<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des pauvreté &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/pauvrete/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/pauvrete/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 07:19:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des pauvreté &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/pauvrete/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Aide internationale : chute historique des financements en 2025</title>
		<link>https://saheltribune.com/aide-internationale-chute-historique-des-financements-en-2025/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aide-internationale-chute-historique-des-financements-en-2025/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:19:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Aide publique au développement]]></category>
		<category><![CDATA[APD]]></category>
		<category><![CDATA[CAD]]></category>
		<category><![CDATA[coopération internationale]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[financements internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[ODD]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[pays donateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21825</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'aide publique au développement en 2025 a subi une baisse sans précédent. Analyse des impacts et des chiffres clés de l’APD.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Selon les données préliminaires de OCDE, l’aide publique au développement a enregistré en 2025 sa plus forte baisse jamais observée. Une contraction brutale qui intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de besoins humanitaires croissants, notamment en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’aide publique au développement (APD) a connu en 2025 une chute sans précédent. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les flux d’aide extérieure versés par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) ont diminué de 23,1 % en termes réels par rapport à 2024.</p>



<p>Le volume total de l’APD s’est établi à 174,3 milliards de dollars, contre 214,6 milliards l’année précédente. Rapportée au revenu national brut (RNB) des pays donateurs, cette aide ne représente plus que 0,26 %, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2015, au moment de l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-en-premiere-ligne-de-la-baisse"><strong>Les grandes puissances en première ligne de la baisse</strong></h2>



<p>Fait marquant : les cinq principaux bailleurs mondiaux ont tous réduit leur contribution en 2025. L’Allemagne devient pour la première fois le premier fournisseur d’APD avec 29,1 milliards de dollars, suivie de près par les États-Unis (29,0 milliards), malgré une chute spectaculaire de 56,9 % de leur aide.</p>



<p>Le Royaume-Uni (17,2 milliards), le Japon (16,2 milliards) et la France (14,5 milliards) complètent ce classement. À eux seuls, ces cinq pays concentrent 95,7 % de la baisse globale enregistrée.</p>



<p>Seuls huit des 34 pays membres du CAD ont maintenu ou augmenté leurs budgets d’aide. Parmi eux, quatre dépassent encore l’objectif fixé par l’ONU de consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide internationale : le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-besoins-croissants-face-a-des-ressources-en-baisse"><strong>Des besoins croissants face à des ressources en baisse</strong></h2>



<p>Cette contraction intervient dans un contexte international particulièrement tendu. «&nbsp;<em>Les pressions budgétaires pesant sur les pays en développement s’accentuent&nbsp;</em>», a déclaré Mathias Cormann, évoquant notamment les risques liés aux conflits et à l’insécurité alimentaire.</p>



<p>Pour Carsten Staur, la situation est «&nbsp;<em>extrêmement préoccupante</em>&nbsp;». Il souligne que le monde fait face à une accumulation de crises – humanitaires, économiques et sécuritaires – qui nécessiteraient au contraire une augmentation de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ukraine-capte-une-part-croissante-des-financements"><strong>L’Ukraine capte une part croissante des financements</strong></h2>



<p>Autre tendance notable : la concentration de l’aide sur certains théâtres géopolitiques. L’APD bilatérale destinée à l’Ukraine a reculé de 38,2 %, à 10,3 milliards de dollars. Toutefois, en intégrant les financements des institutions de l’Union européenne, elle atteint 44,9 milliards de dollars, un niveau record pour un seul pays.</p>



<p>Ce montant dépasse désormais l’ensemble de l’aide bilatérale destinée aux pays les moins avancés ou à l’Afrique subsaharienne, illustrant un rééquilibrage des priorités internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-programmes-de-developpement-durement-touches"><strong>Les programmes de développement durement touchés</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres globaux, la structure de l’aide évolue également de manière préoccupante. Les financements dédiés aux programmes de développement de base – hors aide humanitaire, accueil des réfugiés et allègement de la dette – ont chuté de 26,3 %, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.</p>



<p>L’aide humanitaire elle-même a reculé de 35,8 %, tandis que les dépenses liées à l’accueil des réfugiés dans les pays donateurs ont diminué de 22,1 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-contraction-en-2026"><strong>Vers une nouvelle contraction en 2026 ?</strong></h2>



<p>Les perspectives ne sont guère rassurantes. Sur la base des tendances actuelles, l’OCDE anticipe une nouvelle baisse de 5,8 % de l’aide publique au développement en 2026.</p>



<p>Dans ce contexte, les appels se multiplient pour réinventer les mécanismes de financement du développement et mobiliser davantage de ressources privées. Mais pour de nombreux observateurs, une évidence s’impose : sans un sursaut des pays donateurs, les objectifs de lutte contre la pauvreté et de transition écologique pourraient s’éloigner durablement.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aide-internationale-chute-historique-des-financements-en-2025/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21825</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Restauration de rue à Bamako : une journée chez Sokona, entre fourneaux et survie économique</title>
		<link>https://saheltribune.com/restauration-de-rue-a-bamako-une-journee-chez-sokona-entre-fourneaux-et-survie-economique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/restauration-de-rue-a-bamako-une-journee-chez-sokona-entre-fourneaux-et-survie-economique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 07:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[clientèle fidèle]]></category>
		<category><![CDATA[Conditions de travail]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[djouka]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[emploi précaire]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[niébé]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[petit commerce]]></category>
		<category><![CDATA[plats locaux]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[restauration de rue]]></category>
		<category><![CDATA[revenus modestes]]></category>
		<category><![CDATA[secteur informel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sokona]]></category>
		<category><![CDATA[survie économique]]></category>
		<category><![CDATA[tô]]></category>
		<category><![CDATA[transmission familiale]]></category>
		<category><![CDATA[travail informel]]></category>
		<category><![CDATA[vendeuse ambulante]]></category>
		<category><![CDATA[vie urbaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21317</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez le travail acharné des restauratrices de rue à Bamako et les plats savoureux qui alimentent la ville chaque jour.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>La restauration de rue&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako est un pilier de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomie informelle et de la vie quotidienne. Elle offre des plats locaux&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>–&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ô</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, djouka, ni</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>b</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é – à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>des prix accessibles et joue un r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ô</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>le central dans la s</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>curit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>alimentaire urbaine. Pour mieux comprendre cette activit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>essentielle, nous avons pass</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une journ</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e chez Sokona, restauratrice de rue.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>À&nbsp;Bamako, le travail de restauratrice de rue est une activité&nbsp;informelle intense, souvent exercée plus de dix heures par jour, six jours sur sept. C’est ce que Sokona nous confie lors de notre immersion&nbsp;à&nbsp;ses côtés. Vêtue d’une tenue traditionnelle, un mouchoir de tête soigneusement noué, elle est installée dans le premier arrondissement de la capitale, aux abords de la route récemment bitumée reliant le quartier de Doumanzana&nbsp;à&nbsp;celui de Nafadji. Souriante, mais toujours en mouvement, elle jongle entre la préparation des plats et l’accueil des clients.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-heures-pour-pr-e-parer-les-plats"><strong>Quatre heures pour pr</strong><strong>é</strong><strong>parer les plats</strong><strong></strong></h2>



