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	<title>Archives des plastique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des plastique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Plastiques et pétrole : la crise géopolitique pourrait-elle accélérer la transition ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La hausse des prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz pourrait renchérir le coût du plastique vierge et accélérer la transition vers des alternatives durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les tensions autour du détroit d&rsquo;Ormuz font grimper les prix du brut, une opportunité inattendue se dessine&nbsp;: renchérir le coût du plastique vierge pourrait contraindre entreprises et États à repenser en profondeur leur rapport aux matières fossiles et à leurs dérivés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est un facteur du changement climatique que l&rsquo;on tend à négliger dans les colonnes consacrées aux tensions géopolitiques&nbsp;: la production de plastiques. Pourtant, la grande majorité des matières plastiques conventionnelles est fabriquée à partir de pétrole et de gaz fossile. Et lorsque les prix du brut s&rsquo;envolent — comme c&rsquo;est le cas depuis les récentes turbulences autour du détroit d&rsquo;Ormuz —, c&rsquo;est toute l&rsquo;économie mondiale du plastique qui vacille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un renchérissement qui, paradoxalement, pourrait s&rsquo;avérer bénéfique pour la planète.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une chaîne de valeur entièrement fossile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme des Nations Unies pour l&rsquo;environnement (PNUE) est formel&nbsp;: les plastiques génèrent des émissions nocives de gaz à effet de serre à chaque étape de leur cycle de vie — de l&rsquo;extraction pétrolière au raffinage, de la fabrication au transport, jusqu&rsquo;à l&rsquo;élimination finale. Sans inflexion majeure, ces émissions continueront d&rsquo;augmenter au rythme de la production mondiale, qui n&rsquo;a cessé de croître depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous devons repenser la manière dont nous produisons, utilisons et éliminons les plastiques.</em>&nbsp;», explique le&nbsp;programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement&nbsp;(PNUE)&nbsp;Au-delà du problème des déchets — souvent au cœur du débat public —, c&rsquo;est donc une question climatique fondamentale qui se pose. L&rsquo;économie mondiale du plastique est une économie fossile&nbsp;; en l&rsquo;alimentant, on alimente le réchauffement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels plastiques peut-on réellement remplacer&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse à cette question exige de distinguer la commodité de la nécessité. Le PNUE propose une lecture en trois catégories, que l&rsquo;on peut résumer ainsi&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1024x475.png" alt="" class="wp-image-22404" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1024x475.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-300x139.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-768x356.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1170x543.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-585x271.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-600x278.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Seringues, équipements de protection, composants électroniques&nbsp;: le plastique y reste souvent irremplaçable à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages alimentaires — bouteilles, films, contenants jetables — représentent la part la plus importante de la production mondiale et, bonne nouvelle, la plus facile à réformer. De nombreux pays ont déjà légiféré en ce sens, interdisant sacs plastiques et couverts à usage unique au profit d&rsquo;alternatives réutilisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient toutefois de nuancer le tableau&nbsp;: certains usages du plastique contribuent à réduire les émissions. Les matériaux isolants améliorent l&rsquo;efficacité énergétique des bâtiments&nbsp;; les composants légers dans l&rsquo;automobile diminuent la consommation de carburant. «&nbsp;<em>La solution n&rsquo;est pas d&rsquo;interdire tous les plastiques, mais d&rsquo;éliminer les plastiques inutiles, évitables et problématiques</em>&nbsp;», rappelle le PNUE.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La pression économique comme levier de transformation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que la géopolitique devient, malgré elle, alliée de l&rsquo;écologie. Lorsque le coût du plastique vierge augmente, les logiques économiques évoluent&nbsp;: les emballages excessifs perdent de leur attractivité, les produits jetables se retrouvent concurrencés par des solutions réutilisables, et les taxes environnementales trouvent un soutien public accru.&nbsp;<em>«&nbsp;La réutilisation représente l&rsquo;un des changements de marché les plus puissants disponibles.&nbsp;»,&nbsp;</em>selon le<em>&nbsp;</em>PNUE</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux experts, cette pression pourrait accélérer trois dynamiques simultanément&nbsp;: la réduction des usages superflus, le développement des systèmes de réemploi et l&rsquo;investissement dans des matériaux alternatifs moins émetteurs de gaz à effet de serre. En d&rsquo;autres termes, ce que les politiques publiques peinent à imposer, les prix du marché pourraient l&rsquo;obtenir par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production mondiale de plastiques génère des émissions de gaz à effet de serre à chaque étape de son cycle de vie. Le PNUE avertit que ces émissions continueront probablement d&rsquo;augmenter si la croissance non régulée de la production se poursuit. Les plastiques nuisent également à la biodiversité, via la pollution des océans et des écosystèmes terrestres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exposition alimentaire au plastique, méfions-nous des fausses solutions de remplacement</title>
