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	<title>Archives des politique culturelle Mali | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des politique culturelle Mali | Sahel Tribune</title>
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		<title>De Bamako à Dioïla : comment la Transition décentralise sa politique culturelle au Mali</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:44:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, la 5e cérémonie du BUMDA met en lumière une politique culturelle portée par la Transition malienne, entre soutien aux artistes, solidarité sociale et affirmation d’une souveraineté culturelle nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako, une quarantaine de créateurs maliens ont été honorés jeudi lors de la 5e cérémonie d&rsquo;hommage aux sociétaires du BUMDA. Un rituel annuel devenu symbole d&rsquo;une politique culturelle que les autorités de la Transition entendent ériger en pilier de la souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décor est rodé. Chaque année depuis 2022, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ se pare de ses plus beaux atours pour accueillir la cérémonie d&rsquo;hommage aux sociétaires du Bureau Malien du Droit d&rsquo;Auteur (BUMDA). Jeudi 21 mai 2026, la 5e édition s&rsquo;est tenue dans cette même salle symbolique, sous la présidence du ministre de l&rsquo;Artisanat et de la Culture, Mamou Daffé, entouré d&rsquo;autorités politiques, coutumières et d&rsquo;acteurs du monde culturel malien. Une quarantaine de créateurs — auteurs-compositeurs, comédiens, musiciens — ont été honorés pour leur contribution au rayonnement artistique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel est désormais bien huilé : attestations de reconnaissance, trophées, mais aussi vivres et moutons distribués aux bénéficiaires. Pour bénéficier de ces actions sociales, il faut être sociétaire du BUMDA, être une personne âgée ou être atteint d&rsquo;une maladie. Un critère qui dit beaucoup sur la réalité de la condition artistique au Mali : derrière la solennité de la cérémonie, c&rsquo;est souvent la précarité des créateurs que ces gestes cherchent à compenser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une tradition née sous la Transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le BUMDA organise depuis quatre ans une cérémonie d&rsquo;actions sociales et de promotion culturelle à l&rsquo;endroit de certains de ses sociétaires. La première édition remonte donc à 2022, soit peu après l&rsquo;installation des autorités maliennes de la transition au pouvoir. Le BUMDA est un service public créé en 1978 et rattaché à la Direction Nationale des Arts et de la Culture. Pendant des décennies, il s&rsquo;est surtout consacré à la gestion des droits d&rsquo;auteur, sans développer ce volet d&rsquo;actions sociales désormais mis en avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de braquet est significatif. Le ministre Daffé a insisté sur l&rsquo;importance de célébrer les hommes et femmes de culture, qui ont consacré leur vie à la promotion des arts et de la musique malienne, précisant que «&nbsp;<em>cette dynamique s&rsquo;inscrit pleinement dans la vision du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, qui nous a exhortés à renforcer la solidarité sociale pour protéger l&rsquo;ensemble du Mali&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 5e édition est placée sous le thème «&nbsp;<em>Droit d&rsquo;auteur et éducation : bâtir l&rsquo;avenir par la valorisation des créateurs&nbsp;</em>» — un intitulé qui illustre le glissement progressif de ces cérémonies, d&rsquo;un geste de solidarité vers une affirmation politique plus large. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre de l&rsquo;Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture 2026-2027, décrétée par le général Goïta, qui fait de la culture «&nbsp;<em>un pilier du développement endogène et de la dignité des créateurs maliens&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décentralisation culturelle, nouveau leitmotiv</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des remises de prix, la soirée a été marquée par un geste qui sort de l&rsquo;ordinaire : la remise de matériels d&rsquo;orchestre à la région de Dioïla, en appui au Baniko Jazz, au nom du Président de la Transition. Ce n&rsquo;est pas la première fois que ce type de dotation accompagne la cérémonie du BUMDA. En 2025, la 4e édition avait été notamment marquée par la remise d&rsquo;un lot important de matériel à l&rsquo;Orchestre Mystère Jazz de Tombouctou, une formation emblématique appelée à jouer un rôle de premier plan lors de la Biennale Artistique et Culturelle du Mali. L&rsquo;année précédente, c&rsquo;est l&rsquo;orchestre Kanaga de Mopti qui avait bénéficié d&rsquo;une dotation en matériels, et un hommage avait été rendu à feu Sory Bamba, le maestro de cet orchestre emblématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patron de région en 2026 est Dioïla — moins célèbre que Tombouctou ou Mopti, mais qui traduit la même logique : diffuser la politique culturelle au-delà de Bamako, donner des preuves concrètes d&rsquo;une décentralisation que les autorités placent au cœur de leur discours depuis 2021. La cérémonie a aussi confirmé que la prochaine Biennale Artistique et Culturelle se tiendra en 2027 à Bougouni, ville du sud du pays, dans cette même dynamique de rééquilibrage territorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de «&nbsp;<em>souveraineté culturelle</em>&nbsp;», martelée jeudi par le ministre Daffé, n&rsquo;est pas anodine dans le contexte malien. Depuis la rupture avec la France et le départ des forces Barkhane, de la Minusma et de Takuba, les autorités de la Transition ont largement misé sur un nationalisme culturel pour la renaissance de l’âme malienne. Valoriser les artistes maliens, doter les orchestres régionaux, proclamer une Année de la Culture puis une Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture — tout cela participe d&rsquo;un même récit : le Mali se réapproprie son destin, y compris par ses créateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali réforme la propriété littéraire et artistique pour valoriser ses créateurs</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali adopte une ordonnance sur la propriété littéraire et artistique afin de renforcer la protection des auteurs, structurer le secteur culturel et promouvoir la propriété intellectuelle comme levier de développement économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de transformation économique et culturelle. Réuni le 23 avril 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a été informé d’une série d’initiatives visant à renforcer la propriété intellectuelle et à structurer davantage