<p>Tout en travaillant, Sokona accepte de se livrer&nbsp;à&nbsp;une causerie&nbsp;à&nbsp;bâtons rompus.&nbsp;«&nbsp;J’ai hérité&nbsp;de ce travail de ma mère, qui le faisait bien avant ma naissance&nbsp;», raconte-t-elle.&nbsp;Âgée d’une trentaine d’années, elle explique avoir très tôt assisté&nbsp;sa mère, lavant les ustensiles ou servant les clients.</p>



<p>«&nbsp;<em>Apr</em><em>è</em><em>s avoir&nbsp;</em><em>é</em><em>chou</em><em>é&nbsp;</em><em>deux fois&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>l</em><em>’</em><em>examen du dipl</em><em>ô</em><em>me d</em><em>’é</em><em>tudes fondamentales (DEF), et faute de moyens pour m</em><em>’</em><em>inscrire dans une&nbsp;</em><em>é</em><em>cole priv</em><em>é</em><em>e, j</em><em>’</em><em>ai d</em><em>û&nbsp;</em><em>abandonner les bancs. Ma m</em><em>è</em><em>re m</em><em>’</em><em>a gard</em><em>é</em><em>e aupr</em><em>è</em><em>s d</em><em>’</em><em>elle pour l</em><em>’</em><em>aider. C</em><em>’</em><em>est ce travail qui fait vivre notre famille&nbsp;</em>», confie-t-elle.</p>



<p>Avec les années, l’expérience s’est accumulée. Peu&nbsp;à&nbsp;peu, sa mère s’est retirée, laissant la gestion de l’activité&nbsp;familiale&nbsp;à&nbsp;Sokona, désormais&nbsp;épaulée par ses sœurs cadettes qu’elle forme&nbsp;à&nbsp;son tour. Une transmission intergénérationnelle typique de ce secteur informel.</p>



<p>«&nbsp;<em>À&nbsp;</em><em>partir de 2 heures du matin,&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>la maison, nous commen</em><em>ç</em><em>ons&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>pr</em><em>é</em><em>parer les plats les plus r</em><em>é</em><em>sistants, comme le ni</em><em>é</em><em>b</em><em>é&nbsp;</em><em>(haricot) et le djouka, un plat&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>base de fonio, d</em><em>’</em><em>arachide pil</em><em>é</em><em>e et d</em><em>’</em><em>un peu de poudre de gombo</em>&nbsp;», explique Sokona. Pour le niébé, elle utilise une marmite de 20&nbsp;à&nbsp;30 kilos, tandis que la préparation du djouka nécessite entre 15 et 20 kilos de fonio.</p>



<p>Pendant ce temps, ses sœurs cadettes se répartissent les tâches : certaines&nbsp;épluchent les oignons et préparent la sauce pimentée, d’autres s’occupent de la vaisselle&nbsp;–&nbsp;tasses, assiettes et cuillères. Après près de quatre heures de travail, les plats sont répartis dans différentes tasses. Un tricycle, communément appelé&nbsp;<em>katakatani</em>, est loué&nbsp;pour transporter la nourriture jusqu’au lieu de vente. Sokona réside&nbsp;à&nbsp;Nafadji, un quartier situé&nbsp;derrière Doumanzana, où&nbsp;se déroule la vente. Entre 5 h 30 et 6 h, elle est déjà&nbsp;sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-heures-pour-les-vendre"><strong>Dix heures pour les vendre</strong><strong></strong></h2>



<p>Arrivée sur les lieux, Sokona commence par nettoyer l’espace situé&nbsp;devant un magasin qu’elle loue depuis longtemps. L’endroit est sommaire : une grande table et un long banc pour les clients qui souhaitent manger sur place. Une fois le nettoyage terminé, les plats sont disposés, et deux grands fourneaux sont allumés pour frire la banane plantain et les morceaux de poisson, découpés&nbsp;à&nbsp;la maison et enrobés de farine de blé.</p>



<p>Peu après, le livreur de pain arrive avec une cinquantaine de baguettes. Dès 6 heures, les premiers clients se présentent. Certains mangent sur place, d’autres emportent leur commande. Entre taquineries, impatiences et discussions animées, Sokona passe la journée au service de sa clientèle.</p>



<p>Les prix restent volontairement accessibles : le niébé&nbsp;et le djouka sont vendus&nbsp;à&nbsp;partir de 100 francs CFA, le morceau de poisson&nbsp;à&nbsp;200 francs CFA. Le pain qui accompagne le niébé&nbsp;coûte au minimum 40 francs CFA, tandis que la banane plantain frite est cédée&nbsp;à&nbsp;25 francs CFA pour deux petits morceaux.</p>



<p>Sokona nous désigne quelques clients fidèles, présents depuis l’époque où&nbsp;sa mère tenait l’étal. Ceux-ci l’appellent affectueusement&nbsp;«&nbsp;<em>ma fille</em>&nbsp;»&nbsp;et bénéficient parfois de portions plus généreuses ou de prix aménagés. Aux alentours de 16 heures, l’animation retombe brusquement, comme si l’endroit n’avait jamais connu autant de passage. La journée s’achève alors par le rangement, le nettoyage et le retour&nbsp;à&nbsp;la maison, avant de recommencer le lendemain.</p>



<p>Malgré&nbsp;la pénibilité&nbsp;du métier, la restauration de rue répond&nbsp;à&nbsp;une forte demande de la population urbaine en repas abordables et constitue une source de revenu essentielle pour de nombreuses familles. Elle n’est toutefois pas sans défis, notamment en matière de propreté, d’assainissement et de respect des normes sanitaires, qui demeurent l’un des grands enjeux de ce secteur vital de l’économie informelle bamakoise.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/restauration-de-rue-a-bamako-une-journee-chez-sokona-entre-fourneaux-et-survie-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21317</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’exode rural ou la fabrique d’une génération sans lieu</title>
		<link>https://saheltribune.com/lexode-rural-ou-la-fabrique-dune-generation-sans-lieu/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/lexode-rural-ou-la-fabrique-dune-generation-sans-lieu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 09:19:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[déclassement social]]></category>
		<category><![CDATA[développement postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[dignité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[errance]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migrations internes]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[retour au village]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie rurale]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21165</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’exode rural ou la fabrique d’une génération sans lieu examine les conséquences du déclassement et de l’errance en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Entre le village quitté et la ville qui n’accueille pas vraiment, une génération entière se trouve piégée dans un entre-deux social et existentiel. À partir des données sur l’exode rural au Mali et d’une réflexion philosophique sur le déclassement, Mikaïlou Cissé analyse les impasses humaines d’un modèle de développement qui produit de l’errance plutôt que de la dignité.</em></strong></p>



