nostalgie des drapeaux tricolores et l’obligation de composer avec les puissances émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-en-recomposition-une-france-en-repositionnement"><strong>Un continent en recomposition, une France en repositionnement</strong></h2>



<p>L’Afrique de 2025 n’est plus celle des bases militaires et des discours de coopération. Elle est celle des corridors commerciaux sino-africains, des accords de défense russo-sahéliens, et des ambitions énergétiques des pays du Golfe. Dans ce nouveau jeu, la France cherche désespérément sa place.</p>



<p>Macron, plus que ses prédécesseurs, a compris que l’avenir africain se joue désormais loin des vieilles capitales francophones. Mais le pari est risqué. Il faudra convaincre des partenaires qui n’ont ni la mémoire affective ni la dette historique envers Paris. L’île Maurice et l’Angola n’ont jamais été des colonies françaises — et c’est peut-être là, paradoxalement, que se trouve la chance du renouveau : un dialogue sans ressentiment, un commerce sans culpabilité.</p>



<p>La tournée africaine d’Emmanuel Macron n’est pas celle d’un conquérant, mais d’un survivant. L’ère de la Françafrique est révolue, celle de la France-afrique économique commence — avec humilité, contrainte et réalisme.</p>



<p>À travers ce voyage, Paris tente de montrer qu’elle reste un acteur crédible dans un continent où la géopolitique se redessine sans elle. Mais au fond, ce périple a la saveur d’un mea culpa : celui d’une puissance qui, après avoir trop longtemps cru parler au nom de l’Afrique, cherche aujourd’hui à simplement lui parler.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nouvelle exigence américaine pour les visas B-1/B-2 : Bamako instaure la réciprocité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 11:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Tout savoir sur la Visa d'entrée au Mali : nouvelles conditions de caution imposées par les États-Unis pour les voyages d'affaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien, à travers le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a réagi à la mise en œuvre par les États-Unis d’un programme pilote de caution de visa imposé aux ressortissants maliens.</em></strong></p>



<p>Dans un communiqué rendu public ce dimanche 12 octobre 2025, le ministère indique avoir pris connaissance de la décision américaine, qui prévoit, à compter du 23 octobre 2025, le versement d’une caution de cinq mille (5 000) ou dix mille (10 000) dollars américains, soit environ 3,05 à 6,1 millions de francs CFA, pour les demandeurs maliens de visa de type B-1/B-2, destinés aux voyages d’affaires ou de tourisme.</p>



<p>Tout en prenant acte de cette mesure, le gouvernement malien déplore la décision unilatérale des autorités américaines, estimant qu’elle contrevient aux dispositions de l’accord bilatéral relatif à l’institution d’un visa de longue durée à entrées multiples, conclu entre les deux pays et entré en vigueur le 14 avril 2005.</p>



<p>En vertu du principe de réciprocité, le Mali a décidé d’instaurer un programme de visa identique. Les ressortissants américains se verront désormais appliquer les mêmes conditions et exigences que celles imposées aux citoyens maliens pour l’obtention d’un visa d’entrée.</p>



<p>Le communiqué rappelle également que le Mali a toujours collaboré avec les États-Unis dans la lutte contre l’immigration irrégulière, dans le respect du droit et de la dignité humaine.</p>



<p>Enfin, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale réaffirme l’engagement du gouvernement du Mali à promouvoir des relations de coopération fructueuses avec les États-Unis d’Amérique, fondées sur le dialogue et le respect mutuel.</p>



<p>‎<strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : huit membres d’une ONG arrêtés pour espionnage, dont deux Français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 21:48:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Huit membres d'une ONG au Burkina Faso ont été arrêtés pour espionnage. En savoir plus sur cette affaire controversée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les autorités burkinabè accusent l’organisation INSO de collecter des informations sensibles au profit de puissances étrangères.</em></strong><em>&nbsp;<strong>Huit membres de l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO), dont deux ressortissants français, ont été arrêtés au Burkina Faso pour « espionnage ». L’annonce a été faite mardi 7 octobre par le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana. Selon ce dernier, l’organisation « collectait et fournissait à des puissances étrangères des informations sécuritaires sensibles pouvant être préjudiciables à la sécurité nationale ».</strong></em></p>



