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	<title>Archives des pénurie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des pénurie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Approvisionnement : 700 citernes pour contenir la tension sur le marché</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:26:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les enjeux de l'approvisionnement en carburant au Mali et les efforts du gouvernement pour maintenir la stabilité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de tensions récurrentes sur l’approvisionnement en carburant, le gouvernement malien tente de rassurer. À la faveur d’une hausse des volumes livrés ces dernières semaines, les autorités affichent une réelle  maîtrise de la situation, tout en reconnaissant la persistance de fragilités logistiques dans un secteur hautement stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, la question des hydrocarbures reste sous haute surveillance. Jeudi 2 avril, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé la 18ᵉ réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Objectif affiché : éviter toute rupture dans un contexte marqué par des contraintes logistiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données présentées lors de cette rencontre, la dynamique d’approvisionnement s’est nettement intensifiée ces dernières semaines. Entre le 9 et le 15 mars, 510 citernes ont été mobilisées pour alimenter le Mali. Un chiffre en hausse, confirmé par les près de 700 citernes réceptionnées entre le 30 mars et le 2 avril. Des volumes jugés suffisants, à court terme, pour répondre à la demande nationale et stabiliser un marché régulièrement soumis à des tensions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-chaine-logistique-sous-pression"><strong>Une chaîne logistique sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces chiffres, les fragilités structurelles persistent. Les acteurs du secteur pointent des difficultés d’ordre logistique et organisationnel qui continuent de peser sur la fluidité des approvisionnements. Transport, coordination des flux, capacités de stockage. Autant de maillons sensibles dans une chaîne encore vulnérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis autour de la table, les opérateurs du secteur — notamment ceux du Groupement professionnel pétrolier (GPP) et du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP) — ont formulé plusieurs recommandations afin d’améliorer la circulation des produits, de réduire les délais d’acheminement et de renforcer la résilience du dispositif national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-stabiliser-un-marche-strategique"><strong>Stabiliser un marché stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l’approvisionnement en carburant constitue un enjeu stratégique, tant pour l’économie que pour la stabilité sociale. Toute perturbation de la chaîne logistique peut rapidement se traduire par des pénuries, des hausses de prix ou des tensions sur les marchés locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient de ces enjeux, le ministre Moussa Alassane Diallo a insisté sur la nécessité&nbsp;d’une coordination étroite entre l’État et les opérateurs privés. Il a salué les efforts consentis pour maintenir le niveau des approvisionnements, tout en appelant à une mobilisation continue pour sécuriser durablement le circuit de distribution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vigilance-de-tous-les-instants"><strong>Une vigilance de tous les instants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les volumes actuels permettent d’écarter, à court terme, le spectre d’une pénurie, la situation reste étroitement dépendante de facteurs extérieurs — corridors d’approvisionnement, coûts du transport, fluctuations régionales, voire tensions géopolitiques. Autant de variables qui obligent les autorités à maintenir une vigilance constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En toile de fond, c’est toute la question de la souveraineté énergétique du Mali qui se pose. Entre dépendance aux importations et contraintes logistiques, le pays cherche encore l’équilibre entre sécurité d’approvisionnement et maîtrise durable de son marché énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le cacao pourrit en Afrique pendant que le chocolat manque en Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 14:57:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La crise du cacao en Côte d'Ivoire impacte les producteurs, les marchés européens et américains. Découvrez les enjeux ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Première puissance cacaoyère mondiale, la Côte d’Ivoire traverse une crise inédite faite de stocks bloqués, de producteurs impayés et de chute des cours. Au-delà du drame social dans les campagnes ivoiriennes, c’est toute la chaîne mondiale du chocolat – de l’Afrique de l’Ouest aux marchés européens et américains – qui vacille, révélant les failles d’un modèle économique fondé sur la dépendance et la spéculation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise qui secoue la filière cacao en Côte d’Ivoire dépasse largement les frontières du pays. Premier producteur mondial avec près de 45 % de l’offre planétaire, le géant ivoirien est aujourd’hui paralysé par des stocks invendus, des fèves qui pourrissent dans les entrepôts et des producteurs impayés. Un choc local aux conséquences globales. Toute la chaîne du chocolat, de l’Afrique de l’Ouest aux marchés européens et asiatiques, se retrouve sous tension.