<p>Dans le Sahel, comme dans de nombreuses régions d’Afrique confrontées à l’exode rural vers les grandes villes, une génération entière vit suspendue entre deux mondes : ni véritablement intégrée à la ville, ni pleinement réinsérée au village. Cette couche sociale a traversé toutes les péripéties politiques des jeunes États africains, nés des compromis entre ex-puissances coloniales et leaders aspirant à une indépendance souvent de façade. Elle incarne aujourd’hui les failles profondes d’un modèle de développement postcolonial à bout de souffle.</p>



<p>Quitter le village pour la ville, ou inversement, n’est plus un geste d’audace ni un pari sur l’avenir, mais un départ contraint, souvent désespéré, face à un quotidien qui s’appauvrit et ne nourrit plus comme autrefois. Pour cette couche sociale, rester équivaut à consentir à l’immobilité sociale, au sens propre du terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ampleur-d-un-exode-structurel"><strong>L’ampleur d’un exode structurel</strong></h2>



<p>Le rapport <em>La croissance pro-pauvres au Mali</em> de l’Agence française de développement (AFD), publié en 2007, souligne l’ampleur croissante de l’exode rural dans un contexte de fortes migrations internes et externes. Environ 200 000 personnes migrent chaque année. Faute d’estimations précises, les auteurs évaluent que si les tendances démographiques avaient été similaires en zones rurales et urbaines, près de 56 000 ruraux auraient quitté les campagnes pour les villes en 2001, un chiffre qui pourrait atteindre environ 150 000 par an en 2006.</p>



<p>Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de déplacement des populations fuyant la désertification dans le Nord pour s’installer dans le Sud, contribuant à une urbanisation rapide, notamment autour de Bamako, dont la population est appelée à croître fortement.</p>



<p>Les conséquences sont multiples et préoccupantes. Le rapport met en évidence une dégradation accrue de l’environnement liée à la pression démographique sur les terres agricoles, ainsi que des tensions sociales entre populations autochtones et nouveaux arrivants, auxquelles s’ajoutent les conflits anciens entre éleveurs et agriculteurs. La densification rurale contraint les systèmes agricoles extensifs à atteindre leurs limites et oblige à une transformation des pratiques culturales. Si la demande urbaine peut, à terme, stimuler la productivité agricole autour des villes, cette transition reste fragile et profondément inégalitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mirage-urbain-et-la-desillusion-sociale"><strong>Le mirage urbain et la désillusion sociale</strong></h2>



<p>Portés par les promesses de travail et d’émancipation, ils prennent la route des grandes agglomérations. Mais le mirage urbain se dissipe vite. Sans diplômes reconnus, sans capital économique ni réseaux solides, ces migrants s’entassent dans l’économie informelle, sans protection. Ils s’installent dans les périphéries reléguées, exposées à une vie chère qui dévore leurs maigres revenus.</p>



<p>La ville ne les intègre pas ; elle les absorbe sans les reconnaître. Le village reste le village, mais l’être s’y sent désormais étranger dans sa propre peau. Les repères ne guident plus, et le quotidien perd tout sens concret.</p>



<p>Au-delà de la pauvreté matérielle, ces trajectoires relèvent d’un déclassement au sens bourdieusien : l’écart brutal entre des attentes socialement construites et une réalité qui les invalide. Le départ promettait l’ascension ; il produit l’humiliation. Il ouvrait un avenir ; il suspend le présent dans une attente sans issue.</p>



<p>Les enfants en pâtissent les premiers : certains manquent cruellement de cadre, tandis que d’autres, offerts par la nature sans être demandés, peinent à y être élevés. Les mères, vieilles et usées, sont les plus touchées. Contraintes de suivre les traces de ceux qui n’ont plus l’âge d’être des enfants, elles ploient sous la solitude, état d’être par excellence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-double-absence-ni-du-village-ni-de-la-ville"><strong>La double absence : ni du village, ni de la ville</strong></h2>



<p>Quitter le village, c’est rompre avec un monde. La terre, la parenté, la reconnaissance communautaire formaient un cadre d’existence et de dignité. En ville, ces repères se dissolvent. Comme un aimant, la ville attire ; comme le capitalisme, elle se débrouille pour se débarrasser de ceux qui perdent leur substance.</p>



<p>Le migrant n’a plus de terre, car il ne cultive plus ; il n’est pas citadin non plus, faute de propriété tangible. Il survit dans un entre-deux instable, sans statut clair ni appartenance affirmée.</p>



<p>De là naît une double absence : absent du village quitté, jamais pleinement présent dans la ville d’accueil. Physiquement là, ils demeurent socialement invisibles. Leur quotidien se déroule dans des non-lieux, où la ville devient un transit interminable, un séjour sans mémoire ni projet durable. Certains s’y épuisent lentement, d’autres y tombent malades, loin des solidarités familiales. Il arrive que des migrants disparaissent sans laisser de traces, errant de chantier en quartier, jusqu’à mourir comme des inconnus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-comme-epreuve-collective"><strong>Le retour comme épreuve collective</strong></h2>



<p>Le retour, lorsqu’il s’impose, n’a rien de triomphal. Tardif, contraint, souvent silencieux, il expose l’échec dans sa nudité : sans économies, sans maison construite, parfois sans épouse ni enfants, et marqué par la maladie. D’autres peinent même à revenir, faute de moyens, jusqu’à ce que des parents inquiets se lancent à leur recherche.</p>



<p>Bien souvent, ce sont les familles restées au village qui assument le coût du retour : les soins, les charges matérielles et les blessures symboliques de la réintégration. Le retour devient un fardeau collectif, révélateur d’une solidarité familiale mise à rude épreuve par l’échec structurel.</p>



<p>Pourtant, réduire ces trajectoires à de simples échecs individuels serait une erreur. Les revenants portent un capital invisible : expériences urbaines, savoir-faire pratiques, endurance forgée dans l’adversité. Dans un Sahel en mutation, ils pourraient devenir des médiateurs entre ville et campagne, entre économie informelle et initiatives locales.</p>



<p>Mais ce potentiel reste largement inexploité. Le développement demeure cloisonné, sectorisé, laissant les individus et les familles absorber seuls les coûts humains des mutations économiques. Les politiques inclusives font défaut, et le cycle de l’errance se perpétue.</p>



