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	<title>Archives des Patrimoine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Culture malienne : comment rester soi-même dans un monde globalisé ?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali entend préserver son identité culturelle face à la mondialisation. Entre héritage des empires, langues nationales, diaspora et révolution numérique, le pays entend concilier tradition et modernité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Carrefour millénaire des civilisations sahéliennes, le Mali fait face à une équation délicate : comment rester soi-même tout en s&rsquo;ouvrant à un monde qui ne vous attend pas ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, sur la rive gauche du fleuve Niger, le griot Seydou Camara récite depuis l&rsquo;aube les généalogies de sa communauté. Quelques rues plus loin, un jeune Malien suit une formation en ligne depuis son téléphone, connecté à un serveur situé à des milliers de kilomètres. Ces deux images, si elles peuvent paraître antinomiques, résument pourtant toute la complexité de ce que vit aujourd&rsquo;hui la société malienne : une civilisation d&rsquo;une profondeur extraordinaire, soudainement projetée dans l&rsquo;accélération du monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;est pas un pays ordinaire. Héritier de l&#8217;empire du Mali et de l&#8217;empire songhay — dont Tombouctou fut la capitale intellectuelle rayonnant de ses madrasas jusqu&rsquo;en Europe —, il porte en lui une mémoire longue, structurée, vivante. Les langues — bambara, peul, dogon, soninké, songhai — ne sont pas de simples idiomes : elles sont des architectures du monde, des systèmes de valeurs transmises dans les proverbes, les contes, les cérémonies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mondialisation, un miroir à double face</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée massive des technologies numériques, des plateformes de divertissement et des modèles économiques importés a bouleversé les équilibres culturels en quelques décennies à peine. La musique urbaine malienne, héritière de la kora et du balafon, côtoie désormais le rap en bambara, l&rsquo;afrobeats et les algorithmes de Spotify. Ce syncrétisme est parfois fertile — il a donné naissance à des artistes reconnus mondialement comme Oumou Sangaré ou Salif Keïta — mais il peut aussi diluer, par sédimentation progressive, ce qui fait la singularité profonde d&rsquo;une civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La problématique n&rsquo;est pas nouvelle : toute culture vivante est le produit de métissages successifs. Tombouctou elle-même n&rsquo;était grande que parce qu&rsquo;elle était un carrefour. Mais la mondialisation néolibérale actuelle présente une particularité : elle ne propose pas un échange entre égaux. Elle impose des standards, des esthétiques, des logiques économiques qui réduisent la diversité culturelle au rang de folklore consommable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;éducation, première ligne de résistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces pressions, plusieurs leviers s&rsquo;offrent aux sociétés maliennes. Le premier, et sans doute le plus structurant, est celui de l&rsquo;éducation. Depuis plusieurs années, des expériences pédagogiques innovantes tentent de réconcilier les savoirs académiques avec les épistémologies locales. Des écoles communautaires intègrent l&rsquo;enseignement en langues nationales aux côtés du français. Des chercheurs maliens numériques, depuis Bamako ou la diaspora, travaillent à archiver les manuscrits de Tombouctou, dont beaucoup restent encore inédits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi faut-il souligner l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de décréter la période 2026-2027, «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;»&nbsp;<em>afin «&nbsp;d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée »,</em>&nbsp;a déclaré le président de la transition tout en soulignant que l’ambition est de former&nbsp;<em>« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ».&nbsp;&nbsp;</em>2025&nbsp;avait été&nbsp;consacrée «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cela, la constitution du 22 juillet 2023 réserve aux langues nationales du Mali le statut de langue officielle alors que le français est relégué uniquement au rang de langue de travail. Ce n’est pas tout. Il convient de souligner également le programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) qui vise la revalorisation de la culture malienne à travers l’éducation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président Goïta,&nbsp;la culture est le&nbsp;<em>« pilier de l’identité nationale ». Elle&nbsp;</em>devait continuer à être valorisée et intégrée dans les programmes éducatifs afin de consolider la cohésion sociale et la souveraineté culturelle.&nbsp;<em>« La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté »</em>, a indiqué le Président de la transition, en invitant le Gouvernement à poursuivre et intensifier la revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives, souvent fragiles faute de financements stables, témoignent d&rsquo;une vitalité intellectuelle réelle. Elles montrent qu&rsquo;il est possible de penser la transmission sans muséification : non pas conserver le passé comme une relique, mais le rendre actif, opérant, capable de dialogue avec le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Repère. Les manuscrits de Tombouctou. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de manuscrits islamiques et scientifiques conservés à Tombouctou, couvrant mathématiques, astronomie, médecine et droit. Après les destructions commises par des groupes armés en 2012, une course contre la montre s&rsquo;est engagée pour les numériser. Le projet Ahmed Baba, soutenu par l&rsquo;UNESCO, en a sauvegardé une partie — mais de nombreux textes restent encore vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Préserver sans s&rsquo;isoler : le défi de la souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équation posée est donc celle de la souveraineté culturelle : comment affirmer sa propre grammaire du monde sans tomber dans le repli identitaire ? Car les deux dangers sont réels. D&rsquo;un côté, l&rsquo;absorption passive par une mondialisation qui homogénéise. De l&rsquo;autre, le refuge dans un essentialisme figé qui fétichise le passé et ferme les portes au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse que tentent de construire nombre d&rsquo;intellectuels, d&rsquo;artistes et d&rsquo;acteurs de terrain maliens passe par un mot d&rsquo;ordre simple mais exigeant : participer sans se dissoudre. Diffuser sa musique sur les plateformes mondiales sans abandonner les modes de transmission orale. Utiliser les réseaux sociaux pour faire vivre les langues nationales plutôt que pour les supplanter. Intégrer les outils numériques dans les pratiques artisanales sans en effacer la logique propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays ont tracé des voies utiles à cet égard. Le Maroc, le Sénégal ou encore le Ghana ont développé des politiques culturelles ambitieuses articulant promotion internationale et ancrage local. Le Mali, malgré les crises politiques qui l&rsquo;ont secoué ces dernières années, conserve un tissu associatif et artistique d&rsquo;une remarquable résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diaspora, pont ou fossé ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette équation, la diaspora malienne — l&rsquo;une des plus importantes d&rsquo;Afrique subsaharienne, présente en France, en Italie, aux États-Unis — joue un rôle ambivalent. Elle représente à la fois un vecteur de diffusion culturelle vers l&rsquo;extérieur et un relais de réinterprétation des identités. Les secondes générations, souvent écartelées entre deux appartenances, inventent des formes hybrides qui peuvent enrichir autant que brouiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la diaspora est aussi une ressource économique et intellectuelle considérable. Les transferts de fonds qu&rsquo;elle envoie dépassent souvent l&rsquo;aide publique au développement. Et les projets culturels qu&rsquo;elle finance — associations, labels de musique, maisons d&rsquo;édition — participent d&rsquo;une économie culturelle malienne transnationale encore en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la question de l&rsquo;identité culturelle malienne face à la mondialisation n&rsquo;est pas une question de survie au sens strict. La culture malienne, portée par ses griots, ses artisans, ses écrivains, ses musiciens, ses philosophes, a traversé bien des tempêtes. Ce qu&rsquo;elle réclame aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est moins une protection qu&rsquo;une juste reconnaissance : celle d&rsquo;une civilisation qui n&rsquo;a rien à envier à personne, et qui mérite d&rsquo;entrer dans le concert mondial non comme objet d&rsquo;exotisme, mais comme sujet de sa propre histoire. C’est tout le sens du projet&nbsp;<em>Malidenya</em>, porté par le ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Semaine de la fraternité sahélienne : Mamou Daffé, ambassadeur de la culture malienne à Bobo-Dioulasso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 07:09:48 +0000</pubDate>
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<p>Réunie à Bobo-Dioulasso, la Semaine de la Fraternité de l’AES met en lumière le rôle stratégique de la culture dans l’intégration et la souveraineté des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli, fin avril, la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), un rendez-vous culturel et politique qui illustre l’ambition d’intégration régionale portée par l’Alliance des États du Sahel. Organisée en marge de la Semaine Nationale de la Culture, cette rencontre se veut un symbole fort de rapprochement entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales</em>&nbsp;», la manifestation s’inscrit dans une dynamique où la culture devient un levier stratégique d’intégration. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par le chef de la diplomatie Karamoko Jean Marie Traoré, a donné le ton : celui d’une coopération régionale fondée sur la solidarité et la souveraineté partagée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg" alt="Mamou Daffé" class="wp-image-22165" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--585x329.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--600x337.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Héritages communs et identités croisées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le message officiel, les autorités burkinabè ont mis l’accent sur la portée politique de l’AES, qui est une réponse aux défis communs du Sahel. L’accent a été également mis sur la valorisation des patrimoines culturels, la structuration des industries créatives et la facilitation de la mobilité des artistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom des ministres de la Culture des trois pays, Mamou Daffé a souligné la profondeur historique des liens entre les sociétés sahéliennes. «&nbsp;<em>La culture relie nos histoires</em>&nbsp;», a-t-il rappelé, évoquant notamment des pratiques ancestrales comme la parenté à plaisanterie, mécanisme traditionnel de cohésion sociale et de régulation des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette référence aux traditions illustre une volonté de s’appuyer sur les fondements culturels endogènes pour construire un projet politique commun. Dans un contexte sécuritaire fragile, les autorités de l’AES misent ainsi sur la culture comme facteur de résilience et de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un espace de rencontre entre peuples</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’événement, le Village des Communautés a offert une vitrine vivante de la diversité sahélienne : gastronomie, artisanat, musique et performances artistiques ont rythmé les échanges entre participants. Au-delà des discours officiels, cette immersion culturelle traduit une réalité tangible : celle d’un espace partagé où les populations se reconnaissent dans des valeurs communes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg" alt="Mamou Daffé à Bobo-Dioulasso" class="wp-image-22167" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-768x511.