le secteur culturel. Entre la visite du directeur général de Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’adoption d’une nouvelle ordonnance sur la propriété littéraire et artistique, les autorités affichent leur ambition de faire de la créativité un levier de souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 14 au 17 avril 2026, le Mali a accueilli le directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle pour une visite officielle marquée par plusieurs activités destinées à dynamiser le système national de propriété intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération renforcée avec l’OAPI</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme figuraient notamment l’inauguration d’un Centre de documentation et d’information sur la propriété intellectuelle ainsi que la remise officielle du certificat d’enregistrement en indication géographique protégée du Bogolan fini, tissu traditionnel emblématique du Mali. Cette reconnaissance vise à protéger et valoriser ce savoir-faire artisanal sur les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission a également permis de lancer un projet consacré à la production et à la commercialisation à grande échelle de médicaments traditionnels améliorés, une initiative destinée à promouvoir les ressources thérapeutiques locales tout en renforçant leur encadrement scientifique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation de l’OAPI a enfin été reçue par le Premier ministre malien, signe de l’importance accordée par les autorités à la propriété intellectuelle comme instrument de compétitivité et de création de valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nouvelle ordonnance pour les droits d’auteur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 avril 2026, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a organisé un point d’information consacré à la nouvelle ordonnance régissant la propriété littéraire et artistique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adoptée le 10 avril 2026, cette ordonnance vise à moderniser la protection des œuvres et à mieux structurer l’économie culturelle. Elle a été présentée devant un large public d’artistes et de représentants des organisations culturelles, en présence du ministre de l’Artisanat et de la Culture Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, ce texte constitue une avancée majeure dans la reconnaissance des droits des créateurs et la professionnalisation du secteur culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme portée par le BUMDA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général du Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA), Yaya Sinayoko, a détaillé les principales innovations de la réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi elles figure notamment le mécanisme de rémunération pour copie privée, destiné à compenser l’usage d’œuvres culturelles par les consommateurs à travers divers supports technologiques. Ce dispositif devrait permettre d’améliorer les revenus des artistes et des ayants droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable du BUMDA a également appelé à la mobilisation de plusieurs institutions pour assurer l’application effective de la réforme, notamment l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP), la Haute Autorité de la Communication ainsi que les services des douanes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les artistes saluent une réforme attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurs culturels présents à la rencontre ont accueilli favorablement cette nouvelle ordonnance, longtemps réclamée par le secteur artistique malien. Plusieurs intervenants ont salué les efforts des autorités de transition et le rôle du ministre Mamou Daffé dans l’aboutissement de cette réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le gouvernement, cette évolution législative s’inscrit dans la dynamique du «&nbsp;<em>Mali Koura</em>&nbsp;», la vision politique portée par la transition visant à renforcer la souveraineté économique et culturelle du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cette ordonnance ouvre une nouvelle ère pour la culture malienne&nbsp;</em>», a déclaré le ministre, estimant qu’elle permettra de mieux protéger la création artistique et d’en faire un véritable moteur de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>11è session du FAIC : 203 millions CFA pour soutenir la création et les festivals  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:40:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration souligne l'importance du cinéma malien pour l'identité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La salle de réunion du département en charge de la Culture a abrité, ce mardi 17 mars 2026, la 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique. L’événement s’est déroulé sous la présidence du Secrétaire général du ministère, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre Mamou Daffé, en présence de la Directrice générale du Fonds, Koné Mariam Maïga ainsi que l’ensemble des administrateurs.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette session a marqué une étape importante dans la gouvernance culturelle du pays. Le représentant du ministre a rappelé que le cinéma malien, malgré ses difficultés, demeure un secteur stratégique pour l’identité nationale et le rayonnement du Mali. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la structuration de l’industrie cinématographique et de mobiliser davantage de moyens pour soutenir les créateurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrateurs ont été invités à examiner avec attention les documents soumis à leur appréciation. L’objectif était de dégager des perspectives concrètes pour l’année 2026, en tenant compte des défis persistants liés au financement, à la formation et à la professionnalisation des métiers du cinéma. Le Secrétaire général a exhorté les participants à proposer des initiatives ambitieuses et réalistes. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poids-des-chiffres-dans-la-relance"><strong>Le poids des chiffres dans la relance</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secrétaire général Diarra a, dans son intervention, mis en avant les chiffres clés de l’exercice en cours. Le budget prévisionnel du Fonds pour 2026 est fixé à 203 millions de francs CFA, soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Cette progression traduit la volonté des autorités de renforcer les moyens financiers alloués au cinéma et à l’audiovisuel, malgré un contexte économique contraignant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce budget permettra de soutenir la programmation des appels à projets, d’appuyer les festivals nationaux et de renforcer les capacités des professionnels du secteur. Le Secrétaire général a souligné que ces ressources doivent être utilisées de manière optimale afin de garantir un impact réel sur la production cinématographique. « <em>Nous devons transformer chaque franc investi en opportunité pour nos créateurs. Chaque projet soutenu doit contribuer à bâtir une industrie solide </em>», a-t-il affirmé.