<p>La figure du revenant révèle ainsi moins des échecs personnels que l’implosion d’un modèle désarticulé, incapable d’offrir des trajectoires viables à sa jeunesse. Tant que partir signifiera déracinement et revenir humiliation, l’errance produira de la survie plutôt que de la dignité. Il est temps d’investir dans ces « ni-ni », non comme des laissés-pour-compte, mais comme des ponts vivants entre des mondes que le développement a trop longtemps opposés.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/lexode-rural-ou-la-fabrique-dune-generation-sans-lieu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21165</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Je ne voulais pas, mais je n’avais pas le choix. » </title>
		<link>https://saheltribune.com/je-ne-voulais-pas-mais-je-navais-pas-le-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:12:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[bars]]></category>
		<category><![CDATA[chômage féminin]]></category>
		<category><![CDATA[condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[emplois précaires]]></category>
		<category><![CDATA[espoir]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[invisibilité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[islam et société]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[jugement moral]]></category>
		<category><![CDATA[marginalisation]]></category>
		<category><![CDATA[migration interne]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[pression communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[secret familial]]></category>
		<category><![CDATA[stigmatisation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[survie économique]]></category>
		<category><![CDATA[témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[trajectoires de vie]]></category>
		<category><![CDATA[travail nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[violences sociales]]></category>
		<category><![CDATA[vulnérabilité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21092</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, plongez dans l'univers des femmes travaillant dans les bars, victimes des jugements sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>


<div class="wp-block-columns jetpack-paywall-simple is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex" style="display: inline-block; width: 90%">
    
    <div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="background-color: #F6F7F7; padding: 32px; 24px;">
        
        <h2 class="has-text-align-center wp-block-heading" style="margin: 0 0 12px; font-weight: 600;">S’abonner pour poursuivre la lecture</h2>
        
        
        <p class="has-text-align-center"
           style="text-align: center;
                  color: #50575E;
                  font-weight: 400;
                  font-size: 16px;
                  font-family: 'SF Pro Text', sans-serif;
                  line-height: 28.8px;">
        Achetez un abonnement pour avoir accès à la suite de cette publication et à d’autres contenus exclusifs.
        </p>
        
        
        <div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex" style="text-align: center;">
            
            <div class="wp-block-button" style="display: inline-block; margin: 10px 0; border-style: none; padding: 0;">
                <a href="https://saheltribune.com/?post_type=post&#038;p=21092" class="wp-block-button__link wp-element-button"
                   data-wpcom-track data-tracks-link-desc="paywall-email-click"
                   style="display: inline-block;
                          padding: 12px 15px;
                          background-color: #3858e9;
                          color: #FFFFFF;
                          text-decoration: none;
                          border-radius: 5px;
                          font-family: 'SF Pro Display', sans-serif;
                          font-weight: 500;
                          font-size: 16px;
                          text-align: center;">Abonnez-vous</a>
            </div>
            
        </div>
        
    </div>
    
</div>

<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21092</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dette historique : les pays pauvres paient 741 milliards de dollars de plus qu’ils ne reçoivent</title>
		<link>https://saheltribune.com/dette-historique-les-pays-pauvres-paient-741-milliards-de-dollars-de-plus-quils-ne-recoivent/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/dette-historique-les-pays-pauvres-paient-741-milliards-de-dollars-de-plus-quils-ne-recoivent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:59:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[créanciers bilatéraux]]></category>
		<category><![CDATA[dette internationale]]></category>
		<category><![CDATA[financement public]]></category>
		<category><![CDATA[marchés obligataires]]></category>
		<category><![CDATA[Multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[restructuration de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
		<category><![CDATA[vulnérabilité économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20427</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la crise de la dette en Afrique et comment la Banque mondiale devient le dernier recours financier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que les pays en développement ont versé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements entre 2022 et 2024, l’Afrique se retrouve en première ligne d’une crise de la dette sans précédent. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés et de retrait des créanciers bilatéraux, la Banque mondiale apparaît comme le dernier rempart financier, notamment pour les pays les plus vulnérables du continent. Mais cette embellie pourrait n’être qu’une accalmie avant une nouvelle tempête.</em></strong></p>



<p>La Banque mondiale s’impose désormais comme la principale source nette de financement pour les 78 pays les plus vulnérables du globe, selon le <em>Rapport sur la dette internationale 2025</em>. Entre 2022 et 2024, les pays en développement ont remboursé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements — un record absolu depuis un demi-siècle. Et l’Afrique, particulièrement l’Afrique de l’Ouest, se trouve au cœur de ce séisme financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-pris-dans-l-etau-financier-mondial"><strong>Un continent pris dans l’étau financier mondial</strong></h2>



<p>L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par l’érosion brutale de l’accès au crédit international. Dans plusieurs pays, les marges budgétaires se sont évaporées sous l’effet combiné d’un effondrement des recettes d’exportation, d’une inflation persistante et d’un isolement diplomatique accru.</p>



<p>Selon la Banque mondiale, la dette extérieure des pays à faible et moyen revenu a atteint 8 900 milliards de dollars en 2024. Sur ce total, 1 200 milliards concernent les pays les plus pauvres — dont une majorité d’États africains.</p>



<p>Les taux d’intérêt sur les nouveaux emprunts restent prohibitifs : près de 10 % en moyenne en 2024, soit deux fois le niveau d’avant 2020. Une réalité particulièrement pénalisante pour des pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso, dont l’accès aux marchés financiers s’est considérablement réduit à la suite des changements politiques des dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-etats-africains-pris-dans-un-carrefour-geopolitique-et-financier"><strong>Les États africains pris dans un carrefour géopolitique et financier</strong></h2>



<p>Selon le rapport, plus de la moitié des pays africains disposant de données complètes ont vu leur dette intérieure croître plus vite que leur dette extérieure en 2024, accentuant le « <em>nexus souverain-bancaire </em>» : les banques locales préfèrent acheter des titres publics plutôt que financer le secteur privé, paralysant l’investissement productif.</p>



<p>Dans certains États sahéliens, l’impact humain est déjà visible : la Banque mondiale estime que dans les 22 pays les plus endettés du monde, 56 % des habitants ne peuvent pas assurer une alimentation saine.&nbsp;</p>



<p>Malgré la brutalité de ces chiffres, 2024 a apporté un sursaut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>90 milliards de dollars de dette ont été restructurés dans les pays en développement, un record depuis 2010.</li>



<li>Les investisseurs obligataires ont effectué un retour remarqué, injectant 80 milliards de dollars nets dans les pays en développement.</li>
</ul>



<p>Ce retour, toutefois, ne concerne quasiment pas l’Afrique de l’Ouest, où les risques politiques et sécuritaires découragent les investisseurs. Les pays plus diversifiés — Côte d’Ivoire, Sénégal, Kenya — ont pu émettre de nouveaux eurobonds.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-banque-mondiale-devient-le-principal-filet-de-securite"><strong>La Banque mondiale devient le principal filet de sécurité</strong></h2>



<p>Face à cette contraction des financements, une réalité s’impose :<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> En 2024, la Banque mondiale a fourni 18,3 milliards de dollars de financements nets aux pays IDA, plus que tout autre bailleur.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> À cela s’ajoutent 7,5 milliards de dollars de dons, un sommet historique.</p>



<p>Cette position dominante s’explique par le retrait massif des créanciers bilatéraux (–8,8 milliards de dollars nets).</p>



