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	<title>Archives des personnes handicapées Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : comment la Charte nationale pour la paix donne un rôle clé aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale consacre un rôle inédit aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées dans le processus de paix et la reconstruction nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En inscrivant dans la loi la participation active des groupes les plus vulnérables au processus de réconciliation nationale, les autorités de la Transition posent un acte politique courageux et historique. Une rupture assumée avec les pratiques du passé.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a des textes qui marquent une époque. Des documents qui, bien au-delà de leur dimension juridique, disent quelque chose de profond sur la vision qu&rsquo;un peuple a de lui-même et de son avenir. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025 par le Président de la Transition, le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, est de ceux-là.</p>



<p>Parmi ses nombreuses innovations, l&rsquo;une mérite une attention particulière : pour la première fois dans l&rsquo;histoire institutionnelle du Mali, les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap sont reconnus non pas comme de simples bénéficiaires de la paix, mais comme ses artisans à part entière. Une révolution silencieuse, mais profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un choix politique assumé</strong></h2>



<p>On ne mesure pas toujours ce que représente, dans un texte fondamental, le fait d&rsquo;être nommé. D&rsquo;exister. D&rsquo;être reconnu comme acteur et non comme spectateur.</p>



<p>Les autorités de la Transition ont fait ce choix délibéré. Tout au long de la Charte, à chaque fois qu&rsquo;il est question d&rsquo;initiatives pour la paix, de conditions pour la réconciliation, de mécanismes pour la cohésion sociale, les mêmes groupes sont cités, systématiquement, avec la même insistance : les personnes âgées, les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas une formule rhétorique. C&rsquo;est une orientation politique. Le texte prévoit concrètement leur «&nbsp;<em>implication dans le processus de paix</em>&nbsp;», leur «&nbsp;<em>participation aux instances de prise de décision&nbsp;</em>», l&rsquo;«&nbsp;<em>accélération de leur autonomisation&nbsp;</em>» et la mise en place de «&nbsp;<em>mesures spécifiques</em>&nbsp;» en leur faveur. Il va jusqu&rsquo;à exiger que la Charte elle-même soit traduite en braille et en langue des signes, pour que nul ne soit exclu de sa connaissance.</p>



<p>Qui, avant la Transition, avait pensé à cela ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les femmes maliennes : de l&rsquo;ombre à la lumière</strong></h2>



<p>Le Mali a toujours su, au fond de lui-même, que les femmes étaient les gardiennes silencieuses de sa cohésion sociale. Dans les villages, dans les quartiers, dans les familles traversées par des deuils ou des disputes, ce sont elles qui cousent, qui réconcilient, qui maintiennent le lien quand tout menace de se défaire.</p>



<p>La Charte dit cette vérité à voix haute. Elle reconnaît que la paix durable nécessite «&nbsp;<em>l&rsquo;instauration d&rsquo;une justice économique à travers un accompagnement des femmes</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>l&rsquo;épanouissement de l&rsquo;enfant et l&rsquo;accélération de l&rsquo;autonomisation des femmes.</em>&nbsp;» Elle prévoit de «&nbsp;<em>faciliter l&rsquo;accès des femmes au financement pour la création et le renforcement de leur entreprise.&nbsp;</em>» Elle inscrit leur représentation dans «&nbsp;<em>les instances de prise de décisions&nbsp;</em>» comme un impératif, non comme une option.</p>



<p>C&rsquo;est la reconnaissance officielle et solennelle d&rsquo;un rôle que les femmes maliennes jouent depuis toujours, mais que les institutions peinaient à voir. Les autorités de la Transition ont eu l&rsquo;intelligence et l&rsquo;honnêteté de le mettre en lumière.</p>



<p>Dans les zones affectées par les conflits, dans le centre et le nord du pays, les femmes ont été de véritables ambassadrices de la paix, maintenant des ponts entre communautés que la guerre cherchait à séparer définitivement. La Charte leur rend justice. Elle transforme leur engagement quotidien en mandat national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La jeunesse : de terreau du désespoir à force de refondation</strong></h2>



<p>Le diagnostic que pose la Charte sur la situation des jeunes est d&rsquo;une lucidité remarquable. Elle reconnaît sans détour que le chômage, l&rsquo;exclusion et le manque de perspectives constituent «&nbsp;<em>un terreau favorable à l&rsquo;émigration irrégulière, au recrutement des jeunes par les groupes armés terroristes et à d&rsquo;autres comportements déviants.</em>&nbsp;»</p>



<p>Mais là où d&rsquo;autres textes s&rsquo;arrêtent au constat, la Charte propose une vision. Les jeunes n&rsquo;y sont pas décrits comme un problème à gérer, mais comme une solution à mobiliser. Le texte appelle à «&nbsp;<em>la formation massive et qualitative des jeunes en entrepreneuriat »,</em>&nbsp;à&nbsp;<em>« faciliter l&rsquo;accès des jeunes au financement</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>promouvoir l&rsquo;auto-emploi</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>renforcer le partenariat entre les structures de formation professionnelle et les entreprises.&nbsp;</em>»</p>