		<link>https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 06:38:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Les bioplastiques sont issus de plantes mais sont mélangés à des matériaux synthétiques afin d’obtenir des produits dont l’étanchéité est équivalente à celle des plastiques classiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pollution plastique est omniprésente dans nos environnements, y compris nos lieux de vie et de travail. Et elle est désormais largement médiatisée, notamment à travers des reportages rapportant la <a href="https://theconversation.com/pollution-des-oceans-par-le-plastique-des-solutions-existent-74336" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contamination des océans par des macroplastiques</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images frappantes de cette pollution peuvent paraître loin de nous, mais elles ne doivent pas occulter qu’en lien avec cette pollution médiatisée, une autre contamination, invisible, existe et affecte l’être humain et les écosystèmes&nbsp;: celle des microplastiques et des nanoplastiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contamination provient de l’érosion des macroplastiques qui conduit à la formation de particules plus petites. Dans la littérature scientifique, les microplastiques sont souvent définis comme des particules dont les tailles ou dimensions ne dépassent pas 5&nbsp;mm, sans limite inférieure définie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les nanoplastiques, celles-ci ne doivent pas être supérieures à 0,1 micron soit 1/10000<sup>e</sup>&nbsp;de millimètres. De manière assez instinctive, il était facile d’anticiper que les particules les plus petites puissent pénétrer dans les organismes, mais cette démonstration n’avait jamais été faite jusqu’à récemment.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des microplastiques dans le sang humain</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, une étude entreprise par plusieurs équipes néerlandaises a démontré pour la première fois la présence de microplastiques dans le sang humain de 22 volontaires sains <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412022001258" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à une concentration moyenne de 1,6 mg/L</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette détection concerne des plastiques de nature très différente&nbsp;: le polyéthylène téréphtalate (PET), qui compose par exemple les bouteilles d’eau, le polyéthylène, utilisé pour produire des contenants alimentaires, et le polystyrène, employé pour emballer les produits frais et pour les pots de yaourt par exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à noter que l’étude s’est uniquement focalisée sur des particules dont la taille est supérieure à 700 nm et qu’aucune information n’est encore disponible pour les particules de taille inférieure, dont de nombreuses formes de nanoplastiques. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Microplastics detected in human blood for the very first time" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/nxEQkVPBJjQ?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des effets sanitaires chez l’animal</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si aucun effet sur la santé chez l’être humain n’est associé à ces observations dans cette étude, des travaux menés chez l’animal ou à l’aide de modèles cellulaires (pour certains, humains) rapportent de nombreux effets biologiques des microplastiques <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32111046/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dont des lésions cellulaires, un stress oxydant ou des dommages à l’ADN</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces effets pourraient être liés aux microplastiques eux-mêmes, mais aussi à des substances véhiculées par ceux-ci, les microplastiques servant alors de vecteurs. Certaines de ces substances rentrent dans la composition même de certains plastiques, comme des bisphénols ou des phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Globalement, cette contamination peut se traduire par des processus inflammatoires ou fibrosants, effets déjà observés chez l’être humain via d’autres voies d’entrée telles que les voies aériennes avec le poumon comme cible <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28531345/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chez les travailleurs de l’industrie plastique</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Migration dans l’aliment ou la boisson</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comment expliquer cette contamination de volontaires sains ? Elle provient tout simplement de la chaîne alimentaire, bien que cette voie d’exposition aux microplastiques soit encore difficile à caractériser ou à quantifier avec des résultats extrêmement variables allant de <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30861380/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">0,2 mg par an</a> à <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33130380/">0,1-5 g par semaine</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De très nombreuses études (plus de 1000) démontrent toutefois clairement une migration dans l’aliment ou la boisson de plusieurs molécules depuis les plastiques à leur contact. C’est le cas par exemple des bouteilles de sport réutilisables en plastique qui relarguent de très nombreux composés, d’autant plus que ces contenants <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35091188/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont lavés au lave-vaisselle</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une manière efficace de prévenir les risques que pourrait représenter la présence de microplastiques et de nanoplastiques pour notre santé serait de réduire les expositions, en particulier au niveau du bol alimentaire. Une évolution des pratiques à l’échelle de chaque consommateur est essentielle, notamment pour les organismes les plus vulnérables comme les embryons, les fœtus, les jeunes enfants ou les adolescents dont les systèmes de détoxication sont immatures et pour lesquels les processus de développement sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant plus que l’exposition de ces populations par unité de masse corporelle est plus élevée que celle d’un adulte, majorant les risques pour leur santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pistes de pratiques plus vertueuses</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel changement passe par la réduction de la consommation de produits transformés ou bruts emballés, la moindre utilisation de contenants en plastique ou composés en partie de plastique (type gobelet en carton, cartons de pizzas) ou la diminution du stockage ou de la cuisson ou du réchauffage d’aliments dans des contenants en plastique – par exemple par utilisation d’un four aux