<p>Pour de nombreux pays africains, la Banque mondiale demeure désormais l’un des très rares canaux d’accès à des ressources à faible coût. Dans certains cas, elle représente même le seul créancier disposé à restructurer ou prolonger des échéances.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-risque-de-sommeil-vers-la-crise"><strong>Un risque de “sommeil vers la crise”</strong></h2>



<p>Les experts de la Banque mondiale restent alarmistes. « <em>Les pays en développement ne doivent pas se laisser tromper : ils ne sont pas hors de danger</em> », prévient Indermit Gill, économiste en chef de l’institution. Malgré la baisse récente des taux mondiaux, la dette continue de croître sous des formes « <em>nouvelles et pernicieuses</em> ».</p>



<p>L’institution appelle les gouvernements africains à profiter de la courte fenêtre actuelle pour réformer leurs finances publiques et renforcer la transparence de leur dette. Sans cela, un nouveau choc — géopolitique, climatique ou économique — pourrait déclencher une crise plus grave que celle de 2020-2024.</p>



<p>Les perspectives africaines restent pourtant fragiles.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La croissance demeure freinée par l’insécurité, la volatilité des matières premières et le climat d’incertitude politique.</li>



<li>L’Afrique de l’Ouest, malgré des pôles dynamiques (Côte d’Ivoire, Ghana stabilisé, Nigeria en transition), reste vulnérable aux chocs externes.</li>
</ul>



<p>À défaut de transformer l’embellie actuelle en réformes durables, l’ensemble du continent pourrait replonger dans une crise de la dette systémique — dont l’impact humain serait considérable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/dette-historique-les-pays-pauvres-paient-741-milliards-de-dollars-de-plus-quils-ne-recoivent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20427</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Madagascar : le pouvoir se dit “debout”, mais chancelle sur ses appuis</title>
		<link>https://saheltribune.com/madagascar-pouvoir-se-dit-debout-mais-chancelle-sur-ses-appuis/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/madagascar-pouvoir-se-dit-debout-mais-chancelle-sur-ses-appuis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique australe]]></category>
		<category><![CDATA[Andry Rajoelina]]></category>
		<category><![CDATA[Antananarivo]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[armée malgache]]></category>
		<category><![CDATA[CAPSAT]]></category>
		<category><![CDATA[changement de régime]]></category>
		<category><![CDATA[contestation populaire]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[coup d’État]]></category>
		<category><![CDATA[crise institutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[forces armées]]></category>
		<category><![CDATA[François Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[fuite du président]]></category>
		<category><![CDATA[Gen Z Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement malgache]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité chronique]]></category>
		<category><![CDATA[insurrection]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[mutinerie]]></category>
		<category><![CDATA[mutins]]></category>
		<category><![CDATA[océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[place du 13-Mai]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[putsch]]></category>
		<category><![CDATA[rébellion militaire]]></category>
		<category><![CDATA[régimes fragiles]]></category>
		<category><![CDATA[relations France–Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[téléphérique Antananarivo]]></category>
		<category><![CDATA[TGV Rajoelina]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20001</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Madagascar, la situation est confuse avec des mutineries militaires et une lutte pour le pouvoir à Antananarivo.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Antananarivo, le pouvoir malgache tente de reprendre la main après une journée de confusion et de rumeurs. Pendant que des militaires mutins proclament la “prise du pouvoir”, la présidence assure que tout va bien. L’orchestre continue de jouer, même si le bateau tangue.</em></strong></p>



<p>Ce samedi 11 octobre 2025, Madagascar a connu l’un de ces jours où l’histoire hésite entre tragédie et comédie politique. En fin de matinée, des soldats du CAPSAT — le Corps d’administration des personnels et services de l’armée de terre —, déjà entrés dans la légende pour leurs mutineries passées, annoncent qu’ils “<em>prennent leurs responsabilités</em>” et déclarent le pouvoir “<em>dissous</em>”. Dans la foulée, ils instaurent un couvre-feu et appellent la population à “<em>rester chez elle</em>”, ce qui, à Antananarivo, signifie généralement descendre dans la rue.</p>



<p>Quelques heures plus tard, alors que la place du 13-Mai, symbole historique des révoltes malgaches, est envahie par une foule euphorique scandant la fin du régime, la présidence de la République sort enfin de son silence. Le message ? Non, le président Andry Rajoelina n’a pas fui. Oui, il est “<em>au pays</em>”. Et mieux encore : il “<em>coordonne les affaires nationales</em>” aux côtés de son Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo. Un communiqué à la tonalité plus rassurante que crédible, dans un pays où les démentis officiels précèdent souvent les ruptures de régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-en-funambule"><strong>Un Premier ministre en funambule</strong></h3>



<p>Apparu à la télévision nationale, le général Zafisambo — raide comme un porte-drapeau — s’est voulu rassembleur : “<em>Le pouvoir en place se tient debout et est prêt à écouter toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires.”</em></p>



<p>Un ton mesuré, presque apaisé, loin du lexique martial habituel. Comme s’il voulait convaincre que l’on peut encore dialoguer quand les fusils parlent. Le Premier ministre a même rappelé qu’une concertation nationale, sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), est “<em>en cours de préparation”</em>. Une manière de dire que la religion, une fois de plus, sert de planche de salut politique à un État dévissé.</p>



<p>Signe de lucidité ou aveu d’impuissance, Zafisambo a lancé un appel à ne pas “<em>laisser les forces armées s’entretuer</em>”. Une phrase lourde de sens, car elle trahit ce que tout le monde sait : le pouvoir ne contrôle plus totalement ses propres troupes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-presidence-sur-le-fil"><strong>Une présidence sur le fil</strong></h3>



<p>Rajoelina, l’homme de 2009 qui s’était hissé au pouvoir en renversant Marc Ravalomanana avec l’appui de ce même CAPSAT, est désormais rattrapé par sa propre histoire. Ironie du sort : ceux qui l’avaient jadis propulsé pourraient bien aujourd’hui le renverser.</p>



<p>Derrière le vernis des communiqués et les discours d’apaisement, la réalité malgache demeure brutale : une armée fracturée, une population épuisée, un président contesté, et une économie asphyxiée. Le tout sur fond de colère sociale nourrie par la pauvreté et les coupures d’électricité, dans un pays où les illusions de stabilité ne durent jamais plus qu’un cycle électoral.</p>



<p>Pour l’heure, Antananarivo retient son souffle. Le pouvoir dit qu’il “<em>se tient debout</em>”, mais à Madagascar, on sait depuis longtemps que la verticalité politique est un sport de déséquilibriste.</p>