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-585x389.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-600x399.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, entouré de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette approche rappelle que l’intégration régionale ne se limite pas aux accords politiques ou économiques. Elle se construit aussi dans les interactions quotidiennes, les pratiques sociales et les imaginaires collectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ambition régionale affirmée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première édition de la Semaine de la Fraternité, organisée en 2025 à Ségou, avait déjà posé les bases de cette initiative autour du thème «&nbsp;<em>Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère&nbsp;</em>». En revenant avec une seconde édition à Bobo-Dioulasso, l’AES confirme sa volonté d’inscrire la culture au cœur de son projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Sahel en recomposition, marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs, cette diplomatie culturelle demeure un outil complémentaire aux stratégies politiques et militaires. Elle vise à renforcer le sentiment d’appartenance régionale et à consolider les liens entre sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’événement lui-même, la Semaine de la Fraternité révèle une orientation stratégique : faire de la culture un pilier de souveraineté. En valorisant leurs identités et leurs patrimoines, les États de l’AES cherchent à affirmer leur autonomie et à construire une intégration fondée sur leurs propres références.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la culture ne se limite plus à un domaine symbolique. Elle devient un instrument politique, un vecteur de cohésion et un levier de développement, au service d’un projet sahélien en pleine redéfinition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> La place de l’OMVS à Bamako fait peau neuve </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La place de l’OMVS à Bamako s’offre une nouvelle vie, reflétant l'engagement pour une urbanité fonctionnelle et attrayante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La capitale malienne a inauguré, le 15 avril, la place de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) entièrement réhabilitée. Entre mémoire urbaine et ambition de modernisation, ce site emblématique entend incarner à la fois un espace public renouvelé et un symbole de coopération sous-régionale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de Bamako, la remise officielle de la place de l’OMVS rénovée marque une nouvelle étape dans les efforts de modernisation des espaces publics. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Culture, Mamou Daffé, et la ministre de l’Environnement, Mariam Tangara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de requalification urbaine visant à offrir aux habitants des lieux à la fois fonctionnels, attractifs et porteurs de sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Menée avec l’appui de la Société de Gestion de l’Énergie de Manantali (SOGEM), la réhabilitation a profondément transformé ce site aménagé à l’origine au début des années 2000.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-espace-multifonctionnel-modernise"><strong>Un espace multifonctionnel modernisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La place comprend désormais un restaurant, une salle polyvalente, une aire de jeux, ainsi qu’une place mémorielle dédiée aux États membres de l’OMVS. Des espaces verts et des infrastructures techniques ont également été intégrés, répondant aux standards contemporains d’aménagement urbain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble vise à faire de ce lieu un point de rencontre pour les habitants, tout en renforçant son attractivité pour les visiteurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="810" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg" alt="Inauguration de la place OMVS" class="wp-image-21942" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-300x237.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-768x607.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-585x463.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-600x474.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;inauguration de la place OMVS, le 15 avril 2026, à Bamako. ©𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓 </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension fonctionnelle, la place de l’OMVS est chargée d’histoire. Située dans un quartier emblématique, elle a connu plusieurs usages au fil des décennies : gare de transports publics, ancien siège de la BNDA, puis lieu de loisirs connu des Bamakois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-cooperation-autour-du-fleuve-senegal"><strong>Un symbole de coopération autour du fleuve Sénégal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tiémoko Traoré, cette transformation s’inscrit dans une continuité : «&nbsp;<em>Chaque étape a marqué la mémoire collective, et sa réhabilitation enrichit ce passé d’une nouvelle page tournée vers la coopération régionale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension régionale du projet est au cœur de sa portée politique. L’OMVS, qui regroupe plusieurs États d’Afrique de l’Ouest autour de la gestion du fleuve Sénégal, constitue un pilier de la coopération énergétique et hydraulique dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général de la SOGEM, Julien Charles Sagna, récemment nommé, a salué un projet qui illustre l’engagement de l’institution à accompagner les États membres dans leurs initiatives structurantes, au-delà