<p>Plus encore, la Charte confie aux jeunes une responsabilité morale et civique explicite. Elle les invite à «&nbsp;<em>adopter des pratiques d&rsquo;exploitation durable des ressources naturelles</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>participer à la lutte contre la cybercriminalité et le terrorisme</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>participer à la préservation du cadre de vie.&nbsp;</em>» Ce n&rsquo;est pas une mise sous tutelle. C&rsquo;est une invitation à la souveraineté.</p>



<p>Les autorités de la Transition ont compris ce que trop de gouvernements africains ont mis du temps à admettre : qu&rsquo;une jeunesse sans avenir est une bombe à retardement, mais qu&rsquo;une jeunesse mobilisée et valorisée est la plus puissante des forces de construction nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les personnes handicapées : une inclusion historique</strong></h2>



<p>C&rsquo;est peut-être là que la Charte accomplit son geste le plus audacieux. Dans l&rsquo;histoire des politiques publiques maliennes, les personnes vivant avec un handicap ont trop souvent été réduites au statut d&rsquo;assistées, quand elles n&rsquo;étaient pas tout simplement invisibles dans les textes officiels.</p>



<p>La Charte rompt avec cette tradition d&rsquo;exclusion silencieuse. Elle les cite nominalement comme acteurs du processus de paix, aux côtés des femmes et des jeunes. Elle prévoit des «&nbsp;<em>mesures spécifiques&nbsp;</em>» en leur faveur, exige que le texte de la Charte soit accessible en braille et en langue des signes, et insiste sur leur participation aux initiatives de cohésion sociale.</p>



<p>Ce faisant, les autorités de la Transition envoient un message fort : la réconciliation nationale ne sera complète que si elle est inclusive. Que si elle atteint celles et ceux que la société a trop longtemps laissés sur le bord du chemin. Qu&rsquo;une paix qui exclut une partie de ses citoyens n&rsquo;est pas une paix, mais une trêve.</p>



<p>C&rsquo;est une conception exigeante, et c&rsquo;est précisément pour cela qu&rsquo;elle est juste.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;observatoire : une garantie institutionnelle</strong></h2>



<p>Pour que ces engagements ne restent pas lettre morte, la Charte prévoit la mise en place d&rsquo;un observatoire rattaché à la Présidence de la République, chargé de veiller à sa promotion et à sa mise en œuvre. Cette&nbsp;instance institutionnelle, déjà créée, est chargée de veiller à l&rsquo;application de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, issue du Dialogue inter-maliens. Il est présidé par l&rsquo;ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga.&nbsp;C&rsquo;est une décision sage. La création de l’observatoire traduit la conscience des autorités que les bonnes intentions ne suffisent pas, et qu&rsquo;un mécanisme de suivi rigoureux est indispensable pour transformer les mots en actes.</p>



<p>Cet observatoire reflète la diversité que la Charte promeut. Il est composé d’une équipe pluridisciplinaire, selon le décret présidentiel du 2 mars 2026, signé par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition. On y retrouve des figures comme Zeïni Moulaye, ancien ministre des Affaires étrangères, expert en diplomatie, ainsi que Fatoumata Sékou Dicko, ex-ministre chargée des Réformes politiques et institutionnelles. Le guide religieux Thierno Hady Thiam siège également au sein de cette instance. L’Observatoire intègre également des représentants de la classe politique, de l’administration et de la société civile.</p>



<p>Les autorités de la Transition ont montré, en adoptant ce texte, qu&rsquo;elles avaient la volonté politique de changer les choses. L&rsquo;observatoire sera le lieu où cette volonté se traduira en résultats mesurables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une page nouvelle pour le Mali</strong></h2>



<p>Le Mali traverse depuis plus d&rsquo;une décennie une crise multidimensionnelle d&rsquo;une rare intensité. Crise sécuritaire, crise institutionnelle, crise de confiance entre l&rsquo;État et ses citoyens. Nombreux étaient ceux qui doutaient que ce pays puisse se relever, se retrouver, se réconcilier.</p>



<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, issu du dialogue inter-maliens, est une réponse à ce doute. Elle dit que oui, le Mali peut se réconcilier. Que oui, les blessures peuvent cicatriser. Et que cette guérison passera par celles et ceux que l&rsquo;on avait si longtemps négligés : les femmes qui tiennent les familles debout, les jeunes qui portent l&rsquo;avenir du pays dans leurs mains, les personnes handicapées dont la résilience force le respect.</p>



<p>En leur donnant une place centrale dans le grand récit de la reconstruction nationale, les autorités de la Transition ont accompli un acte fondateur. Elles ont dit à ces millions de Maliennes et de Maliens : vous comptez. Vous êtes la paix.</p>



<p>Il appartient désormais à chacun, à tous les niveaux de la société, de transformer cette promesse en réalité. La Charte a tracé le chemin. Le peuple malien, dans toute sa diversité, saura le parcourir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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