<p>Entre démentis officiels et rumeurs virales, le flou règne, et c’est peut-être cela, le vrai pouvoir du moment : la confusion. Car à Madagascar, comme souvent, les crises politiques ne s’achèvent pas — elles changent simplement d’acteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/madagascar-pouvoir-se-dit-debout-mais-chancelle-sur-ses-appuis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20001</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : la ministre Assa Badiallo Touré lance la 30ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-la-ministre-assa-badiallo-toure-lance-la-30%e1%b5%89-edition-du-mois-de-la-solidarite-et-de-la-lutte-contre-lexclusion-sociale/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-la-ministre-assa-badiallo-toure-lance-la-30%e1%b5%89-edition-du-mois-de-la-solidarite-et-de-la-lutte-contre-lexclusion-sociale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 14:57:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[actions humanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Année de la culture 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Assa Badiallo Touré]]></category>
		<category><![CDATA[campagnes médicales gratuites]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[chefs de quartiers de Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion nationale]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora malienne]]></category>
		<category><![CDATA[diversité culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[dons de vivres]]></category>
		<category><![CDATA[entraide]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[inondations au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[kits scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[ministre de la Santé et du Développement social]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[mois de la solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[partage]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[populations vulnérables]]></category>
		<category><![CDATA[Seydou Sangaré]]></category>
		<category><![CDATA[société inclusive]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs sociales maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[victimes de l’insécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19897</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 30ème édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion est lancée au Mali pour promouvoir l'entraide et la solidarité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali a lancé ce mercredi 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2025 la 30ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale. Comme chaque année, le mois d’octobre est dédié au renforcement de la cohésion nationale et au soutien des populations les plus vulnérables.</em></strong></p>



<p>À l’occasion de cette édition, la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, a adressé un message fort à la population. Elle a rappelé que la solidarité au Mali n’est pas un simple mot, mais une réalité quotidienne, profondément ancrée dans les traditions de partage et d’entraide.</p>



<p>Dans son allocution, elle a souligné que le Mois de la solidarité, institué en 1995 et officialisé en 2001, s’est progressivement imposé comme un instrument efficace de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour elle, octobre n’est plus seulement un mois de manifestations, mais le symbole d’une valeur nationale à traduire en actes concrets en faveur de l’égalité des chances.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-accompagnement-des-victimes-de-l-insecurite-et-des-catastrophes-naturelles"><strong>L’accompagnement des victimes de l’insécurité et des catastrophes naturelles</strong></h2>



<p>Le thème retenu cette année, «&nbsp;<em>Solidarité dans la diversité culturelle, base d’une société inclusive&nbsp;</em>», s’inscrit dans la vision des autorités qui ont placé 2025 sous le signe de la culture. Les activités prévues se dérouleront à travers tout le pays ainsi qu’au sein de la diaspora, avec des actions transversales et multiformes, réparties sur quatre semaines thématiques.</p>



<p>Comme lors des éditions précédentes, cette 30ᵉ édition sera marquée par des dons à travers tout le Mali. Des distributions de vivres, de vêtements et de kits scolaires sont prévues en faveur des familles démunies. Des campagnes médicales gratuites viendront également soulager les populations les plus vulnérables. Ces actions, portées par l’État, les collectivités, les associations et les partenaires, traduisent en actes les valeurs de solidarité et d’entraide qui caractérisent la société malienne.</p>



<p>Un accent particulier sera mis sur l’accompagnement des victimes de l’insécurité et des catastrophes naturelles, notamment les inondations qui ont provoqué des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. La ministre a tenu à rendre hommage aux disparus et à exprimer sa compassion aux familles éprouvées.</p>



<p>Cette 30ᵉ édition est parrainée par Seydou Sangaré, coordinateur des chefs de quartiers de Bamako, symbole de la mobilisation communautaire et de la solidarité de proximité.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-la-ministre-assa-badiallo-toure-lance-la-30%e1%b5%89-edition-du-mois-de-la-solidarite-et-de-la-lutte-contre-lexclusion-sociale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19897</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bamako : dans les marchés, la résilience des femmes face à la précarité et à l’inflation</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-dans-les-marches-la-resilience-des-femmes-face-a-la-precarite-et-a-linflation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bamako-dans-les-marches-la-resilience-des-femmes-face-a-la-precarite-et-a-linflation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatoumata Togo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[femmes commerçantes]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance économique]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[marchés]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[petit commerce]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité familiale]]></category>
		<category><![CDATA[soutien des autorités]]></category>
		<category><![CDATA[soutien durable]]></category>
		<category><![CDATA[travail acharné]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19721</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les femmes dans les marchés de Bamako : une force silencieuse qui contribue à l'économie tout en affrontant des défis quotidiens.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au cœur des marchés de Bamako, des milliers de femmes, piliers de l’économie informelle, luttent chaque jour pour nourrir leurs familles. Entre débrouille, quête d’indépendance et flambée des prix, elles incarnent une résilience silencieuse qui façonne l’avenir économique et social de la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Pour de nombreuses femmes de Bamako, vendre au marché n&rsquo;est pas un choix, mais une nécessité. Hawa Guindo, le visage marqué par le soleil et le travail, est l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Assise devant son étal, elle confie : «&nbsp;<em>Nos ventes nous aident à couvrir nos petites dépenses et celles de nos enfants.&nbsp;</em>» Son témoignage est un écho à la réalité de milliers de foyers maliens où chaque franc compte. Hawa ne se plaint pas, mais ne masque pas les difficultés : «&nbsp;<em>Chaque jour, nous nous débrouillons avec ce que nous avons. Les bénéfices sont parfois très faibles, et quand les ventes sont bonnes, cela fait une réelle différence.</em>&nbsp;» Cette fluctuation des revenus est une constante dans le secteur informel, où la stabilité est un luxe rarement accessible.</p>



<p>À ses côtés, Mariam Diarra, vendeuse de céréales, abonde dans le même sens : «&nbsp;<em>On se lève avant l&rsquo;aube pour préparer nos marchandises et on rentre souvent tard le soir. C&rsquo;est un travail acharné, mais il faut le faire pour nourrir nos familles</em>&nbsp;», explique-t-elle, les yeux fatigués mais le regard déterminé. Pour Mariam, comme pour Hawa, chaque journée est une bataille pour assurer le lendemain de leurs proches.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-independance-une-quete-de-dignite"><strong>L&rsquo;indépendance, une quête de dignité</strong></h2>



<p>L&rsquo;autonomie est un mot qui revient souvent dans la bouche de ces travailleuses infatigables. Awa Keita, vendeuse de légumes, incarne cette quête de dignité. Ses mains sont habiles à préparer ses produits, son esprit aiguisé à gérer son petit commerce. «&nbsp;<em>Je peux prendre soin de mes enfants et subvenir à leurs besoins</em>», affirme-t-elle avec une fierté palpable. Pour Awa et beaucoup d&rsquo;autres, l&rsquo;activité marchande transcende la simple transaction commerciale ; elle est un vecteur d&rsquo;émancipation sociale. «&nbsp;<em>Nous devenons indépendantes et évitons de quémander&nbsp;</em>», ajoute-t-elle, soulignant l&rsquo;importance psychologique et sociale de leur travail. Cet engagement personnel leur confère une place respectée au sein de leurs familles et de leurs communautés.</p>