du seul secteur énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-valorisation-du-patrimoine-urbain"><strong>Un levier de valorisation du patrimoine urbain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre de la Culture, Mamou Daffé, cette réhabilitation dépasse le cadre d’un simple aménagement. Elle participe à la valorisation du patrimoine urbain de Bamako, en créant un espace de convivialité et de mémoire accessible à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La place rénovée apparaît ainsi comme un lieu de convergence entre identité locale et ambition régionale, où se croisent histoire, culture et développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce projet, Bamako poursuit sa mutation urbaine, en misant sur des infrastructures capables de renforcer son image et son attractivité. La place de l’OMVS rénovée s’inscrit dans cette volonté de moderniser la ville tout en préservant ses repères historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle devient ainsi une vitrine du Mali contemporain : un pays qui, à travers ses espaces publics, affirme son attachement à la mémoire collective et son ouverture à la coopération régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:09:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Musée des Confluences de Lyon présente l'héritage culturel du Mali à travers une vaste exposition de masques et marionnettes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-donation-revelatrice-d-un-interet-renouvele"><strong>Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-internationale-du-patrimoine-malien"><strong>Une reconnaissance internationale du patrimoine malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites «&nbsp;<em>classiques</em>&nbsp;» ou anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-pilier-de-souverainete"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2025 avait été décrété «&nbsp;<em>l’année de la culture</em>&nbsp;» pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», avec pour&nbsp;ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée&nbsp;</em>».&nbsp;Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de&nbsp;structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Il est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-fleuve-niger-aux-scenes-du-monde"><strong>Du fleuve Niger aux scènes du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion des valeurs du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 588 millions de FCFA pour réhabiliter le Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 08:00:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Palais de la Culture à Bamako : une institution en pleine redynamisation pour renforcer la politique culturelle malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la 29e session du conseil d’administration du&nbsp;Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba&nbsp;met en lumière les ambitions des autorités maliennes de redynamiser une institution culturelle emblématique. Entre bilan mitigé et volonté de relance, le chantier de la revitalisation s’inscrit dans une stratégie plus large de refondation par la culture.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni le 24 mars à Bamako, le conseil d’administration du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba a placé sa 29e session ordinaire sous le signe de la revitalisation. Objectif affiché : redonner à cette institution centrale un rôle moteur dans la politique culturelle malienne, à l’heure où les autorités font de la culture un levier de refondation nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-au-coeur-de-la-strategie-de-refondation"><strong>Une institution au cœur de la stratégie de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion, présidée par Mahamadou Diarra, secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé, s’inscrit dans une séquence politique marquée par la priorité accordée aux secteurs culturels et éducatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une «&nbsp;<em>Année de la culture&nbsp;</em>» décrétée en 2025, les autorités de transition ont prolongé l’initiative en faisant de la période 2026-2027 une phase consacrée à l’éducation et à la culture. Une orientation impulsée sous l’autorité du chef de l’État, Assimi Goïta, qui place ces secteurs au cœur du projet de transformation du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le Palais de la Culture est appelé à redevenir un espace structurant : lieu de diffusion artistique, de transmission des savoirs et de valorisation du patrimoine. Mais aussi un outil de rayonnement culturel, dans un pays en quête de redéfinition de son identité et de ses priorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-performances-en-demi-teinte"><strong>Des performances en demi-teinte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’examen du bilan de l’exercice écoulé révèle toutefois des résultats contrastés. Le taux d’exécution budgétaire s’établit à 46 %, signe des difficultés persistantes auxquelles l’institution est confrontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce contexte jugé «&nbsp;<em>difficile</em>&nbsp;», la direction a été saluée pour les efforts accomplis. Le conseil a néanmoins appelé à un sursaut, insistant sur la nécessité d’améliorer la gouvernance, l’efficacité des dépenses et la mobilisation des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour 2026, un budget prévisionnel de plus de 588 millions de francs CFA a été adopté. Il sera principalement consacré à la réhabilitation des infrastructures, souvent décrites comme vieillissantes, ainsi qu’au développement d’activités génératrices de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-pole-d-excellence-culturelle"><strong>Vers un pôle d’excellence culturelle ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est non seulement de moderniser les équipements mais aussi de renforcer l’autonomie financière de l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, les administrateurs ont été