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-seisme-pour-l-economie-ivoirienne-et-pour-l-afrique"><strong>Un séisme pour l’économie ivoirienne… et pour l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Abidjan comme à San Pedro, des centaines de milliers de tonnes de cacao s’entassent faute d’exportation. Environ 700 000 tonnes seraient aujourd’hui bloquées, soit près de la moitié d’une campagne. Cette situation fragilise directement plus de 5 millions de personnes en Côte d’Ivoire, mais elle affecte aussi les pays voisins, Ghana en tête, deuxième producteur mondial, déjà confronté à ses propres difficultés climatiques et financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toute l’Afrique de l’Ouest, région qui fournit plus de 70 % du cacao mondial, la crise ivoirienne agit comme un révélateur : dépendance extrême à une seule culture, fragilité des mécanismes de commercialisation, et vulnérabilité des économies rurales face aux soubresauts du marché mondial. Pour de nombreux États, la filière cacao est un pilier budgétaire. Lorsqu’elle vacille en Côte d’Ivoire, c’est l’équilibre agricole et social de toute la sous-région qui tremble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-onde-de-choc-sur-les-marches-mondiaux"><strong>Une onde de choc sur les marchés mondiaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les places boursières, la crise ivoirienne s’ajoute à un contexte déjà tendu : maladies des cacaoyers, dérèglement climatique, baisse de production annoncée pour la troisième année consécutive. Résultat : volatilité extrême des cours et inquiétude chez les industriels du chocolat en Europe et en Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands groupes agroalimentaires, dépendants des fèves ivoiriennes, redoutent une pénurie prolongée. Certains parlent déjà de hausses durables des prix du chocolat pour les consommateurs. Derrière les tablettes de supermarché, c’est toute une économie mondialisée qui révèle sa fragilité : quand les sacs de cacao restent bloqués dans les ports africains, les chaînes de production s’enrayent à Bruxelles, Zurich ou New York.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-face-cachee-d-un-modele-mondialise"><strong>La face cachée d’un modèle mondialisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise met en lumière les contradictions d’un système où le premier producteur mondial reste l’un des maillons les plus pauvres de la chaîne. En Côte d’Ivoire, malgré un prix bord champ officiellement record à 2 800 F CFA le kilo, de nombreux planteurs ne sont toujours pas payés. Les coopératives manquent de liquidités, les exportations sont bloquées, et les dettes s’accumulent dans les villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation nourrit une colère sourde : comment expliquer que le cacao manque sur les marchés mondiaux alors qu’il pourrit dans les entrepôts ivoiriens ? Pour les producteurs, le discours sur la « <em>pénurie mondiale</em> » sonne creux quand leurs revenus disparaissent. Pour les consommateurs occidentaux, elle rappelle que le chocolat bon marché repose sur un équilibre social et écologique de plus en plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dysfonctionnements internes du Conseil du café-cacao et des mécanismes de vente anticipée, la crise révèle un problème structurel : l’Afrique reste cantonnée à la production de matières premières brutes, tandis que la valeur ajoutée se fait ailleurs. Moins de 20 % du cacao ivoirien est transformé localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance au marché mondial rend la filière extrêmement vulnérable aux spéculations financières, aux crises de financement des acheteurs internationaux et aux aléas climatiques. Le changement climatique, en réduisant les rendements, ajoute une pression supplémentaire sur un système déjà à bout de souffle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-pour-la-planete-chocolat"><strong>Un avertissement pour la planète chocolat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue aujourd’hui en Côte d’Ivoire n’est pas seulement une crise agricole nationale. C’est un avertissement global. La filière cacao, emblématique de la mondialisation, montre ses limites : producteurs appauvris, marchés instables, consommateurs exposés à des hausses de prix, et États pris en étau entre régulation et spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Côte d’Ivoire éternue, le marché mondial du chocolat attrape la fièvre. Et derrière la pénurie annoncée se dessine une question plus politique : peut-on continuer à bâtir une industrie mondiale sur la précarité de millions de paysans africains ? La crise ivoirienne, par son ampleur, oblige désormais le continent et le monde à regarder en face ce déséquilibre historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie de carburant au Mali, le Niger renforce la solidarité sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:09:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La situation du carburant au Mali soulève des questions sur les sanctions pour refus de solidarité envers le Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali fait face à une nouvelle pénurie de carburant, le Niger a frappé fort contre les transporteurs refusant d’acheminer des hydrocarbures vers son allié sahélien. Retrait de licences, suspension de permis, réquisitions obligatoires : Niamey invoque la solidarité entre États de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour justifier des sanctions inédites. Dans un contexte d’insécurité et de défiance envers la CEDEAO, cette entraide énergétique illustre la volonté des régimes sahéliens de faire bloc, malgré les tensions économiques et sociales qu’elle suscite.