<p>Cependant, cette indépendance durement acquise n&rsquo;est pas sans embûches. Awa Keita lance un appel clair aux autorités : «&nbsp;<em>Il est crucial que les autorités nous fournissent un soutien durable pour améliorer nos conditions de travail.</em>&nbsp;» Un soutien qui permettrait de passer de la simple survie à une véritable progression économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-l-inflation-la-devise-de-la-debrouille"><strong>Face à l&rsquo;inflation, la devise de la débrouille</strong></h2>



<p>La flambée des prix est une préoccupation majeure pour ces femmes. F. Coulibaly, une autre vendeuse croisée au cœur du marché, exprime une joie simple mais profonde : «<em>&nbsp;Faire les petits besoins de mes enfants me rend heureuse.</em>&nbsp;» Pourtant, cette joie est souvent teintée d&rsquo;inquiétude. Le coût des légumes, denrées essentielles, ne cesse d&rsquo;augmenter, rognant les marges déjà minces de ces commerçantes. «&nbsp;<em>Se débrouiller est notre devise</em>&nbsp;», déclare-t-elle avec une résignation empreinte de force. Son cri d&rsquo;alarme est également adressé aux pouvoirs publics, implorant une intervention pour stabiliser les prix. Une mesure qui pourrait considérablement alléger le fardeau de ces familles et garantir une meilleure sécurité alimentaire.</p>



<p>Sitan Sidibé, qui vend des condiments et des épices, partage ces préoccupations. «&nbsp;<em>Les prix changent tout le temps, et c&rsquo;est difficile de s&rsquo;y retrouver. Quand le prix d&rsquo;un sac de piment augmente de moitié en quelques jours, il faut trouver des solutions pour ne pas perdre nos clients et gagner notre vie</em>&nbsp;», confie-t-elle avant de souligner la nécessité d&rsquo;une meilleure régulation pour protéger les petits commerçants et les consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resilience-inspirante-et-un-appel-a-l-action"><strong>Une résilience inspirante et un appel à l&rsquo;action</strong></h2>



<p>Les récits de ces femmes ne sont que quelques-unes des innombrables histoires qui tissent la trame de l&rsquo;économie informelle de Bamako. Ces femmes, malgré les défis structurels, la précarité des revenus et l&rsquo;absence de filets sociaux formels, font preuve d&rsquo;une résilience et d&rsquo;une ingéniosité remarquables. Leur travail est bien plus qu&rsquo;une simple activité économique ; il est un pilier de la société malienne, un garant de la dignité et un moteur d&rsquo;autonomie.</p>



<p>Leur détermination est une source d&rsquo;inspiration, mais elle doit aussi être un catalyseur pour l&rsquo;action. Le soutien durable des autorités, la stabilisation des prix des denrées de base et la reconnaissance officielle de leur rôle vital sont essentiels pour transformer cette économie informelle en un secteur plus sûr et plus prospère pour ces femmes qui bâtissent l&rsquo;avenir de Bamako, jour après jour.</p>



<p><strong>Fatoumata Togo, stagiaire</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bamako-dans-les-marches-la-resilience-des-femmes-face-a-la-precarite-et-a-linflation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19721</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Santé mondiale : pourquoi des millions d’êtres humains défèquent encore dehors</title>
		<link>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[défécation à l’air libre]]></category>
		<category><![CDATA[dignité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[maladies hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[objectif 2030]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[rapport ONU]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<category><![CDATA[WASH]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19664</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un tiers d'un milliard de personnes pratiquent la défécation à l'air libre. Apprenez pourquoi ce problème persiste sur notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Un chiffre que l’on croyait relégué aux archives d’un autre âge&nbsp;: 354&nbsp;millions d’êtres humains défèquent encore chaque jour à l’air libre. Derrière ce constat brutal, l’aveu d’un échec planétaire&nbsp;: l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, promesse des Nations unies, s’éloigne inexorablement.</em></strong></p>



<p>Les statistiques, lorsqu’elles se glacent, valent parfois mieux qu’un reportage. Une personne sur vingt-cinq, sur cette planète en 2025, n’a d’autre choix que de s’accroupir à ciel ouvert pour se soulager. Dans un monde saturé de discours sur la modernité numérique et la conquête spatiale, cette réalité nue dit tout. L’humanité avance, mais laisse derrière elle des centaines de millions de corps dans la poussière, l’eau souillée et l’humiliation.</p>



<p>Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié le 26&nbsp;août est sans appel. Malgré quelques progrès, la défécation à l’air libre concerne encore 354&nbsp;millions de personnes. En 2015, elles étaient 429&nbsp;millions. La baisse est réelle, mais lente, trop lente. Chaque latrine construite, chaque puits protégé, semble immédiatement rattrapé par l’explosion démographique, l’urbanisation sauvage, les guerres qui détruisent, et les États qui promettent plus qu’ils n’agissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-autant-que-de-sante"><strong>Un enjeu de dignité autant que de santé</strong></h2>



<p>Car derrière les chiffres, il y a les conséquences telles que les diarrhées mortelles pour les enfants, la contamination des nappes phréatiques, les maladies hydriques qui continuent de tuer en silence. L’OMS rappelle que l’eau potable et l’assainissement ne sont pas des privilèges, mais des droits humains fondamentaux. Pourtant, le monde s’accommode d’un paradoxe. Alors que l’on parle d’intelligence artificielle et de voitures autonomes, des villages entiers vivent encore dans une promiscuité où les excréments sont à portée de main.</p>



<p>La défécation à ciel ouvert est aussi une question de dignité. Pour les femmes et les jeunes filles, la situation est doublement violente&nbsp;: contrainte de s’isoler à l’aube ou à la nuit tombée pour échapper aux regards, elles s’exposent aux agressions sexuelles. Et pendant leurs règles, l’absence de toilettes adaptées devient un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire et sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-loin-des-promesses-de-2030"><strong>Loin des promesses de 2030</strong></h2>



<p>Depuis 2015, près d’un milliard et demi d’êtres humains ont gagné un accès à des installations sanitaires améliorées. Mais l’ONU l’admet aujourd’hui. Au rythme actuel, l’objectif d’un accès universel en 2030 est devenu « <em>de plus en plus hors de portée</em> ». La formule est diplomatique ; la réalité est plus crue. Il est en train de glisser entre les doigts.</p>



<p>Le nombre de pays ayant éliminé la défécation à l’air libre est passé de 142 à 154. Une avancée, certes, mais qui laisse encore des millions dans la boue. Pour Cecilia Scharp, directrice du programme WASH à l’Unicef, le verdict est sans appel&nbsp;: « <em>Lorsque les enfants n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, leur santé, leur éducation et leur avenir sont menacés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-miroir-de-nos-inegalites"><strong>Un miroir de nos inégalités</strong></h2>



<p>Au fond, la défécation à ciel ouvert est plus qu’un problème sanitaire. C’est le symbole extrême des inégalités mondiales. D’un côté, une humanité connectée, qui s’inquiète de savoir si son smartphone est étanche. De l’autre, des millions de familles qui se demandent où soulager un enfant sans le condamner à une infection.</p>