invités à formuler des propositions concrètes pour repositionner le Palais de la Culture comme un véritable pôle d’excellence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visibilité, attractivité, innovation culturelle; autant de chantiers identifiés pour redynamiser une institution emblématique, longtemps considérée comme le cœur battant de la vie artistique à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : le Musée national s’impose comme un hub culturel pour les jeunes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 09:58:15 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le taux de fréquentation du Musée national du Mali et son rôle dans la culture malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Musée national du Mali amorce une nouvelle phase de son développement. Réuni le 12 mars à Bamako pour sa 37e session ordinaire, le Conseil d’administration de l’institution a placé ses travaux sous le signe de la « revitalisation », dans un contexte national marqué par une volonté affirmée de repositionner la culture au cœur du projet politique et éducatif.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Présidée par Mamadou Cissé, conseiller technique au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé, la session a permis de dresser le bilan de l’année écoulée et de tracer les perspectives pour 2026 et 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, le Musée national du Mali a confirmé son rôle de plateforme majeure de diffusion culturelle. Selon les chiffres présentés lors de la session, l’établissement a accueilli 10 937 visiteurs sur l’année, dont une large majorité d’élèves et d’étudiants (7 490). Les touristes locaux (2 678) et étrangers (769) complètent cette fréquentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-expositions-et-partenariats-au-coeur-de-la-dynamique"><strong>Expositions et partenariats au cœur de la dynamique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des résultats qui traduisent l’importance du musée dans la sensibilisation des jeunes générations, mais aussi les défis persistants en matière d’attractivité internationale, dans un pays confronté à un contexte sécuritaire et économique complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année écoulée a été marquée par l’organisation de nombreuses expositions et journées culturelles consacrées aux différentes communautés du Mali. Ces initiatives, rendues possibles grâce à des partenariats jugés «&nbsp;<em>fructueux</em>&nbsp;», ont contribué à valoriser la diversité culturelle du pays tout en ravivant l’intérêt pour les patrimoines locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simple conservation, le musée s’affirme ainsi comme un espace de dialogue, de transmission et de réappropriation de l’histoire nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-inscrite-dans-l-agenda-politique"><strong>Une stratégie inscrite dans l’agenda politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique s’inscrit dans une orientation plus large des autorités de la transition. Après 2025 décrétée «&nbsp;<em>Année de la culture</em>&nbsp;», les années 2026 et 2027 ont été placées sous le double signe de l’éducation et de la culture par le président de la transition, le général Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la revitalisation du Musée national apparaît comme un levier stratégique. L’objectif affiché : contribuer à l’émergence de «&nbsp;<em>nouveaux narratifs</em>&nbsp;» fondés sur l’histoire malienne et renforcer l’image du pays à l’international, notamment à travers la diplomatie culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retrouver-le-lustre-d-antan"><strong>Retrouver le lustre d’antan</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son intervention, Mamadou Cissé a salué les efforts de la direction et du personnel du musée, tout en les appelant à «&nbsp;<em>davantage de dynamisme, d’innovation et d’inventivité</em>&nbsp;». L’enjeu est de&nbsp;&nbsp;redonner à l’institution son rayonnement d’autrefois et en faire un véritable pôle d’attraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les collaborations avec les services publics et les partenaires culturels, afin de rendre le patrimoine «&nbsp;<em>plus accessible et plus vivant</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la culture est devenu un pilier du «&nbsp;<em>Mali nouveau</em>&nbsp;», le Musée national se trouve à la croisée des chemins. Entre mémoire et projection, il devra relever le défi de s’adapter aux attentes contemporaines sans renoncer à sa mission fondamentale : préserver et transmettre l’héritage culturel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mali, Musée national du Mali, Bamako, culture, patrimoine, revitalisation, diplomatie culturelle, Assimi Goïta, éducation, tourisme, jeunesse, expositions, identité culturelle, politique culturelle, Afrique de l’Ouest,&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako accueille la 5e édition du Salon international du tourisme en octobre 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 08:05:33 +0000</pubDate>
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<p>Ne manquez pas la 5e édition du Salon international du tourisme à Bamako, un rendez-vous essentiel pour l'industrie touristique d'Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les autorités maliennes de la transition veulent repositionner l’industrie touristique&nbsp; du pays sur l’échiquier continental. À l’occasion du Conseil des ministres tenu au Palais de Koulouba, le 18 mars 2026, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a annoncé la tenue en octobre 2026 de la 5e édition du Salon international du tourisme de Bamako. Un événement placé sous le signe de la résilience dans un secteur fragilisé par les crises.