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En plein cœur du Sahel, la solidarité entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’exprime désormais jusque dans la gestion du carburant, ressource devenue stratégique dans un contexte de blocus, d’insécurité et de dépendance logistique. Le Niger a annoncé, en début de semaine, une série de sanctions à l’encontre d’opérateurs économiques ayant refusé de livrer des hydrocarbures à son voisin malien, en proie à une nouvelle pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-pour-refus-de-solidarite"><strong>Des sanctions pour refus de solidarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère nigérien des Transports a retiré leurs licences à 14 opérateurs de transport d’hydrocarbures et suspendu 19 permis de conduire pour non-respect d’une réquisition ordonnée par l’État. Un transporteur supplémentaire a vu son agrément suspendu pour une durée d’un an. « <em>Ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur </em>», a déclaré le ministre, le colonel-major Abdourahamane Amadou, dans un communiqué officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ciblent des transporteurs ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali, membre de l’AES au même titre que le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement nigérien entend rappeler que, dans le cadre de cette alliance sahélienne en construction, la coopération économique et énergétique n’est pas une option, mais une obligation de solidarité stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-mise-a-l-epreuve"><strong>Une solidarité mise à l’épreuve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, qui dépend fortement de ses partenaires pour l’approvisionnement énergétique, fait face à une nouvelle crise du carburant. En octobre et novembre, le pays avait déjà connu une pénurie aiguë provoquée par un blocus du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, qui avait coupé plusieurs axes de ravitaillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réaction, Niamey avait fait preuve d’une solidarité spectaculaire : 82 camions-citernes nigériens avaient parcouru près de 1 400 kilomètres sous escorte militaire pour ravitailler Bamako, un convoi salué dans les trois capitales de l’AES comme un acte concret d’unité sahélienne face aux pressions extérieures et aux menaces des groupes armés terroristes, soutenus par des «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlés&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du gouvernement nigérien suscite toutefois des réactions contrastées. Moussa Niandou, responsable du Syndicat démocratique des routiers du Niger (SDRN), a dénoncé la brutalité des sanctions : « <em>Nous sommes surpris par le retrait des permis de conduire. L’État aurait dû d’abord comprendre les raisons du refus avant de sanctionner </em>», a-t-il déclaré à la presse locale, plaidant pour un dialogue entre transporteurs et autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-politique-et-energetique-en-construction"><strong>Une alliance politique et énergétique en construction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur rupture collective avec la CEDEAO, le 29 janvier 2025, et leur rapprochement sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES) créée en 2023 — devenue par la suite en juillet 2024, une confédération— le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir un espace d’intégration politique, économique et sécuritaire autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la gestion partagée de l’énergie et du transport des ressources devient un test de cohésion pour ces trois régimes militaires, tous confrontés non seulement à des complots géopolitiques occasionnant une intensification des attaques terroristes mais aussi à une hostilité diplomatique croissante de leurs anciens partenaires occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, assurer la continuité du flux énergétique vers le Mali dépasse la simple entraide : c’est un acte politique de résistance économique concertée entre trois États qui entendent affirmer leur souveraineté face aux crises sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le geste nigérien est salué comme un symbole de fraternité sahélienne, il révèle aussi les fragilités d’une intégration encore balbutiante. Le corridor énergétique Niger–Mali reste exposé aux risques sécuritaires, aux contraintes budgétaires et à la complexité administrative. Mais, au-delà des sanctions et des réserves syndicales, un message politique émerge : l’AES n’est pas qu’une alliance militaire, mais une communauté de destin, où la solidarité énergétique devient une arme de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pénurie de carburant : la crise qui révèle la maturité du Mali Kura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 10:55:27 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les défis liés à la pénurie de carburant au Mali, touchant la sécurité et la vie quotidienne des citoyens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali, comme