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-culture-et-education-un-tandem-necessaire"><strong>Culture et éducation, un tandem nécessaire</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a rappelé que les acquis de l’Année de la Culture 2025 constituent désormais une base solide pour les années 2026 et 2027, décrétées Année de l’Éducation et de la Culture par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita. Cette initiative vise à refonder l’école, renforcer le capital humain et valoriser la culture comme pilier de l’identité nationale et de la souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant du ministre Daffé a insisté sur l’importance de la synergie entre culture et éducation. Selon lui, le cinéma doit être intégré dans cette vision globale, car il constitue un outil pédagogique et un vecteur de cohésion sociale. Le FAIC, en tant qu’instrument de financement, doit accompagner cette ambition en soutenant des projets qui allient créativité et utilité sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-industrie-cinematographique-solide"><strong>Vers une industrie cinématographique solide</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrateurs présents ont été exhortés à projeter des initiatives concrètes et innovantes. Le Secrétaire général a rappelé que le Fonds doit impérativement se relever de ses difficultés passées pour mieux répondre aux besoins des professionnels du cinéma. « <em>Le cinéma malien doit redevenir une fierté nationale et un moteur de développement. Nous avons le devoir de lui donner les moyens de son essor </em>», a-t-il martelé devant les participants.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La session a également permis de mettre en avant le rôle du FAIC comme levier de modernisation et de valorisation du cinéma malien. Les administrateurs ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie avec la direction du Fonds et le ministère pour bâtir une industrie cinématographique solide, capable de contribuer à la vitalité culturelle du Mali et à son rayonnement au-delà des frontières. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du FAIC s’est déroulée dans un climat de responsabilité et d’engagement. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une gestion rigoureuse, d’initiatives ambitieuses et d’un accompagnement financier accru pour relancer le cinéma malien. Les perspectives ouvertes par cette rencontre traduisent une volonté commune de donner un nouveau souffle à l’industrie cinématographique nationale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Culture Mali : 37 acteurs de l’artisanat, du tourisme et des arts décorés au CICB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 18:38:55 +0000</pubDate>
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<p>13 mars 2026 : le Mali honore 37 acteurs culturels avec des décorations, mettant en avant leur impact sur la culture nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte où la culture est appelée à jouer un rôle stratégique dans l’affirmation de l’identité nationale et le développement économique, le Mali a distingué plusieurs acteurs majeurs de l’artisanat, de la création artistique et du tourisme, le 13 mars 2026. Réunis à Bamako, artistes, artisans et professionnels du secteur ont reçu des décorations nationales, symbole d’une reconnaissance officielle pour leur contribution au rayonnement culturel du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, la reconnaissance nationale a pris des airs de célébration culturelle, alors que la période 2026-2027 est décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». Réunis dans la Salle des banquets du Centre international de conférences de Bamako, artistes, artisans et professionnels du tourisme ont été distingués pour leur contribution au rayonnement culturel du Mali. À travers ces décorations, les autorités entendent valoriser des secteurs jugés essentiels pour l’identité nationale et le développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence du Grand Chancelier des Ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Gueye, la cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités du monde culturel, ainsi que des professionnels de ces secteurs clés de la vie économique et sociale malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trente-sept-distinctions-pour-saluer-le-merite"><strong>Trente-sept distinctions pour saluer le mérite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, trente-sept distinctions honorifiques ont été décernées à des femmes et des hommes reconnus pour leur engagement dans la promotion de la culture, de l’artisanat et du tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces distinctions figurent cinq Médailles de Chevalier de l’Ordre national du Mali, sept Étoiles d’argent du Mérite national avec effigie « <em>Lion debout </em>», ainsi que vingt-cinq Médailles des Arts et de la Culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décorations viennent saluer des parcours souvent marqués par des années de travail discret au service de la création artistique, de la transmission des savoir-faire artisanaux et de la valorisation du patrimoine culturel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, il s’agit aussi d’envoyer un signal fort à l’ensemble des acteurs de ces filières, longtemps considérées comme secondaires dans les politiques publiques, mais qui occupent aujourd’hui une place croissante dans la stratégie de développement du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-qui-encourage"><strong>« Une reconnaissance qui encourage »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom des récipiendaires, le cinéaste Salif Traoré a exprimé la gratitude et la fierté des décorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, cette distinction constitue non seulement une reconnaissance du travail accompli, mais également une source de motivation supplémentaire pour poursuivre les efforts en faveur du rayonnement culturel du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette marque de confiance nous encourage à continuer à porter haut les couleurs de notre pays à travers la création et la valorisation de notre patrimoine </em>», a-t-il déclaré devant l’assistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valoriser-les-secteurs-culturels"><strong>Valoriser les secteurs culturels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le ministre Mamou