<p>La défécation à l’air libre n’est pas seulement un scandale de santé publique. C’est un scandale politique, celui d’un monde qui, malgré ses milliards de dollars de croissance et ses sommets internationaux, tolère encore que des centaines de millions de ses citoyens vivent comme si la promesse de dignité n’avait jamais existé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19664</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : toilettes publiques, un luxe à ciel ouvert</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[ATPC]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[budget assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[CHU Gabriel Touré]]></category>
		<category><![CDATA[défécation à l’air libre]]></category>
		<category><![CDATA[déplacés internes]]></category>
		<category><![CDATA[dignité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Faladiè Garbal]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[ODD 2030]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes publiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19661</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les toilettes publiques au Mali : une rareté insalubre pour des millions de personnes. Apprenez-en plus sur cette crise d'assainissement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, où un million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, les toilettes publiques sont rares, insalubres, parfois payantes. Derrière ce paradoxe se cache une réalité brutale : dans un pays où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, se soulager dignement relève souvent du privilège.</em></strong></p>



<p>À Bamako, devant les rares <a href="https://benbere.org/au-grin/toilettes-publiques-danger-sanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes publiques</a> du CHU Gabriel Touré, les files s’allongent. En 2022, c’était seulement <a href="https://bamada.net/toilettes-publiques-du-chu-gabriel-toure-une-veritable-desolation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq cabines fonctionnelles</a> sur dix pour des centaines de patients et d’accompagnants : trois heures d’attente, parfois, pour accéder à une installation qui n’a plus rien de sanitaire. Ailleurs, à Faladiè Garbal, site de déplacés, <a href="https://www.studiotamani.org/150342-sur-des-sites-de-deplaces-le-manque-de-toilettes-favorise-la-defecation-a-lair-libre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">335 familles se partagent 35 latrines</a>. Résultat : cinq cents personnes par toilette. Ce n’est plus de l’hygiène, c’est une roulette russe sanitaire.</p>



<p>Dans ce pays où seulement 45 % de la population dispose d’un service d’assainissement de base, plus d’un million de Maliens continuent à déféquer à l’air libre. <a href="https://bamada.net/etablissements-de-sante-17-sans-toilettes-et-latrines-ameliorees" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La statistique</a> dit tout : l’infrastructure n’existe pas, ou si peu, et quand elle existe, elle se dégrade, faute d’entretien, de financement, de volonté politique. Les toilettes publiques, censées être un bien commun, deviennent un luxe à ciel ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-honte-des-foutoirs-publics"><strong>La honte des « foutoirs publics »</strong></h2>



<p>À Bamako, l’expression revient dans les témoignages : « <em>foutoirs</em> ». Pas de savon, pas d’eau courante, pas d’entretien. Les lieux censés protéger la dignité se transforment en foyers de contamination. Fuites, stagnations, déchets abandonnés, parfois même des vers grouillant au sol. Ici, les <a href="https://santeenafrique.com/toilettes-publiques-manque-hygiene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes ne préviennent pas la maladie</a>, elles l’installent.</p>



<p>Et quand il ne s’agit pas d’hygiène, c’est l’argent qui pose problème. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, on exige 50 à 100 francs CFA pour chaque passage. L’équation est absurde : choisir entre se soulager dignement ou économiser pour manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-femmes-enfants-deplaces-les-oublies"><strong>Femmes, enfants, déplacés : les oubliés</strong></h2>



<p>Les premières victimes sont connues : femmes, enfants, personnes déplacées. À Faladiè, encore, ce sont les mères qui s’inquiètent le plus pour leurs filles, contraintes d’attendre la nuit pour se soulager, au risque d’agressions. Les personnes handicapées, elles, se voient privées de tout accès, faute d’installations adaptées. La <a href="https://archive.ids.ac.uk/clts/sites/communityledtotalsanitation.org/files/ProtocoleEvaluationCertificationATPC_Mali2014.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défécation à l’air libre</a> devient alors la seule alternative.</p>



<p>Les inégalités ne sont pas seulement sociales, elles sont aussi géographiques. À Koulikoro, <a href="https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/dialogues-economiques-leco-a-portee-de-main/au-mali-la-population-se-saisit-des-problemes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 14 % des zones rurales</a> disposent d’un service d’assainissement. Dans ces villages, la latrine n’est pas une évidence, mais un luxe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique"><strong>Un choix politique</strong></h2>



<p>Le paradoxe est connu : l’État dépense deux fois plus pour l’eau que pour l’assainissement. Les chiffres du budget 2018 en témoignent : 4,2 milliards pour l’assainissement, <a href="https://open.enabel.be/en/MLI/2334/2146/u/au-mali-plus-de-60-000-personnes-ont-acces-aux-infrastructures-d-eau-et-d-assainissement-dans-la-region-de-koulikoro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,6 pour l’eau</a>. Résultat : des projets en retard, des communes sans moyens, et une Direction nationale de contrôle des pollutions incapable d’imposer ses directives.</p>



<p>Pourtant, tout est une question de priorité. Construire un bloc de trois latrines publiques coûte un peu plus d’un million de francs CFA. Une somme importante pour une mairie, certes, mais ridicule au regard du coût social et sanitaire des diarrhées, de la malnutrition et des infections que provoque l’absence de toilettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-nationale"><strong>Un enjeu de dignité nationale</strong></h2>



<p>Il existe bien des solutions. L’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC) a permis de certifier 750 villages comme <a href="https://joinforwater.ngo/wp-content/uploads/2022/08/ra_2016-Mali-fdal-atpc_mopti.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>fin de la défécation à l’air libre</em> »</a>. Des partenariats public-privé émergent ici et là, entre communes, ONG et micro-entreprises. Mais ces efforts restent marginaux. Sans <a href="https://www.washinhcf.org/wp-content/uploads/2021/07/E-National-strategic-plan-WASH-in-HCFs.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">volonté nationale</a> forte, ils sont des gouttes d’eau dans un océan de boue.</p>



<p>Au Mali, aller aux toilettes ne devrait pas être une affaire de chance ou de portefeuille. C’est une question de dignité humaine et de santé publique. Tant que <a href="https://www.maliweb.net/toilettes-seulement-un-taux-dacces-de-45-au-mali-besoin-d-accelerer-le-changement-dici-2030" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’assainissement</a> restera le parent pauvre des politiques, la promesse des Objectifs de développement durable de 2030 – l’accès universel à l’eau et à l’hygiène – restera une chimère.</p>



<p>Le paradoxe est que dans un pays où l’on parle de modernisation, il suffit d’entrer dans un hôpital ou un camp de déplacés pour comprendre la vérité. Le Mali ne gagnera pas sa bataille contre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable_et_assainissement_au_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté et les maladies</a> tant qu’il n’aura pas gagné celle, plus discrète mais tout aussi cruciale, de ses toilettes publiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19661</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