d’autres pays de part et d’autre le monde, fait face à une pénurie de carburant qui paralyse la vie économique et sociale, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, signe une tribune dans les colonnes de Sahel Tribune. Entre urgence énergétique et impératif souverain, il appelle à une gouvernance de discernement, où la force publique se conjugue à la justice, et où chaque litre de carburant devient symbole de dignité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pénurie du carburant s’est muée en une crise aux ramifications profondes. Elle touche la vie quotidienne, paralyse l’économie, perturbe la sécurité. Depuis plusieurs semaines, au Mali comme d’autres pays dans le monde, les files s’allongent devant les stations-service. Cette pénurie ne se limite plus à une difficulté d’approvisionnement; elle bloque le transport, ralentit le commerce, freine les chaînes humanitaires et fragilise les zones rurales déjà vulnérables. Le carburant n’est pas une simple marchandise — il est l’énergie vitale qui relie les villages aux marchés, les campagnes aux villes, les forces armées à la nation. Son absence devient alors une asphyxie sociale autant qu’économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-principe-du-discernement-nbsp"><strong>Le principe du discernement&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise met en lumière une vérité essentielle : gouverner, c’est arbitrer entre l’urgence vitale et l’enjeu secondaire. La maxime <em>« Au peuple, le souffle ; aux ennemis, le blocus ; à l’État, le discernement »</em> dessine à elle seule une doctrine d’action — morale, stratégique et politique. Elle rappelle les priorités de toute gouvernance souveraine : protéger la vie du peuple, contenir l’adversaire, et agir avec intelligence d’État. Il ne s’agit pas seulement de livrer du carburant, mais de garantir la justice dans sa distribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discernement, pour être opérant, suppose des principes d’action clairs. Il faut d’abord sécuriser les axes vitaux pour permettre l’acheminement du carburant vers les centres urbains, les sites industriels et les zones enclavées. Ensuite, neutraliser les réseaux illégaux sans pénaliser les citoyens. Enfin, mobiliser les moyens militaires et logistiques afin d’assurer la protection des convois et de garantir une distribution conforme à la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-distribution-selon-la-loi-nbsp"><strong>Une distribution selon la loi&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les grandes entreprises disposant de logistiques robustes — souvent mieux structurées que l’administration — doivent être intégrées dans un cadre public et transparent. Leur concours, encadré par l’État, permettrait la création de points de distribution décentralisés, réduisant ainsi la dépendance aux circuits longs. Mais cette collaboration ne saurait être sans garde-fous. La loi doit prévoir des mesures exceptionnelles, telles que la réquisition temporaire, assorties de garanties contre toute dérive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, la force publique ne doit jamais devenir instrument d’étouffement ou d’arbitraire. Militariser la distribution n’a de sens qu’adossé à une supervision civile et à un contrôle démocratique rigoureux. Des audits indépendants et des voies de recours citoyennes renforceraient la confiance, empêchant que la crise ne serve de prétexte à l’abus. Gouverner, c’est protéger — mais c’est aussi répondre et rendre compte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-penurie-qui-ouvre-une-fenetre-d-opportunite"><strong>Une pénurie qui ouvre une fenêtre d’opportunité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pénurie révèle les fragilités de l’État : lenteurs bureaucratiques, dépendance logistique, pratiques de corruption locales. Mais elle ouvre aussi une fenêtre d’opportunité. Réorganiser la distribution, réduire les intermédiaires, responsabiliser les collectivités territoriales : autant de pas concrets vers une souveraineté énergétique réelle, enracinée dans les réalités du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la souveraineté ne se mesure pas à la contrainte exercée, mais à la capacité de faire circuler le souffle vital du pays — cette énergie qui relie, nourrit et soutient. C’est ainsi que se bâtit la résilience au Sahel : par la lucidité des dirigeants, la vigilance du peuple et la justice des choix publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guerre ukrainienne : l’Afrique de l’Ouest confrontée à une pénurie d&#8217;hydrocarbures</title>
		<link>https://saheltribune.com/guerre-ukrainienne-lafrique-de-louest-confrontee-a-une-penurie-dhydrocarbures/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 May 2022 05:05:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[guerre ukrainienne]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>La plupart des pays d’Afrique de l’Ouest sont frappés par une pénurie d’hydrocarbures. Cette situation pourrait conduire à des instabilités politiques et des troubles sociaux dans cette région déjà exposée à une insécurité djihadiste et une épidémie de coup d’Etat.