Daffé a salué l’engagement et la persévérance des récipiendaires. Il a surtout rappelé que ces distinctions traduisent la volonté des plus hautes autorités du pays de mettre à l’honneur les femmes et les hommes qui contribuent au développement culturel et touristique du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Daffé, ces secteurs représentent à la fois un levier économique et un pilier identitaire, dans un pays où les traditions artistiques, les métiers d’art et le patrimoine culturel occupent une place centrale dans la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de reconnaissance et de promotion des acteurs culturels, considérés comme des ambassadeurs du Mali sur la scène nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, les autorités misent de plus en plus sur la culture, l’artisanat et le tourisme comme vecteurs de résilience, de cohésion sociale et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>2026-2027, Année de l’éducation et de la culture : le parrain Magma Gabriel Konaté insiste sur la refondation des mentalités </title>
		<link>https://saheltribune.com/2026-2027-annee-de-leducation-et-de-la-culture-le-parrain-magma-gabriel-konate-insiste-sur-la-refondation-des-mentalites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:54:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Année de l’éducation et de la culture 2026-2027]]></category>
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<p>La conférence Faso Sifinso au CAMM-BFK traite de la refondation des mentalités pour une culture renouvelée au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK) de Bamako a abrité, le jeudi 12 mars 2026, la première conférence Faso Sifinso « La case des valeurs » animée par le parrain des activités culturelles du mois de mars de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 décrétée par  le Général d’Armée Assimi Goita, Président malien de la Transition. L’événement, placé sous la présidence de M. Salia Malé, chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Il représentait le ministre Mamou Daffé.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a rassemblé un public composé de membres du CNT, d’acteurs culturels, ainsi que d’élèves et étudiants de l’INA et du CAMM-BFK. Le thème retenu, « <em>Éducation et renaissance culturelle</em> », a servi de fil conducteur pour des échanges riches et porteurs de réflexion.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rendez-vous-inaugural-pour-la-culture"><strong>Un rendez-vous inaugural pour la culture</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faso Sifinso se présente comme une initiative socio-éducative visant à créer un espace de débat sur les valeurs fondamentales de la société malienne. Sa mission est de contribuer à la formation d’un citoyen nouveau, enraciné dans ses traditions mais ouvert aux évolutions contemporaines. À travers ses activités, il ambitionne de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir un modèle éducatif adapté aux réalités locales et aux défis mondiaux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont mis en lumière la vision communautaire de l’éducation traditionnelle au Mali. Les intervenants ont rappelé que « <em>l’enfant est le fils de quelqu’un mais il est l’enfant de toute la communauté </em>», soulignant l’importance du partage, de l’acceptation et de la solidarité. Cette conception collective de l’éducation, héritée des pratiques ancestrales, demeure un socle essentiel pour la cohésion sociale et la transmission des valeurs.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-valeurs-ancestrales-au-coeur-du-debat"><strong>Les valeurs ancestrales au cœur du débat</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, M. Magma Gabriel Konaté a insisté sur la structuration ancienne de l’éducation en cycles de sept ans. De la naissance à sept ans, l’enfant était sous la protection maternelle, puis entrait dans une phase d’apprentissage collectif. Ce processus se poursuivait jusqu’à quarante-neuf ans, âge considéré comme l’achèvement de la formation sociale et éducative. Ce modèle visait à préparer l’individu à assumer pleinement ses responsabilités. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence a également abordé la question de l’aliénation culturelle. Les participants ont souligné que l’éducation moderne, introduite par l’homme blanc, a certes apporté des outils nouveaux, mais a parfois éloigné les jeunes de leurs valeurs originelles. Tant que le Mali ne sortira pas de cette dépendance, ont-ils affirmé, il ne pourra atteindre une véritable indépendance. D’où l’importance de réinstaurer la confiance en soi et de valoriser les richesses du passé. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-tradition-et-modernite"><strong>Entre tradition et modernité</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect marquant fut l’évocation des pratiques communautaires de sanction et de responsabilité. Dans les sociétés anciennes, lorsqu’un membre commettait une faute, la sanction s’appliquait à l’ensemble du groupe. Cette approche renforçait la solidarité et l’esprit de responsabilité collective. Elle visait à inculquer aux enfants les valeurs de respect, de discipline et de justice, principes toujours essentiels pour consolider la cohésion sociale dans le Mali contemporain. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont montré que l’éducation ne se limite pas à la transmission de savoirs, mais qu’elle constitue une véritable construction identitaire et culturelle. Revisiter les valeurs ancestrales et les adapter aux réalités actuelles apparaît comme une nécessité pour bâtir un système éducatif enraciné et ouvert. Cette complémentarité entre tradition et modernité pourrait offrir au Mali un modèle éducatif solide et durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-renaissance-culturelle-et-educative"><strong>Vers une renaissance culturelle et éducative</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première conférence Faso Sifinso « <em>La case des valeurs</em> » a ouvert un espace de réflexion stratégique sur les enjeux éducatifs et culturels du pays. Elle a mis en évidence la nécessité de concilier héritage traditionnel et apports modernes afin de préparer les jeunes générations à relever les défis contemporains. L’événement marque une étape importante dans la quête d’une renaissance culturelle et éducative.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, le Mali affirme sa volonté de refonder ses mentalités et de renforcer son identité culturelle. En s’appuyant sur les valeurs communautaires, les pratiques ancestrales et les apports de l’éducation moderne, le pays aspire à construire un avenir où l’éducation sera à la fois un outil de savoir, un vecteur de cohésion et un pilier de développement. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : quand les thèses sortent enfin des bibliothèques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:00:27 +0000</pubDate>