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>La résilience du tourisme africain face aux récentes mutations </em>», cette 5e édition réunira ministères du tourisme, agences de promotion, institutions régionales et internationales, ainsi que des opérateurs privés venus de tout le continent. Une mobilisation qui traduit la volonté de repositionner le tourisme africain dans un contexte marqué par les crises sécuritaires, sanitaires et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-en-hub-des-professionnels-du-tourisme"><strong>Bamako en hub des professionnels du tourisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière l’affichage institutionnel, le secteur reste fragile. Au Mali comme ailleurs au Sahel, l’insécurité persistante et les recompositions géopolitiques ont profondément affecté les flux touristiques. La pandémie de Covid-19, puis les tensions internationales, ont également laissé des traces durables sur une industrie dépendante de la mobilité globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce salon, Bamako entend redevenir un carrefour d’échanges pour les professionnels du secteur. L’événement se veut à la fois une plateforme de visibilité pour les destinations africaines et un espace de rencontres entre acteurs publics et privés : voyagistes, investisseurs, médias spécialisés ou encore opérateurs culturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme : expositions, conférences, panels et sessions de réseautage. L’objectif est de favoriser les partenariats, partager les bonnes pratiques et identifier de nouvelles opportunités d’affaires dans un secteur en mutation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-miser-sur-la-culture-et-les-atouts-locaux"><strong>Miser sur la culture et les atouts locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes comptent également sur ce rendez-vous pour mettre en avant les richesses culturelles du pays et, plus largement, du continent. Artisanat, patrimoine, gastronomie : autant d’éléments que Bamako souhaite valoriser pour redonner de l’attractivité à son offre touristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les destinations africaines cherchent à diversifier leur image et à capter de nouveaux marchés, la promotion des identités culturelles est un levier stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation de ce salon témoigne d’une volonté politique de maintenir le tourisme à l’agenda économique, malgré les incertitudes. Pour le Mali, il s’agit aussi de démontrer que le pays reste ouvert aux affaires et désireux de s’inscrire dans les dynamiques régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, les Soninkés du Mali plaident pour la culture comme ciment national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 05:31:10 +0000</pubDate>
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<p>L’Association culturelle des Soninkés du Mali valorise le patrimoine et promeut les langues nationales avec des projets inspirants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une délégation de l’Association culturelle des Soninkés du Mali a été reçue lundi par le ministre Mamou Daffé. Entre valorisation du patrimoine, promotion des langues nationales et projets culturels, la rencontre s’inscrit dans un contexte où les autorités de transition placent la culture au cœur du récit national.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation de l’Association Culturelle des Soninkés du Mali (ACS-Mali), conduite par son président, le Dr Abdramane Sylla, ancien ministre, a été reçue en audience lundi 23 février à Bamako par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le préservation et la promotion de l’héritage culturel soninké, mais aussi la place de cette communauté dans le récit national malien et dans les dynamiques culturelles de la sous-région, étaient au coeur des échanges lors de cette rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-heritiere-d-une-longue-tradition"><strong>Une association héritière d’une longue tradition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1947 sous l’impulsion du premier président du Mali, Modibo Keïta, l’association œuvre depuis près de huit décennies à la sauvegarde de l’identité soninké, notamment à travers la promotion de la langue, des arts et des traditions héritées de l’ancien Empire du Wagadu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rencontre, les représentants de l’ACS-Mali ont présenté leurs actions et insisté sur la vocation de la communauté soninké à promouvoir le vivre-ensemble. Ils ont saisi l’occasion pour rappeler ses liens historiques avec plusieurs régions du Mali et de la sous-région ouest-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole de la délégation a également formulé des vœux pour le pays et rendu hommage aux disparus, tout en saluant la vision des autorités de transition, sous le leadership du général d’armée Assimi Goïta, de faire de la culture un levier de souveraineté et de reconstruction nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-international-soninke-vitrine-culturelle"><strong>Le Festival international soninké, vitrine culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Sylla est revenu sur le Festival International Soninké (FISO), considéré comme le plus grand rassemblement culturel de la communauté soninké à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première édition s’est tenue à Bamako en 2016, tandis que la plus récente a eu lieu à Nouakchott en 2023. L’événement vise à pérenniser la langue et les traditions, tout en renforçant les liens entre les diasporas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets évoqués figurent également la création d’une fondation Mama Dinga, l’édification d’un monument culturel et le financement d’un « <em>rond-point du cheval </em>» dans la capitale malienne par un mécène soninké.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-au-coeur-des-priorites-gouvernementales"><strong>La culture au cœur des priorités gouvernementales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Mamou Daffé a salué l’engagement de l’association en faveur du patrimoine culturel et rappelé la décision des autorités de transition de décréter la période 2026-2027 comme l’année de l’éducation et de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a réaffirmé le soutien de son département aux initiatives portées par la communauté soninké. Il a aussi mis l’accent sur la promotion des langues nationales et sur l’importance de l’unité culturelle dans la consolidation du tissu social malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de redéfinition des priorités nationales, cette rencontre illustre la volonté des autorités et des acteurs culturels de faire du patrimoine et des identités locales des leviers de cohésion et de projection pour le Mali contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le renouveau artistique malien s’expose au Musée national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:21:08 +0000</pubDate>