<p>Parmi les personnes interpellées figurent le directeur pays de l’ONG, un Français, son adjointe franco-sénégalaise, le directeur général adjoint tchèque, un ressortissant malien ainsi que quatre employés burkinabè. Ces arrestations interviennent dans un contexte de tension croissante entre Ouagadougou et plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, que les autorités de la transition du Faso accusent régulièrement d’ingérence.</p>



<p>INSO, basée à La Haye (Pays-Bas), se présente comme une organisation à but non lucratif fournissant des analyses sécuritaires aux ONG humanitaires opérant dans des zones de conflit. Cependant, fin juillet, ses activités avaient été suspendues au Burkina Faso pour une durée de trois mois. À l’époque, les autorités lui reprochaient déjà la «&nbsp;<em>collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable&nbsp;</em>». Malgré cette suspension, certains responsables auraient poursuivi des activités jugées illégales, conduisant à leur arrestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-activites-clandestines-malgre-la-suspension"><strong>Des activités clandestines malgré la suspension</strong></h2>



<p>Selon le ministre Mahamadou Sana, INSO aurait continué à organiser des&nbsp;<em>« réunions en présentiel et en ligne</em>&nbsp;», en violation de la mesure de suspension prononcée le 31 juillet. Il a affirmé que le directeur général adjoint de l’organisation, basé à La Haye, s’était même rendu à Ouagadougou le 8 septembre pour coordonner des activités sur place.&nbsp;</p>



<p>Les autorités affirment que ces initiatives visaient à «&nbsp;<em>collecter et transmettre des informations sécuritaires sensibles à des puissances étrangères&nbsp;</em>», sans préciser lesquelles. Les dates exactes des arrestations n’ont pas été rendues publiques, mais les responsables burkinabè assurent que les huit personnes sont actuellement détenues et entendues par les services compétents. De son côté, l’ONG n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. INSO, active dans plusieurs pays sahéliens, revendique depuis sa création un rôle d’appui aux acteurs humanitaires pour renforcer leur sécurité et leurs capacités d’analyse dans des zones instables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-de-mefiance-envers-les-ong-etrangeres"><strong>Un climat de méfiance envers les ONG étrangères</strong></h2>



<p>Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de durcissement notable de la politique du Burkina Faso envers les organisations internationales et les partenaires occidentaux. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2022, plusieurs ONG ont été suspendues ou interdites d’activité dans le pays.<br>Entre juin et juillet derniers, les autorités burkinabè ont ainsi révoqué l’autorisation d’exercer de 21 ONG et suspendu dix autres pour une durée de trois mois. Les motifs invoqués sont souvent liés à des «&nbsp;<em>manquements aux obligations légales</em>&nbsp;» ou à des «&nbsp;<em>atteintes à la souveraineté nationale&nbsp;</em>».<br>Cette méfiance s’étend également aux diplomates et aux ressortissants étrangers. En 2023, le gouvernement avait exigé le départ des troupes françaises engagées dans la lutte antiterroriste et expulsé plusieurs diplomates français. Quatre fonctionnaires français, accusés d’espionnage, avaient été détenus pendant un an avant leur libération en décembre 2024, à la suite d’une médiation menée par le Maroc.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-d-autonomisation-securitaire-au-sein-de-l-aes"><strong>Une stratégie d’autonomisation sécuritaire au sein de l’AES</strong></h2>



<p>Les autorités burkinabè justifie leur approche par la volonté de «&nbsp;<em>recouvrer la pleine souveraineté</em>&nbsp;» et de réduire la dépendance envers l’étranger dans la lutte contre le terrorisme. Le Burkina Faso, tout comme le Mali et le Niger, fait face à des violences djihadistes persistantes qui touchent de vastes zones rurales et entraînent des milliers de déplacés.</p>



<p>Ces trois pays sahéliens, désormais gouvernés par des régimes militaires, ont décidé de renforcer leur coopération en créant l’Alliance des États du Sahel (AES<strong>)</strong>, une confédération visant à mutualiser leurs efforts de défense et de développement. Cette alliance traduit aussi leur rapprochement politique et stratégique, marqué par une rupture progressive avec les puissances occidentales et un rapprochement accru avec des partenaires comme la Russie.</p>



<p>À la fin de l’année 2024, le Niger avait lui aussi révoqué l’autorisation d’exercer d’INSO sur son territoire, accusant l’organisation d’activités contraires à la sécurité nationale. Au Mali, un ressortissant français est d’ailleurs détenu depuis août 2025, accusé de travailler pour les services de renseignement français des accusations que Paris juge «&nbsp;<em>sans fondement</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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