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<p>Les éditions des thèses maliennes visent à sortir la recherche universitaire de l'ombre en publiant des ouvrages accessibles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, une initiative éditoriale veut sortir la recherche malienne des bibliothèques universitaires. Une centaine de thèses de chercheurs ont été publiées sous forme d’ouvrages afin de rendre le savoir scientifique plus accessible au grand public.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la recherche universitaire tente de sortir de l’ombre. Lundi 9 mars, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu à Bamako le directeur des Éditions EDIS, Samba Niaré, accompagné d’un collectif d’auteurs et du directeur de la Bibliothèque nationale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la rencontre, la présentation d’une collection d’environ cent thèses de chercheurs maliens désormais publiées sous forme de livres. Une initiative qui vise à rendre plus accessibles des travaux académiques souvent confinés aux rayonnages universitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sortir-les-theses-des-bibliotheques"><strong>Sortir les thèses des bibliothèques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali comme dans de nombreux pays africains, les travaux universitaires restent rarement accessibles au grand public. Les thèses, pourtant riches en analyses sur l’histoire, la société ou l’économie du pays, circulent peu en dehors des milieux académiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En transformant ces recherches en ouvrages édités et diffusés, les Éditions EDIS souhaitent vulgariser la production scientifique malienne et permettre à un public plus large – étudiants, enseignants ou simples lecteurs – d’y accéder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les promoteurs du projet, l’objectif de démocratiser l’accès au savoir et valoriser la production intellectuelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « <em>Maliden Kura 2025-2027 </em>», qui met notamment l’accent sur la promotion du livre, de la lecture et des langues nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce programme, les autorités maliennes affichent leur volonté de renforcer l’industrie du livre et de soutenir la diffusion des connaissances produites dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maison d’édition EDIS espère ainsi obtenir un appui institutionnel, non seulement du ministère de la Culture, mais aussi de celui de l’Enseignement supérieur. L’objectif serait de mettre en place une politique d’édition à grande échelle des thèses universitaires maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soutien-annonce-du-ministere"><strong>Soutien annoncé du ministère</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre, le ministre Mamou Daffé a salué l’initiative et assuré les promoteurs du projet du soutien de son département.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la valorisation de la production intellectuelle nationale constitue un enjeu majeur pour le développement culturel du pays. L’accompagnement de telles initiatives pourrait également contribuer à dynamiser le secteur du livre au Mali, encore fragile malgré une production littéraire active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En transformant les travaux universitaires en ouvrages accessibles, les promoteurs du projet espèrent ouvrir une nouvelle voie pour la diffusion du savoir scientifique malien – et, à terme, renforcer la place de la recherche dans le débat public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, le Bureau du droit d’auteur adopte un budget de plus d’un milliard de FCFA pour 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 09:46:26 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les dernières actualités du Bureau du droit d’auteur et son budget prévisionnel pour 2026, équilibré à 1 milliard de francs CFA.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) a tenu le 6 mars sa 49</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> session ordinaire de conseil d’administration. Réunis dans les locaux de l’institution, les administrateurs ont examiné le programme d’activités ainsi que le projet de budget pour l’exercice 2026, fixé à un peu plus d’un milliard de francs CFA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La séance s’est déroulée sous la présidence de Sirimaha Habibatou Diawara, conseillère technique représentant le ministre malien de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, président du conseil d’administration de l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget prévisionnel pour 2026 a été arrêté à 1 009 701 464 francs CFA, équilibré en recettes et en dépenses. Il affiche une légère hausse de 0,47 % par rapport à l’exercice précédent. Selon les responsables de l’institution, cette enveloppe doit permettre de financer les activités liées à la gestion et à la protection des droits d’auteur et des droits voisins au Mali, ainsi que les actions de soutien au secteur culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l’examen du budget, les administrateurs ont évalué le niveau de mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la 48ᵉ session ordinaire du conseil d’administration. Ce suivi vise à mesurer les progrès réalisés dans la gestion de l’organisme et dans l’application des décisions prises lors des sessions antérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-central-pour-le-secteur-culturel"><strong>Un enjeu central pour le secteur culturel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont également étudié le schéma de répartition des droits voisins, ainsi que les états de répartition correspondants. Ces mécanismes déterminent la manière dont les revenus collectés auprès des utilisateurs d’œuvres – diffuseurs, organisateurs d’événements ou plateformes – sont redistribués aux artistes, interprètes et producteurs concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créé pour défendre et gérer les intérêts des créateurs, le Bureau malien du droit d’auteur joue un rôle clé dans l’écosystème culturel du pays. L’organisme est chargé de percevoir et de redistribuer les droits liés à l’exploitation des œuvres musicales, audiovisuelles ou littéraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’essor des nouveaux modes de diffusion culturelle, la question de la collecte et de la répartition des droits demeure un enjeu central pour les artistes maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les décisions issues de cette 49ᵉ session devraient ainsi orienter l’action du BUMDA pour l’année 2026, notamment en matière de gestion financière, de protection des œuvres et de redistribution des revenus aux ayants droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Année de l’éducation et de la culture : Magma Gabriel Konaté, parrain du mois de mars appelle à la renaissance citoyenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 21:13:21 +0000</pubDate>