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<p>Le renouveau artistique malien émerge comme un levier politique, entre célébrations culturelles et reconnaissance des artistes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre diplomatie culturelle, célébration patriotique et stratégie de relance du secteur artistique, les autorités maliennes multiplient les gestes pour faire de la culture un levier politique et identitaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a réceptionné le 18 février au Musée national du Mali plusieurs œuvres offertes au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Les pièces, signées notamment par Ismaël Diabaté et par une artiste exposée lors du salon Ségou’Art, s’inscrivent dans une démarche mêlant reconnaissance artistique et message politique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="650" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-1024x650.jpg" alt="Oeuvres remises au président de la Transition" class="wp-image-21324" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-1024x650.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-300x191.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-768x488.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-585x372.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition-600x381.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-president-de-la-Transition.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">L’œuvre « AES » rend hommage aux dirigeants de la Confédération des États du Sahel, exposée au Musée national du Mali en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-instrument-d-etat"><strong>La culture comme instrument d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’œuvre intitulée « <em>AES</em> » rend hommage aux dirigeants de la Confédération des États du Sahel — dont Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — présentés comme les artisans d’une nouvelle ère fondée sur la souveraineté et l’union régionale. Une seconde création, « <em>Sen-sanu-man </em>», signée Mariam Ibrahim Maïga, célèbre quant à elle l’armée malienne et le sacrifice de ses soldats.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="552" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-1024x552.jpg" alt="Oeuvres remises au PT" class="wp-image-21325" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-1024x552.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-300x162.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-768x414.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-585x315.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT-600x323.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Oeuvres-remises-au-PT.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">L’œuvre « Sen-sanu-man », signée Mariam Ibrahim Maïga, célèbre quant à elle l’armée malienne et le sacrifice de ses soldats, exposée au Musée national du Mali en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au nom du chef de l’État, Mamou Daffé a salué un geste « <em>hautement patriotique </em>». Il a souligné que ces donations participent à la valorisation du patrimoine contemporain national. La cérémonie s’inscrit dans une stratégie plus large visant à repositionner la culture au centre du projet politique. Les autorités ont en effet placé les années 2026-2027 sous le signe de «&nbsp;<em>l’éducation et de la culture</em>&nbsp;», dans la continuité d’une précédente « <em>Année de la culture </em>» destinée à redynamiser les industries créatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, le ministre a appelé la direction du musée à intensifier ses efforts pour rendre l’institution plus attractive, à travers de nouveaux récits muséographiques et une programmation capable d’élargir le public. L’objectif est de transformer ce haut lieu patrimonial en vitrine du renouveau culturel malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-artistes-en-quete-de-structuration"><strong>Les artistes en quête de structuration</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La veille de la cérémonie, le ministre avait reçu une délégation de la Fédération des Artistes du Mali, conduite par son président Adama Traoré. Les représentants du secteur sont venus présenter un plan d’action destiné à renforcer la place des créateurs dans le développement national. Ils plaidaient pour une meilleure structuration de la filière et un accompagnement institutionnel accru.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-1024x554.jpg" alt="Le Ministre reçoit la FEDAMA" class="wp-image-21326" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-1024x554.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-300x162.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-768x415.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-585x316.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA-600x324.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Le-Ministre-recoit-la-FEDAMA.