micro-ondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il est bien démontré que la chaleur favorise la <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33905306/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détérioration des composants en plastique</a> et leur <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304389422017769">migration des particules dans les aliments</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pratiques vertueuses permettraient aussi de baisser la charge globale de notre environnement et de nos écosystèmes en micro et nanoplastiques conduisant naturellement à une diminution de la contamination de notre bol alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, un <a href="https://agriculture.gouv.fr/restauration-collective-accompagnement-pour-la-mise-en-oeuvre-des-mesures-egalim" target="_blank" rel="noreferrer noopener">versant de la loi « Egalim »</a> s’appliquera à la restauration collective (spécialement les cantines scolaires) avec l’interdiction des contenants en plastique à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour quelles alternatives&nbsp;? Le choix de matériaux de substitutions comme le verre, l’acier inoxydable ou les contenants en cellulose (composant de la paroi des végétaux), bambou ou bioplastiques, revient aux communes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’illusion des bioplastiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les contenants en bioplastique constituent une solution de remplacement pratique, largement utilisée par l’industrie agroalimentaire, en raison d’un poids plus léger que les contenants historiques et supposés inertes en inox ou en verre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quoi consistent ces matériaux&nbsp;? Les bioplastiques sont issus de plantes mais sont mélangés à des matériaux synthétiques afin d’obtenir des produits dont l’étanchéité est équivalente à celle des plastiques classiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp"><img decoding="async" width="600" height="397" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp" alt="Contenant en plastique" class="wp-image-11766" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique.webp 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique-300x199.webp 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/01/Contenant-en-plastique-150x99.webp 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Parmi les bioplastiques produits aujourd’hui, moins de la moitié (44 %) sont biodégradables en raison de leur nature chimique. Shutterstock</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Du fait de leur préfixe «&nbsp;bio&nbsp;», ils donnent au consommateur l’illusion d’un produit naturel et sans risque pour la santé. Sur le plan réglementaire, ils devraient subir les mêmes tests que les autres contenants en plastique, et leur migration vers le contenu alimentaire est aussi limitée à 60&nbsp;mg/kg de denrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, un nombre restreint de tests (principalement sur les effets sur l’ADN) sont réalisés et aucun n’est entrepris quant à leurs potentiels effets de perturbateurs endocriniens. Ainsi, leur innocuité pour l’être humain n’est aucunement prouvée au regard de la littérature scientifique la plus récente. Enfin, pour ce qui est de leur biodégradabilité, elle génère dans tous les cas des microplastiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Gare aux « alternatives »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments sont importants à rappeler dans un contexte où des alternatives sont parfois proposées pour limiter l’impact environnemental de toutes formes de pollutions (biocarburants, hydrogène «&nbsp;vert&nbsp;», cigarettes électroniques…) sans une évaluation correcte et aboutie de leur effet propre. Ainsi, le remplacement du bisphénol&nbsp;A par d’autres bisphénols (S, F…) soulève de nombreux questionnements dans la communauté scientifique, du fait des propriétés analogues ou des effets néfastes de ces substituts qui sont de plus en plus décrits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de leur origine et de leur mode de fabrication, il apparaît légitime que la question soit aussi posée pour les « bioplastiques », afin que le grand public ne devienne pas à ses dépens source de contamination de l’environnement en voulant pratiquer des écogestes. L’ajout de sacs plastiques à usage unique dits « biodégradables » ou « compostables » dans les composteurs domestiques devrait ainsi être proscrit, <a href="https://www.anses.fr/fr/proscrire-matieres-plastiques-biodegradables-compost" target="_blank" rel="noreferrer noopener">estime l’Anses</a>, la dégradation totale de ces produits n’étant pas garantie lors du processus de compostage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous considérons que les collectivités devraient également être bien informées de la nature des bioplastiques utilisés pour la restauration collective, afin de prendre les décisions politiques plus adaptées sur ce dossier qui concerne des millions de personnes dont des enfants, particulièrement vulnérables aux expositions environnementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://theconversation.com/profiles/xavier-coumoul-1402163" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Xavier Coumoul</a>, Professor of Toxicology and Biochemistry, <a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-cite-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Cité</a>; <a href="https://theconversation.com/profiles/jean-baptiste-fini-1320796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Baptiste Fini</a>, Professeur du MNHN, <a href="https://theconversation.com/institutions/museum-national-dhistoire-naturelle-mnhn-2191" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)</a>; <a href="https://theconversation.com/profiles/nicolas-cabaton-1401061" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas Cabaton</a>, Chercheur en Toxicologie, <a href="https://theconversation.com/institutions/inrae-2182" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inrae</a> et <a href="https://theconversation.com/profiles/sylvie-bortoli-1403440" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sylvie Bortoli</a>, Ingénieure de Recherche, <a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-cite-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Cité</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement-196894" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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