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La plupart des pays d’Afrique de l’Ouest sont frappés par une pénurie d’hydrocarbures. Cette situation pourrait conduire à des instabilités politiques et des troubles sociaux dans cette région déjà exposée à une insécurité djihadiste et une épidémie de coup d’Etat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique est confrontée à plusieurs crises dont le nombre ne fait qu&rsquo;augmenter. A la crise sécuritaire se sont ajoutées celle climatique et, par ricochet, celle de la pandémie de la Covid-19. Depuis fin février, une crise d&rsquo;hydrocarbures s’est installée, notamment au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest est frappé par une pénurie d’hydrocarbures, entraînant ainsi une augmentation du prix des carburants dans les stations-services.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains fournisseurs, le litre du gasoil – qui était cédé à Abidjan entre 300 à 400 FCFA, et revendu sur le marché national entre 500 et 550 Fcfa – est de nos jours fourni à 700 FCFA et revendu à 750 FCFA sur le marché malien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dépendance du continent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En mars 2022, l’Office national des produits pétroliers (Onap) avait fixé le prix des hydrocarbures à 762 fcfa pour l’essence et 760 fcfa pour le gasoil. Ce phénomène touche plusieurs pays de la région. En avril dernier, la capitale sénégalaise, Dakar, était également frappée par une <a href="https://www.voaafrique.com/a/s%C3%A9n%C3%A9gal-p%C3%A9nurie-de-k%C3%A9ros%C3%A8ne-%C3%A0-l-a%C3%A9roport-de-dakar/6535699.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pénurie de kérosène</a> en raison «&nbsp;<em>d&rsquo;une conjoncture internationale défavorable&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2022/04/26/food-and-energy-price-shocks-from-ukraine-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">guerre en Ukraine</a>, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux. La Russie assure 60 à 70 % des importations d’hydrocarbures dans la quasi-totalité des pays d’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation n&rsquo;est pas sans conséquence sur le continent. Des<a href="https://news.un.org/fr/story/2022/05/1119562" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> experts en développement</a> de l&rsquo;ONU, expliquaient, le 6 mai dernier, que cette dépendance du continent vis-à-vis des importations de carburant, le rendait particulièrement vulnérable à la hausse de l&rsquo;inflation mondiale. « <em>Des hauts responsables de l&rsquo;ONU craignent que la hausse des coûts</em> [&#8230;] <em>ne conduise à une instabilité politique et à des troubles sociaux dans certaines régions d&rsquo;Afrique</em> », souligne l’économiste principal du PNUD pour l&rsquo;Afrique, Raymond Gilpin. Selon lui, les tensions pourraient également augmenter avec une « <em>forte possibilité »</em> de transformation en manifestations violentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région Afrique de l’Ouest fait déjà face à une crise sécuritaire et des <a href="https://saheltribune.com/issoufou-mahamadou-la-junte-refuse-de-regagner-les-casernes-alors-que-le-pays-est-en-guerre/">coups d’État </a>notamment au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Dans ces pays, les sanctions de la Cédéao pèsent déjà sur les populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Probable augmentation des prix de l’énergie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président de la Banque mondiale pour le pôle Croissance équitable, finances et institutions, indique que ce choc est « <em>aggravé par une recrudescence des restrictions au commerce</em> [&#8230;] <em>du carburant ».</em> Les <strong><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2022/04/26/food-and-energy-price-shocks-from-ukraine-war">p</a></strong><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2022/04/26/food-and-energy-price-shocks-from-ukraine-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">révisions de la Banque </a>mondiale font ressortir que « <em>les prix de l’énergie vont probablement grimper de plus de 50 % en 2022 avant de baisser en 2023 et 2024</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière édition du <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/37223/CMO-April-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport <em>Commodity Markets Outlook</em></a>, publiée par la Banque mondiale, en avril dernier, précise que <em>« les prix vont se maintenir à des niveaux historiquement élevés jusqu’à la fin de 2024</em> <em>»</em>. Selon l’institution financière mondiale, « <em>en raison des perturbations du commerce et de la production consécutives à la guerre, le cours du pétrole brut (Brent) devrait atteindre une moyenne de 100 dollars le baril en 2022, ce qui correspond à son plus haut niveau depuis 2013 et à une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2021</em> ». Cependant, <em>« il devrait baisser à 92 dollars en 2023, ce qui sera bien au-dessus de la moyenne sur cinq ans de 60 dollars le baril »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de la Banque mondiale exhorte les responsables politiques à agir rapidement pour minimiser les dommages causés tant à leurs concitoyens qu’à l’économie mondiale. Au cours de sa visite à Dakar, au début du mois de mai, M. Guterres a invité les pays à « <em>résister à la tentation d’accumulation et </em>[à la libération] <em>des stocks stratégiques et les réserves supplémentaires pour les pays qui en ont besoin »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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