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de la Culture Mamou Daffé reçoit les membres de la Fédération des Artistes du Mali, conduite par son président Adama Traoré, en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué cette initiative. Il a surtout promis un appui aux réformes et mis un accent particulier sur la nécessité de consolider les partenariats public-privé engagés ces dernières années. Pour les autorités, la professionnalisation du secteur artistique constitue un levier économique autant qu’un enjeu d’influence symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte politique marqué par la recomposition régionale et la quête de souveraineté, l’investissement dans la culture est un outil de légitimation interne et de projection internationale. Les dons d’œuvres au sommet de l’État, la mobilisation des artistes et la revitalisation des institutions patrimoniales visent à faire de la création artistique un vecteur d’unité nationale et d’affirmation identitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou : dix ans d’engagement pour la paix et la culture  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Tombouctou a accueilli la 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble, un symbole de dialogue et d'innovation pour la jeunesse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La cité des 333 saints, Tombouctou, a accueilli du 29 janvier au 1</em></strong><strong><em><sup>er</sup></em></strong><strong><em> février 2026 la 10</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> édition du Festival Vivre Ensemble. Placé sous la présidence du Général Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, l’événement a rassemblé autorités, acteurs culturels et partenaires internationaux. Plus qu’une célébration, ce festival s’est affirmé comme un espace de dialogue et de cohésion, où la jeunesse a été mise en avant comme moteur de paix et de créativité. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu, « <em>Rôle de la jeunesse dans la cohésion sociale et le développement culturel </em>», traduit une volonté claire de placer les jeunes au cœur des dynamiques de paix et de culture. Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux, la jeunesse est apparue comme une force de proposition et d’innovation. Les interventions ont souligné l’importance de l’engagement citoyen, du dialogue intergénérationnel et de la créativité artistique pour renforcer l’unité nationale et consolider la cohésion sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-symbolique-et-porteuse-de-valeurs"><strong>Une ouverture symbolique et porteuse de valeurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a été riche en symboles et en messages forts. Les discours officiels ont rappelé l’importance de l’unité nationale et de la paix durable, tandis que les prestations artistiques ont mis en valeur la diversité culturelle du Mali. Les chants, danses et représentations théâtrales ont illustré la vitalité des traditions locales et leur rôle dans la construction d’un vivre-ensemble harmonieux. Cette ouverture a marqué le ton d’un festival qui se veut à la fois festif et porteur de valeurs universelles. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des spectacles, le festival a proposé une foire artisanale et des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir la richesse culturelle et patrimoniale de Tombouctou. Les artisans locaux ont exposé leurs créations, allant de la maroquinerie traditionnelle aux œuvres sculptées, témoignant du savoir-faire ancestral de la région. Les circuits touristiques organisés ont permis aux participants de visiter les sites emblématiques de la cité, renforçant ainsi le lien entre culture, économie locale et attractivité internationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-atelier-culture-commune-et-les-synergies-regionales"><strong>L’atelier « Culture Commune » et les synergies régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un moment fort de cette édition fut l’atelier « <em>Culture Commune</em> », tenu le 31 janvier 2026 à l’HERI-ABT. Co-organisé par le Ministère de la Réconciliation et l’ONG Vivre Ensemble, il visait à capitaliser les acquis du programme lancé en 2022. Autorités, chercheurs et partenaires tels que l’Union européenne et l’UNESCO ont participé à cette rencontre stratégique. L’atelier a permis d’analyser les résultats des éditions précédentes et de tracer des orientations pour le développement artistique et culturel au sein des collectivités territoriales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre Tombouctou, Sikasso, Mopti et Bamako. Cette interconnexion culturelle et institutionnelle est apparue comme un levier essentiel pour consolider la cohésion nationale. Les participants ont insisté sur l’importance de la concertation et du dialogue entre collectivités, afin de bâtir des politiques culturelles inclusives et durables. L’atelier a ainsi posé les bases d’une coopération renforcée, où la culture devient un instrument de rapprochement et de développement territorial. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-edition-anniversaire-porteuse-d-avenir"><strong>Une édition anniversaire porteuse d’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 10ᵉ édition du Festival Vivre Ensemble Tombouctou a confirmé son statut de rendez-vous majeur pour la promotion de la culture et de la paix. En mettant la jeunesse au centre, en valorisant les traditions locales et en favorisant le dialogue entre régions, l’événement a réaffirmé l’engagement collectif pour l’unité nationale. Entre foire, tourisme et ateliers, ce festival a démontré que la culture est un vecteur puissant de cohésion sociale et un pilier du développement harmonieux du Mali. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de dix années d’expériences et de projets structurants, Tombouctou se confirme désormais comme un carrefour culturel et citoyen, où la culture s’impose comme un instrument stratégique au service de la paix et de la cohésion sociale. Le Festival Vivre Ensemble illustre cette ambition&nbsp;: il ne se limite pas à un rendez-vous festif, mais incarne une vision durable, celle d’un Mali qui valorise ses traditions, mobilise sa jeunesse et construit des passerelles entre ses régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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