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<p>Le Mémorial Modibo Keita accueille l'Année de l'éducation et de la culture, un événement culturel sous le thème important de l'éducation.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le Mémorial Modibo Keita a abrité, ce vendredi 6 mars 2026, le premier « Faso Baro Kènè » de l’année. Ce débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales a été animé par l’artiste comédien et membre du CNT, Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027, proclamée Année de l’Éducation et de la Culture par  le Général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre a été présidée par le chef de cabinet Dr Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture,  de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé.</strong>  </em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="692" height="380" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg" alt="Magma Gabriel Konaté et Salia Mallé" class="wp-image-21494" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg 692w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--300x165.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--585x321.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--600x329.jpeg 600w" sizes="(max-width: 692px) 100vw, 692px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027,  et Dr Salia Malé, chef de cabinet, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture,  de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, le 6 mars 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>Seko ni Donko : Mali Kura Jósen</em> », cette première édition a mis en lumière la nécessité de bâtir un nouveau Mali à travers l’éducation aux valeurs sociétales. Les échanges ont rappelé que tout changement durable doit passer par une transformation individuelle et collective. Pour construire le Mali nouveau, il faut d’abord former le Malien nouveau, conscient de son identité et de ses responsabilités, capable de porter les valeurs de cohésion et de solidarité.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-theme-qui-appelle-a-la-transformation"><strong>Un thème qui appelle à la transformation</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Faso Baro Kènè s’est affirmé comme un espace de débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales, à l’histoire et aux traditions (Maaya) du Mali. Il favorise la gestion de la diversité, l’éveil de conscience, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble. Il contribue également au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="669" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-1024x669.jpeg" alt="Lancement des activités de l'année" class="wp-image-21492" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-1024x669.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-300x196.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-768x502.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-585x382.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-600x392.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee.jpeg 1076w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Magma Gabriel Konaté a insisté sur la nécessité de bâtir un Mali fondé sur ses propres repères culturels. Selon lui, tout le monde aspire au changement, mais peu acceptent de se transformer eux-mêmes, ce qui freine la cohésion sociale. Il a dénoncé la perte d’identité culturelle et les effets de la colonisation arabe et occidentale, qui ont profondément modifié les repères traditionnels des Maliens. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-parrain-appelle-a-un-retour-aux-valeurs"><strong>Le parrain appelle à un retour aux valeurs</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le parrain a rappelé que le développement économique ne saurait être durable sans un socle culturel solide. Il a souligné l’importance de l’exemplarité familiale, où le père doit inspirer son fils et la mère sa fille. « <em>Celui qui est riche de la culture des autres est pauvre de sa propre culture </em>», a-t-il affirmé, invitant les Maliens à renouer avec leurs valeurs authentiques pour construire un avenir fondé sur leur propre identité.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs du Maaya et du Danbé ont été mises en avant comme piliers de cette refondation. L’intégrité, le respect du bien public, la parole donnée, le partage et l’humanisme à la malienne doivent redevenir les fondements de la société. Ces principes, selon Magma Gabriel Konaté, sont indispensables pour transformer durablement les comportements et renforcer la cohésion nationale. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="604" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--1024x604.jpeg" alt="Au lancement des activités de l'année de l'éducation et de lma culture" class="wp-image-21493" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--1024x604.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--300x177.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--768x453.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--585x345.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--600x354.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture-.jpeg 1071w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-espace-de-sensibilisation-pour-la-jeunesse"><strong>Un espace de sensibilisation pour la jeunesse</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Faso Baro Kènè se veut également un outil de sensibilisation pour les jeunes générations. En leur inculquant les valeurs civiques et culturelles, il contribue à former des citoyens responsables, capables de défendre l’intérêt général. L’éducation aux valeurs sociétales devient ainsi un levier essentiel pour préparer les adultes de demain et consolider la paix sociale. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale portée par l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027. Elle traduit la volonté des autorités de placer la culture et l’éducation au cœur du développement. En soutenant de telles activités, le gouvernement affirme son engagement à accompagner les initiatives citoyennes qui renforcent la cohésion et l’unité nationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-pour-eveiller-les-consciences"><strong>Une tribune pour éveiller les consciences</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce premier Faso Baro Kènè s’est distingué par la richesse des échanges et la profondeur des réflexions partagées. Les participants ont mis en avant l’importance de l’éducation civique et culturelle comme levier de transformation sociale. L’événement a permis de rappeler que la refondation nationale ne peut se réaliser sans une prise de conscience collective, fondée sur les valeurs du Maaya et du Danbé, piliers de la cohésion et du vivre-ensemble au Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le Faso Baro Kènè de mars 2026 s’est imposé comme une tribune citoyenne et culturelle, où la parole a servi de levier pour éveiller les consciences et rappeler l’importance des valeurs traditionnelles dans la refondation nationale. En plaçant la culture au cœur du développement, les organisateurs et les intervenants ont montré que le Mali nouveau ne pourra se construire qu’à travers un retour aux fondamentaux, portés par l’éducation et la responsabilité citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, le Mali débaptise ses symboles coloniaux et érige un nouveau récit national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les nouvelles figures à Koulouba à la place des colonisateurs illustrent le renouveau mémoriel du Mali guidé par le Général Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En inaugurant, le 11 décembre 2025, les places « Mali Cɛbaw » et « Mali Kɛlɛmasaw » à Koulouba, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, inscrit la capitale dans un vaste chantier de reconquête mémorielle. Rebaptisée en lieu et place de la « Place des Explorateurs », la première célèbre les grandes figures politiques et spirituelles du passé malien, tandis que la seconde – anciennement « Place des Gouverneurs du Soudan français » – honore les chefs de guerre et résistants qui ont façonné l’indépendance et la souveraineté du pays. Un geste hautement symbolique dans une période où le Mali redéfinit les contours de son identité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de transition malien a franchi un nouveau cap dans sa politique de rupture mémorielle avec la France en rebaptisant deux places publiques majeures de la capitale. Par un décret du 21 février 2025, les anciennes <em>Place des Explorateurs</em> et <em>Place des Gouverneurs du Soudan Français</em> ont officiellement cédé la place aux « <em>Mali Cɛbaw</em> » (les Grands Hommes du Mali) et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> », monuments dédiés aux figures fondatrices, militaires et résistantes de l’histoire nationale. Une opération présentée comme un acte de souveraineté par les autorités, mais qui cristallise une recomposition profonde du paysage politique et des relations franco-maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-memoriel-devenu-outil-de-souverainete"><strong>Un geste mémoriel devenu outil de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministère de la Culture, ce changement n’est pas une simple décision symbolique. Il s’agit d’une réponse à ce que l’Exposé des motifs qualifie de « <em>manœuvres d’effacement de la mémoire des peuples colonisés </em>», imputées à l’Administration française durant la période coloniale. Le gouvernement affirme vouloir rompre avec une toponymie glorifiant des explorateurs et administrateurs « <em>sans résonance pour les Maliens </em>» au profit des héros de l’histoire précoloniale, impériale et contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux places rénovées traduisent cette volonté. À la <em>Place de Mali Cɛbaw</em> remplacent désormais les bustes de Soundiata Keïta, Sonni Ali Ber, Samory Touré, Babemba Traoré, Modibo Keïta ou encore Mama Dinga — figures fondatrices des grands empires d’Afrique de l’Ouest ou résistants à la conquête française. À la <em>Place Mali Kɛlɛmasaw</em>, dédiée aux figures militaires, ce sont désormais les portraits des généraux Moussa Traoré, Abdoulaye Soumaré, Amadou Toumani Touré ou du colonel Sékou Traoré qui occupent les murs autrefois réservés aux gouverneurs du Soudan Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-kura-colonne-vertebrale-ideologique"><strong>Le « Mali Kura », colonne vertébrale idéologique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réécriture des espaces publics s’inscrit dans la doctrine officielle du « <em>Mali Kura </em>», le programme de refondation culturelle et politique porté par le général Assimi Goïta. L’année 2025 a été déclarée « <em>année de la culture</em> », dans l’objectif de réhabiliter les valeurs du <em>Maaya</em> (dignité, humanité, civisme) et du <em>Danbe</em> (honneur, fierté, courage) présentées comme le socle du « <em>nouvel homme malien </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Assises nationales de la refondation de 2021 avaient déjà recommandé la revalorisation des héros nationaux, dans un contexte de quête de légitimité des autorités militaires. Le ministre Mamou Daffé justifie cette démarche comme un acte de « <em>mémoire, de justice et de souveraineté </em>» censé redonner « <em>fierté et dignité </em>» aux Maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-manoeuvre-politique-a-usage-interne"><strong>Une manœuvre politique à usage interne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste mémoriel intervient dans un moment de recomposition politique interne, où les autorités maliennes de la transition cherchent à consolider leur assise face à une population éprouvée par l’insécurité et la dégradation économique. L’hommage rendu aux résistants à la colonisation et aux figures militaires modernes permet d’ancrer le régime actuel dans une continuité historique valorisée : celle de la bravoure, de la lutte et de la défense du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie vise aussi à renforcer l’adhésion des jeunes générations, présentées par les autorités comme les bénéficiaires directs de ces « <em>repères de courage dressés dans la pierre</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-peu-equivoque-adresse-a-la-france"><strong>Un message peu équivoque adressé à la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement toponymique intervient dans un contexte de rupture diplomatique profonde avec Paris. Après le départ des forces françaises, l’expulsion de l’ambassadeur et la dénonciation des accords militaires, la transformation des espaces publics symbolise le démantèlement final de la mémoire coloniale française au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, ce geste achève le cycle de la rupture assumée sur les plans militaire, politique et désormais culturel. Pour Paris, il s’agit d’une évolution attendue, s’inscrivant dans une dynamique déjà jugée irréversible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En invoquant les grands empires précoloniaux et en valorisant les figures panafricaines, le Mali s’inscrit dans une matrice identitaire partagée avec ses voisins directs, Burkina Faso et Niger, réunis au sein de l’AES. Ce repositionnement mémoriel s’ajoute au réalignement stratégique vers de nouveaux partenaires, notamment la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-revendiquee-une-memoire-en-reconstruction"><strong>Une souveraineté revendiquée, une mémoire en reconstruction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effacement des symboles coloniaux au profit des « <em>Mali Cɛbaw </em>» et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> » marque une volonté de rompre avec le récit imposé durant la colonisation, et de reconstruire un imaginaire national cohérent avec la vision politique actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les nouvelles effigies trônent désormais comme les pierres de fondation visibles d’un projet politique plus vaste. Pour les autorités, elles incarnent un Mali en renaissance. Pour les observateurs, elles symbolisent surtout un pays qui redéfinit, dans la pierre et dans le discours, les contours de son identité et de ses alliances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée de l’Afrique : Un concert géant pour un Sahel debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:16:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Renaissance culturelle sahélienne célébrée à la Place du Cinquantenaire : un événement marquant pour l'unité africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Place du Cinquantenaire a vibré au son d’un gigantesque concert célébrant la Journée de l’Afrique. Organisé par le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, cet événement a mis en lumière l’unité sous le thème «&nbsp;FARAFINA KELENYA&nbsp;». La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ en présence de son homologue de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag ILYÈNE, ainsi que des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette célébration a marqué un moment fort en présence de figures officielles de premier plan. La dimension panafricaine a été mise en évidence par la présence des ambassadeurs des Républiques sœurs du Burkina Faso et du Niger, attestant de la solide fraternité au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-scene-panafricaine-pour-la-diversite-culturelle"><strong>Une scène panafricaine pour la diversité culturelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce grand rassemblement musical a dépassé le simple divertissement pour devenir un manifeste culturel et politique, illustrant la force et la cohésion des peuples de la région. Des artistes de renom, représentant fièrement le Mali, le Burkina Faso et le Niger, les trois pays de l&rsquo;AES se sont produits sur scène, captivant le public par leurs mélodies et leurs messages. L&rsquo;objectif était clair : magnifier la richesse de l&rsquo;Afrique et rendre hommage aux figures emblématiques qui œuvrent pour son progrès. Parmi les artistes présents figuraient l&rsquo;illustre Oumou Sangaré, le légendaire Cheick Tidiane Seck dit Black Buda, et l&rsquo;incontournable Sidiki Diabaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diversité des expressions artistiques a enrichi la soirée. Le groupe AMANAR DE KIDAL a transporté l&rsquo;audience avec la musique touarègue, tandis que BADEMA NATIONAL, une institution malienne, a enflammé la foule. Le groupe Miniankala Kan, emmené par le charismatique Yaya Coulibaly, a offert un aperçu profond de la culture malienne. La scène sahélienne était pleinement représentée par JHONEL du Niger et NAËL du Burkina Faso, chacun apportant les couleurs sonores de son pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-releve-artistique-au-coeur-de-l-annee-de-la-culture"><strong>La relève artistique au cœur de l&rsquo;année de la culture</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des artistes confirmés, ce concert a mis en lumière la jeune garde musicale malienne, signe du dynamisme et du renouvellement créatif. Des talents prometteurs tels que FAMA DIABATÉ, ROSALIE DEMBÉLÉ, WASSA KOUYATÉ, YOUNG BG, LIL DOU, BIFENIX, et PCHA ont démontré leur potentiel et leur énergie, portant haut les couleurs de la culture malienne de demain. Le public, toutes générations confondues, a vibré à l&rsquo;unisson, confirmant la puissance fédératrice de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;organisation de cet événement d&rsquo;envergure s&rsquo;inscrit dans la mise en œuvre du projet Culture Mali 2025. Cette initiative nationale résulte d&rsquo;une décision historique du Général d&rsquo;Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, qui a proclamé 2025 l&rsquo;Année de la Culture au Mali. Le Général GOÏTA a ainsi affirmé que la culture est un pilier fondamental de la construction nationale, de la cohésion sociale et du rayonnement international. Ce projet ambitieux vise à valoriser le patrimoine malien, à soutenir la création artistique et à faire de la culture un véritable moteur de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-nouvelle-fiere-et-assumee"><strong>L&rsquo;Afrique nouvelle, fière et assumée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie Hôtelière et du Tourisme, fer de lance de cette vision, organise diverses activités tout au long de l&rsquo;année pour atteindre ces objectifs. La célébration de la Journée de l&rsquo;Afrique, par un tel événement, est un acte politique et culturel fort, réaffirmant l&rsquo;engagement du Mali envers les idéaux panafricains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;a souligné le Ministre Mamou DAFFÉ. «&nbsp;<em>Aujourd&rsquo;hui, nous sommes là pour célébrer les bâtisseurs de nos mémoires collectives. Il s’agit des pères des indépendances et des révolutions pour l’unité africaine, mais surtout l’Afrique contemporaine et aussi les fils et les héros du Sahel, d’un Sahel debout</em>&nbsp;». Il a également affirmé l&rsquo;émergence d&rsquo;une nouvelle ère. «&nbsp;<em>Nous avons aujourd’hui une renaissance culturelle. Ce concert consiste à célébrer l’identité, l’union des Sahéliens pour la résistance des cultures. Nous sommes dans cette nouvelle Afrique qui s’exprime, qui s’affirme, mais aussi qui s’assume</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce grand concert a donc incarné l&rsquo;Afrique que tous aspirent à construire. Une Afrique émancipée, libre de son destin ; une Afrique unie dans sa riche diversité culturelle, ses langues et ses traditions ; et une Afrique prospère, où le bien-être de ses populations est prioritaire. L&rsquo;événement de la Place du Cinquantenaire restera un symbole puissant de cette aspiration, prouvant que la culture est un facteur essentiel pour un avenir harmonieux sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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